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jeudi 5 décembre 2019

Macron critique ses alliés africains au Mali; Le Monde lui emboite le pas

Le quotidien fait état de "folles rumeurs qui courent sur l’armée française au Sahel"

L’opération 'Barkhane' est l’objet de nombreuses infox en Afrique de l’Ouest, où elles rencontrent un fort écho sur les réseaux sociaux
 

Française, selon le quotidien des hommes d'affaires macroniens Xavier Niel et Matthieu Pigasse - ce qui traite comme quantité négligeable la participation des armées estonienne et britannique -, l’opération 'Barkhane', qui mobilise 4.500 hommes dans la bande sahélo-saharienne, d'une part, s'enlise, mais, d'autre part, constitue un terreau fertile à de nombreuses rumeurs en Afrique de l’Ouest, lesquelles rencontrent un fort écho sur les réseaux sociaux et entraînent des milliers de commentaires nourris d’un fort sentiment anti-français.
Or, il se trouve que Macron conditionne la suite de l’opération militaire 'Barkhane' à une "clarification" de la part des pays du Sahel.

Des photos de l’accident d’hélicoptères au Mali circulent : 
sont-elles fausses? 

La collision de deux hélicoptères, le 25 novembre au Mali, a entraîné la mort de treize soldats français et de nombreuses images montrant la collision et les débris des appareils sont apparues sur des pages Facebook maliennes. 
Elles ont été partagées des milliers de fois, du Burkina Faso à la Côte d’Ivoire, en passant par le Sénégal. Or, plusieurs d'entre elles auraient été prises en Argentine lors du tournage d’un jeu télévisé, et les autres, en Irak et en Azerbaïdjan ou seraient extraites d’un jeu vidéo, assure-t-on du côté français. Mais toutes étaient étrangères à cet accident, survenu par une nuit noire dans une zone inaccessible à la presse, soutiennent les complotistes. 

Non, l’armée française n’a pas frappé une base militaire au Niger.
Résultat de recherche d'images pour "forces armées maliennes livraison motos aux djihadistes"Une autre série de publications extrêmement virales  est partagée sur Facebook au Mali, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, depuis le 23 novembre. Elles tendent à démontrer que l’armée française a frappé une base militaire située à Diffa, dans le sud-est du Niger. Cette information est prise  au sérieux par des centaines d’internautes qui, dans les commentaires, accusent l’armée française d’entretenir les conflits djihadistes au Sahel.
Ces publications ont pris de telles proportions que l’ambassade de France au Niger a dû les démentir sur ses comptes Facebook et Twitter dès le 24 novembre. Le président du Conseil régional de Diffa - ville frontalière du Nigeria, au sud-est du Niger, et en proie à de très nombreuses attaques du groupe islamiste nigérian Boko Haram - et le secrétaire général du gouvernorat de la région ont tous deux officiellement parlé de "mensonge".  
 
Image"L’armée malienne risque des attaques terroristes dans les jours avenirs [sic]," et ne souhaite pas communiquer sur le message alarmiste, extrêmement viral sur les réseaux sociaux au Mali, accompagné de quatre photographies sur lesquelles on voit un avion militaire français déchargeant des dizaines de motos, lesquelles seraient destinées à des djihadistes. Il a recueilli plus de 1.200 partages depuis sa mise en ligne sur une page Facebook malienne, le 2 décembre.
Ce message a été pris au sérieux par les forces armées malienne et française, qui, toutes deux, l'ont démenti, indiquant que ces photographies documentaient la réception par la force 'Barkhane' de 60 motos destinées à être livrées prochainement à l’armée malienne. 
L’état-major de l’armée française a transmis une photographie montrant les 60 deux-roues et l’avion ayant servi à les transporter. Or, sur ce cliché, on distingue sur la carlingue de l’avion la même immatriculation que sur la photographie prouvant la fourniture de motos à des djihadistes par l’armée française.
C'est parole contre parole.

vendredi 18 janvier 2019

Intox AFP : la "visite-surprise" de Macron dans une école du Lot

Comme la "visite-surprise de Gasny, près de Grand Bourgtheroulde (Eure), celle de Saint-Sozy (Lot) était prévue, mais pas annoncée...

