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dimanche 23 novembre 2014

François Hollande va chercher les coups, lundi à Florange

En mission reconquête, sans la CGT et FO qui boycotteront la visite

François Hollande repassera par la Lorraine 
lundi
Hollande devant les ouvriers d'ArcelorMittal 
escorté d'Edouard Martin (CFDT),
à Florange, le 26 septembre 2013
Il tentera de dépasser le drame économique et humain des hauts-fourneaux de Florange dont Montebourg n'a su empêcher la fermeture par ArcelorMittal. Hollande a choisi d'inaugurer deux sites d'avenir, une future plateforme publique de recherche et développement industriel et une nouvelle usine aéronautique.
Pour le chef de l'Etat, que 73% des sympathisants de gauche ne veulent pas voir se représenter en 2017, selon un récent sondage, il s'agit aussi de tenir une promesse de commémoration : celle faite l'an dernier à Florange d'y revenir "chaque année" sur ses pas durant son mandat "pour veiller aux engagements qui ont été pris".

Mémoire de la visite de campagne présidentielle 2012

Sa première visite à Florange  en 2012 avait suscité beaucoup d'espoir parmi les ouvriers sidérurgistes. Un an plus tard, nombre d'entre eux  considèrent la fermeture des hauts-fourneaux comme une "trahison" du chef de l'Etat.
Lundi, François Hollande sera notamment escorté du local mosellan Jean-Marc Todeschini, promu secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants après la démission vendredi de Kader Arif, cité dans une enquête pour favoritisme.
Présenté comme l'homme fort du PS mosellan et proche du président, Jean-Marc Todeschini avait été un acteur clé du dossier Florange. On lui attribue le ralliement au PS du virulent meneur syndical local, Edouard Martin: un tour de force, sachant qu'il militait à la CFDT, proche du Parti socialiste qui n'a donc eu qu'à traverser le couloir...
VOIR et ENTENDRE le numéro de Martin, la voix tremblante et l'oeil humide, le 6 décembre 2012: 
 

L'euro-député Edouard Martin osera-t-il revenir en tournée sur le lieu de ses exploits ?
Depuis, François Hollande est retourné à Florange, le 26 septembre 2013. Avec l'annonce d'un plan d'investissement de 300 millions d'euros pour des projets lorrains innovants. Une annonce qui contenta alors Edouard Martin, lequel incarne cette réflexion cégétiste : "Si le Pouvoir rétablissait l’esclavage, la CFDT se précipiterait pour négocier le poids des chaînes."

On pouvait donc tout demander en effet à celui qui, en septembre 2012, promettait pourtant à François Hollande : "Nous serons votre malheur !" et qui se laissa convertir sur le chemin de Bruxelles. 

Pendant qu'elle y était, p
uisqu'il prend bien la lumière et crève l'écran
la nébuleuse socialiste l'a récupéré même comme acteur politique. Le PS instrumentalisa son narcissime et réussit à faire de cet acteur syndical un acteur politique. Projeté tête de liste aux élections européennes sur la liste socialiste du Grand Est, il fit donc son show politique et fut élu: une mutation qui n'avait rien d'un rôle de composition.
Lors de la promotion de son livre "Ne lâchons rien", publié en avril, Edouard Martin avait laissé entendre qu'il pourrait s'engager en politique, par exemple à l'occasion des européennes. Il était cependant courtisé par d'autres mouvements, comme Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Quand le Net commença à bruire de la nouvelle, cette pensée de Coluche prit tout son sens: "Un chômeur qui va voter, ça me fait penser à un crocodile qui entre dans une maroquinerie." En l'occurrence, le crocodile ouvre carrément une enseigne de maroquinerie franchisée !
Sans états d'âme, Edouard Martin sauta le pas pour le PS et la députée européenne socialiste Catherine Trautmann dû s'écarter, toute ancienne ministre de Jospin et dix ans maire de Strasbourg qu'elle ait pu être, et fut numéro deux sur la liste PS. 

