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jeudi 29 octobre 2015

Sivens: qui a fait disparaître la sculpture dédiée à Fraisse ?

Qu'est devenu la sculpture-hommage à Rémi Fraisse, 

La stèle en mémoire de Rémi Fraisse a été retirée dans la nuit de mardi à mercredi
 
La sculpture de 1,8 t et de plus de 2 m de haut s'est volatilisée. 
Erigée par des inconnus dans la nuit du 19 au 20 octobre à Sivens (Tarn) en hommage à Rémi Fraisse, tué il y a un an par une grenade offensive lancée par un gendarme et qui a enflammé un combustible dissimulé dans le sac à dos du "jeune  botaniste" qui n'était visiblement pas venu herboriser... Elle représentait une main en pierre de Castries sur laquelle est posée la planète Terre en roues de charrette de bois cerclées d'acier. Sous la stèle disparue, on pouvait lire: " Nous, humains, enfants de la terre, continuons le combat pour la vie."

"Elle a été enlevée cette nuit", a indiqué mercredi matin le lieutenant-colonel Sylvain Rénier, commandant du groupement de gendarmerie du Tarn. Des ayatollahs verts instrumentalisent l'écologie que leurs activistes radicalisent pour déstabiliser l’Etat et son prétendu "fascisme". Cette accusation de l'extrême gauche internationaliste est reproduite ici et là où il y a de la violence depuis Malik Oussekine (tué en 1986, lors de violentes manifestations contre la loi Devaquet et à qui la ville de Carhaix à érigé une stèle) et trouve ses stratèges chez les gauchistes qui ont aussi falsifié l’affaire Méric, autre militant d’extrême gauche, membre de l’Action antifasciste Paris-Banlieue (des antifa) et de Solidaires Étudiant-e-s (dont le noyau est la Fédération SUD Étudiant, des révolutionnaires trotskistes), à la suite de leurs rixes habituelles avec des Jeunesses nationalistes révolutionnaires d'extrême droite.

Dimanche dernier, des dizaines de militants étaient venues rendre hommage à Rémi Fraisse devant cette sculpture,
pour le premier anniversaire de sa mort.
Installée sur une propriété privée par un groupe d'activistes proches du militant qui s'était présenté comme "La Pelle Masquée", un réseau qui se consacre à la lutte contre la prospection par téléphone, portant atteinte à notre vie privée.
"Ce monument, avait-il déclaré, rend hommage à la mémoire de Rémi Fraisse tombé sous les tirs des gendarmes il y a un an et à toutes celles et ceux qui continuent à lutter pour l'environnement et l'humanité." 

L'oeuvre déparait-elle l'environnement naturel ?

Si la vue de la stèle peut paraître déplacée dans cet environnement, le fait que le monument ait été retiré "n'est pas une infraction", a précisé le lieutenant-colonel Rénier, et "il n'y a pas eu de plainte déposée". 

"La seule infraction est le fait que la stèle ait été
installée sur une propriété privée," propriété de la CACG (Compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne). 
Cette société est maître d'ouvrage délégué du projet de barrage contesté dans la zone humide du Testet riche en biodiversité, situé dans la forêt de Sivens, mais barrage utile aux agriculteurs de la zone. 
La CACG "avait envisagé un temps de déposer une plainte"indique le haut responsable de la gendarmerie, après la découverte de la sculpture. A la CACG, la responsable de la communication n'a pas souhaité polémiquer.

dimanche 1 décembre 2013

Contre l'écotaxe et pour l'emploi, nouvelle mobilisation réussie des Bonnets rouges Bretons

Les Bonnets rouges confirment à Carhaix leur colère de Quimper

Les Bonnets rouges ont mobilisé entre 17.000 et 40.000 personnes samedi à Carhaix
(Finistère)

Le "made in France" de Montebourg
commence par le "travailler au pays"
"On est plus de 40.000", a annoncé le porte-parole des Bonnets rouges, Christian Troadec, leader du collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne", Au grand dam des organisations syndicales, ce mouvement rassemble patrons, artisans, commerçants et ouvriers, à l'origine du mouvement des Bonnets rouges. Tous demandaient à nouveau la suppression des portiques écotaxe poids-lourds qui menacent les emplois en Bretagne.
Le maire de la gauche radicale a évoqué une "très très grande réussite" un mois après la manifestation de Quimper du 2 novembre qui avait rassemblé 30.000 personnes.
La préfecture du Finistère a fait état de son côté de 17.000 personnes au ..."rassemblement festif" sur le site où est organisé l'été le festival des Vieilles Charrues. Le défilé organisé dans l'après-midi dans les rues de Carhaix a quant a lui rassemblé 14.000 personnes, selon la préfecture, qui n'avait dénombré qu'environ 15.000 personnes à Quimper déjà le 2 novembre. 

