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mardi 23 octobre 2018

L'envolée des prix des carburants révolte les automobilistes

Les prix à la pompe flambent : un vent de révolte se lève

L'une des pétitions d'automobilistes a recueilli plus de 60.000 signatures en moins de temps que pour changer les prix à la pompe

60% des prix à la pompe sont des taxes fiscales. Jamais les prix à la pompe n'avait été aussi élevés. En un an, les tarifs ont augmenté de 26% pour le diesel et 14% pour l'essence, une hausse des prix qui provoque la colère des automobilistes. Plusieurs pétitions en ligne ont vu le jour dont celle de Priscilla Ludosky, lancée le 29 mai sur Change.org. "Pour une baisse des prix du carburant à la pompe !" recueillait plus 60.000 signatures mardi 23 octobre.

Deux autres pétitions

Une autre pétition sur MesOpinions.com "contre la hausse intempestive des carburants" recueille plus de 31.000 signatures. "Les automobilistes ne sont pas des vaches à lait...", dit le texte, adressé à Emmanuel Macron. 

La pétition de Jean-Marc sur Citizaction.fr a, elle, récolté plus de 23.000 signatures. "Cette surtaxation est absolument injuste, et pèse aussi bien sur le budget des Français que sur celui des entreprises, avec de lourdes conséquences économiques pour notre pays", écrit l'auteur de la pétition, adressée à la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et au ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire. 

Bientôt une opération-escargot


Tous ces appels militent pour une baisse des taxes gouvernementales, qui représentent 60% du prix des carburants, et dont la principale est la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE). "Quand j'ai vu mon plein passer de 45 à 70 euros, j'ai cherché à savoir de quoi était composé ce prix, explique Priscilla Ludosky. Je me suis rendu compte que le gouvernement peut agir en baissant les taxes. C'est donc ce que je lui demande", indique-t-elle. 
"Je sens le ras-le-bol monter", juge-t-elle, précisant qu'elle a été contactée par une association d'automobilistes pour une opération-escargot en novembre

Mi-septembre, l'association 40 Millions d'automobilistes invitait les automobilistes à envoyer leur facture de carburants à l'Elysée, accompagnées d'une lettre type disponible sur le site coutdepompe.com

Mais si la grogne monte, le gouvernement n'a pas l'intention de stopper cette hausse des taxes, notamment celles sur le diesel. Quelque soit l'année de sortie: polluante ou non !


jeudi 31 décembre 2015

Le vent de la révolte souffle sur l'Etat-PS: la cacophonie est à son comble et le PS au bord de l'implosion

Hollande envoie le poseur de bombes Valls en opération déminage  
Les bras cassés de l'exécutif mettent le chaos dans les rangs de la majorité
Valls, l'oeil droit
 morne, voire mort
Les contradictions et les règlements de comptes ont déjà volé en escadrille pendant les deux ans de Jean-Marc Ayrault à Matignon. L'une des missions de Manuel Valls était de remettre de l'ordre dans le gouvernement. La méthode pour imposer la nouvelle ligne et s'y tenir consiste depuis à mettre tout le monde au pas, du sol au plafond, du gouvernement aux parlementaires de la majorité. Des coups de balais ont chassé les autonomistes Arnaud Montebourg, Delphine Batho, Aurélie Filippetti et Benoît Hamon et donné le ton d'un serrage de boulons qui épargna Christiane Taubira. Cette bande des quatre n'était que les premiers sacrifiés, visibles et spectaculaires, à l'autoritarisme en marche du pouvoir...
Sans doute sa couleur de peau aurait-elle été un mauvais signal dans une majorité, qui stigmatise la "race blanche" dans la bouche du président de l'Assemblée nationale, et aussi dans un pays totalement orienté vers la diversité, les migrants ou la menace du terrorisme islamiste, mais ce travail mal fait ancra définitivement l'image forte de faiblesse originelle d'un pouvoir qui se donne par le seul verbe l'illusion de gérer, mais ne trompe personne, pas même les hommes du rang, comme le révèle maintenant la bronca des élus et militants suscitée par un pouvoir socialiste porteur d'un projet de droite sur la réforme constitutionnelle introduisant la déchéance de nationalité...  

Le courroux Royal

Pas de trêve des confiseurs: la cacophonie gouvernementale bat son plein. Le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a signé mardi le renouvellement pendant six ans de l'autorisation, donnée à la société Alteo, de rejeter des boues rouges au cœur du Parc national des Calanques, dans les Bouches-du-Rhône.

Quinze jours après la tenue de la COP21 à Paris, dont on n'a cessé de nous dire qu'elle a été un succès -moins pour les décisions prises et applicables que pour une prise de conscience mondiale-,  les dangers du réchauffement climatique et de la pollution généralisée restent entiers, mais les hypocrites au pouvoir n'ont pas tardé à balayer les urgences du début du mois.

