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mercredi 20 novembre 2019

La probité de Ségolène Royal mise en cause par deux enquêtes journalistiques

Royal règle ses comptes avec le journaliste qui a diligenté les enquêtes sur ses pratiques

Soupçonnée d'utiliser des fonds publics à des fins personnelles, Ségolène Royal nie en bloc

Ivalo, Finlande, le 16 novembre 2017. Ségolène Royal, nouvelle ambassadrice des Pôles Arctiques et Antarctiques, pose au milieu d’un lac gelé avec deux chiens de traineau appartenant à l’explorateur français Gilles Elkaim pour le magazine Paris Match.
Passage Royal dans l'Arctique, le temps d'une paire de photos
Dans le cadre de sa mission d'ambassadrice des pôles, Royal utiliserait les collaborateurs mis à sa disposition par Bercy, mais pour faire la promotion de son livre ou pour sa fondation pour l'Afriquerévèlent deux enquêtes journalistiques menées par la cellule investigation de Radio France pour l'utilisation de son poste d'ambassadrice à des missions ayant peu à voir avec ses engagements diplomatiques. 
Nommée par Macron ambassadrice chargée de la négociation internationale sur les pôles arctique et Antarctique, en septembre 2017, Ségolène Royal a fait l'objet d'une enquête par la cellule investigation de Radio France dont les journalistes, selon elle, ne sont que des "gratteurs".
Pour cette mission, Ségolène Royal n'est pas rémunérée, mais un budget de 100.000 euros lui est toutefois octroyé par l'ex-ministre socialiste de Hollande, Jean-Yves Le Drian, en charge du ministère des Affaires étrangères dont elle dépend. Bercy finance également trois collaborateurs pour la seconder dans sa mission d'ambassadrice. Sur RMC vendredi, Ségolène Royal a dénoncé des accusations calomnieuses.
Ségolène Royal s'est fait inviter par le 7/9 de France Inter ce mercredi matin et elle a eu tout loisir de contester, point par point, l'enquête de la cellule investigation de Radio France la concernant.


L'ancienne ministre de François Hollande nie en bloc.
"J'ai été surprise d'être mise en cause de façon diffamatoire et très violente sur Radio France", a-t-elle déclaré ce matin.
VOIR et ENTENDRE Ségolène Royal, outragée, répondre sèchement à la journaliste Léa Salamé, compagne de Raphaël Glucksmann, candidat de Place publique, du Parti socialiste et de Nouvelle Donne (co-président Pierre Larrouturou) aux Européennes de 2019, une liste arrivée en sixième position et qui totalisa 6,2 % des suffrages exprimés et six élus (dont Thomas Porcher - collectif Les économistes atterrés - et l'hystérique Claire Nouvian) :

En refusant d'aller "se balader" au pôle, le souci premier de cette ambassadrice bénévole est d'économiser les deniers de l'Etat, comme son bilan carbone... De vertueuses motivations de la part de Ségolène Royal, l'ex-présidente de région que la Cour des comptes a épinglée pour sa gestion de Poitou-Charentes (2004-2014). Le rapport de la chambre régionale des comptes a pointé la gestion des années 2011-2015, des accusations déjà diffamatoires, selon elle, de la part de détracteurs qui rivalisent de critiques sur sa "mauvaise gestion"

La dette que Royal a laissée derrière elle avait bondi de "51,4%" sur la période et il faudra 19 ans, un record, pour la résorber. Le seuil d'alerte est de 8 ans et, passé le cap des 15 ans, on peut officiellement parler de "surendettement". Royal avait "développé avant 2010 une pratique d'endettement plus risquée, intégrant des produits dits structurés: en clair, des emprunts toxiques...
Les élus de l'opposition avaient intenté une action en justice contre la mauvaise gestion financière (impayés, dette) de Royal. Mais le tribunal administratif de Bordeaux a débouté le groupe d'opposition LR/CPNT de la région Nouvelle-Aquitaine, laquelle, présidée par le socialiste Alain Rousset, endossa la dette et le scandale de la gestion de l'ex-région Poitou-Charentes restera donc impuni.
Ségolène Royal conteste le "secret des sources"

Paris Match avait prétendu l'avoir suivie 
en Laponie et avoir reçu de l'ex-ministre 
socialiste qu'elle raconte sa vie 
d'ambassadrice des pôles
Elle n'a pas hésité en effet à mettre en cause la liberté d'informer des la presse, s'en prenant même avec virulence au journaliste de la cellule investigation de Radio France qui a mené l'enquête. 
Sur France Inter, elle admet n'avoir pas voulu répondre à certaines des questions qui lui étaient posées avant la publication de l'enquête. Selon elle, " ces questions étaient déjà diffamatoires en tant que telles: elles s'appuyaient sur une information de ce journaliste investigateur délateur qui faisait état de témoignages ou de documents en sa possession. J'ai écrit à la présidence de Radio France pour avoir connaissance de ces éléments d'information", explique l'ancienne ministre. 
Et de poursuivre : "Mon premier métier, c'est magistrat. Malheureusement, pour ce journaliste - s'il mérite ce nom - je connais la procédure : lorsqu'on est mis en accusation, puisqu'il se prend pour un procureur, on a communication des pièces"

Aux accusations selon lesquelles elle ne se serait rendue à aucun des Conseils de l'Arctique depuis sa nomination, l'ancienne candidate malheureuse à la présidentielle de 2017 répond : "Je ne vais pas faire du tourisme : je ne vais pas aux réunions où la France n'a pas la parole. En accord avec l'ambassadeur, c'est l'ambassadeur de France qui y va". Ces conseils de l'Arctique sont un forum intergouvernemental qui traite des problèmes rencontrés par les gouvernements des Etats ayant une partie de leur territoire dans l'espace arctique et par les peuples autochtones de la région et promeut le développement durable dans la région en matières sociales, économiques et environnementales. Mais cette mission est une sinécure: la France n'y tient qu'un rôle d'observateur.

