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mardi 7 juillet 2020

Jacob conseille à Macron de "se méfier" de Darmanin

Darmanin porte "les gènes de la trahison", prévient Jacob 

Le patron des Républicains a mis en garde Macron dès mardi

Alors que le nouveau premier ministre, Jean Castex vient de quitter LR, Christian Jacob souligne que "ces ministres sont d'abord des opportunistes".

Déserteur de la droite parmi d'autres (Philippe, Le Maire, Blanquer, Lecornu, Riester, Bachelot, Klinkert, Moreno et Montchalin, huit sur les 16 ministres (re)nommés le 6 juillet, 14 ministres délégués et un secrétaire d’Etat), Gérald Darmanin, promu ministre de l'Intérieur, n'est pas un homme de confiance. 
"Quel lien a Darmanin avec la droite ? Il est adhérent En marche", rétorque-t-il aussi à propos du ministre issu de la droite, rallié en 2017 à Macron et ministre des Comptes publics dans le précédent gouvernement.

"Si j'étais le président, je m'en méfierais"

Et d'expliquer que le ministre de l'Intérieur a les gènes de la trahison! Le président est allé chercher une personnalité ou deux qui avaient besoin de reconnaissance, c'est tout", critique Christian Jacob.

Guillaume Peltier, numéro deux des Républicains, évacue aussi la question d'un siphonnage de la droite par Emmanuel Macron. "Si la politique se résume à du spectacle, du cynisme, une simple tactique et des stratégies de débauchage individuels, qu'est-ce qu'elle est triste la politique, et c'est celle que mène Emmanuel Macron", a-t-il commenté sur franceinfo. Outre Gérald Darmanin, promu à l'Intérieur, l'ancienne ministre de Jacques Chirac Roselyne Bachelot fait son retour en politique en prenant les rênes du ministère de la Culture. 

L'ancien ministre Brice Hortefeux , sur RTL, a indiqué avoir été appelé lundi soir par Gérald Darmanin, proche comme lui de Nicolas Sarkozy: "Je l'ai naturellement félicité, je lui ai souhaité bon courage, parce que la réalité c'est que les clignotants sont au rouge" en matière de sécurité, a-t-il noté.

mardi 4 juin 2019

Gérard Collomb, visé par une enquête préliminaire pour "détournement de fonds publics"

L'ancien ministre de l'Intérieur de Macron  visé par une enquête préliminaire pour "détournement de fonds publics"

Le maire de Lyon a dénoncé "des informations tant inacceptables qu’intolérables"




Le maire de Lyon s’en est pris au Canard enchaîné qui révèle aujourd'hui l’ouverture de cette enquête par le Parquet national financier. L'ex-ministre d'Etat de Macron n'apprécie pas du tout les informations que livre le journal anarchiste sur l’ouverture par le Parquet national financier (PNF) d’une enquête préliminaire sur un "possible détournement de fonds publics" au profit de son ex-compagne.

Le Canard enchaîné’ précise que cette enquête préliminaire a été ouverte à la suite d’un rapport provisoire de la chambre régionale des comptes d’Auvergne-Rhône-Alpes consacré à la gestion de la ville de Lyon, transmis au PNF.

"Je ne peux donc que m’étonner, alors que les conclusions de l’enquête administrative ne sont toujours pas connues, qu’on ait pu diffuser des informations tant inacceptables qu’intolérables et déjà largement propagées", a réagi Gérard Collomb.

Entre David Kimelfeld (à gauche), président de la Métropole de Lyon et Gérard Collomb, maire de Lyon, les relations sont tendues.
"Il n’échappera à personne les véritables raisons qui conduisent ceux qui ont pris l’initiative de diffuser de telles informations de m’atteindre à 10 mois des élections municipales", poursuit le maire de Lyon qui entend se présenter en 2020 aux élections municipales et métropolitaines, à l'âge de 73 ans.
Mais il trouvera sur sa route son ancien actuel président de la métropole lyonnaise David Kimelfeld (ci-dessus à gauche), par la grâce de Collomb, mais qui entend se maintenir et évincer son mentor.

Collomb aurait "fait bénéficier son ex-compagne (Meriem Nouri) de plusieurs emplois municipaux depuis plus de vingt ans"

"Je n’ai pas attendu Gérard Collomb pour travailler pour la ville de Lyon", a réagi Meriem Nouri - une compagne du nom de Myriam, dont il a eu un fils en 1996 - aux révélations des rapporteurs de la chambre régionale des comptes cités par le Canard enchaîné. "Cela fait trente ans que j’y suis employé. Et je travaille plus qu’il n’en faut."

