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mardi 19 mai 2020

Le parti du président Macron, LREM, perd la majorité absolue

17 députés forment un nouveau groupe à l'Assemblée : LREM peut-elle encore  conserver toute son arrogance ?

Avec la création de ce nouveau groupe, LREM poursuit une débandade parlementaire inédite

En perdant la majorité absolue au Palais-Bourdon, Macron devra davantage composer avec ses alliés, le Modem et Agir, plus loyalistes que ses élus.


Un neuvième groupe politique de 17 dissidents, dont des Macroniens et anciens Macroniens, est "déposé officiellement" ce mardi à l'Assemblée, annoncent certains de ses membres fondateurs. Le groupe LREM perd du même coup  la majorité absolue"de justesse" et "au moins temporairement," commente Le Monde qui ne mise pas sur son avenir.

Baptisé "Ecologie Démocratie Solidarité", ce nouveau groupe est "indépendant", "ni dans la majorité, ni dans l'opposition", un "en même temps" qui n'augure pas d'une ligne sans zigzags ni compromission, dès la lecture de la déclaration politique de ses élus. 
Parmi ses membres figurent d'anciens "marcheurs" de la première heure, comme Matthieu Orphelin (proche de Nicolas Hulot), ou encore des membres de l'aile gauche de LREM comme Aurélien Taché ou Cédric Villani, dont la dissidence n'était pas encore acquise jusque-là.
Avec cette crise du Covid19, il nous faut dépasser les clivages et les postures, et construire collectivement le monde d’après. #EDS, que nous créons aujourd'hui, sera un groupe de propositions, de coalition, d'innovation


Tous ces députés ont été élus en 2017 sous l'étiquette LaREM à l'exception de Delphine Batho.

Une perte "seulement temporaire" de majorité, veulent croire les loyalistes groggy ?

Les arrogants de la majorité présidentielle aurait dû voir venir.
En février 2019, la grande majorité de ses députés et le MoDem avaient voté pour loi dite anticasseurs, controversée et qui proposa des interdictions administratives de manifester ou qui fait de la dissimulation de visage un délit. Mais 50 députés - principalement de l’aile gauche et en pointe sur la défense des libertés publiques - s'étaient tout de même abstenus. "L’essentiel, c’est qu’il n’y a eu aucun vote contre," avait commenté dans la foulée du vote le patron du groupe majoritaire Gilles Le Gendre. 
Pour voir venir la dissidence actuelle, il aurait fallu que les anciens socialistes Gilles Le Gendre - fils d'un président de société et de Catherine Chassaing Mandegou de Borredon - un ex-président du directoire du groupe Expansion (groupe l'Express, filiale de SFR Presse, racheté par Patrick Drahi, détenteur cumulard de BFM), et Stanislas Guerini, secrétaire général de LREM, eussent été lucides et compétents, mais ils sont des produits du quinquennat de François Hollande.

Avec ce... neuvième groupe - un record camouflet dans l'hémicycle du Palais-Bourbon - LREM perd sept nouveaux membres ou apparentés, tombant à 288, juste sous le seuil de la majorité absolue (289 sièges) qu'il détenait jusqu'alors à lui seul. Un revers cinglant même si le groupe majoritaire peut s'appuyer sur ses 46 alliés du MoDem et la dizaine d'élus Agir.

Le groupe espère toutefois récupérer rapidement la majorité absolue
La future suppléante d'Olivier Gaillard, ex-PS et ex-LREM, qui devrait quitter son siège de député pour succéder à une DVG à la mairie de Sauve (1.900 habitants), Gard, pourrait se désolidariser du titulaire démissionnaire, depuis le 13 mai (déclarant regretter de n'être qu' "un élu de seconde zone" dans un Parlement qui oublierait les territoires locaux) et rechausser les godillots des "marcheurs", comme annoncé par le député, sous les yeux des électeurs effarés. 
Sa suppléante est proviseur adjointe du Lycée Jacques Prévert à Saint-Christols-les-Alès, 1957e sur 2013 au classement national de 2016 et 21e sur 21 dans le département avec 8,3/20Catherine Daufès-Roux, 57 ans, déjà doublure d'Henri Francès en 2012, battu par le socialiste William Dumas, va devoir résister au mépris de élus de la société civile au parti présidentiel. Elle a survécu à la canicule de l'été 2003 et à un record de chaleur jamais enregistré en France métropolitaine avec 44,1 °C . Est-elle suffisamment aguerrie pour autant ?

Vers un soutien conditionnel au cas par cas et un chantage permanent au pouvoir

Le nouveau groupe entend contribuer à "une ambition forte de transformation sociale et écologique". Ce que Macron croyait réaliser depuis trois ans...

"Répondre à l'urgence écologique, moderniser la démocratie, réduire les inégalités sociales et territoriales : nous pouvons faire plus et mieux à l'Assemblée nationale", estiment ces députés, pour qui "après le Covid-19, plus rien ne doit être comme avant". Les prétentieux de la majorité n'en croient pas leurs yeux: ils ont trouvé plus ambitieux qu'eux !

