POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Nîmes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Nîmes. Afficher tous les articles

samedi 14 octobre 2017

Pompiers attaqués au cocktail molotov à Nîmes : une agression anarcho-révolutionnaire

"On a frôlé le pire", déclare un soldat du feu"

Réaction de l'Etat, quelques jours après leur agression: le préfet reçoir les pompiers...

Résultat de recherche d'images pour "cocktail molotov de nimes"Trois pompiers à bord d'une ambulance ont été visés par des objets incendiaires dans la nuit du vendredi 6 à samedi 7 octobre, quartier de Pissevin à Nîmes. "C'est la première fois que nous sommes visés par un cocktail molotov, souligne Loïc, l'un des trois pompiers. Là, ça devient beaucoup plus grave... alors que nous portons secours et sauvons des gens."

"A 15 cm près, nous y passions tous."
Samedi soir, cet équipage de trois pompiers est intervenu pour un malaise à domicile à Pissevin. "Nous rentrions à la caserne lorsqu'à la radio, on a appris qu'un fourgon de Marguerittes partait sur un feu de scooter dans le secteur. On nous a demandé de faire une reconnaissance".

Les pompiers sont accueillis par des jets de pierres et de parpaings. C'est une embuscade. Quelques minutes plus tôt, les policiers ont eux aussi été visés par des jets de pierres et ont fait demi-tour. 
Le temps que les pompiers reçoivent ce nouveau message, "un cocktail molotov a explosé devant le camion, raconte Loïc. Un deuxième a explosé à 15 cm de la vitre du chef d'agrès. A 15 cm près, nous y passions tous."

"Insécurité", disent les pompiers; "concours de circonstances," répond le préfet

Les pompiers dénoncent l'insécurité, le manque de reconnaissance. 
Lundi soir, ils ont rencontré le préfet Didier Lauga. "On voit le préfet pour qu'il fasse bouger les choses, témoigne Auguste Carvalho (syndicat SUD). Les pompiers ne sont plus en sécurité et nous sommes en sous-effectif. Il faut que les pompiers mettent en place leur propre sécurité. Une ambulance seule, c'est trop dangereux".

"On a frôlé le pire, reconnaît le préfet, trois jours plus tard, le lundi 9 octobre.
Depuis 2015, il existe un protocole. Les gendarmes ou les policiers escortent les pompiers dans certaines missions. Là, j'ai l'impression que c'est un concours de circonstances. Le temps que le message des policiers soit diffusé, ils sont allés sur cet incendie. 
Il reste à vérifier pourquoi le protocole n'a pas été mis en œuvre et tout faire pour éviter que de tels événements ne se reproduisent." Il a bien parlé...


Enquête du Parquet pour tentative de meurtre

Le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel, a décidé d'ouvrir une enquête pour tentative de meurtre sur les pompiers du service départemental d'incendie et de secours du Gard. Ce mercredi 11 octobre, le procureur Maurel précise que l'enquête a été confiée à la sûreté départementale du Gard. 

L'exploitation du système de vidéosurveillance de la ville mettrait en évidence la projection d'un engin incendiaire lancé sur l'ambulance des pompiers. De nombreux prélèvements de la police scientifique et technique ont été réalisés pour tenter de recueillir des indices sur l'auteur de ce coktail molotov. 
Le ou les coupables courent toujours.
La tentative de meurtre sur des pompiers, des policiers, fait encourir la réclusion criminelle à perpétuité. A voir...
La voiture de police en feu, quai de Valmy à Paris (10e), le 18 mai 2016.
En effet, quand une voiture de police a été incendiée le 18 mai 2016, avec ses occupants en service à bord, Quai Branly, en plein VIIe arrondissement de Paris l’un des deux représentants de l'ordre républicain était agressé à la barre de fer - trois des quatre militants d'extrême gauche suspectés,  âgés de 18 à 32 ans et appartenant à la mouvance antifasciste, encouraient "de la prison à perpétuité. On se dirige donc vers un procès aux Assises," commentait un journaliste.
Les fonctionnaires de police sont-ils des 'fascistes' ?Le procès, qui s’est tenu à la mi-septembre, a été émaillé de nombreux incidents, dont des slogans anarcho-révolutionnaires"tout le monde déteste la police/la justice", "crève la justice" et "liberté pour tous"  lors de l'annonce du  délibéré. 
Le 22 septembre 2017, à l’issue d’un procès sous haute tension, le Parquet avait requis des peines d’emprisonnement allant de douze mois avec sursis à huit ans ferme… 
Mais les media mainstream étaient embarrassés : comment "décrypter" la tentative d'assassinats ? Impossible en effet d'enfourcher les chevaux habituels de bataille humaniste et de s'indigner face à une lâche agression raciste contre un policier noir et une jeune femme terrorisée par la violence des 'antifa', en fait des  miliciens révolutionnaires anti-républicains.
Le tribunal a relaxé deux des neuf prévenus, Angel B. et Bryan M., tous deux poursuivis pour avoir participé à la manifestation interdite mais non aux violences. "Le seul fait de se dissimuler le visage ne suffit pas à caractériser l’existence d’une participation à un mouvement violent", a estimé le président. 

La peine la plus lourde a été prononcée contre le Suisse Joachim Landwehr, en fuite et sous le coup d’un mandat d’arrêt. Il a été déclaré coupable d’avoir lancé le fumigène qui a incendié la voiture de police qui aurait pu "blesser ou tuer les policiers".