L’ex-ministre de l’Intérieur "confirme que, depuis 1995, M. Nouri est employée par la ville de Lyon dans différentes fonctions, d’abord comme agent non titulaire de catégorie C, puis titularisée comme agent administratif en juin 2005". Il épousera Caroline Rougé en 2001. "De 2005 à 2009, elle [Meriem] Nouri] est successivement affectée dans deux mairies d’arrondissement, puis, à partir de 2009, elle est en charge d’une activité d’accueil et d’information de proximité sur des projets urbains, notamment à la mission Serin? puis à la maison du projet Rives de Saône jusqu’à l’été 2015", détaille-t-il.

"Pour les années suivantes 2015 à 2017, pour lesquelles un signalement a été effectué par sa hiérarchie en novembre 2017, j’ai seulement été informé de ce fait en février 20193, jure-t-il. "J’ai aussitôt pris l’initiative de faire diligenter une enquête administrative dont les conclusions seront rendues fin juin et, conformément à l’article 40, j’ai informé le procureur de la République. Depuis début 2018, M. Nouri a été affectée d’abord dans une bibliothèque municipale, puis dans une mairie d’arrondissement où elle travaille actuellement", précise encore Gérard Collomb.

jeudi 2 mai 2019

1er Mai : Castaner nie tout ciblage de la CGT, Martinez y était et maintient

Ministre contre syndicat: qui est le menteur ?  

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez n'a "en aucun cas été délibérément ciblé" par les forces de l'ordre

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Le secrétaire général de la CGT a été contraint de quitter temporairement la tête du cortège, mercredi 1er mai, au cours des affrontements entre forces de l'ordre et manifestants. Dans un communiqué le syndicat dénonce un scénario "scandaleux et jamais vu", Philippe Martinez affirmant que "la police a chargé la CGT".

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a nié que 
le syndicat a pu faire l'objet de la "répression inouïe" dont l'accuse Philippe Martinez
, patron de la CGT. Selon des journalistes de Reuters, des dizaines d'individus violents se sont mêlés aux manifestants en tête de la manifestation parisienne du 1er mai et les forces de l'ordre sont intervenues, faisant notamment usage de gaz lacrymogène.

Philippe Martinez a quant à lui maintenu ses accusations ce jeudi matin sur France 2. 
Image associée"On a été isolés et les policiers sont venus comme on dit proche de nos moustaches (...) et ils ont tiré des gaz lacrymogènes en direction d'une camionnette (...). Il y a une grenade qui est tombée juste à côté de moi", a -t-il certifié, précisant qu'il va "envoyer au ministre des photos qui ont été prises". "Je ne comprends toujours pas (...) qu'on ne puisse pas isoler [le black bloc] du reste de la manifestation", a-t-il ajouté.

C'est pas moi, c'est les autres, selon le joueur de poker. 
"Ce sont les casseurs qui ont voulu voler ce traditionnel rassemblement syndical." Selon Castaner, le bilan de la journée du 1er mai "montre l'efficacité du dispositif mis en place à Paris mais aussi en province," à moins que ce ne soit dû au sens des responsabilités des manifestants. 
Alors que les autorités s'attendaient à voir affluer jusqu'à 2.000 activistes dans la capitale à l'occasion du 1er-Mai, ce sont finalement "au moins 800 personnes [qui ont] tent[é] de se constituer en black bloc", chiffres de la préfecture, assure le ministre de l'Intérieur. 
Les plus de 17.000 contrôles préventifs mis en oeuvre dans la capitale (et 3.777 hors Paris), ont été, selon lui, dissuasifs, n'en déplaise aux démocrates attachés à la liberté de manifester. D'après un bilan fourni par le Parquet de Paris, 315 personnes se trouvaient en garde à vue mercredi à 21h45, dont 303 majeurs et 12 mineurs.

Beaucoup de phrases creuses et d'auto-surestimation du reporteur...

Avant même le départ de la manifestation,
le cortège principal de la manifestation du 1er mai rassemblant syndicats, gilets jaunes et black block à Montparnasse a été durement réprimé par l'immense dispositif policier présent dès le début de la journée aux alentours du lieu de rassemblement.

