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mercredi 8 mai 2013

Le monarque de l'Elysée ne supporte la critique d'aucun républicain, ni de droite, ni de gauche

L'opposition républicaine n'a-t-elle le droit que de se taire ?

Au  PS, les fidèles de François Hollande se rebiffent


Rebsamen et Le Foll, en tête-à-tête
A l'heure où l'exécutif hésite sur la bonne stratégie face à un chômage en crue et à une croissance en berne, les fidèles du chef de l'État aimeraient que le PS soit plus en pointe pour dynamiser l'action du gouvernement, qu'il soit en mesure de "réenchanter" la "gauche molle". Le clan Le Foll a contribué à imposer Harlem Désir à la tête du PS, au détriment du député de Paris Jean-Christophe Cambadélis. Ils veulent maintenant un retour sur investissement. "Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas au PS", soupire en privé le patron des sénateurs socialistes François RebsamenOn l'a compris, Désir est rendu responsable de l'offensive sur les sujets sociétaux (non-cumul des mandats, droit de vote des étrangers, etc.) alors que les Français sont au front, sous le feu des difficultés économiques et sociales.

A défaut du PS, l'ancien bras droit de François Hollande pendant onze ans Rue de Solférino, le ministre de l'agriculture,
Stéphane Le Foll, a lancé l'offensive dans une tribune anti-austérité du 4 mars par Libération dans laquelle il plaide pour une relance par "l'investissement productif et industriel". "Investir, c'est relancer le modèle social français. C'est le nouvel horizon de la gauche française", écrit-il en détournant l'expression forgée par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Parallèlement, il a chargé deux jeunes députés – Gwendal Rouillard (Morbihan), un protégé du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et Laurent Grandguillaume (Côte-d'Or), un proche du maire de Dijon et président du groupe socialiste du Sénat, François Rebsamen – de soulever les parlementaires. Les deux élus, également membres du secrétariat national du PS, revendiquent l'appui d'un "collectif" de 140 députés, soit une force intérieure au PS de près de la moitié du groupe socialiste.

Les frondeurs avaient déjà voulu prendre le pouvoir au PS en juillet 2012: ils s'estimaient mal servis par Hollande, car ils n'avaient obtenu aucun poste ministériel régalien.


A Nîmes, Copé prédit le "printemps des cons"

Copé fustigé pour s'en être pris à Hollande pour son premier anniversaire à l'Elysée

Jean-François Copé a galvanisé les militants UMP réunis en meeting lundi soir à Nîmes en dénonçant 
- "l'échec cuisant" de la première année de François Hollande, "Le pays est mal gouverné», a lancé le président de l'UMP,  qualifiant le gouvernement de "bateau ivre"."

- le retour de la "culture de l'excuse" face à la délinquance 
"Hollande a menti", a-t-il martelé avec des accents sarkoziens, comme lorsqu'il a évoqué «le retour de la culture de l'excuse et l'explosion de la délinquance», ou parlé de ces Français qui travaillent, dont «on ne parle pas dans les médias» et qui «ne brûlent pas de voitures",
- et en invitant les opposants au mariage homosexuel à rejoindre les rangs du premier parti d'opposition. 

"Echec complet"
A l'entrée de la grande salle des Costières de Nîmes, des portraits du président Hollande ruisselant sous la pluie, pris lors de sa remontée des Champs-Elysées le 15 mai 2012, et légendés du mot "échec", accueillaient les participants au meeting. 
"Il est de notre devoir de nous lever, loin des populismes, des extrémismes, loin de cette gauche arrogante! Nous sommes là pour incarner l'espérance, le courage politique», a lancé Jean-François Copé, sous les applaudissements d'une assistance conquise, comme en témoignaient Anthony et Sophie, deux lycéens de Nîmes, vantant son esprit "combatif". 

"Un an après" l'élection de Hollande, "qu'a-t-il fait de la France?", a-t-il demandé, avant de déplorer le bilan du chef de l'Etat d' "un seul mot: l'échec. Echec complet. Echec profond. Echec cuisant". 