Ségolène Royal a eu un coup de sang. "L'ordre est venu du Premier ministre au préfet, direct," a-t-elle accusé. Et s'est désolidarisée: "Je désapprouve cette décision, je n'ai pas du tout changé d'avis : je pense que c'est une mauvaise décision qui est essentiellement suscitée par le chantage à l'emploi." Royal n'a que faire des demandeurs d'emploi et pilonne donc le Premier ministre. Il ne lui arrivera rien: la numéro trois du gouvernement est la mère des enfants de François Hollande et ne saurait subir le même courroux que celui qui s'est abattu sur Delphine Batho, alors ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie qui critiquait en juillet 2013 le budget dévolu à son ministère, ou sur le gracieux ministre de l'Industrie (Redressement productif), Arnaud Montebourg, boutte-feu du précédent gouvernement, impuissant à redresser la courbe de l'emploi et répudié. On avait alors pris une tapette pour écraser un éléphant...

Valls, le terroriste de l'Etat-PS

Hollande a fait se lever un vent de révolte à gauche avec son projet de révision constitutionnelle nécessaire à l'introduction d'une loi autorisant la déchéance de nationalité. Plastronnant sur une radio publique algérienne, Christiane Taubira avait jeté un sort au projet depuis l'étranger, assurant que le projet était enterré.  Moins de 24 heures plus tard, bien que la promesse soit tenue par la droite, notamment le FN, Hollande faisait confirmer exactement le contraire et Le Point lui faisait écho,  écrivant, bien informé, le 22:
"A l'issue d'une journée de débat, les conseillers d'État se sont prononcés par un vote positif aux deux tiers: la France peut déchoir de leur nationalité des binationaux, y compris ceux nés en France, à condition de réviser la Constitution. François Hollande, qui a subi depuis la pression des écologistes et de nombreux socialistes, préfère enterrer cette révision constitutionnelle." N.B. L'article était réservé aux abonnés, mais taxé pour les défavorisés...
Depuis, la gauche et large partie de la droite s'écharpe. Plusieurs ministres ne sont pas mécontents que les fêtes de Noël et du nouvel an leur permettent de sortir des radars et de ne pas prendre partie, en attendant que la tendance se précise. Hollande a disparu de la circulation depuis une semaine, Valls affiche un encéphalogramme plat, mais les Cazeneuve et Le Drian ont refait surface: le premier, pour se rendre en Corse, six jours après l'agression raciste et xénophobe de pompiers et les représailles des îliens sur un lieu de culte musulman clandestin, et le second, en marge d'une visite aux soldats de l'opération Sentinelle à Paris. L’Armée française est "déployée" depuis les attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 pour faire face à la menace terroriste et protéger les points sensibles du territoire. Elle est renforcée lors des assassinats islamistes de masse du 13 novembre 2015 en Ile-de-France: 11.000 forces de l'ordre (policiers, gendarmes et pompiers) sont sur le pied de guerre à la veille du Réveillon, soit 2.000 de plus que l'année dernière, dont 6.500 militaires.
Soumis au Parlement dans cinq ou six semainesle texte a provoqué la bunkerisation du gouvernement et la balkanisation de la majorité présidentielle. 

Manuel Valls hier espoir de la gauche est aujourd'hui l'homme à abattre

Le premier ministre est aux abonnés absents 
Premier ministre sous la menace 
de l'état d'urgence et 
du délit de sale gueule
L'illusion de sa présence n'est entretenue que par des tweets et des entretiens avec la presse écrite, mais comme Kim Jong-un, le président  du Comité de défense de Corée du Nord, Valls est introuvable. Il était apparu amaigri et taciturne, si bien que le bruit court que, malgré le climat de fronde généralisée, il serait en soins. Arc-bouté sur ses positions intransigeantes, mais détesté et solitaire, Valls concentre toutes les critiques des membres du gouvernement et des élus hier sous sa férule, le Premier ministre - chancelant et désemparé-  ne peut même pas compter sur le soutien du président.

Le déchaînement de camarades socialistes contraste avec l'indifférence de l'occupant de l'Elysée et le silence du locataire (en fin de bail)
de Matignon. 
Que reste-t-il de l'hyperactivité de Valls au lendemain des attentats du 13 novembre et de la posture de François Hollande en sauveur de la planète un mois plus tard à la COP21 ? C'est ainsi au quotidien La Parisien que Manuel Valls, ou un conseiller, a juré: "L'Etat n'abandonnera jamais la Corse". 
Quel était son agenda officiel, ces derniers jours: 
Lundi 21 décembre 2015
09h30 : Entretien avec Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur
Hôtel de Matignon
13h00 : Déjeuner avec le président de la République
Palais de l’Elysée
17h00 : Entretien avec Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget
Hôtel de Matignon

Mardi 22 décembre 2015
17h00 : Entretien avec Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie
Hôtel de Matignon
18h00 : Entretien avec Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Hôtel de Matignon
Mercredi 23 décembre 2015
09h00 : Entretien avec le président de la République
Palais de l’Elysée10h00 : Conseil des ministres 
Palais de l’Elysée
Aucune apparition publique du 20 décembre au 4 janvier: de soudains huis clos qui interpellent.

