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dimanche 19 mai 2013

Islamisme: la Tunisie n'a pas recouvré la paix civile

11 policiers blessés et 1 manifestant tué à Tunis, lors de heurts avec les salafistes

Des militants salafistes se sont opposés aux forces de l'ordre dans la banlieue de Tunis. Les affrontements continuent sur place.

Onze policiers ont été blessés et un manifestant a été tué dimanche dans les heurts opposants les forces de l'ordre et des militants salafistes dans la banlieue de Tunis, a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un premier bilan des affrontements. 

Un manifestant a été tué, a indiqué à l'antenne de la radio Express-FM une responsable de l'hôpital dans lequel le jeune homme est décédé. La surveillante générale de l'hôpital Mongi Slim de la Marsa, a identifié le défunt comme Moez Dahmani, né en 1986 et membre d'Ansar Charia.

"Lors des protestations, onze agents de sécurité ont été blessés, dont un grièvement, ainsi que trois manifestants, dont un est gravement blessé", avait informé un premier communiqué. Le ministère, qui a évoqué un "retour relatif au calme", n'a pas donné de précisions sur la nature des blessures ni sur le nombre d'émeutiers interpellés. Mais la police et des centaines de salafistes continuaient de s'affronter en milieu d'après-midi et les forces de l'ordre essuyaient des jets de cocktails Molotov. Aux dernières nouvelles, un manifestant aurait été tué. 

Les policiers ont réussi dans un premier temps à disperser les militants du mouvement jihadiste Ansar Ashariaa de la cité Ettadhamen, mais les émeutiers se sont repliés vers le quartier voisin d'Intilaka, où les heurts continuaient peu avant 16h00 (15h00 GMT). Les forces de l'ordre n'ont pas réussi à prendre le contrôle de cette banlieue populaire et répliquaient par des salves de gaz lacrymogènes aux cocktails incendiaires jetés par les manifestants. 

Ansar Ashariaa a appelé dimanche ses militants à se rassembler dans la banlieue ouest de Tunis après que les autorités ont réussi à empêcher la tenue de leur congrès annuel à Kairouan (150 km au sud de Tunis). Dans cette ville, des heurts ont aussi opposé dans un premier temps un petit groupe de salafistes à des policiers. Mais à partir du début de l'après-midi, les centaines de manifestants qui affrontaient encore par moment les forces de l'ordre étaient en grande majorité des jeunes ne semblant pas appartenir à la mouvance islamiste radicale
Aucun bilan de ces troubles à Kairouan n'a été communiqué dans l'immédiat. 

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