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mardi 29 octobre 2019

Port du voile: LR propose une loi d'encadrement des sorties scolaires

Le Sénat examine une proposition de loi LR sur les accompagnants de sorties scolaires

Ce dossier est ouvert par l'apparition d'accompagnatrices voilées lors des sorties scolaires

Parodie !
L'islam pose un nouveau problème avec l'intrusion de femmes voilées dans le monde de l'école laïque. On ne remarquait pas les mères juives ou chrétiennes qui encadraient les enfants à l'appel des enseignants, mais  le voile islamique s'impose au regard et ne passe pas inaperçu. Il ne serait pas dérangeant qu'une mère musulmane qui adopterait une tenue banalisée accompagnât des scolaires, mais leur radicalité et leur volonté de se distinguer, voire de se hausser au-dessus de leurs congénères européennes, leur interdit la liberté de quitter le voile ostentatoire pour quelques heures, pendant lesquelles elles ne sont pas exposées aux yeux supposés concupiscents des hommes, a priori sexiste, mais aussi désobligeant et discriminant.   
Le débat est faussé : le sujet n'est pas la laïcité, mais la remise en cause et a fortiori le rejet des us et coutumes de la majorité de la population du pays. 
Il n'est pas de savoir où commence et où finit le monde laïc, s'il est plat ou rond ou en forme d'étoile ou de croissant, ni de s'interroger sur le droit d'une Européenne à déambuler dans Téhéran cheveux aux vents. 
Il est de savoir si la république a les moyens de sa survie, par la lutte contre les agressions des minorités politiques ou religieuses. En l'occurrence, l'islam politique, arrogant et conquérant. La voix de la démocratie est-elle bien toujours celle de la majorité ? S'impose-t-elle aux communautés et aux groupes marginaux, les écologistes radicaux, les associations LGBT ou racistes de l'anti-racisme, les antifas et autres anarchistes et révolutionnaires, particules fines et perturbateurs endocriniens qui assaillent Marianne ? 
Après une mission d'information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national, l'Assemblée nationale, dans sa résolution adoptée le 11 mai 2010, "considère que les pratiques radicales attentatoires à la dignité et à l’égalité entre les hommes et les femmes, parmi lesquelles le port d’un voile intégral, sont contraires aux valeurs de la République".
Le 19 mai 2010, le gouvernement français déposa un projet de loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public. Cette loi est théoriquement entrée en vigueur le 11 avril 2011.
Devenant ainsi le premier pays européen à interdire le port du voile intégral dans l'espace public,
la France a finalement renoncé à la verbalisation des contrevenantes. Selon le Ministère de l'Intérieur, entre avril 2011 et le 31 mars 2016, les services de police auraient procédé à 1.726 contrôles qui auraient donné lieu à 1.644 verbalisations et 82 avertissements. Où en est-on de ces statistiques officielles ?...
Dans un contexte politique explosif qui n'est "pas l'affaire" du président Macron...
Le Sénat, qui représente la France profonde et fait chaque jour la démonstration de son incontournable utilité, examine mardi une proposition de loi LR visant à interdire le port de signes religieux aux accompagnant(e)s de sorties scolaires.

Pour commencer par le commencement, les sénateurs poseront-ils cette règle fondamentale que les papas et les mamans n'ont aucun droit à l'intérieur de l'école qui ne leur soit conféré par les enseignants, seules personnes y ayant autorité 
Et que lorsqu'ils interviennent, c'est sous la responsabilité de l'enseignant, fonctionnaire de l'Etat placé sous l'autorité de son inspecteur primaire ou de son recteur d'Académie? A l'école élémentaire, les pressions municipales ou syndicales ne sont pas tolérables en matière éducative.  

La proposition de loi est antérieure au contexte sensible de l'examen du texte, au lendemain d'une attaque contre une mosquée qui a fait deux blessés à Bayonne. L'"homme", comme on dit dans la presse s'agissant d'un agresseur musulman, est un ex-candidat du Front national. Agé de 84 ans, il passe pour caractériel, voire "déséquilibré".

Suite à cette attaque, l'une des sénatrices des Bouches-du-Rhône a appelé le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau à renoncer à l'examen de cette proposition de loi.

samia ghali
"Ce serait un geste de sagesse", a déclaré la Franco-algérienne Samia Ghali sur franceinfo, d'autant que cette socialiste en campagne (qui "reste au groupe PS" mais a créé son micro-parti, "Marseille avant tout") a jugé la proposition de loi "déjà dangereuse et haineuse".

Un autre ex-socialiste et franc-tireur LREM est sur la même ligne. "Les Républicains devraient peut-être s'interroger sur l'opportunité aujourd'hui d'avoir ce débat-là", a également estimé sur LCI le député LREM Aurélien Taché, représentant de l'aile gauche de la majorité et farouche opposant du texte.
Mais Bruno Retailleau n'attendait pas mieux d'eux et leur a opposé une fin de non-recevoir, estimant dans un tweet que mettre le texte "sous le tapis serait la pire des choses à faire".

La proposition vise à répondre à une situation dégradée par la montée de tous les intégrismes
Déposée en juillet, la proposition de loi "tendant à assurer la neutralité religieuse des personnes qui participent au service public de l'éducation", si modérée soit-elle, intervient maintenant sur terrain miné.  Depuis, la polémique sur le port du voile a été relancée par une militante voilée de Belfort qui est venue au Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté à Dijon avec de jeunes scolaires d'âge primaire, à l'occasion d'une séance plénière de cette assemblée, provoquant la réaction espérée d'un  élu du RN. Alors que les gauches banalisent la provocation, la droite républicaine presse Macron - qui se dérobe - d'ouvrir le dossier qui empoisonne toute la vie publique, comme le quotidien des Français, selon un sondage IFOP.

Le chef de l'Etat tergiverse, refusant de "céder à la précipitation".
Macron était ce jeudi 24 octobre en déplacement à La Réunion. Lors d'un entretien accordé à la chaîne Réunion 1ère, le président a bravement affirmé que la question du port du voile dans l'espace public "n'est pas [son] affaire". Et il s'en est allé faire un tour d'avion présidentiel au-dessus du volcan du Piton de la Fournaise...
BFMTV obtempère aux injonctions de l'Elysée
et retire de sa plateforme la preuve sonore 



Il s'est une nouvelle fois défaussé en exhortant lundi les représentants du culte musulman à "combattre" davantage l'islamisme et le communautarisme.