Nadine Morano, qui devait conduire la liste UMP dans la région du Grand Est, avait dénoncé "une récompense" au meneur syndical, soulignant que le syndicaliste a soutenu François Hollande pendant la campagne présidentielle. 
"C'est la récompense d'un syndicaliste qui ne menait pas un combat pour les salariés de Florange, mais un combat personnel."
Le syndicaliste affronta également Florian Philippot, le numéro deux du Front national, et Nadine Morano, UMP, ancien ministre: les trois furent élus, mais Trautmann resta sur le carreau.

Ecomouv' et agriculteurs en trouble-fête

Le président a prévu de rencontrer en matinée d'anciens salariés des hauts-fourneaux reclassés, des représentants du personnel et la direction du site d'ArcelorMittal.
Certains ont cependant décliné l'invitation du chef de l'Etat: la CGT a appelé les salariés à manifester lundi matin à Florange, dénonçant "une campagne de communication politique", tandis que FO a préféré "appeler à l'indifférence".

Sur les 629 salariés des hauts-fourneaux, environ 320 ont retrouvé un poste en interne sur les autres installations d'ArcelorMittal à Florange, 40 sont partis travailler sur d'autres sites du groupe et les autres sont partis en préretraite. Avec indemnités.

Martin cite …Coluche : "Comme pour les Restos du Cœur, j’aspire à ce qu’on n’ait plus besoin de moi ; ça voudra dire qu’on a gagné."
Hollande est-il si mal qu'il appelle demain Edouard Martin à son aide ?

mardi 11 novembre 2014

"Ça ne coûte rien" quand "c'est l'Etat qui paie," selon Hollande

Des mots que Hollande n'aurait jamais prononcés, mais que tout le monde a entendus 
Le président de la République s'est fait rappeler à l'ordre
par plusieurs media et des milliers d'internautes qui ont dénoncé ses propos lors de son intervention sur TF1 jeudi 6 novembre sur TF1.  
François Hollande s'est efforcé de défendre ses mesures pour l'emploi, mais quand le chômage ne cesse de grimper, les couleuvres ont du mal à passer. Le président socialiste a tenté de valoriser notamment les différents types de contrats aidés mis en place en France. 
Depuis, une phrase de son intervention lui vaut de nombreuses critiques: "Non, ça ne coûte rien, c'est l'Etat qui paie". Sauf qu'il ne l'a en fait jamais prononcée. 

L'Express ouvre une polémique

Il était convenu qu'au cours de son échange, un jeune Marseillais, Hasen Hammou, dont le portrait a occulté l'appartenance au PRG, lancerait le chef de l'Etat sur le thème des emplois d'avenir. Cet interlocuteur bienveillant a mis en cause les collectivités locales qui rechignent parfois à faire appel à de tels contrats, donnant ainsi du grain  à moudre au président. D'autant que "ça coûte très cher", souligne le présentateur de TF1, Gilles Bouleau.

Le président socialiste oppose Etat et collectivités territoriales   

- "Non, c'est l'Etat qui paie" et pas les collectivités locales, rétorque alors François Hollande. "Donc en l'occurrence ça coûtait..." 

- "Trois milliards d'euros pour 150.000 emplois d'avenir", précise Gilles Bouleau. 

- "Oui, mais c'est l'Etat qui paie", insiste François Hollande 

- "Ben, l'Etat, ce sont les contribuables...", rappelle Gilles Bouleau 

- "Oui, mais c'est pas la collectivité marseillaise ou le département ou la région. Mais, je vais y revenir, c'est l'Etat qui fait l'effort", maintient François Hollande.

L'Express croit juste de porter main forte au président

VOIR et ENTENDRE les mots qui méprisent la contribution des Français imposables, au titre des impôts locaux, selon certains, seraient pourtant respectueux de l'effort du contribuable, selon L'Express:

Comment la citation s'est transformée par la suite

L'argent des collectivités territoriales, ce n'est pas celui de l'Etat !
Le président finasse, mais ça ne prend pas auprès des internautes qui pointent rapidement la citation pour s'indigner du distinguo présidentiel entre les contribuables. "Avec quel argent l'Etat peut-il payer?", s'étouffe ainsi un citoyen qui travaille pour se faire matraquer sereinement par le pouvoir socialiste. 
"Il faut expliquer à Hollande que l'Etat, c'est nous et nos impôts", s'irrite un autre.
La boîte à outils...
Les emplois d'avenir sont en fait financés par les OPCA régionales (Organisme paritaire collecteur agréé), structures associatives paritaires qui collectent les contributions financières des entreprises...
A noter que ces associations ont l'agrément des pouvoirs publics pour collecter, gérer et mutualiser les contributions financières des entreprises par branche professionnelle. Ce sont donc des collecteurs de fonds. Comme Ecomouv'...