Antonin Bernanos,
soutien de Clément Méric
Milicien antifa des beaux quartiers et étudiant à ses heures en sociologie de 23 ans (en 5e année ?), Antonin Bernanos, a continué à nier avoir participé à la tentative d'assassinat des policiers. Il avait été arrêté à la suite du témoignage sous X, qui s’était révélé être celui d'un policier des renseignements, donc particulièrement compétent et fiable. Le tribunal, relevant une série de correspondances entre sa tenue vestimentaire et celle de l’homme filmé en train de décocher des coups de poing à travers la fenêtre à l’adjoint de sécurité, puis lancé un plot dans le pare-brise arrière, a estimé "parfaite" la corrélation entre "l’auteur des faits" et le prévenu. "Vous avez agressé deux personnes parce qu’ils sont policiers, un peu comme d’autres agressent des noirs parce qu’ils sont noirs", a assené le président. 
Il a aussi souligné que le prévenu, condamné à des travaux d'intérêt général en 2013, était en état de récidive. Restait à savoir si le jeune homme, qui a déjà effectué dix mois de détention préventive, retournerait en prison...
Tout en qualifiant les faits d'"extrêmement graves", avec un "risque de réitération", le président a condamné l'activiste récidiviste à cinq ans de prison dont deux ans avec sursis, sans mandat de dépôt. L'"antifa" acharné n'a pas été renvoyé directement en prison !
Les ambulanciers de France devront donc désormais intervenir en combinaison ignifugée...

lundi 26 octobre 2015

Crise à la mosquée de Lunel: des élections devaient se tenir dimanche

Les élections n'ont pas pu se tenir

Peu à voir avec les rivalités entre Marocains et Algériens

Les 800 adhérents de l'Union des musulmans de Lunel devaient, dimanche, élire un nouveau président. Ce scrutin est consécutif à la démission de Rachid Belhaj et de l'imam de la mosquée, Elhaj Benasseur. Mais l'élection a été reportée d'une semaine, à dimanche prochain.
La crise n'était donc pas réglée, dimanche soir, à la mosquée El Baraka de Lunel. La consultation pour désigner le nouveau président de l'Union des musulmans de Lunel a été annulée et reportée. La mosquée n'a donc toujours pas d'administrateur et d'interlocuteur avec les autorités. Les tensions se seront peut-être apaisées d'ici dimanche prochain. 

Dix mois seulement après son élection, le président de l'Union des musulmans de Lunel avait annoncé sa démission. 
Rachid Belhaj avait fait cette annonce dimanche dernier. Sa décision suit de près celle, identique, de l'imam.

Ce dernier, Elhaj Benasseur, avait porté plainte contre deux fidèles pour menaces de mort. Jugés en septembre et interdits de mosquée pour deux ans, les deux jeunes ont toutefois très vite retrouvé le chemin de la mosquée El Baraka, après avoir fait appel de la décision de justice. Depuis, pour sa sécurité, l'imam a même préféré déménager.
A la mosquée, plusieurs crises alimentent les tensions

Départs en nombre de Lunellois en Irak et en Syrie
Une vingtaine de jeunes Lunellois au total seraient partis faire le djihad en Irak et en Syrie. 
Le 27 janvier, à peine trois jours après son rassemblement fraternel  et son cri de refus "Lunel n'est pas une ville de djihadistes", le RAID et le GIGN - une trentaine de policiers - ont investi le centre de Lunel, dans l'Hérault, 
ville de 25.000 habitants d'où une vingtaine de jeunes sont partis faire le djihad en Syrie où 6 d'entre eux y ont trouvé la mort. Les forces de l'ordre avaient perquisitionné plusieurs logements, notamment dans les immeubles voisins de ceux des suspects, forçant portes et serrures.

Quatre ou cinq personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.


Dans une vidéo diffusée mercredi, trois jeunes combattants du groupe Etat islamique appellent en français les musulmans de France à rejoindre les rangs des djihadistes en Syrie ou à défaut à commettre des attentats en France. Elle a été diffusée sur l'Internet trois jours après la diffusion d'une vidéo mettant en scène la mise à mort par décapitation de 18 prisonniers syriens et de l'otage américain Peter Kassig, dans laquelle apparaissent deux Français, identifiés par les autorités comme étant deux jeunes convertis, Maxime Hauchard (ci-dessus) et Mickaël Dos Santos, passé d'un BEP peinture au djihad.

Une filière djihadiste à Lunel ?

Déprogrammée à cause des attentats terroristes de Paris au début janvier, l'opération anti-djihadistes de Lunel avait été lancée par le parquet antiterroriste de Paris. Les suspects ont été mis en garde à vue à Montpellier et transférés à Paris. Les 'jeunes' [sic] interpellés de Lunel - âgés de 44 ans, 35 ans, 31 ans, 26 ans pour deux d'entre elles - adeptes de la mouvance de Tabligh, étaient des recruteurs (l'un d'entre eux a perdu deux de ses frères en Syrie) ou des membres prônant l'application en République française de la religion pratiquée au Proche-Orient. Ils militent pour la conversion et une forme revivaliste, un renouveau de la religion.
Les hommes recherchés par le Raid et le GIGN, étaient soupçonnés d'appartenir à cette faction fondamentaliste musulmane baptisée Tabligh. Il s'agit d'un mouvement ou d'une mission religieuse dont l'objectif est le prosélytisme et la prédication strictes.

