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mardi 7 juillet 2020

Jacob conseille à Macron de "se méfier" de Darmanin

Darmanin porte "les gènes de la trahison", prévient Jacob 

Le patron des Républicains a mis en garde Macron dès mardi

Alors que le nouveau premier ministre, Jean Castex vient de quitter LR, Christian Jacob souligne que "ces ministres sont d'abord des opportunistes".

Déserteur de la droite parmi d'autres (Philippe, Le Maire, Blanquer, Lecornu, Riester, Bachelot, Klinkert, Moreno et Montchalin, huit sur les 16 ministres (re)nommés le 6 juillet, 14 ministres délégués et un secrétaire d’Etat), Gérald Darmanin, promu ministre de l'Intérieur, n'est pas un homme de confiance. 
"Quel lien a Darmanin avec la droite ? Il est adhérent En marche", rétorque-t-il aussi à propos du ministre issu de la droite, rallié en 2017 à Macron et ministre des Comptes publics dans le précédent gouvernement.

"Si j'étais le président, je m'en méfierais"

Et d'expliquer que le ministre de l'Intérieur a les gènes de la trahison! Le président est allé chercher une personnalité ou deux qui avaient besoin de reconnaissance, c'est tout", critique Christian Jacob.

Guillaume Peltier, numéro deux des Républicains, évacue aussi la question d'un siphonnage de la droite par Emmanuel Macron. "Si la politique se résume à du spectacle, du cynisme, une simple tactique et des stratégies de débauchage individuels, qu'est-ce qu'elle est triste la politique, et c'est celle que mène Emmanuel Macron", a-t-il commenté sur franceinfo. Outre Gérald Darmanin, promu à l'Intérieur, l'ancienne ministre de Jacques Chirac Roselyne Bachelot fait son retour en politique en prenant les rênes du ministère de la Culture. 

L'ancien ministre Brice Hortefeux , sur RTL, a indiqué avoir été appelé lundi soir par Gérald Darmanin, proche comme lui de Nicolas Sarkozy: "Je l'ai naturellement félicité, je lui ai souhaité bon courage, parce que la réalité c'est que les clignotants sont au rouge" en matière de sécurité, a-t-il noté.

samedi 4 juillet 2020

Pour entrer à Matignon, Jean Castex quitte Les Républicains

Premier ministre parfait, selon la presse, ce technocrate est-il un mercenaire et un traître ?

Un homme qui ré-écrit sa propre histoire peut-il écrire une page d'Histoire ?

Jean Castex a déjà adopté le sourire factice de Macron...

Jusqu'ici dans le sillage de Sarkozy, ce nouveau premier ministre se renie-t-il ou Macron lui impose-t-il de d'effacer les traces derrière lui ? Il l'a fait et c'est ce qui compte.
Il a lâché son parti dans la matinée de vendredi 3 juillet. 
Une "trahison" ressentie par le chef de file LR, Christian Jacob. Le nouveau locataire de l'Hôtel de Matignon a démissionné du parti qui lui a fait confiance, Les Républicains: il a assumé cette lâcheté dans une lettre reçue vendredi 3 juillet matin par le parti, a-t-on appris auprès de LR. Son prédécesseur venu également de la droite, Edouard Philippe, avait eu plus d'élégance...

Si Paris valait bien une messe pour Henri IV, pour le montagnard Jean Castex aussi,  Matignon vaut bien un reniement.
Le nouveau locataire de l'Hôtel de Matignon a démissionné de son parti Républicains dans une lettre reçue vendredi 3 juillet matin par le parti, a-t-on appris auprès de LR. Mais, pour autant, comme le roi de Navarre, le Catalan de Prades peut-il  nous promettre la poule au pot tous les dimanches ?  
Le grand communicant attentif à ne pas froisser - et ce n'est pas dans Gala - n'a déjà pas tous les talents que la presse à genoux lui prête. "Nous avons reçu ce matin, par la poste, le courrier" où Jean Castex demande "à retirer son adhésion et à suspendre les prélèvements" [parce qu'il compte revenir !] , a-t-on précisé. Le courrier du maire de Prades (Pyrénées-Orientales) ne donnait aucune précision quant aux motivations de ce départ.
Consensuel ou rustre ?

Des signaux annonçaient ce départ, révèle le président de LR Christian Jacob, suggérant que la mine renfrognée de l'Edouard à la 'Convention citoyenne pour le climat' était la manifestation de son renvoi au Havre. Selon Jacob, Jean Castex "avait pris ses distances ces derniers jours", et "de fait, à partir du moment où il s'inscrit dans la politique menée par Emmanuel Macron, bien évidemment il n'est plus aux Républicains", depuis qu'il coordonne les travaux de déconfinement.


"En matière de trahisons, on a [beaucoup] donné déjà", a noté Jacob. 
Jean Castex succède à Edouard Philippe, un autre déserteur de LR, désormais accusé de trahison dans sa famille d'origine.
"Les Français en ont marre de ceux qui privilégient leur carrière plutôt que leurs convictions", a déclaré  le numéro 2 de LR, Guillaume Peltier, pour qui cette nomination est une "clarification". "Emmanuel Macron est définitivement le président d'une république des hauts fonctionnaires et des énarques en laquelle les Français n'ont plus confiance", a-t-il ajouté.
Depuis Juppé, "la lâcheté politique est devenue une banalité".
Le secrétaire général de LR Aurélien Pradié ajoute que Jean Castex "entre dans cette logique ultra coupable qui consiste installer dans notre démocratie l'idée que tout se vaut". Mais "ce n'est pas productif dans l'opinion", a-t-il ajouté, en soulignant que le nouveau chef du gouvernement n'est "pas une figure tutélaire de la droite".

