POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Perpignan. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Perpignan. Afficher tous les articles

samedi 30 mai 2020

Perpignan: une colistière du candidat LREM soutient le candidat RN. ex-FN

Après Collomb qui s'allie au candidat Les Républicains à Lyon,  le "en même temps" de Macron joue à nouveau contre lui


A Perpignan, le RN Louis Aliot recueille une LREM repentante

La numéro 10 de la liste de Romain Grau assume dans un message publié vendredi et R. Grau oscille entre consternation et fatalisme. "Un peu étonné, mais pas complètement surpris", l’ancien prétendant macronien à la mairie de Perpignan vient d’apprendre qu’une de ses colistières votera pour le candidat du Rassemblement national (RN), Louis Aliot, au second tour des élections municipales, le 28 juin. "Il y a un électorat pour qui les digues ont déjà sauté. Même dans le mien", constate le député LREM, avant de décrire le "panorama hallucinant" de Perpignan. Entre "la cristallisation du vote RN" et l’exemple voisin de Béziers, qui "donne les coudées franches au RN pour ratisser à droite", selon Le Monde  - qui met des guillemets à ses propres amalgames, puisqu'il ne précise pas l'auteur -, Romain Grau - un proche à la fois du PS, de l'Union des démocrates et indépendants, des Républicains et et La République en marche - en vient même à craindre que le barrage républicain, si étendu soit-il, "ne suffise plus". 

"Pour moi, c’est non au front républicain. Oui à Louis Aliot" 

"Si certains ont eu la tentation de Venise, [j'ai] celle de Béziers," assume la conseillère municipale, Josiane Cabannas, dans un message publié sur Facebook vendredi 29 mai,  après avoir remercié le LREM Romain Grau, candidat LREM à la succession du maire UMP/LR depuis 2009.

Jeudi 28 mai, Romain Grau avait annoncé qu’il se retirait de la course, "afin d’éviter l’accession de M. Aliot et du populisme à la mairie". Un choix guidé par "l’arithmétique" et le risque de voir s’installer, pour la première fois, l’ex-FN à la tête d’une municipalité de plus de 120 000 habitants. 

Une quadrangulaire qui pourrait profiter au RN
 
Elle s'est esquissée au soir du premier tour, le 15 mars. Largement en tête, Louis Aliot y dépassait les 36 %, alors que le maire LR sortant, Jean-Marc Pujol, dont les enquêtes d'opinion révèlent l'impopularité, notamment du fait de son laxisme juppéiste en matière de sécurité: avec 18,44 % des voix à l’issue du premier tour, il arrive en deuxième position, loin derrière Louis Aliot, dans un scrutin de pandémie au coronavirus qui a pourtant largement favorisé les sortants. De quoi satisfaire le parti de Marine Le Pen: Perpignan est en effet l'un des enjeux emblématiques du second tour pour l’ex-Front national. 

Romain Grau, lui, s’était placé quatrième, avec 13,17 % des voix, non loin derrière les 14,51 % d’Agnès Langevine, la candidate Europe Ecologie-Les Verts. Cette dernière doit annoncer dans les heures qui viennent sa décision de maintien ou de retrait au second tour.
 
"Dans une triangulaire, Louis Aliot part très largement favori. Mais dans un duel avec un maire sortant aussi affaibli, le pronostic est compliqué… ", admet l’historien spécialiste de l’extrême droite et de la cartographie électorale perpignanaise Nicolas Lebourg. 
D’autant que si une abstention massive est à craindre lors de ce second tour, qui se tiendra dans une situation sanitaire exceptionnelle trois mois après le premier, et à la veille des grandes vacances d’été, l’électorat RN a pour habitude de répondre présent. "Une chose est sûre, conclut Nicolas Lebourg, l’électorat d’En marche est beaucoup plus à droite ici qu’au niveau national. Alors, Aliot peut lui aussi y trouver une réserve."
<br>

mercredi 31 juillet 2019

Castaner qualifie d’"attentat" le saccage d’une permanence LRM à Perpignan

Christophe Castaner continue de tenir des propos excessifs
Le ministre de l'Intérieur énonce ses a priori fâcheux

La permanence du député LRM Romain Grau, endommagée par des manifestants le 27 juillet 2019 à Perpignan.
Jugez de l'ampleur des dommages dans la permanence du député LREM Romain Grau, le 27 juillet 2019 à Perpignan, selon Le Monde
Castaner lance des accusations avant que la justice ait pu se prononcer.
"Ils s’étaient équipés [préméditation] et ont tenté notamment d’attenter à la vie [présomption d'innocence bafouée] d’un parlementaire présent dans la permanence", a jugé le ministre de l’Intérieur lors d’un déplacement à Perpignan.