jeudi 30 octobre 2014

Ecotaxe: le gouvernement résilie le contrat avec Ecomouv'

La facture de cette nouvelle reculade s'élève à plus d'un milliard

Le gouvernement a décidé de résilier purement et simplement le contrat qui le lie à Ecomouv'
Royal lâche prise...
La société devait collecter l'écotaxe et Bercy renonce à ces recettes, tout en promettant à Bruxelles de réduire les déficits publics 
"Le gouvernement a décidé de résilier le contrat de partenariat conclu avec Ecomouv' le 20 octobre 2011",  a annoncé jeudi le secrétaire d'Etat aux Transports.dit Alain Vidalies lors de la séance des questions au gouvernement au Sénat. 
"Dans la lettre de résiliation, il sera rappelé que des doutes ont été émis sur la validité du contrat initial au regard des exigences constitutionnelles qui s'imposent à l'Etat lorsqu'il confie à des personnes privées la gestion de certaines activités," s'est-il justifié, bien que le pouvoir socialiste ait envisagé un péage de transit poids-lourds, en substitution  à l'écotaxe.
 

L'
exécutif  a renoncé à ce dispositif  sous la pression des routiers.

Ségolène Royal a craint la paralysie du pays par les routiers
et n'est pas restée droite dans ses bottes...

Depuis le départ des écologistes du gouvernement,
de nombreux projets soutenus par EELV ont été abandonné par François Hollande et ses ministres. Les plus radicaux sont montés au créneau pour dénoncer le barrage de Sivens, dans le Tarn où l'un de leurs militants a été retrouvé mort sur le site. L'ancienne ministre Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, s'est mise dans une colère plus noire et rouge que verte, qualifiant le drame de "tache indélébile sur l'action du gouvernement". De son côté, Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale d'EELV dénonce un manque de compassion du gouvernement dans les heures suivant l'annonce de ce décès.
À l'époque où Cécile Duflot était ministre de Jean-Marc Ayrault, elle s'était heurtée  au gouvernement sur le projet d'aéroport de Notre-Dames-des-Landes du Premier ministre, mettant en évidence les nombreux points de désaccords qui opposent le pouvoir socialiste aux écologistes.
L'autorisation de l'extraction du gaz de schiste reste une question pendanteCet épineux dossier est, lui aussi, un sujet de tension récurrent. Opposé à son exploitation, EELV s'agace de l'attitude d'Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, qui annonçait être en possession de documents attestant de la possibilité d'extraire ce gaz de manière non-polluante.
Le sénateur EELV Jean-Vincent Placé devenait très virulent en reprochant notamment au ministre du Redressement productif d'avoir perdu "la tonalité écologiste" qui était la sienne lors des primaires PS de 2011. Placé n'hésitait pas non plus à qualifier Arnaud Montebourg de "ministre inutile". Laurent Fabius s'est, à l'occasion, lui aussi exprimé en faveur de la recherche de technique d'extraction non-polluante.
Et il faudrait aussi évoquer le  sujet sensible du cannabis, sa dépénalisation et les salles de shoot qui polluent le pays. Cécile Duflot avait créé une vive polémique alors qu'elle était encore secrétaire nationale EELV lorsqqu'elle s'était prononcée en faveur de la dépénalisation du cannabis. Or, le ministre de l'Education, Vincent Peillon, avait, lui aussi, pris position en ce sens, mettant ainsi sur la place publique les désaccords au sein même de la famille socialiste.
La fiscalité écologique paraît insuffisante aux Verts Elle ne devrait représenter que quelques centaines de millions d'euros en 2014, mais EELV assume sa volonté de la rendre encore plus confiscatoire. 
En fait, les écolos sont apparus pour ce qu'ils sont: des extrémistes libertaires, proches de l'ultra-gauche, qui revendiquent des méthodes radicales jusque et y compris sur les sujets de société. 
VOIR et ENTENDRE un reportage d'octbre 2013, quand les transporteurs se dressèrent violemment contre le pouvoir central socialiste:

Depuis l'abandon de l'écotaxe, annoncée le 9 octobre par la ministre PS de l'Ecologie, Ségolène Royal, 
le gouvernement étudiait les solutions juridiques pour rompre ses liens avec Ecomouv', 
chargée par contrat de la collecte de l'écotaxe.

