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lundi 31 juillet 2017

L'arrogance des élu(e)s LREM n'est pas une excuse pour leur donner des coups

Une députée LREM Laurianne Rossi frappée sur un marché de Bagneux

Sans doute est-elle sympathique à ses électeurs, mais ça ne suffit pas aux autres 

Résultat de recherche d'images pour "laurianne rossi LREM"
Une élue vent en poupe doit aussi prendre les autres en compte.
Laurianne Rossi vient tout juste de porter plainte. Ce dimanche matin, alors que la députée de la République en marche distribuait des tracts sur un marché à Bagneux (Hauts-de-Seine), elle a été agressée par un passant. "Nous avions un échange mouvementé (...), mais rien ne laissait supposer l'acte de violence qui allait suivre puisque cette personne m'a asséné un coup de poing dans la tempe droite", a expliqué cette trentenaire, ex-collaboratrice parlementaire auprès du sénateur socialiste Yves Krattinger, actuellement président du Conseil départemental de la Haute-Saône, à 367 kms des lieux de l'altercation. Elle accédera ensuite à la direction générale de l'Office Public de l'Habitat de Paris (2009-2012), trois ans après un diplôme de l'IEP d'Aix-en-Provence, avec un master 2 Affaires publiques de l'université Paris I, et directrice du développement et de la communication (2012-2015) de l’Institut des Infrastructures pour la Mobilité (IDRRIM). Parcours sans faille qui doit moins à son militantisme politique, bien sûr, qu'à ses qualités avérées.

Le contradicteur aurait reproché à la jeune femme originaire de Toulon, non pas son parachutage à Bagneux, ni d'ailleurs son nomadisme, mais d'être
de ces députés "godillots" LREM, par ailleurs bénéficiaires de "la couverture médiatique orientée en faveur d'Emmanuel Macron". Pas de quoi en venir aux mains.
C'est encore un poste de direction qui lui échoie en 2016, quand elle rejoint une entreprise publique, la SNCF Réseau et sa direction Accès au Réseau - chargé de la maintenance, de l'entretien du réseau ferré national eet de la circulation des trains - où elle exerce jusqu'à la date de son élection. Pas exactement le poste idoine pour acquisition du sens du relationnel. Depuis ce 30 juillet, en gare Montparnasse, le SNCF ne fait d'ailleurs pas la démonstration de sa proximité avec les usagers...
A noter toutefois que le sénateur Krattinger est une relation influente dans le milieu des transports et qu'elle n'a pu nuire à la dame. Il est toujours président de la Commission "Aménagement du territoire, Transports, Infrastructures et NTIC" de l'Assemblée des départements de France (ADF) depuis 2004 ; membre du Conseil d'administration de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) depuis 2008 ; président de l’Institut des Routes, des Rues et des Infrastructures pour la Mobilité (IDRRIM) depuis le 19 janvier 2010 - ce qui nous rappelle quelque chose de la carrière de cette élue - ; président de l'association Autoroute Atlantique Rhin Rhône depuis décembre 2010 ; président de la commission "Périurbain et Intermodalité" du groupement des autorités responsables des Transports (GART).
Cette dame incarne bon nombre des griefs adressés à la majorité.
Sauf un : elle n'est pas issue de la 'société civile', comme si, cette origine suffisait à garantir une aptitude politique et une écoute attentive et respectueuse de la population. Il s'en faut de beaucoup, car la trentenaire a circulé dans le secteur public avec une aisance extrême jusqu'à être désignée, à 33 ans, à l'un des trois postes recherchés de questeur de l'Assemblée nationale. Une ascension éclair qu'elle ne doit évidemment pas seulement à son genre et à son jeune âge.  
Sa suffisance, commune aux élus LREM, est-elle blessante ?

Deuxième femme politique agressée

L'agresseur présumé, âgé d'une soixantaine d'années, a été interpellé et placé en garde à vue. Sous le choc, même à la tempe, la jeune cadre d'entreprise publique n'a pas perdu connaissance. "Avec ses équipes", elle a pu se rendre au commissariat. 
Peu après, elle a reçu sur Twitter le soutien du président de la République ou d'un collaborateur : "Tout mon soutien à Laurianne Rossi, agressée parce qu'elle défendait ses convictions. Respecter les élus, c'est respecter la République". En matière de respect, le réciprocité est toutefois la règle.