"Rétrospectivement, les Français réalisent en frémissant que pour être élu, François Hollande a commis une véritable imposture. Une imposture qui saute aux yeux lorsqu'on reprend la longue litanie de ses promesses et de ses 'Moi, Président' ", a-t-il ajouté, évoquant l'anaphore du candidat Hollande lors du duel télévisé face à Nicolas Sarkozy, entre les deux tours de la présidentielle de 2012. 

Le député-maire de Meaux a notamment dénoncé "le plus grand matraquage fiscal de l'histoire", la croissance "disparue", le pouvoir d'achat "évaporé", "la promesse de faire baisser le déficit à 3% du PIB en 2013 abandonnée"

"Printemps des cons" 
"L'intouchable ministre de l'Intérieur est plus efficace pour réprimer les manifestations contre le mariage et l'adoption par les couples de même sexe, que pour lutter contre les multirécidivistes", a-t-il ironisé à propos de Manuel Valls. 

Il a de nouveau appelé à venir manifester le 26 mai contre le mariage homosexuel, "un projet de société qui n'est pas le nôtre", et, au-delà, pour "exprimer un non global à la politique de François Hollande". 

Il a également invité "tous ceux qui manifestent à travers toute la France à rejoindre nos listes pour les municipales". 

"Et que dire du silence du président de la République sur l'affaire scandaleuse du "Mur des cons", tenu par le Syndicat de la magistrature? (...) Les cons, c'est nous, c'est vous, ce sont les justiciables, ce sont les victimes, c'est le peuple français, c'est tous ceux qui ne pensent pas comme eux". 

"Que François Hollande et sa République des camarades prennent bien garde! Car je le prédis, il y aura bientôt un "Printemps des cons". "Une réponse morale, civique et politique de cette France silencieuse qui ne supporte plus leur mépris", a lancé J.-F. Copé, tandis que les applaudissements redoublaient. 

Droite décomplexée 
Dans ce département du Gard où Marine le Pen a fait un score de 25% au premier tour de la présidentielle de 2012 (près de 18% au plan national),   Copé est parti à la reconquête. Le patron du principal parti d'opposition, incarnation d'une "droite décomplexée", a de nouveau plaidé pour le "ni-ni", ni vote PS, ni vote FN, en cas de duel entre le Parti socialiste et le Front national, comme il l'avait fait - avec l'approbation de Nicolas Sarkozy - en mars 2011, lors du second tour des cantonales.

Vallaud-Belkacem délaisse les femmes pour se consacrer à Copé 

Le président de l'UMP a fait de l'"outrance langagière son fonds de commerce", estime la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, interrogée mardi sur le "printemps des cons" évoqué  par le dirigeant de l'opposition. "Sans doute pense-t-il que cela finira par cacher la vacuité totale de ses propositions", a riposté la porte-parole réelle du Parti socialiste supposée être celle du Conseil des ministres de tous les Français.

"Ce n'est pas la première fois que l'on entend un éminent responsable de l'UMP utiliser ce mot", a-t-elle polémiqué depuis l'Elysée, rappelant une réplique de l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, en 2008 au Salon de l'agriculture. "Je vous mets au défi de citer une seule proposition de Jean-François Copé depuis douze mois maintenant... Je n'ai pas entendu une seule proposition sur le front économique, sur le front social, une proposition un peu constructive, un peu alternative, un peu utile", a accusé la ministre des Droits des Femmes.

"Et pour cause": "l'UMP est à la peine de faire ce travail, parce qu'elle n'a pas fait l'indispensable travail de mea culpa, de retour sur ce qui n'a pas marché. Elle ne s'est pas interrogée sur la raison pour laquelle les Français n'ont pas souhaité reconduire" l'ancienne majorité, a-t-elle ressassé, malgré les sondages.
La ministre à temps très partiel des Femmes est-elle en mesure de dire où en sont ses chantiers de

- la parité dans les fédérations sportives et dans la diffusion du sport à la télévision: elle a demandé à Laura Flessel, escrimeuse et non pas judoka (lien PaSiDupes: " Ministre socialiste des Sports, Fourneyron - une femme - prend l'épéiste Laura Flessel pour une judoka"), qui est déjà en charge depuis 2011 du comité de lutte contre les discriminations, mission confiée par Chantal Jouanno... 