Examiné dans l'hémicycle du Palais du Luxembourg à partir de 14h30. le texte vise à modifier le code de l'éducation pour étendre "aux personnes qui participent, y compris lors des sorties scolaires, aux activités liées à l'enseignement dans ou en dehors des établissements" l'interdiction des signes religieux ostensibles posée par la loi de 2004.

Si la proposition de loi portée par la sénatrice du Val d'Oise Jacqueline Eustache-Brinio est adoptée en première lecture par le Sénat, elle ne pourra pas prendre effet puisque la majorité présidentielle ne la votera pas dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale, dominée par la majorité présidentielle.

La sénatrice socialiste donneuse de leçons de sagesse envenimera le climat
Au moment du débat, S. Ghali a prévu d'accueillir au Sénat un groupe d'une quarantaine de femmes des quartiers populaires de Marseille, dont certaines porteront ostensiblement le voile. "Geste dangereux et haineux" ? 
"Ce n'est pas un fait exprès, assure-t-elle, la visite est prévue depuis 4 mois", clame l'entourage de la sénatrice, candidate présumée à la mairie de Marseille.

Il s'agit de combler "un vide juridique", fait valoir Mme Jacqueline Eustache-Brinio, et d'éviter ainsi de laisser aux chefs d'établissements la responsabilité de trancher.
Maire UMP de Saint-Gratien (Val-d'Oise), aux abords de la Seine-Saint-Denis, Jacqueline Eustache-Brinio a été agressée dans la rue en 2009 "au seul motif apparent qu'elle mène un combat contre la délinquance dans sa commune", avait déclaré Frédéric Lefebvre, alors porte-parole de l'UMP. L'élue a été agressée par un homme de 25 ans à la sortie du centre culturel Camille-Claudel, situé dans le quartier sensible des Raguenets de Saint-Gratien. Blessée à un genou et à une main, elle avait été transportée au centre hospitalier d'Argenteuil. Condamné à trente mois de prison pour l'agression d'une élue de la République, l'individu - dont l'identité est dissimulée et qui entendait probablement défendre  son trafic de stupéfiants  - avait bénéficié de quinze avec sursis.
Alors que les centristes sont partagés, socialistes et communistes voteront contre le texte. 
Pour David Assouline, sénateur PS né à Sefrou (Maroc) et figé à jamais dans son passé trotskiste (d'abord militant à l'Organisation communiste internationaliste, OCI, puis dirigeant de la Ligue ouvrière révolutionnaire, LOR), relancer le débat renforce deux forces, le Rassemblement national et les islamistes.

"Chaque fois qu'on arrive en période électorale", on réduit "les maux de la France" à "l'islam" et aux "musulmans", avait systématisé dimanche Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM, lequel "ne représente pas les musulmans, mais le culte musulman," observe Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris depuis 1992 et président sortant, en 2015, du CFCM) et président de l'Observatoire national contre l'islamophobie, reçu par Macron, lundi 28, pour "voir comment nos concitoyens dont la religion est l’islam peuvent vivre tranquillement leur religion en respectant absolument toutes les lois de la République".

"La sortie scolaire est-elle un temps éducatif ? 




 Oui. Celui qui accompagne une classe est donc un acteur de service public et ne peut pas porter de signes distinctifs", souligne le président du Sénat Gérard Larcher (LR).
"Je veux bien que le collaborateur occasionnel du service public soit tenu par l'ensemble des obligations de l'agent public. Mais dans ce cas, si j'étais collaborateur occasionnel du service public, je demanderais à être payé !", rétorque un ministre qui ne se dévoile pas...

"Et après, vous aurez d'autres problèmes. Vous aurez la mère voilée qui vient au conseil de classe. Et on dira quoi? Que le conseil de classe ce n'est pas une activité scolaire? C'est moins scolaire que la sortie au cinéma ou à la piscine?", prévient-il.

Les 50 nuances de laïcité, selon les intellos-bobos radicaux.
Le rapporteur du texte, Max Brisson (LR), souligne que l'interdiction de tenues ou de signes manifestant "de manière ostensible" une appartenance religieuse ne s'appliquerait pas aux parents participant à la fête de l'école, qui n'est pas une activité liée à l'enseignement, ni lorsqu'ils viennent à l'école pour rencontrer les enseignants. 
Sans doute viennent-ils à l'école pour parler couscous ou jambon-beurre avec les enseignants... Maintenant, s'ls viennent à l'école pour apprendre à lire et écrire le français, en dehors des heures de cours, bienvenue...

dimanche 23 juin 2019

Grenoble : prosélytisme de musulmanes en burkini dans une piscine publique

La ville écolo se prêtait à cette opération coup de poing

Elles se baignent en burkini dans une piscine publique 
 
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Une dizaine de femmes vêtues de burkinis - une quinzaine, selon Libération - ont mené une action coup de poing dimanche après-midi dans une piscine de Grenoble, ce dimanche, celle des Dauphins de Grenoble (Isère), à la lisière du quartier de la Villeneuve. Communautariste, le collectif Alliance citoyenne était l'instigateur de cette opération organisée, assure-t-elle, pour "défendre la liberté de toutes les femmes" de se baigner dans la tenue de leur choix, donc avec ce maillot de bain couvrant le corps dans sa presqu'intégralité, à la différence toutefois des hommes qui peuvent se dénuder pour pratiquer leur sport.

Après s'être regroupés près de la caserne de Bonne et avoir répondu aux questions de la presse, conviée pour l'occasion, les militant(e)s d'Alliance Citoyenne, regroupant des femmes voilées ou non, encadrées par des hommes, se sont dirigés vers la piscine Jean Bron. Après avoir payé leur entrée, certaines femmes participant à l'opération ont revêtu des burkinis, au lieu d'un maillot de bain réglementaire, avant de se diriger en groupe vers les bassins.