"De nombreux responsables politiques ont dénoncé, en début de semaine, une nouvelle série de dégradations de permanences de députés La République en marche (LRM), parfois emmurées ou taguées après la ratification du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA), voire saccagées, comme à Perpignan (photo ci-dessus) lors d’une manifestation de « gilets jaunes » samedi." Telle est la présentation des faits par le quotidien Le Monde. Et qui sont ces nombreux responsables politiques évoqués par ce journal: dans l'ordre, Castaner, Ferrand, Dussopt, Le Gendre, Aurore Berger, Riester, Darmanin, Didier Guillaume et... Schiappa.

Ainsi que 






  •               @louis_aliot


  • Je condamne sans réserve les dégradations perpétrées par quelques individus irresponsables à #Perpignan Il est aussi scandaleux de voir que la permanence parlementaire de mon collègue
    a été dégradée. C’est par le vote que la politique changera !

    Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, est allé jusqu'à assimiler ce saccage "attaque" et "attentat" et à qualifier ses auteurs de "brutes"


    Résultat de recherche d'images pour "twitter permanence Perpignan"
    Permanence d'une superficie imposante
    offrant une surface vitrée importante à la colère citoyenne
    "C’est l’image du coucou. Les violents viennent dans le nid d’une manifestation, quelle qu’elle soit, et ensuite peuvent en profiter pour porter leur haine du système, quel qu’il soit. (…) On voit bien qu’au fond ces gens-là veulent juste détruire," a-t-il affirmé au cours d’une visite surprise à Perpignan, mercredi 31 juillet, quatre jours après les faits.



    Samedi, des manifestants, dont certains étaient cagoulés, avaient brisé toutes les vitres de la permanence où se trouvait le député de la majorité Romain Grau, et tenté d’y mettre le feu. Aucune interpellation n’a toutefois eu lieu pour l’heure.

    Le ministre de l’Intérieur a pas manqué par ailleurs d'affirmer apporter son "soutien à toutes les autres victimes d’attentats tels que celui qui a été commis samedi dernier. Et ce, quelle que soit leur couleur politique", rapporte L’Indépendant. 

    Castaner a ensuite tenté de justifier l’emploi du terme disproportionné "attentat".
    "Le principe de l’attentat, c’est de préparer l’acte. Là, on a des gens qui sont venus avec des bidons d’essence. Ils s’étaient équipés et ont tenté notamment d’attenter à la vie d’un parlementaire présent dans la permanence." Une corrélation douteuse - mais malveillante - car la possibilité de la présence de l'élu, un mercredi, pouvait-elle être envisagée ?
    LCI
    ✔@LCI
    @CCastaner sur la permanence saccagée à #Perpignan :
    "Cette dégradation est un #attentat, puisque les auteurs ont acheté les bidons d'essence en amont. Ils ont tenté d'attenter à la vie d'un parlementaire qui était présent dans la permanence"


    "Les moyens de la police sont totalement engagés pour trouver les auteurs. (…) Nous identifierons les responsables comme cela a été le cas pour la quasi-totalité des actes de vandalisme, d’attaque, de dégradation, de violence ou de vol qu’on a connus pendant les manifestations des “gilets jaunes” ", a-t-il assuré sur des images transmises par LCI.



    Cibles d’insultes ou de violences au plus fort de la crise des Gilets jaunes cet hiver, les parlementaires se sont de nouveau mis en situation cibles : singulièrement les députés LREM qui ont voté le 23 juillet en faveur de la ratification du CETA, controversé jusqu'à l'intérieur même de la majorité.

    Il s’agit du premier déplacement seul du ministre de l’Intérieur depuis la confirmation de la mort de Steve Maia Caniço suite à une charge de police lors de la Fête de la musique, à Nantes, dans la nuit du 21 au 22 juin. 

    Castaner est sous le feu des critiques de l’opposition et d'une partie de la majorité présidentielle  dans plusieurs affaires successives. Le premier ministre, Edouard Philippe, lui a apporté mercredi matin "tout son soutien".


    Castaner, récidiviste de l'agression langagière


    Christophe Castaner avait fustigé une "attaque" à propos d'une intrusion de manifestants dans l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière
    situé dans le XIIIe arrondissement de Paris, en marge du 1er mai 2019. Sous le feu des critiques indignées, encore quatre jours plus tard, certains l'appelèrent à démissionner et, lors d'un point presse, le ministre de l'Intérieur avait été amené à regretter ses excès de langage.  