La suspension de l'écotaxe hypothèque "gravement le financement des infrastructures"  auquel elle était destinée
fait valoir la fédération nationale des travaux publics (FNTP) qui appelle le gouvernement à rechercher des solutions de substitution.
Royal, qui se dit opposée à une écologie fondée sur l'impôt et souhaite "remettre à plat" l'écotaxe, avait envisagé l'instauration d'une vignette discriminatoire sur les transporteurs étrangers -et notamment européens !- à leur entrée en France... Elle envisageait même de les obliger à emprunter les autoroutes et se réservait le droit de prélever une partie du chiffre d'affaires ainsi généré. 
La FNAUT avait rejeté ce délire, rappelant à la ministre aux abois que "la législation européenne ne permet pas de taxer uniquement les transporteurs étrangers et de les obliger à utiliser les autoroutes". L'association estima également que tous les transporteurs devraient être mis à contribution au nom du principe "pollueur-payeur" qui avait présidé à la création de l'écotaxe, prévue pour les camions de plus de 3,5 tonnes.
VOIR et ENTENDRE la "tête à queue Michel Sapin retoquer les femmes politiques socialistes, Martine Aubry, d'abord, et l'amère Royal, ensuite:

Faute de pouvoir taxer directement les transporteurs étrangers, Ségolène Royal compta alors taxer les opérateurs autoroutiers, révéla Les Echos.

Pour compenser le manque à gagner estimé à 800 millions d'euros, 
le pouvoir socialiste a déjà décidé de taxer le diesel de 4 euros par litre et sur tous les usagers, riches et pauvres, nantis et chômeurs en recherche d'un emploi. 
Les tarifs autoroutiers sont désormais menacés d'une nouvelle hausse pour tous: ce qui est "sur la table", comme ils disent, ne sera bientôt plus dans nos poches. 
Le dernière trouvaille, c'est l'autobus pour tous... Plus féconds que les socialistes, on ne fé / fait pas !

lundi 23 juin 2014

Ecotaxe: Sapin se joue des chiffres et des Français

Pour combler le manque à gagner, Sapin promet un complément ...qui reste à déterminer !

Michel Sapin, quinze tonnes fou lancé à pleine vitesse

Feu l'écotaxe?
Sapin attise les flammes sous la cendre
Le compte n'y est pas, mais Sapin assure qu'il a des idées pour tenter de couvrir une partie des 300 millions d'euros de recettes en moins avec l'abandon de l'écotaxe. Le système qui devait rapporter près de 800 millions d'euros par an en taxant 15.000 kilomètres de routes a été enterré au profit d'un "péage de transit poids lourds", qui s'appliquera seulement aux camions de plus de 3,5 tonnes, sur 4 000 km de routes nationales et départementales.

Un contrôle radar s'impose sur Sapin

Quand l'alcootest pour Michel Sapin?
Pourtant aucune annulation de projets, dit-il
"Il n'y aura pas moins d'argent, nous allons trouver d'autres sources", a déclaré le ministre sur France Info. Mais, a-t-il ajouté, il n'est "pas question que ce budget en faveur (...) des transports alternatifs à la route diminue". Le produit de l'ex-écotaxe devait notamment servir à financer des projets de transport collectif.


"La quantité de travaux restera la même que celle qui était prévue, martèle Sapin. Il faudra seulement compléter les ressources de ce 'péage de transit poids-lourds' par d'autres ressources qui nous permettront de maintenir ce budget transport", a poursuivi le magicien, jugeant que les critiques du nouveau système - bonnets rouges ou écologistes - sont des ânes puisqu'ils l'ont mal compris...

De nouveaux péages sur autoroute?

