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vendredi 24 janvier 2020

Ségolène Royal dénonce "un régime autoritaire" en France

Macron débranche Royal 

Le Conseil des ministres doit acter vendredi  24 le limogeage n de Ségolène Royal au poste d'ambassadrice des pôles.


Ségolène Royal perd sa sinécure aux pôles gagnée au temps oû elle vantait Macron pour entrer au gouvernement. Le Conseil des ministres va entériner cette décision prise à la suite des nombreuses critiques de l'ancienne ministre contre la politique menée par Macron. 

Satisfaite de retrouver sa "liberté d'expression" - dont elle ne s'est jamais vraiment privée - l'ancienne candidate malheureuse laminée de 4 points à l'élection présidentielle de 2007 repart de plus belle et se déchaîne contre Macron. Vendredi, sur BFM TV, elle a jugé que la France est aujourd'hui plongée dans un "régime autoritaire"  

L'amère Royal décrit "un pouvoir qui n'écoute pas, qui n'en fait qu'à sa tête, qui assiste à la souffrance des citoyens sans réagir".

Elle pointe un "vrai problème de crise démocratique".  "Quand on voit dans le monde entier les images de violence, de ce qui se passe en France dans la rue, il y a beaucoup d'interrogations sur la nature de ce régime", a insisté Ségolène Royal, qui estime qu'il y a "un vrai problème de crise démocratique". 

L'ancienne ministre et présidente calamiteuse de Région a notamment fustigé la conduite de la réforme des retraites qui a "été très mal engagée, de façon autoritaire, autocratique, puisque les débats parlementaires n'ont même pas commencé".

Ségolène Royal a également regretté les récents propos du chef de l'Etat. 

Dans l'avion qui le ramenait d'Israël dans la nuit de jeudi à vendredi, Emmanuel Macron a dénoncé au Figaro «les discours politiques extraordinairement coupables» de l'opposition sur les violences en France. «Ses mots sont excessifs. Je crois qu'il faut qu'il reprenne son sang-froid», a jugé Ségolène Royal. Avant d'insister une nouvelle fois : «Dans une démocratie, on peut réformer sans brutaliser».

Royal accuse Macron de «détruire» le patrimoine «aux assurances privées»

Pressentie pour préparer une candidature à la présidentielle de 2022, Ségolène Royal, qui a créé un nouveau mouvement «Désir de France Avenir de la planète», a voulu rappeler que «la sécurité sociale, les retraites et la santé» représentaient «le patrimoine national commun des Français». «On ne doit pas le détruire uniquement pour permettre aux assurances privées d'acheter ces droits et que les Français se retrouvent solitaires, isolés, dressés les uns contre les autres», a-t-elle accusé.

Quant à ses ambitions politiques personnelles, l'ancienne candidate de 2007 a certifié qu'elle croyait «beaucoup à l'union nationale, à la concorde républicaine, à l'apaisement, à la bienveillance». «J'ai créé 'Désir de France Avenir de la planète', parce que le système français est aujourd'hui gravement menacé», a-t-elle souligné. Veut-elle se présenter à la présidentielle? «Si j'arrive à rassembler des hommes et des femmes qui ont envie de travailler sur un modèle alternatif de société où on est heureux de vivre ensemble, je le ferai», a-t-elle promis.

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mercredi 20 novembre 2019

La probité de Ségolène Royal mise en cause par deux enquêtes journalistiques

Royal règle ses comptes avec le journaliste qui a diligenté les enquêtes sur ses pratiques

Soupçonnée d'utiliser des fonds publics à des fins personnelles, Ségolène Royal nie en bloc

Ivalo, Finlande, le 16 novembre 2017. Ségolène Royal, nouvelle ambassadrice des Pôles Arctiques et Antarctiques, pose au milieu d’un lac gelé avec deux chiens de traineau appartenant à l’explorateur français Gilles Elkaim pour le magazine Paris Match.
Passage Royal dans l'Arctique, le temps d'une paire de photos
Dans le cadre de sa mission d'ambassadrice des pôles, Royal utiliserait les collaborateurs mis à sa disposition par Bercy, mais pour faire la promotion de son livre ou pour sa fondation pour l'Afriquerévèlent deux enquêtes journalistiques menées par la cellule investigation de Radio France pour l'utilisation de son poste d'ambassadrice à des missions ayant peu à voir avec ses engagements diplomatiques. 
Nommée par Macron ambassadrice chargée de la négociation internationale sur les pôles arctique et Antarctique, en septembre 2017, Ségolène Royal a fait l'objet d'une enquête par la cellule investigation de Radio France dont les journalistes, selon elle, ne sont que des "gratteurs".
Pour cette mission, Ségolène Royal n'est pas rémunérée, mais un budget de 100.000 euros lui est toutefois octroyé par l'ex-ministre socialiste de Hollande, Jean-Yves Le Drian, en charge du ministère des Affaires étrangères dont elle dépend. Bercy finance également trois collaborateurs pour la seconder dans sa mission d'ambassadrice. Sur RMC vendredi, Ségolène Royal a dénoncé des accusations calomnieuses.
Ségolène Royal s'est fait inviter par le 7/9 de France Inter ce mercredi matin et elle a eu tout loisir de contester, point par point, l'enquête de la cellule investigation de Radio France la concernant.