L'ancienne ministre de l'Ecologie de son ex-compagnon, François Hollande, s'est encore cabrée lorsque Léa Salamé l'a interrogée sur l'enveloppe de 100.000 euros qui lui serait allouée par le Quai d'Orsay pour sa mission. Catégorique, elle a nié : "Je ne touche pas d'enveloppe de 100.000 euros, a-t-elle joué sur les mots, avant de globaliser le sujet en affirmant qu' "aucun fonctionnaire ne touche une enveloppe. Comme pour tout service administratif, il y a une limite, utilisée déplacement par déplacement, remboursée". Voilà pour la règle...
Pas de déplacement, pas d'enveloppe ! Le problème serait d'accepter une enveloppe à chaque déplacement non effectué...

jeudi 15 juin 2017

Richard Ferrand (REM), épinglé dans une nouvelle opération immobilière ?

Ferrand, ministre ou agent immobilier ? 

Le ministre de la Cohésion des territoires se serait enrichi en revendant un bien appartenant au ...PS
Chaque député touche une indemnité représentative de frais de mandat de 5 770 euros brut pour couvrir ses frais professionnels.
Pendant ses opérations immobilières, le député n'est pas dans l'hémicycle :
il doit être en commission...
L'élu du Finistère aurait revendu une partie de sa permanence parlementaire achetée avec des fonds publics, révèle Mediapart. Le chouchou du président de la transparence et du renouvellement des moeurs de la vie politique en est à sa troisième affaire en un mois : un délit de favoritisme au profit de sa concubine, aux frais des mutualistes dont il est en charge des intérêts, un soupçon d'emploi fictif au profit de son fils Emile, au détriment de l'Assemblée nationale, et une nouvelle opération immobilière, au détriment du Parti socialiste.

Moins d'un mois après sa nomination au gouvernement et deux semaines après l'ouverture d'une enquête préliminaire à propos d'un premier montage immobilier dont il aurait fait bénéficié sa compagne, Richard Ferrand se retrouve de nouveau au cœur d'une affaire, toujours sur fond d'enrichissement personnel.


Cette fois, les faits sont récents, puisqu'ils remontent à septembre 2016, quand il faisait déjà campagne sur la moralisation de la vie publique.
 

Richard Ferrand était alors secrétaire général du mouvement En marche !. Selon les informations de Mediapart, le député socialiste du Finistère et actuel ministre de la Cohésion des territoires (comprendre "aménagement du territoire) aurait décidé de la revente à profit d'une partie de sa permanence parlementaire à la fédération PS du département : 40.000 euros pour 43m2. Soit 930 euros/m2.


Richard Ferrand aurait acheté ces locaux en octobre 2012, quatre mois à peine après son arrivée à l’Assemblée nationale. Plutôt que de louer une permanence parlementaire, le député breton aurait préféré acquérir "un rez-de-chaussée à Châteaulin, deuxième ville de sa circonscription, au prix de 115.000 euros pour 130 m2 environ", écrit le site d'investigation.

De l'argent public pour rembourser un bien privé ?


Sachant que les locataires du Palais Bourbon bénéficient de taux d'emprunt défiant toute concurrence,
Ferrand est un exploiteur insatiable de la collectivité : certains diraient qu'il serait capable de vendre sa mère sur Le Bon Coin. Certes, le Sénat a mis fin au système d'aide avantageux en cas d'achat immobilier, mais les salariés de l'Assemblée l'ont maintenu. Les 1.250 fonctionnaires de l'Assemblée nationale ont conservé l'un de leurs précieux privilèges, les prêts immobiliers à taux préférentiel. Finis les prêts à 2%, mais bienvenu aux "avances remboursables "… Depuis 2013, les fonctionnaires ont droit à une avance sur salaire d'un montant maximal de 90.000 €, à rembourser sur dix ans, mais… sans intérêts! Un tour de passe passe à 32 millions d'euros, il y a quatre ans, sachant que la rémunération moyenne des fonctionnaires de l'Assemblée , toutes catégories confondues, s'élève à 7.700 euros bruts mensuels.
L'association 'Pour une démocratie directe' dénonce "l’enrichissement personnel" de certains parlementaires, grâce à leur indemnité de frais de mandat (IRFM), qui fait polémique depuis plusieurs mois.
En plus de leur "indemnité parlementaire" (soit leur salaire, d'un montant de 7.100 euros brut) et de leur "crédit affecté à la rémunération de collaborateurs" (pour payer les assistants, conseillers…), les députés perçoivent une "indemnité représentative de frais de mandat" (IRFM), à hauteur de 5.770 euros brut mensuels. Des dizaines de députés se sont ainsi servis de leur IRFM pour devenir propriétaires de leur permanence parlementaire, voire d'une résidence secondaire dans leur circonscription : un quart des députés en fonction (24,4%) sont propriétaires de leur permanence et un sixième (17,3%) ont acheté une résidence secondaire en circonscription avec l’argent de l’Assemblée nationale.
Des prêts immobiliers ont été accordés à certains députés sur le budget de l'Assemblée jusqu'en 2012. Or, certains prêts, dont l'attribution n'est plus autorisée aujourd'hui (Ferrand était placé pour le savoir) "courent jusqu'en 2020" . Le montant avancé de ces prêts en cours en 2015 était "entre 80 et 90 millions d'euros".
Enfin, l'utilisation opaque des permanences est favorisée par les règles floues prévoyant une stricte séparation entre locaux parlementaires et locaux associatifs ou politiques, pour éviter tout détournement de fonds publics.
Un emprunt de 150.000 euros lui est alors accordé, pour financer également les travaux. Et Mediapart de s'interroger ? "Pour régler ses mensualités, le député Ferrand a-t-il utilisé des fonds publics, en l'occurrence son IRFM [son indemnité parlementaire pour frais de mandat] ?" Si c'est le cas, le ministre "aurait ainsi réussi une sacrée culbute : acquérir un bien immobilier avec l'aide de fonds publics, en conserver une partie à la fin de son mandat, en revendre une autre à des concurrents politiques".