Les deux visages de la comédie politique
Le gouvernement "travaille" sur plusieurs pistes, a-t-il lancé, sans plus de précisions.
"Il y a des possibilités s'agissant des péages sur autoroute. D'autres solutions sont également envisageables dans le cadre des directives européennes qui encadrent légitimement ces dispositifs", a-t-il "précisé", estime La Tribune.

Clash de propos avec Ségolène Royal 
La ministre de l'Écologie Ségolène Royal n'a, elle, pas eu exactement les mêmes propos ce matin sur France Inter. Si elle a confirmé que les sociétés d'autoroute seraient "amenées à participer (...) avec leurs bénéfices" au financement des grandes infrastructures, Ségolène Royal a écarté l'idée d'une "taxe supplémentaire, car je ne veux pas que les tarifs autoroutiers augmentent". Cela doit se faire de "façon contractuelle" avec ces sociétés, a-t-elle assuré.

De nouvelles divergences au gouvernement
Ségolène Royal avait pris la parole la première sur le prix de l'électricité, pensant probablement court-circuiter ses collègues. Mais le premier ministre a disjoncté et annoncé que, contrairement à la déclaration de Royal qui promettait un gel des tarifs jusqu'au 1er octobre, une hausse interviendra bien dès le 1er août... Lien PaSiDupes

Entrée de l'État au capital d'Ecomouv : l'oeil de Moscou !

Valls instaure un régime de suspicion. On ne nationalise pas: on encadre... La ministre a par ailleurs confirmé l'entrée de l'État dans le capital d'Ecomouv, la société chargée de collecter les recettes, pour " contrôler le dispositif " en raison du "contrat assez exorbitant qui avait été conclu par le gouvernement Fillon". Mais Royal et Valls conservent néanmoins la société Ecomouv qui n'a commis aucune action illégale.

Nouvelle annonce à la hâte de mesures ni finalisées, ni financées 
C'est actuellement la course à l'échalote de celui qui, au gouvernement, prendra l'avantage sur l'autre. 
Ségolène Royal n'a toutefois pas non plus précisé à quelle hauteur entrerait l'État: "On verra; c'est la Caisse des dépôts qui va participer à ce capital".



jeudi 6 mars 2014

Nouveau portique écotaxe incendié en Bretagne ce jeudi 6 mars 2014

Bové (EELV) démonte et les Bonnets rouges aussi 

Les opérations de démontage se poursuivent
Les démonteurs doivent agir vite.
Un portique écotaxe situé sur la nationale 12, à hauteur de Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), entre Rennes et Saint-Brieuc, a été endommagé dans la nuit du mercredi 5 au jeudi 6 mars par un incendie volontaire.

Les Bonnets rouges sont bien formés. 
Des pneus ont été enflammés au pied d'un des deux piliers de la structure, l'endommageant sur près d'un mètre, selon la gendarmerie, prévenue par un automobiliste mercredi vers 23 heures. "Il n'y a pas de danger au niveau de la stabilité du portique, mais les experts ont décidé de le faire retirer", ont précisé les autorités.

Plus d'une dizaine de portiques électroniques ont été endommagés 

D'autres ont été rendus inopérants dans l'Ouest ces derniers mois. 
Ces nouvelles dégradations interviennent à deux jours des "Etats généraux" de Bretagne, organisés par le mouvement des Bonnets rouges à Morlaix (Finistère).

Soutenu par FO et le NPA notamment, 
le mouvement des Bonnets rouges est un mouvement de protestation apparu en Bretagne en octobre 2013, en réaction aux mesures fiscales visant les véhicules de transport de marchandise et aux nombreux plans sociaux de l'agroalimentaire. 
Cette mobilisation massive pour l’emploi et contre l’écotaxe en Bretagne déstabilise le gouvernement, au point de conduire le Premier ministre à annoncer, en moins de deux mois, une grande réforme fiscale et un "Pacte d'avenir pour la Bretagne". Après deux grandes manifestations de masse à Quimper et à Carhaix-Plouguer (dont le maire n'est autre que Christian Toadec) en novembre 2013, la contestation se prolonge sous la forme d'un collectif et de comités locaux.

Impact sur les collectivités locales

L'écotaxe ou taxe poids lourds frappe les transporteurs en vertu du principe pollueur-payeur cher aux écologistes. 
Or, une part de cette fiscalité écologique destinée au financement de la transition énergétique doit être reversée aux régions en très forte demande d’investissement sur le volet mobilité, que ce soit dans les domaines routier ou ferroviaire.

