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mercredi 18 mars 2015

Tunisie: une attaque terroriste contre un musée fait plusieurs morts, dont des étrangers

Le "printemps arabe" conduit-il la Tunisie au chaos?

Au moins huit personnes, dont sept étrangers, ont été tuées dans une attaque armée contre le musée du Bardo à Tunis
 ce mercredi

"Une attaque terroriste (a visé) le musée du Bardo", a affirmé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mohamed Ali Aroui sur la radio Mosaïque FM, en évoquant "deux éléments terroristes ou plus, armés de Kalachnikov".

Touristes apeurés
au musée du Bardo, Tunis

Alors qu'il est hors de Paris et qu'une "prise d'otages" est en cours, le Premier ministre français Manuel Valls s'est empressé de faire condamner l'attaque "avec la plus grande fermeté", des termes automatiques en ces circonstances. "Il y a une prise d'otages, sans aucun doute des touristes touchés, tués", a indiqué Valls lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Mais il en profite hélas pour tirer avantage de cette "attaque terroriste"
Il ramène en effet le drame aux attentats de Paris à qu'il n'a pas su anticiper bien que perpétrés par des djihadistes Français, estimant que les événements en cours à Tunis "illustrent cruellement les menaces auxquelles nous sommes tous confrontés en Europe, en Méditerranée, dans le monde". 
Alors que la prise d'otages n'a pas encore trouvé son dénouement, cette récupération globalisante est indécente, en ce qu'elle tend à minimiser la responsabilité de l'exécutif et de sa diplomatie dans la déstabilisation du Maghreb et du Proche-Orient

"Il y a huit victimes", "sept étrangers" et un Tunisien

Une centaine de touristes se trouvaient dans le musée lorsque les terroristes ont lancé leur attaque, selon le porte-parole tunisien qui précise que "la majorité des touristes a été évacuée".

Mohamed Ali Aroui n'a pas confirmé les propos que lui prêtent plusieurs media et que suggère Valls dans son parallèle avec le terrorisme islamiste en France, selon lesquels il s'agirait d'une prise d'otages. 

Mais "il y a des informations selon lesquelles il y a encore des touristes" à l'intérieur, a-t-il ajouté. "Les unités anti-terroristes sont entrées dans le musée", a-t-il affirmé, en précisant que le quartier est bouclé. D'importants renforts policiers sont sur place.
Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, ancien ambassadeur de Tunisie en France sous Bourguiba et chef du parti Nidaa Tounes, partisan d'un islam tolérant, va s'adresser aux Tunisiens, a indiqué le porte-parole de la présidence, Moez Sinaoui. Le Premier ministre Habib Essid, ancien secrétaire d'État à l'Agriculture sous la présidence de Ben Ali, a de son côté réuni les ministres de l'Intérieur et de la Défense.

Le musée est mitoyen du Parlement tunisien où les travaux des commissions parlementaires ont été suspendus après les tirs. Les députés ont reçu l'ordre de se rassembler dans le hall de l'assemblée, rapporte  Monia Brahim, élue du parti islamiste Ennahda, deuxième parti (27,79 %), après Nidaa Tounes (37,56 %).

La Tunisie fait face depuis la révolution de janvier 2011 à l'essor d'une mouvance djihadiste armée.
Une soixantaine de policiers et militaires ont été tués dans des heurts armés notamment près de la frontière algérienne où un groupe armé lié à al-Qaïda est menaçant.

 

dimanche 19 mai 2013

Islamisme: la Tunisie n'a pas recouvré la paix civile

11 policiers blessés et 1 manifestant tué à Tunis, lors de heurts avec les salafistes

Des militants salafistes se sont opposés aux forces de l'ordre dans la banlieue de Tunis. Les affrontements continuent sur place.

Onze policiers ont été blessés et un manifestant a été tué dimanche dans les heurts opposants les forces de l'ordre et des militants salafistes dans la banlieue de Tunis, a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un premier bilan des affrontements. 

Un manifestant a été tué, a indiqué à l'antenne de la radio Express-FM une responsable de l'hôpital dans lequel le jeune homme est décédé. La surveillante générale de l'hôpital Mongi Slim de la Marsa, a identifié le défunt comme Moez Dahmani, né en 1986 et membre d'Ansar Charia.

"Lors des protestations, onze agents de sécurité ont été blessés, dont un grièvement, ainsi que trois manifestants, dont un est gravement blessé", avait informé un premier communiqué. Le ministère, qui a évoqué un "retour relatif au calme", n'a pas donné de précisions sur la nature des blessures ni sur le nombre d'émeutiers interpellés. Mais la police et des centaines de salafistes continuaient de s'affronter en milieu d'après-midi et les forces de l'ordre essuyaient des jets de cocktails Molotov. Aux dernières nouvelles, un manifestant aurait été tué. 

Les policiers ont réussi dans un premier temps à disperser les militants du mouvement jihadiste Ansar Ashariaa de la cité Ettadhamen, mais les émeutiers se sont repliés vers le quartier voisin d'Intilaka, où les heurts continuaient peu avant 16h00 (15h00 GMT). Les forces de l'ordre n'ont pas réussi à prendre le contrôle de cette banlieue populaire et répliquaient par des salves de gaz lacrymogènes aux cocktails incendiaires jetés par les manifestants. 

Ansar Ashariaa a appelé dimanche ses militants à se rassembler dans la banlieue ouest de Tunis après que les autorités ont réussi à empêcher la tenue de leur congrès annuel à Kairouan (150 km au sud de Tunis). Dans cette ville, des heurts ont aussi opposé dans un premier temps un petit groupe de salafistes à des policiers. Mais à partir du début de l'après-midi, les centaines de manifestants qui affrontaient encore par moment les forces de l'ordre étaient en grande majorité des jeunes ne semblant pas appartenir à la mouvance islamiste radicale. 
Aucun bilan de ces troubles à Kairouan n'a été communiqué dans l'immédiat. 

dimanche 5 août 2012

Tunis: la police islamiste des bonnes moeurs contrôle des touristes français au débarquement !

Les gros bras de la police religieuse ciblent les touristes mécréants
70 français et françaises ont été ciblés à leur débarquement d’un avion à l’aéroport Tunis Carthage. 
De source officielle, à la sortie du hall, certaines, en tenue " décolletée " ont été prises à partie par la police religieuse, composée d’islamistes barbus, sous le regard bienveillant des forces de l’ordre…… et personne n’a osé broncher !
Certains sont encore bloqués à l’aéroport à cette heure
Ils demandent leur rapatriement immédiat en France. Une équipe de TV Française part ce soir pour Tunis .. On vous laisse imaginer l'abattement du ministre du tourisme qui dépense des millions au "redressement productif" de la destination tunisienne...