Les échecs du pouvoir central

Une manipulation de l'opinion
La presse officielle évite de rappeler que les syndicats n'avaient mobilisé que 600 à 700 participants le 2 novembre à Carhaix. Le même jour à Quimperla manifestation des Bonnets rouges  avait fédéré 30.000 travailleurs en colère, "plus de 15.000 personnes", selon France Info qui a choisi son camp, celui de la préfecture. "Le combat des bonnets rouges n’est pas celui des salariés", avaient prétendu la CGT, la FSU et Solidaires (extrême gauche), ainsi qu'aussi bien la CFTC que des anarcho-syndicalistes, CNT en tête. 
Le meneur du Front de gauche (
PCF et Parti de gauche), Mélenchon n'avait pas manqué l'occasion d'insulter tous azimuts.
" Encouragé par la timidité et la pleutrerie du gouvernement qui leur cède tout, le patronat et les cléricaux des départements bretons vont faire manifester les nigauds pour défendre leur droit de transporter à bas coût des cochons d'un bout à l'autre de l'Europe dans des conditions honteuses. Des laquais à la solde de leurs maîtres."

Cette radio militante est aussi allée chercher l'expert ad hoc. Selon Romain Pasquier, chercheur au CNRS, spécialiste de la Bretagne et enseignant à Sciences-Po Rennes, cette manifestation devait être décisive pour le mouvement. "C'est un vrai test. Depuis le 2 novembre, il s'est passé beaucoup de choses", souligne le chercheur, qui rappelle que certaines organisations, comme Force Ouvrière, ont quitté les "Bonnets rouges".
En plus d'être menacé de récupération politique, "le mouvement doit affronter une nouvelle étape, montrer qu'il est capable de mobiliser beaucoup plus que les mobilisations syndicales", poursuit-il, bien que cela ait été déjà le cas le 2 novembre ! De plus, la manifestation a lieu à Carhaix, fief de Christian Troadec, l'un des leaders des "Bonnets rouges", ce qui ajoute au symbole et fait de ce rendez-vous "un rendez-vous clé du mouvement", selon lui, qui omet juste de préciser que Troadec est un élu DVG proche d'Europe Ecologie-les Verts (EELV), fondateur du Mouvement Bretagne et progrès (Breizh War Raok en breton, MBP, de gauche, autonomiste et indépendant du PS), l'un des promoteurs de l'Appel de Carhaix (Collectif breton pour la démocratie et les Droits de l'homme) et l'un des collecteurs de fonds des écoles Diwan (réseau d'écoles associatives,gratuites et laïques qui dispense un langue bretonne).
Outre la chaîne de radio publique, le quotidien socialiste Le Monde avait tenté de semer le doute. " Les 'bonnets rouges' en sont persuadés (Le Monde ne l'est pas?), "il va y avoir beaucoup de monde", le 30 novembre, à répondre à l'appel du collectif 'Vivre, décider et travailler en Bretagne" à manifester à Carhaix (Finistère). Pourtant, quatre semaines après leur première manifestation d'ampleur, le 2 novembre à Quimper, le mouvement amorce une transition qui, pour certains, risque de l'affaiblir." 
Le Monde se fait le porte-voix d'un député PS du Finistère, d’origine vietnamienne par son père, proche de Marylise Lebranchu (dont il était le suppléant) et Martine Aubry. Gwenegan Bui, qui assurait péremptoirement  que "la mobilisation est en pleine transition" et qu'elle "commence à faiblir". Ni cette "amorce", ni cette "transition" ne s'est concrétisée par un affaiblissement, malgré le décryptage de ce député relayé par un journal nationl dit sérieux...

Stéphane Le Foll
 non plus n'a pas gagné la confiance. 
Le Ministre de l'Agriculture n'est pas parvenu à démobiliser les Bretons samedi en annonçant vendredi que  le gouvernement a reculé en repoussant l'entrée en vigueur de l'écotaxe à 2015.
Reste à finaliser le "Pacte d'avenir pour la Bretagne" d'ici le 13 décembre prochainCe pacte destiné à apporter des solutions de sortie de  crise de la région et à relancer le secteur agroalimentaire, notamment

Le sujet de l'écotaxe en Bretagne fédère les craintes en France

"C'est une véritable réussite. On peut être fiers d'être Bretons!", a lancé à la foule Thierry Merret, président de la FDSEA du Finistère et autre porte-parole du collectif, sur la scène qui était barrée du slogan "RE'ZO RE" (
"trop c'est trop" en breton). "C'est qu'un début", a lancé Th. Merret devant la marée de bonnets rouges et de drapeaux bretons.

