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vendredi 24 janvier 2020

Ségolène Royal dénonce "un régime autoritaire" en France

Macron débranche Royal 

Le Conseil des ministres doit acter vendredi  24 le limogeage n de Ségolène Royal au poste d'ambassadrice des pôles.


Ségolène Royal perd sa sinécure aux pôles gagnée au temps oû elle vantait Macron pour entrer au gouvernement. Le Conseil des ministres va entériner cette décision prise à la suite des nombreuses critiques de l'ancienne ministre contre la politique menée par Macron. 

Satisfaite de retrouver sa "liberté d'expression" - dont elle ne s'est jamais vraiment privée - l'ancienne candidate malheureuse laminée de 4 points à l'élection présidentielle de 2007 repart de plus belle et se déchaîne contre Macron. Vendredi, sur BFM TV, elle a jugé que la France est aujourd'hui plongée dans un "régime autoritaire"  

L'amère Royal décrit "un pouvoir qui n'écoute pas, qui n'en fait qu'à sa tête, qui assiste à la souffrance des citoyens sans réagir".

Elle pointe un "vrai problème de crise démocratique".  "Quand on voit dans le monde entier les images de violence, de ce qui se passe en France dans la rue, il y a beaucoup d'interrogations sur la nature de ce régime", a insisté Ségolène Royal, qui estime qu'il y a "un vrai problème de crise démocratique". 

L'ancienne ministre et présidente calamiteuse de Région a notamment fustigé la conduite de la réforme des retraites qui a "été très mal engagée, de façon autoritaire, autocratique, puisque les débats parlementaires n'ont même pas commencé".

Ségolène Royal a également regretté les récents propos du chef de l'Etat. 

Dans l'avion qui le ramenait d'Israël dans la nuit de jeudi à vendredi, Emmanuel Macron a dénoncé au Figaro «les discours politiques extraordinairement coupables» de l'opposition sur les violences en France. «Ses mots sont excessifs. Je crois qu'il faut qu'il reprenne son sang-froid», a jugé Ségolène Royal. Avant d'insister une nouvelle fois : «Dans une démocratie, on peut réformer sans brutaliser».

Royal accuse Macron de «détruire» le patrimoine «aux assurances privées»

Pressentie pour préparer une candidature à la présidentielle de 2022, Ségolène Royal, qui a créé un nouveau mouvement «Désir de France Avenir de la planète», a voulu rappeler que «la sécurité sociale, les retraites et la santé» représentaient «le patrimoine national commun des Français». «On ne doit pas le détruire uniquement pour permettre aux assurances privées d'acheter ces droits et que les Français se retrouvent solitaires, isolés, dressés les uns contre les autres», a-t-elle accusé.

Quant à ses ambitions politiques personnelles, l'ancienne candidate de 2007 a certifié qu'elle croyait «beaucoup à l'union nationale, à la concorde républicaine, à l'apaisement, à la bienveillance». «J'ai créé 'Désir de France Avenir de la planète', parce que le système français est aujourd'hui gravement menacé», a-t-elle souligné. Veut-elle se présenter à la présidentielle? «Si j'arrive à rassembler des hommes et des femmes qui ont envie de travailler sur un modèle alternatif de société où on est heureux de vivre ensemble, je le ferai», a-t-elle promis.

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mardi 7 mai 2019

Police parisienne: Frédéric Dupuch, limogé par Christophe Castaner

Frédéric Dupuch refuse de porter la casquette pour le fêtard

Le serviteur de l'Etat qui a dirigé la sécurité de proximité à Paris et sa petite couronne jusqu'au 5 mai 2019 en a gros sur le coeur

Résultat de recherche d'images pour "Frédéric Dupuch"Dans un message d'adieu adressé aux 26.000 policiers qui composent la plus importante direction de la préfecture de police, Frédéric Dupuch (ci-dessus) qui refuse d'être traité comme un vulgaire fusible aux mains d'un margoulin, n'a pas manqué d'étriller les coupeurs de têtes. Brutalement limogé le 16 mars, en même temps que le préfet Michel Delpuech, le jour même de violences de l'extrême gauche anarcho-révolutionnaire organisée en Black bloc à l'occasion l'Acte XVIII des Gilets jaunes. Il a rendu hommage aux fonctionnaires qui servaient sous son autorité "en dépit des trop faciles reproches extérieurs d'en faire trop ou pas assez".