Aux alentours de 12h30, les forces de police ont attaqué les cortèges présents boulevard Montparnasse, notamment le cortège syndical de la CGT, deux heures avant le départ prévu de la manifestation.  Après l'exfiltration temporaire de Philippe Martinez, agressé par les lacrymos que subissent les Gilets jaunes depuis maintenant 5 mois, le leader syndical a déclaré : "la police a chargé la CGT, une CGT bien identifiée". De même, avant même le début du cortège, des "coups de matraque sur la tête" ont visés des cheminots, comme l’explique une syndiquée à Sud-Rail, membre de l'Union syndicale Solidaires, révolutionnaire trotskiste. Le camion de Solidaires a été gazé, précise-t-elle.





Vidéo intégrée

"Coup de matraque sur la tête, gazage du camion Solidaires" témoignage d'une cheminote Sud Rail depuis la manifestation du
Les forces de police étaient à l'offensive, le président Macron ayant promis la plus grande fermeté". La réponse du gouvernement fut donc la répression d’un 1er mai hautement politique qui rassemble dans ces cortèges syndicats, gilets jaunes et black block en convergence à Paris.
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Les violences policières sont montées encore d’un cran aujourd’hui, puisque les cortèges syndicaux se sont fait directement matraquer et gazer par la police, ce sort étant traditionnellement réservé au cortège de tête et ses derniers temps plutôt aux Gilets jaunes.
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La courbe des dépenses publiques a encore bondi:
les contribuables recevront la note des gaz lacrymogènes
distribués sans compter !
 
Le dispositif de répression a lui-même été aménagé, la manifestation étant quasiment rythmée par les forces de police. Devenue habituel, les voltigeurs de la BRAV-M (Brigade de Répression des Action Violente Motorisé) étaient présents en masse. Un nombre effarant de contrôles préventifs avait d’ailleurs été réalisé depuis la veille dans la capitale et le nombre d’interpellations a atteint un nombre inédit. Après les Gilets jaunes, les manifestants du 1er-mai  traditionnel ont été ostensiblement réprimé.

Une autre victime syndicale de la répression gouvernementale


Résultat de recherche d'images pour "1er mai Martinez gaz"Outre le secrétaire général de la CGT qui a dû quitter le cortège du 1er mai sous l'effet des gaz lacrymogènes, la FSU a décidé de quitter la manifestation. Bernadette Groison, sa secrétaire générale, raconte au Parisien :
"J’ai essayé de rejoindre la tête de manifestation, vers le quartier Vavin, près de Montparnasse. Lorsque je suis arrivée, vers 13 heures, des projectiles volaient déjà et des lacrymogènes étaient tirées. Donc, évidemment, nous ne sommes pas allés plus loin. Nous avons tout de suite reculé. Nous nous sommes mis dans un café, en attendant que cela passe. Mais la situation empirait. Nous avons alors vu des images montrant le camion de la FSU - qui se trouvait à proximité de la place Montparnasse - bousculé, abîmé. Nous avons alors appris qu’il y avait eu une charge de CRS et que l’un de nos militants avait été légèrement blessé. Nous avons donc pris la décision de sortir le camion du cortège et de partir.

Pourquoi avoir pris cette décision ?

Lorsque la situation dégénère, quand les forces de l’ordre ne sont pas en capacité d’assurer la sécurité d’une manifestation, j’applique un principe simple : on ne prend pas de risque.

Lorsque votre camion et vos militants se sont retirés du cortège, des manifestants ont salué votre départ. Comment l’avez-vous pris ?

Nous sommes en colère. C’est le 1er mai, la fête du travail et nos militants ne peuvent pas manifester ! Des gens méfiants, voire hostiles aux organisations syndicales, sont venus profiter du parcours que nous avions déclaré et que nous nous étions engagés à respecter. C’est un peu le principe du coucou, certains viennent nicher dans la manifestation pour manifester d’une façon que nous ne partageons pas.

Ils vous ont « piqué » votre manif ?