    Sa propension à envenimer les situations aurait déjà justifié des excuses plutôt que de simples regrets car, depuis les faits, de nombreux témoignages ont montré que bon nombre des manifestants avaient pénétré dans le site hospitalier pour se protéger des gaz lacrymogènes.  La déclaration du ministre de l'Intérieur était mensongère, puisque des documents publiés peu de temps après révélèrent qu'il s'agissait d'un mouvement de manifestants pacifistes cherchant à fuir une charge policière. "Je n'aurais pas dû employer ce terme (d'attaque)", a-t-il admis lors d'un déplacement dans le Var. Christophe Castaner a notamment concédé qu'il aurait plutôt dû évoquer, comme la directrice générale de l'hôpital, "une intrusion violente", encore que les intrus ont rebroussé chemin lorsque des personnels hospitaliers leur avait signifié leur erreur : ils étaient entrés par l'arrière du bâtiment sans en avoir conscience.

    Castaner en avait repassé une couche, assurant que "
    lors de ma visite, le personnel hospitalier m'a raconté les insultes, les dégradations. Ils m'ont raconté l'intervention rapide des forces de l'ordre". "Attaque, c'est le mot qui m'est venu, a reconnu simplet. La directrice a utilisé le mot d'intrusion violente, c'est en effet mieux adapté".
    "Je ne souhaite qu'aucune polémique ne puisse exister sur ce sujet. Entrer de force dans un hôpital, ce sont des actes inadmissibles et des actes très graves, a-t-il insisté. […] Cet incident, au lieu d'être nié dans une polémique absurde devait nous émouvoir, nous ouvrir les yeux sur la nécessité d'en finir avec ce climat de violence", a-t-il commenté.

    Plus récemment, début juillet, l’intervention musclée des forces de l’ordre pour déloger des manifestants écologistes sur le Pont de Sully à Paris était "parfaitement légitime", avait jugé Christophe Castaner. 
    Le ministre de l'Intérieur reconnaît cependant "des doutes" sur ses "modalités". Une enquête judiciaire a par ailleurs été confiée à... l'IGPN.

    Des décorations a des policiers suspects 
    Mi-juillet, le site Mediapart a révélé qu'en juin dernier Castaner a décoré de la médaille de la sécurité intérieure des policiers pour leur "engagement exceptionnel dans le cadre des Gilets jaunes". 
    Or, parmi les médaillés, au moins cinq agents sont impliqués dans des enquêtes judiciaires concernant des violences policières.
    Parmi ces policiers, on remarque le chargé des opérations de maintien de l'ordre lors d'un rassemblement en mars dernier à Nice, au cours duquel la militante Geneviève Legay a été projetée au sol, grièvement blessée à la tête. Même la compagne du policier, chargée de l’enquête sur les violences commises ce jour-là, a été décorée. 
    Un capitaine de police auditionné dans le cadre de l'enquête sur le décès de Zineb Redouane a également été décoré, tout comme le commissaire de police qui aurait donné l'ordre d'utiliser des gaz lacrymogènes lors de la Fête de la musique sur le quai Wilson à Nantes, soirée durant laquelle Steve Maia Caniço a disparu dans le fleuve. Ce n'est qu'un mois après que le corps du jeune Nantais a été retrouvé noyé.

    Pourtant du côté des policiers, le bilan des premiers mois de Christophe Castaner est catastrophique. Depuis le début de l'année, 45 policiers se sont donné la mort, c'est 10 de plus que pour l'ensemble de l'année 2018.

    mercredi 5 septembre 2018

    Le choléra est à Perpignan : un bienfait de l'Algérie à la France

    Suspectés d'être porteurs du choléra, des passagers d’un avion en provenance d’Algérie ont été pris en charge à Perpignan

    Près de 150 personnes ont été confinées à bord pendant plus d’une heure.

    Un enfant, susceptible d’être porteur du choléra, a été hospitalisé pour passer des examens. L'enfant de huit ans souffre de vomissements et de diarrhées. "Un enfant est susceptible d’être porteur du choléra et va être évacué vers l’hôpital pour des examens", ont confirmé les pompiers. 

    Les passagers du vol de la compagnie ASL Airlines, arrivé d’Oran (Algérie) à Perpignan à 13 h 45, sont restés confinés à bord un peu plus d’une heure sur le tarmac, ce mercredi  5 septembre, dans l'après-midi, après l'atterrissage. Les passagers ont été évacués progressivement le jour même.