Il n'est "pas identifié comme de droite" auprès du grand public et il "n'a jamais exercé de responsabilités" de premier plan, a souligné Christian Jacob.

mercredi 24 juin 2020

Municipales à Paris: Dati (LR) refuse toute contamination par Buzyn (LREM)

LREM a en revanche accepté la candidate Florence Berthout venue à Paris de la "droite conservatrice" ou le soutien de la "droite dure" à Lyon  

La figurante LREM aux municipales, c'est une Nathalie Loiseau aux Européennes


Invitée de Franceinfo ce mardi 23 juin, Agnès Buzyn, candidate aux Municipales à Paris, avoue que Dati rejette une alliance avec elle, alors que, dans plusieurs villes de France, des alliances entre candidats La République en marche et Juppéistes de LR se sont noués pour le second tour des élections municipales. Mais la conversation téléphonique qu'a eu mercredi 3 juin Emmanuel Macron avec la candidate Les Républicain Rachida Dati n'a pas convaincu la candidate LR.

A la peine dans les sondages, derrière Anne Hidalgo (PS, 45% des intentions de vote) et Rachida Dati (LR, 34%), Agnès Buzyn (LREM, 18%) a nié catégoriquement vouloir faire alliance avec sa rivale de droite. A quelques jours du second tour des Municipales de ce dimanche 28 juin, la candidate du parti présidentiel était sur le plateau de franceinfo ce mardi 23 juin où elle a expliqué qu'elle "souhaite que la voix du gouvernement soit entendue et existe à Paris".

Réplique méprisante d'une arrogante blessée
"Je n'avais aucune envie de faire une alliance avec une droite qui est une droite conservatrice à Paris (...) il y a une différence de valeurs fondamentales", assure Agnès Buzyn, comme dans une pub pour les rillettes...



"Nous sommes la majorité présidentielle, nous défendons le bilan du gouvernement et du président de la République, nous préparons également l'élection présidentielle à venir, indique-t-elle, se trompant se scrutin, et je n'avais aucune envie de faire une alliance avec une droite qui est une droite conservatrice à Paris", a martelé Agnès Buzyn. 
Puis de justifier : "Je rappelle le positionnement de madame Dati sur un certain nombre de sujets qui me tiennent à coeur, notamment sur les sujets LGBT et la PMA, que j'ai portés au Parlement avec la loi bioéthique. Il y a une différence de valeurs fondamentale avec cette droite conservatrice. Madame Dati a soutenu Sens commun pendant la Manif pour tous", a aussi raconté l'ancienne ministre de la Santé, qui ne mentionne pas l'abstention de sa rivale sur ce vote.


La figurante LREM aux municipales, c'est une Nathalie Loiseau aux Européennes

A Lyon, Gérard Collomb, maire depuis 2001, déçu par Macron après seulement quelques mois de pouvoir et candidat LREM aux Municipales, s'est allié avec la droite pour faire barrage à la gauche. Or, Agnès Buzyn l'a taclé : elle ne compte pas l'imiter ! Facile: personne ne veut d'elle... "C'est une alliance que je n'ai pas souhaitée. Je pense qu'il y a une place pour une autre alternance. (...) Je ne suis pas venue faire campagne pour Paris pour m'allier avec cette droite conservatrice et je l'ai dit je ne voterai ni pour madame Dati, ni pour madame Hidalgo", a fait savoir celle qui fut l'épouse d'un fils de Simone Veil.
<br>Dès fin mai,Dati avait rejeté toute idée de « fusion » avec LREM

Vendredi 29 mai, la candidate Les Républicains avait déjà balayé les supputations de L'Express, lui répétant qu'il n'y aurait pas de fusion" avec la liste LREM de la maire sortante du 5e arrondissement, Florence Berthout, juppéiste si flexible qu'elle a rallié LREM pour le second tour... 

Les Parisiens "veulent un changement profond à Paris", avait alors souligné Dati.
Et l'ancienne Garde des Sceaux de vilipender "les hésitations et les états d'âme" de l'ancienne ministre controversée de Macron à la Santé.
Buzyn n'est en campagne "que pour pouvoir se justifier" de sa gestion catastrophique de l'épidémie de coronavirus. Ses états d'âme "ne sont pas un projet pour Paris et n'intéressent pas les Parisiens", a-t-elle asséné.

"Toute abstention favorisera le déclin de Paris"

Dati a également dénoncé la politique d'Anne Hidalgo, qualifiant la socialiste de "maire du béton".
"Je veux des espaces de respiration et d'apaisement pour les Parisiens", a-t-elle réaffirmé. 

"La dynamique est pour notre équipe et notre projet", a ajouté Rachida Dati, en reprenant ses thématiques de campagne sur la propreté, la lutte contre la délinquance et le maintien des familles à Paris. 
Mais "toute abstention ou dispersion des voix favorisera l'immobilisme et même le déclin de Paris", a-t-elle mis en garde.
 

jeudi 4 juin 2020

Oubliée l'hémorragie socialiste de 2017: Faure condamne les accords LREM-LR aux municipales

Le gardien des vestiges du PS s'inquiète des alliances de ses rivaux 

Les accords de second tour entre La République en marche et Les Républicains irritent le patron du Parti socialiste Olivier Faure

Ils constituent "un moment de clarification qui était attendu"
a-t-il commenté, doux-amer, mercredi, appelant au rassemblement à gauche.
"Partout La République en marche fait alliance avec Les Républicains", a déploré O. Faure, évoquant notamment les accords conclus mardi avec les juppéistes, à Strasbourg, Bordeaux ou Clermont.  Pour son information, Bianchi, le maire de Clermont est PS et mène officiellement une liste d'union de la gauche...