Oui, on s’est fait voler notre manifestation. A Paris, tout du moins. Ailleurs en France, cela ne s’est pas passé ainsi. En province, les manifestations se sont bien déroulées, il y avait du monde. Mais ce qui s’est passé à Paris est grave.
Est-ce inédit ?
Pour la deuxième année consécutive, il y a un problème grave lors du 1er mai. On ne peut pas s’habituer à cela, à ce que les organisations syndicales ne puissent pas manifester le jour de la fête du Travail. Je veux comprendre : comment, après avoir mis autant de forces de l’ordre sur le terrain, est-il possible que nous n’ayons pas pu manifester ? Comment un camion, censé être sécurisé par les forces de l’ordre, a pu être chargé ? Je ne dis pas qu’il y a une recette miracle. Mais le gouvernement a tout intérêt à répondre à ces questions, sauf à s’habituer à ce que cela soit le bazar en permanence et que l’on ne puisse plus manifester.
Groison assurait pourtant encore ce matin sur France Info qu'il "n'était pas question de ne pas faire ce 1er-Mai". "Je crois que pour éviter de se faire voler ce 1er-Mai, c'est que nous parlions du 1er-Mai et que nous parlions des sujets dont nous, organisations syndicales, nous voulons parler", espérait-elle.
Conclusion de BFMTV : "Le cortège du 1er mai se fissure"...

jeudi 18 avril 2019

Castaner a-t-il été sifflé par des policiers ?

Le service public baisse le pantalon devant Castaner 

La révélation ne vient ni de BFMTV, ni de CNews,  mais du journal de 8h00 de France Inter, la radio publique ce jeudi matin.


Christophe Castaner assistait, mercredi, au congrès national du syndicat Alliance.
Dès le sommaire du journal, la présentatrice annonce : "A la Une, ce matin : un ministre sifflé par les siens. C’est Christophe Castaner au congrès du syndicat de police Alliance."
En lançant le sujet, elle confirme : "La tension monte dans les rangs de la police. Christophe Castaner en a fait les frais hier", et évoque un "Christophe Castaner conspué par ses troupes", avant que l’envoyé spécial au congrès ne raconte les déboires du ministre : "Christophe Castaner a eu droit à une séance très particulière avant son discours devant 300 à 400 policiers délégués du syndicat Alliance, avec la projection d’un film spécial caillassage de flics sur écran géant." En fond sonore, les auditeurs d’Inter ont pu entendre des huées sonores et autres sifflets.
Le journaliste signale pourtant "quelques applaudissement" (également entendus à l’antenne) au moment des propos du ministre consacrés aux casseurs, durant lequel Castaner s’est indigné de ce mythe du "méchant flic" et du "gentil casseur".

Marche-arrière une heure plus tard

L'information ne résista qu'une heure: le journal de 9 heures dut faire un "rectificatif" de ce reportage. La présentatrice ouvrit son journal ainsi : "Et on commence par ce rectificatif : dans le journal de 8 heures, nous avons diffusé un reportage qui laissait penser [sic] que le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, avait été sifflé hier lors du congrès du syndicat de police Alliance. Ce sont en fait des images de violence contre les policiers lors de manifestations de gilets jaunes que la salle a conspuées. Le ministre n’a à aucun moment été sifflé. Nous présentons nos excuses pour la mauvaise interprétation qu’a pu donner ce reportage."

Frédéric Lagache, numéro 2 du syndicat policier, confirme que c’est la vidéo, réalisée par Alliance, qui a été sifflée. "C’était un congrès très dynamique, très militant, les gens étaient exaspérés par ce qu’on dénonçait", reconnaît-il citant entre autres les gilets jaunes et les critiques de la gendarmerie qui se sont fait entendre ces derniers temps. Des journalistes présents sur place - qui sont-ils ? -confirment que le ministre n’a pas été sifflé.

Le journaliste de France Inter, auteur du reportage, a-t-il subi des pressions? 
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Tête de faux témoin ?
Il endosse la responsabilité et déclare qu’il n’a jamais voulu dire ça ! Et Libération emboîte le pas, comme si la caution de Laurent Mouchard dit Joffrin n'était pas déjà totalement démonétisée. Mais le journal assure néanmoins que le confrère ne l’a d’ailleurs pas dit dans son sujet. Comme si le journal papier était fiable, il jure que le reportage portait sur "la tension qui monte dans la police"
Le problème vient en fait du lancement du sujet. "Ils m’ont dit ce matin que quand ils avaient entendu les sifflets en début de reportage, ils ont eu l’impression qu’il avait été sifflé, mais je n’avais pas laissé ça comme lancement", se flagelle le journaliste, reconnaissant avoir fait un montage maladroit, puisque les sifflets du début ont conduit à une mauvaise compréhension de son sujet... 
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Le journaliste incompétent bénéficiera-t-il d'une promotion pour s'être déculoté ? La carrière de Nicolas Demorant va s'envoler ! Pour info, il est passé par Libération (2011-2014) qui vole à son secours et a fait plusieurs allers et retours à France Inter.
Le congrès du syndicat de policiers classé à droite a été l’occasion d’un changement de direction à la tête du syndicat, Fabien Vanhemelryck, jusqu’ici secrétaire général délégué, ayant été élu lundi 15 avril, secrétaire général d’Alliance, remplaçant Jean-Claude Delage, qui dirigeait l’organisation depuis 2005.