Éric Coquerel (La France insoumise) et Valérie Pécresse (Les Républicains) déplorent un climat délétère entre élus et citoyens.  

En juin, NKM avait été violemment bousculée sur un marché parisien. Elle avait perdu connaissance et fini la journée à l'hôpital le plus proche. Son agresseur, un maire d'une petite commune de l'Eure, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et 1.500 euros d'amende.

"Cet acte révèle un sentiment d'exaspération chez les citoyens et citoyennes", admet Laurianne Rossi.


vendredi 10 juin 2016

Macron, cible du "terrorisme social" de l'extrême gauche

Emmanuel Macron à nouveau chahuté, à Nancy cette fois, pendant une "conférence"

On croyait Emmanuel Macron, au travail à Bercy

Mais sa présence n''est pas passée inaperçue de la gauche plus que "radicale" vendredi 10 juin à Nancy. Son discours au Forum mondial des matériaux a en effet été brièvement interrompue par un excité qui a crié au "terrorisme social". "Il faut évacuer la salle, il y a un risque de terrorisme social", a hurlé le schizophrène, avant de tenter de s'approcher du ministre et de se faire intercepter par le service de sécurité.

Mais l'individu a ensuite voulu offrir un bleu de travail à Emmanuel Macron.
Le militant faisait allusion à une précédente altercation entre plusieurs camarades de la CGT et le ministre fin mai à Lunel. L'un des deux syndicalistes CGT reproché à Macron d'être ministre en "costard". Le membre du gouvernement Valls avait répliqué: "Vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler".

Ce n'est pas en mettant un costard qu'on travaille. C'est en mettant un bleu de travail, je vous l'offre", a crié le partisan de la lutte des classes, en brandissant le vêtement. "Vous êtes un banquier ! Vous représentez une minorité de casseurs du droit du travail", a encore hurlé le marxiste en colère, alors que le service de sécurité l'évacuait.
Quand ils se déguisent en salariés, les vrais travailleurs y voient
une provocation

Interrogé sur l'incident, Emmanuel Macron a estimé qu'il s'agit d'"actes isolés", à prendre avec "calme", déplorant "l'excès dans certaines réactions". L'équipe de Hollande ne mesure en aucune façon la montée de l'exaspération dans le pays.

mercredi 17 février 2016

Le Foll et Valls interpellés par un drame du désespoir en milieu agricole

La souffrance des agriculteurs a fait un mort en Aveyron

Agression mortelle d'une "inspectrice" de la chambre agricole

Une salariée de la chambre agricole est décédée lors de ce qui semble être un "contrôle" sur une exploitation laitièremercredi matin, près de Meyran, tandis que les agriculteurs en colère manifestent à Rennes, mais aussi en Haute-Garonne, voisine de l'Aveyron.

Agé de 47 ans, le frère du producteur a disjoncté au cours de cette inspection de l'exploitation sur le lieu-dit les FarguettesLes faits se sont produits vers 7h30. 

La jeune femme de 26 ans aurait basculé dans un étang


Dans l’eau, dont la température ne dépasse pas les deux degrés au petit matin, la jeune femme a été victime d’un arrêt cardiaque. 
Alertés par un voisin, les pompiers aussitôt arrivés sur place n’ont pas pu sauver la jeune femme. 
Le Parquet a ouvert une enquête, confiée aux gendarmes de la SR de Meyran.

Le Foll est-il attendu sur place? 

Pour l'heure, il parle et affirme que la victime était une jeune  "technicienne" venue prodiguer ses "conseils" à ce professionnel expérimenté.

dimanche 18 octobre 2015

Avec Martinez (CGT), Lagarde (UDI) et Dupont-Aignan (DLF) redoutent une explosion sociale

Hollande et Valls sous la menace du "vent de révolte" que S. Royal sentait monter en... 2008

A gauche, au centre, à  droite et chacun de son côté, 
le président de l'UDI, J.-Ch. Lagarde, et de Debout la France (DLF), N. Dupont-Aignan, partage  la crainte du secrétaire général de la CGT Philippe Martinez d'une explosion sociale.

"Dans un pays qui n'offre aucune perspective, où on monte des bidouillages comme cette conférence sociale qui traite de sujets qui ne sont même pas essentiels, forcément la difficulté quotidienne à vivre des Français, le handicap qui pèse sur nos entreprises pour pouvoir être compétitives, vendre leurs produits, donc recruter, et un gouvernement qui vit dans un monde irréel, oui il y a un climat de tension sociale dans notre pays, oui j'ai une vraie crainte d'explosion sociale", a déclaré Jean-Christophe Lagarde sur Radio J.