La presse "libre et indépendante" joue le jeu du pouvoir contre les citoyens

Résultat de recherche d'images pour "Macron Souillac ecole"
Macron -- très blond tout-à-coup -- est "en visite surprise" (France bleu) dans   l'école primaire et maternelle de Saint-Sozy (Lot) où 
les élèves de quatre communes différentes sont soumis au ramassage scolaire
Peut-elle se plaindre de réactions vives de la population, cette presse vendue ?

BFMTV écrit "Emmanuel Macron s'est invité au conseil municipal de Gasny, près de Vernon.  Une surprise avant de poursuivre son déplacement dans l'Eure pour l'organisation du Grande débat national" (15 janvier 2019).
Camille Langlade, chef du service politique, met beaucoup d'énergie à mentir aux Français :

Tenez-vous bien, le maire de Vernon, en 2014-2015, fut ...Sébastien Lecornu.

Autres 'infox' (CNews et lalsace.fr) qu'Antoine Krempf (Le Vrai du Faux) ne dénoncera pas
davantage que celle de sa chaîne de service public, ci-dessus : 

Macron se fera tacler à Gasny, dont le maire est DVG, "qui n'avait pas été prévenu de la visite", selon l'internaute.fr (groupe Le Figaro) :

Rebelote dans le Lot : le service de com' de l'Elysée récidive

En déplacement "pour rencontrer des maires et élus locaux" (sic),
le président de la République aurait encore effectué une "visite surprise" dans une école de Saint-Sozy dans le Lot, vendredi 18 janvier, annonce l'AFP, reprise par Orange Actu. 

Dans le même temps, la situation s'est tendue à Souillac, où des affrontements ont opposé forces de l'ordre et manifestants privés de débat avec celui qui prétend être à l'écoute des Français. Emmanuel Macron était attendu dans la ville en milieu d'après-midi.

Malgré l'interdiction manifester, des dizaines de personnes se sont rassemblées à Souillac vendredi matin, en amont de la venue du chef de l'État. Des "gilets jaunes", retraités et individus masqués se sont opposés aux policiers et gendarmes sur place. Deux personnes ont été interpellées et les forces de l'ordre ont distribué des coups de matraque, ont indiqué des journalistes de l'AFP. La tension est ensuite retombée.
Avant ces heurts, les manifestants avaient entonné la Marseillaise et scandé "Macron démission". "Il y a des gendarmes partout. Ce matin j'ai été chercher des œufs et ils ont voulu me les confisquer, c'est n'importe quoi", a lancé Daniel, un retraité et "gilet jaune".

Emmanuel Macron est attendu à Souillac à 15 heures pour poursuivre le grand débat devant des élus ruraux invités. La ville de 3.750 habitants a été placée sous haute surveillance pour la venue du président : bien que les équipes de l'Elysée ne soient pas des 'black bloc', les commerces sont en majorité fermés, le marché a été annulé et les manifestations interdites.
Camille Langlade est encore en première ligne de la désinformation stalinienne.

Résultat de recherche d'images pour "staline propagande"Macron,  une nouvelle fois en "petit père des peuples" dans une école.
Avant d'écouter les doléances de 600 maires, comme il l'avait fait mardi dans l'Eure pour le lancement du grand débat national, "Emmanuel Macron a effectué une visite surprise dans une école primaire du Lot, à Saint-Sozy", à une quinzaine de kilomètres de Souillac, écrit l'AFP, copiée-collée par les fainéants de la presse hexagonale. 
En compagnie du ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, et du ministre chargé des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, le président a discuté avec des parents d'élèves, avant de passer une demi-heure dans une classe de CE1-CE2.