Le pr
ésident, quant à lui, ne s'est plus exprimé sur les affaires de l'Etat depuis les élections régionales, en novembre, et a mis un coup d'arrêt à la frénésie de ses déplacements bi ou tri-hebdomadaires dans les régions, confirmant ainsi son ingérence dans les élections (si inutile qu'elle ait pu se révéler). Gagné par la morosité dans laquelle il a plongé le pays, Hollande ne lâche donc plus de petites phrases, stupides ou méchantes, sur les "sans-dents" ou les rivaux qu'on ne reverra plus ... Et Valls, quand le reverrons-nous ? 

Rechute au yoyo des sondages

Valls a perdu six ou seize kilos
Le traditionnel pensum des voeux du 31 décembre le contraindra à reprendre le chemin des caméras. On imagine déjà son discours/ il parlera de 2015 comme d'une "annus horribilis" , exhortera les Français à ne pas se laisser diviser et à se rallier à son panache rose, déclarera la guerre aux intégrismes religieux, répétera que la menace terroriste est partout mais que les forces de sécurité veillent sur les braves gens.

Peut-être osera-t-il une fois encore affirmer que la croissance est là, que l'activité économique repart, que les six millions de chômeurs (toutes catégories confondues) doivent patienter encore un peu... et que les "sans dents" s'offrent -s'il en ont les moyens- un joyeux Noël ! 

Aucune activité -même factice-
depuis le 23 décembre:
faut-il s'en inquiéter?
Un langage qui fait gronder la colère. Un sondage Harris Interactive note une perte de quatre points de confiance en François Hollande et de six à Manuel Valls. En un an, le Premier ministre chute lourdement tandis que, sur la même période, le chef de l'État fait le yoyo... 

Et l'état d'urgence" autorise-t-il que nous ayons un bulletin de santé
(même officiel) de Manuel Valls ?

dimanche 18 octobre 2015

Avec Martinez (CGT), Lagarde (UDI) et Dupont-Aignan (DLF) redoutent une explosion sociale

Hollande et Valls sous la menace du "vent de révolte" que S. Royal sentait monter en... 2008

A gauche, au centre, à  droite et chacun de son côté, 
le président de l'UDI, J.-Ch. Lagarde, et de Debout la France (DLF), N. Dupont-Aignan, partage  la crainte du secrétaire général de la CGT Philippe Martinez d'une explosion sociale.

"Dans un pays qui n'offre aucune perspective, où on monte des bidouillages comme cette conférence sociale qui traite de sujets qui ne sont même pas essentiels, forcément la difficulté quotidienne à vivre des Français, le handicap qui pèse sur nos entreprises pour pouvoir être compétitives, vendre leurs produits, donc recruter, et un gouvernement qui vit dans un monde irréel, oui il y a un climat de tension sociale dans notre pays, oui j'ai une vraie crainte d'explosion sociale", a déclaré Jean-Christophe Lagarde sur Radio J.

"Ce n'est pas du dialogue social, c'est la pire régression sociale depuis la fin de la guerre, quand le gouvernement parle de dialogue social, comme le gouvernement d'avant d'ailleurs", a parallèlement estimé Nicolas Dupont-Aignan sur France 3.
"Les salariés ont un pistolet sur la tête et on leur dit, "soit tu acceptes le détricotage de toutes les conquêtes sociales qui ont été faites depuis 40 ans, soit tu es un méchant et ce sera encore pire,a poursuivi le député souverainiste.
"Quand on croise des ministres, on leur dit l'exaspération des salariés, on leur dit: 'faites attention, ça va exploser' ", avait déclaré Ph. Martinez au Journal du Dimanche (JDD), tout en prétendant que le volet social du quinquennat de François Hollande s'inscrit "dans la continuité" de celui de Nicolas Sarkozy qui, le premier, a dû faire face à la montée de la crise internationale.

Les socialistes ne font pas mieux que leurs cibles précédentes

Battue à plate couture en 2007, l'amère Royal dressa, dès février 2008, la liste des sujets qui fâchaient, selon elle, pour souligner "l'inquiétude" latente des Français  Ségolène Royal : "stagnation des salaires, croissance faible, hausse des prix, déficits publics"... 
Dans une tribune au journal... Le Monde, l'amère Royal avait menacé le président Sarkozy, son vainqueur. Son bilan mènera, disait-elle, à la "récession", si le président ne change pas de "cap". "Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance, qui dégénère aujourd'hui en vent de révolte", affirmait la présidente du Poitou-Charentes, qui qualifiait les réformes engagées ("universités, retraites, marché du travail") de "toujours partielles, souvent injustes et à l'effet aléatoire".
Elle est maintenant ministre de Hollande et ne sent plus gonfler la tempête...

jeudi 4 juillet 2013

NKM : Hollande est "fort avec les faibles"

Le président qui tire sur les ambulances

Le limogeage de Batho "en dit long sur la personnalité de Hollande", observe l'ex-ministre de l'Ecologie

L'ancienne ministre de l'Ecologie a taclé François Hollande mercredi matin sur Europe 1 après l'éviction de Delphine Batho. Pour la candidate UMP à la mairie de Paris, ce limogeage est "un signal mauvais pour l'écologie, les femmes et la personnalité du président".