Dans un document, ils listent leurs "15 premières priorités"
Cela va d'"un plan de réindustrialisation pour une souveraineté et une autonomie retrouvées" à une "réelle transparence de la vie publique" en passant par le rétablissement d'un système de santé "robuste" ou une refonte de "la fiscalité du capital et du patrimoine".

"Nous pousserons et soutiendrons toutes les décisions à la hauteur des enjeux, mais saurons nous opposer dans tous les autres cas", préviennent ces députés.

Ils vont refaire le monde.

mardi 28 avril 2020

Macron débine Philippe, puis dément toute dissension avec lui

Macron a-t-il toute sa tête ?

Macron dénonce la décision de Philippe de refuser aux députés 24h de réflexion avant le vote de ses mesures de déconfinement

Les Républicains a réclamé un délai de 24 heures avant le vote, le pouvoir refuse. 
Mardi 28, le premier ministre présentera  les grandes lignes du plan de déconfinement à l’Assemblée et, dans la foulée, il sera suivi et d'un débat à 75 autorisés dans l'hémicycle et d’un vote électronique immédiat.
"Ça a l’air d’être de la démocratie, c’est seulement de la brutalité. Personne ne sait où on va et on nous impose un simulacre de démocratie à l’Assemblée nationale." Jean-Luc Mélenchon n’est pas le seul député à s’indigner de la façon expéditive dont est organisé le vote sur la sortie du confinement. Alors que Damien Abad avait demandé un report du vote au lendemain mercredi ou au  jeudi  pour disposer d'un minimum de temps de réflexion, l’Assemblée nationale devra se prononcer mardi en fin d'après-midi, immédiatement après la présentation du plan de déconfinement par le premier ministre Edouard Philippe et le débat qui s’ensuivra, dans un hémicycle en partie vidé de ses députés en raison des mesures sanitaires. 

Les Républicains ont déploré le rejet de ce "temps de réflexion":
 "Cette accélération du calendrier est un déni de démocratie", dénonce le président du groupe des députés LR, Damien Abad. "Nous demandons 24 heures de plus pour un travail de fond en commission et la consultation de nos collègues qui ne pourront siéger."  LR devrait donc logiquement refuser de soutenir de leur vote des mesures dont ils ne peuvent évaluer la portéemais rien n'est moins sûr. 
Le temps médical n'est pas le temps politique. Si les sommités du "Conseil scientifique" exigent le respect des protocoles stricts que ses "savants" ont édictés et des délais permettant tests et analyses, bien que les risques soient équivalents, foin, en revanche, des délais et analyses en matière législative !
Pour Marine Le Pen (RN), "les conditions du vote de mardi, à la suite immédiate d’un discours dont on ne sait rien, sans une loi nous permettant d’amender, sont un artifice du gouvernement pour tenter de nous faire partager sa responsabilité dans le fiasco de la gestion de cette crise sanitaire".

Au Parti socialiste, Olivier Faure a demandé que le vote attende la présentation de l’ensemble du plan de déconfinement, une condition pour "voter en connaissance de cause".

La contestation a aussi gagné les rangs de La République en Marche. 
"Comment le législateur peut-il se prononcer en sérénité sur un "plan de déconfinement ?", a ainsi interrogé la députée Martine Wonner, ce médecin soulignant qu’il ne le découvrira que quelques minutes avant le vote", dans une lettre au président de l’Assemblée Richard Ferrand. 
Durant la pandémie de Covid-19, elle a fait partie des élus à l'initiative du collectif " Laissons-les prescrire", ainsi que d'une pétition qui demande l'assouplissement des conditions pour recourir à l'hydroxychloroquineet dit [s'interroger] sur la confiance à apporter au gouvernement sur cette gestion de crise. Au vu du nombre de pétitions et tribunes qu'elle a déjà signés, elle devrait refuser son vote à Macron, mais on s'attend à une abstention de la velléitaire et de ses copines députées du "Collectif social-démocrate".

Le député Aurélien Taché, ex-apparatchik socialiste, mais LREM, s’est lui aussi dit favorable à un délai de 24 heures

Malgré les protestations de tous bords, l'Edouard a dit "NIET" !
Une fin de non-recevoir méprisante qui ouvre la voie à un vote à l'aveugle sur ce que sa présentation a bien voulu dire de son plan de déconfinement, a-t-on appris ce lundi de sources parlementaires troubles. Un blanc-seing que devraient lui accorder les fantoches en godillots de la majorité présidentielle.
Le premier ministre est attendu sur six thèmes prioritaires : "la santé (masques, tests, isolement, qui manquent toujours cruellement au grand public, après sept semaines de confinement réglementé…), l’école, le travail, les commerces, les transports et les rassemblements".

Le président de l’Assemblée Richard Ferrand a tenté de justifier ce refus d’un report.
Selon lui, présenter son plan devant l’Assemblée est une marque de considération du Parlement, a rapporté un participant. "En même temps", n'est-ce pas une marque de son mépris des Français, ces "illettrés" qu'ils ne cessent d'humilier en assurant qu'ils ne comprennent rien et ne saurait même pas placer un masque ? 