mercredi 20 mars 2019

Castaner sur un siège éjectable : la presse a déjà le doigt sur le bouton

Castaner, un bon bilan à l'Intérieur ? "Pas sûr", estime Jean-Michel Aphatie  

Le limogeage de Michel Delpuech à la suite de la foirade de Castaner, son donneur d'ordre, est une lâcheté de l'exécutif

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"Casta m'a tuer" !
Les annonces négligées d'un regain de participation et de promesses de violences mettent en évidence l'incurie du ministre de l'Intérieur. Les "mesures fortes" frappant les subalternes de l'irresponsable Christophe Castaner ne masquent pas les négligences de sa gestion condescendante de l'Acte XVIII des Gilets jaunes infiltrés par l'ultra-gauche

Mercredi matin, le préfet de police Michel Delpuech est officiellement remplacé par Didier Lallement, le préfet d'Aquitaine. Un changement annoncé lundi par Edouard Philippe, dans la foulée des émeutes parisiennes sur les Champs-Elysées. L'éditorialiste Jean-Michel Aphatie met l'entière responsabilité sur le compte d'une mauvaise communication entre les différentes pièces de la maison police dont Castaner a la charge...

"Le limogeage de Michel Delpuech est mille fois justifié, commente le suppôt du pouvoir et caisse de résonance du ministère. Ce n'est pas moi qui le dit, se défend l'antenne-relais, il faut écouter Christophe Castaner, qui s'était invité mardi matin sur la radio de service public France Inter. Là, on se dit vraiment que Michel Delpuech est nul." Ce qui est énorme, si on songe que le sexagénaire est ancien préfet de Corse dont la carrière est jalonnée de fonctions sensibles sous les présidences de Jacques Chirac, puis de Nicolas Sarkozy, et de François Hollande comme préfet de Paris et de la région Ile-de-France le 27 février 2017.
 
Un règlement de comptes au sommet
D'abord, Christophe Castaner a commencé par accuser le préfet de police de n'avoir pas appliqué les consignes pour l'utilisation des forces de l'ordre, donc il a été limogé.
Mais surtout, Castaner a raconté deux histoires à propos des LBD, les lanceurs de balles de défense. Ce sont deux histoires sidérantes. On savait déjà que les policiers qui préposés aux LBD avaient été dotés de munitions courtes, moins efficaces que les munitions traditionnelles. Le jour où on attendait beaucoup de casse, le jour de l'"ultimatum", doter les policiers de munitions moins performantes est parfaitement irresponsable. Sauf pour les élus LREM, que rien n'étonne. 
Or, le 23 juillet 2018, dans l'affaire Benalla et des violences commises par les Pieds-Nicklés à la solde de Macron du 1er mai, Delpuech est entendu par la commission d'enquête de l'Assemblée Nationale. Il répond alors aux révélations du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, en niant toute implication. Il explique l'absence de réaction en rejetant la responsabilité sur l'autorité exécutive. Il y dénonce, en outre, des dérives liées, selon lui, à des "copinages malsains". Impardonnable ! D'où le limogeage en différé.
Castaner a expliqué mardi qu'il n'est ni responsable ni coupable de rien Place Beauvau

C'était un membre de l'état-major de la préfecture de police qui en avait décidé ainsi avant la manifestation de samedi, bien qu'elle ait été annoncée comme "historique". "Et le préfet de police n'était pas au courant. Quand on entend ça, on se dit qu'il n'est pas très bon," conclut Aphatie, en parlant, bien évidemment, du sous-fifre.