La personnalité de la "gauche molle" ? 
"Je n'ai pas trouvé que l'action de Delphine Batho comme ministre de l'Ecologie pendant un an ait été formidable. A vrai dire, j'ai trouvé qu'il ne se passait rien. Mais la manière dont c'est fait en dit très long sur la personnalité de François Hollande", a jugé NKM. "Il y en a eu beaucoup des ministres qui se sont opposés au Premier ministre ou au président de la République. Montebourg, Hamon, il y en a bien eu des clashes dans ce gouvernement. Finalement, on veut faire acte d'autorité mais on fait acte d'autorité sans prendre trop de risque. Ça dit des choses sur la personnalité de François Hollande : fort avec le faible et faible avec le fort", a-t-elle dénoncé.

"Il n'est pas trop autoritaire mais
il fait acte d'autorité pour pas cher. il n'y a pas de bilan à l'écologie, il n'y a pas de budget, manifestement ce n'est pas une priorité du gouvernement, Delphine Batho a été déstabilisée, elle élève la voix et boum, il l'a vire. Montebourg, il en a dit bien des choses et lui, il ne lui arrive rien", a encore poursuivi l'ex-ministre.

L'écologie. 
"Au delà des personnes, ce qui me scandalise c'est la manière, le cynisme avec lequel est traitée l'écologie. Depuis un an, l'écologie c'est la descente aux enfers. Le ministère est passé de n°3 à n°10, puis on l'a découpé, il a perdu le logement, donc on perd en cohérence. Puis la première ministre de l'Ecologie, Nicole Bricq (une spécialiste), a été virée pour avoir tenu tête au lobby pétrolier. Si je fais le bilan d'un an, sortir des décrets d'application dans la suite du Grenelle, ce n'est pas un bilan", a encore souligné Nathalie Kosciusko-Morizet. 

A demi-mot,
l'ancienne ministre du Budget a donné raison à Delphine Batho qui avait vivement critiqué la baisse de budget de son ministère
"Prendre 500 millions d'euros au budget du ministère de l'Ecologie, ce n'est pas la même chose que prendre 500 millions au budget d'un gros ministère avec un gros budget. Il y a un mensonge derrière tout ça: on dit que ce sera compensé par l'écotaxe poids-lourd. Mais ça s'appelle un hold-up, parce que cette écotaxe devait servir à faire du transport propre", a dénoncé NKM.


De Louis XVI à François Hollande

Mais comment en est-on arrivé là ?
Moins d'un an après son arrivée à l'Elysée, François Hollande fait l'objet de toutes les critiques, tant il accumule  reculades et répressions, en alternance. Dans ce climat délétère prévaut une violence verbale inédite où la haine transparait en filigrane. L'opposition méprisée voudrait que ce "vent de révolte" soit insurrectionnel. Il interpelle par ses analogies avec le contexte pré-révolutionnaire de 1789.

François Hollande partage les rondeurs physiques et morales de Louis XVI.
Un souverain que l'on décrit comme intelligent mais manquant de caractère, que sa timidité presque maladive aurait porté à adopter des attitudes hésitantes et contradictoires. Or, hésitations et contradictions, pour ne pas dire louvoiements et duplicité, sont les mamelles du Hollandisme. Un président qui paraissait certes normal et sympathique mais insaisissable. Ses supporters y voient du pragmatisme, mais ses détracteurs dénoncent une impréparation et une indécision constitutives qui lui confèrent un insupportable côté caméléon à ce poste. Son côté influençable satisfait les éminences grises, mais son côté imprévisible fait redouter des réactions brutales de velléitaire ombrageux.

Les similitudes ne s'arrêtent pas là.
Il y a aussi l'épouse, Marie-Antoinette, haïe par le peuple. Mais il y a surtout la volonté de rompre avec les habitudes de débauche de la Cour, d'avoir conscience des réformes à mener mais de ne pas donner pour autant à ses ministres (Turgot et Necker) le feu vert pour mettre en place les réformes nécessaires et juguler une dette publique abyssale. Le dernier souverain français se passionnait pour l'horlogerie. François Hollande il y a peu parlait de sa boite à outils. Comme si le président normal s'était mué en monsieur bricolage.