En janvier 2015, franceinfo avait enquêté sur ces députés qui deviennent propriétaires grâce à leur indemnité de frais de mandat. Bien que légale, cette pratique pose une question d'encadrement et un problème éthique : l'élu acquiert avec de l'argent public un bien immobilier privé.

"J'utilisais l'IRFM quand je louais, mais pas quand j'ai acheté en 2004, expliquait à franceinfo Maurice Leroy, député UDI du Loir-et-Cher. Je sépare toujours vie privée-vie publique. A partir du moment où il y avait l'appartement avec le local de la permanence, je n'ai pas voulu utiliser mon indemnité de frais de mandat."


Une pratique réglementée depuis 2015

De son côté, Jean Lassalle,député MoDem (à l'époque) des Pyrénées-Atlantiques, admettait sans problème avoir utilisé son IRFM pour l'acquisition de sa permanence : "Au moment où je l’ai fait, ce n’était pas une question sensible comme aujourd’hui, je n’ai jamais eu l’impression de commettre une mauvaise action. C'était répandu."  Mais Lassalle, 62 ans, est député depuis 2002, à la différence de Ferrand, depuis 2012: le premier soutien du président-banquier a donc été réactif sur ce coup immobilier. Le ministre de Macron avait acheté ces locaux en octobre 2012, quatre mois après son arrivée à l'Assemblée nationale.


La pratique a finalement été réglementée en février 2015, comme le précise Mediapart. "Aujourd'hui, les députés n’ont plus le droit d’employer l’IRFM pour une 'dépense afférente à une nouvelle acquisition de biens immobiliers'", écrit le site. Les députés peuvent en revanche continuer à rembourser un emprunt contracté avant février 2015, "contrairement aux sénateurs", ajoute le journal.

Richard Ferrand, qui ne peut invoquer cette fois le caractère privé de la transaction, n'a pas souhaité commenter, ni faire la leçon aux journalistes, les yeux dans les yeux. Comportement d'autant plus piquant et étonnamment méprisant si on sait que Ferrand a commencé sa vie professionnelle comme ...journaliste en collaborant à La Dépêche du Midi et au quotidien Le Monde ! Ce type a vraiment l'étoffe d'un Cahuzac.

Mais le timing de sortie de ce nouveau scandale, 
le jour où le garde des Sceaux - lui-même impliqué dans une affaire présumée illégale d'emploi de sa secrétaire particulière -  présente sa "loi pour la confiance dans la vie publique", ne manque pas d'a propos... 

Dans le premier montage financier révélé au détriment des adhérents mutualistes de Mutuelles de Bretagne et au bénéfice de sa compagne - la justice a ouvert une enquête préliminaire, mais elle tarde à le mettre en examen : la justice de Bayrou attend-elle qu'il bénéficie de l'immunité parlementaire et que Macron renonce, pour son ministre favori, à l'application de la règle d'obligation à la démission qu'il a lui-même posée ?

En revanche, l'affaire Grégory ressort à grand bruit... et étouffe d'un coup l'affaire Bayrou, l'affaire Sarnez et les trois affaires Ferrand. Celui-ci est même toujours candidat REM à la législative dans un département qui semble vouloir lui conserver sa confiance: les Bretons du Finistère estiment qu'il vaut mieux être représenté par un député qui connaît la vie ! 

Des agriculteurs bretons brûlent des pneus près de la route, le 14 octobre, lors d'une manifestation à Morlaix (Finistère) en compagnie de salariés de différentes entreprises agroalimentaires. 
Oubliées, donc, les destructions d'emploi dans le Finistère pendant le quinquennat de  Hollande avec Macron comme conseiller à l'l'Elysée ou ministre de l'Economie à Bercy? 
Oubliés  le blocage en 2013 de l’aéroport de Brest (Finistère) par 300 salariés de plusieurs entreprises menacées (volailler Doux - basé à Châteaulin, où Ferrand a réalisé cette deuxième opération immobilière révélée ce jour) -  Tilly-Sabco (Finistère), Marine Harvest, les abattoirs porcins de l'entreprise GAD, notamment à Lampaul-Guimiliau, dans ...le Finistère), et les manifestations à Brest, à Morlaix et Paris ? 
Sans avoir jamais exercé dans le milieu agricole ou agro-alimentaire, Ferrand était co-président du groupe d'études Industries agroalimentaires et filière agricole à l'Assemblée nationale...
Au sujet des portiques électroniques autoroutiers, le député Ferrand s'alignait sur les forces régionales dominantes. Comment prétendre en effet conserver son siège si on ne prend pas le parti des manifestants, même violents, dont les six Bretons, poursuivis pour avoir détruit en août 2013 un portique écotaxe à Guiclan (Finistère) et condamnés avec sursis par la cour d'Appel de Rennes à verser solidairement plus de 520.000 euros à l'État qui réclamait 1,3 millions.

Selon les chiffres totalisés du Télégramme, ce sont plus de 11.000 personnes qui ont encore manifesté en Bretagne le 1er mai dernier. 
De quel côté le ministre va-t-il pencher, celui de Macron ou des électeurs bretons ? Dans sa circonscriptions, ils semblent croire en sa parole et à son éthique politique et personnelle...

mardi 11 novembre 2014

"Ça ne coûte rien" quand "c'est l'Etat qui paie," selon Hollande

Des mots que Hollande n'aurait jamais prononcés, mais que tout le monde a entendus 
Le président de la République s'est fait rappeler à l'ordre
par plusieurs media et des milliers d'internautes qui ont dénoncé ses propos lors de son intervention sur TF1 jeudi 6 novembre sur TF1.  
François Hollande s'est efforcé de défendre ses mesures pour l'emploi, mais quand le chômage ne cesse de grimper, les couleuvres ont du mal à passer. Le président socialiste a tenté de valoriser notamment les différents types de contrats aidés mis en place en France. 
Depuis, une phrase de son intervention lui vaut de nombreuses critiques: "Non, ça ne coûte rien, c'est l'Etat qui paie". Sauf qu'il ne l'a en fait jamais prononcée. 