N.B. 
Damien Fleurot (chef du service politique de Cnews) a avoué ce midi que les visites-surprises du président ne sont pas improvisées. Elles ne sont simplement pas annoncées : Macron a-t-il renoncé à faire de la pédagogie avec certains Français ? Jupiter aurait-il peur des "gueux" ?

mercredi 2 janvier 2019

Prélèvement à la source: l'enthousiasme douché de Darmanin

"Il n'y a pas de bug," se félicite Darmanin, contredit par des internautes

Le ministre des Comptes publics a tenté de rassurer les Français

Pour des questions sur le prélèvement à la source, un numéro non-surtaxé a été mis en place 0809 401 401, mais il est très sollicité.
Contribuables inquiets et à la rue
L'entreprise, qui était déjà collecteur de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), devient en 2019 collecteur de l'impôt sur le revenu de ses salariés. Ce changement, qui selon le gouvernement est une mesure de simplification fiscale, est plébiscité a priori par les Français dans le dernier sondage Elabe publié dans Les Echos : 68% des personnes interrogées - des contribuables ? - se disent favorables au prélèvement à la source. Malgré cette adhésion emportée par les media dévoués, plusieurs motifs d'inquiétude demeurent : plus d'une personne sur deux dit craindre les bugs techniques et l'impact sur la fiscalité du patrimoine, ainsi que le manque de confidentialité des données vis-à-vis de l'employeur préoccupant plus d'un tiers des sondés. 
Depuis ce 1er janvier, l'impôt sur le revenu effectue sa mue et le prélèvement à la source vient remplacer le recouvrement d'impôt sur avis d'imposition. La totalité des contribuables et des revenus sont concernés par la réforme, mais ce n'est pas la totalité des Français, bien loin de là : la vraie réforme consisterait en effet à rendre solidaires une majorité d'entre eux. 
Le prélèvement à la source viendra ainsi supprimer le décalage qui existe actuellement entre la perception des revenus et leur imposition. Actuellement, les contribuables - plus d'un Français sur deux ne contribue pas - paient bien l'impôt sur leurs revenus perçus l'année précédant celle de l'imposition. Nous payons par exemple notre impôt 2018 sur vos revenus de 2017. Un délai auquel les Français sont habitués, mais qui peut occasionner des problèmes de trésorerie pour certains. Le décalage d'un an entre la perception des revenus et leur taxation peut entraîner des difficultés de règlement pour qui voit ses revenus baisser en cours d'année, à la suite d'un changement de situation (de type divorce, décès, changement ou perte d'emploi, création d'entreprise, etc.).

La mise en place du prélèvement à la source au 1er janvier n'a pas entraîné de "bug technique", a assuré ce mercredi 2 janvier le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, tout en jugeant "normal" que la réforme suscite des "interrogations".

Gérald Darmanin répondant à un appel sur le prélèvement à la source dans un centre des finances publiques à Amiens le 2 janvier 2019.
Darmanin entouré d'une nuée de journalistes et photo-journalistes,
la plupart hors cadre

"Nous sommes le 2 janvier au matin. On avait prédit que tout début janvier il y aurait un bug général et que nous ne pourrions plus rien faire (...) Ce n'est pas le cas", a déclaré le ministre lors d'une visite dans un centre des finances publiques à Amiens.

"Chacun constate que les choses fonctionnent, que les agents des finances publiques sont au rendez-vous, que le site internet n'a pas 'buggé', que tout le monde a pu travailler et que la République fonctionne ce matin. Je m'en félicite", a-t-il poursuivi.

"Qu'il y ait des interrogations, c'est normal, et l'administration est là pour y répondre". Mais "tous les sondages le montrent mois après mois, et quelles que soient les péripéties nationales: les Français sont favorables" à la réforme, a-t-il estimé.
Le retenue à la source de l'impôt sur le revenu, qui consiste à prélever les impôts directement sur les salaires et les pensions, est entrée en vigueur officiellement le 1er janvier, après trois années de préparation, marquées par des hésitations politiques.
Pour la majorité des Français, les salariés, la réforme ne sera visible qu'à la fin du mois, lors de la réception des bulletins de paye de janvier.
Mais le prélèvement sera effectué à partir du 2 janvier pour les retraités, les salariés des entreprises pratiquant le décalage de paie (salaire de décembre versé en janvier), ainsi que pour les allocations chômage de décembre versées en janvier.

Pourtant, des internautes ont connu des problèmes de connexion ce mercredi

"Votre appel ne peut aboutir"
Alors que Gérald Darmanin, le ministre ravi, était justement en visite au centre des impôts Pierre-Rollin, à Amiens, "à la rencontre des agents du centre d’appel qui répondent aux questions des contribuables" et que BFMTV lui consacrait sa journée d'info, la vie de contribuable était plus compliquée que ce qu'en disait la propagande médiatico-politique.