    L'enfant, âgé de 8 ans, souffrait de vomissements et de diarrhées. "Des prélèvements vont être faits sur l’enfant pour vérifier" si ce cas est avéré, ont ajouté les secours. La suspicion n'est pas confirmée à ce stade, indique une porte-parole de la préfecture des Pyrénées-Orientales, voix officielle. "La procédure réglementaire internationale habituelle a été mise en place et les autres passagers ont pu sortir de l'avion", a-t-elle ajouté. La durée d'incubation peut pourtant être d'un jour à cinq jours.

    Une "désinfection des mains" avant de quitter l’avion : quid des futures selles ?
    Résultat de recherche d'images pour "cholera"

    Les autres passagers et les membres d’équipage, soit un total d'un peu plus de 140 personnes, ont retrouvé la terre ferme après 15 h. Encadrés par les pompiers, ils ont quitté l’avion après une " désinfection des mains " et une prise de renseignements sur leurs adresses et identités, afin de suivre l’évolution de leur état de santé, si le cas de choléra était confirmé, d’après la préfecture.
    Les services de secours avaient été prévenus par un appel téléphonique des sapeurs-pompiers de l’aéroport.

    Une épidémie de choléra a tué deux personnes en Algérie depuis son apparition le 7 août. Elle est "maîtrisée", avait pourtant affirmé mardi le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui. 
    Le choléra est une infection diarrhéique aiguë provoquée par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés. Elle est facile à traiter par réhydratation notamment, mais peut tuer en quelques heures faute de traitement.

    mercredi 27 juillet 2016

    Le Barcarès: un individu brandit un pistolet en criant "Vive Daesh"

    L'Etat islamique rend-il fou et faut-il être détraqué pour suivre Daesh ?

    Avatar des théories 
    du communautarisme, du "post-colonialisme" ou du "repli identitaire"
    Gros mot dans l'idéologie de gauche
    Après avoir insulté le personnel d'un restaurant à dos, l'individu est revenu armé en hurlant qu'il allait tous les "buter".
    On apprend le 27 que, samedi 23, un passant s'est mis à invectiver le personnel d'un restaurant du Barcarès attablé avant le début du service. "Il est fou ?", interroge le maître d'hôtel. Du coup, le passant s'est emporté comme un Valls, devenant menaçant. L'employé se leva pour le repousser. 
    Quelques minutes plus tard, l'individu est revenu exhibant un pistolet et le braquant sur le personnel et les clients. 

    "Je vais vous tuer, les Français, vous mettre une balle dans la tête. Vive Daesh," cria-t-il, rapportent plusieurs témoins. 

    Il finit par repartir après avoir semé une panique épouvantable. 
    L'un de ces dessins caricaturaux
    qui génèrent de la haine
    Il sera interpellé sans résistance à son domicile un peu plus tard. Présenté mardi au tribunal, trois jours plus tard. Il nie toute allusion au groupe terroriste, mais estime avoir été invectivé par les serveurs et raconte qu'il est revenu pour leur faire peur avec une arme à grenailles non chargée.

    Chrétien, bouddhiste, puis musulman
    Il explique avoir été chrétien, puis bouddhiste et s'être converti récemment à un islam ...modéré. "Je suis citoyen français [bi-national], mais mon pays me dégoûte car on ne me rend jamais justice. Mais je suis aussi peiné que tous à chaque fois que j'entends parler d'un attentat". 

    Reste le traumatisme de Français pour le moins tout aussi "modérés" qui se sont vus mourir lorsqu'ils ont aperçu l'arme pointée sur eux. "Je suis un chef d'entreprise transi; tous mes collaborateurs sont inquiets", explique à la barre le patron du restaurant. 
    Le procureur aussi est inquiet: "Il n'a tué personne, mais il y a la pratique de la terreur en ces temps particuliers. Il y a ensuite l'apologie d'un groupe terroriste, une violence avec arme et des menaces de mort. Une multitude de témoins en atteste". Il requiert 4 ans dont ...18 mois assortis du sursis.

    Le rôle de 
    son défenseur, maître Sylvie Muffat-Joly, s'avère difficile

    "
    Il ne faut pas le sur-sanctionner pour des faits qui en d'autres temps auraient fait moins de bruit, assure l'avocate de Perpignan. 
    Il est en colère contre la société, se dit victime de racisme, mais, d'évidence, ce n'est pas un terroriste [comme les autres, il est jugé calme et sympathique dans sa cage d'escalier ?]. 
    Il se sent incompris depuis qu'il a déposé une plainte restée sans effet. 