Les Bonnets rouges ont apporté cette nuit des éléments de réponse aux élus territoriaux et aux candidats PS aux municipales
Pour les régions, le manque à gagner lié à la suspension de la taxe kilométrique poids lourds, dite "écotaxe" est évalué à 450 millions sur les 770 millions d’euros de recettes initialement prévus, l’État ne compensant qu’à hauteur de 320 millions.

dimanche 10 novembre 2013

Ecomouv: le directeur de cabinet de Cécile Duflot (EELV) a validé le contrat en 2011

Anne Hidalgo en a le sifflet coupé

La première adjointe PS à la mairie de Paris croyait pouvoir s'en prendre à la droite

Anne Hidalgo a eu l'occasion de revenir sur le Partenariat public privé signé lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy avec la société Ecomouv, dans la foulée du Pacte écologique de javier 2007.
.
Sur Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach a pu demander à son invitée du Grand rendez-vous Europe 1-Le Monde-iTélé, de donner son avis sur le fait que Frédéric Lénica, directeur de cabinet de la ministre Europe Ecologie-les Verts du Logement Cécile Duflot depuis juillet 2013, était directeur général des affaires juridiques du ministère de l'Ecologie au moment de la négociation du partenariat. Et qu'il l'a donc validé.

Anne Hidalgo commence par assurer qu'elle se "réjouit qu'il y ait une enquête parlementaire" :"Je me réjouis qu'on aille voir ce qu'il y a derrière. Il y a quand même une forme d'incompétence de celles et ceux qui ont signé avec une entreprise un contrat dans lequel si on ne le respecte pas il faut payer 800 millions d'euros."

Jean-Pierre Elkabbach balance alors sa "colle" à Anne Hidalgo :
"Les principaux acteurs du texte, du partenariat, ils sont encore en place ! Le directeur des infrastructures et des transports il est en place. Le secrétaire général du gouvernment il est en place.

Et le directeur général des affaires juridiques du ministère de l'Ecologie de l'époque qui a validé toutes les clauses de rupture du contrat, il est encore en place. Et vous savez où il est ?"

Désemparée, Anne Hidalgo ne peut que répondre que "non, (elle) n'a pas suivi ça de près...". Le présentateur du Grand Rendez-vous procède alors  à la révélation : "C'est monsieur Frédéric Lénica, il est aujourd'hui directeur de cabinet de Cécile Duflot."

Frédéric Lénica était  déjà au ministère de l'Ecologie en 2011, lorsque le contrat contesté avec la société Ecomouv a été négocié puis signé.

L'échange est évidemment relevé par l'équipe de campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet - qui était pour sa part la ministre de l'Ecologie en 2011 - , dont Agnes Evren-de Fressen, secrétaire nationale UMP et porte-parole de campagne de NKM.


Stupéfaite, Anne Hidalgo demande s'il peut y avoir erreur sur la personne du directeur de cabinet :

"Oui bah écoutez, il y a peut-être des changements à faire à certains moments pour que des choses qui ont posé problème ou qui risquent de poser problème ne se reproduisent pas."



A plusieurs reprises au cours de l'entretien, la candidate du PS à la municipale de Paris en mars prochain, Anne Hidalgo a évité de se réclamer de François Hollande. Bien qu'elle soit si proche du président qu'on lui attribue la paternité de son enfant, la candidate du maire sortant, Bertrand Delanoë, a marqué ses distances avec le gouvernement Ayrault, allant jusqu'à suggérer un remaniement dont Delanoë pourrait profiter.


Tout le monde il était vert...


jeudi 7 novembre 2013

L'écotaxe, impôt écologique que la majorité de gauche n'assume pas

Ministère de l’Intérieur : "Les Bretons vont payer l’addition" 

"Les Bretons, on gagne du temps pour mieux les mâter après. Et ils vont payer l’addition."
27 octobre 2013 à Pont-de-Buis, Finistère 
après les violentes manifestations contre l'écotaxe
C'est ce qu'aurait déclaré un membre du cabinet du ministre de l’Intérieur Manuel Valls à un petit groupe d’élus socialistesselon un officier de gendarmerie breton, témoin de la scène

Interrogé sur l'échec de l'ultimatum des Bonnets rouges à Jean-Marc Ayrault pour la suppression de l'ecotaxe en Bretagne, le maire DVG de Carhaix a reconnu que "ce n'était peut-être pas la bonne méthode", mais Christian Troadec a aussi estimé qu'il y a "beaucoup de mépris de la part du gouvernement à l’égard des Bretons".