"C'est d'ailleurs logique car le premier ministre en est issu," concède-t-il, comme Le Drian, ministre des Affaires étrangères, est issu du PS. Mieux, il serait pressenti pour l'intérim de l'Edouard, s'il était élu. "Et ceux qui dominent la scène du côté de La République en marche, ce sont M. Darmanin [le ministre du Budget], M. Le Maire [le ministre de l'Economie], qui portent des propositions que portait autrefois la droite. Voilà un moment de clarification qui était attendu", a-t-il conclu.
Propos sexistes qui humilient la Garde des Sceaux, N. Belloubet, ex-adjointe socialiste de Pierre Cohen, maire PS de Toulouse, la Radicale Annick Girardin, qui fut secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie de Manuel Valls, puis sa ministre de la Fonction publique, ou de Florence Parly, ministre des Armées de Macron, qui fut secrétaire d'Etat au Budget (2000-2002) de Jospin.   

De quoi Faure se plaint-il ?
Pour le premier secrétaire du PS, ces unions vont provoquer un électrochoc pour la gauche, sans qu'il s'en réjouisse pour autant. Et d'assurer qu'elle "comprend qu'il y a face à elle un bloc qui se constitue: le bloc des libéraux, des droites, de La République en marche jusqu'aux Républicains". Sans le Rassemblement républicain de Marine Le Pen, alors qu'il existe des alliances similaires avec le PCF... Et dès le premier tour à Paris ! 

"Et même, on comprend que de La République en marche aux Républicains, il n'y a qu'un pas et il a été franchi". Où était-il pendant ces trois années écoulées, puisque plusieurs juppéistes sont au gouvernement : personne ne lui a dit ?... Maintenant, à la gauche d'être responsable et de montrer qu'un autre avenir est possible", a plaidé le député de Seine-et-Marne.

O. Faure cofond politiques nationale et communale

Ila ainsi notamment trouvé un paradoxe entre le discours de Macron promettant un tournant politique et les alliances de second tour des municipales.
"On a eu un président de la République qui a tenu un discours qu'on aurait presque pu tous signer aux premiers jours de la crise du coronavirus. (...) C'était là un président qui se faisait le chantre de la sociale-démocratie, de l'écologie politique", a rappelé Faure, visiblement le cocu de l'affaire.

"Et qu'est ce que l'on observe ? Qu'aujourd'hui, ce sont ses propres amis qui expliquent qu'il faut faire barrage à l'écologie dans les villes [celle punitive des ayatollahs verts] car cela serait dangereux d'avoir des pistes cyclables", a-t-il expliqué, un soupçon réducteur. 

L'union entre socialistes et écologistes a achoppé dans certaines villes et Faure en est profondément mortifié. A Strasbourg, notamment où les écolos étaient extrêmement exigeants. Faure a admis que des "dissensions n'ont pas été dépassées", en raison de... "dilemmes locaux".

Mais "on a partout des listes qui se constituent avec des gens qui ont envie de travailler ensemble, ce qui est la moindre des choses dans tous les états-majors, car (...) nous avons à lutter contre les mêmes prédateurs sur le plan social et sur le plan écologique, et nous protégeons les mêmes victimes", a-t-il encore insinué. Veut-il parler de la politique de Hollande pendant cinq ans ?

lundi 1 juin 2020

Désinfox municipales: les élus LREM sont-ils plus nombreux que les communistes au premier tour ?

Le journal Le Monde se consacre à la défense du parti présidentiel...

Humiliée, LREM se décharge sur cette presse pour nier la réalité
Elections municipales 2020 : notre carte de France des résultats
Magazine Capital (groupe Prisma)

Le parti communiste se félicite d'avoir obtenu plus d'élus que le parti du président au premier tour des municipales et Macron est entré dans une colère noire (si le CRAN permet...). 
 
Plus de 1.000 candidats PCF contre moins de 300 pour les LREM ont été élus conseillers municipaux au premier tour. 
Les sites ou pages Facebook communistes affirment que le Parti communiste (PCF) "a remporté plus de mairies" que le Rassemblement national (RN), qu’Europe Ecologie-les Verts (EE-LV) et que La République en marche (LREM) a fait trois fois moins. Ainsi le le blog communiste du pays de Morlaix cite-t-il un texte du blog Perspective communiste, lui-même tenu par un "militant communiste du Grand Lyon".
Sur Twitter, ce blog militant publie un graphique tendant à démontrer  que "le PCF est le troisième parti en termes d’élu.e.s municipaux", depuis le 15 mars dernier, derrière Les Républicains (LR) et le Parti socialiste (PS). Avec 1.072 élus, le PCF se situerait largement devant le RN (498), LREM (268) et EE-LV (183).

Le Monde et le PCF omettent de citer Les Républicains arrivé premier ! 