11 h 04. J’essaye. "Votre appel ne peut aboutir", me répond le téléphone. Puis, ça sonne occupé. J’ai peut-être un problème de téléphone. J’en change. 11 h 06 : "Votre appel ne peut aboutir." Rebelote. Les lignes doivent être très sollicitées...

11 h 09. Je tente à nouveau. "Finances publiques, bonjour. Nous allons traiter votre appel", me dit, cette fois, une voix enregistrée. J’avance et je n’ai qu’à patienter. On me le confirme : "Votre appel est mis en attente. Merci de bien vouloir patienter. Un agent de la direction générale des finances publiques va vous répondre". Petite musique (eh non, ce n’est pas du Vivaldi). J’attends. Il est 11 h 14 quand… "Tous nos agents sont actuellement occupés. Merci de bien vouloir renouveler votre appel." Le robot raccroche au nez.
Et on nous dira sur BFMTV ou CNews que le gouvernement n'est pas déconnecté...

Certains internautes 
ont partagé sur Twitter des captures d'écran affichant un bug de connexion sur le site, comme on peut le voir ci-dessous.

Par ailleurs,  ce mercredi sur franceinfo, Olivier Vadebout, secrétaire général de la CGT Finances Publiques, a estimé qu'il n'y avait "pas assez de monde au bout du fil" du numéro vert (0809 401 401) ouvert le 2 janvier pour répondre aux questions des contribuables. Selon lui, "les gens ont essayé d'appeler plusieurs fois les services et ils n'y sont pas parvenus parce qu'il n'y a pas assez de fonctionnaires des finances publiques pour répondre au téléphone". 

Une opération technique donnant lieu à une propagande éhontée
Flatteries populiste d'un contribuable sur deux Français, cirage des pompes de Jupiter et intox sur le réformisme du gouvernement et le bon fonctionnement du nouveau dispositif, après plusieurs mois de tergiversations d'Edouard Philippe : 

Relativisons l'exploit du petit homme de Bercy...
Seulement 43% de Français paient l'impôt sur le revenu
Résultat de recherche d'images pour "prelevement a la source"
La France compte près de 38 millions de foyers fiscaux. Pour 16,34 millions de foyers payant l’impôt sur le revenu, en 2017, selon le rapport d’activité de la Direction générale des finances publiques (Dgfip). Moins de la moitié des contribuables, 43,1% des foyers fiscaux très exactement, s’acquittent de l’impôt sur le revenu. La Dgfip précise par ailleurs que près de 6 millions de foyers ont bénéficié d’une restitution d’impôt : il s’agit ici non pas d'une restitution due à un trop important acompte, mais d'une restitution consécutive à un solde négatif, grâce à un crédit d’impôt, une prime, etc.
58,8% des particuliers soumis à l’impôt sur le revenu ont opté pour la mensualisation, une proportion constante ces dernières années et bien supérieure à celle de la mensualisation de la taxe d’habitation (36,6%), par exemple. En tout, en comptant les contribuables mensualisés, 8 foyers sur 10 s’acquittent déjà de leur impôt de façon dématérialisée : 12,5% ont réglé leur impôt en ligne en 2017 (contre 7,3% en 2015 et 9,1% en 2016), et un peu moins de 10% ont préféré le prélèvement automatique à l’échéance.

lundi 3 décembre 2018

Les "casseurs" sont (presque) tous des enfants de cette république

La stigmatisation des premiers "casseurs" conduira-t-elle à l'insurrection générale ?

Le préfet de police Michel Delpuech a dressé un nouveau bilan des violences qui ont éclaté samedi 1er décembre
, en marge de la manifestation des "gilets jaunes".

"Gilets jaunes": 47 personnes déférées, 20 comparutions immédiates lundi
Tous des racailles et des 'Black bloc' ou des républicains en colère ?
La mobilisation de ce samedi sur les Champs-Elysées à Paris a été investie par des éléments étrangers, pour la plupart, au mouvement des "gilets jaunes" et ternie "par des violences d'une gravité sans précédent", a estimé le préfet de police Michel Delpuech, dès le lendemain matin 2 décembre, après douze heures de guérilla aux abords de la Place de l'Etoile et ailleurs, dans quelques villes petites et grandes.