Autre point commun, la politique extérieure. Les Etats-Unis naissants ne sont pas le Mali, mais on retrouve cette idée de soutien à un idéal de liberté quitte à ce que cela contribue à dégrader des finances déjà mal en point (1 milliard de livres pour l’indépendance américaine). Or, aujourd'hui, le départ des forces françaises du Mali est loin d'être acquis avec un coût des opérations loin d'être négligeable. On parle de 400.000 € par jour et une facture déjà supérieure à 100 millions €.

Si
les prémices de la Révolution sont constituées d'une crise financière doublée d’une crise morale, politique et sociale, une question de mariage cristallisait hier les mécontentements. En 1789 c'était le mariage de Figaro, la pièce de théâtre de Beaumarchais qui dénoncait les privilèges archaïques de la noblesse. Aujourd'hui, c'est la question du mariage pour tous qui sert de catalyseur à une droite de convictions et à une France des mécontents.

Comment se terminera le mandat de François Hollande ? 
Nul ne le sait. L'intelligence ce serait de ne pas reproduire les erreurs. Dans un monde en plein bouleversement, notre pays attend un Christophe Colomb, un navigateur au long cours, un visionnaire capable de deviner derrière l'horizon des terres accueillantes. Pas un bricoleur du dimanche.

Force est de constater que le pouvoir socialiste fait aujourd'hui aux classes moyennes sur-fiscalisées une réponse à la Marie-Antoinette du style,
s'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche ! Les mauvaises analyses appellent les mauvaises questions. "C'est une révolte ? se serait interrogé trop tard Louis XVI. "Non sire. C'est une révolution," lui aurait-on répondu. 
Un sujet de méditation pour l’Élysée.


vendredi 24 mai 2013

En marge de la Manif pour tous, Valls travaille à interdiction du Printemps français

Les "black blocs" feront-ils partie de la même répression ?

Grande manifestation populaire le dimanche 26 mai 2013 à Paris



Valls distille la peur
et cherche à  démobiliser
les braves gens

Le gouvernement a provoqué la colère en précipitant le vote de la loi permettant la filiation homosexuelle: en anticipant le vote annoncé en juin, la majorité présidentielle a ainsi tenté de court-circuiter le débat.
Trois cortèges sont prévus dans les rues de Paris avec un grand rassemblement final sur l'esplanade des Invalides.


Manuel Valls a annoncé une interdiction du "Printemps français", la frange radicale du mouvement d'opposition au mariage pour tous, après des menaces à l'encontre de plusieurs personalités, ainsi que du gouvernement.


A deux jours d'une nouvelle manifestation pacifique des opposants à la loi sur le mariage homosexuel promulguée à la hâte le 18 mai, pour prendre de vitesse cette manifestation de masse, le ministre de l'Intérieur prend prétexte d'une forte présence annoncée  dans le cortège parisien de groupes exacerbés par les méthodes du gouvernement

Dans un communiqué publié mercredi,
le "Printemps français" envisage de prendre la parole dont ils sont privés par "le gouvernement actuel et tous ses appendices, les partis politiques de la collaboration et les lobbies où s'élaborent les programmes de l'idéologie et les organes qui la diffusent"

Manuel Valls sur France Info estime que "c'est un appel à la violence et il y a de nombreuses menaces même de mort et je ne les prends pas à la légère". 
Le ministre de l'Intérieur a conscience que la politique du gouvernement soulève le "vent de révolte" annoncé par Ségolène Royal depuis février 2008.  "La justice va devoir agir parce que c'est intolérable que dans la République il puisse y avoir ces messages de haine." Huit mois après l'entrée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, Ségolène Royal dénonça le bilan "calamiteux", selon elle, du président de la République, qu'elle qualifia de "monsieur taxe" (sic).

"Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance, qui dégénère aujourd'hui en vent de révolte", déclarait la candidate socialiste battue à l'élection présidentielle dans une tribune publiée par ...Le Monde. Lien lepoint.fr

Valls se dit inquiet pour dimanche

Interrogé sur
une possible interdiction du "Printemps français", il a répondu: "Bien sûr, nous allons l'étudier parce que ces propos sont inacceptables, il n'y a pas de place pour des groupes qui défient la république, la démocratie et qui s'attaquent aussi à des individus." 


La figure de proue de "la manif pour tous", Frigide Barjot, a indiqué ne plus se sentir en sécurité et être la cible des mouvements d'extrême droite. Elle doit décider ce vendredi de son éventuelle participation à la manifestation de dimanche.

"Laissez-moi vous dire mon inquiétude", a insisté Manuel Valls. "Des groupes radicaux d'extrême droite veulent venir en nombre non pour manifester mais pour créer l'affrontement et le désordre et pour s'en prendre aux symboles de la République." A partir du moment où une loi a été votée par le parlement qu'elle a reçu l'aval du Conseil constitutionnel, "il est temps que tout le monde accepte ce choix", a insisté le ministre.