Le maire DVD, Claude Arnaud, dit ne pas avoir été prévenu de l'opération menée fin janvier 2015 par les forces de l'ordre, selon France Bleu Hérault, mais cette opération était alors, selon lui, "un début de réponse" aux interrogations de ses administrés sur la situation à la mosquée.
Pour répondre à l'exaspération des Lunellois,
l'opposition municipale réclame la venue d'un représentant du gouvernement. 

Mur d'Irak, tagué par un djihadiste nîmois (été 2014)
En janvier, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, se contentait d'hypothèses pour faire de l'autosatisfaction: "Si l'implication des personnes soupçonnées est confirmée par l'autorité judiciaire, ce sera donc une filière particulièrement dangereuse et organisée qui aura été démantelée ce matin, une de plus," se félicitait-il, avant d'en savoir plus. Aujourd'hui, la situation reste inchangée dans ce foyer du  prosélytisme islamiste. 
Mesures pour les mineurs
Douze mineurs susceptibles d’être candidats au djihad et de vouloir rejoindre la Syrie ou d’autres pays font l’objet d’une interdiction de sortie de territoire délivrée par le juge des enfants de Nîmes. A minima, deux de ces mineurs repérés par les services de l’État ont néanmoins rejoint la Syrie ou d’autres régions. A l’origine, le Parquet de Nîmes a été avisé par des familles inquiètes. "Des mesures de précaution, rappelle Laure Beccuau, procureure de Nîmes. Douze dossiers ont été ouverts mais on ne peut en déduire que nous avons 12 mineurs radicalisés. Après enquête, des dossiers peuvent être refermés." Inquiètes de voir leurs enfants rejoindre la Syrie, une ou deux familles se sont rapprochées de la gendarmerie ou de la police. La section antiterroriste du Parquet de Paris est en alerte.
L'affrontement de différentes doctrines au sein de la mosquée

Les musulmans de France ne sont pas animés seulement par des rivalités nationales - Algériens contre Marocains - pour la prise du pouvoir dans les mosquées.


En 2012, contrairement à ce qui se produisait auparavant, la presse française a cessé d'informer la population indigène de l’entrée en France d’imams venus en renfort d’Algérie ou du Maroc, à la faveur du ramadan. Ont fait exception La Croix ou Nord-Eclair. Or, ce sont chaque année plus d’une centaine d’imams étrangers qui viennent renforcer les rangs des imams déjà installés. Ainsi, d’environ 60 imams marocains en 2007, on est passé à 180 imams en 2012. De 100 imams algériens en 2011, on est passé à 120 en 2012. Ils seraient plus de 1.500 aujourd'hui. 

L’Algérie veut s’imposer dans l’exercice du culte musulman dans l’Hexagone. 
Le ministre des Affaires religieuses et des Habous, Bouabdellah Ghlamallah, a annoncé l’envoi de plusieurs dizaines d’imams en France qui exerceront leurs fonctions au sein de mosquées françaises gérées par la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris.
Valls à la Grande mosquée de Paris
pour la rupture du ramadan 2013
Pas étonnant que le recteur de la mosquée de Paris et président du Conseil français du culte musulman,  Dalil Boubakeur,  ait appelé en avril 2015 à doubler le nombre de mosquées en France.  "Nous avons 2.200 mosquées. Il en faut le double d'ici deux ans", a souhaité l'habile recteur franco-algérien, lors du Rassemblement annuel des musulmans de France, organisé par l'Union des organisations islamiques de France (UOIF, proche des Frères musulmans) au Bourget. Cette infiltration étrangère de l’islam en France contredit les sempiternelles promesses d’un islam de France.

Avant mai 2012, on osait encore mentionner ces entées aux Français. Les journalistes (comme ceux de RFI ou du Monde) anesthésiaient d'ailleurs leurs lecteurs, en affirmant que "pour la France, ces imams marocains sont la garantie que les prêches prônent un islam tolérant."  
Une intox, car l’islam à la marocaine n’est pas nécessairement tourné vers la modernité, si l’on considère que le ministère des Habous et des Affaires islamiques marocain, gardien de l’orthodoxie sunnite de rite malékite, préconise de lire les livres de son fondateur l’imam Malik Ibn Anas (710-795), dont l’incontournable Al-Muwatta’. Or y sont prescrits l’exécution des apostats, l’exécution des chanoines faisant de l’apostolat, la légalité de l’esclavage et l’inclusion des femmes dans la composition du butin de guerre, alors licitement violées. L’autre livre référence, La Risâla (L’Epître), prône toujours le djihad...

On est donc loin de l’objectif utopique d’un islam démocratique de France qui favoriserait l’intégration. 

Force est, au contraire, de constater une tendance conservatrice de l’islam en augmentant le nombre de ces imams malékites. Car une fois le ramadan achevé, il serait intéressant de savoir combien rentrent vraiment au Maghreb.  



L’islam de France n'est donc pas une religion totalement contrôlée par les musulmans de France. 

Des imams algériens prêchent en arabe avec une arrière-pensée nationaliste qui "s’inscrit dans la lutte d’influence que se livrent sans cesse l’Algérie et le Maroc pour contrôler l’islam [en] France et étendre leur pouvoir au sein des lieux de culte musulmans, et ceci afin de mieux investir le Conseil français du culte musulman (CFCM)."