Le directeur visait autant le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner que son secrétaire d'État Laurent Nunez, ce dernier ayant - à la différence de l'autre - une connaissance intime du fonctionnement de la préfecture de la police pour y avoir effectué une grande partie de sa carrière. 
Le tandem en place à Beauvau a reproché à Frédéric Dupuch ses "tergiversations" et ses "initiatives" durant les opérations de maintien de l'ordre lors des différentes manifestations des Gilets jaunes. Ils lui reprochent d'avoir décidé d'adapter l'armement, notamment les LBD 40 décriés par de nombreuses ONG, avec des munitions moins puissantes afin d'éviter les dégâts physiques sur les manifestants. À cause de ses décisions, il aurait bridé la capacité de riposte de ses policiers sur le terrain. Sur l'usage du LBD40, les défenseurs du patron de la DSPAP avaient rétorqué qu'il ne faisait qu'appliquer une directive de la direction générale de la police nationale. 

Une femme se tenait prête dans l'antichambre de Beauvau

L'ancien directeur de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne a été remplacé par Valérie Martineau, ex-patronne de la DTSP (Direction Territoriale de la Sécurité de Proximité) du Val-de-Marne. 

Dans son message, Frédéric Dupuch regrette de ne pas être allé au bout de son mandat commencé en janvier 2018. "Au-delà des difficultés qu'il ne m'aura pas été possible de résoudre (...), la force de la police, c'est aussi de former une famille avec ses tensions et ses querelles, mais surtout sa solidarité et son soutien aux plus fragiles." "Je vous quitte avec regret et émotion", a-t-il conclu.

En dépit de son limogeage public, après le 16 mars, Frédéric Dupuch avait continué à assurer sa mission jusqu'à la nomination de son successeur, ce week-end. Il a signé son dernier dispositif de maintien de l'ordre le samedi 4 mai pour le compte de la direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne. 

Il a été remplacé à partir de ce lundi 6 mai par Valérie Martineau, ex-directrice territoriale de la sécurité publique du Val-de-Marne. 
Elle tient sa revanche, puisqu'elle avait été limogée et son service fermé dès la prise de fonction de Frédéric Dupuch à la DSPAP (Direction des services de police de l'ensemble de l'Agglomération parisienne) qui couvre Paris et les trois départements de petite couronne, en janvier 2018.
Valérie Martineau est réputée pour être aussi "rugueuse" que le préfet de police Didier Lallement, mais néanmoins plus "collective" dans la prise de décision que son prédécesseur. Elle était la candidate de la Place Beauvau, et non celle du préfet de police, on l'a bien compris...

mercredi 20 mars 2019

Castaner sur un siège éjectable : la presse a déjà le doigt sur le bouton

Castaner, un bon bilan à l'Intérieur ? "Pas sûr", estime Jean-Michel Aphatie  

Le limogeage de Michel Delpuech à la suite de la foirade de Castaner, son donneur d'ordre, est une lâcheté de l'exécutif

Résultat de recherche d'images pour "CASTANER dELPUECH"
"Casta m'a tuer" !
Les annonces négligées d'un regain de participation et de promesses de violences mettent en évidence l'incurie du ministre de l'Intérieur. Les "mesures fortes" frappant les subalternes de l'irresponsable Christophe Castaner ne masquent pas les négligences de sa gestion condescendante de l'Acte XVIII des Gilets jaunes infiltrés par l'ultra-gauche

Mercredi matin, le préfet de police Michel Delpuech est officiellement remplacé par Didier Lallement, le préfet d'Aquitaine. Un changement annoncé lundi par Edouard Philippe, dans la foulée des émeutes parisiennes sur les Champs-Elysées. L'éditorialiste Jean-Michel Aphatie met l'entière responsabilité sur le compte d'une mauvaise communication entre les différentes pièces de la maison police dont Castaner a la charge...

"Le limogeage de Michel Delpuech est mille fois justifié, commente le suppôt du pouvoir et caisse de résonance du ministère. Ce n'est pas moi qui le dit, se défend l'antenne-relais, il faut écouter Christophe Castaner, qui s'était invité mardi matin sur la radio de service public France Inter. Là, on se dit vraiment que Michel Delpuech est nul." Ce qui est énorme, si on songe que le sexagénaire est ancien préfet de Corse dont la carrière est jalonnée de fonctions sensibles sous les présidences de Jacques Chirac, puis de Nicolas Sarkozy, et de François Hollande comme préfet de Paris et de la région Ile-de-France le 27 février 2017.
 