Le graphique est dû à un journaliste de La Croix, Laurent de Boissieu et son site France politique où il analyse les résultats des élections depuis bientôt vingt ans.
A CheckNews (Le Monde), il confirme que les chiffres sont authentiques. S’il n’est pas l’auteur de l’infographie, Laurent de Boissieu explique qu’elle reprend bien ses tableaux qu’il a compilés en se fondant sur les chiffres bruts publiés par le ministère de l’Intérieur. Bien que ses hauts-fonctionnaires se disent constamment au travail (à l'instar du bringueur Christophe Castaner, un coureur de cocktails politiques, sans masque en période de confinement), "cette année, ils n’ont pas publié de récapitulatif, j’ai donc dû m’y coller", souligne-t-il.

A noter qu’il s’agit du nombre de conseillers municipaux élus sur une liste en fonction de sa nuance politique fixée par le ministère de l’Intérieur, dont le patron apparent est un proche de Macron : "Dit autrement, un membre du PS élu sur une liste PCF figure parmi les 1.072 PCF, tandis qu’un membre du PCF élu sur une liste conduite par un PS n’y figure pas [dans le décompte des élus du PCF]. Logique !
Comme il peut y avoir des élus communistes sur d’autres listes, notamment celles divers gauche [DVG], on est plutôt en dessous de la réalité qu’au-dessus."  
Mais c'est sans compter non plus les "SE" (sans étiquette) qui se sont dissimulés pendant la campagne mais qui sortent du bois dans l'entre-deux tours et revendiquent leur appartenance au parti du président...  

"Vérifier et corriger"

Parce que c'est nous, ce n'est pas LREM !
Par ailleurs, pour compter le nombre de maires réélus au premier tour, et non plus les conseillers - on s'écarte donc de la polémique soulevée par Le Monde -, La Croix préfère ne pas utiliser ces données brutes fournies par Beauvau : "Les nuances politiques utilisées par le ministère de l’Intérieur sont trop imprécises – il y a des PCF en liste homogène ou tête de liste d’union de la gauche – voire erronées pour pouvoir être utilisées. C’est pourquoi le PCF travaille à partir des remontées de ses fédérations et de l’Association nationale des élus communistes et républicains (Anecr). A ma connaissance, les autres partis n’effectuent pas ou ne communiquent pas sur ce travail."

La République en Marche a voulu  avancer masquée; il ne faut pas maintenant que LREM se déclare lésée par les difficultés d'identification de ses candidats qu'elle a elle-même crées. 

Comme à chaque élection, Laurent de Boissieu demande donc à chaque parti de lui communiquer sa liste d’investiture pour "vérifier et corriger les nuances du ministère de l’Intérieur", pourtant bien placé en l'espèce pour étiqueter les candidats qui, comme Macron à la présidentielle, se sont glissé dans le nid des autres. 
Si une liste est considérée comme "divers gauche" par le ministère de l’Intérieur, mais que la tête de liste a été investie par le PCF, il comptabilisera logiquement le maire comme communiste. "Les partis m’apportent pour cela une aide plus ou moins fine. Le PCF est l’un des plus précis car ses données vont de Montreuil [Seine-Saint-Denis, plus de 100.000 habitants] à Bonneuil-en-Valois [Oise, à peine plus de 1.000 habitants]. 
Les partis moins caporalisés sont généralement moins précis que le PC: les ententes locales contre nature sont mal maîtrisées par les états-majors parisiens. C’est pourquoi, afin de réaliser mes cartes des maires élus au premier tour, j’ai été contraint d’utiliser des seuils différents en fonction des familles politiques (5.000 ou 10.000 électeurs). Pour pouvoir comparer le nombre de maires par parti politique, il faut donc retenir un même seuil."

Si on considère le seuil le plus bas retenu par le journaliste de la Croix, soit les villes de plus de "5.000 électeurs inscrits", il est également exact de dire que le PCF a obtenu (bien) plus de maires élus au premier tour que LREM : "Je compte 45 PCF élus ou réélus au premier tour contre six LREM." Côté RN, sept maires ont été élus ou réélus au premier tour, et quatre pour EE-LV.

LREM est un mouvement composite

Un tel écart en faveur du PCF s'explique par l'absence d'implantation locale du parti présidentiel, par ailleurs composé de néophytes, notamment de la société civile, et inconnus des populations. Le poids de LREM lors des derniers scrutins nationaux ne représente pas grand chose dans la France profonde: Macron et ses parlementaires élus ne sont pas intégrés. Ils sont hors-sol ! 
"Il y a trois effets qui jouent en faveur du PCF et en défaveur de LREM.
Le premier, c’est que le PCF, contrairement à LREM, a historiquement des bastions locaux, par exemple dans les Hauts-de-France, la Seine-Maritime, les héritages de la "ceinture rouge" en banlieue parisienne ou du "Midi rouge" dans les Bouches-du-Rhône. 
Le deuxième, c’est que le premier tour des élections municipales profite généralement aux maires sortants. Cela peut d’ailleurs être un peu corrigé au second. 
Enfin, le troisième tient au fait que LREM, nouveau parti avec peu de sortants [qui ne seraient pas des renégats socialistes ou juppéistes], a privilégié [a été contraint, pour exister,  à] des alliances locales. 
A l’issue du second tour - pour arranger l'exécutif - il faudra donc plutôt analyser par blocs d’alliance. Prenez l’exemple d’Edouard Philippe : s’il est réélu au Havre, on ne pourra pas le compter LREM, parti auquel il n’appartient pas, mais bien dans la majorité gouvernementale, puisqu’il en est même le chef en tant que Premier ministre." Un aménagement: une carabistouille macronienne suggérée par sa presse.