VOIR et ENTENDRE le maire d'extrême gauche de Carhaix affirmer que l'écotaxe révèle "beaucoup de mépris de la part du gouvernement à l’égard des Bretons":

Ecotaxe: "Beaucoup de mépris de la part du... par BFMTV

Urvoas (PS) : les bonnets rouges seront "retrouvés, poursuivis, condamnés"

Jean-Jacques Urvoas, député PS de Kemper/Quimper a appelé à réprimer la révolte des Bonnets Rouges
Traits mous tavelés de méchanceté
"Les coupables de la destruction des portiques seront retrouvés, poursuivis, condamnés"… Seront-ils également pendus haut et court, M. Urvoas? Des propos qui rappellent 1793, La Terreur, cette période de la Révolution française caractérisée par le règne de l'arbitraire et des exécutions de masse, avant que les montagnards ne se déchirent entre eux, tels Urvoas et Placé. Dans le contexte de la guerre de Vendée, la région de Nantes compta le plus grand nombre de victimes.

Les propos d'Urvoas ont-ils dépassé sa pensée?
 
Bien que cet ancien directeur de Cabinet de Bernard Poignant, lui-même collaborateur de Hollande, soit député de Quimper, il est particulièrement répressif, bien qu'il soit localement inexistant et n'ait pas vu monter le ras-le-bol fiscal de ses électeurs. Seul Marc Le Fur, député des Côtes d'Armor, avait pris la température et avait voté contre l'écotaxe.
VOIR et ENTENDRE le député UMP développer ses arguments contre l'écotaxe en 2008, alors que Baupin préside la séance:  

M.Urvoas envisage-t-il de poursuivre également les casseurs payés par ses réseaux politiques
, lors de la manifestation de Kemper-Quimper ? Ou restent-ils, comme disait récemment le Préfet  "difficiles à identifier".

Urvoas prend fait et cause contre les Bretons 
et pour une société (Ecomouv) fortement soupçonnée de corruption, de favoritisme

Le député socialiste se range avec elle contre les Bonnets Rouges bretons dans une affaire d’Etat.

Dès 2008, l'UMP Marc Le Fur avait défendu les intérêts bretons à l'Assemblé, alors que le socialiste Urvoas votait l'impôt qui met le feu à la Bretagne.
A l'automne 2008, le PS, dont Ayrault (Nantes) et Cazeneuve (parachuté dans la Manche), avait voté contre le projet, mais le premier Conseil des ministres de 2013 voit à son ordre du jour le retour de la taxe poids-lourds. "Le bénéfice de cette écotaxe permettra à la fois d'aider des initiatives en terme de mutation de transports et d'amélioration des infrastructures", avait assuré le ministre des Transports Frédéric Cuvillier (Pas-de-Calais) sur RMC. Une date est fixée : juillet 2013. Le projet de loi est voté par la majorité socialo-écolo en avril, et la mise en application est encore reportée, au 1er octobre 2013… Et  des rumeurs circulaient déjà sur un éventuel et nouveau retard, effectivement  acté le 5 septembre : dans un communiqué commun, les ministres Bernard Cazeneuve et Frédéric Cuvillier annoncent que l'écotaxe sera effective au ...1er janvier 2014: il y a des problèmes techniques !
En fait, la colère grondait depuis quelque temps déjà chez les transporteurs , lesquels avaient notamment porté le dispositif devant le Conseil d'Etat en octobre, et le gouvernement voulut temporiser, provoquant la colère de la Bretagne notamment. Le gouvernement a reculé, promettant des mesures correctrices
Finalement, après une réunion de crise à Matignon, le gouvernement, qui tenta de passer en force sous la pression des altermondialistes, décida la "suspension" de l'écotaxe, une nouvelle fois.