Christian Troadec a lancé  le défi au président Hollande de venir lancer "la régionalisation de la France" en Bretagne  et "à entendre ce que nous avons à lui dire".
Symbole de la révolte antifiscale bretonne de 1675, le bonnet rouge a fait sa réapparition le 26 octobre lors d'un rassemblement devant le portique écotaxe de Pont-de-Buis (Finistère), dispositif dont le mouvement réclame la suppression "pure et simple".

Les portiques électroniques avaient également mobilisé contre eux  les chauffeurs-routiers, qui étaient plusieurs milliers samedi dans toute la France à manifester  par de nombreux barrages filtrants contre l'écotaxe.

"Vivre et travailler au pays"
Le rassemblement des Bonnets rouges s'est terminé vers 20h00, après une mise en vente aux enchères de morceaux de portique écotaxe en provenance du premier abattu en Bretagne, le 2 août à Guiclan (Finistère), "un symbole qu'il fallait abattre". Cette vente était organisée pat l'association Main dans la main avec Mickaël au profit du jeune Mickaël Cueff amputé de la main à la suite d'un accident au démontage du portique écotaxe de Pont-de-Buis le 26 octobre dernier.

La surfiscalisation socialo-écolo sème un vent de révolte 


En fin de journée, 
Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement a assuré que le gouvernement a "pris acte" du rassemblement de Carhaix. Elle en a cependant profité pour faire état de la mort d'un manifestant, "un homme de cinquante ans qui a fait un malaise cardiaque".

La Bretagne a été frappée ces derniers mois par plusieurs plans sociaux et restructurations dans l'agroalimentaire (Doux, Gad, Tilly-Sabco, Marine-Harvest), mais également les télécoms et l'automobile. L'annonce de la mise en place de l'écotaxe en janvier 2014 a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase et poussé les Bretons dans la rue.
"Nos hommes politiques n'ont pas compris qu'ici plus qu'ailleurs on veut décider, vivre et travailler au pays", a expliqué Thierry Merret.

"Nous avons des propositions à faire, nous sommes ouverts au dialogue, mais il y a un préalable qui est la gratuité des routes avec la suppression de l'écotaxe. Aujourd'hui on est étranglés par les contrôles et les contraintes", a-t-il souligné.

"Le Pacte d'avenir, ce n'est que du recyclage de mesures déjà annoncées"
Il a donc appelé les autres régions françaises à se mobiliser.

Malgré les promesses de concertation par Hollande et l'appui de media militants qui assurent que ce nouveau pacte a donné lieu à plus de 30 réunions de travail en novembre (une par jour?) avec les acteurs économiques, politiques et sociaux de la région, les Bonnets rouges se plaignent de ne pas avoir été consultés dans l'élaboration de ce "Pacte d'avenir pour la Bretagne" qui doit tenter de trouver des solutions pour sortir la région de la crise.
Bien qu'il ne satisfasse que le gouvernement, ce pacte sera néanmoins rendu public mercredi 4 décembre, a annoncé samedi Najat Vallaud-Belkacem, précisant qu'il "sera ensuite signé par le Premier ministre qui se rendra à Rennes dans les prochaines semaines".

dimanche 24 novembre 2013

A Morlaix, l'intersyndicale contre les Bonnets rouges s'est ridiculisée

En Bretagne, les syndicats prennent un râteau

Seulement quelques milliers de salariés ont manifesté ce samedi 23 à l'appel des organisations syndicales

Dans l'espoir de 
reprendre la main contre les Bonnets rouges, ils ont réclamé des mesures en faveur de l'emploi. 
La sémantique ne nourrissant pas son homme, l'annonce du  gouvernement de l'ajout d'une dimension sociale au "pacte d'avenir" n'a convaincu personne: le compte ne semble pas y être, une fois de plus.