Un règlement de comptes au sommet
D'abord, Christophe Castaner a commencé par accuser le préfet de police de n'avoir pas appliqué les consignes pour l'utilisation des forces de l'ordre, donc il a été limogé.
Mais surtout, Castaner a raconté deux histoires à propos des LBD, les lanceurs de balles de défense. Ce sont deux histoires sidérantes. On savait déjà que les policiers qui préposés aux LBD avaient été dotés de munitions courtes, moins efficaces que les munitions traditionnelles. Le jour où on attendait beaucoup de casse, le jour de l'"ultimatum", doter les policiers de munitions moins performantes est parfaitement irresponsable. Sauf pour les élus LREM, que rien n'étonne. 
Or, le 23 juillet 2018, dans l'affaire Benalla et des violences commises par les Pieds-Nicklés à la solde de Macron du 1er mai, Delpuech est entendu par la commission d'enquête de l'Assemblée Nationale. Il répond alors aux révélations du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, en niant toute implication. Il explique l'absence de réaction en rejetant la responsabilité sur l'autorité exécutive. Il y dénonce, en outre, des dérives liées, selon lui, à des "copinages malsains". Impardonnable ! D'où le limogeage en différé.
Castaner a expliqué mardi qu'il n'est ni responsable ni coupable de rien Place Beauvau

C'était un membre de l'état-major de la préfecture de police qui en avait décidé ainsi avant la manifestation de samedi, bien qu'elle ait été annoncée comme "historique". "Et le préfet de police n'était pas au courant. Quand on entend ça, on se dit qu'il n'est pas très bon," conclut Aphatie, en parlant, bien évidemment, du sous-fifre.

Alors, d'où viennent les consignes de laisser-faire dans la "chaîne de commandement" ?
Le "kéké" de Forcalquier a raconté une deuxième anecdote. Il dit : 'dimanche matin, j'étais sur le terrain et je croise un policier [anonyme et, par chance, tenu au secret professionnel] qui me prend à part et me dit que c'est dommage d'avoir donné des consignes restrictives pour l'utilisation des LBD samedi. Je suis très étonné', dit Christophe Castaner, 'parce que moi je n'ai donné aucune consigne de ce type', raconte le  joueur de poker marseillais.

Christophe Castaner raconte avoir enquêté dimanche après la manifestation et assure avoir découvert qu'il y avait une consigne à la préfecture de police d'utilisation restrictive des LBD et que Michel Delpuech n'était pas au courant. Effectivement, si le préfet de police ne sait pas ce qui se passe, il vaut mieux en changer. Et si le ministre ne s'intéresse pas à ce que fait son préfet, qu'est-ce qu'on fait ?

Le préfet de police de Paris avait-il reçu carte blanche ?

Car Christophe Castaner n'était au courant de rien non plus. Qui est le patron réel de l'administration ? Aphatie répond : "C'est Christophe Castaner, et il fait l'aveu qu'il ne sait rien de ce qui se passe à la préfecture de police. Il y a deux décisions crétines qui sont prises avant la manifestation et personne n'alerte le cabinet du ministre de l'Intérieur ? 
Le ministre de l'Intérieur n'a-t-il aucun correspondant [des yeux et des oreilles] à la préfecture de police ? Le cabinet du ministre et la préfecture de police ne se parlent-ils pas ? On se rend compte, quand on écoute Christophe Castaner, que peut-être parmi toutes les administrations françaises, celle de l'Intérieur est peut-être la plus mal gérée. Dans la période actuelle, c'est quand même un problème." 

Macron a-t-il confié à une arsouille la charge de fonctions régaliennes ? 
Certes relégué  au 11e rang, après le démission de Gérard Collomb, son prédécesseur,  numéro 2 du premier gouvernement et ministre d'Etat?

Le responsable devant le président, c'est Castaner.
Et devant le peuple, c'est Macron. 

Le préfet de police est remplacé et Christophe Castaner peut continuer à déléguer à ses collaborateurs. Alors Aphatie estime qu' "on peut se poser la question ce matin de savoir si c'est un bon bilan ou pas. Personnellement, je n'en suis pas sûr."

Si Castaner demande au premier ministre, Philippe lui répond-il : "ça va ma poule ?" 
Mais Aphatie commence à douter de l'exécutif, c'est un très mauvais signal. Quand  les rats quittent le navire.

lundi 15 février 2016

Les réseaux sociaux, exutoires de Fleur Pellerin, ministre saquée par Hollande

L'un des maillons faibles du gouvernement Valls se déchaîne sur la toile

Sur Twitter, la description de la boat people du gouvernement est passée de "ministre de la Culture" à "... à suivre"

Sans dommage, Hollande aurait pu déplacer l'ex-ministre de la Culture à l'Agriculture, où Le Foll est tout aussi incompétent, mais il a purement et simplement répudié la femme du gouvernement de Manuel Valls et gardé l'homme,  le 11 février, livrant sa place à Audrey Azoulay, une amie de sa concubine. 