Le second tour doit avoir lieu le 28 juin prochain, si la situation sanitaire le permet. Les fact-checkers de la presse à genoux ne manqueront pas de prolonger activement la tambouille électorale servie à Macron.  
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samedi 30 mai 2020

Perpignan: une colistière du candidat LREM soutient le candidat RN. ex-FN

Après Collomb qui s'allie au candidat Les Républicains à Lyon,  le "en même temps" de Macron joue à nouveau contre lui


A Perpignan, le RN Louis Aliot recueille une LREM repentante

La numéro 10 de la liste de Romain Grau assume dans un message publié vendredi et R. Grau oscille entre consternation et fatalisme. "Un peu étonné, mais pas complètement surpris", l’ancien prétendant macronien à la mairie de Perpignan vient d’apprendre qu’une de ses colistières votera pour le candidat du Rassemblement national (RN), Louis Aliot, au second tour des élections municipales, le 28 juin. "Il y a un électorat pour qui les digues ont déjà sauté. Même dans le mien", constate le député LREM, avant de décrire le "panorama hallucinant" de Perpignan. Entre "la cristallisation du vote RN" et l’exemple voisin de Béziers, qui "donne les coudées franches au RN pour ratisser à droite", selon Le Monde  - qui met des guillemets à ses propres amalgames, puisqu'il ne précise pas l'auteur -, Romain Grau - un proche à la fois du PS, de l'Union des démocrates et indépendantsdes Républicains et et La République en marche - en vient même à craindre que le barrage républicain, si étendu soit-il, "ne suffise plus". 

"Pour moi, c’est non au front républicain. Oui à Louis Aliot" 

"Si certains ont eu la tentation de Venise, [j'ai] celle de Béziers," assume la conseillère municipale, Josiane Cabannas, dans un message publié sur Facebook vendredi 29 mai,  après avoir remercié le LREM Romain Grau, candidat LREM à la succession du maire UMP/LR depuis 2009.

Jeudi 28 mai, Romain Grau avait annoncé qu’il se retirait de la course, "afin d’éviter l’accession de M. Aliot et du populisme à la mairie". Un choix guidé par "l’arithmétique" et le risque de voir s’installer, pour la première fois, l’ex-FN à la tête d’une municipalité de plus de 120 000 habitants. 

Une quadrangulaire qui pourrait profiter au RN
 
Elle s'est esquissée au soir du premier tour, le 15 mars. Largement en tête, Louis Aliot y dépassait les 36 %, alors que le maire LR sortant, Jean-Marc Pujol, dont les enquêtes d'opinion révèlent l'impopularité, notamment du fait de son laxisme juppéiste en matière de sécurité: avec 18,44 % des voix à l’issue du premier tour, il arrive en deuxième position, loin derrière Louis Aliot, dans un scrutin de pandémie au coronavirus qui a pourtant largement favorisé les sortants. De quoi satisfaire le parti de Marine Le Pen: Perpignan est en effet l'un des enjeux emblématiques du second tour pour l’ex-Front national. 

Romain Grau, lui, s’était placé quatrième, avec 13,17 % des voix, non loin derrière les 14,51 % d’Agnès Langevine, la candidate Europe Ecologie-Les Verts. Cette dernière doit annoncer dans les heures qui viennent sa décision de maintien ou de retrait au second tour.
 
"Dans une triangulaire, Louis Aliot part très largement favori. Mais dans un duel avec un maire sortant aussi affaibli, le pronostic est compliqué… ", admet l’historien spécialiste de l’extrême droite et de la cartographie électorale perpignanaise Nicolas Lebourg. 
D’autant que si une abstention massive est à craindre lors de ce second tour, qui se tiendra dans une situation sanitaire exceptionnelle trois mois après le premier, et à la veille des grandes vacances d’été, l’électorat RN a pour habitude de répondre présent. "Une chose est sûre, conclut Nicolas Lebourg, l’électorat d’En marche est beaucoup plus à droite ici qu’au niveau national. Alors, Aliot peut lui aussi y trouver une réserve."
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lundi 27 avril 2020

Le vote sur le déconfinement réussit à perturber les "godillots" de Macron

Les incertitudes, vire-voltes et coups de menton de Macron jettent un fort doute sur la capacité  de Jupiter à prendre les bonnes décisions

L'aile gauche de LREM réclame un vote décalé du plan de déconfinement 

LogoLe néo-député LREM Aurélien Taché est "favorable" à "un délai pour pouvoir regarder les mesures" proposées.
Ancien conseiller auprès des ministres des gouvernement de Hollande au Logement, Sylvia Pinel, puis Emmanuelle Cosse, avant de rejoindre En marche ! en 2016, quand le PS était assuré de sa défaite à la présidentielle, Aurélien Taché assure qu'il "comprend la demande" formulée par Damien Abad, le chef du groupe LR à l'Assemblée, qui souhaite un délai de 24 heures entre la présentation du plan de déconfinement et le vote des députés. 