Vers un vote séparé pour ou contre le traçage ?

Ce vote du plan Philippe était initialement prévu le 5 mai, tandis que le mardi 28 avril devait être consacré à un vote sur l’application de traçage StopCovid, qui doit permettre de retrouver les contacts des porteurs du coronavirus. 
C’est d’ailleurs un sujet polémique secondaire qui a été gonflé artificiellement dans la presse pour dissimuler les dissensions entre Matignon et l'Elysée  : il a provoqué des remous jusque dans la majorité des béni-oui-oui et sa dilution dans la question du déconfinement est perçue comme une manœuvre politique. "Un vote unique sur le plan déconfinement - et donc sans possibilité de se prononcer sur le traçage numérique en tant que tel - et avec un nombre aussi réduit de députés, ne correspond pas, au regard des enjeux, à un niveau de démocratie parlementaire suffisant", a ainsi estimé dans un tweet Aurélien Taché.
Une position partagée par Damien Adad, qui réclame deux votes, l’un sur le tracking, l’autre sur le déconfinement.

Macron met la charrue avant les boeufs : on vote et après on discute ! 

Il restera une marge de manœuvre, une fois la présentation mardi de 'l’architecture générale", pour adapter le plan de déconfinement, une fois le vote assuré, racontent les truands"Le sujet reviendra devant le Parlement à l’occasion d’un projet de loi, présenté dans un très proche avenir, autorisant la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, qui contiendra aussi les dispositions d’ordre législatif indispensables à la mise en œuvre du plan de déconfinement", a précisé à ses troupes le patron des députés LREM Gilles Le Gendre.

Alors que la presse fait état de conflits entre le président et son collaborateur, Macron a fustigé ceux qui "tentent de diviser" ! 

Macron a démenti toute dissension avec son factotum rebelle. 
Ce mardi lors du conseil des ministres, à quelques heures d'un vote à risques, il s'en est pris à ceux qui "tentent de diviser" l'exécutif.
"L'ensemble de l'exécutif est pleinement aligné dans cette crise," a assuré le chef de guerre, suggérant que l'ensemble de ses troupes a le petit doigt à la couture du pantalon.
Vu la gravité du moment, il s'est fait menaçant.
"Je n'aurai aucune complaisance [est-il susceptible d'en avoir ?] à l'égard de ceux [et celles] qui [il a des noms?] par des bruits et des rumeurs [quelle est la nuance ?] tentent de diviser le gouvernement et singulièrement le premier ministre et le président de la République", aurait déclaré le danseur de tango, selon des propos rapportés par un participant anonyme au Conseil des ministres. Plusieurs sources [plusieurs mais anonymes !] font état de divergences entre les deux têtes de la majorité sur les conditions de ce vote précipité à l'Assemblée.

Autre bruit ou rumeur : Macron aurait bien voulu accéder à la demande des oppositions de décaler le vote de 24h
Mais on apprend que Macron n'est plus aux commandes et que son premier ministre lui aurait dicté la décision: le grand Nicodème pelé aurait finalement imposé sa volonté. Selon Le Point et L'Express, Macron aurait été contraint d'appeler lui-même des journalistes pour défendre son point de vue divergent: et se plaindre d'être dépossédé de ses prérogatives? Des bruits de couloirs dignes d'Alexandre Benalla: savonner la planche de son premier ministre à la veille d'un discours crucial est-il la réaction appropriée d'un Jupiter, si  l'Edouard est devenu calife à la place du calife ?

Pas de remaniement avant septembre, selon l'Elysée

Bafoué par l'Edouard, Macron garde son Philou ? 
L'Elysée dément "catégoriquement" la "fake news" balancée par les deux réseaux sociaux hebdomadaires. Ils ne partiront pas ensemble en vacances: dommage collatéral du Covid-19 !  
"Il n'y a pas eu d'appels avec des journalistes et pas d'expression de doutes vis-à-vis du premier ministre, assure un proche conseiller du président (encagoulé, mais digne de foi). Cette histoire de vote à reporter ou pas est par ailleurs sans intérêt. Il s'agit d'une déclaration du premier ministre. Ce n'est pas de la compétence de la présidence"
Un quidam, membre du cabinet élyséen, poursuit le délire.
"Emmanuel Macron s'est construit en installant une saine distance avec les journalistes. Il voulait marquer la rupture avec la présidence de François Hollande.Hollande nous avait habitué à des énormités mais nous atteignons cette fois le fond.
A l'Elysée, les complotistes évoquent un travail d'"officines, qui veulent créer une théorie [?] du grand déplacement remaniement", sans préciser lesquelles et pour le compte de qui elles travailleraient. 

Le déconfinement va s'étaler jusqu'au 1er septembre, précise-t-on à l'Elysée.

L'état d'urgence sanitaire pourrait être prolongé jusqu'au 24 juillet". Mais vu que, dans la rhétorique élyséenne, le futur proche reste le temps préféré du "maître des horloges", l'été 2020 risque d'être noir.  