Depuis, Fleur Pellerin a quelque peu relâché son langage sur les réseaux sociaux. Elle répond aux tweetos avec humour et n'hésite pas faire passer des messages subliminaux en musique.
Ainsi la répudiée a-t-elle déchargée son amertume sur Le "Grand Journal" de Canal+, en lui adressant sa première pique post-ministérielle. L'un des chroniqueurs de l'émission, Cyrille Eldin, s'était appesanti sur son sort quelques minutes après son éviction.
L'humour au second degré, qu'elle requiert de ses cibles, ne passe décidément pas auprès de la gauche...

Recueillie par la France mais abandonnée par Hollande, la Coréenne s'est ensuite livrée à plusieurs allusions musicales et pourtant aigres

Pellerin nous fait son cinéma, mais toute la culture semble se réduire pour elle à la chansonnette?
 Aretha Franklin, avec son tube 'Respect', avant d'enchaîner avec 'I Will Survive' de Gloria Gaynor,  deux femmes noires américaines, en passant par Woodkid, un chanteur homosexuel d'origine polonaise. L'ex-ministre de la Culture est restée à cent lieues de la littérature de Patrick Modiano, prix Nobel 2015, un Français... 

Elle se dévoile aussi en mentionnant "Je sors ce soir" par la chanteuse belge Barbara Opsomer qui porte "la main sur son Saint Graal" quand elle est frustrée...
"Scotchée au canapé Tout juste un fond d'vodka
Du vide dans ma télé
Le même qu'entre toi et moi
Seule sous l'eau en solitaire
Une main sur mon saint Graal  
Tu ne me fais jamais la guerre
Y'a de quoi s'tirer une balle"
Les internautes ont reçu cinq sur cinq le contenu des chansons de son choix et en ont aisément décrypté les messages politiques subliminaux.

Certains se sont inquiétés pour son équilibre
Hollande a libéré du temps dans l'agenda de Fleur Pellerin. Elle ne l'a toujours pas mis à profit pour lire Modiano, certes pas, mais pour répliquer à plusieurs internautes, dont l'un lui demandait de réagir à une rumeur selon laquelle elle aurait fondu en larmes, selon les uns, et se serait évanouie, selon les autres, quand elle a appris son éviction.
Monsieur PellerinLaurent Olléon, conserve-t-il son poste de directeur de cabinet adjoint auprès de la ministre de la Fonction publique, de la Décentralisation et de la Réforme de l'État, Annick Girardin, malgré le départ de l'aubryste Marylise Lebranchu par la même charrette ?

mardi 9 février 2016

Remaniement: rumeur sur le limogeage de Manuel Valls

Hollande préparerait un grand coup 

On attend un remaniement pour vendredi, mais François Hollande pourrait annoncer un changement de gouvernement.

Et si le chef de l'Etat se passait de Manuel Valls ?
C'est en tout cas ce que lui conseillent nombre de ses proches qui ne supportent plus l'autoritarisme et les menaces du maître chanteur de Matignon. Si le remaniement du gouvernement ne fait plus aucun doute, certains affirment donc que Manuel Valls a fait son temps et qu'il est grillé.

Responsable de la désunion de la gauche ?
Si le chef du gouvernement est populaire dans l'opinion, selon les sociétés commerciales de sondages, il a atteint le point de non retour de l'exécration sur l'aile gauche du Parti socialiste gauche qui lui impute le délitement actuel de la majorité : honni des écologistes radicaux d'EELV, des frondeurs  du PS et de l'extrême gauche du Parti de gauche, Manuel Valls s'est maintenant mis également à dos ceux qui s'opposent à la déchéance de nationalité. Son renvoi offrirait une sortie de l'impasse dans laquelle Hollande s'est enfermé avec son annonce sous le coup des attentats islamistes de novembre 2015...

Les fidèles du président plaident pour l'éviction du Catalan 

Alors que les candidats à l'entrée dans un gouvernement remanié de Valls se défilent et que le 'capitaine de pédalo' rame pour remplacer Le Foll, Royal et Le Drian, Aubry a décliné l'offre du ministère des Affaires étrangères, laissant la voie libre à sa rivale Ségolène Royal dont personne, à l'instar de Nicolas Hulot, ne veut succéder à l'Environnement.
Les fidèles du président veulent avant tout se débarrasser de Valls, selon Le Parisien Aujourd'hui en France. "Valls a rétréci ta majorité. Tu ne peux pas aller à la présidentielle sur une tête d'épingles", aurait ainsi plaidé un proche anonyme, raconte le quotidien ce mardi. Ils le suspectent de travailler à sa perte...
Le départ de Christiane Taubira, la "goutte d'eau qui met le feu aux poudres"

Le président aurait tenté de retenir Christiane Taubira, selon Le Parisien . Il lui aurait promis le ministère de la Culture si elle attendait le remaniement. Mais l’ex-Garde des Sceaux n'aurait pas tenu le coup face à Manuel Valls et à sa position sur la déchéance de nationalité.