L'Express ouvre une polémique

Il était convenu qu'au cours de son échange, un jeune Marseillais, Hasen Hammou, dont le portrait a occulté l'appartenance au PRG, lancerait le chef de l'Etat sur le thème des emplois d'avenir. Cet interlocuteur bienveillant a mis en cause les collectivités locales qui rechignent parfois à faire appel à de tels contrats, donnant ainsi du grain  à moudre au président. D'autant que "ça coûte très cher", souligne le présentateur de TF1, Gilles Bouleau.

Le président socialiste oppose Etat et collectivités territoriales   

- "Non, c'est l'Etat qui paie" et pas les collectivités locales, rétorque alors François Hollande. "Donc en l'occurrence ça coûtait..." 

- "Trois milliards d'euros pour 150.000 emplois d'avenir", précise Gilles Bouleau. 

- "Oui, mais c'est l'Etat qui paie", insiste François Hollande 

- "Ben, l'Etat, ce sont les contribuables...", rappelle Gilles Bouleau 

- "Oui, mais c'est pas la collectivité marseillaise ou le département ou la région. Mais, je vais y revenir, c'est l'Etat qui fait l'effort", maintient François Hollande.

L'Express croit juste de porter main forte au président

VOIR et ENTENDRE les mots qui méprisent la contribution des Français imposables, au titre des impôts locaux, selon certains, seraient pourtant respectueux de l'effort du contribuable, selon L'Express:

Comment la citation s'est transformée par la suite

L'argent des collectivités territoriales, ce n'est pas celui de l'Etat !
Le président finasse, mais ça ne prend pas auprès des internautes qui pointent rapidement la citation pour s'indigner du distinguo présidentiel entre les contribuables. "Avec quel argent l'Etat peut-il payer?", s'étouffe ainsi un citoyen qui travaille pour se faire matraquer sereinement par le pouvoir socialiste. 
"Il faut expliquer à Hollande que l'Etat, c'est nous et nos impôts", s'irrite un autre.
La boîte à outils...
Les emplois d'avenir sont en fait financés par les OPCA régionales (Organisme paritaire collecteur agréé), structures associatives paritaires qui collectent les contributions financières des entreprises...
A noter que ces associations ont l'agrément des pouvoirs publics pour collecter, gérer et mutualiser les contributions financières des entreprises par branche professionnelle. Ce sont donc des collecteurs de fonds. Comme Ecomouv'...

mercredi 7 mars 2012

Taxation Hollande à 75%: Philippe Lucas trouve le candidat PS affligeant

Lucas: "Tu secoues l'arbre, des lingots tombent"


Dans sa nouvelle WebChronique sur la chaîne sports Orange.fr, l'ancien nageur français devenu entraîneur aborde les sujets d'actualité. Réputé très exigeant, il ne pratique pas la langue de bois.

Philippe Lucas évoque le sport et l'argent
, la taxe Hollande qui propose un impôt sur les hauts revenus, la volonté des clubs français de se tourner vers des fonds étrangers, la rivalité Hoarau-Gameiro et le combat de Jean-Marc Mormeck

"Ce n'est pas ça qui va arranger l'état de la France"
La proposition de taxe de François Hollande, candidat PS à l'élection présidentielle, a fait beaucoup de bruit dans le milieu du sport. Mais Philippe Lucas s'interroge sur le nombre de personnes réellement concernées par cet impôt. "Ça va concerner qui, cette taxe ? Qui gagne plus d'un million d'euros par an chez les sportifs ? Il faut savoir que le salaire moyen d'un joueur en Ligue 1, c'est 47 000 euros. Donc, il n'y en aura pas une tonne non plus. Mais ce n'est pas ça qui va arranger l'état de la France." Le chroniqueur prend exemple sur le biathlète Martin Fourcade: "Regarde Fourcade, double médaillé d'or en biathlon. Ce n'est pas de la trompette, ça ! Et bien, demande-lui sa fiche de paie ?"

"Ils sont payés comme de la merde !"
Philippe Lucas souhaite que d'autres sports bénéficient de l'argent public pour se développer. "Ce serait bien que l'état mette un peu d'argent dans d'autres sports, comme l'athlétisme, la natation, l'escrime. C'est leur métier à tous ces athlètes, et ils sont payés comme de la merde !" Et l'ancien entraîneur de Laure Manaudou fustige l'hypocrisie des hommes politiques: "Par contre, quand c'est les Jeux Olympiques, il y a tous les politiques. Ils font la ola, mais après c'est terminé !"

VOIR et ENTENDRE

"Paris peut devenir l'un des clubs les plus riches d'Europe"
Comme le PSG, Lyon pourrait se tourner vers des fonds étrangers. "Lyon a raison, c'est la solution. Tu ne vas pas aller en Grèce, ironise Philippe Lucas. Là-bas, l'argent, il y en partout ! Tu secoues l'arbre, tu as des lingots qui tombent." L'entraîneur chroniqueur estime que le PSG, avec l'arrivée de fonds en provenance du Qatar, peut se développer rapidement: "Paris avait des problèmes financiers l'année dernière. Et aujourd'hui, avec tout l'apport des Qatariens, le club pourrait devenir l'un des plus riches d'Europe."

"Hoarau, c'est un bon joueur, Gameiro, ça va être compliqué"
Attaquant en forme en ce moment au PSG, Guillaume Hoarau a pris la place de Kevin Gameiro dans le onze titulaire de Carlo Ancelotti. Pas vraiment une surprise pour Philippe Lucas: "Tu n'arrives pas de Ligue 2 et tu ne mets pas 17 buts dès la première année par hasard. C'est vrai que pendant deux ans, ça a été compliqué, mais c'est un bon joueur." Mais il se fait du souci pour Gameiro, pas sûr d'aller à l'Euro avec l'équipe de France: "Par contre, Gameiro, ça va être compliqué. Blanc a bien dit: 'Si tu ne joues pas, tu ne vas pas à l'Euro'. S'il était resté à Lorient, il aurait été à l'Euro, c'est sûr."