"Ce n'est pas du dialogue social, c'est la pire régression sociale depuis la fin de la guerre, quand le gouvernement parle de dialogue social, comme le gouvernement d'avant d'ailleurs", a parallèlement estimé Nicolas Dupont-Aignan sur France 3.
"Les salariés ont un pistolet sur la tête et on leur dit, "soit tu acceptes le détricotage de toutes les conquêtes sociales qui ont été faites depuis 40 ans, soit tu es un méchant et ce sera encore pire,a poursuivi le député souverainiste.
"Quand on croise des ministres, on leur dit l'exaspération des salariés, on leur dit: 'faites attention, ça va exploser' ", avait déclaré Ph. Martinez au Journal du Dimanche (JDD), tout en prétendant que le volet social du quinquennat de François Hollande s'inscrit "dans la continuité" de celui de Nicolas Sarkozy qui, le premier, a dû faire face à la montée de la crise internationale.

Les socialistes ne font pas mieux que leurs cibles précédentes

Battue à plate couture en 2007, l'amère Royal dressa, dès février 2008, la liste des sujets qui fâchaient, selon elle, pour souligner "l'inquiétude" latente des Français  Ségolène Royal : "stagnation des salaires, croissance faible, hausse des prix, déficits publics"... 
Dans une tribune au journal... Le Monde, l'amère Royal avait menacé le président Sarkozy, son vainqueur. Son bilan mènera, disait-elle, à la "récession", si le président ne change pas de "cap". "Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance, qui dégénère aujourd'hui en vent de révolte", affirmait la présidente du Poitou-Charentes, qui qualifiait les réformes engagées ("universités, retraites, marché du travail") de "toujours partielles, souvent injustes et à l'effet aléatoire".
Elle est maintenant ministre de Hollande et ne sent plus gonfler la tempête...

jeudi 26 juin 2014

La moitié des ministres du gouvernement Valls sont "des brêles", dixit DSK

Hollande  exaspère DSK

L'ancien patron du FMI n'en peut plus...

DSK ne se prive pas de critiquer la majorité présidentielle avec férocité. L'ancien patron du FMI, qui se rêvait président de la République avant le scandale sexuel du Sofitel à un an de l'élection suprême, ne tresse guère de louanges à l'égard de l'exécutif et notamment de François Hollande.

Selon les confidences recueillies cette semaine par Le Point auprès des proches de DSK, celui qui s'est reconverti dans une fructueuse carrière de banquier d'affaires estime que les chances de survie du gouvernement face à la crise sont très limitées pronostiquant, dès juillet 2012 "une dissolution en 2015", d'après le socialiste Julien Dray.


Valls? DSK lui laisse une chance...

Pour DSK, "le gouvernement de Hollande aurait été parfait pour le début des années 80, quand la crise était encore gérable. Mais par grand vent…". Et même s'il est assez clément avec le Premier ministre Manuel Valls qui "veut faire", "peut faire", il "n'est pas tout seul [mais responsable toutefois de son équipe de bras cassés]. Avec Hollande, ils sont deux dans la même cuisine gouvernementale, l'un tient le sel, l'autre le poivre. Hollande s'implique trop dans le quotidien, Manuel Valls n'a pas d'espace. Il est ficelé dans un gouvernement composé par Hollande dont la moitié sont des brêles. Il n'a pas fait le gouvernement qu'il voulait." [Mais il l'a accepté en connaissance de cause]

Et DSK n'est pas tendre du tout non plus avec les frondeurs de l'aile gauche de la majorité (proches de Martine Aubry pour la plupart) qui s'opposent notamment au pacte de responsabilité sous prétexte de cadeaux fait aux entreprises. "Je ne connais pas un pays en Europe où une force politique lourde, qui va des communistes à l'aile gauche du PS, soit dans cette crispation, ce refus d'une économie intégrée dans la mondialisation. Le résultat est dramatique à terme", estime un DSK, "heureux et débordé", "rarement à Paris" et "libre". Mais terriblement vieilli.