Et ces imams sont escortés de "mourchidates" -chargés de la prédication et l’orientation-qui ront pour tâche de se rapprocher des familles algériennes vivant en France pour contribuer à la sauvegarde de leur cohésion, au prix d'un enfermement communautaire sous le contrôle de chaperons venus du bled. Et une certaine presse hexagonale répand sa doxa, nous parlant d'intégration pour un communautarisme national... On réalise, sans se l'avouer, qu'il fallait contenir cette poussée de l’islam, car tenter d'organiser l'islam en France relève de la quadrature du cercle. Les islamistes qui prêchent la primauté des règles du Coran sur les lois de la République préparent la chute de la démocratie, avec l'aide des défenseurs de la notion de laïcité. 


Le pire n'est pas que les musulmans
 modérés s'opposent aussi aux radicaux (et inversement)

A Lunel, les fondamentalistes ont certes pris possession des lieux et l'ascendant sur les modérés, mais en combattant les Chrétiens, les laïcs mettent en péril la civilisation judéo-chrétienne et font le lit du fondamentalisme religieux. Comment former des imans dits 'modérés', alors que le pouvoir laïc ne sait dire ce qu'est un bon islam ou quelle est la juste interprétation du coran ? Tout ce que le gouvernement peut faire pour interdire tel ou tel iman, c’est d’invoquer les risques pour l’ordre public et expulser les fauteurs de trouble, ce qu’il fait rarement: on ne peut expulser des religieux s’ils sont français ou franco-quelque chose.
Ce gros malin de François Hollande pense avoir trouvé une 'solution' équitable: sous-traiter à l’étranger la formation des imans à la française, en l’occurrence au Maroc, décision prise en toute indépendance et souveraineté, sous l'influence des Franco-Marocaines du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri. Laïc et républicain, le président confie à un roi, Mohamed VI, de surcroît "commandeur des croyants," donc chef religieux, la responsabilité de former des prédicateurs conformes aux "valeurs de la République" et à sa laïcité. Et Nanard Cazeneuve, le ministricule de l'Intérieur, chargé des Cultes et adulé des Français, n'a pas sourcillé ? En visite dans l'état chérifien, le président socialiste a déclaré: "Une coopération avec le Maroc pourrait nous aider à développer un islam de France compatible avec les valeurs républicaines". Dans une déclaration commune, il est aussi stipulé que cette formation -d' "une cinquantaine d’imams par an - devra promouvoir "un islam du juste milieu," conforme aux "valeurs d'ouverture et de tolérance", mais aussi "pleinement ancré dans les valeurs de la République et de la laïcité." Le grand écart ! On marche sur la tête et les Algériens de France font du pétard. En attendant le grabuge annoncé à Lunel.
Le plus beau, c'est qu'en juillet 2012, Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, avait invité les musulmans à construire un islam de France indépendant de toute tutelle étrangère, appelant à la fin des "divisions" et à la mise en place d'un "dialogue serein" entre responsables du culte musulman et pouvoirs publics. Le futur premier ministre s'exprimait lors de l'inauguration de la Grande mosquée de Cergy (Val-d'Oise), en présence du président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui. "Je sais les liens qui existent entre de nombreux musulmans, souvent étrangers ou récemment naturalisés, avec leur pays d'origine. Mais notre responsabilité, c'est de progressivement construire un islam de France, un islam qui trouve pleinement ses racines dans notre pays", avait péroré Manuel Valls.
Valls invita à suivre l'exemple de la mosquée de Cergy, née d'un rassemblement entre dix associations musulmanes de la ville. D'un coût total de 3,75 millions d'euros, cette mosquée de 2.000 m2, qui peut accueillir jusqu'à 1.500 fidèles, a été financée en fonds propres par la Fédération musulmane de Cergy, regroupement de dix associations musulmanes, issues de différentes communauté.

Cette fédération a toutefois bénéficié du soutien de la ville de Cergy, PS, qui a garanti à hauteur de 50% l'emprunt de 2,2 millions d'euros souscrit et a consenti un bail emphytéotique de 99 ans sur le terrain qui accueille l'édifice.
Contre-coup sur les religions établies: leur 'khmérisation'
Pour essayer d’obtenir des aumôniers musulmans "républicains", le ministère de l’Intérieur alignera les aumôniers salariés des prisons, hôpitaux et armées. Ils devront désormais obtenir un diplôme universitaire (DU) de formation civique et civile "dès 2016", prévient-on, place Beauvau. 

Une précision fait toutefois problème. 
 
Ce sera rendu obligatoire "pour tous les cultes", y compris donc la "rééducation-formatage" des aumôniers catholiques ! La 'khmérisation' de la France progresse, car ce sera à la fois une atteinte à la liberté religieuse et à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat qui prévoyait de telles aumôneries dans les lycées, les hôpitaux et les armées, leur désignation étant le fait des autorités religieuses, sans que l’Etat pose ses conditions, ni ne sanctionne une formation religieuse d'un diplôme spécifique d'Etat.
On retrouve la technique qui, pour interdire le voile islamique à l’école, a en même temps banni la croix qui ne dérangeait personne jusqu'ici. Interdira-t-on aussi le port du masque aux policiers du GIGN ? 