"La boxe, tu y vas pour péter la gueule à l'autre !"
Jean-Marc Mormeck n'a pas existé dans son combat contre Vladimir Klitschko, dans la catégorie des poids lourds. Mais Philippe Lucas retient surtout le courage du Français. "La boxe, c'est respect. Quand tu montes sur le ring, face au géant qui a envie de te couper en deux, déjà c'est respect. Mormeck a fait une très belle carrière et il est tombé sur un monstre. Ce sont des guerriers, ces mecs ! Tu y vas pour péter la gueule à l'autre, il n'y a pas corner ou penalty !"

mercredi 7 décembre 2011

Le maire PS de Liévin a-t-il fait sienne sa carte de crédit professionnelle ?

Les dépenses effrénées d'un baron du PS des défavorisés

Jean-Pierre Kucheida, maire socialiste de Liévin, faisait "chauffer" sa carte de crédit professionnelle, selon Le Point.fr.
" J'attire votre attention sur le fait qu'il y a un solde non justifié de 1.532,91 euros à ce jour, que la fin de l'année se rapproche à grands pas et je pense avoir du mal à expliquer au commissaire aux comptes cette non-justification, ainsi que les dépenses payées aux Émirats arabes unis et en Turquie "...

Révélation d'un abus de biens sociaux
Ce 12 décembre 2007, un comptable de la Soginorpa alerte
par courriel (lien)
le directeur financier sur des dépenses non justifiées du député-maire de Liévin, Jean-Pierre Kucheida. Le baron du PS dans le Pas-de-Calais semble avoir utilisé à des fins personnelles sa carte de crédit professionnelle de la Soginorpa, filiale de l'Epinorpa, l'un des plus grands bailleurs sociaux de France, dont Kucheida est le président. " Pouvons-nous justifier le bien-fondé des déplacements de M. Kucheida en Corse, à Toulouse, la dépense de restaurants du dimanche 27 mai 2007, dimanche de Pentecôte, à 23 h 52 et 1,6 kilo de poisson du jour sur la facture de La Rascasse, port de Saint-Florent, en Corse, d'un montant de 142 euros ? " insiste l'insolent comptable.

Un socialiste auteur de préjudice social !
À quel titre Jean-Pierre Kucheida possède-t-il une carte affaires de la Soginorpa, et pourquoi le satrape départemental la fait-il "chauffer" pour des dépenses éloignées du champ d'action du bailleur social qui gère les logements miniers ? Pouvez-vous me dire si M. Kucheida effectue des voyages d'affaires d'une semaine pour Soginorpa, car en mars 2007 nous avons réglé une facture de parking à l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle de 209 € pour un stationnement du 12/03/07 au 20/03/07", interroge encore le comptable par courriel du 26 novembre 2007.


Financement occulte de la fédération PS du Pas-de-Calais ?


Ce courriel fait partie des nombreux documents aujourd'hui entre les mains de la justice qui enquête sur un possible financement occulte de la fédération PS du Pas-de-Calais dont le chef d'orchestre serait Jean-Pierre Kucheida. Plusieurs courriers adressés à la juge de Béthune, Véronique Pair, par l'ancien maire PS de Hénin-Beaumont mis en examen, notamment pour "détournements de fonds publics" ont allumé la mèche et déclenché une enquête préliminaire, comme l'a révélé Le Point.fr.
Le Point auto-censure l'identité du sombre individu en question, G. Dalongeville (PS).
Lien PaSiDupes : "Partielle d’Hénin-Beaumont : la gauche propulse le FN en tête "

Ironie de l'affaire, Jean-Pierre Kucheida affichait alors un étonnement candide: " Comment a-t-il pu tromper autant de monde aussi longtemps ? ", s'interrogeait ce responsable (?) socialiste qui a pourtant employé Gérard Dalongeville au Conseil supérieur de l'électricité et du gaz...
Et avec l'arrivée de Dalongeville, le PCF local estima que cette démission du maire pécédent, Duquenne, "ouvre une nouvelle période d'incertitudes à Hénin-Beaumont", en profitant pour considérer que "depuis maintenant 13 mois, c'est le chaos à la tête de la ville, alimenté par l'attitude destructrice du Front National"...
Lien PaSiDupes


Un autre e-mail (lien), toujours du même comptable, relatif à un buffet dînatoire pour 100 personnes en présence de Jean-Pierre Kucheida, intéresse particulièrement les enquêteurs : "J'ai été contacté ce mercredi 21/12 par monsieur Bouche du restaurant le Cèdre Bleu, qui s'étonnait de ne pas avoir reçu le règlement de sa facture n° 147 du 10/10/05 pour un montant de 5.382 euros."

Impayé sans facture
Jean-Marc Bouche n'est pas un inconnu de la justice. Ancien chef d'entreprise de commerce de gros jusqu'en 2009, il était le fournisseur numéro un de la ville d'Hénin-Beaumont pour des marchandises aussi hétéroclites que du papier hygiénique, du mobilier ou des équipements de stade, le tout à des tarifs loin d'être concurrentiels.

Cet ancien vice-président de la chambre de commerce et d'industrie de Lens est sous le coup de deux mises en examen, l'une pour "trafic d'influence" dans l'affaire de Hénin-Beaumont, l'autre pour "corruption" dans le dossier du juge Pichoff, un ancien président du tribunal correctionnel de Béthune soupçonné d'avoir reçu de l'argent pour rendre des décisions complaisantes. Jean-Marc Bouche avait repris un temps la gestion du Cèdre Bleu, un restaurant devenu le passage obligé des fêtes et des cérémonies du PS local auquel Jean-Marc Bouche, adjoint au maire de Montigny-en-Gohelle, appartenait.

