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vendredi 24 mai 2013

En marge de la Manif pour tous, Valls travaille à interdiction du Printemps français

Les "black blocs" feront-ils partie de la même répression ?

Grande manifestation populaire le dimanche 26 mai 2013 à Paris



Valls distille la peur
et cherche à  démobiliser
les braves gens

Le gouvernement a provoqué la colère en précipitant le vote de la loi permettant la filiation homosexuelle: en anticipant le vote annoncé en juin, la majorité présidentielle a ainsi tenté de court-circuiter le débat.
Trois cortèges sont prévus dans les rues de Paris avec un grand rassemblement final sur l'esplanade des Invalides.


Manuel Valls a annoncé une interdiction du "Printemps français", la frange radicale du mouvement d'opposition au mariage pour tous, après des menaces à l'encontre de plusieurs personalités, ainsi que du gouvernement.


A deux jours d'une nouvelle manifestation pacifique des opposants à la loi sur le mariage homosexuel promulguée à la hâte le 18 mai, pour prendre de vitesse cette manifestation de masse, le ministre de l'Intérieur prend prétexte d'une forte présence annoncée  dans le cortège parisien de groupes exacerbés par les méthodes du gouvernement

Dans un communiqué publié mercredi,
le "Printemps français" envisage de prendre la parole dont ils sont privés par "le gouvernement actuel et tous ses appendices, les partis politiques de la collaboration et les lobbies où s'élaborent les programmes de l'idéologie et les organes qui la diffusent"

Manuel Valls sur France Info estime que "c'est un appel à la violence et il y a de nombreuses menaces même de mort et je ne les prends pas à la légère". 
Le ministre de l'Intérieur a conscience que la politique du gouvernement soulève le "vent de révolte" annoncé par Ségolène Royal depuis février 2008.  "La justice va devoir agir parce que c'est intolérable que dans la République il puisse y avoir ces messages de haine." Huit mois après l'entrée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, Ségolène Royal dénonça le bilan "calamiteux", selon elle, du président de la République, qu'elle qualifia de "monsieur taxe" (sic).

"Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance, qui dégénère aujourd'hui en vent de révolte", déclarait la candidate socialiste battue à l'élection présidentielle dans une tribune publiée par ...Le Monde. Lien lepoint.fr

Valls se dit inquiet pour dimanche

Interrogé sur
une possible interdiction du "Printemps français", il a répondu: "Bien sûr, nous allons l'étudier parce que ces propos sont inacceptables, il n'y a pas de place pour des groupes qui défient la république, la démocratie et qui s'attaquent aussi à des individus." 


La figure de proue de "la manif pour tous", Frigide Barjot, a indiqué ne plus se sentir en sécurité et être la cible des mouvements d'extrême droite. Elle doit décider ce vendredi de son éventuelle participation à la manifestation de dimanche.

"Laissez-moi vous dire mon inquiétude", a insisté Manuel Valls. "Des groupes radicaux d'extrême droite veulent venir en nombre non pour manifester mais pour créer l'affrontement et le désordre et pour s'en prendre aux symboles de la République." A partir du moment où une loi a été votée par le parlement qu'elle a reçu l'aval du Conseil constitutionnel, "il est temps que tout le monde accepte ce choix", a insisté le ministre.

La mouvance libertaire conserve une belle espérance de vie
 

Ainsi les "Black blocks". Issus des mouvements autonomes européens, notamment allemand des années 1980, ils ont soutenu la Fraction armée rouge et se sont développés dans la contestation de la guerre du Golfe en Irak en 1991 et tout aussi bien lors des manifestations contre les sommets du G8 selon le mode pératoire de l'action directe, s'attaquant aux biens capitalistes plutôt qu'aux personnes. Les tribunaux européens ont poursuivi des membres de "Black Blocs" pour vandalisme, association de malfaiteurs et association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste.

En France, ils ont particulièrement marqué les esprits à Evian et Strasbourg.
En juin 2003, lors du G8 à Évian, de nombreux commerces fermèrent de crainte d'incidents comparables à ceux de Gênes: en juillet 2001, des banques, agences immobilières, concessionnaires automobiles, stations d'essence, agences de voyages, panneaux publicitaires furent détruits. Sur le parcours de la manifestation Genève-Annemasse, une station d'essence fut détruite par les participants d'un Black Bloc. Les "Black Blocs" se firent alors vivement critiquer par les pacifistes, mais aussi par d'autres membres du Black Bloc qui considèrent que certains types de destruction sont contre-productifs et discréditent l'idéologie anarchiste.
Mais début juin 2007, le G8 d'Heiligendamm (Allemagne) mobilisa environ 5000 personnes et donna lieu à des affrontements violents avec la police avec de nombreux blessés des deux côtés.
En avril 2009 lors du sommet de Strasbourg en France, au cours de la manifestation anti-OTAN, un Black Bloc d'environ 2000 personnes incendia la douane, l'office du tourisme, un distributeur de billets, une pharmacie et l'hôtel Ibis. Une station essence, une agence de La Poste, des vitrines d'usines et 27 abris bus furent également saccagés ou détruits, ainsi que des panneaux publicitaires, des caméras de vidéo-surveillance et un radar automatique. Une barricade est dressée à l'aide de wagons. Le montant des dégâts s'élèva à plus de 100 millions d'euros tandis que 1500 personnes étaient blessées dont plus de 100 policiers et 13 pompiers.


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