Les crèches publiques en défrisent quelques-uns et les saints sont persécutés jusque sur les bulletins météo du service public où ils n'apparaissent plus: convivial !... Ainsi en est-il des cantines qui se sont d'abord vues interdire le poisson le vendredi, puis imposer la suppression du porc, assortie de l'obligation d'un menu alternatif, bio si possible ! 
Les ayatollahs sont parmi nous. 


jeudi 12 février 2015

"Retraite-chapeau": Hollande nomme préfet "hors cadre" le chef de cabinet de... M. Valls

Le gouvernement socialiste récompense ses serviteurs au détriment de la dette publique

Valls donne l'exemple avec la promotion de son chef de cabinet à Matignon.
blog -Gros Sebastien-homme a tt faire de Valls
Sébastien Gros, homme à tout faire
de Manuel Valls,d'Evry à Matignon
Valls recrée les prébendes ecclésiastiques en république laïque 
Le premier ministre a nommé préfet hors cadre ce fidèle conseiller apporté dans ses bagages de sa mairie d'Evry, selon le compte rendu du Conseil des ministres publié mercredi. 

Copinage socialiste
A 34 ans, Sébastien Gros, conserve ses fonctions à Matignon, en cumulant les nouveaux avantages de "préfet hors cadre, chargé d'une mission de service public relevant du gouvernement", "sur proposition du ministre de l'Intérieur", c'est-à-dire la complicité de Bernard Cazeneuve, selon le compte rendu. 

Un préfet hors-sol 
Cette promotion "hors cadre" dans "la préfectorale" signifie que le bénéficiaire n'est nullement affecté à un département, comme c'est le cas de la plupart des autres préfets.

Le chef du gouvernement de Hollande sait apprécier les capacités des serviteurs de l'Etat... 
En tant que chef de cabinet à Matignon - fonction subalterne au poste de directeur de cabinet - Sébastien Gros veille notamment à l'organisation des déplacements du Premier ministre. Valls salue donc les hautes compétences de son protégé lors des deux épisodes marseillais, tirs de rafales de kalachnikov à son arrivée dans la cité phocéenne et huées de jeunes lycéens au lycée Victor Hugo...

Le privilégié est aussi un parachuté

Il fut un temps où Jospin, connaisseur en la matière, voyait en effet dans ces promotions une méthode d'entrisme
Gros était déjà le chef de cabinet de Manuel Valls à Evry (2008-2012) avant de le devenir au ministère de l'Intérieur (2012-2014). Le voilà préfet disponible à toute mission de confiance -officielle ou officieuse- du pouvoir socialiste. 

Et le conseiller de Valls est allé se faire élire conseiller municipal PS à... Nîmes (UMP) aux élections municipales. et au conseil communautaire Nîmes Métropole sur la liste de la députée PS et conseillère municipale Françoise Dumas (2012), Sébastien Gros a démissionné de ses fonctions électives. C’est l’écologiste Alain Fabre-Pujol, ancien premier adjoint de la municipalité Clary (PCF), qui prend la place du protégé de Valls. 

Une carrière éclair faite de protections 


Sébastien commença modestement avec un petit master professionnel en "administration du politique", mais devint Gros avec un master "Recherche en sociologie du droit", délivré à... Evry  (Université d'Évry-Val d'Essonne), où précisément il a rendu de petits services au député-maire de la ville (2001-2012), au point de devenir également coordinateur de sa campagne pour les primaires de 2011. 

Matignon se défend 
"C'est une nomination qui vient confirmer un parcours administratif et politique", raconte-t-on dans l'entourage du Premier ministre qui ne peut pas faire moins. Sébastien Gros "a rempli des fonctions de hautes responsabilités auprès de Manuel Valls depuis plusieurs années, ce qui lui donne une importante expérience des institutions et de la haute fonction publique", insiste-t-on. Il est par ailleurs "d'usage que le chef de cabinet du Premier ministre soit nommé préfet, si les conditions le permettent et que son parcours le justifient", se justifie-t-on encore à Matignon. 

Sa rémunération à 5.162 euros bruts 
-pour commencer et sans prendre en compte les années d'ancienneté- viendra se substituer, et non s'ajouter à celle de membre de cabinet. Perd-il au change ? A la demande de Manuel Valls, le socialiste élu au conseil municipal de Nîmes passe donc du statut de contractuel à celui, plus stable, de fonctionnaire. Une situation bien plus sûre et confortable, en cas de changement de Premier ministre, et à l'heure de... la retraite. 

Pas de changement à attendre avec Hollande 

Nicolas Sarkozy s'était vu reprocher la promotion de conseillers dans la préfectorale, tel Laurent Solly, nommé en 2012 à 36 ans, ou Brice Hortefeux, nommé en 1995 à 37 ans alors qu'il était au cabinet de N. Sarkozy, ministre du Budget. Aujourd'hui, ils s'en prévalent pour continuer... Ainsi, les chantres de l'exemplarité socialiste évoquent-t-il aussi le résistant et futur ministre Pierre Sudreau qui avait été nommé, à 32 ans seulement... après-guerre. 