Alors, d'où viennent les consignes de laisser-faire dans la "chaîne de commandement" ?
Le "kéké" de Forcalquier a raconté une deuxième anecdote. Il dit : 'dimanche matin, j'étais sur le terrain et je croise un policier [anonyme et, par chance, tenu au secret professionnel] qui me prend à part et me dit que c'est dommage d'avoir donné des consignes restrictives pour l'utilisation des LBD samedi. Je suis très étonné', dit Christophe Castaner, 'parce que moi je n'ai donné aucune consigne de ce type', raconte le  joueur de poker marseillais.

Christophe Castaner raconte avoir enquêté dimanche après la manifestation et assure avoir découvert qu'il y avait une consigne à la préfecture de police d'utilisation restrictive des LBD et que Michel Delpuech n'était pas au courant. Effectivement, si le préfet de police ne sait pas ce qui se passe, il vaut mieux en changer. Et si le ministre ne s'intéresse pas à ce que fait son préfet, qu'est-ce qu'on fait ?

Le préfet de police de Paris avait-il reçu carte blanche ?

Car Christophe Castaner n'était au courant de rien non plus. Qui est le patron réel de l'administration ? Aphatie répond : "C'est Christophe Castaner, et il fait l'aveu qu'il ne sait rien de ce qui se passe à la préfecture de police. Il y a deux décisions crétines qui sont prises avant la manifestation et personne n'alerte le cabinet du ministre de l'Intérieur ? 
Le ministre de l'Intérieur n'a-t-il aucun correspondant [des yeux et des oreilles] à la préfecture de police ? Le cabinet du ministre et la préfecture de police ne se parlent-ils pas ? On se rend compte, quand on écoute Christophe Castaner, que peut-être parmi toutes les administrations françaises, celle de l'Intérieur est peut-être la plus mal gérée. Dans la période actuelle, c'est quand même un problème." 

Macron a-t-il confié à une arsouille la charge de fonctions régaliennes ? 
Certes relégué  au 11e rang, après le démission de Gérard Collomb, son prédécesseur,  numéro 2 du premier gouvernement et ministre d'Etat?

Le responsable devant le président, c'est Castaner.
Et devant le peuple, c'est Macron. 

Le préfet de police est remplacé et Christophe Castaner peut continuer à déléguer à ses collaborateurs. Alors Aphatie estime qu' "on peut se poser la question ce matin de savoir si c'est un bon bilan ou pas. Personnellement, je n'en suis pas sûr."

Si Castaner demande au premier ministre, Philippe lui répond-il : "ça va ma poule ?" 
Mais Aphatie commence à douter de l'exécutif, c'est un très mauvais signal. Quand  les rats quittent le navire.

vendredi 15 mars 2019

Castaner : sa nuit très chaude dans une boîte parisienne et ses bisous avec une inconnue

Castaner occupe un poste gouvernemental qui ne fatigue pas son homme

Poussée d'herpès chez les flics épuisés, à la vue des photos de s
a nuit en boîte à Paris   

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Leur ministre de l'Intérieur soigne sa crise de la cinquantaine en enchaînant les shots de vodka et les bisous avec des inconnues. Etonnez-vous qu'il n'ait pas les idées très claires à l'heure du laitier... Castaner s'est ainsi fait surprendre, photographier et filmer en compagnie d'une femme qui n'est pas la sienne, dans la boîte en premier étage d'un restaurant parisien, au coeur de la nuit du samedi 9 mars, peu après 2 heures du matin, le tout sans sécurité. Au soir d'une mobilisation des Gilets jaunes aux fins de mois difficiles dès avant le 15 du mois, pour certains, le 9...
Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur, enchaînant les bisous impudiques avec une parfaite inconnue, ainsi que les shots de vodka, le tout sous l'œil de très nombreux smartphones, capturant et diffusant la scène sur les réseaux sociaux en quasi-direct...
Ce lundi 11 mars, au Noto, un restaurant-boîte branché parisien, on ne parlait que de ça : la folle et très "exhib" nuit passée dans l'établissement par le "premier flic de France", quelques heures plus tôt. 