Alors faire un remaniement avant la rentrée aurait-il du sens, alors que le déconfinement n'est pas terminé ?  Voilà en tout cas qui donne une indication sur la suite : le projet de "concorde nationale", entendez d "'union nationale", vanté par Emmanuel Macron attendra au moins la rentrée de septembre.
Pourvu qu'à la rentrée les Français sachent enfin placer des masques, s'ils arrivent...

lundi 27 avril 2020

Le vote sur le déconfinement réussit à perturber les "godillots" de Macron

Les incertitudes, vire-voltes et coups de menton de Macron jettent un fort doute sur la capacité  de Jupiter à prendre les bonnes décisions

L'aile gauche de LREM réclame un vote décalé du plan de déconfinement 

LogoLe néo-député LREM Aurélien Taché est "favorable" à "un délai pour pouvoir regarder les mesures" proposées.
Ancien conseiller auprès des ministres des gouvernement de Hollande au Logement, Sylvia Pinel, puis Emmanuelle Cosse, avant de rejoindre En marche ! en 2016, quand le PS était assuré de sa défaite à la présidentielle, Aurélien Taché assure qu'il "comprend la demande" formulée par Damien Abad, le chef du groupe LR à l'Assemblée, qui souhaite un délai de 24 heures entre la présentation du plan de déconfinement et le vote des députés. 

Ancien plombier diplômé de l’université de Limoges en qualité de président de l'UNEF locale, Aurélien Taché y côtoya "la bande de Poitiers".
Tous sont des militants socialistes venu à Limoges pour recevoir leur diplôme de juriste 
- le Parisien Stéphane Séjourné, dont on ne sait rien des diplômes à Poitiers mais où, en 2006, il a bloqué la fac de droit contre le gouvernement, uni par un PACS à Gabriel Attal et conseiller politique du président de la République, mais qui s'est prononcé contre une utilisation sans garde-fou du traçage numérique pour lutter contre la pandémie de Covid-19,
- le local Sacha Houlié, 30 ans, vice-président de l’Assemblée nationale qui vient de publier une tribune contre le traçage numérique des Français, évoquant "une réponse dangereuse et condamnable",
- le Lorrain Pierre Person, nommé délégué général adjoint du parti par son patron, Stanislas Guerini, mais qui a présenté le déploiement du traçage numérique comme une ligne rouge à même de remettre en cause son appartenance à la majorité présidentielle
et le Niortais Guillaume Chiche, ex-UNEF, MJS et Mutuelle des Etudiants, ex-MNEF,  fils de patron de mutuelle (ex-Smacl Santé, puis Eovi MCD Mutuelle, groupe Aésio, qui assure la couverture santé des 230.000 salariés des établissements d’hospitalisation, ainsi que des... EHPAD), un apparatchik chargé de la prospective à LREM, mais qui a mis en garde contre le traçage numérique, évoquant le risque de fractionnement de nos droits ou d’une logique de restrictions de libertés ciblées et individualisées, 
et Taché n'envisagea plus de retourner à la plomberie.

Le patron des députés LR Damien Abad a demandé "un délai de 24 heures"
 
LR demande le temps de la réflexion entre le moment où le premier ministre présentera aux députés le plan de déconfinement, le mardi 28 avril, et le moment où il sera soumis au vote des députés.
Sur le fond, il souhaite "un déconfinement territorialisé qui fait confiance aux acteurs locaux et surtout un déconfinement sous protection, c'est-à-dire la protection par les masques et les tests pour les Français".

"Je comprends cette demande", a affirmé Aurélien Taché, le néo-député LREM du Val-d'Oise. "Je suis très favorable à ce qu'on puisse avoir un débat et un vote différencié sur le traçage numérique
Avoir un délai, pour pouvoir regarder les mesures du plan de déconfinement dans son ensemble et se prononcer sur ces mesures me semble de bon aloi." Aurélien Taché estime que "sur des décisions aussi importantes", les députés doivent pouvoir se prononcer "avec le maximum de garanties"

Le débat sur question du traçage numérique occulte l'ensemble.

La demande de Damien Abad sera examinée lundi 27 avril lors d'une conférence exceptionnelle des présidents des groupes à l'Assemblée nationale. Pour Aurélien Taché, si le gouvernement "trouvait cette demande légitime", décaler le vote lui "semble envisageable"
Le député du Val-d'Oise rappelle qu'avec plusieurs collègues de la majorité, ils ont pareillement "demandé qu'un délai puisse se tenir entre la déclaration du Premier ministre mardi et le vote. Beaucoup souhaitent que sur la question du traçage numérique, nous ayons un vote et un débat dédié".

Un vote séparé entre le traçage numérique et le plan de déconfinement "était prévu au départ", rappelle Aurélien Taché. "C'est extrêmement important" d'y revenir, selon lui. "Nous nous engageons sur une voie nouvelle avec ce traçage numérique. Moi je suis très réservé sur ce principe." Le député de la majorité aurait préféré "sur les sujets d'éthique et du numérique, prendre le temps du débat". 