Ces militantes musulmanes vêtues de ce maillot de bain couvrant, interdit en piscine publique, s'étaient rassemblées dans l'après-midi à Grenoble. Selon le Dauphiné Libéré, sept femmes accompagnées de militants associatifs ont pénétré vers 15h30 dans une piscine municipale du centre-ville pour se baigner, en dépit de l’intervention de vigiles et de la direction de l’établissement.

Rassemblement à l' appel du Collectif contre l' islamophobie à Argenteuil en 2013
Le règlement intérieur des piscines est-il
islamophobe ?
Le personnel de sécurité de la piscine a informé les baigneuses que leur accoutrement était interdit par le règlement de la piscine, mais les maîtres-nageurs ne sont pas intervenus physiquement pour empêcher les militantes musulmanes (ou non) de se baigner, mais les ont averties de leur intention d'appeler la police. Les membres d'Alliance Citoyenne ont donc bravé l'interdiction en dépit de l'avertissement officiel plongeant dans le grand bassin pour n'en ressortir qu'après une bonne heure de baignade. Le quotidien Libération appellera ça une "baignade à la sauvette"... Les agents de la police municipale et nationale ont contrôlé leur identité avant leur retour aux vestiaires. Les contrevenantes au règlement ont été verbalisées. Elles écopent d'une amende de 35 euros. Des sommes prises en charge par le collectif et prises sur les subventions communales.

Les membres du collectif Alliance Citoyenne s'étaient donné rendez-vous à la Caserne de Bonne - Radio FranceCe forcing, auquel les media locaux avaient été conviés, s’est donc terminé sans heurts vers 17h, a indiqué la police, avisée des faits par la direction de la piscine. Contacté, l'encadrement municipal n’a pas souhaité s’exprimer. 

C'est la deuxième opération de prosélytisme de ce type à Grenoble, cette année. En mai, des femmes soutenues par cette même association citoyenne avaient déjà conduit une action similaire dans une autre piscine municipale de la ville, ce qui confirme l'intention de marquer les esprits sur l'ensemble de la ville, laquelle s'avère complice de cette attaque aux droits des femmes acquis de haute lutte.

Notamment actif à Grenoble (EELV), où il est né en 2012, Aubervilliers (PCF, depuis 1945) ou Gennevilliers (PCF, depuis 1944), mais aussi Lyon, dont le maire LREM est l'ancien ministre de l'Intérieur (et des cultes), Gérard Collomb, ce collectif Alliance citoyenne (une supercherie dans les termes) milite pour les droits civiques des femmes musulmanes, brandissant à tout propos une soi-disant "islamophobie". Libération précise que, "depuis début 2018, 400 femmes se sont engagées avec l’Alliance citoyenne pour demander à la ville de Grenoble l’accès aux piscines pour les femmes musulmanes et le recul de toutes les discriminations qu’elles subissent dans la ville. A l’occasion de la polémique Decathlon, elles souhaitent faire entendre la voix des premières concernées."
Ces opprimées par le voile et la domination masculine affirment pourtant, avec Bouchra : "On a besoin de pouvoir avoir la parole, de parler en notre nom plutôt que ce soit quelqu’un qui le fasse à notre place"...
Avec le soutien de Libération, du Washington Post (qui raillait en titre: "Un hijab pour les joggeuses musulmanes ? En France, c’est un scandale"), de El Pais qui évoquait déjà le burkini et le rappel de la loi française sur le port du voile par Die Welt, ces activistes avaient déjà fait parler d'eux à l’occasion de la "polémique Decathlon", enseigne du groupe Mulliez (Auchan, etc) qui, en février 2019, voulait commercialiser le hijab de running en France, comme au Maroc. (lien PaSiDupes) "Nous, femmes musulmanes, subissons une islamophobie quotidienne, affirmaient-elles dans une tribune du 1er mars 2019 publiée par Libération. [...] "Nous demandons à Decathlon de ne pas céder aux intimidations dont nous avons nous-mêmes l’expérience. Nous demandons à l’Etat français de faire valoir la tolérance et une laïcité qui protège la liberté de conscience. Nous exigeons que soit respectée en France notre liberté de femmes de nous habiller comme nous le souhaitons, de porter un voile ou de ne pas le faire. Nous voilons nos cheveux, mais nous ne couvrons pas notre cerveau. Que celles et ceux qui se prétendent plus libres que nous veillent à ne pas trop voiler leur vision et leurs idées.Signataires: Camille KADDED, étudiante, 22 ans; Merve Nur YILMAZ, étudiante, 19 ans; Asma BOUGHANMI, étudiante, 22 ans; Nazia DEBZA, féministe, 42 ans; Ryslene NORZAMANE, étudiante, 20 ans; Taous HAMMOUTI, mère au foyer et femme engagée, 39 ans; Naïma SBAOUI, 57 ans, auxiliaire puéricultrice. Toutes sont membres de l’Alliance citoyenne à Grenoble et Aubervilliers.
On attend la réaction de la sous-ministre à l'égalité des genres. 
Va-t-elle tweeter pour appeler les femmes de France - et les hommes - à se baigner habillés?  L'épisode actuel de canicule pourrait lui fournir un prétexte à l'alignement du mode de vie des Français sur celui du monde musulman.
Sinon, que compte-t-elle faire pour rappeler aux musulmans que la France est une république laïque?

"Acte de désobéissance civile"

Refus d'intégration de certains immigrants 
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Devant la presse, elles avaient justifié cet "acte de désobéissance civile" comme une protestation contre les règlements des piscines, qu’elles jugent discriminatoires. Elles décident ainsi qu'elles n’enfreignent aucune règle d’hygiène ou de sécurité et jurent qu'elles agissent "sans aucune conviction religieuse", mais pour défendre la "liberté de toutes les femmes". 