Ancien plombier diplômé de l’université de Limoges en qualité de président de l'UNEF locale, Aurélien Taché y côtoya "la bande de Poitiers".
Tous sont des militants socialistes venu à Limoges pour recevoir leur diplôme de juriste 
- le Parisien Stéphane Séjourné, dont on ne sait rien des diplômes à Poitiers mais où, en 2006, il a bloqué la fac de droit contre le gouvernement, uni par un PACS à Gabriel Attal et conseiller politique du président de la République, mais qui s'est prononcé contre une utilisation sans garde-fou du traçage numérique pour lutter contre la pandémie de Covid-19,
- le local Sacha Houlié, 30 ans, vice-président de l’Assemblée nationale qui vient de publier une tribune contre le traçage numérique des Français, évoquant "une réponse dangereuse et condamnable",
- le Lorrain Pierre Person, nommé délégué général adjoint du parti par son patron, Stanislas Guerini, mais qui a présenté le déploiement du traçage numérique comme une ligne rouge à même de remettre en cause son appartenance à la majorité présidentielle
et le Niortais Guillaume Chiche, ex-UNEF, MJS et Mutuelle des Etudiants, ex-MNEF,  fils de patron de mutuelle (ex-Smacl Santé, puis Eovi MCD Mutuelle, groupe Aésio, qui assure la couverture santé des 230.000 salariés des établissements d’hospitalisation, ainsi que des... EHPAD), un apparatchik chargé de la prospective à LREM, mais qui a mis en garde contre le traçage numérique, évoquant le risque de fractionnement de nos droits ou d’une logique de restrictions de libertés ciblées et individualisées, 
et Taché n'envisagea plus de retourner à la plomberie.

Le patron des députés LR Damien Abad a demandé "un délai de 24 heures"
 
LR demande le temps de la réflexion entre le moment où le premier ministre présentera aux députés le plan de déconfinement, le mardi 28 avril, et le moment où il sera soumis au vote des députés.
Sur le fond, il souhaite "un déconfinement territorialisé qui fait confiance aux acteurs locaux et surtout un déconfinement sous protection, c'est-à-dire la protection par les masques et les tests pour les Français".

"Je comprends cette demande", a affirmé Aurélien Taché, le néo-député LREM du Val-d'Oise. "Je suis très favorable à ce qu'on puisse avoir un débat et un vote différencié sur le traçage numérique
Avoir un délai, pour pouvoir regarder les mesures du plan de déconfinement dans son ensemble et se prononcer sur ces mesures me semble de bon aloi." Aurélien Taché estime que "sur des décisions aussi importantes", les députés doivent pouvoir se prononcer "avec le maximum de garanties"

Le débat sur question du traçage numérique occulte l'ensemble.

La demande de Damien Abad sera examinée lundi 27 avril lors d'une conférence exceptionnelle des présidents des groupes à l'Assemblée nationale. Pour Aurélien Taché, si le gouvernement "trouvait cette demande légitime", décaler le vote lui "semble envisageable"
Le député du Val-d'Oise rappelle qu'avec plusieurs collègues de la majorité, ils ont pareillement "demandé qu'un délai puisse se tenir entre la déclaration du Premier ministre mardi et le vote. Beaucoup souhaitent que sur la question du traçage numérique, nous ayons un vote et un débat dédié".

Un vote séparé entre le traçage numérique et le plan de déconfinement "était prévu au départ", rappelle Aurélien Taché. "C'est extrêmement important" d'y revenir, selon lui. "Nous nous engageons sur une voie nouvelle avec ce traçage numérique. Moi je suis très réservé sur ce principe." Le député de la majorité aurait préféré "sur les sujets d'éthique et du numérique, prendre le temps du débat". 

Taché souligne que le projet Macron pose "beaucoup de questions". 
"En matière de souveraineté numérique, est-ce que nous devons trouver des alternatives aux Gafam, en investissant par exemple de l'argent public dans les logiciels libres ?" 
Cela pose également des questions "en matière de propriété des données personnelles. Ces Gafam maîtrisent nos données personnelles. Est-ce que c'est normal", s'interroge le député LREM. "J'aurais préféré que nous puissions avoir un débat de ce type-là. 
Maintenant, c'est vrai que la crise est là, que le Covid est là, que le confinement est là. Le gouvernement étudie toutes les options, soit. Mais sur un sujet aussi important, un débat parlementaire et un vote sont indispensables. Le Parlement est le gardien des libertés fondamentales. On doit pouvoir se prononcer sur un sujet comme celui-ci."

Retour à l'école : aux élus de "trancher"

Interrogé sur le fait qu'en optant finalement pour le 11 mai, Macron passe outre l'avis de ses "sociétés savantes" : son propre "Conseil scientifique" a en effet préconisé la fermeture des écoles jusqu'en septembre. S'engouffrant dans la brèche, Aurélien Taché estime que c'est carrément "le rôle de la démocratie et des élus de trancher après avoir pris connaissance des avis scientifiques"
Il faut, selon lui, "éclairer les décisions" des politiques par "des avis scientifiques rendus par les experts". Mais les élus doivent "décider en fonction d'autres considérations". A définir... 

"Le confinement devient extrêmement difficile sur le plan social, pour de nombreux Français, qu'il creuse des inégalités et que nous devons être capables de redémarrer l'activité sociale pour y faire face," insiste l'ex-plombier socialiste du Val-d'Oise, qui pense notamment que les "décrocheurs" doivent être rattrapés par la manche et contraints les premiers de revenir à l'école... "Nous avons aussi toutes ces contraintes sociales et démocratiques", insiste Aurélien Taché.

Les députés LREM ne savent plus sur quel pied danser

Les vire-voltes de Macron embarrassent bon nombre d'élus de la majorité présidentielle. 
Outre le tracage, arbre qui cache la forêt, l’accélération soudaine des horloges interpelle sur sa tactique de déconfinement

A cela s'ajoute les fausses raisons dénoncées comme autant de mensonges. Samedi soir, la nouvelle est tombée d'en-haut sur les députés LREM qui ont appris que "le gouvernement a décidé d'avancer la présentation de la stratégie nationale de déconfinement, afin de répondre aux aspirations pressantes de nos concitoyens", comme le leur a écrit leur chef de file, Gilles Le Gendre. Or, ces mêmes Français - qui sont habituellement méprisés parce qu'"ils n'ont pas compris" (la "pensée complexe" de Jupiter) ou ne savent pas comment placer un masque, aux dires d'une autre lumière, Sibeth Ndiaye - auraient cette fois été entendus, écoutés et leurs avis pris en compte !