Taché souligne que le projet Macron pose "beaucoup de questions". 
"En matière de souveraineté numérique, est-ce que nous devons trouver des alternatives aux Gafam, en investissant par exemple de l'argent public dans les logiciels libres ?" 
Cela pose également des questions "en matière de propriété des données personnelles. Ces Gafam maîtrisent nos données personnelles. Est-ce que c'est normal", s'interroge le député LREM. "J'aurais préféré que nous puissions avoir un débat de ce type-là. 
Maintenant, c'est vrai que la crise est là, que le Covid est là, que le confinement est là. Le gouvernement étudie toutes les options, soit. Mais sur un sujet aussi important, un débat parlementaire et un vote sont indispensables. Le Parlement est le gardien des libertés fondamentales. On doit pouvoir se prononcer sur un sujet comme celui-ci."

Retour à l'école : aux élus de "trancher"

Interrogé sur le fait qu'en optant finalement pour le 11 mai, Macron passe outre l'avis de ses "sociétés savantes" : son propre "Conseil scientifique" a en effet préconisé la fermeture des écoles jusqu'en septembre. S'engouffrant dans la brèche, Aurélien Taché estime que c'est carrément "le rôle de la démocratie et des élus de trancher après avoir pris connaissance des avis scientifiques"
Il faut, selon lui, "éclairer les décisions" des politiques par "des avis scientifiques rendus par les experts". Mais les élus doivent "décider en fonction d'autres considérations". A définir... 

"Le confinement devient extrêmement difficile sur le plan social, pour de nombreux Français, qu'il creuse des inégalités et que nous devons être capables de redémarrer l'activité sociale pour y faire face," insiste l'ex-plombier socialiste du Val-d'Oise, qui pense notamment que les "décrocheurs" doivent être rattrapés par la manche et contraints les premiers de revenir à l'école... "Nous avons aussi toutes ces contraintes sociales et démocratiques", insiste Aurélien Taché.

Les députés LREM ne savent plus sur quel pied danser

Les vire-voltes de Macron embarrassent bon nombre d'élus de la majorité présidentielle. 
Outre le tracage, arbre qui cache la forêt, l’accélération soudaine des horloges interpelle sur sa tactique de déconfinement

A cela s'ajoute les fausses raisons dénoncées comme autant de mensonges. Samedi soir, la nouvelle est tombée d'en-haut sur les députés LREM qui ont appris que "le gouvernement a décidé d'avancer la présentation de la stratégie nationale de déconfinement, afin de répondre aux aspirations pressantes de nos concitoyens", comme le leur a écrit leur chef de file, Gilles Le Gendre. Or, ces mêmes Français - qui sont habituellement méprisés parce qu'"ils n'ont pas compris" (la "pensée complexe" de Jupiter) ou ne savent pas comment placer un masque, aux dires d'une autre lumière, Sibeth Ndiaye - auraient cette fois été entendus, écoutés et leurs avis pris en compte !

Autre carabistouille de Le Gendre : contrairement à ce qui avait été annoncé, le débat parlementaire suivi d'un vote sur l'application StopCovid sera finalement "élargi" à l'ensemble de la stratégie de déconfinement. 
De quoi se plaint-on ?

mardi 29 octobre 2019

Le Sénat vote l'interdiction des signes religieux aux parents accompagnant les sorties scolaires

Les députés assumeront-ils la responsabilité du voile islamique autorisé aux mères accompagnantes 

La proposition votée par la Chambre haute n'aura force de loi que si la Chambre basse la vote également et dans les mêmes termes
Une  prochaine loi pour encadrer ces réseaux sociaux

Or, il est peu probable que la majorité présidentielle l'approuve: celle qui rejette déjà tous les amendements des partis d'opposition à l'Assemblée n'est, à plus forte raison, pas prête à approuver un texte voulus par les sénateurs. Un membre du gouvernement, le ministre de l'Education, a déjà déclaré qu'il y est opposé.

Mardi 29 octobre, les sénateurs ont adopté cette proposition de loi qui comble le "vide juridique" relatif port de signes religieux, dont le voile, aux parents accompagnant des sorties scolaires, a souligné le rapporteur de la proposition, Mme Eustache-Brinio. Déposée par le groupe Les Républicains, majoritaire au Sénat, elle était à l'étude avant les incidents à la mosquée de Bayonne, lundi 28 octobre, et aussi au Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté, le 11 octobre dernier.

Mais pour que ce texte mette un terme aux interprétations et laxisme qui perturbent la vie publique et les rapports sociaux depuis trop longtemps dans ce pays, en dépit des textes antérieurs qui ne sont pas appliqués, telle la loi sur le voile intégral (n°2010-1192 du 11 octobre 2010) interdisant depuis neuf ans la dissimulation du visage dans l'espace public, que ce soit la cagoule ou le voile islamique. interdiction entre dans la loi, il faudrait que les députés de La République en marche ne suivent pas l'avis du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer, qui a exprimé son opposition à un texte qu'il juge "contre-productif". Les 23 sénateurs du groupe LREM ont d'ailleurs tous, comme un seul homme, voté contre.