La mouvance libertaire conserve une belle espérance de vie
 

Ainsi les "Black blocks". Issus des mouvements autonomes européens, notamment allemand des années 1980, ils ont soutenu la Fraction armée rouge et se sont développés dans la contestation de la guerre du Golfe en Irak en 1991 et tout aussi bien lors des manifestations contre les sommets du G8 selon le mode pératoire de l'action directe, s'attaquant aux biens capitalistes plutôt qu'aux personnes. Les tribunaux européens ont poursuivi des membres de "Black Blocs" pour vandalisme, association de malfaiteurs et association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste.

En France, ils ont particulièrement marqué les esprits à Evian et Strasbourg.
En juin 2003, lors du G8 à Évian, de nombreux commerces fermèrent de crainte d'incidents comparables à ceux de Gênes: en juillet 2001, des banques, agences immobilières, concessionnaires automobiles, stations d'essence, agences de voyages, panneaux publicitaires furent détruits. Sur le parcours de la manifestation Genève-Annemasse, une station d'essence fut détruite par les participants d'un Black Bloc. Les "Black Blocs" se firent alors vivement critiquer par les pacifistes, mais aussi par d'autres membres du Black Bloc qui considèrent que certains types de destruction sont contre-productifs et discréditent l'idéologie anarchiste.
Mais début juin 2007, le G8 d'Heiligendamm (Allemagne) mobilisa environ 5000 personnes et donna lieu à des affrontements violents avec la police avec de nombreux blessés des deux côtés.
En avril 2009 lors du sommet de Strasbourg en France, au cours de la manifestation anti-OTAN, un Black Bloc d'environ 2000 personnes incendia la douane, l'office du tourisme, un distributeur de billets, une pharmacie et l'hôtel Ibis. Une station essence, une agence de La Poste, des vitrines d'usines et 27 abris bus furent également saccagés ou détruits, ainsi que des panneaux publicitaires, des caméras de vidéo-surveillance et un radar automatique. Une barricade est dressée à l'aide de wagons. Le montant des dégâts s'élèva à plus de 100 millions d'euros tandis que 1500 personnes étaient blessées dont plus de 100 policiers et 13 pompiers.


dimanche 11 décembre 2011

Bouches-du-Rhône: vent de révolte EELV contre Duflot et le PS

Les militants Europe Ecologie-les Verts se rebellent contre l'accord avec le PS



Y a du schiste schoschialiste
dans le gaz écolo-gau-schiste
des Bouches-du-Rhône


Les militants altermondialistes ont investi samedi des candidats parallèles

Les écologistes radicaux d'Eva Joly auront leurs propres candidats aux législatives de 2012 dans l'ensemble des 16 circonscriptions des Bouches-du-Rhône, contrairement à l'accord conclu avec le PS, a-t-on appris auprès d'EELV.

" Nous avons rejeté la proposition du PS et investi des candidats (dans) les 16 circonscriptions du département ", a déclaré Sébastien Barles, le porte-parole d'EELV en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca).

Initialement, selon les termes de l'accord passé par les appareils des partis menés par la Ch'tite Brochen-Aubry et l'hystérique Duflot, les candidats écologistes devaient être libres de se présenter avec le soutien du PS dans trois circonscriptions, mais s'effacer dans sept autres.

Mais la base militante n'a pas du tout apprécié la décision du bureau national du PS, prise dans leur dos fin novembre, de leur réserver les 6e, 8e et 10e des Bouches-du-Rhône: " On nous a donné une circonscription ingagnable en périphérie de Marseille, une (à) Salon-de-Provence et une (à) Gardanne ", a regretté M. Barles.

Les écologistes contestent également le choix fait par le PS d'investir Christophe Masse et Jean-David Ciot, "deux lieutenants très proches" du président mafieux du Conseil général, Jean-Noël Guérini, mis en examen.


Autre suprise: la candidature de la conseillère régionale Laurence Vichnievsky, soutenue par Daniel Cohn-Bendit, a été rejetée dans la 1ère circoncription au profit de Pierre Sémériva. Certains militants accusent l'ex-juge d'instruction de ne pas "jouer collectif", avec des positions (dette, nucléaire) plus proches du PS que d'EELV.

Environ 300 votants ont participé à cette assemblée générale à Avignon.
Ce vote est uniquement consultatif, "mais les instances nationales devraient nous suivre", a estimé le porte-parole.

Le conseil fédéral d'EELV validera ses investitures pour 2012 le week-end des 17 et 18 décembre, une semaine après la convention nationale du PS qui a investi samedi à une écrasante majorité la plupart de ses candidats.

" Nous continuons à tendre la main à nos partenaires de gauche, notamment quand il y un grand risque d'élimination de la gauche au premier tour", a ajouté Sébastien Barles. "Ainsi, à Marseille, nous ferons attention à la 2e et à la 6e circoncriptions où la droite et l'extrême-droite sont très fortes".