VOIR et ENTENDRE Castaner, ministre qui se donne en spectacle, collé serré avec une dame qui n'est pas la mère de ses deux filles, dans une boîte parisienne:

Tout a commencé avec un dîner organisé par Teddy Riner...
Samedi 9 mars, Christophe Castaner est allé faire la fête au Noto, l'un de ces nouveaux "spots" de la nuit parisienne qui occupe le premier étage de la prestigieuse salle Pleyel, en plein huitième arrondissement de Paris, rue du Faubourg St Honoré, à quelques encablures à peine de l'Elysée et du ministère de l'Intérieur, sa cantine. 
Castaner passe ses nuits à se cultiver...Cette salle est la propriété de la Cité de la musique-Philharmonie de Paris, établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) placé sous tutelle du ministère de la Culture
Résultat de recherche d'images pour "le Noto Salle Pleyel"Le patron du plus régalien des ministères avait été invité là par l'un des plus grands sportifs français, le judoka Teddy Riner, qui, à partir de 22h30, y organisait un dîner auquel était invitées une trentaine de personnes.

Christophe Castaner, qui n'était pas escorté par ses gardes du corps, est resté à dîner jusqu'à 2h10 du matin... soit près de quatre heures passées à table, avant de décider de prolonger un peu plus la nuit. 
Car, dans les mêmes lieux, une autre soirée battait son plein : le directeur des relations publiques du Noto, Romain Gaudré, y célébrait en effet son anniversaire, ainsi qu'il l'avait fait savoir sur Instagram.

A 2h du mat', il débarque dans une autre soirée et enchaîne les shots (les petits coups et peut-être pas les piquouzes !)

Christophe Castaner, qui est
sur la même longueur d'ondes qu'Emmanuel Macron, a visiblement été séduit par l'ambiance de la fête du "RP" des lieux... et a décidé de s'y inviter, tout simplement ! Le temps pour le pique-assiette de s'enfiler une nouvelle série de shots de vodka et le voilà désinhibé... Il fait alors connaissance d'Emma, l'une des invitées. Quelques minutes à peine après son incruste dans la soirée, le patron de la place Beauvau roulait des pelles baveuses à cette peu farouche belle de nuit... s'exhibant à la vue de la centaine de convives qui les entourait, portable au poing. Certains, en effet, le photographiaient et le filmaient, au vu et au su de tous, diffusant la scène en quasi direct sur les réseaux sociaux.
Une proximité extrêmement rapide qui soulève la question de la sécurité du ministre de l'Intérieur, non accompagné. Mais, à cet instant-là, Christophe Castaner choisissait de profiter de cette parenthèse de liberté dans un agenda surchargé...

Le ministre s'épuise-t-il à surmonter la crise sociale et les critiques de son action sécuritaire
Casta surestime ses capacités
Christophe Castaner, 53 ans, est en effet l'un des tous premiers  députés et cadres du Parti socialiste à avoir traversé la rue pour se rapprocher de Macron qui était alors le secrétaire général adjoint de l'Elysée sous François Hollande - autrement dit, il est devenu macronien à un moment où le "macronisme"  prenait forme. Il est ensuite devenu un personnage de premier plan sur la scène politique après l'élection d'Emmanuel Macron.
Tête de liste PS lors des élections régionales de 2015, il venait d'échouer au premier tour et cherchait à se refaire une virginité politique. Le président de la République le ramassa à la pelle au sol, lui qui manquait d'alliés politiques, et, dans un premier temps, le nomma secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement mais aussi et surtout porte-parole du gouvernement, donc très visible pour les Français en tant que "voix" et "visage" du gouvernement.

Un premier flic de France qui a besoin de sa femme pour le sécuriser...
L'ancien malfrat marseillais avait alors publiquement remercié sa femme, Hélène, qui le subit depuis 36 ans dans la vie - mais ne l'a pas suivi à Paris - et qui est la mère de ses deux filles, Jade, 19 ans, et Léane, 16 ans. "J'ai la chance que mes filles aient une maman qui est hyper disponible, et qui me sécurise dans ma vie parce qu'on ne pourrait pas faire le métier que je fais si on n'était pas heureux et si on n'était pas sûr que ses enfants vivent bien. Elles le font grâce à leur mère et je l'en remercie", racontait-il à Audrey Crespo Mara, sur LCI le 30 mai 2017.
Castaner, ministre facile qui se laisse volontiers chauffer dans l'exercice de  ses fonctions
Comme Le Drian à Paris et en Bretagne, Christophe Castaner a même cumulé plusieurs postes, preuve de l'isolement du nouveau président sorti du néant (son poste de porte-parole du gouvernement avec celui de patron du parti macronien, pendant un an, entre novembre 2017 et octobre 2018). Emmanuel Macron a ensuite nommé Christophe Castaner à la tête du ministère de l'Intérieur libéré par Collomb, démissionnaire en octobre 2018, un poste que Castaner convoitait depuis près de deux années, comme le racontait le journal Le Monde, pour pouvoir appuyer sur le bouton d'un gyrophare de voiture de police, comme il le dit, et qui lui avait été "soufflé" par Gérard Collomb. "C'est Gaston Lagaffe place Beauveau", soulignait alors l'hebdomadaire Marianne, en compilant, en vidéo, toutes les sorties hasardeuses du bouffon du roi, sous l'effet de la "fatigue" et des "shots" en boîte:
 