Mardi, à l'issue d'un débat passionné de près de cinq heures, le Sénat a adopté le texte en première lecture par 163 voix contre 114 et 40 abstentions. 
Il vise à adapter le code de l'Education au phénomène nouveau du voile islamique créé par l'islam politique lorsqu'il est porté pendant les heures d'activités scolaires obligatoires - de 8h30 à 16h30 -  pour étendre "aux personnes qui participent, y compris lors des sorties scolaires, aux activités liées à l'enseignement dans ou en dehors des établissements" l'interdiction des signes religieux ostensibles posée par la loi du 15 mars 2004
Depuis plus de quinze années, celle-ci encadre, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics, marquant la volonté très largement partagée de réaffirmer l’importance de ce principe indissociable des valeurs d’égalité et de respect de l’autre. Elle témoigne de la volonté des représentants de la Nation de conforter l’école de la République et de l'adapter à son époque, quand le besoin s'en fait sentir. La circulaire précise les modalités d’application de la loi du 15 mars 2004, abrogeant et remplaçant la circulaire du 12 décembre 1989 relative à la laïcité, au port de signes religieux par les élèves et au caractère obligatoire des enseignements, la circulaire du 26 octobre 1993 sur le respect de la laïcité, et la circulaire du 20 septembre 1994 relative au port de signes ostentatoires dans les établissements scolaires.
Une proposition déposée avant l'été 2019.
Son examen intervient trois mois plus tard dans un contexte politique qui souligne l'urgence de son vote. Plusieurs responsables politiques avaient exprimé leur avis sur le port du voile par les accompagnantes scolaires voilées, d'autant plus disponibles que leur interprétation archaïque et controversée du Coran les tient éloignées du monde du travail. Ce qui ne les empêche pas pour autant de condamner tous les mouvements de grève qui affectent les services scolaires. 
Parmi ceux qui se sont opposés très tôt à l'interdiction du voile, Jean-Michel Blanquer, exprime une position ambiguë entretenant un débat sans fin, faute de convictions claires et de mesures fortes. 
Ainsi a-t-il indiqué qu'"en même temps", il estime que cette tenue religieuse n'est "pas souhaitable dans notre société".

Sans surprise, l'extrême gauche pro-palestinienne condamne la proposition de loi votée par les sénateurs, mais le LFI Jean-Luc Mélenchon fait mieux, alimentant la polémique, dénonçant sans nuances le résultat d'un "harcèlement contre les musulmans", tous les musulmans... 

Les élus de la majorité LREM sont plus divisés qu'ils le laissent paraître, avec la complicité des media soumis. Leurs affrontements en interne transparaissent néanmoins dans la presse libre et témoignent d'une profonde fracture que les menaces de Gilles Le Gendre ne réussissent pas à colmater. Aurélien Taché, avait critiqué Jean-Michel Blanquer pour avoir considéré que le port du voile n'est pas "souhaitable" chez les accompagnantes scolaires. Une opposition qui a provoqué la colère du ministre de l'Education. Finalement, l'ex-socialiste élu sous l'étiquette LREM a dû rejoindre la colonne des godillots et s'excuser, mardi 22 octobre, lors d'une rencontre au siège du parti présidentiel.

Ce qui reste de la gauche socialiste avait appelé à boycotter le vote de ce texte au Sénat. 
La sénatrice franco-algérienne de Marseille avait invité au Sénat
des femmes musulmanes, mais des musulmanes voilées :
des militantes de l'islam politique
 
La sénatrice Samia Ghali a ainsi dénoncé une proposition de loi "dangereuse, haineuse", et "stigmatisante". Otage de son électorat musulman, cette ex-PS a accueilli le même jour au Sénat une trentaine de femmes et enfants des quartiers populaires de Marseille, dont certaines mères voilées. Si l'élue habite le Roucas Blanc (7e arrondissement de Marseille), quartier le plus luxueux de la ville, elle est élue des quartiers nord, à l'opposé de la ville où vit la population la plus pauvre: à 12,55% étrangère, 29,46% du 15e arrondissement sont bénéficiaires de la CMU. La deuxième ville de France accueille l'une des plus grosses communautés musulmanes de l'Hexagone et possède 72 mosquées…

"Le débat peut et doit se passer en toute sérénité au Parlement", lui avait répondu le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau.

Port du voile: LR propose une loi d'encadrement des sorties scolaires

Le Sénat examine une proposition de loi LR sur les accompagnants de sorties scolaires

Ce dossier est ouvert par l'apparition d'accompagnatrices voilées lors des sorties scolaires