Pragmatisme politicien mais vertueux !



lundi 10 octobre 2011

Les primaires du PS seront le "printemps français" de Ségolène Royal

Quand la Gelée Royal voulait soulever un vent de révolte, elle lâchait une 'perle'



A l'automne de sa vie politique,
son ultime concert
le 6 octobre 2011 à Paris...



"Je suis la plus forte pour battre Sarkozy", clamait-elle

La candidate était encore exaltée jeudi 6 octobre au soir
Elle tenait un dernier meeting de la primaire socialiste, devant 800 fidèles réunis, à Paris, dans la salle de concerts du Bataclan. Alors qu'à quelques rues de là, Martine Aubry s'apprêtait à faire un sort à François Hollande, fustigé pour sa mollesse, la battue de 2007 et de 2008 ignorait superbement ses concurrents.
Cruelle avec Hollande; vacharde avec Aubry: lien PaSiDupes


L'éternelle battue était shootée à la nostalgie
"Nous allons renouer avec la belle histoire de 2007"
Dans sa bulle, elle se rejouait la scène de son grand meeting d'entre deux tours lors de la présidentielle de 2007 : "Je vous le promets, nous remplirons le stade Charléty." Elle reprit mot à mot les formules de l'époque : "Je vous demande de faire en sorte que ce qui s'est levé ne s'arrête pas et de me donner la victoire dimanche prochain." Sa rengaine est devenue une scie…

VOIR et ENTENDRE l'ironie rétrospective du sort:

L'ex-finaliste de 2007 est déphasée
Elle se voit déjà à l'Elysée et jure de "rendre à la fonction présidentielle toute sa grandeur et sa noblesse".
Elle annonce la création d'"un comité de surveillance des engagements, composé à parité entre majorité et opposition".
Et, lyrique, de promettre un changement de régime : "Je mettrai fin à cette longue nuit du Fouquet's."
Avant de conclure, d'une métaphore osée qui indigna jusqu'à son électorat: "Il y a le printemps arabe. Nous, nous ferons lever le printemps français." Impardonnable !

Un pressentiment ?
La candidate, flanquée de son conseil politique et d'une ribambelle de jeunes en toile de fond, prend longuement la pose pour les photographes. Alors que les tubes s'enchaînent, Stromae – "Alors on danse" – puis Julien Clerc et Tiken Jah Fakoly, Ségolène Royal a visiblement du mal à quitter la tribune.
La tragédienne socialiste n'est pas morte en scène, alors, solitaire, les yeux rougis ...


...sa sortie pathétique
par les coulisses !






mardi 19 octobre 2010

Lyon: à l'appel de Mme Royal, des jeunes grévistes sont descendus dans la rue

Lyon paie pour l'irresponsable socialiste

VOIR et ENTENDRE Sa Cynique Majesté Royal dans son couplet sur la responsabilité des ados:

Une manifestation Royale
envoyé par stop_la_greve. - L'info video en direct.

Il faut tirer les conséquences de l'irresponsabilié de Désirdavenir Royal

Est-elle 'assez grande' pour conserver ses responsabilités au PS ?
Martine Aubry doit-elle la sanctionner ?
Les Picto-Charentais ne devraient-ils pas prendre des mesures, avant que la présidente de Poitou-Charentes ne mette la région sens dessus-dessous ?

Celle qui, dès 2008, sentait se lever un "vent de révolte", est-elle 'pacifique' et républicaine ?

Cette quinqua ne devrait-elle pas bénéficier d'une retraite anticipée ?

En un mot, ses prises de positions désastreuses ne posent-elles pas désormais la question de sa légitimité ?

samedi 7 août 2010

L'exception française dans la crise et les affaires

Le scandale politico-financier et ses effets à sens unique

C'est en temps de crise que les Français se révèlent tels qu'en eux-mêmes, à la fois dans leurs rapports entre eux et vis-à-vis de leurs dirigeants: leur insouciance et leur hédonisme les portent naturellement à l'indulgence, mais les temps difficiles les poussent, jusqu'à la déraison, à l'individualisme et à l'exigence envers leurs dirigeants.

Pourtant, au XVIIe siècle, les Français n'étaient pas si différents des Anglo-Saxons.
Pascal, dans Les Provinciales, raillait les confesseurs jésuites parce qu'ils pardonnaient tout aux grands de la Cour, et pareillement, les Puritains demandaient aux politiques de montrer l'exemple de l'austérité.
Qu'est-ce qui distinguent donc aujourd'hui les Français des Britanniques et des Américains dans la crise économique et financière internationale ?

Lorsque dans l'Angleterre de 1640 le conflit entre le Parlement et Charles Ier dégénéra en véritable guerre civile, les puritains se hâtèrent de saisir l'occasion d'exhorter la nation à renouveler son contrat avec Dieu. Le Parlement convoqua une assemblée d'ecclésiastiques et de laïcs, tous d'obédience calviniste, connue sous le nom de « Westminster Assembly ». Elle ne réussit pas à réformer totalement le gouvernement de l'Église, mais l'armée d'Olivier Cromwell, qui avait défait les forces royales, porta au pouvoir son général. Cromwell favorisa largement le mouvement puritain et ne concéda que faiblement au pluralisme.