Les syndicats ont bien moins mobilisé, hier, que les Bonnets rouges début novembre à Quimper.
Les représentants des travailleurs espéraient reprendre la main en réclamant des mesures sociales. Mais la hargne est mauvaise conseillère car, encore moins nombreux à Carhaix (700) qu'à Quimper le 2 novembre dernier, où les organisateurs avaient recencé 30.000 (15.000 participants, selon la préfecture), les syndicats qui soutiennent l'écotaxe voulue par les altermondialistes d'EELV n'ont réussi à mobiliser qu'entre 4000 et 8000 personnes.
VOIR et ENTENDRE un écologiste se révolter contre l'écotaxe et les charges fiscales:



Les salariés ont pourtant manifestédans plusieurs villes bretonnes hier samedi

Alors que FO s'était abstenue de cette démonstration de déconnection de la base,
les manifestations organisées à l'appel de sept syndicats régionaux, CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, Unsa, CFE-CGC et FSU, ont rassemblé 2200 manifestants à Rennes selon la police, (3000 selon les organisateurs), 750 à Saint-Brieuc (2000 selon les syndicats), et 1100 personnes à Lorient (3000 selon les organisateurs) où défilaient Thierry Lepaon et Laurent Berger, les deux leaders de la CGT et de la CFDT. Seule Force ouvrière-Bretagne s'est désolidarisée de l'intersyndicale, comme FO a déjà rejeté, au niveau national, l'appel de la CFDT et de la CGT à constituer un front uni face à la "gravité de la situation"  du pays et "la menace populiste"
Mais des drapeaux de FO flottaient dans le ciel rennais, le syndicat ayant appelé dès octobre à manifester en Ille-et-Vilaine contre les plans de licenciements. Les manifestations devaient se poursuivre plus tard dans la journée à Morlaix, en présence du secrétaire général de la CGT.

Les sifflets de la CFDT contre les Bonnets rouges 

L'intersyndicale entendait peser sur le "Pacte d'avenir pour la Bretagne" lancé par le premier ministre Jean-Marc Ayrault mi-octobre pour tenter de trouver des solutions à la crise, amplifiée par le rejet de l'écotaxe poids-lourds

L'objectif inavoué des syndicats étaient aussi de reprendre la main sur les "Bonnets rouges". Leur manifestation pour l'emploi et contre l'écotaxeavait mis en rage les conservateurs favorables à la relance de la "lutte des classes":  le rassemblement de Quimper avait en effet réuni une foule importante de salariés, de chefs d'entreprises, d'élus, de militants politiques et régionalistes motivés par une cause commune, l'emploi, plutôt qu'une lutte d'influence. 

Les manifestations se sont donc déroulées dans un esprit de rivalité, sans aucun bonnet rouge, malgré la présence à Lorient de Christian Troadec, maire régionaliste divers gauche, et qui a dû essuyer des quolibets. "Il y a une montée des poujadismes", a estimé devant la presse Laurent Berger au départ du cortège lorientais, alors qu'il était interrogé sur la présence dans le cortège du maire de Carhaix, porte-parole du collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne", à l'origine du mouvement des "Bonnets rouges". "C'est une manifestation syndicale; il faut arrêter de mélanger les genres", a lancé Laurent Berger.

Résolument recentrés contre la politique socialo-écolo, les manifestants ont défilé en arborant les slogans "Zéro chômage", "La mort de l'emploi", "Interdiction des licenciements. Partage du travail entre tous". "Pas de pacte d'avenir, des emplois maintenant", criaient les manifestants FO, dont le responsable pour le département, Fabrice Lerestif, a rejeté les engagements de Guillaume Garot sur le pacte d'avenir. 

Poussé en première ligne samedi matin sur Europe 1, alors que les Bretons appellent son ministre de tutelle, le Breton Stéphane Le Foll, à la démission, Garot, le ministre délégué à l'Agroalimentaire avait tenté de convaincre que les questions sociales ne seraient pas oubliées dans le pacte promis par Jean-Marc Ayrault. "Hier [vendredi] j'étais avec Michel Sapin, le ministre du Travail, à Brest, nous avons organisé une conférence sociale pour discuter directement avec les organisations syndicales, ouvrières et patronales, de cette dimension sociale qui sera donnée au Pacte d'avenir, et en particulier sur les questions agroalimentaires qui sont une part importante de l'économie bretonne", a raconté Guillaume Garot. 
Dans l'incapacité d'entrer dans les détails, le ministre a affirmé que les questions relatives à "la formation, l'accompagnement des personnes licenciées, les conditions de travail" seraient intégrées, invoquant des "mesures d'urgence", notamment pour le site de l'entreprise d'abattage Gad de Lampaul-Guimiliau (Finistère) vouée à la fermeture.