Une telle assertion pose le problème de la sincérité des manifestant(e)s.
Ce mensonge est la manifestation d'une volonté de manipulation et un défi anti-républicain à la démocratie et aux droits conquis par la femme française, européenne et occidentale. 
 

mardi 1 juillet 2014

Voile intégral: la Cour européenne des droits de l'homme valide l'interdiction en France

La loi de 2010 qui interdit le port du voile intégral en France est "légitime"

La loi n'est pas discriminatoire, a tranché la Cour européenne des droits de l'homme 
Saisis par une Française de 24 ans adepte de la burqa et du niqab, n'a pas non plus obtenu gain de cause  mardi  contre la loi de 2010 auprès des juges de StrasbourgSaisie le 11 avril 2011 par le groupe de pression islamique autour de la jeune femme, la CEDH avait examiné l'affaire au fond, le 27 novembre dernier. La jeune plaignante se dit aujourd'hui "déçue par ce résultat", mais elle l' "accepte", car elle l'avait "anticipé", a admis son avocat, Me Ramby de Mello, parmi d'autres.
L'avocat de cette petite française a un cabinet situé à Londres où il a acquis une solide réputation dans les domaines de l'Immigration et de l'asile, du droit public et administratif, de l'emploi et de la discrimination.

La gauche avait fait campagne contre une législation "discriminante" et qui entrave la liberté de ces "femmes qui ne peuvent plus sortir de chez elles vêtues comme elles le souhaitent". Depuis 2010, le port du niqab ou la burqa dans les rues de France entraîne une amende de 150 euros – voire plus.
Tandis que Benoît Hamon, alors porte-parole du parti, jugeait qu'il ne pourrait s'agir que d'une "loi de circonstance" difficilement applicable, Aurélie Filipetti s'était étonnée des déclarations "prématurées" de son collègue. La même, à l'occasion du match Algérie-Allemagne, se livre à une déclaration intempestive en assurant qu' "on a tous un peu d'Algérie au coeur"... Qui est ce "on"?

Cette mystérieuse plaignante qui n'a dévoilé que ses initiales - S.A.S.
Cette citoyenne anonyme de la République avait saisi la CEDH le jour de l'entrée en vigueur de cette loi, en avril 2011. Se présentant comme musulmane pratiquante, elle contestait ce texte qui stipule que "nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage", sous peine de 150 euros d'amende et/ou d'un stage de citoyenneté.
Son appel à la Cour européenne n'aura eu pour effet que de conforter la juridiction française et de la renforcer en faisant jurisprudence. 

Cette Française sous influence estimait "dégradant" d'être forcée à se dévoiler dans les lieux publics. Elle y voyait aussi une discrimination, ainsi qu'une atteinte à ses libertés de pensée et d'expression: le grand jeu ! "Porter la burqa n'est pas un signe d'extrémisme mais relève purement de la sphère privée" avait tenté de faire valoir Me Ramby De Mello (ici à droite).

La CEDH entend veiller au respect des "conditions du vivre ensemble"

La Cour européenne conforte la politique de la droite. "La préservation des conditions du vivre ensemble" est "un objectif légitime" des autorités françaises, fait valoir la juridiction dans un arrêt qui est définitif. 
En revanche, la Cour a exprimé quelques réserves, notamment sur le choix d'une interdiction générale "qui peut paraître démesurée" au regard du faible nombre de femmes concernées: 1.900 environ, selon une mission d'information de l'Assemblée nationale.

Concernant les 150 euros d'amende prévus, la CEDH juge que "les sanctions en jeu (...) sont parmi les plus légères que le législateur pouvait envisager". 

Se disant "consciente que l'interdiction contestée pèse essentiellement sur une partie des femmes musulmanes", la Cour juge que cette loi "n'est pas explicitement fondée sur la connotation religieuse des vêtements mais sur le seul fait qu'ils dissimulent le visage" dans l'espace public, par quelque moyen que ce soit. Donc aussi à l'aide d'une cagoule ou d'un casque de moto. 

mardi 23 juillet 2013

Trappes: l'agresseur du policier conteste la version de la police

Le mari de la femme voilée accueilli sur la chaîne de télévision locale

"Tout ce qui a été dit est faux," estime l'intéressé

Le mari de la contrevenante voilée, dont le contrôle d'identité jeudi à Trappes (Yvelines) a déclenché des violences urbaines, a nié mardi la version policière de son interpellation. "Je n'ai pas essayé d'étrangler un policier", s'est défendu Mickaël, 21 ans.
Lors d'une conférence de presse samedi, le procureur de la République à Versailles, Vincent Lesclous, avait expliqué que le jeune homme avait tenté d'étrangler un policier et que
le fonctionnaire de police présentait des marques d'étranglement au cou, ainsi qu'une trace de coup sur une pommette.
Le jeune homme barbu, converti à l'islam à 16 ans, a été placé en garde à vue jeudi avant d'être relâché samedi. Il sera jugé en septembre.

Après ce contrôle, de nombreux habitants s'étaient massés devant le commissariat vendredi soir et des violences urbaines ont duré pendant deux nuits avant de s'essouffler en début de semaine.

La stratégie de défense du mari est un classique



Les propos de Plantu sont-ils
"inacceptables," pour Valls ?
Conseillé par des associaltions musulmanes, le jeune musulman a, quant à lui, accusé les policiers de "provocations" et d' "insultes" dans les locaux de la chaîne de télévision gratuite, associative et participative La Locale, sur la commune PS de Pantin (Seine-Saint-Denis), le 23 juillet 2013. Rien à voir avec le repère du même nom de Serge Ayoub...

"A aucun moment, on n'a refusé le contrôle", a opposé Mickaël, expliquant que son épouse, âgée de 20 ans et également convertie à l'islam, qui porte illégalement le voile intégral, avait déjà été contrôlée plusieurs fois et que "ça s'était toujours bien passé".

La loi du 11 octobre 2010 interdit de dissimuler son visage dans l'espace public. La violation de cette interdiction est punie d'une amende maximum de 150 euros.