"Manuel devrait faire attention. François n'a pas de problème de passage à l'acte, vante un flagorneur anonyme de l'entourage du président. Il a sacrifié Ayrault d'un coup de bouton !", rapporte Le Parisien. Enfin, Manuel Valls a l’autre désavantage de ne pas supporter la rivalité d'un autre ministre: Emmanuel Macron.

Valls, fauteur de troubles tombé en disgrâce ?
Le premier ministre a démenti l'annulation de son voyage en Allemagne: Valls a annoncé ce matin qu'il sera bien à Berlin vendredi, pendant que Hollande annoncera sa décision.


dimanche 12 juillet 2015

Viré de France Culture, Olivier Poivre d'Arvor raconte pourquoi, selon lui

Divorce pour incompatibilité d'humeur avec Mathieu Gallet

L
es raisons du conflit entre la direction de France Culture et OPDA, limogé le 9 juillet dernier


OPDA, imbu de sa petite personne
Mathieu Gallet, le PDG de Radio France, reprocherait à Olivier Poivre d'Arvor, directeur de France Culture (ci-contre), de s'"être exprimé sans son visa" sur son projet pour le groupe public.  "Mathieu Gallet m'a reproché lors d'un entretien jeudi soir de m'être exprimé sans son visa dans deux interviews sur son projet pour Radio France que je qualifiais d'uniquement construit sur une logique budgétaire et comptable", a rapporté à l'Agence de presse officielle Olivier Poivre d'Arvor, qui était en poste depuis septembre 2010: suivez mon regard !
"Nous nous sommes aussi opposés récemment sur sa demande d'éviction de producteurs qui se sont manifestés de manière critique pendant la grève de Radio France", a-t-il ajouté. "Je trouve cette décision incompréhensible et irrespectueuse de la liberté éditoriale", a-t-il jugé, précisant qu'il quittera effectivement son poste fin août.

"Plus les conditions d'exercer normalement mon métier"

Le diplomate (?) avec un simple DEA de philosophie!, journaliste et écrivain se veut plus précis. "Le sujet n'est pas tant mon départ mais les moyens qui sont mis à la disposition du service public de la culture. Le budget de France Culture est en baisse cette année et je n'avais plus les conditions d'exercer normalement mon métier. On me demandait des choix éditoriaux que je réprouvais. C'est aussi ce que j'ai dit à Mathieu Gallet", soutient le frère de Patrick Poivre d'Arvor.
Ce dernier, ex-présentateur vedette du 20h00 de TF1 et père de sept enfants, travaille désormais -comme son frère jusqu'ici- pour le service public, depuis mars 2012, sur la chaîne Parlementaire, depuis avril 2012, sur France 3 et depuis janvier 2014 sur Radio Classique...

Olivier Poivre d'Arvor accable son employeur, Radio France, qui traverse une crise, certes moins visible qu'au printemps, mais tout aussi profonde. "L'ensemble de la Maison ronde manque d'une ligne éditoriale claire autant que d'un projet, poursuit-il, se plaçant résolument au-dessus des contingences budgétaires. Même si France Culture s'est montrée turbulente et agitée pendant la grève, c'est une antenne et une radio pleine de vie, de talents et d'inventivités, soutient-il, pour ne pas dire une chaîne irresponsable et rebelle, du fait de son empreinte idéologique forte. 
Le syndicat UNSA accuse d'ailleurs"En remerciant Olivier Poivre d'Arvor, le président s'en prend à la liberté de parole et l'esprit critique qui anime cette chaîne". "C'est un véritable tremblement de terre pour les salariés (...) Il s'agit bien d'une reprise en main politique, un royaume d'intelligence que le président envisage comme une poche de résistance", ajoute l'Unsa.

"
A l'heure de partir, je remercie le service public de m'avoir donné la possibilité de la diriger pendant cinq ans, déclare le démagogue. France Culture était une maison magnifique avant moi et elle le restera après moi !" 

Aucun nom n'a encore filtré pour prendre la suite d'OPDA. Une nomination devrait intervenir dans le courant de l'été.

Le "frère de..." croit-il que tout lui est dû ?