Et le comptable de la Soginorpa de poursuivre dans son courriel : "Après vérification du Cèdre Bleu, je me suis aperçu que Soginorpa n'était pas en possession de cette facture. J'ai demandé à Monsieur Bouche de me faire parvenir un duplicata et j'ai contacté Madame D. afin de savoir si cette facture était due par Soginorpa. (...) Ce matin, Monsieur Bouche m'a recontacté pour connaître la suite réservée à sa facture en me précisant qu'il voulait percevoir son règlement avant la fin de l'année. À défaut d'une suite favorable, il s'adressera à Monsieur Kucheida..." Finalement, la facture sera réglée rubis sur l'ongle au restaurateur.


Grand train de vie d'un nanti de la socialie


Le Point a pu consulter la totalité des relevés des dépenses effectuées par le poids lourd du PS dans le Pas-de-Calais avec la carte de crédit Soginorpa. Le 4 août 2005, le député-maire règle une note de 1 624 euros au restaurant gastronomique de Marc Veyrat, près d'Annecy, où il possède une résidence secondaire. Assurément, Jean-Pierre Kucheida a un faible pour les bonnes tables. Le 28 mai 2007, il régale dix convives au Meurin pour 1 009 euros. Le député-maire semble particulièrement apprécier ce restaurant, car il y retourne régulièrement aux frais de Soginorpa.

À la mi-août 2005, le président est à Malte, où il fait deux achats pour 519,55 et 322,30 euros. Il retire aussi des devises.

En octobre 2011, un rapport a épinglé la gestion de l'Epinorpa.
La chambre régionale des comptes avait déjà critiqué dans deux autres documents la gestion de la Soginorpa. Dans le dernier, remis en juillet, les magistrats avaient notamment révélé des anomalies dans les appels d'offres. L'audit financier qui a été présenté au comité central d'entreprise de la Soginorpa a enfoncé le clou. Il mentionne des cessions de terrains et de bâtiments "réalisées à l'euro symbolique au profit de collectivités", jusqu'en 2008, "ce qui est susceptible de constituer un abus de bien social, s'agissant d'une société de droit privé", note le cabinet Diaseo. Ce que conteste la direction de la Soginorpa.


Placement très hasardeux


L'audit financier s'interroge également sur l'existence d'un éventuel "manquement grave en termes de dissimulation d'informations" vis-à-vis du conseil d'administration. Malgré des éléments apportés par des experts financiers dès 2005, des "swaps" spéculatifs ont été souscrits jusqu'en 2008. Un manque de réaction qui pourrait coûter cher. Diaseo estime que les swaps, ces contrats de couverture de risques des taux des prêts, pourraient entraîner jusqu'à "173 millions d'euros de pertes probables". "On peut regretter ce manque d'information, mais ce n'est pas illégal", conteste-t-on du côté de la Soginorpa.

Reste que, étant donné cet endettement, les dépenses du député-maire de Liévin font tache. Contacté par Le Point, Jean-Pierre Kucheida n'a pas donné suite.

Les franc-maçons de l'entourage de Martine Brochen-Aubry
Capital évoque aussi l'affaire Dalongeville et le soutien de Jean-Pierre Kucheida à Gérard Dalongeville : "
Dans le Pas-de-Calais voisin, un autre franc-maçon pèse lourd, le député maire PS de Liévin Jean-Pierre Kucheida, préside en effet le conseil d’administration de l’Epinorpa.[...]
[Plus grosse section socialiste de France qui compte un nombre record de militants (1 300 pour 32 000 habitants), Liévin (Pas-de-Calais) est aussi réputée pour ses votes "au canon" (les militants suivant comme un seul homme leur député et maire depuis trente ans, soutien de Martine Aubry),] Kucheida passe pour une sorte de parrain dans le département.
Sa protection n’a toutefois pas été suffisante pour couvrir son camarade en franc-maçonnerie, Gérard Dalongeville, [...] arrêté et révoqué de ses fonctions de maire d’Hénin-Beaumont, pour détournement de fonds publics, corruption et faux en écriture.
"

La démocratie a du plomb dans l'aile

Le clientélisme n'explique pas absolument tout...
À Liévin comme dans les environs, on use aussi beaucoup de "l'urne volante" lors des scrutins (on amène l'urne de maison en maison pour que les veuves des mineurs puissent voter...), de l'urne posée sur le bureau du maire ou de bien d'autres techniques guère compatibles avec le secret de l'isoloir.

Ainsi, en mai 1997, les électeurs ont-ils réélu Jean-Pierre Kucheida député haut la main en toute connaissance de cause, depuis l'article de l'Événement du Jeudi, devenu Marianne) fin novembre 1996. Aujourd'hui, l'élu véreux cumule les mandats et les casquettes et vient d'être de nouveau investi par les militants de la section socialiste du Pas-de-Calais pour être le candidat aux législatives (lien). En est-il de même pour les cartes professionnelles ?


Coïncidence fortuite: Montebourg voulait écarter Kucheida
Informée des pratiques de Kucheida, Martine Aubry tente depuis longtemps de mettre un terme à son règne. Mais l'homme, qui a reçu le soutien public de François Hollande durant la primaire, est difficile à déloger. Solférino aurait pu lui interdire de se représenter aux législatives de 2012 en investissant un kamikaze, mais le PS prenait alors le risque de voir Kucheida briguer un nouveau mandat en candidat libre - avec de bonnes chances de l'emporter.

Montebourg a-t-il cherché à régler autrement le problème tout en étouffant ce scandale de plus au PS, prétextant la mise au rancart des députés de plus de 67 ans, dont Kucheida ?
Le soutien encombrant de Kucheida à Hollande
Le député-maire de Liévin rappelle que de nombreux élus du conseil général, à commencer par son président Dominique Dupilet, ont pris parti pour l'amère de Lille mais que " les militants ont suivi ceux en qui ils ont confiance " ! Dans l'entre-deux tours des primaires, Jean-Pierre Kucheida, lui, resta plus que jamais derrière François Hollande, dit "l'Ami Molette", dont " la stature, la puissance, la force et l'étoffe " le sidèrent.