    Il a ce comportement provocateur décrit par l'expert psychiatre, mais c'est en fait un appel à l'aide". 

    Le tribunal écoute et donne sa décision: 30 mois de prison ferme avec maintien en détention, 5 ans d'interdiction de paraître au Barcarès et 5 ans de privation des droits civiques.

    Perpignan, traumatisée par l'assassinat de deux policiers à leur domicile

    Suivez la direction indiquée:
    elle mène à gauche...
    Région sous tension où les nouveaux combattants anti-Daech sont formés à Perpignan.
    Les Pyrénées-Orientales abritent le centre d'entraînement d'une nouvelle organisation francophone en guerre contre les djihadistes. Les candidats en partance pour l'Irak peuvent y suivre un stage de survie au Moulin-à-Vent. "Je devais partir comme soldat en juin 2016 pour aider les peshmergas, mais ils ont préféré que je reste en France et que je m'occupe de la formation de nos volontaires", témoigne un instructeur perpignannais en sports de combat. Depuis six mois, il est surtout membre dirigeant de la récente organisation Assyrian French Légion (AFL), émanation de Dwekh Nawsha France (DNF), "futur martyr"...

    Perpignan, ville martyre
    Les militaires français tués en mission en Libye venaient du centre de la DGSE de Perpignan, un centre d'entraînement dédié aux opérations commando et à la guerilla. Le 20 juillet au matin, Paris a dû annoncer -sous la contrainte d'une révélation de la presse- que trois soldats français, agissant en toute clandestinité, étaient morts en service commandé en Libye, dans des circonstances peu claires d'un "accident" d'hélicoptère -possiblement abattu par un missile de Daesh- en mission de renseignement, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, avouant pour la première fois la présence de soldats français dans ce pays.
    Le gouvernement libyen d'union nationale (GNA) a accusé  la France de "violation" de son territoire, après l'annonce par Paris de la mort de trois de ses militaires. La présence française est "une violation du territoire libyen", a déclaré le GNA dans un message sur son compte Facebook, estimant que rien ne "justifie une intervention" étrangère sans qu'il en soit informé.

    En juillet 2015, arrestaion de trois terroristes
    Ces trois individus étaient soupçonnés du projet d'attaque terroriste visant la base militaire, le Fort Béar, située près de Collioure  (Pyrénées-Orientales).
    Agés de 17, 19 et 23 ans, dont un ancien militaire de la marine, ils avaient été interpellés dans le Rhône, les Yvelines et les Bouches-du-Rhône et placés en garde à vue dans les locaux par la DGSI. "Ils projetaient de commettre une action terroriste contre des installations militaires française", avait confirmé le ministre Bernard Cazeneuve. Ils auraient envisagé d'y tuer des militaires en poste et de décapiter le chef du détachement dans ce sémaphore, expliqua une source proche du dossier. Une scène que, selon une source proche de l'enquête, ils auraient souhaité filmer pour la diffuser sur internet. Fort Béar abrite le centre national d'entraînement commando, tout près de Collioure.

    Juin 2016: interpellation de trois suspects de terrorisme à Perpignan et Carcassonne
    Les services de la sécurité intérieure (DGSI), renforcés par les hommes du Raid de Bordeaux, ont mené une opération antiterroriste simultanée dans l'Aude et les Pyrénées-Orientales et ont interpellé ces trois individus - un homme à Perpignan et un couple, soit une femme de 21 ans et un homme de 24 ans, à Carcassonne (Aude) - soupçonnés de participer au recrutement pour le départ en Syrie.  

    Aussi les attentats de mars 2012 à Toulouse et Montauban
    10 juin 1944 - Oradour-sur-Glane: massacre de la population, 
    dans l'église, par la division SS Das Reich
    26 juillet 2016 - Saint-Etienne-du-Rouvray : prêtre en prière, 86 ans, 
    égorgé dans son église

    Le 11 mars 2012, à Toulouse, Haute-Garonne, Mohammed Merah lance "tu tues mes frères, je te tue" et abat le maréchal des logis-chef Imad Ibn Ziaten, un Français d'origine marocaine du 1er régiment du train parachutiste, d'une seule balle dans la tête sur un parking.