Nouvel à-coup dans une trajectoire balisée. 
Sa candidature avait été retenue pour diriger l'Académie de France à Rome (Villa Médicis) en 2008, quand il apprit que le conseiller culturel du Président de la République, Georges-Marc Benamou s'était auto-attribué le poste. Une pétition d'intellectuels parue dans le journal socialiste Le Monde avait fait renoncer à ce poste de prestige Georges-Marc Benamou, pourtant favorable à SOS Racisme. En novembre 1985, Benhamou fonda d'ailleurs le magazine mensuel Globe, un journal de gauche  (qui dura 18 mois), intellectuel, pro-mitterrandien et antiraciste, avec l'aide de Pierre Bergé, PDG d'Yves Saint Laurent et soutien financier de Ségolène Royal en 2007, proche de François Mitterrand et de Bernard-Henri Levy.
Un concours, présidé par Hugues Gall, avait alors été organisé et, après examen d'une dizaine de candidatures, Olivier Poivre d'Arvor et Frédéric Mitterrand avaient été introduits dans une liste restreinte pour la Villa Médicis. Nicolas Sarkozy avait préféré le neveu de François Mitterrand, Frédéric Mitterrand, qui devint son ministre de la Culture et de la Communication en juin 2009.
Pressenti en 2010 pour une nomination comme ambassadeur à... Athènes, puis Bucarest (!) par le gouvernement Fillon, Poivre avait préféré la direction de France Culture à la Roumanie.

En 2011, le rancunier soutint Martine Aubry aux primaires du parti socialiste. Il devint un candidat sérieux pour le ministère de la Culture, en cas de victoire de l'amère de Lille à la présidentielle.
Son soutien à François Hollande vaudra à l'ambitieux sa réputation d'opportuniste. 
Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, l'a proposé comme président du conseil d'administration du Musée de la Marine, mission qu'il exerce depuis mai 2014. 
OPDA a pu aussitôt annoncer un chantier de rénovation du Musée de la Marine prévue dès 2016 et confirmé par Jean-Yves Le Drian avec un "financement exceptionnel" de 50 millions d'euro: une priorité nationale ! La "logique budgétaire et comptable" vient de recevoir un nouveau tir au canon à poudre noire...


jeudi 8 janvier 2015

Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, renonce à son mandat

Un nouveau secrétaire général dès la semaine prochaine !

La CGT a hâte de tourner la page

Avant que son parachute doré
ne se mette en torche
Le numéro un de la CGT Thierry Lepaon a lui même fait l'annonce mercredi qu'"il y aura un nouveau secrétaire général de la CGT la semaine prochaine", renonçant ainsi à son mandat, a indiqué mercredi une source interne.
Les appels à la démission de Thierry Lepaon se sont multipliés depuis des révélations sur la rénovation de son domicile de fonction et de son bureau, ainsi que sur une prime reçue à son départ de ses précédentes fonctions, en Normandie.

Thierry Lepaon, qui avait annoncé mardi qu'il remettait en jeu son mandat, a fait cette déclaration devant la commission exécutive, direction élargie de la centrale. Il avait succédé à Bernard Thibault en mars 2013.

Dépêche minimaliste de l'AFP

Reprise sans plus de détails par L'Expansion, le limogeage mériterait plus de commentaires...
Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a démissionné de ses fonctions avec tous les membres du bureau confédéral du syndicat, dans la foulée des affaires dont il est le centre et qui ont éclaté ces derniers mois, a-t-on appris mercredi de source interne.

Thierry Lepaon a donc franchi le pas qu'il avait refusé de faire mardi, lorsque le bureau confédéral, dont il faisait partie, a simplement proposé de remettre son mandat "à la disposition" de la seule instance habilitée à les démettre, le comité confédéral national (CCN), le parlement de la CGT.

La crise déclenchée par ces fuites a réactivé le malaise de la CGT, toujours meurtrie par la succession mal préparée de Bernard Thibault, sans véritable cap et malmenée lors des dernières élections professionnelles dans la fonction publique.

Avant les vacances de Noël, Thierry Lepaon avait lancé une contre-offensive dans les media et au sein de son organisation, avec le soutien de dirigeants de fédérations. Il avait alors réaffirmé qu'il n'entendait pas être "le rat qui quitte le navire" en difficulté, tandis que certains de ses soutiens parml les instances dirigeantes de la CGT proposaient une démission collective du bureau confédéral, mais le maintien du secrétaire général pour former une nouvelle équipe.

La question du remplacement de la direction actuelle est une des plus délicates que l'organisation ait à affronter, alors que son prochain congrès n'est prévu qu'en 2016.

mardi 2 décembre 2014

Le livre d'Aquilino Morelle qui fait déjà "trembler" François Hollande

Aquilino Morelle a reçu 70.000 euros d'avance pour son livre "dédié" à  Hollande

Viré comme un malpropre de l'Élysée sur
des révélations de Mediapart 
qui - au-delà du cirage de ses bottines dans les salons de l'Elysée -  l'accusent de conflits d'intérêts avec l'industrie pharmaceutique,
l'ancien conseiller de François Hollande allait se venger dans un livre au vitriol. 