Mais, ils occultent les pratiques de Mitterrand et Jospin 
Ces nominations de "faux préfets" ou de "préfets fantômes" se pratiquent depuis la création du corps par Napoléon 1er, en 1800. Cependant le général de Gaulle, assez strict avec tout ce qui touchait aux finances du pays et à la morale publique, y avait mis un terme.

blog -Vauzelle-prefet fantome-France SoirMais François Mitterrand, en arrivant à l'Élysée en 1981, s'était empressé de rétablir ce système, souvent fondé sur des relations maçonniques. C’est ainsi qu’un décret du 23 décembre 1982 autorisa la nomination de "préfets en mission de service public" relevant du gouvernement, à hauteur de 5% de l'effectif budgétaire de ce corps. La relance du système par François Mitterrand a duré avec ses successeurs. Ces privilégiés sont nommés préfets hors cadre après quelques mois, avec environ 6.000 euros bruts mensuels pour voir venir, en attendant d'être élu sénateur, député ou l'âge de la retraite, soit une pension mensuelle d’environ 4.000 euros bruts, et en cas d'échec électoral ou de non-ré-élection, avec toutefois la garantie de leurs indemnités d’élus. Selon l’ancien ministère de l'Intérieur, Claude Guéant, la République dispose ainsi d'une niche de 66 préfets hors cadre qui ont effectivement exercé la fonction de préfet, mais sans indication du nombre de faux préfets de la République. 

 Citons pour mémoire quelques-uns de ces préfets hors cadre célèbres dont les media militants taisent l'existence:


- Michel Delebarre : ancien ministre socialiste de Mitterrand pendant sept fois ministre de gouvernements de gauche et député-maire de Dunkerque, il n'avait pas des fins de mois difficiles, mais fut nommé préfet hors-cadre en 1983. Depuis le 25 septembre 2011, sénateur du Nord. Préfet en retraite depuis le 28 avril 2011. En 2005, il a été condamné dans le cadre de l'affaire des écoutes de l'Elysée et a été notamment reconnu coupable du placement sur écoutes de Jean-Edern Hallier. 

Sylvie Andrieux, ( fille de baron PS des BdR )
et Michel Vauzelle (Président PS de PACA)
- Michel Vauzelledirecteur-adjoint de cabinet de François Mitterrand, candidat à la présidence de la République (1981) ; porte-parole de la présidence de la République (1981-1986) ; préfet hors cadre (1985). Préfet honoraire depuis le 15 août 2010.
Le 8 septembre 2010, il est entendu comme témoin assisté dans l'enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur entre 2005 et 2007. Il est pourtant président de la Région PACA depuis 1998 et, à 70 ans, ne compte pas, dit-il, se présenter pour un quatrième mandat... 
La mise en examen de Sylvie Andrieux, le 8 septembre 2010, n'y est peut-être pas étrangère, car Vauzelle est entendu comme témoin assisté dans l'enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par son Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur entre 2005 et 2007, dans le but d'acheter les services de responsables associatifs dans des quartiers populaires de Marseille où sa vice-présidente, S. Andrieux était candidate. 
Ces faux préfets sont un scandale français qui bénéficie d'un habillage légal, un scandale qui serait inadmissible chez nos voisins comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne et auquel François Hollande pouvait -comme promis- mettre un terme pour réaliser des économies substantielles et d'un simple coup de trait.

Au son des trompettes médiatiques, le président Hollande avait baissé de 30% les rémunérations du Président et des ministres. En fanfare, mais une esbroufe, au vu du nombre de ministres resté élevé et malgré le coût de chacun d'entre eux, évalué par René Dosière, député apparenté PS, à 17 millions d’euros en moyenne, tout compris avec son personnel et ses locaux. Mais la moralisation de la vie politique promise par Hollande attend donc toujours, notamment l’arrêt des nominations de faux préfets...Un ou plusieurs faux préfets, chargés d'une soi-disant mission de service public relevant du gouvernement, peuvent en effet être nommés, de manière totalement discrétionnaire, chaque mercredi en conseil des ministres. Des hauts fonctionnaires qui reçoivent le titre de préfet sans avoir jamais exercé la fonction et sans avoir le moindre titre ou diplôme approprié au poste. Il suffit d'avoir rendu certains services ou d'un potentiel reconnu, un certain savoir-faire non reconnu par l'Université mais apprécié des politiciens, les rend aptes à rendre sur le terrain des services non officiels, voire sous-terrains...

mercredi 8 mai 2013

Le monarque de l'Elysée ne supporte la critique d'aucun républicain, ni de droite, ni de gauche

L'opposition républicaine n'a-t-elle le droit que de se taire ?

Au  PS, les fidèles de François Hollande se rebiffent


Rebsamen et Le Foll, en tête-à-tête
A l'heure où l'exécutif hésite sur la bonne stratégie face à un chômage en crue et à une croissance en berne, les fidèles du chef de l'État aimeraient que le PS soit plus en pointe pour dynamiser l'action du gouvernement, qu'il soit en mesure de "réenchanter" la "gauche molle". Le clan Le Foll a contribué à imposer Harlem Désir à la tête du PS, au détriment du député de Paris Jean-Christophe Cambadélis. Ils veulent maintenant un retour sur investissement. "Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas au PS", soupire en privé le patron des sénateurs socialistes François RebsamenOn l'a compris, Désir est rendu responsable de l'offensive sur les sujets sociétaux (non-cumul des mandats, droit de vote des étrangers, etc.) alors que les Français sont au front, sous le feu des difficultés économiques et sociales.