Depuis, Castaner a à gérer le dossier extrêmement sensible du maintien de l'ordre pendant la crise sociale incarnée par les Gilets jaunes. Samedi 9 mars, d'ailleurs, quelques heures après quelques petites heures de sommeil, le ministre de l'Intérieur devait encore livrer les chiffres du nouvel épisode de mobilisation des Français en colère : avait-il l'esprit bien clair ?...

Réactions politique
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Un "kéké" à Marseillais, un favori de Macron à Paris
Pour se préparer à son rôle de porte-parole, le joueur de poker avait fait appel à Laurent Fontaine, du duo Fontaine et Bataille. A l'époque déjà, le coach des équipes d'Emmanuel Macron n'avait pas hésité à lui faire la remarque : "Entre ton accent du sud, la petite chaîne en or et ta barbe de trois jours, il va falloir enlever un truc", lui avait-il lancé.

mercredi 12 décembre 2018

Attentat de Strasbourg : Castaner chasse les journalistes

Les journalistes n'ont rien à faire sur une "scène de crime", selon le ministre LREM

Le ministre de l'Intérieur n'a pas apprécié la présence des journalistes sur les lieux de l'attentat

A Strasbourg, le 12 décembre 2018.
Attentat perpétré pendant le traditionnel Marché de Noël
On peine à comprendre que le pouvoir n'aime pas la presse qui l'a porté au pouvoir, mais tout s'explique si on songe que les arrogants se font la vie dure entre eux. 

Macron a envoyé Christophe Castaner dès mardi soir à Strasbourg, où s'est déroulé vers 20h00 l'attentat qui a fait trois morts au marché de Noël. Exactement vingt-quatre heures après l'allocution présidentielle qui a ravivé la colère des Français. A fleur de peau sur les lieux de l'attaque attentat, ce mercredi 12 décembre, le ministre de l'Intérieur a viré les journalistes présents sur une "scène de crime" [sic], terminologie inappropriée empruntée à l'américain, correspondant au français "lieux du crime".

L'assaillant, selon la presse, mais le terroriste, selon les autres, a fait usage de son arme à feu à plusieurs reprises dans la ville. Après être passé par le Pont du Corbeau, armé d'un couteau, pour pénétrer dans l'ultra-centre de Strasbourg en fête, il a " tout au long de (son) parcours, à plusieurs reprises ouvert le feu avec une arme de poing et utilisé un couteau avec lesquels il a blessé grièvement et donné la mort", a précisé le procureur de la République, Rémy Heitz, lors d'une conférence de presse à la mi-journée.

En fin de matinée, Christophe Castaner était sur place, entouré de forces de l'ordre et aussi de nombreux journalistes à qui il a fait la leçon, selon les uns, mais qu'il a expulsés, selon d'autres. "Les journalistes, vous êtes sur une scène de crime là. Donc, s'il vous plaît, je vous invite à...", a lancé le ministre de l'Intérieur, sans finir sa phrase, mais avec un geste les invitant clairement à débarrasser le plancher. 

"C'est fermé là," leur a-t-il ensuite lancé en pointant du doigt l'entrée de la zone, pendant que les forces de l'ordre faisaient reculer les media, comme le montre cette vidéo de CNews.
Trois personnes ont été tuées et douze autres blessées dont six sont en état d'urgence absolue. 
Le tireur, un "fiché S" bien connu des autorités, Cherif Chekatt, que la presse s'obstine à encagouler sous ses initiales, Chérif C., Français radicalisé et braqueur multirécidiviste de 29 ans en liberté, était toujours en fuite mercredi en début d'après-midi, malgré le plan Vigipirate. 
Depuis janvier 2015, une mission de protection associée au plan Vigipirate est confiée à des militaires sous le nom d''Opération Sentinelle'. 720 personnes sont à ses trousses...