Parodie !
L'islam pose un nouveau problème avec l'intrusion de femmes voilées dans le monde de l'école laïque. On ne remarquait pas les mères juives ou chrétiennes qui encadraient les enfants à l'appel des enseignants, mais  le voile islamique s'impose au regard et ne passe pas inaperçu. Il ne serait pas dérangeant qu'une mère musulmane qui adopterait une tenue banalisée accompagnât des scolaires, mais leur radicalité et leur volonté de se distinguer, voire de se hausser au-dessus de leurs congénères européennes, leur interdit la liberté de quitter le voile ostentatoire pour quelques heures, pendant lesquelles elles ne sont pas exposées aux yeux supposés concupiscents des hommes, a priori sexiste, mais aussi désobligeant et discriminant.   
Le débat est faussé : le sujet n'est pas la laïcité, mais la remise en cause et a fortiori le rejet des us et coutumes de la majorité de la population du pays. 
Il n'est pas de savoir où commence et où finit le monde laïc, s'il est plat ou rond ou en forme d'étoile ou de croissant, ni de s'interroger sur le droit d'une Européenne à déambuler dans Téhéran cheveux aux vents. 
Il est de savoir si la république a les moyens de sa survie, par la lutte contre les agressions des minorités politiques ou religieuses. En l'occurrence, l'islam politique, arrogant et conquérant. La voix de la démocratie est-elle bien toujours celle de la majorité ? S'impose-t-elle aux communautés et aux groupes marginaux, les écologistes radicaux, les associations LGBT ou racistes de l'anti-racisme, les antifas et autres anarchistes et révolutionnaires, particules fines et perturbateurs endocriniens qui assaillent Marianne ? 
Après une mission d'information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national, l'Assemblée nationale, dans sa résolution adoptée le 11 mai 2010, "considère que les pratiques radicales attentatoires à la dignité et à l’égalité entre les hommes et les femmes, parmi lesquelles le port d’un voile intégral, sont contraires aux valeurs de la République".
Le 19 mai 2010, le gouvernement français déposa un projet de loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public. Cette loi est théoriquement entrée en vigueur le 11 avril 2011.
Devenant ainsi le premier pays européen à interdire le port du voile intégral dans l'espace public,
la France a finalement renoncé à la verbalisation des contrevenantes. Selon le Ministère de l'Intérieur, entre avril 2011 et le 31 mars 2016, les services de police auraient procédé à 1.726 contrôles qui auraient donné lieu à 1.644 verbalisations et 82 avertissements. Où en est-on de ces statistiques officielles ?...
Dans un contexte politique explosif qui n'est "pas l'affaire" du président Macron...
Le Sénat, qui représente la France profonde et fait chaque jour la démonstration de son incontournable utilité, examine mardi une proposition de loi LR visant à interdire le port de signes religieux aux accompagnant(e)s de sorties scolaires.

Pour commencer par le commencement, les sénateurs poseront-ils cette règle fondamentale que les papas et les mamans n'ont aucun droit à l'intérieur de l'école qui ne leur soit conféré par les enseignants, seules personnes y ayant autorité 
Et que lorsqu'ils interviennent, c'est sous la responsabilité de l'enseignant, fonctionnaire de l'Etat placé sous l'autorité de son inspecteur primaire ou de son recteur d'Académie? A l'école élémentaire, les pressions municipales ou syndicales ne sont pas tolérables en matière éducative.  

La proposition de loi est antérieure au contexte sensible de l'examen du texte, au lendemain d'une attaque contre une mosquée qui a fait deux blessés à Bayonne. L'"homme", comme on dit dans la presse s'agissant d'un agresseur musulman, est un ex-candidat du Front national. Agé de 84 ans, il passe pour caractériel, voire "déséquilibré".

Suite à cette attaque, l'une des sénatrices des Bouches-du-Rhône a appelé le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau à renoncer à l'examen de cette proposition de loi.

samia ghali
"Ce serait un geste de sagesse", a déclaré la Franco-algérienne Samia Ghali sur franceinfo, d'autant que cette socialiste en campagne (qui "reste au groupe PS" mais a créé son micro-parti, "Marseille avant tout") a jugé la proposition de loi "déjà dangereuse et haineuse".

Un autre ex-socialiste et franc-tireur LREM est sur la même ligne. "Les Républicains devraient peut-être s'interroger sur l'opportunité aujourd'hui d'avoir ce débat-là", a également estimé sur LCI le député LREM Aurélien Taché, représentant de l'aile gauche de la majorité et farouche opposant du texte.
Mais Bruno Retailleau n'attendait pas mieux d'eux et leur a opposé une fin de non-recevoir, estimant dans un tweet que mettre le texte "sous le tapis serait la pire des choses à faire".

La proposition vise à répondre à une situation dégradée par la montée de tous les intégrismes
Déposée en juillet, la proposition de loi "tendant à assurer la neutralité religieuse des personnes qui participent au service public de l'éducation", si modérée soit-elle, intervient maintenant sur terrain miné.  Depuis, la polémique sur le port du voile a été relancée par une militante voilée de Belfort qui est venue au Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté à Dijon avec de jeunes scolaires d'âge primaire, à l'occasion d'une séance plénière de cette assemblée, provoquant la réaction espérée d'un  élu du RN. Alors que les gauches banalisent la provocation, la droite républicaine presse Macron - qui se dérobe - d'ouvrir le dossier qui empoisonne toute la vie publique, comme le quotidien des Français, selon un sondage IFOP.