Un pacte insuffisant

Une déclaration de bonnes intentions insuffisantes pour les syndicats. Le gouvernement "n'a pas grand chose à donner, alors il donne quelques gages à ceux qui vont manifester en disant 'pacte d'avenir', histoire de faire baisser la tension et éviter la contagion à d'autres régions", a affirmé Fabrice Lerestif.

Les manifestants ont dénoncé les restructurations qui frappent des entreprises bretonnes.
"Après l'automobile, l'agroalimentaire; qu'est-ce qu'il restera après? Les agriculteurs commencent à descendre dans la rue, ça fait beaucoup", s'inquiétait Claude Le Meur, salarié CFDT de PSA à Rennes. Au-delà du "pacte social", tous exigent que les salariés participent effectivement à la réflexion sur les mutations économiques et industrielles dans la région.

Une manifestation de Bonnets rouges au pied d'un portique écotaxe
Moins d'une trentaine de militants (mais une quarantaine pour France 3) a manifesté au pied d'un portique écotaxe à Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine), en marge des manifestations qui se tenaient ce samedi.
Le rassemblement qui s'est déroulé entre 10 heures et midi se réclamait du mouvement des «Bonnets rouges» et répondait à un appel lancé sur les réseaux sociaux. La manifestation s'est déroulée dans le calme.
VOIR et ENTENDRE de ces "nigauds", comme ceux de Quimper, discriminés par Mélenchon qui les avait décrits comme des "esclaves [qui] manifesteront pour les droits de leurs maîtres":

Un important dispositif de gendarmes mobiles avait été déployé, mais il n'y a pas eu lieu de bloquer la circulation sur la RN 12 qui relie Rennes à Saint-Brieuc.

samedi 23 novembre 2013

FO se désolidarise de la CFDT et de la CGT

FO refuse de constituer un front syndical 

"Tous ensemble, tous ensemble !" mais sans FO !


Et avec elle, le syndicalisme

La CGT et la CFDT qui condamnent la contestation "populiste" et anti-impôt qui s'est développée sans elles en Bretagne, notamment à Quimper, le 2 novembre, ont décidé de tenter une opération pour resserrer les liens syndicaux distendus à Carhaix et les rendre plus audibles.

La CGT et la CFDT, divisées sur les sujets de fond, les réformes du marché de l'emploi et des retraites, se sont rapprochées, sur le sentiment d'une menace de création d'un mouvement indépendant des grandes centrales: alors que les Français manifestent leur exaspération, elles s'en distinguent, se disant "alertées" par la situation de "la société en proie au désarroi" qui "peut se laisser entraîner par l'expression des pires populismes"...


A Quimper, les Bonnets rouges bretons avaient réuni plusieurs milliers de salariés et patrons pour la défense de l'emploi, cause commune. Protestataires franc-tireurs, selon les partis et syndicats conservateurs, ils ont concentré la colère bretonne ces dernières semaines en exprimant leur ras-le-bol fiscal (écotaxe, notamment) et leur saturation de réglementation, partout en Bretagne. 


Dans un contexte de retour à la lutte des classes, outre les réformistes de la CFDT, de la CFTC ou de l'UNSA, la gauche radicale avait appelé à leur propre rassemblement à Carhaix des partis (PS, PCF et Parti de gauche) et des syndicats d'extrême gauche "contestataires" ou "de lutte" (CGT, Union syndicale 'Solidaires'), voire révolutionnaires (CNT et Comités syndicalistes révolutionnaires constitués de militants de la CGT, de SUD et de la CNT). 
La CGT, Solidaires et FSU avaient réuni 600 à 700 militants à Carhaix, le même jour et à la même heure que celui de Quimper. Le secrétaire national des altermondialistes d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Pascal Durand, qui soutient la fiscalité écologiste, s'est rendu à Carhaix, mais Philippe Poutou, le trotskiste du NPA et ancien candidat à l’élection présidentielle, annonça en revanche sa venue à Quimper.

Pour elles, le "ras-le-bol fiscal" serait populiste !
Quatre organisations ont donné leur accord au front syndical: les réformistes (UNSA et CFTC), les alliés de la CGT, FSU et Solidaires). Leurs leaders, Laurent Berger (CFDT) et Thierry Lepaon (CGT), ont appelé tous leurs homologues à se réunir lundi soir au siège de la CFDT pour "échanger" sur les moyens d'y "remédier", pointant "l'inquiétude" des Français sur "l'emploi et le pouvoir d'achat".