A défaut du PS, l'ancien bras droit de François Hollande pendant onze ans Rue de Solférino, le ministre de l'agriculture,
Stéphane Le Foll, a lancé l'offensive dans une tribune anti-austérité du 4 mars par Libération dans laquelle il plaide pour une relance par "l'investissement productif et industriel". "Investir, c'est relancer le modèle social français. C'est le nouvel horizon de la gauche française", écrit-il en détournant l'expression forgée par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Parallèlement, il a chargé deux jeunes députés – Gwendal Rouillard (Morbihan), un protégé du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et Laurent Grandguillaume (Côte-d'Or), un proche du maire de Dijon et président du groupe socialiste du Sénat, François Rebsamen – de soulever les parlementaires. Les deux élus, également membres du secrétariat national du PS, revendiquent l'appui d'un "collectif" de 140 députés, soit une force intérieure au PS de près de la moitié du groupe socialiste.

Les frondeurs avaient déjà voulu prendre le pouvoir au PS en juillet 2012: ils s'estimaient mal servis par Hollande, car ils n'avaient obtenu aucun poste ministériel régalien.


A Nîmes, Copé prédit le "printemps des cons"

Copé fustigé pour s'en être pris à Hollande pour son premier anniversaire à l'Elysée

Jean-François Copé a galvanisé les militants UMP réunis en meeting lundi soir à Nîmes en dénonçant 
- "l'échec cuisant" de la première année de François Hollande, "Le pays est mal gouverné», a lancé le président de l'UMP,  qualifiant le gouvernement de "bateau ivre"."

- le retour de la "culture de l'excuse" face à la délinquance 
"Hollande a menti", a-t-il martelé avec des accents sarkoziens, comme lorsqu'il a évoqué «le retour de la culture de l'excuse et l'explosion de la délinquance», ou parlé de ces Français qui travaillent, dont «on ne parle pas dans les médias» et qui «ne brûlent pas de voitures",
- et en invitant les opposants au mariage homosexuel à rejoindre les rangs du premier parti d'opposition. 

"Echec complet"
A l'entrée de la grande salle des Costières de Nîmes, des portraits du président Hollande ruisselant sous la pluie, pris lors de sa remontée des Champs-Elysées le 15 mai 2012, et légendés du mot "échec", accueillaient les participants au meeting. 
"Il est de notre devoir de nous lever, loin des populismes, des extrémismes, loin de cette gauche arrogante! Nous sommes là pour incarner l'espérance, le courage politique», a lancé Jean-François Copé, sous les applaudissements d'une assistance conquise, comme en témoignaient Anthony et Sophie, deux lycéens de Nîmes, vantant son esprit "combatif". 

"Un an après" l'élection de Hollande, "qu'a-t-il fait de la France?", a-t-il demandé, avant de déplorer le bilan du chef de l'Etat d' "un seul mot: l'échec. Echec complet. Echec profond. Echec cuisant". 

"Rétrospectivement, les Français réalisent en frémissant que pour être élu, François Hollande a commis une véritable imposture. Une imposture qui saute aux yeux lorsqu'on reprend la longue litanie de ses promesses et de ses 'Moi, Président' ", a-t-il ajouté, évoquant l'anaphore du candidat Hollande lors du duel télévisé face à Nicolas Sarkozy, entre les deux tours de la présidentielle de 2012. 

Le député-maire de Meaux a notamment dénoncé "le plus grand matraquage fiscal de l'histoire", la croissance "disparue", le pouvoir d'achat "évaporé", "la promesse de faire baisser le déficit à 3% du PIB en 2013 abandonnée"

"Printemps des cons" 
"L'intouchable ministre de l'Intérieur est plus efficace pour réprimer les manifestations contre le mariage et l'adoption par les couples de même sexe, que pour lutter contre les multirécidivistes", a-t-il ironisé à propos de Manuel Valls. 

Il a de nouveau appelé à venir manifester le 26 mai contre le mariage homosexuel, "un projet de société qui n'est pas le nôtre", et, au-delà, pour "exprimer un non global à la politique de François Hollande". 

Il a également invité "tous ceux qui manifestent à travers toute la France à rejoindre nos listes pour les municipales". 

"Et que dire du silence du président de la République sur l'affaire scandaleuse du "Mur des cons", tenu par le Syndicat de la magistrature? (...) Les cons, c'est nous, c'est vous, ce sont les justiciables, ce sont les victimes, c'est le peuple français, c'est tous ceux qui ne pensent pas comme eux". 

"Que François Hollande et sa République des camarades prennent bien garde! Car je le prédis, il y aura bientôt un "Printemps des cons". "Une réponse morale, civique et politique de cette France silencieuse qui ne supporte plus leur mépris", a lancé J.-F. Copé, tandis que les applaudissements redoublaient. 

Droite décomplexée 
Dans ce département du Gard où Marine le Pen a fait un score de 25% au premier tour de la présidentielle de 2012 (près de 18% au plan national),   Copé est parti à la reconquête. Le patron du principal parti d'opposition, incarnation d'une "droite décomplexée", a de nouveau plaidé pour le "ni-ni", ni vote PS, ni vote FN, en cas de duel entre le Parti socialiste et le Front national, comme il l'avait fait - avec l'approbation de Nicolas Sarkozy - en mars 2011, lors du second tour des cantonales.