"J'ai eu peur pour ma femme"
Jeudi, le couple, qui vit en Seine-Saint-Denis, se trouvait à Trappes, près du square Albert-Camus, en compagnie de la belle-mère et de la belle-soeur de Mickaël et de leur bébé de trois mois. "On aidait ma belle-mère à porter ses courses", raconte le jeune homme en chemisette noire et baskets.
Selon la version du mis en garde à vue, les policiers auraient tous les torts
"Les policiers nous ont arrêtés, ils ont dit à ma femme 'Relevez votre voile'. Ma belle-mère est venue voir, un agent de police l'a poussée. Quand ma femme a vu ça, elle leur a demandé pourquoi ils se comportaient de façon agressive. A ce moment-là, ils ont commencé à s'énerver."
Quand son épouse s'est interposée, "le policier lui a dit de se taire, en lui criant dessus. Elle parlait avec les mains, le policier lui a frappé les mains pour les baisser".
"A partir du moment où le policier s'est rapproché de ma femme et a mis sa main vers son visage comme pour la gifler ou la saisir, là j'ai eu peur pour ma femme et je me suis interposé", prétend Mickaël, sans préciser toutefois de quelle façon il avait agi...

Interpellé par les policiers qui, ajoute-t-il, l'ont "insulté" dans la voiture qui le conduisait au commissariat, il a été placé en garde à vue. Pourquoi dans la voiture ? Parce qu'à défaut de témoins, on peut affirmer ce qu'on veut.

"
La garde à vue s'est passée correctement dans l'ensemble, à part pour les repas. Ils m'en proposaient pendant la journée mais pas le soir", a déploré ce musulman, qui pratique le ramadan et qui jeûne donc jusqu'à la tombée de la nuit. Qui doit  s'adapter, la république laïque ou le musulman ?

Soutenu par l'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM 93), qui prend en charge ses frais d'avocat, le jeune homme devra s'expliquer devant le tribunal de Versailles à la rentrée.
Très conservatrice, cette union avait contesté la décision du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), relative à la fixation deux mois à l’avance de la date de début du mois sacré de Ramadan.


Surtout,
l'UAM-93 a cosigné avec le CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) et l’UOIF (Union des organisations Islamiques de France, branche officielle des Frères Musulmans), un texte de loi soumis à l’Assemblée Nationale: ils veulent imposer une loi interdisant toute critique de l’islam, limitant ouvertement la liberté d’expression, ceci afin de pouvoir faire punir toute entrave ou contrainte de ses opposants et de disposer d’un maximum de marges de manoeuvre sur le long terme au déploiement des lois coraniques (charia) liberticides, (imposer le voile aux femmes, condamner l’apostasie, condamner ceux qui interdisent la viande halal, etc..) afin de les imposer en lieu et place du système démocratique et laïc, et de parvenir à des systèmes politiques comme ce qui est actuellement en vigueur dans la plupart des dictatures des pays arabo-musulmans.

Une question concernant les convertis

Les rebelles musulmans, tel ce jeune couple, ne seraient-ils pas en fait animés par une volonté de déstabilisation de la république de type anarcho-révolutionnaire ?


lundi 22 juillet 2013

Trappes: Valls contredit par les décisions de justice en faveur des émeutiers

Les comparutions immédiates virent en libérations immédiates

Deux des six hommes interpellés suite aux violences urbaines de Trappes ont été libérés

L'un d'entre eux a été relâché faute d'éléments pesant contre lui, un autre a été libéré sous contrôle judiciaire en attente d'un procès en septembre.
Les prévenus répondent de "violence sur personne dépositaire de l'autorité publique." 
Ils se sont opposés au contrôle de police sur une femme voilée dans l'espace public.
Lien PaSiDupes - "Violences islamiques de Trappes: Valls ne condamne pas les délinquants de Trappes" : Valls dénonce en langue de bois, mais fait l'impasse sur les causes !

Prévenu de violence sur personne dépositaire de l'autorité publique et rébellion,
Alexandre Costanzo, sous contrôle judiciaire, était absent à l'audience, car il a opté pour un "plaider coupable"
Restent donc seulement quatre individus qui sont jugés aujourd'hui en comparution immédiate, pour violences, outrages ou jets de projectiles contre les forces de l'ordre..


La procureure Caroline Dupuy-Aubas a demandé la disjonction et le renvoi du prévenu Majid Daffel, lequel souffre de diabète et n'a de toute façon pas pu comparaître aujourd'hui, alors qu'il était en possession de tous ses moyens physiques pour caillasser les forces de police, dans la nuit de jeudi à vendredi... 

9 mois de prison ont été requis contre Yaya Thiam et 6 mois de prison contre Julien Robert et Khalil Samir. Des peines assorties d'un mandat de dépôt pour tous.

Ces trois casseurs présumés nient avoir participé aux émeutes contre les policiers ce week-end.
Tous les dégats constatés seraient l'oeuvre de seulement trois condamnés.

VOIR et ENTENDRE une habitante de Trappes mettre en cause le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui tente d'abord de lui imposer le silence devant les caméra et la plante finalement là:

Manuel Valls interpellé par une habitante de... par ITELE



dimanche 21 juillet 2013

Contrôle de burqa et émeutes de Trappes: Valls et la stratégie de l'évitement

Valls "ne doute pas" du respect des policierspour la femme voilée de Trappes  

Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, tombe volontiers dans la panneau de la controverse

Abribus incendié

Il semble apporter son soutien aux policiers de Trappes
"C'est inacceptable qu'une personne veuille se soustraire à un contrôle et pire s'en prenne aux forces de l'ordre", a-t-il déclaré dimanche, répétant ce qu'il a souvent dit: "Ce voile qui nie l'identité même de la femme n'a pas lieu d'être dans l'espace public".

Une femme intégralement voilée a refusé de se laisser contrôler et l'opération de respect de la loi a dégénéré jeudi à Trappes et s'est conclu par l'interpellation du "mari", un Français (sic) de 21 ans converti à l'islam. Selon le procureur, cet jeune homme à peine majeur a agressé un policier qu'il a tenté d'étrangler.

Mais le ministre contourne la loi qu'il est censé faire respecter par la femme voilée
Valls a dit ne pas douter "un seul instant" de l'attitude respectueuse des policiers lors du contrôle d'une femme entièrement voilée à Trappes qui a été suivi de violences contre le commissariat de la ville. "Je ne doute pas un seul instant que c'est ce qu'ont fait ces policiers" lors du contrôle qui a mis le feu aux poudres dans cette ville des Yvelines, a-t-il ajouté à BFM TV. Et pourtant ! 