Pas de retour dans le marigot de la vie politique au programme pour un homme bien qu'un sondage le place en tête des personnalités politiques qui "pourraient faire mieux que François Hollande".

lundi 26 mai 2014

Européennes: KO debout, Hollande voit des étoiles mais parle encore pour ne rien dire

Les Français sont à la torture, mais c'est Hollande qui souffre !
La vérité "est douloureuse"
Les électeurs français se sont lâchés aux Européennes. Et du coup, François Hollande assure que la vérité lui est "douloureuse": visiblement davantage qu'à son ministre des Affaires européennes, ci-contre. 
"C'est en France, pays fondateur de l'UE, (...) que l'extrême droite arrive aussi largement en tête", admet le président, inconscient de sa responsabilité. 
Sans la proportionnelle voulue en son temps par le président Mitterrand, histoire de dresser le FN contre le RPR (ancêtre de l'UMP), Hollande arrive à faire pire. 

Hollande nie tout en bloc

Tout est la faute de l'Europe: "Ce vote, c'est une défiance à l'égard de l'Europequi inquiète plus qu'elle ne protège", accuse-t-il, à la façon des Grecs secourus par l'U.-E, mais qui envoient leurs eurosceptiques populistes de l'extrême gauche à Bruxelles !


Le socialiste français n'assume rien et éclabousse tout le monde, mettant en cause aussi une défiance à l'égard "des partis de gouvernement, de la majorité, comme de l'opposition".


Il élargit le champ des responsabilités à l'ensemble "de la politique qui, après tant d'années de crise, appelle toujours des efforts sans que l'on voie encore les résultats", dénonce-t-il. 

Hollande se voit lucide et responsable...

"Ce serait une faute et je ne la commettrai pas, que de fermer les yeux sur cette réalité."

Le président autiste est en fait muré dans ses incertitudes. Il a tous les pouvoirs sans savoir quoi en faire.

Réactions d'exaspération










mardi 4 février 2014

Valls passe outre la loi sur la protection des sources des journalistes

Le ministre de l'Intérieur demande à ses services d'identifier les sources d'un journaliste du Figaro

Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, aurait chargé ses services d'identifier les sources des journalistes du Figaro


Irrité par la publication de documents censés rester secrets par un journaliste d'investigation du Figaro, Manuel Valls a donné l'ordre de passer outre la protection légale des sources de journalistesrévèle L'Express dans ses confidentiels du 5 février.

Manolo a pris peur de la publication d'informations sensibles issues de documents internes à la police ou au corps préfectural, traitées de manière polémique.

Ces dernières semaines, Le Figaro a par exemple publié une lettre interne dans laquelle les préfets font part au ministère de l'Intérieur de "l'exaspération" des policiers face au "laxisme" de la politique pénale de la garde des Sceaux, Christiane Taubira.

L'examen de la loi sur la protection des sources des journalistes a été reporté sine die

L’Assemblée nationale devra battre plus tard du texte du projet de loi renforçant la protection du secret des sources des journalistes.  Alors qu'il devait être examiné jeudi prochain, il est  reporté à une date non encore fixée, a-t-on appris jeudi de source parlementaire.

Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, a été informé  par courrier, mercredi.  Le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, l'a avisé que ce texte sera remplacé le 16 janvier par une proposition de loi, déjà adoptée par le Sénat, visant à harmoniser les délais de prescription des infractions prévues par la loi sur la liberté de la presse.

Jusqu'où Valls ira-t-il dans le non respect des lois.

samedi 23 novembre 2013

FO se désolidarise de la CFDT et de la CGT

FO refuse de constituer un front syndical 

"Tous ensemble, tous ensemble !" mais sans FO !


Et avec elle, le syndicalisme

La CGT et la CFDT qui condamnent la contestation "populiste" et anti-impôt qui s'est développée sans elles en Bretagne, notamment à Quimper, le 2 novembre, ont décidé de tenter une opération pour resserrer les liens syndicaux distendus à Carhaix et les rendre plus audibles.

La CGT et la CFDT, divisées sur les sujets de fond, les réformes du marché de l'emploi et des retraites, se sont rapprochées, sur le sentiment d'une menace de création d'un mouvement indépendant des grandes centrales: alors que les Français manifestent leur exaspération, elles s'en distinguent, se disant "alertées" par la situation de "la société en proie au désarroi" qui "peut se laisser entraîner par l'expression des pires populismes"...


A Quimper, les Bonnets rouges bretons avaient réuni plusieurs milliers de salariés et patrons pour la défense de l'emploi, cause commune. Protestataires franc-tireurs, selon les partis et syndicats conservateurs, ils ont concentré la colère bretonne ces dernières semaines en exprimant leur ras-le-bol fiscal (écotaxe, notamment) et leur saturation de réglementation, partout en Bretagne. 