    Le 15 mars 2012, à Montauban, Tarn-et-Garonne, deux militaires, Abel Chennouf, français catholique d'origine algérienne, âgé de 26 ans, et Mohamed Legouad, français musulman d'origine algérienne âgé de 24 ans, sont tués. Un troisième, Loïc Liber, âgé de 28 ans, resté tétraplégique, est grièvement blessé à la tête à proximité de la caserne où ils étaient cantonnés.

    A Toulouse, le 19 mars 2012, Mohammed Merah, un franco-algérien de 23 ans, détenteur de deux passeports, l'un algérien, l'autre français, en cours de validité, commet un second attentat au collège-lycée juif Ozar Hatorah, faisant quatre victimes de 3, 6 et 8 ans.

    mercredi 25 juin 2014

    Pourquoi une réforme pénale? Il suffit de multiplier les erreurs de procédure

    Les juges ont la technique...

    Un jeune Perpignanais a été libéré début juin suite à un problème "matériel"
    Les juges récidivent
    Une simple erreur de fax conduit à la libération d'un nouveau détenu potentiellement dangereux. Samy, un jeune de Perpignan soupçonné d'implication dans  un règlement de comptes violent entre dealers, a été libéré début juin à la suite d'un problème matériel. Si l'histoire peut paraître incroyable, elle est pourtant tristement redondante, quatre mois à peine après la libération de deux autres détenus pour les mêmes raisons.

    La technique de l'erreur de procédure
    Ecroué depuis février pour tentative d'assassinat, Samy, 20 ans, est incité par son conseiller juridique à faire appel  de la décision de rejet par la justice d'une demande de remise en liberté, dès mai dernier. Comme la procédure l'exige, un fax est alors envoyé de la prison de Perpignan vers la Chambre de l'instruction de Marseille, afin d'annoncer cet appel. Par sécurité, il est doublé d'un courrier qui contient l'original de la demande. Une fois les documents réceptionnés, la Chambre de l'instruction a alors quinze jours, pas un de plus, pour fixer une audience. Après un mois sans réponse, l'avocat comprend que la demande de son client n'est jamais parvenue à la Chambre d'instruction: le fax montpelliérain avait rejeté le document. 
    Quant au courrier postal, personne ne l'a reçu non plus. Trois précautions valent donc mieux que deux, désormais, depuis que Christiane Taubira est logée Place Vendôme.
    "La chambre de l'instruction avait quinze jours pour répondre. Ce délai était dépassé depuis dix-sept jours, a expliqué Me Mickaël Poilpré au quotidien . Nous étions bien au-delà du délai raisonnable admis par la jurisprudence." Cette double "erreur" qui a conduit à la remise en liberté immédiate du présumé dealer, ne serait-elle pas en fait une "avancée" parmi les nouveautés réformistes du monde de la magistrature ?

    Les "actes manqués" sont des fautes professionnelles 

    Il y a de quoi, en effet !
    Début février, une "erreur" très semblable de greffier avait permis la libération d'un détenu suspecté simplement de meurtre. Amadou Fall, 24 ans, principal suspect dans le meurtre d'un disc-jockey battu à mort la nuit de la Saint-Sylvestre 2011 en Seine-Saint-Denis, avait été relâché dans la nature à cause d'une pénurie d'encre du télécopieur empêchant l'envoi d'un fax. "Il faut que nous arrivions à comprendre ce dysfonctionnement, les conséquences sont lourdes", avait alors déclaré la  candide ministre de la justice Christiane Taubira, avant d'annoncer l'ouverture d'une enquête qui n'a toujours pas abouti après quatre mois. Le 22 mai dernier, trois mois après sa libération, le tueur par lynchage du DJ antillais Claudy Elisor avait été condamné à 18 ans de réclusion, tandis que son coaccusé, Alassane Diop, a été acquitté par la Cour d'Assises de Bobigny. 

    Fin février, c'est une femme soupçonnée d'avoir livré sa fille de 5 ans à un pédophile de 38 ans, en août 2012 (comme celle de 11 ans  -en âge d'être épousée- originaire de Metz, à son compagnon) qui avait été remise en liberté (lien). Cette fois, c'est un numéro de fax erroné qui est la cause de cette légèreté. Son avocat, Me François-Xavier Koehl, avait alors déclaré: "Il y a une erreur de procédure, je me devais de la soulever. Mais ma cliente répondra de ses actes, cette nullité n'a pas été soulevée pour lui permettre d'échapper à la justice." La mère indigne est qualifiée de "Vosgienne d'origine", mais le pédophile reste en revanche sans origine...