Autre carabistouille de Le Gendre : contrairement à ce qui avait été annoncé, le débat parlementaire suivi d'un vote sur l'application StopCovid sera finalement "élargi" à l'ensemble de la stratégie de déconfinement. 
De quoi se plaint-on ?

dimanche 22 mars 2020

Epidémie de coronavirus: LR tente de responsabiliser Macron

Les Républicains met la pression : ses députés créeront une commission d'enquête à l'automne

Il faudra "tirer toutes les leçons de l'épidémie", a annoncé Damien Abad. 

View image on TwitterLes députés Les Républicains créeront donc une commission d'enquête parlementaire à l'automne, a indiqué dimanche 22 mars leur président dans un entretien au Journal du Dimanche. "L'objectif n'est pas de distribuer des bons ou mauvais points au gouvernement, mais d'identifier les éventuels défaillances et dysfonctionnements pour les corriger et en tirer des leçons", assure l'élu de l'Ain.
Il s'agit de "tirer toutes les leçons de l'épidémie, dans les domaines sanitaires, économiques, social, administratifs et politiques", et non pas "de faire une enquête à charge".

"Trois sujets cristallisent les inquiétudes des Français, observe Damien Abad.
Il cite la pénurie de masques, la doctrine de tests de dépistage - ils sont rationnés - , et les capacités en termes de lits de nos services de réanimation". Le responsable de la droite et du centre estime qu'"il faudra repenser tout notre logiciel politique" après la crise et que "les politiques de coupes budgétaires en matière de santé publique doivent être abandonnées".
 
Mais pourquoi attendre cet automne pour une commission d'enquête ? 
"Nous devons concentrer nos forces aujourd'hui sur la gestion de cette crise, et préserver l'unité nationale dans un esprit de responsabilité", répond-il, en affirmant que "contrairement à Mme Le Pen ou Mélenchon, nous ne sommes pas des pompiers pyromanes, mais une opposition responsable".

Le patron des députés LR appelle à durcir les contrôles du confinement 

"Pourquoi ne pas mobiliser l'armée, via la force Sentinelle, aux côtés des forces de l'ordre pour faire respecter le confinement ? La dissuasion de sortir doit être absolue". La ministre Parly a déjà répliqué par la négative, mais Macron avait en revanche fait appel à elle pour l’acte XIX des Gilets Jaunes... 
 
De plus, "la question du couvre-feu ne doit pas être éludée", d'après lui. 

En outre, il suggère d'"envisager de réquisitionner les biens privés pour produire des masques ou du gel hydroalcoolique". Et "le gouvernement doit davantage écouter l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et renforcer massivement le dépistage".

mercredi 26 février 2020

Municipales - Dati fédère Les Républicains : ils serrent les rangs derrière elle à Paris

Baroin, Sarkozy et maintenant Bertrand lui apportent leurs soutiens

Jeudi, Rachida Dati, la candidate Les Républicains à Paris, a reçu aussi le soutien de Xavier Bertrand


Ils se sont affichés ensemble lors d'un déplacement de campagne, à trois semaines des municipales, ajoutant un nouveau trophée, après François Baroin et avant Nicolas Sarkozy, deux poids lourds de la droite républicaine.
Le président de la région Hauts-de-France a rejoint Rachida Dati à la gare du Nord, objet d'un vaste projet de transformation, où ils ont rencontré agents de sécurité et voyageurs avant d'aller à la rencontre des commerçants du quartier.
"Si les gens veulent que ça change à Paris ils ont compris une chose: c'est Dati", a affirmé X. Bertrand, saluant "le courage" et "l'énergie" de la candidate, avec qui il a "un point commun: on ne sort pas du moule préfabriqué de la politique".
Mardi soir déjà, lors d'un café politique, Rachida Dati avait reçu François Baroin, le maire de Troyes, donné comme un possible candidat de la droite à la prochaine élection présidentielle.

Le 9 mars, c'est Nicolas Sarkozy qui sera présent lors de l'unique meeting de campagne de la candidate. 

Le 11 mars, elle-même participera à un atelier de Force républicaine, le mouvement du patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, a-t-on appris auprès de son équipe.

La dynamique de Dati ne faiblit pas 


"Cela montre une chose: elle sait rassembler", a souligné X. Bertrand.
Si ce soutien à Rachida Dati lui "fait plaisir", l'ancien ministre et président de région a précisé qu'il ne participera pas au meeting du 9 mars, auquel il a été invité, ayant "d'autres engagements".
Bertrand, qui a pris ses distances du parti mais est lui aussi régulièrement évoqué pour 2022, n'honore que rarement de sa présence les personnalités LR, ce qui donne d'autant plus de valeur à la confiance qu'il accorde à la candidate à la mairie de Paris.
Lors d'un meeting, fin janvier à Saint-Quentin, il avait ainsi répondu positivement à l'invite du numéro 2 des Républicains, Guillaume Peltier,  et avait en février adressé un message vidéo de soutien sur les retraites aux députés LR.