Dans un contexte de retour à la lutte des classes, outre les réformistes de la CFDT, de la CFTC ou de l'UNSA, la gauche radicale avait appelé à leur propre rassemblement à Carhaix des partis (PS, PCF et Parti de gauche) et des syndicats d'extrême gauche "contestataires" ou "de lutte" (CGT, Union syndicale 'Solidaires'), voire révolutionnaires (CNT et Comités syndicalistes révolutionnaires constitués de militants de la CGT, de SUD et de la CNT). 
La CGT, Solidaires et FSU avaient réuni 600 à 700 militants à Carhaix, le même jour et à la même heure que celui de Quimper. Le secrétaire national des altermondialistes d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Pascal Durand, qui soutient la fiscalité écologiste, s'est rendu à Carhaix, mais Philippe Poutou, le trotskiste du NPA et ancien candidat à l’élection présidentielle, annonça en revanche sa venue à Quimper.

Pour elles, le "ras-le-bol fiscal" serait populiste !
Quatre organisations ont donné leur accord au front syndical: les réformistes (UNSA et CFTC), les alliés de la CGT, FSU et Solidaires). Leurs leaders, Laurent Berger (CFDT) et Thierry Lepaon (CGT), ont appelé tous leurs homologues à se réunir lundi soir au siège de la CFDT pour "échanger" sur les moyens d'y "remédier", pointant "l'inquiétude" des Français sur "l'emploi et le pouvoir d'achat".

L'appel à l'unité des deux grands syndicats coïncide avec la mise à plat de la réforme de la fiscalité lancée par Ayrault.
La dernière mobilisation unitaire - CGT, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA - a eu lieu le 14 novembre 2012, dans le cadre d'une journée d'action européenne.

Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, a refusé vendredi l'appel de la CFDT et de la CGT à constituer un front syndical uni. 

"Je n'aime pas répondre aux convocations" et surtout,
"sur le fond, je ne crois pas aux choses artificielles", a déclaré Jean-Claude Mailly sur RTL. Les dirigeants de la CFDT et de la CGT, Laurent Berger et Thierry Lepaon, avaient invité l'ensemble des syndicats à se réunir le 25 novembre pour évoquer "la gravité de la situation" dans le pays, dans un courrier révélé jeudi. Jean-Claude Mailly a rappelé "qu'entre organisations, aujourd'hui, il y a des désaccords. Comment peut-on se mettre d'accord à plusieurs organisations, par exemple, sur les questions d'emploi ?"
En 2013, la CFDT a signé l'accord "sécurisation de l'emploi", alors que la CGT et FO l'ont vivement critiqué.

"On n'est pas d'accord sur les questions des retraites", a-t-il également souligné. "Comment peut-on faire semblant de dire on va trouver un texte ?" "Je suis pas sûr qu'on soit d'accord entre nous sur les questions de pouvoir d'achat. Alors, si c'est pour faire une photo, allez, on est tous là ensemble, etc., eh ben, je suis désolé, j'ai pas le temps d'aller chez le coiffeur pour être sur la photo d'ici lundi."

Samedi 23 à Lorient (PS), la mobilisation était faible
 

Il s'agissait pourtant d'
exiger des mesures sociales dans "le Pacte d'avenir pour la Bretagne" voulu par l'Etat, et de marquer son territoire face aux mouvements des "bonnets rouges"

A l'appel de sept organisations syndicales, plusieurs manifestations de quelques centaines de salariés
 chacune se sont déroulées "pour l'
avenir de la Bretagne" et pour "un pacte social" à Rennes (PS, Ille-et-Vilaine), Saint-Brieuc (commune de gauche jusqu'à 2001, Côtes-d'Armor) et Lorient (PS, Morbihan). Un autre cortège a arpenté les rues de Morlaix (Finistère) dans l'après-midi. Le maire UMP de Morlaix, Agnès Le Brun, est député européen, vice-président de l'AMF et travaille sur la réforme de la PAC depuis 2013.

J.-Claude 
Mailly avait annoncé que "Force ouvrière serait présente à Rennes, sur ses positions". "Il y aura un membre du bureau confédéral qui défilera avec les militants FO à Rennes." "On est libres", a dit le secrétaire général de FO.