"Il tremble, François", jubilait même l'intéressé, cité par Le Nouvel Observateur fin septembre.
On en sait un peu plus aujourd'hui sur ce livre d'Aquilino Morelle, grâce au Canard Enchaîné, et pas seulement qu'il sera édité par les éditions Grasset. L'ancien conseiller de François Hollande a reçu une avance de 70.000 euros, de quoi éveiller le mépris de Valoche.
On est en effet encore loin des montants reçus par Valérie Trierweiler grâce à Merci pour ce moment. Sur Europe 1 le 19 novembre, son éditeur avait indiqué que l'ancienne compagne du président de la République allait toucher "autour de" 1,3 à 1,7 millions d'euros et ses détracteurs bien en cour à l'Elysée la fustigent déjà pour ne pas avoir encore partagé avec des oeuvres humanitairesCar, on le sait, Action Contre La Faim n'a plus les moyens de venir en aide aux victimes du printemps arabe en Syrie.

Mais, comme Valérie Trierweiler, Aquilino Morelle va viser François Hollande, "l’enfoiré", comme il le désigne désormais, tant sa colère est grande. "Et ça peut saigner", prévenait-il dans L'Obs attirait par l'odeur du sang et donc distrait de celle des sanisettes du patron.

L'ex-conseiller avait alors parlé d'une "purification ethnique"

Cet humble témoignage de l'importance qu'il s'accorde remonte au 11 septembre, une semaine après la sortie du livre de la concubine répudiée, Aquilino Morelle évoquant son éviction de l'Élysée dans Le Point, où il considère qu'il a " été liquidé par la Tcheka hollandienne."

Toujours aussi modéré, ce serviteur de l'Etat dresse un parallèle entre son renvoi, celui d'Arnaud Montebourg et le génocide au Rwanda. Des propos que le petit marquis avait démentis, expliquant s'être fait piégé par la journaliste. 
C'est dire combien son livre de réglements de comptes à venir promet d'être poisseux.

vendredi 21 novembre 2014

Kader Arif, proche de Hollande, chassé du gouvernement sur soupçons de favoritisme

Enquête autour du secrétaire d'Etat: de la perquisition à la démission, par respect de la fonction ...

Une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués par le secrétaire d'Etat Kader Arif à des proches
Des soupçons ont conduit à une perquisition dans un service du ministère de la Défense. Suite à la récupération d'une information du site du magazine régional La Voix du Midi  par Médiapart, site trotskiste d'investigation par téléphone et sur internet, la police judiciaire avait perquisitionné la sous-direction des achats du ministère, le 6 novembre. Secrétaire d'Etat aux anciens combattants, Kader Arif est placé sous l'autorité du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Ouverte à Toulouse en septembre, l'enquête avait pour but de vérifier si deux sociétés successives d'organisation de spectacles, dirigées notamment par son frère et sa belle-soeur, puis par ses neveux, ont pu bénéficier de favoritisme pour remporter deux marchés pluriannuels d'un montant de plusieurs millions d'euros avec la Région Midi-Pyrénées.

Le président socialiste de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, avait démenti vigoureusement sous prétexte que ces mises en cause émanaient de l'opposition de droite au Conseil régional. L'enquête préliminaire a été ouverte à la suite d'un "signalement" déposé par le groupe "Osons Midi-Pyrénées" du Conseil régional. Dès le 12 septembre, ses locaux ont été perquisitionnés par la police et le Parquet de Toulouse s'est dessaisi pour confier le dossier au magistrat qui a une compétence nationale. 
L'enquête avait suivi son cours et s'est attachée à déterminer si les procédures d'appels d'offre ont notamment été respectées. Les enquêteurs agissaient dans le cadre d'une enquête préliminaire menée par le parquet national financier (PNF) qui avait récupéré mi-septembre un dossier initialement ouvert à Toulouse. La création du parquet national financier a été votée en décembre 2013 par le Parlement, après le vif émoi suscité par l'affaire Cahuzac.

Figure importante du PS en Midi-Pyrénées, proche du chef de l'Etat, Kader Arif était monté sur ses grands chevaux, dénonçant à l'automne des "amalgames et des insinuations". L'enquête avait été déclenchée par un signalement d'élus de l'opposition de droite du Conseil régional.
VOIR et ENTENDRE le vertueux secrétaire d'Etat de Ayrault, puis de Valls, clamer son innocence le 11 septembre:

Poids lourd du parti socialiste en Midi-Pyrénées, K. Arif avait affirmé qu'il n'a "rien à voir avec ça" et a regretté des "amalgames et des insinuations". De son côté, M. Malvy a estimé que l'enquête mettrait fin aux "persiflages".

Pas de justice spectacle et de mise en examen(!), 

mais Arif démissionne...

Arif, viré du gouvernement par Valls
Le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants a présenté sa démission à Manuel Valls et François Hollande l'a acceptée. 