Au total, 412 personnes ont été interpellées, "un niveau jamais atteint dans les dernières décennies", a commenté Michel Delpuech lors d'une conférence de presse, en déplorant une "violence extrême et inédite" contre les forces de l'ordre - symboles de l'Etat - avec "des jets de marteaux", de "billes en acier" ou de "gros boulons".

Au total "249 feux" ont été recensés par les pompiers, visant "112 véhicules, 130 mobiliers urbains" et "six bâtiments", a-t-il énuméré, précisant que "le recensement complet des dégâts est en cours".

Image associée
Déchaînement de violence contre des fournisseurs de leur matériel de guérilla
Le préfet de police de Paris a également indiqué que parmi elles se trouvaient "des groupuscules d'extrémistes d'ultra-droite et d'ultra-gauche". Mais il y avait aussi "un très grand nombre de manifestants portant un gilet jaune" et qui n'ont pas hésité par "désinhibition" ou un effet d'"entrainement", "à se livrer eux aussi à des violences injustifiables", a-t-il souligné, admettant ainsi que la colère citoyenne est sourde aussi, quand elle n'éclate pas violemment.


Le procureur de Paris Rémy Heitz a précisé que "378 personnes" ont été placées en garde à vue, "dont 33 mineurs", dont des pilleurs, pour la plupart, soit une probabilité forte que les jeunes "désinhibés" des banlieues soient venus exprimer leur haine anti-coloniale reçue en héritage ou acquise en MJC, comme sur internet. Le Parquet "n'a jamais eu à gérer un nombre aussi important de gardés à vue", a-t-il décrypté.


Parmi eux se trouvent "beaucoup d'hommes majeurs", âgés "de 30 à 40 ans", 
des pères de famille "venant souvent de province, insérés socialement" et "venus pour en découdre avec les forces de l'ordre", a-t-il ajouté, ignorant délibérément l'immense majorité d'entre eux, venus crier leur exaspération à l'autisme du pouvoir macronien sourd à leur souffrance. 
Il y avait aussi "des profils plus jeunes, des Franciliens" qui étaient "plus motivés par une délinquance d'appropriation" et sont "venus profiter des pillages", a aussi analysé le tout nouveau procureur de Paris, depuis le 8 novembre dernier, Rémy Heitz, 55 ans, successeur de François Molins (devenu procureur général près la Cour de cassation, à 65 ans). 

"Il ne peut y avoir d'impunité", a conclu ce procureur et ex-conseiller technique pour la justice au cabinet du premier ministre Jean-Pierre Raffarin, visant les crève-la-faim. Depuis la présidentielle de 2017, il était directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG) de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet.

Résultat de recherche d'images pour "black bloc strasbourg"

Si on "entend" bien le préfet Delpuech, on "comprend" que tous les groupes sociaux et tous les groupes d'âges, hommes et femmes, étaient dans la rue, puisqu'on a pu voir aussi des retraités se faire matraquer sur les Champs. 

Tous des "casseurs" ? Les "gardes à vue" en sont peut-être, mais d'autres aussi, par ailleurs. 
Les Français sont-ils tous devenus des "casseurs" potentiels, près à la "désinhibition" et au 'coming-out' social ?

Tous les "gilets jaunes" ne sont pas des "casseurs", mais les "casseurs" sont-ils tous des extrémistes et des voyous ?

Suivant l'exemple de Macron dénonçant la "lèpre nationaliste", 
Résultat de recherche d'images pour "black bloc strasbourg"
le gouvernement n'a pas hésité à se livrer à des stigmatisations amalgames politiciens de l'"ancien monde", pointant l'extrême droite par la bouche de son demi-ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, repris en écho par le petit Darmanin qui a évoqué la "peste brune", avant qu'on sache, par le biais des interpellations, que les parasites appartenaient tous à l'extrême gauche, essentiellement anarchiste, et au 'Black bloc" ou "antifa" de sinistre mémoire, déjà dans Paris, mais avant cela à Strasbourg, en avril 2009, lors du sommet de l'OTAN. 