En fait, le dur nuance son propos et mollit en versant dans le compromis démagogique

La loi interdisant le port du voile intégral "doit s'appliquer avec discernement, avec le respect des personnes. C'est en ces termes que le velléitaire ouvre la porte par laquelle le collectif contre l'Islamophobie en France peut s'engoufrer. 
Association loi de 1901 dont la liste des membres est "confidentielle", ce collectif milite pour le port du voile islamique depuis 2003 et incarne un " islam identitaire agressif […]. Conduit par une jeune génération de musulmans nés en France, il s'est affranchi des grandes fédérations instituées et travaille en réseau avec une stratégie médiatique moderne, peu soucieux des questions du culte, mais en pointe pour une présence musulmane dans la société civile", selon un expert cité par Le Figaro.


La version de la femme en burqa citée par le Collectif  accuse les forces de l'ordre de l'avoir provoquée en la contrôlant. 

Jeudi soir à 21 h 50, trois policiers, en mission de sécurisation près du square Albert-Camus, constatent, selon le rapport de police que le JDD a pu consulter, l'arrivée d'une "personne vêtue d'un vêtement noir sur l'ensemble du corps et d'une pièce de tissu de couleur noire masquant son visage et ne laissant apparaître que ses yeux". 
Pour la suite, deux versions s'opposent. Celle, à charge, privilégiée par les media, a été transmise aux responsables du site Internet du CCIF (Collectif contre l'islamophobie en Francepar la contrevenante, Cassandra B., 20 ans, sous le nom de Hajar. Selon celle-ci, le contrôle aurait dégénéré à cause de l'un des policiers qui aurait bousculé sa mère, entraînant une réaction de son mari. "Le policier a alors dit à mon mari, de manière très agressive et en bombant le torse : 'Tu vas faire quoi?' Je me suis interposée entre eux pour que ça ne dégénère pas," raconte la militante, se donnant le beau rôle. Et de dénoncer le langage "agressif" des policiers à son égard. "Il m'a alors attrapée par le voile au niveau de la tête et traînée avec une force monstrueuse, avant de me plaquer sur le capot de la voiture en me criant : 'C'est à moi que tu parles? C'est à moi que tu parles, hein?' Une fois dans la voiture, ils nous criaient dessus comme si on était des chiens. Ils menaçaient mon mari en disant “Qu'est-ce que tu vas faire maintenant, p'tite tafiole, hein ?”, tout cela avec les poings serrés et en donnant des coups dans la voiture. Une fois arrivés au commissariat, les agents m'insultent de fantôme. Je ne cesse pas de demander à Dieu de l'aider contre cette violence…"

La version policière est quelque peu différente.
Le couple, accompagné de la mère de la fille et d'un bébé, aurait, selon cette version, commencé par ignorer les injonctions,
avant de percuter avec la poussette le fonctionnaire qui s'est placé devant et de refuser "catégoriquement" tout contrôle. "Allah est grand, il va te réduire en poussière, fils de pute. Touche pas à ma mère !", aurait dit la jeune femme au fonctionnaire qui s'occupait de sa mère venue s'interposer. Puis son compagnon s'en serait mêlé lorsqu'un policier aurait saisi la jeune femme par le bras : "Toi, tu touches pas à ma femme, fils de pute." Puis, selon le rapport de police, "l'individu saute au cou du fonctionnaire et lui porte un coup de poing à la pommette droite", avant de "l'étrangler par l'arrière". Une version reprise par le procureur de la République. "Plusieurs jeunes du quartier entourent les policiers sans leur être hostiles" (sic), stipule encore le télégramme signé du contrôleur général Jean-Marie Salanova, directeur départemental de la sécurité publique des Yvelines.

Le laxisme du ministre ouvre la voie à la polémique

Le lendemain de ce contrôle,
près de 400 personnes s'en sont prises au commissariat de Trappes où l'homme était en garde à vue, jettant des pierres, brûlant des poubelles et des abri-bus. Malgré les renforts policiers, la nuit de samedi à dimanche a de nouveau été émaillée d' "incidents", notamment une vingtaine de voitures incendiées
Les violences urbaines se sont même étendues de Trappes dans les Yvelines à Elancourt et Guyancourt. Lors du bac professionnel hôtellerie 2013 dans cette dernière commune, les épreuves avaient été interrompues par un incendie, 90 minutes après la distribution des sujets.

Dans ce contexte,
l'ambigü Manuel Valls a lancé un nouvel appel "au calme", alors qu'un adolescent a été gravement blessé à l'oeil. 
"Cette nuit encore, les familles le savent, les enfants doivent rester à la maison", a-t-il dit en qualifiant ces émeutes d'"inacceptables".
Mais chacun "doit avoir son examen de conscience et ne pas en rajouter comme font certains responsables de l'opposition", a polémiqué le ministre foireux, lançant : "Attention aux propos que l'on tient sur les banlieues, sur l'islam avec les amalgames permanents. Je ne confonds pas ces incendiaires avec l'immensité majorité des quartiers populaires (...) et encore moins avec l'immense majorité des musulmans."

Le démagogue évite en revanche d'évoquer le couple rebelle à la loi de la République.
Parce qu'elle doit allaiter son bébé, Cassandra a été remise en liberté avec une convocation ultérieure. 

Quant à son mari,
Michael K., 21 ans, il a été placé en garde à vue au commissariat de Trappes, d'où il a été exfiltré vers celui de Versailles vendredi vers 22 heures, alors que 200 personnes exigeaient sa libération. Il a finalement été relâché hier après avoir été placé sous un contrôle judiciaire qui lui interdit de fréquenter Trappes. Le jeune homme, domicilié en Seine-Saint-Denis, sera jugé en septembre.

En juin dernier, le militant pacifique anti-mariage homosexuel de La Manif pour Tous,
Nicolas Buss, 23 ans, a en revanche été condamné à deux mois de prison ferme pour rébellion, en comparution immédiate
La condamnation avait été assortie d'un mandat de dépôt, ce qui signifie que le jeune homme avait été expédié directement en prison à la sortie de l'audience.

samedi 20 juillet 2013

Violences islamiques de Trappes: Valls ne condamne pas les délinquants de Trappes

Valls dénonce en langue de bois, mais fait l'impasse sur les causes !