La Révolution en France connut aussi ses excès sanglants avec la Terreur, lesquels expliquent sans doute la bienveillance française des débuts de la République. Le régime, encore très fragile dans les années 1870, parvint à gagner le cœur des Français en reprenant habilement à son compte le décorum monarchique : palais, voitures, appartements de fonction, etc. Dans une certaine mesure, les Français conservent depuis pour leurs dirigeants l'indulgence qui les place au-dessus du lot commun et ferment ainsi les yeux sur leur vie sentimentale et leurs libéralités matérielles.

Or, dès que le pays traverse une crise économique, ce que les Français permettait auparavant n'est en revanche plus toléré. Ainsi, à la fin du XIXe siècle, le scandale du canal de Panama éclaboussa des hommes politiques de premier plan, comme Georges Clemenceau. Ce scandale favorisa les menées antiparlementaires du général Boulanger et mis la République en danger de renversement.
Quant à l'affaire Stavisky, un scandale financier qui concernait quelques députés, elle déboucha sur les manifestations du 6 février 1934 qui furent perçues comme une tentative de coup d'État et entraînèrent l'union de la gauche.

Aujourd'hui, l'affaire Bettencourt reproduit le même schéma

En pleine crise économique, l'opinion publique française retrouve ses réflexes individualistes d'auto-défense et de soupçon de sa classe dirigeante. Il suffit d'un petit coup de pouce médiatique (lire PaSiDupes) pour qu'elle s'abandonne à ses vieux démons.
Ce qui la distingue ainsi de ses voisins anglo-saxons est révélateur de son éthique politique.
La France connaît en 2010 une crise dont le Royaume Uni et les Etats-Unis, dans le même temps, font l'économie, parce que la gauche française, ses associations militantes (lire PaSiDupes) et sa presse engagée (lire PaSiDupes) se morfondent dans l'opposition. Elles ne se refusent aucun moyen pour arriver au pouvoir, jusqu'à s'abaisser à l'insulte et la bassesse. Ne dit-on pas que l'oisiveté est mère de tous les vices ? Alors, plutôt que de joindre ses forces à l'effort national, la gauche française, primitive, harcèle et insulte, sa noble manière d'accéder au pouvoir que les urnes lui refusent. Lire PaSiDupes et l'opinion d'Alain Minc sur Edwy Plenel (Mediapart)

En février 2008, Ségol'haine Royal réactiva le processus révolutionnaire sur la base de l'éthique politique. Quoiqu'alors prématurément, elle décréta donc avec empressement que "la désinvolture publique a tenu lieu de morale politique" et sentit dans ses cheveux se lever un "vent de révolte". Lire PaSiDupes
Et dans le même registre, en septembre 2009, la Ch'tite Aubry, premier secrétaire contesté du PS, lança devant le Conseil national du PS: "je ne laisserai pas abîmer ce Parti socialiste de l'intérieur, je ne laisserai pas le Parti socialiste insulter de l'extérieur". Mais n'avait-elle pas pourtant enjoint à Manuel Valls, quelques semaines plus tôt, de se taire ou de quitter le PS. Dans ce refus du débat, le jeune socialiste y vit de "la désinformation, au pire, de l’insulte." L'obsession paranoïde de l'insulte resurgit encore fin mai 2010 à l'encontre du chef de l'Etat dans une comparaison vulgaire à un Bernard Madoff. Et elle fut prise lui reprit d'un nouvel accès en juillet 2010 lorsqu'elle estima que "notre démocratie est abîmée". Le PS ne se supporte pas dans l'opposition et devient insupportable aux autres.
Au Royaume-Uni, les Conservateurs qui arrivent auraient pu avoir à connaître des mêmes désagréments avec les "révélations" (Outre-Manche aussi) sur les pseudo-« notes de frais » des parlementaires; il n'en a rien été. Mieux, le Premier ministre britannique Gordon Brown, un travailliste, a présenté ses excuses dans l’affaire de la campagne de calomnie visant le Parti conservateur... Le Démocrate Barack Hussein Obama aurait pu s'embourber dans la marée noire, mais les Républicains ne l'ont pas enseveli. Si exigeants qu'ils puissent être, les anglo-saxons sont puritains et non pas laïcs; leurs oppositions sont critiques mais constructives.
Lire PaSiDupes sur les démolisseurs socialistes

La gauche française n'accepte aucune leçon salutaire

Son éthique exigeante lui autorise le montage d'une petite affaire politico-financière. Rien n'est donc pas pour lui faire peur: la flexibilité de sa morale est d'une amplitude qui reste à découvrir.
La vertu de la gauche est manifestement une image pieuse.