"Ce qui me touche chez lui est cette volonté de ne pas tourner le dos aux classes populaires, a-t-elle ajouté.
Bertrand a été ministre du Travail a deux reprises de mai 2007 à janvier 2009 et de novembre 2010 à mai 2012.

Quant à une apparition avec Valérie Pécresse, la présidente du mouvement Libres!, avec qui un accord a échoué à Paris, R. Dati a assuré qu'"elle ne nous l'a pas proposé et on n'a pas discuté de cela". 
"Ce n'est pas parce qu'à un moment vous pouvez prendre des distances avec une vision politique que vous vous éloignez de votre famille politique", a affirmé Mme Dati, précisant: "je n'ai jamais considéré qu'il s'en était éloigné".

Pas sûr que les instituts de sondage rendent justice de la remarquable percée de l'ancienne garde des Sceaux au sommet.
1.000. Le comité de soutiens de Rachida Dati affiche déjà plus d’un millier de membres, révèle Le Parisien en juillet dernier. Un message de mobilisation de la maire du 7e arrondissement à ses troupes avait alors exhorté à ce que Paris "ne soit plus une ville qu’on quitte, mais redevienne une ville où chacun peut se réaliser." "Je veux que vous trouviez toute votre place dans cette campagne".
Parmi ses 1.000 soutiens, on retrouve notamment Arnold Munnich, pédiatre-généticien, chef du département de génétique médicale de l’hôpital Necker-Enfants malades de Paris, Hugues Gall, ancien directeur de l’Opéra de Paris ou encore Carla Bruni, épouse de l’ancien président Nicolas Sarkozy, détaille le quotidien. 
La Commission nationale d’investiture de LR désignera le candidat à la mairie de Paris à la rentrée. Actuellement, Rachida Dati, Jean-Pierre Lecoq, maire du VIe, et Marie-Claire Carrère-Gée, élue du XIVe, sont en lice.

mercredi 18 décembre 2019

Retraites: les Républicains dévoilent leur contre-projet

LR réagit à la campagne de presse qui dénature leur vision d'un système juste 

Les Républicains n'est pas miscible dans ce projet Macron


Le parti Les Républicains a fait quelques mises au point jeudi.  Leur "contre-projet" de réforme des retraites inclut le report à 65 ans de l'âge de départ en retraite pour garantir les pensions, mais en prenant soin de marquer leur différence avec Macron.

L'ancien conseiller de Hollande a  élaboré "le contraire d'une réforme de droite".
"Le système universel du gouvernement va créer de nombreux perdants" et "des retraités pauvres", a pointé le président du groupe parlementaire Damien Abad, un ancien chargé d’études sur les questions budgétaires et fiscales au groupe UDF. 

Abad a présenté un projet de réforme "juste et audacieuse".
Parmi leurs propositions, présentées sur le site préserver-les-retraites.com, LR envisage de "repousser l'âge du départ à la retraite d'un trimestre par an pendant 12 ans" jusqu'à 65 ans. Il s'agit de "garantir l'équilibre financier du système" pour permettre "le maintien du niveau de pension pour tous", fait valoir D. Abad. 

Autres points: préserver les caisses complémentaires et maintenir les droits familiaux pour les mères de famille et les veuves.
Certaines propositions rejoignent celles du gouvernement: relèvement à 1.000 euros des petites retraites, meilleure prise en compte de la pénibilité... 
Les députés LR veulent aussi "mettre définitivement fin aux régimes spéciaux" à l'horizon 2032.

LR dénonce "le double langage" du chef de l'Etat

Résultat de recherche d'images pour "reforme des retraites"Pour autant, la réforme du gouvernement "n'est pas une réforme de droite", qui a présenté un texte "bien différent", a insisté D. Abad, critiquant clairement le "bal des hypocrites" autour de l'âge pivot de 64 ans évoqué par le premier ministre. 

C'est "un succédané" et un "faux semblant, pour éviter de dire qu'on repousse l'âge de la retraite" mais "l'âge pivot, c'est la réduction des pensions", a abondé le président de la commission des finances de l'Assemblée, Eric Woerth, ancien ministre du Budget (2017-2010), puis du Travail (2010).

Taclant le candidat démagogue Macron qui "est enfermé dans sa promesse de ne pas toucher aux 62 ans", Damien Abad a prédit "une grande reculade": il est "fort probable que l'âge pivot ne résiste pas aux vacillements de l'exécutif".
"Le président sort affaibli après la crise des Gilets jaunes et son mépris des corps intermédiaires se retourne contre lui", a-t-il ajouté, sans toutefois mentionner la suite continue et inédite des démissions, à la fois dans l'exécutif et à l'Assemblée nationale.

Pour LR, ce contre-projet se veut aussi "la preuve que la droite n'est ni asphyxiée ni avalée par le macronisme", a souligné Abad.
Le chantier des retraites est "un rendez-vous de crédibilité pour la droite républicaine" qui a eu le courage en son temps d'amorcer l'évolution du système.
"Nous sommes justes là où Emmanuel Macron est profondément injuste", a asséné le numéro 2 du parti, Aurélien Pradié, pointant le "péché d'arrogance" du chef de l'Etat.

"Notre retour au pouvoir est une longue histoire à écrire et ce n'est pas une voie de facilité", a reconnu E. Woerth, qui a admis: "je ne suis pas sûr que ce que nous proposons mette moins de monde dans la rue. Ca en mettra peut-être un peu plus".
Mais ce serait "pour de bonnes raisons, sur lesquelles on peut discuter", alors qu'"aujourd'hui on n'y comprend rien, personne ne sait comment il va être mangé".