L'ancienne ministre de François Hollande nie en bloc.
"J'ai été surprise d'être mise en cause de façon diffamatoire et très violente sur Radio France", a-t-elle déclaré ce matin.
VOIR et ENTENDRE Ségolène Royal, outragée, répondre sèchement à la journaliste Léa Salamé, compagne de Raphaël Glucksmann, candidat de Place publique, du Parti socialiste et de Nouvelle Donne (co-président Pierre Larrouturou) aux Européennes de 2019, une liste arrivée en sixième position et qui totalisa 6,2 % des suffrages exprimés et six élus (dont Thomas Porcher - collectif Les économistes atterrés - et l'hystérique Claire Nouvian) :

En refusant d'aller "se balader" au pôle, le souci premier de cette ambassadrice bénévole est d'économiser les deniers de l'Etat, comme son bilan carbone... De vertueuses motivations de la part de Ségolène Royal, l'ex-présidente de région que la Cour des comptes a épinglée pour sa gestion de Poitou-Charentes (2004-2014). Le rapport de la chambre régionale des comptes a pointé la gestion des années 2011-2015, des accusations déjà diffamatoires, selon elle, de la part de détracteurs qui rivalisent de critiques sur sa "mauvaise gestion"

La dette que Royal a laissée derrière elle avait bondi de "51,4%" sur la période et il faudra 19 ans, un record, pour la résorber. Le seuil d'alerte est de 8 ans et, passé le cap des 15 ans, on peut officiellement parler de "surendettement". Royal avait "développé avant 2010 une pratique d'endettement plus risquée, intégrant des produits dits structurés: en clair, des emprunts toxiques...
Les élus de l'opposition avaient intenté une action en justice contre la mauvaise gestion financière (impayés, dette) de Royal. Mais le tribunal administratif de Bordeaux a débouté le groupe d'opposition LR/CPNT de la région Nouvelle-Aquitaine, laquelle, présidée par le socialiste Alain Rousset, endossa la dette et le scandale de la gestion de l'ex-région Poitou-Charentes restera donc impuni.
Ségolène Royal conteste le "secret des sources"

Paris Match avait prétendu l'avoir suivie 
en Laponie et avoir reçu de l'ex-ministre 
socialiste qu'elle raconte sa vie 
d'ambassadrice des pôles
Elle n'a pas hésité en effet à mettre en cause la liberté d'informer des la presse, s'en prenant même avec virulence au journaliste de la cellule investigation de Radio France qui a mené l'enquête. 
Sur France Inter, elle admet n'avoir pas voulu répondre à certaines des questions qui lui étaient posées avant la publication de l'enquête. Selon elle, " ces questions étaient déjà diffamatoires en tant que telles: elles s'appuyaient sur une information de ce journaliste investigateur délateur qui faisait état de témoignages ou de documents en sa possession. J'ai écrit à la présidence de Radio France pour avoir connaissance de ces éléments d'information", explique l'ancienne ministre. 
Et de poursuivre : "Mon premier métier, c'est magistrat. Malheureusement, pour ce journaliste - s'il mérite ce nom - je connais la procédure : lorsqu'on est mis en accusation, puisqu'il se prend pour un procureur, on a communication des pièces"

Aux accusations selon lesquelles elle ne se serait rendue à aucun des Conseils de l'Arctique depuis sa nomination, l'ancienne candidate malheureuse à la présidentielle de 2017 répond : "Je ne vais pas faire du tourisme : je ne vais pas aux réunions où la France n'a pas la parole. En accord avec l'ambassadeur, c'est l'ambassadeur de France qui y va". Ces conseils de l'Arctique sont un forum intergouvernemental qui traite des problèmes rencontrés par les gouvernements des Etats ayant une partie de leur territoire dans l'espace arctique et par les peuples autochtones de la région et promeut le développement durable dans la région en matières sociales, économiques et environnementales. Mais cette mission est une sinécure: la France n'y tient qu'un rôle d'observateur.

L'ancienne ministre de l'Ecologie de son ex-compagnon, François Hollande, s'est encore cabrée lorsque Léa Salamé l'a interrogée sur l'enveloppe de 100.000 euros qui lui serait allouée par le Quai d'Orsay pour sa mission. Catégorique, elle a nié : "Je ne touche pas d'enveloppe de 100.000 euros, a-t-elle joué sur les mots, avant de globaliser le sujet en affirmant qu' "aucun fonctionnaire ne touche une enveloppe. Comme pour tout service administratif, il y a une limite, utilisée déplacement par déplacement, remboursée". Voilà pour la règle...
Pas de déplacement, pas d'enveloppe ! Le problème serait d'accepter une enveloppe à chaque déplacement non effectué...