Ne peut-on pas légitimement parler de mafia socialiste ?
Après celle des Bouches-du-Rhône, animée par les frères Guérini dont l'aîné est président du Conseil général, on est tenté de penser que, du nord au sud, les élus socialistes -si vertueux soient-ils- mettent le pays en coupe réglée.

jeudi 13 janvier 2011

Cantonales PS: Guérini fanfaronne sur le Vieux-Port

Du fond de sa prison, son frère lui fait de l'ombre



Les Guérini de Marseille
L'un n'est jamais loin de l'autre: Alexandre se tient en retrait, mais en soutien de son grand frère, Jean-Noël




38 jours après l'incarcération de son frère Alexandre Guérini, propriétaire de décharges à ordures (ça ne s'invente pas !) et patron de plusieurs sociétés de traitement de déchets (avant et après cantonales et tout scrutin), pour fraudes présumées sur les marchés publics, Jean-Noël Guérini s'est montré à la presse pour lui présenter ses voeux.
La stratégie de communication du président PS du Conseil général des Bouches-du-Rhône est bien huilée et l'individu ne manque pas d'air.

Il a déjà remonté la pente.
En janvier 2010, il était encore sur la défensive, alors que le dossier judiciaire venait de s'ouvrir. Mais ses réseaux le portent et il a eu du temps pour affûter son argumentaire. Jean-Noël Guérini a donc renouvelé son numéro du 18 décembre face à La Provence. Il s'est présenté en victime, déplorant un "dysfonctionnement de l'institution judiciaire qui laisse impunément s'étaler dans la presse des extraits d'une procédure."

Aux accords de la vièle arabe, affirmant rester "serein, totalement décontracté" et vivre " cette période avec tristesse et émotion sans que soit affaiblie (sa) totale détermination ", il n'a surpris personne mais n'a arraché aucun sanglot.

Du convenu millimétré, mais du travail de pro: que faire, sinon réaffirmer que le "Conseil général qui a fait l'objet à maintes reprises de contrôle ne saurait être suspecté " ?

Il n'a pas caché pas avoir " de la peine " pour celui qu'on appelle l' "incinérateur" sur le Vieux Port, son cadet en prison depuis le 1er décembre.

Le tri sélectif pourrait bien être enfin passé dans les moeurs

Toujours dans le même registre et surjouant donc la confiance, celui qui dirige également la puissante Fédération socialiste du département et mènera la bataille des cantonales "drapeau du PS en tête", fût-il en berne, veut croire que ces " affaires n'impacteront en aucun cas la campagne socialiste. Prenant ainsi le peuple des Bouches-du-Rhône et de Marseille pour des fadas, il essaie de se convaincre qu'ils "raisonnent de façon différente par rapport à certaines manipulations ". Voire !

Les giboulées de mars arrivent donc sur le 13
A moins de quatre-vingt jours du premier tour, le patron du département a pour mission de renouveler ses conseillers généraux sortants, d'obtenir à l'issue de ce scrutin prévu les 20 et 27 mars "une majorité confortée", voire de gagner des cantons supplémentaires.
Sa belle assurance n'est qu'esbroufe, car il brandit par ailleurs l'épouvantail du Front national et de l'abstention pour justifier sa déroute annoncée.

D'autant que Sylvie Andrieux (48 ans, ci-contre au côté de Michel Vauzelle), députée socialiste de Marseille depuis 1997 et ancienne vice-présidente de la région, a été mise en examen, le 8 juillet 2010, dans le cadre d'une affaire de détournement présumé de fonds (des subventions sociales), en tant qu'élue de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) et au profit d'associations de sa propre circonscription municipale, dans laquelle 23 personnes étaient déjà mises en cause.

En comparaison de la réussite des entreprises de Jean-Claude Gaudin (UMP) qui, par ses chantiers pharaonniques, transfigure actuellement la cité portuaire, sale et ankylosée depuis Gaston Deferre, alors que se desserre l'emprise de Force Ouvrière, toute cette crasse socialiste pèsera assurément plus lourd dans un climat politico-judiciaire débordant comme un conteneur grouillant de rats dérangés par deux ans d'enquête autour d'Alexandre Guérini. " Dans des villes comme Marseille, le FN peut faire un bon score, mais nous ferons tout pour le combattre", admet un Jean-Noël Guérini décidément moins flambant.
Le PS local aura surtout à s'en prendre aux frères Guérini.

mardi 2 novembre 2010

Grassement payés, les amis socialistes de Jojo Frêche

Sa mort est une lourde perte pour René Koering

Le favoritisme sous le régime socialiste de Georges Frêche


Un rapport de la Chambre régionale des comptes épingle le camarade René Koering
Elle met en effet en exergue le poids considérable de sa rémunération au sein de l’association Euterp qui regroupe l’orchestre et l’opéra de Montpellier.
Bouclé en juin dernier, l’audit financier porte essentiellement sur la période 2002-2008, deux ans après le regroupement des deux ensembles artistiques et le choix de création d'un emploi en les faisant chapeauter d’un surintendant de la musique du prince, qui coûte cher à la collectivité.

Cette prébende s’est en effet avérée très lucrative à René Koering dont la rémunération a progressé de 71 % entre 2002 et 2008.

La gabegie socialiste en région

En 2009, le salaire brut mensuel du surintendant s’établit ainsi à 22 935 €

«Un niveau inhabituel » eut égard à l’origine publique des ressources de l’association », écrit la chambre.

Celle-ci rappelle les sources de revenus annexes à ce chanoine socialiste :
- droits d’auteur pour ses mises en scènes (44 000 € sur la période
sur la période)
- et commandes publiques (60 000 € de l’Agglo pour la partition et le livret de l’opéra “Scènes de Chasse“)
Lire PasiDupes


L'histoire ne dit pas si le bénéficiaire finançait les campagnes de Frêche.

dimanche 24 octobre 2010

Pétition pour la fin des subventions publiques aux syndicats

Plus un sou d’argent public pour les Syndicats qui prennent la France en otage !