Pharmacie
Entre 10.000 et 30.000 manifestants pacifiques partirent alors du pont de l’Europe, à Strasbourg, pour manifester. Parmi eux, 2.000 "black bloc" mirent littéralement à sac le quartier du Port du Rhin: pharmacie, hôtel et ancien poste de douane incendiés, une chapelle, une station-service, un tabac, la poste et une dizaine d'entreprises privées vandalisées, mobilier urbain détruit... Les dégâts seront estimés à 100 millions d’euros.

Le journal Libération a tenté de faire porter l'entière responsabilité des violence à l'extrême droite. "Plusieurs groupuscules nationalistes et d’extrême droite sont notamment à la manœuvre", assura le quotidien après avoir relevé, Place des Ternes, un graffiti du GUD (Groupe union défense, organisation étudiante nationaliste connue pour son activisme dans les années 1970), un slogan "On est chez nous", tagué non loin de là, et qui peut tout aussi bien émaner d'enfants de l'immigration, ou encore l'inscription "Justice pour Esteban", en référence à l'ancien skinhead Esteban Morillo, condamné à onze ans de prison pour la mort de l'activiste antifa sur le barrage de  Sivens, Clément Méric, en 2013. Agit-prop de droite, de gauche ou du journal dirigé par Laurent Mouchard-Joffrin à la solde de ses actionnaires dominants, Bruno Ledoux et l'homme d'affaires maroco-franco-luso(portugais)-israélien, Patrick Drahi, également propriétaire de L'Express, en plus de BFM et SFR-Altice ?  Désinformation nuisible au mouvement populaire pacifique des Gilets jaunes et des citoyens jetés dans la précarité par les mesures fiscales votées par la majorité présidentielle LREM.

Propriété d'un autre homme d'affaires, François-Henri Pinault, société de distribution Kering, ex-PPR, groupe mondial de luxe (Gucci,Saint-Laurent, Puma, etc...), Le Point menait la même campagne macronienne de désinformation quand, dans la matinée du 1er décembre, il diffusa les photos tendancieuses non datées de ce dialogue par inscriptions sur des murs de Paris.
Le père, François Pinault, déclara dans un entretien du 23 juin 2018 avec M, le magazine du Monde, qu'Emmanuel Macron "ne comprend pas les petites gens." Il estima aussi qu'il a "peur qu'il mène la France vers un système qui oublie les plus modestes." Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, réagira violemment : "De la part de quelqu’un qui pendant longtemps n’a pas payé d’impôts, je ne suis pas certain qu’il comprenne lui-même les petites gens."

Extrême gauche, extrême droite ou parasites : qui sont les casseurs du 1er décembre ?
Les partis-pris de la presse ont embrasé le pays
Le journal Libération a par ailleurs mis en exergue la présence de "groupuscules catholiques traditionalistes" parmi la vague jaune qui a déferlé dans la capitale ce 1er décembre, sans toutefois leur imputer les dégradations matérielles et les scènes de violences ayant marqué la journée.A la troisième journée de mobilisation d'ampleur des Gilets jaunes, le 1er décembre, à l'occasion de laquelle le pouvoir macronien a agité des chiffons rouges (et noirs). Il a été exaucé : on a vu se dérouler des scènes de violences au sommet des Champs-Elysées, laissés ouverts à la contestation, tandis que l'essentiel des forces de l'ordre était concentré aux abords des monuments institutionnels, tels l'Assemblée nationale ou Matignon, et singulièrement l'Elysée, en bas des Champs.


Véhicules et restaurants incendiés, magasins saccagés et pillés, forces de l'ordre prises à partie. Par les Cathos ? Les conservateurs? 
Contrairement à la détermination pacifique d'une majorité de Gilets jaunes, certains participants avaient prévu d'autres méthodes d'action pour faire dégénérer le mouvement pacifiste et le discréditer. Une technique machiavélique qui a renforcé la colère des honnêtes gens désireux de faire entendre leur souffrance sous le poids d'une fiscalité injuste. 