L'appel à l'unité des deux grands syndicats coïncide avec la mise à plat de la réforme de la fiscalité lancée par Ayrault.
La dernière mobilisation unitaire - CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA - a eu lieu le 14 novembre 2012, dans le cadre d'une journée d'action européenne.

Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a refusé vendredi l'appel de la CFDT et de la CGT à constituer un front syndical uni. 

"Je n'aime pas répondre aux convocations" et surtout,
"sur le fond, je ne crois pas aux choses artificielles", a déclaré Jean-Claude Mailly sur RTL. Les dirigeants de la CFDT et de la CGT, Laurent Berger et Thierry Lepaon, avaient invité l'ensemble des syndicats à se réunir le 25 novembre pour évoquer "la gravité de la situation" dans le pays, dans un courrier révélé jeudi. Jean-Claude Mailly a rappelé "qu'entre organisations, aujourd'hui, il y a des désaccords. Comment peut-on se mettre d'accord à plusieurs organisations, par exemple, sur les questions d'emploi ?"
En 2013, la CFDT a signé l'accord "sécurisation de l'emploi", alors que la CGT et FO l'ont vivement critiqué.

"On n'est pas d'accord sur les questions des retraites", a-t-il également souligné. "Comment peut-on faire semblant de dire on va trouver un texte ?" "Je suis pas sûr qu'on soit d'accord entre nous sur les questions de pouvoir d'achat. Alors, si c'est pour faire une photo, allez, on est tous là ensemble, etc., eh ben, je suis désolé, j'ai pas le temps d'aller chez le coiffeur pour être sur la photo d'ici lundi."

Samedi 23 à Lorient (PS), la mobilisation était faible
 

Il s'agissait pourtant d'
exiger des mesures sociales dans "le Pacte d'avenir pour la Bretagne" voulu par l'Etat, et de marquer son territoire face aux mouvements des "bonnets rouges"

A l'appel de sept organisations syndicales, plusieurs manifestations de quelques centaines de salariés
 chacune se sont déroulées "pour l'
avenir de la Bretagne" et pour "un pacte social" à Rennes (PS, Ille-et-Vilaine), Saint-Brieuc (commune de gauche jusqu'à 2001, Côtes-d'Armor) et Lorient (PS, Morbihan). Un autre cortège a arpenté les rues de Morlaix (Finistère) dans l'après-midi. Le maire UMP de Morlaix, Agnès Le Brun, est député européen, vice-président de l'AMF et travaille sur la réforme de la PAC depuis 2013.

J.-Claude 
Mailly avait annoncé que "Force ouvrière serait présente à Rennes, sur ses positions". "Il y aura un membre du bureau confédéral qui défilera avec les militants FO à Rennes." "On est libres", a dit le secrétaire général de FO.

1.100 personnes auraient fait le déplacement,
selon les renseignements généraux.

vendredi 8 novembre 2013

Stéphane Le Foll ne s'aventure pas jusque dans le Finistère pour rencontrer les Bretons

Attendu de pied ferme, Stéphane Le Foll s'arrête à Rennes...

L
'écotaxe dans les choux bretons

Les ministres de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et  de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, doivent répondre de la fiscalisation qui aggrave la crise de l'industrie agroalimentaire, suscitant des destructions d'entreprises et la colère de centaines de travailleurs menacés dans leurs emplois

Stéphane Le Foll est confronté   à un climat insurrectionnel entre plans sociaux multiples, actions coup de poing des Tilly-Sabco et destructions de portiques électroniques qui visent les poids-lourds. La fin de non-recevoir du gouvernement à l'ultimatum des "Bonnets rouges" ne facilite pas la visite du ministre.

Suppressions d'emplois, écotaxe en toile de fond
 
La visite éclair organisée par la Banque publique d'investissement (BPI) s'inscrit dans la campagne de promotion du "Pacte d'avenir pour la Bretagne" qui doit aider la région à se relever. Les ministres déjeuneront ensuite avec les représentants des organisations syndicales régionales, puis rencontreront les organisations professionnelles agricoles.

La fiscalité, ajoutée à l'indifférence du gouvernement, a plongé l'agroalimentaire breton dans une crise économique et sociale profonde.
Pendant que le ministre de l'Agriculture animait le "cabinet noir" qui organise des fuites vers la presse de documents d'archives liées à la présidence de N. Sarkozy, 
 le volailler Doux supprimait 971 suppressions d'emploi fin 2012, le volailler Tilly-Sabco, 300 emplois sur 340 menacés en janvier 2014, la coopérative d'abattage/transformation Gad SAS, 889 emplois ou le groupe norvégien Marine Harvest, 300 emplois à Poullaouen.
  