- la lutte contre le temps partiel fragmenté  

A-t-elle mis à exécution ses menaces ? Dans le cadre de la négociation sur la qualité de vie au travail, les syndicats et le patronat devront 3faire des propositions, début mars, pour mieux encadrer le temps partiel" avait-elle promis, et s’ils ne parviennent pas à un accord, "nous agirons pour lutter contre le temps partiel subi". "Nous légiférerons pour imposer des seuils horaires minimums ou pour que, dans certaines branches comme les services à la personne, les femmes aient accès aux droits sociaux même quand elles n'atteignent pas le seuil", détaillait-elle. Et alors ? Quoi de plus en mai ?

- et de la réduction des stéréotypes sexistes dans les programmes scolaires.
La binationale estime que dans les familles européennes 'Papa fume sa pipe dans son fauteuil et maman fait la vaisselle' ! C'est nier l'action des associations féminines et du ministre socialiste de l’Education nationale, Alain Savary qui, dès 1975, à l’occasion de " l’Année internationale de la femme ", ont posé publiquement le problème du contenu des manuels scolaires afin de déceler et dénoncer les stéréotypes sexistes. 
Parce que les femmes ne peuvent faire debout,
les hommes devront faire assis !
A Savary avait fait paraître un arrêté ad hoc (intitulé "Action éducative contre les préjugés racistes") le 12 juillet 1982 qui insiste, dans son article premier, sur la "mention destinée à combattre les préjugés sexistes qui est ajoutée, à compter de la rentrée scolaire 1982-1983, à l’ensemble des programmes pour toutes les disciplines et activités éducatives ainsi que pour tous les niveaux d’enseignement des premier et second degrés". Elle avait alors cinq ans et arrivait du Maroc au titre du regroupement familial, mais ne pouvait-elle prendre des renseignements ?
Fête des mères:
idées de cadeaux pour Najat
La double journée de Vincent Peillon: son collègue a accompli la tâche ministérielle de Vallaud-Belkacem: "une documentation pédagogique, coproduite par le ministère du droit des femmes et le ministère de l’Education nationale, sera mise à la disposition des enseignants sous forme physique et numérique". C'était il y a deux mois...

Son bilan à douze mois reste dérisoire: la création, après sept mois, du Haut Conseil à l'égalité hommes-femmes, présidé par l’ancienne députée Danielle Bousquet et qui compte parmi ses membres l’ancienne ministre UMP Roselyne Bachelot.
Pulvar, en rose, n'a rien compris !
Bachelot, en bleu, fait sa macho  !

"N'ayant pas fait ce travail de réquisitoire contre elle-même, il est impossible de revenir avec des propositions neuves et des idées inédites", a poursuivi la binationale. Parle-t-elle d'elle-même ou a-t-elle brisé son miroir ?

La caricaturiste ne travaille pas ses dossiers
Pour information de la polémiste paresseuse du gouvernement, Hervé Mariton a posté  un document directement sur le site de Mme Vallaud-Belkacem. Il  lui fait une fiche énumérant les propositions de l'UMP présentées lors de conventions dans le cadre des "Etats Généraux de la Reconquête" (fiscalité, autorité, travail), avec, à chaque fois, un lien qui permet d'obtenir les détail des propositions.
"Dans chacun de ces documents, vous trouverez des propositions de fond qui pourraient inspirer votre gouvernement à court d'idées. Bien loin des petites 'boîtes à outils' improvisées par le Président de la République qui semble dépassé par le nouveau monde en train de naître, l'UMP travaille pour construire un projet à la hauteur des attentes des Français et des défis du 21ème siècle", souligné le délégué général de l'UMP chargé du projet.

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