Sauf à vouloir égarer l'opinion dans cette caricature malveillante, impossible de dresser un portrait-robot du 'Gilet jaune'.
Hormis une proportion de professions intermédiaires du privé, artisans, agriculteurs, la catégorie socio-professionnelle la plus représentée est celles des classes populaires. Typiquement, il s’agissait de femmes employées et d’hommes ouvriers. Samedi, c’était surtout des gens qui travaillent dans les grandes boites et qui étaient en weekend, il y avait aussi des chômeurs. D’autres salariés des petites entreprises les ont rejoints dans l’après-midi après le travail.
Au risque de discréditer le mouvement aux yeux d'une gauche de bobos, 
on peut parler d’un mouvement interclassiste, ce qui suggère un éparpillement. Mais sociologiquement, il y a une cohérence globale dans les profils rencontrés, car les Gilets jaunes sont centrés dans la zone « en bas à droite » de l’espace social si l’on prend une grille de lecture bourdieusienne, c’est-à-dire des classes populaires aux classes intermédiaires plutôt peu diplômées et exerçant des métiers manuels. Ce sont des personnes qui ont des goûts proches, qui se côtoient au quotidien, qui partagent une même vision du monde. Les proximités sociales ne sont pas réductibles aux classes "sur le papier" (pour parler comme Bourdieu), mais plutôt à des positionnements proches dans l’espace des styles de vie.
Il y avait aussi plusieurs générations, notamment des retraités, ce qui a ravi les jeunes mobilisés. Parfois, les relations entre générations sont tendues, mais là, tout le monde était réuni et saluait cette cohésion intergénérationnelle.
Sur le genre, fait remarquable,
il y avait presque autant de femmes que d’hommes, alors même que, d’habitude, dans les activités publiques, ce sont les hommes qui sont en avant. On observe même même que les femmes ont été à l’initiative de beaucoup de rassemblements, avec notamment le profil de la mère de famille divorcée et précaire, ou la jeune femme célibataire. Et elles occupent une place importantes parmi les représentants du mouvement.
Il faut aussi signaler l'importance non seulement des actifs sur les réseaux sociaux, mais aussi des groupes d'amis, notamment en milieu rural :
les provinciaux sont montés en masse des régions sur Paris, car les difficultés partagées dans la ruralité fédèrent les hommes et les femmes victimes de la désertification rurale et des taxes sur les carburants, agricoles ou non.
Le premier des "casseurs" n'a pas été "déféré", ni "jugé en comparution immédiate"...

La personnalité du président interpelle : déséquilibré ?

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Impatients d'enregistrer des résultats et déçus par les promesses sans fin, les Français jugent de plus en plus sévèrement les traits de personnalité du Président. L’autorité se révèle de l'autoritarisme, l’audace, de l'arrogance et l’expertise, de la technocratie froide.


Les Français n'ont pas tardé à déchanter depuis le 8 mai 2018, quand ils ont cru que le président Macron assurerait l'avènement du "nouveau monde" promis. 

Les promesses du candidat Macron : tromperie ?

Image associée

Dix-huit mois après l’élection présidentielle, l’impopularité du chef de l’Etat, Emmanuel Macron, atteint le plus bas historique dans sa position mais, en ne faisant apparaître d'autre choix que Marine Le Pen (RN), son entourage de bras-cassés et de blancs-becs, ainsi que sa presse aux ordres, ne laissent d'autre alternative que l'émeute, puisqu'il n'est pas prévu que les urnes puissent être tendues aux mécontents exaspérés et désespérés.
 
Les Britanniques ont pu se désengager de l'UE grâce à un vote par référendum : comment se sortir de la macronie ?

Jean-François Copé évoque des "réformes utiles" et surtout des "rendez-vous manqués" par Macron
Des Français, Macron a fait des "casseurs" par nécessité, dès lors qu'ils ne peuvent plus se nourrir, se chauffer et se déplacer sans compter chaque euro, dès lors qu'ils craignent pour leur propre avenir et peinent à soutenir leurs parents et petits-enfants dans le besoin.


Résultat de recherche d'images pour "black bloc strasbourg"
Quelques 'Black bloc' rassemblés à Paris, en tête de cortège,
à Paris, le ...1er mai 2018