Nuit de violences urbaines à Trappes

La ville du socialiste Guy Malandain s'est réveillée en état de choc, samedi 20 juillet.
Le quartier a découvert les abribus détruits et les poubelles encore fumantes qui avaient servi de barricades quelques heures auparavant, témoignant de la violence des affrontement avec la police. A 7 heures, des pompiers s'affairaient à éteindre les incendies. Eparpillées dans les rues, on trouvait aussi de grosses pierres sur le bitume, utilisées par les émeutiers au caillassage de la police.

Un contrôle policier qui dégénère
Les violences urbaines faisaient suite à l'interpellation  d'un homme dont l'épouse en voile  intégral avait été contrôlée par les policiers à un arrêt de bus jeudi. La situation a dégénéré. Le concubin de cette femme voilée a sauté à la gorge du policier qui effectuait le contrôle et a tenté de l'étrangler. Il a donc été placé en garde à vue pour rébellion, explique Christophe Crépin, de l'UNSA-Police. "Suite à ça, il y a eu un attroupement de 19 heures à 2 heures du matin devant le commissariat ou des centaines de jeunes ont caillassé pour demander la libération de leur "'frère'", ajoute le syndicaliste. "Vendredi, il y a eu des demandes d'explication des personnes de la ville qui ne comprenaient pas cette garde à vue", indique Jean-Marc Galland. Puis, dans la soirée, les policiers ont constaté un "attroupement hostile". "Il n'y avait pas de meneur identifié, pas de revendication identifiée", explique M.Galland. "On a mis un dispositif conséquent et évolutif en place, poursurveiller ce qui va se passer ce soir", ajoute le syndicaliste. Samedi matin, "la sécurisation du commissariat et du secteur était toujours assurée à un haut niveau", selon la préfecture.

La version subjective de la femme au niqab
La version de la famille diverge largement. Selon le site Internet Al-kanz, le contrôle de police avait pris dès le départ une tournure violente. Citant des témoins, le site partisan estime que "la jeune mère en niqab, accompagné de son fils de 4 mois et de son mari [ou concubin polygame?], a été 'malmenée' tout comme son conjoint lors de ce contrôle". 
Une première manifestation des habitants de Trappes pour protester contre "les propos virulents des policiers" a eu lieu dans l'après-midi devant le poste de police. 
Mais un second rassemblement a été organisé dans la soirée et a "dégénéré". La police de Valls a moins de problèmes lorsqu'elle contrôle des manifestants pacifiques du collectif La Manif pour Tous et le Printemps français n'a jamais organisé d'émeutes. Pourtant, un opposants a écopé de deux mois ferme d'enprisonnement...

Sur son site Internet, le collectif contre l'islamophobie en France, une association militante qui défend les victimes d'agressions anti-musulmanes et soutient les musulmans qui défient la loi de la République, affirme avoir été saisi par la jeune femme contrôlée, et publie le courrier dans lequel elle relate sa version des faits. Voici son récit :
Je fais appel à vous car j'ai subi une injustice de la part de la police. Ils ont voulu nous contrôler à cause de mon voile intégral. Comme d'habitude, j’ai coopéré. J’allais lever mon voile lorsque j’ai vu l’un des agents pousser violemment ma mère.
J'ai dit aux autres agents de regarder ce qui se passait derrière, que ça n'allait pas se passer comme ça, qu’il ne fallait pas toucher à ma mère qui n’a rien a voir avec le contrôle, sachant que elle était devant nous. 
L’un des agents s’est alors énervé sur mon mari, juste parce qu'il a dit, à propos de ma maman :
 "Ne la touchez pas ! Pourquoi vous la touchez alors qu’elle n’a rien à voir avec le contrôle ?"
 Le policier a alors dit a mon mari, de manière très agressive et en bombant le torse : « Tu vas faire quoi ? ».  Je me suis interposée entre eux pour ne pas que ça dégénère.
Une fois que le policier en a fini avec ma mère, il vient vers moi et fait de grands gestes devant mon visage en me tenant un langage agressif. Apeurée, je lui ai demandé de se taire. Il m’a alors attrapée par le voile au niveau de la tête et traînée avec une force monstrueuse, avant de me plaquer sur le capot de la voiture en me criant : "C'est à moi que tu parles ?? C'est à moi que tu parles, hein ? » 
Je me suis retournée puis j’ai aperçu mon mari maintenu à terre par deux policiers qui le menottaient.
Une fois dans la voiture, ils nous criaient dessus comme si on était des chiens. Ils menaçaient mon mari en disant "Qu'est-ce que tu vas faire maintenant p’tite tafiole, hein ? ", tout cela avec les poings serrés et en donnant des coups, dans la voiture.
Une fois arrivés au commissariat, les agents m'insultent de fantôme. Je ne cesse pas de demander à Dieu de l'aide contre cette violence.
Sur Twitter, des riverains ont diffusé des photos et des vidéos qui ne permettent pas aux autorités de nier les scènes de violence, notamment des tirs de mortiers d'artifice en direction des forces de l'ordre. Le calme est revenu progressivement après la dispersion du rassemblement.

Valls dénonce des violences inacceptables en termes généraux

Après avoir longtemps tardé à réagir, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a estimé qu' "aucune raison ne justifie ces violences, elles sont inacceptables", a déclaré le ministre depuis Marseille, où il était en campagne des municipales - avec les moyens de l'Etat- au côté du socialiste Mennucci et contre Samia Ghali. "L'ordre public est rétabli, il sera rétabli à Trappes (...) Des effectifs nombreux sont déployés et resteront déployés toute cette fin de semaine". "S'en prendre aux forces de l'ordre, aux institutions, aux biens publics n'a aucun sens, ne règle aucun problème et est inadmissible", a-t-il encore déclaré, sans évoquer les circonstances de ces heurts.
Rappelons que Manu Valls a pris un coup sur le bec: il venait tout juste de prendre parti en dénonçant "la montée des violences à l'égard des musulmans de France": visait-il les forces de police dont il a la responsabilité, à Trappes et ailleurs?

Un riverain : "Pourquoi ils ont cassé ça ?"