Le chef de l'Etat tergiverse, refusant de "céder à la précipitation".
Macron était ce jeudi 24 octobre en déplacement à La Réunion. Lors d'un entretien accordé à la chaîne Réunion 1ère, le président a bravement affirmé que la question du port du voile dans l'espace public "n'est pas [son] affaire". Et il s'en est allé faire un tour d'avion présidentiel au-dessus du volcan du Piton de la Fournaise...
BFMTV obtempère aux injonctions de l'Elysée
et retire de sa plateforme la preuve sonore 



Il s'est une nouvelle fois défaussé en exhortant lundi les représentants du culte musulman à "combattre" davantage l'islamisme et le communautarisme.

Examiné dans l'hémicycle du Palais du Luxembourg à partir de 14h30. le texte vise à modifier le code de l'éducation pour étendre "aux personnes qui participent, y compris lors des sorties scolaires, aux activités liées à l'enseignement dans ou en dehors des établissements" l'interdiction des signes religieux ostensibles posée par la loi de 2004.

Si la proposition de loi portée par la sénatrice du Val d'Oise Jacqueline Eustache-Brinio est adoptée en première lecture par le Sénat, elle ne pourra pas prendre effet puisque la majorité présidentielle ne la votera pas dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale, dominée par la majorité présidentielle.

La sénatrice socialiste donneuse de leçons de sagesse envenimera le climat
Au moment du débat, S. Ghali a prévu d'accueillir au Sénat un groupe d'une quarantaine de femmes des quartiers populaires de Marseille, dont certaines porteront ostensiblement le voile. "Geste dangereux et haineux" ? 
"Ce n'est pas un fait exprès, assure-t-elle, la visite est prévue depuis 4 mois", clame l'entourage de la sénatrice, candidate présumée à la mairie de Marseille.

Il s'agit de combler "un vide juridique", fait valoir Mme Jacqueline Eustache-Brinio, et d'éviter ainsi de laisser aux chefs d'établissements la responsabilité de trancher.
Maire UMP de Saint-Gratien (Val-d'Oise), aux abords de la Seine-Saint-Denis, Jacqueline Eustache-Brinio a été agressée dans la rue en 2009 "au seul motif apparent qu'elle mène un combat contre la délinquance dans sa commune", avait déclaré Frédéric Lefebvre, alors porte-parole de l'UMP. L'élue a été agressée par un homme de 25 ans à la sortie du centre culturel Camille-Claudel, situé dans le quartier sensible des Raguenets de Saint-Gratien. Blessée à un genou et à une main, elle avait été transportée au centre hospitalier d'Argenteuil. Condamné à trente mois de prison pour l'agression d'une élue de la République, l'individu - dont l'identité est dissimulée et qui entendait probablement défendre  son trafic de stupéfiants  - avait bénéficié de quinze avec sursis.
Alors que les centristes sont partagés, socialistes et communistes voteront contre le texte. 
Pour David Assouline, sénateur PS né à Sefrou (Maroc) et figé à jamais dans son passé trotskiste (d'abord militant à l'Organisation communiste internationaliste, OCI, puis dirigeant de la Ligue ouvrière révolutionnaire, LOR), relancer le débat renforce deux forces, le Rassemblement national et les islamistes.

"Chaque fois qu'on arrive en période électorale", on réduit "les maux de la France" à "l'islam" et aux "musulmans", avait systématisé dimanche Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM, lequel "ne représente pas les musulmans, mais le culte musulman," observe Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris depuis 1992 et président sortant, en 2015, du CFCM) et président de l'Observatoire national contre l'islamophobie, reçu par Macron, lundi 28, pour "voir comment nos concitoyens dont la religion est l’islam peuvent vivre tranquillement leur religion en respectant absolument toutes les lois de la République".

"La sortie scolaire est-elle un temps éducatif ? 




 Oui. Celui qui accompagne une classe est donc un acteur de service public et ne peut pas porter de signes distinctifs", souligne le président du Sénat Gérard Larcher (LR).
"Je veux bien que le collaborateur occasionnel du service public soit tenu par l'ensemble des obligations de l'agent public. Mais dans ce cas, si j'étais collaborateur occasionnel du service public, je demanderais à être payé !", rétorque un ministre qui ne se dévoile pas...

"Et après, vous aurez d'autres problèmes. Vous aurez la mère voilée qui vient au conseil de classe. Et on dira quoi? Que le conseil de classe ce n'est pas une activité scolaire? C'est moins scolaire que la sortie au cinéma ou à la piscine?", prévient-il.

Les 50 nuances de laïcité, selon les intellos-bobos radicaux.
Le rapporteur du texte, Max Brisson (LR), souligne que l'interdiction de tenues ou de signes manifestant "de manière ostensible" une appartenance religieuse ne s'appliquerait pas aux parents participant à la fête de l'école, qui n'est pas une activité liée à l'enseignement, ni lorsqu'ils viennent à l'école pour rencontrer les enseignants. 
Sans doute viennent-ils à l'école pour parler couscous ou jambon-beurre avec les enseignants... Maintenant, s'ls viennent à l'école pour apprendre à lire et écrire le français, en dehors des heures de cours, bienvenue...