Quand Le Foll s'adonnait à ses coupables activités, l'agriculture peinait à trouver le bon modèle pour faire face à la concurrence étrangère. Les deux secteurs représentent environ un tiers des emplois de la région. 

L'écotaxe poids lourds,
que le gouvernement a tenté d'imposer sans concertation, avant 
 de la suspendre provisoirement, a été l'impôt de trop, qui a déclenché des manifestations parfois violentes dans le Finistère, département le plus fragilisé par les récentes suppressions d'emplois comme chez le groupe norvégien Marine Harvest qui va supprimer 300 emplois à Poullaouen.
Le pouvoir socialo-écolo chiffrait la suppression de l'écotaxe à 1,1 milliard d'euros par an.

Or,Ayrault vient d'en promettre trois à Marseille pour apaiser Samia Ghali et faciliter le rapprochement avec son frère  ennemi, le  socialiste Mennucci, avant la municipale de mars 2014.       

Le Finistère soigneusement évité 

Les Bretons du Finistère se sont choisis 
huit députés et ils les ont voulus tous socialistes, parmi lesquels Jean-Jacques Urvoas... Quatre personnalités bretonnes ou de l'Ouest sont au gouvernement de Jean-Marc Ayrault : Jean-Yves Le Drian à la Défense, Marylise Lebranchu à la Réforme de l'Etat, de la décentralisation et de la fonction publique, Benoît Hamon, ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire et à la Consommation, s'il vous plaît, et Stéphane Le Foll, à l'Agriculture. Guillaume Garot est ex-député-maire de Laval, dans les Pays de Loire mais à 75 kms de Rennes.

Le Finistère,
 un département que les ministres ont pourtant choisi d'ignorer, toutes les réunions étant programmées à la préfecture de Région, à Rennes. 
"J'aurais aimé qu'il (Le Foll) vienne à Poullaouen pour parler avec lui du vrai problème de la Bretagne et des réponses concrètes qu'il doit apporter très rapidement", a déclaré Christian Troadec, maire DVG extrémiste de Carhaix et porte-parole du collectif "Vivre, travailler et décider en Bretagne" qui mène la fronde contre l'écotaxe, comme les "Bonnets rouges", mais aux côtés des syndicats d'extrême gauche. Selon lui, le ministre "regarde l'incendie de loin"
Vendredi, c'est dans un climat un peu plus apaisé que les ministres se rendent à la préfecture, où depuis mardi des réunions sont organisées sur le Pacte d'avenir avec les acteurs économiques, sociaux, politiques et institutionnels.

Trois revendications

Dans la matinée, outre les ministres, seront présents à la réunion organisée par la BPI des représentants de la région,
des entrepreneurs ayant bénéficié des aides de la BPI mais aussi l'Association bretonne des entreprises agroalimentaires (Abea), laquelle fera trois demandes, a expliqué Jean-Luc Cade, directeur général de l'Abea. 


La première a trait à la situation des entreprises concernées par la volaille grand export (Doux, Tilly-Sabco), mises à mal par l'arrêt des subventions européennes à l'exportation, bien qu'annoncé de longue date. Selon le Collectif avicole français (CAF), l'arrêt de ces aides condamne "à court terme" les 4.000 emplois directs de la filière export volaille française. 
Or, la Commission européenne a campé cette semaine sur sa décision de cesser de subventionner les exportations de volaille. Elle a toutefois proposé de recevoir les volaillers de Bretagne le 22 novembre.  
Il est en outre fortement question que l'entreprise Doux et ses salariés deviennent ...saoudiens.

La deuxième se situe au niveau de l'Union européenne. L'association va demander au gouvernement de se battre, cette fois pour faire cesser "l'énorme problème de compétitivité" subi par les entreprises agroalimentaires françaises productrices de volaille et de porc face à des pays européens qui utilisent en toute légalité une main d'oeuvre à bas coût. 