1.100 personnes auraient fait le déplacement,
selon les renseignements généraux.

mercredi 13 novembre 2013

L’immigration n’est pas une chance pour la France, révèle un sondage

Une vaste majorité de Français rejette les discours bien-pensants sur l’immigration

L’immigration n'est plus une "chance pour la France", comme  en 1984, selon Bernard Stasi


Un sondage exclusif réalisé par l’IFOP ne laisse aucune place au doute : pour une large majorité de Français, l’immigration est aujourd’hui perçue de manière négative. Ils sont ainsi 86 % à penser qu' "il faut passer d’une immigration subie à une immigration choisie", au lieu de 62 % en avril 2006. 

De plus, la proportion de sympathisants de gauche à partager cette opinion s’élève à… 82 % (avec la plus forte progression : 33 points en sept ans), quand ceux de l’UMP sont 96 %, et ceux du Front national, 92 % !


Racisme et xénophobie hantent les esprits de gauche
 

On entend déjà les idéologues fustiger une société française “radicalisée” et une "parole qui se libère". Que la gauche politique et syndicale qui recrute moins parmi les autochtones que parmi les immigrés réguliers -ou non- analysent les résultats du sondage : les sympathisants du NPA à 83 % et du PS à 85 %, ceux du Front de gauche à 75 % et d’Europe Écologie-Les Verts à 77 %, du MoDem (90 %) et de l’UDI (96 %) la partagent eux aussi !



"On observe, sur la question de l’immigration, un durcissement très net de la société française, commente Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop. Ce durcissement s’est même accéléré ces dernières années, et ce, sur toutes les questions que soulève ce débat."



En effet, 67 % des sondés affirment qu’ "on en fait plus pour les immigrés que pour les Français". En avril 2006, ils n’étaient que 40 % à le penser. Cette hausse flagrante n’épargne pas la gauche (38 % des électeurs de Mélenchon et 41 % de ceux de Hollande partagent ce constat !) mais touche particulièrement la droite, où elle atteint 41 points dans l’électorat UMP et 27 dans celui du FN.


Plus révélateur encore dans les catégories supérieures 

Le rejet de l’immigration est le moins prononcé parmi eux, à 61 %. Dans les classes populaires, en revanche, 73 % des employés et 80 % des ouvriers ressentent cette “préférence immigrée”. 
On observe, de même, un crescendo de l’exaspération selon que les sondés vivent ou non éloignés des beaux quartiers parisiens d’où viennent les leçons de morale de la gauche bien-pensante. Ainsi, 76 % des habitants des communes rurales répondent oui à cette question, tout comme 66 % de ceux des villes de province. Les habitants de l’agglomération parisienne ne sont en revanche "que" 59 % à partager cette opinion.

Le microcosme politique est déconnécté
"Tous les indicateurs vont dans le même sens", poursuit Jérôme Fourquet. À la question "Trouvez-vous que les pouvoirs publics luttent efficacement contre l’immigration clandestine ?", les Français apportent un cinglant désaveu à la caste médiatico-politique, qui jette un voile pudique sur la question.

En octobre 2013, ils ne sont plus que 24 % à penser que la réponse du gouvernement est  adaptée, contre 45 % en février 2007, sous un gouvernement de droite.  Au PS, seuls 50 % des sympathisants jugent satisfaisante la politique menée en la matière par "leur" gouvernement, quand, à l’UMP, seuls 8 % se disent satisfaits, et 6 % au Front national ! Là encore, confirmant les thèses du géographe Christophe Guilluy, théoricien de cette "France des invisibles", péri-urbaine et rurale, "beaucoup moins habituée au métissage et au multiculturalisme, sujette à un réflexe très marqué", selon Fourquet, 18 % seulement des Français des catégories populaires se disent satisfaits.


Cinglant démenti, enfin, à l’affirmation de Bernard Stasi. 

Repris dans une question de notre sondage, le titre de son livre, l’Immigration, une chance pour la France, fait aujourd’hui la quasi-unanimité contre lui. Les Français ne sont plus que 37 % à partager sa conviction — ils étaient encore 49 % en février 2007. Un discrédit généralisé envers la doxa politiquement correcte des conseillers déphasés de nos gouvernants actuels.

Prochaine confrontation de la bien-pensance avec la réalitéPartagez-vous l'opinion de Michel Rocard sur la France qui "ne peut pas accueillir toute la misère du monde"?