L'incident a rapidement fait le tour du quartier, provoquant la colère, puis la violence. Mais aussi l'incompréhension. Près d'un arrêt de bus, samedi matin, un chibani de 89 ans, originaire de Kabylie, partage ses interrogations devant cette poussée de violence : "Il y avait bien des petites bricoles avant, mais c'était pas méchant." Arrivé en France en 1946, il habite le quartier depuis 1973, après avoir travaillé dans les mines de charbon, dans le Nord. "Pourquoi ils ont cassé ça ?, s'interroge-t-il. Après, c'est nous qui payons." Ce matin, il voulait se rendre  à son jardin ouvrier. Impossible, faute de bus. D'autres habitants qui comptaient aller travailler ont dû se résoudre à rester chez eux; la première gare est à plus de 20 minutes à pied.


"La religion, ce n'est pas avec le voile, c'est avec le cœur"
A quelques mètres de là, "Abdislam" –c'est ainsi que souhaite se faire appeler ce Marocain de 65 ans – se dit musulman, mais "pratiquant sans barbe". En France depuis quarante ans, l'homme, pantalon sombre et gilet kaki, condamne les heurts qui ont suivi le contrôle de la femme voilée. "Je n'aime pas les femmes qui portent le voile. La religion, ce n'est pas avec le voile, c'est avec le cœur.
Dans le quartier, tout le monde n'est pas aussi ferme lorsqu'il s'agit de condamner les débordements, à l'image de ce jeune homme de 27 ans qui se considère comme "un grand du quartier". Pour lui, les violences sont celles de "gens révoltés", ce qui aurait plu à la socialiste Ségolène Royal qui en 2008 appelait à un "vent de révolte". Et le "grand frère" d'ajouter: "bien sûr, ils n'avaient pas à faire ça". "C'est un ras-le-bol de plein de choses", justife-t-il néanmoins.

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Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu ça, surtout en plein ramadan, témoigne Mariam, une aide-soignante de 26 ans qui attend un bus pour aller au travail et tient un discours ambigü. Ça valait pas le coup." Elle se désole : "Il y a pourtant eu pas mal de travaux. Trappes commençait à devenir un endroit joli, mais on ne changera pas les gens..." Elle estime cependant que la femme voilée et son "mari" "n'avaient rien fait. Ils ont été touchés dans leur intégrité," juge-t-elle au final. 

"Chacun ses croyances, sa religion, poursuit cette musulmane qui se dit non pratiquante et qui ne veut pas avoir à connaître la loi de la République. Maintenant les femmes voilées ont peur de sortir seules et de se faire agresser par des jeunes ou par la police."

Le retraité, lui, dénonce la réaction de la femme voilée et de son mari 

"Je n'aime pas ça. A la douane, il faut montrer son visage pour passer. C'est comme ça, même en Algérie les douaniers ont le droit de vérifier pour connaître le visage.A quelques pas du commissariat, devant lequel restent stationnés une dizaine de camions de CRS, les commerçants commencent à installer leurs stands pour le marché. En déballant leurs affaires, beaucoup ont trouvé des cartouches lacrymogènes utilisées par les forces de l'ordre. Mamadou Diallo, 53 ans, qui vend des valises et vient au marché "depuis vingt et un ans", assure qu'il n'a jamais constaté de problèmes avec les femmes voilées, peu nombreuses par ailleurs.


Réactions politiques

Pour Benoît Hamon, ministre (PS) délégué à l'économie sociale et solidaire et ancien élu de la 11e circonscription des Yvelines, dont fait partie Trappes, "le devoir de l'Etat est de faire respecter la loi républicaine partout sur le territoire national et d'être intransigeant tant vis-à-vis des violences contre les policiers que vis-à-vis des actes de racisme qui se sont succédés ces dernières semaines". 
Et ce ministre socialiste de l'aile gauche du PS d'évoquer une décision judiciaire, ...a contrario ! "La condamnation à deux mois d'emprisonnement ferme des deux individus responsables de l'agression islamophobe contre une jeune femme voilée le 14 juillet dernier à Trappes en est l'illustration", écrit-il dans un communiqué, justifiant la révolte de la musulmane voilée. 

"Tout cela est le symptôme d'une France qui craque, estime Jean-Christophe Cambadélis. Sur son blog,  le député PS de Paris et candidat de la Ch'tite Martine Brochen-Aubry contre Harlem Désir est décidément très pro-musulman et remonté contre l'exécutif et l'opposition, encore 14 mois plus tard. La cohésion française abîmée par le sarkozysme est achevée par la relégation urbaine. Il faut bien sûr en appeler à la République, mais s'interroger sur ce qu'elle a à offrir à ses enfants comme modèle d'intégration, donc d'égalité. Et de conclure sur une condamnation de la politique du gouvernement, notamment celle de Valls: "Je crains que les discours de fermeté ne soient que des cautères sur une jambe de bois."

A droite, "La République se doit d''être implacable contre la violence communautariste plutôt que d'être dissimulée", écrit pour sa part Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes dans un communiqué. "Cette violence appelle de lourdes sanctions", affirme-t-il, estimant qu'"il faut que tous les républicains réagissent de façon unanime face à ces menaces qui minent notre pacte national". Selon M. Ciotti, "rien ne saurait excuser cette violence, inouïe et inédite, dans l'histoire de notre pays, contre les symboles de la République, à savoir la police nationale". "La loi de la République doit s'appliquer avec la même force et la même sévérité sur tout le territoire de la République", ajoute-t-il.

"Trappes est un territoire de la République, et l'Etat doit y faire respecter la loi. Le gouvernement doit réagir et ne plus faire peuve de laxisme", a réagi sur Twitter Christian Estrosi, député UMP et maire de Nice. 

Le gouvernement "doit avoir le courage de faire preuve de sévérité face à des voyous qui ne respectent rien et qui insultent les lois de la République", s'exprime dans un communiqué l'ancien ministre (UMP) de l'Intérieur Brice Hortefeux. Et d'ajouter : "Après une semaine catastrophique, aux antipodes du besoin de protection des Francais, je demande, par conséquent, au gouvernement de mettre au plus vite un terme à ce triple mauvais signal : celui de ses errements, de son inertie et de son idéologie."