Budgets annuels plus ou moins officiels de 4 centrales :

CGT- : 220,6 Millions d’euros de budget dont 145 millions hors cotisations

FO ---: 61 millions d’euros de budget annuel dont 26 millions hors cotisations

CFDT : 138 millions d’euros de budget annuel dont 69 millions hors cotisations

CFTC : 60 millions d’euros de budget annuel dont 48 millions hors cotisations

(
lien IFRAP)

Au moins pour ces 4 syndicats, le montant des subventions directes ou indirectes pourrait être d’à minima 288 millions d’euros

Et pourtant, J.-L. Mélenchon (Parti de gauche) et P. Laurent (PCF) descendent ce weekend dans la rue pour la manche. Lire PaSiDupes

Ils crient misère:

- les grévistes de Marseille défendent leurs privilèges :
les grutiers et portiqueurs ont un rythme de travail épuisant et pénible : ils vont récmamer des privilèges de pénibilité pour 20 h d'astreinte par semaine avec un travail limité à 12h , le tout pour 5000 euros mensuels;

- Didier Le Reste (CGT Cheminots) se plaint d'une retraite annoncée à 2300 euros;

- Bernard Thibault (CGT) a des fins de mois difficiles avec 5000 euros mensuels, plus les avantages en nature !

Et qui paie les dégats sur le parcours des cortèges de grévistes et de manifestants: lien PaSiDupes


Refus citoyen du gaspillage de l'argent de l'impôt

Les économies doivent porter sur les niches syndicales aussi.

Pétition nationale à Nicolas Sarkozy

Monsieur le Président,

Les grèves à répétition parasitent notre économie. Après la SNCF, la RATP, La Poste… les blocages du port de Marseille et des raffineries sont une honte, et les scènes de débordements inadmissibles.
Cette tyrannie n’est plus supportable, surtout quand on sait qu’elle est financée par nos impôts.

Nous devons arrêter de financer des syndicats qui usent et abusent du droit de grève au détriment des Français, et qui n’hésitent pas à chaque annonce de réforme à paralyser tout le pays.

C’est pourquoi je vous demande aujourd’hui de mettre un terme au financement public des syndicats par les contribuables, c’est-à dire par mes impôts et mes cotisations.

Respectueusement,

Je signe la pétition

Action à l'initiative de l' Observatoire des subventions

mercredi 7 avril 2010

PACA: Sylvie Andrieux, levée partielle de son immunité parlementaire

Entourage de Vauzelle (PS) compromis par un détournement de fonds publics

La présentation de l'information par Libération...

L'agence AP nomme l'élue socialiste en titre
, mais pour le journal Libération, elle n'y est plus qu' « une députée PS »... Pourtant, tout le corps de l'article est ensuite un copié-collé. Le voici, avec quelques mises en relief de PaSiDupes:

« Sylvie Andrieux, élue des Bouches-du-Rhône et ancienne vice-présidente de la région PACA, pourrait être entendue dans le cadre d’une enquête sur des détournements présumés de fonds publics.

Le bureau de l'Assemblée nationale a fait droit partiellement mercredi à la demande de levée d'immunité parlementaire de la députée PS des Bouches-du-Rhône Sylvie Andrieux, susceptible d'être mise en cause dans une affaire de détournement de fonds publics, a-t-on appris de source parlementaire. Lien PaSiDupes
Avoir le bras long...

Le principe de la levée a été adopté à l'unanimité.
En revanche, le bureau de l'Assemblée n'a autorisé le juge à procéder qu'à une mise en examen et "en tant que de besoin" à son placement sous contrôle judiciaire. Il a refusé le principe d'un placement éventuel en garde à vue. Le juge n'avait pas sollicité dans sa requête un éventuel placement en détention. Une fumisterie: lire Nice Matin
La demande avait été transmise le 1er avril au président de l'Assemblée, Bernard Accoyer.
Le juge d'instruction marseillais Franck Landou avait transmis le 25 mars la demande de levée d'immunité parlementaire, afin de pouvoir procéder à des auditions sous le régime éventuel de la garde à vue, voire sous celui d'une mise en examen suivie d'un contrôle judiciaire.

Agée de 48 ans et fille de... [lien PaSiDupes], Sylvie Andrieux est députée [socialiste] depuis 1997 et ex-vice-présidente du Conseil régional Provence-Alpes-d'Azur. L'élue était sortie mardi de son silence pour réclamer elle-même la levée de son immunité, afin d'"avoir enfin accès au dossier". Dans un communiqué, elle indiquait vouloir "faire valoir en défense tous arguments de droit et témoignages contre des allégations mensongères". Il y a un an, elle avait écrit au juge pour demander à être entendue, ce qui lui avait été refusé. Lien PaSiDupes

A ce jour, 22 personnes, dont des hauts responsables du Conseil régional [socialiste] et de nombreux responsables associatifs, sont mises en examen dans cette affaire qui porte sur près de 700.000 euros de détournements présumés de fonds publics, via des associations fictives des quartiers nord de Marseille en forme de "coquilles vides", ayant servi de relais "à des fins électoralistes" dans le but d'assurer l'élection de Sylvie Andrieux, selon le rapport de synthèse de la police judiciaire. Plusieurs des personnes entendues dans le cadre de l'enquête ont évoqué le rôle moteur présumé de Sylvie Andrieux, ce qui ne laissait d'autre solution au magistrat instructeur que de procéder à l'audition de la députée sous le régime de la mise en examen. Le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur s'est constitué partie civile dans le dossier.

On comprend que Thierry Mariani ait eu beaucoup à faire aux régionales dans cette fange socialiste...
Michel Vauzelle, ci-contre, (lien PaSiDupes) est de ces éléphants socialistes qui se roulent voluptueusement dans la boue il ne pouvait pas être le seul à tout ignorer (lien PaSiDupes): , mais il est maintenant reconduit pour encore 4 ans à la présidence de PACA !

Pfffiiitt !