Il est remplacé par un instituteur devenu directeur d'école primaire et même carrément inspecteur de l'Éducation nationale..., le sénateur PS de la Moselle Jean-Marc Todeschini (à droite), qui connaît déjà ce ministère pour avoir occupé le poste de chef de cabinet du mosellan Jean-Pierre Masseret (1997-2001) dans le gouvernement Jospin.

Kader Arif a affirmé avoir choisi de démissionner "par respect pour la fonction ministérielle" et "par respect" pour les commémorations et le monde combattant dont il avait la charge.
N'est-ce pas trop de respect soudain chez cet honnête homme ?


mardi 23 septembre 2014

Aquilino Morelle traite Hollande d' "enfoiré" ...

Les socialistes ont le respect de l'homme et de la fonction présidentiels...

Aquilino Morelle, 
ancien conseiller de François Hollande, passe à l'attaque de son patron 
dans une enquête du Nouvel Obs qui fait sa pub dès la veille. 

Celui qui a été congédié de l'Elysée comme un cireur de pompes le 18 avril dernier revient sur son passage au Château, avec l'affaire Trierweiler, sa relation avec le chef de l'Etat - qualifié au passage d'"enfoiré" - ainsi que sur son avenir proche.
Aquilino Morelle publiera bientôt un livre qui, dans la lignée de celui commis par Valérie Trierweiler, décrira l'ambiance élyséenne du début de mandat de François HollandeMediapart venait de révéler qu'il avait fait venir un cireur de chaussures dans les locaux présidentiels. Dans la foulée de son limogeage, on apprenait en outre qu'un contrat avait été passé en 2007 avec un laboratoire pharmaceutique, alors même qu'il était inspecteur à l'IGAS (Inspection générale des Affaires sociales).

C'est à  se demander si Morelle et Le Nouvel Obs ont passé un deal pour se partager les recettes. Compères en foire de l'édition, comme la concubine licenciée, le laquais fait la promotion  de son bouquin, tandis que l'hebdomadaire socialiste compte sur le scandale pour remplir les lunettes de ses sanisettes.
"C'est simple, j'ai été victime d'une élimination politique planifiée", clame l'individu dans les pages de l'hebdomadaire nauséabond, reprenant simplement une confidence déjà faite au Point le 11 septembre dernier... "Je ne peux pas rester immobile toute ma vie. Je dois m'expliquer pour ma femme, mes enfants, mes amis, tous ceux qui n'ont pas compris mon silence… Le dossier est vide, je n'ai rien à me reprocher", assure-t-il ensuite pour justifier la mise de son livre sur le marché. Mais il ne peut s'empêcher d'égratigner avant l'heure François Hollande, qu'il qualifie d'"enfoiré" au détour d'une phrase.
VOIR et ENTENDRE Tanguy Pastureau (RTL) sur Aquilino Morelle:

"J'ai vu François nu, plus bas que terre"

S'appeler par les prénoms est un usage trompeur chez les socialistes. Mais
celui-ci, toute acrimonie mise au fond de sa poche et sa chamoisine à chaussures par-dessus, est particulièrement ambigu, puisqu'il tient toujours à signaler sa proximité avec le pouvoir qui lui a botté le train
"François se comporte avec moi comme avec Valérie (Trierweiler, mais à un autre usage, ose-t-on espérer), incapable d'assumer une rupture qui était aussi d'ordre affectif", croit-il savoir. 
"Jamais nous n'avions été aussi proches qu'en cet hiver 2014", se rappelle le conseiller, qui raconte avoir posé sur le bureau du Président l'exemplaire du Closer à l'origine du scandale. "J'ai vu François nu, plus bas que terre, je l'ai ramassé à la petite cuillère. Peu à peu, il s'est relevé. Alors il n'a plus supporté mon regard", raconte-t-il. Telle est l'interprétation psychanalytique de la disgrâce d'un videur de pots du roi. Si tout est du même tonneau...

L'ancien conseiller a repris le chemin de l'IGAS... 
L'Inspection Générale des Affaires Sociales est en effet la zone de repli des serviteurs déchus ou en fin de carrière. Cette niche dorée recueille aussi bien François Chérèque, ex-secrétaire général de la CFDT qui reçoit près de 10.000 par mois, que Fadela Amara, ex-ministre à 5.800 € . C'est une promotion recherchée, puisqu'un leader syndical touche 4.500 € (et le 13ème mois, mais sans compter tous les avantages en nature).
Morelle tacle au passage la politique menée par le pouvoir socialiste, tout en se faisant reluire. "Je revis d'une certaine manière. Vendre des billets de 5 euros pour des billets de 500 commençait à m'abaisser intellectuellement. Aujourd'hui, je suis serein." On le serait à moins de 10.000 euros !