Enfin,
 à plus longue échéance, la troisième concerne des aides pour les autres entreprises agroalimentaires de la région qui "ont besoin d'améliorer leur compétitivité". Des aides qui permettront d'améliorer leur logistique ou encore de se moderniser.

jeudi 7 novembre 2013

L'écotaxe, impôt écologique que la majorité de gauche n'assume pas

Ministère de l’Intérieur : "Les Bretons vont payer l’addition" 

"Les Bretons, on gagne du temps pour mieux les mâter après. Et ils vont payer l’addition."
27 octobre 2013 à Pont-de-Buis, Finistère 
après les violentes manifestations contre l'écotaxe
C'est ce qu'aurait déclaré un membre du cabinet du ministre de l’Intérieur Manuel Valls à un petit groupe d’élus socialistesselon un officier de gendarmerie breton, témoin de la scène

Interrogé sur l'échec de l'ultimatum des Bonnets rouges à Jean-Marc Ayrault pour la suppression de l'ecotaxe en Bretagne, le maire DVG de Carhaix a reconnu que "ce n'était peut-être pas la bonne méthode", mais Christian Troadec a aussi estimé qu'il y a "beaucoup de mépris de la part du gouvernement à l’égard des Bretons".

VOIR et ENTENDRE le maire d'extrême gauche de Carhaix affirmer que l'écotaxe révèle "beaucoup de mépris de la part du gouvernement à l’égard des Bretons":

Ecotaxe: "Beaucoup de mépris de la part du... par BFMTV

Urvoas (PS) : les bonnets rouges seront "retrouvés, poursuivis, condamnés"

Jean-Jacques Urvoas, député PS de Kemper/Quimper a appelé à réprimer la révolte des Bonnets Rouges
Traits mous tavelés de méchanceté
"Les coupables de la destruction des portiques seront retrouvés, poursuivis, condamnés"… Seront-ils également pendus haut et court, M. Urvoas? Des propos qui rappellent 1793, La Terreur, cette période de la Révolution française caractérisée par le règne de l'arbitraire et des exécutions de masse, avant que les montagnards ne se déchirent entre eux, tels Urvoas et Placé. Dans le contexte de la guerre de Vendée, la région de Nantes compta le plus grand nombre de victimes.

Les propos d'Urvoas ont-ils dépassé sa pensée?
 
Bien que cet ancien directeur de Cabinet de Bernard Poignant, lui-même collaborateur de Hollande, soit député de Quimper, il est particulièrement répressif, bien qu'il soit localement inexistant et n'ait pas vu monter le ras-le-bol fiscal de ses électeurs. Seul Marc Le Fur, député des Côtes d'Armor, avait pris la température et avait voté contre l'écotaxe.
VOIR et ENTENDRE le député UMP développer ses arguments contre l'écotaxe en 2008, alors que Baupin préside la séance:  

M.Urvoas envisage-t-il de poursuivre également les casseurs payés par ses réseaux politiques
, lors de la manifestation de Kemper-Quimper ? Ou restent-ils, comme disait récemment le Préfet  "difficiles à identifier".

Urvoas prend fait et cause contre les Bretons 
et pour une société (Ecomouv) fortement soupçonnée de corruption, de favoritisme

Le député socialiste se range avec elle contre les Bonnets Rouges bretons dans une affaire d’Etat.

Dès 2008, l'UMP Marc Le Fur avait défendu les intérêts bretons à l'Assemblé, alors que le socialiste Urvoas votait l'impôt qui met le feu à la Bretagne.
A l'automne 2008, le PS, dont Ayrault (Nantes) et Cazeneuve (parachuté dans la Manche), avait voté contre le projet, mais le premier Conseil des ministres de 2013 voit à son ordre du jour le retour de la taxe poids-lourds. "Le bénéfice de cette écotaxe permettra à la fois d'aider des initiatives en terme de mutation de transports et d'amélioration des infrastructures", avait assuré le ministre des Transports Frédéric Cuvillier (Pas-de-Calais) sur RMC. Une date est fixée : juillet 2013. Le projet de loi est voté par la majorité socialo-écolo en avril, et la mise en application est encore reportée, au 1er octobre 2013… Et  des rumeurs circulaient déjà sur un éventuel et nouveau retard, effectivement  acté le 5 septembre : dans un communiqué commun, les ministres Bernard Cazeneuve et Frédéric Cuvillier annoncent que l'écotaxe sera effective au ...1er janvier 2014: il y a des problèmes techniques !
En fait, la colère grondait depuis quelque temps déjà chez les transporteurs , lesquels avaient notamment porté le dispositif devant le Conseil d'Etat en octobre, et le gouvernement voulut temporiser, provoquant la colère de la Bretagne notamment. Le gouvernement a reculé, promettant des mesures correctrices
Finalement, après une réunion de crise à Matignon, le gouvernement, qui tenta de passer en force sous la pression des altermondialistes, décida la "suspension" de l'écotaxe, une nouvelle fois.