Vallaud-Belkacem délaisse les femmes pour se consacrer à Copé 

Le président de l'UMP a fait de l'"outrance langagière son fonds de commerce", estime la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, interrogée mardi sur le "printemps des cons" évoqué  par le dirigeant de l'opposition. "Sans doute pense-t-il que cela finira par cacher la vacuité totale de ses propositions", a riposté la porte-parole réelle du Parti socialiste supposée être celle du Conseil des ministres de tous les Français.

"Ce n'est pas la première fois que l'on entend un éminent responsable de l'UMP utiliser ce mot", a-t-elle polémiqué depuis l'Elysée, rappelant une réplique de l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, en 2008 au Salon de l'agriculture. "Je vous mets au défi de citer une seule proposition de Jean-François Copé depuis douze mois maintenant... Je n'ai pas entendu une seule proposition sur le front économique, sur le front social, une proposition un peu constructive, un peu alternative, un peu utile", a accusé la ministre des Droits des Femmes.

"Et pour cause": "l'UMP est à la peine de faire ce travail, parce qu'elle n'a pas fait l'indispensable travail de mea culpa, de retour sur ce qui n'a pas marché. Elle ne s'est pas interrogée sur la raison pour laquelle les Français n'ont pas souhaité reconduire" l'ancienne majorité, a-t-elle ressassé, malgré les sondages.
La ministre à temps très partiel des Femmes est-elle en mesure de dire où en sont ses chantiers de

- la parité dans les fédérations sportives et dans la diffusion du sport à la télévision: elle a demandé à Laura Flessel, escrimeuse et non pas judoka (lien PaSiDupes: " Ministre socialiste des Sports, Fourneyron - une femme - prend l'épéiste Laura Flessel pour une judoka"), qui est déjà en charge depuis 2011 du comité de lutte contre les discriminations, mission confiée par Chantal Jouanno... 

- la lutte contre le temps partiel fragmenté  

A-t-elle mis à exécution ses menaces ? Dans le cadre de la négociation sur la qualité de vie au travail, les syndicats et le patronat devront 3faire des propositions, début mars, pour mieux encadrer le temps partiel" avait-elle promis, et s’ils ne parviennent pas à un accord, "nous agirons pour lutter contre le temps partiel subi". "Nous légiférerons pour imposer des seuils horaires minimums ou pour que, dans certaines branches comme les services à la personne, les femmes aient accès aux droits sociaux même quand elles n'atteignent pas le seuil", détaillait-elle. Et alors ? Quoi de plus en mai ?

- et de la réduction des stéréotypes sexistes dans les programmes scolaires.
La binationale estime que dans les familles européennes 'Papa fume sa pipe dans son fauteuil et maman fait la vaisselle' ! C'est nier l'action des associations féminines et du ministre socialiste de l’Education nationale, Alain Savary qui, dès 1975, à l’occasion de " l’Année internationale de la femme ", ont posé publiquement le problème du contenu des manuels scolaires afin de déceler et dénoncer les stéréotypes sexistes. 
Parce que les femmes ne peuvent faire debout,
les hommes devront faire assis !
A Savary avait fait paraître un arrêté ad hoc (intitulé "Action éducative contre les préjugés racistes") le 12 juillet 1982 qui insiste, dans son article premier, sur la "mention destinée à combattre les préjugés sexistes qui est ajoutée, à compter de la rentrée scolaire 1982-1983, à l’ensemble des programmes pour toutes les disciplines et activités éducatives ainsi que pour tous les niveaux d’enseignement des premier et second degrés". Elle avait alors cinq ans et arrivait du Maroc au titre du regroupement familial, mais ne pouvait-elle prendre des renseignements ?
Fête des mères:
idées de cadeaux pour Najat
La double journée de Vincent Peillon: son collègue a accompli la tâche ministérielle de Vallaud-Belkacem: "une documentation pédagogique, coproduite par le ministère du droit des femmes et le ministère de l’Education nationale, sera mise à la disposition des enseignants sous forme physique et numérique". C'était il y a deux mois...

Son bilan à douze mois reste dérisoire: la création, après sept mois, du Haut Conseil à l'égalité hommes-femmes, présidé par l’ancienne députée Danielle Bousquet et qui compte parmi ses membres l’ancienne ministre UMP Roselyne Bachelot.
Pulvar, en rose, n'a rien compris !
Bachelot, en bleu, fait sa macho  !

"N'ayant pas fait ce travail de réquisitoire contre elle-même, il est impossible de revenir avec des propositions neuves et des idées inédites", a poursuivi la binationale. Parle-t-elle d'elle-même ou a-t-elle brisé son miroir ?

La caricaturiste ne travaille pas ses dossiers
Pour information de la polémiste paresseuse du gouvernement, Hervé Mariton a posté  un document directement sur le site de Mme Vallaud-Belkacem. Il  lui fait une fiche énumérant les propositions de l'UMP présentées lors de conventions dans le cadre des "Etats Généraux de la Reconquête" (fiscalité, autorité, travail), avec, à chaque fois, un lien qui permet d'obtenir les détail des propositions.
"Dans chacun de ces documents, vous trouverez des propositions de fond qui pourraient inspirer votre gouvernement à court d'idées. Bien loin des petites 'boîtes à outils' improvisées par le Président de la République qui semble dépassé par le nouveau monde en train de naître, l'UMP travaille pour construire un projet à la hauteur des attentes des Français et des défis du 21ème siècle", souligné le délégué général de l'UMP chargé du projet.