Le gouvernement socialiste récompense ses serviteurs au détriment de la dette publique
Valls donne l'exemple avec la promotion de son chef de cabinet à Matignon.
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Sébastien Gros, homme à tout faire de Manuel Valls,d'Evry à Matignon |
Valls recrée les prébendes ecclésiastiques en république laïque
Le premier ministre a nommé préfet hors cadre ce fidèle conseiller apporté dans ses bagages de sa mairie d'Evry, selon le compte rendu du Conseil des ministres publié mercredi.
Copinage socialiste
A 34 ans, Sébastien Gros, conserve ses fonctions à Matignon, en cumulant les nouveaux avantages de "préfet hors cadre, chargé d'une mission de service public relevant du gouvernement", "sur proposition du ministre de l'Intérieur", c'est-à-dire la complicité de Bernard Cazeneuve, selon le compte rendu.
Un préfet hors-sol
Cette promotion "hors cadre" dans "la préfectorale" signifie que le bénéficiaire n'est nullement affecté à un département, comme c'est le cas de la plupart des autres préfets.
Le chef du gouvernement de Hollande sait apprécier les capacités des serviteurs de l'Etat...
En tant que chef de cabinet à Matignon - fonction subalterne au poste de directeur de cabinet - Sébastien Gros veille notamment à l'organisation des déplacements du Premier ministre. Valls salue donc les hautes compétences de son protégé lors des deux épisodes marseillais, tirs de rafales de kalachnikov à son arrivée dans la cité phocéenne et huées de jeunes lycéens au lycée Victor Hugo...
Le privilégié est aussi un parachuté
Il fut un temps où Jospin, connaisseur en la matière, voyait en effet dans ces promotions une méthode d'entrisme.
Gros était déjà le chef de cabinet de Manuel Valls à Evry (2008-2012) avant de le devenir au ministère de l'Intérieur (2012-2014). Le voilà préfet disponible à toute mission de confiance -officielle ou officieuse- du pouvoir socialiste.
Et le conseiller de Valls est allé se faire élire conseiller municipal PS à... Nîmes (UMP) aux élections municipales. et au conseil communautaire Nîmes Métropole sur la liste de la députée PS et conseillère municipale Françoise Dumas (2012), Sébastien Gros a démissionné de ses fonctions électives. C’est l’écologiste Alain Fabre-Pujol, ancien premier adjoint de la municipalité Clary (PCF), qui prend la place du protégé de Valls.
Une carrière éclair faite de protections
Sébastien commença modestement avec un petit master professionnel en "administration du politique", mais devint Gros avec un master "Recherche en sociologie du droit", délivré à... Evry (Université d'Évry-Val d'Essonne), où précisément il a rendu de petits services au député-maire de la ville (2001-2012), au point de devenir également coordinateur de sa campagne pour les primaires de 2011.
Matignon se défend
"C'est une nomination qui vient confirmer un parcours administratif et politique", raconte-t-on dans l'entourage du Premier ministre qui ne peut pas faire moins. Sébastien Gros "a rempli des fonctions de hautes responsabilités auprès de Manuel Valls depuis plusieurs années, ce qui lui donne une importante expérience des institutions et de la haute fonction publique", insiste-t-on.
Il est par ailleurs "d'usage que le chef de cabinet du Premier ministre soit nommé préfet, si les conditions le permettent et que son parcours le justifient", se justifie-t-on encore à Matignon.
Sa rémunération à 5.162 euros bruts
-pour commencer et sans prendre en compte les années d'ancienneté- viendra se substituer, et non s'ajouter à celle de membre de cabinet.
Perd-il au change ?
A la demande de Manuel Valls, le socialiste élu au conseil municipal de Nîmes passe donc du statut de contractuel à celui, plus stable, de fonctionnaire. Une situation bien plus sûre et confortable, en cas de changement de Premier ministre, et à l'heure de... la retraite.
Pas de changement à attendre avec Hollande
Nicolas Sarkozy s'était vu reprocher la promotion de conseillers dans la préfectorale, tel Laurent Solly, nommé en 2012 à 36 ans, ou Brice Hortefeux, nommé en 1995 à 37 ans alors qu'il était au cabinet de N. Sarkozy, ministre du Budget.
Aujourd'hui, ils s'en prévalent pour continuer...
Ainsi, les chantres de l'exemplarité socialiste évoquent-t-il aussi le résistant et futur ministre Pierre Sudreau qui avait été nommé, à 32 ans seulement... après-guerre.
Mais, ils occultent les pratiques de Mitterrand et Jospin
Ces nominations de "faux préfets" ou de "préfets fantômes" se pratiquent depuis la création du corps par Napoléon 1er, en 1800. Cependant le général de Gaulle, assez strict avec tout ce qui touchait aux finances du pays et à la morale publique, y avait mis un terme.

Citons pour mémoire quelques-uns de ces préfets hors cadre célèbres dont les media militants taisent l'existence:
- Michel Delebarre : ancien ministre socialiste de Mitterrand pendant sept fois ministre de gouvernements de gauche et député-maire de Dunkerque, il n'avait pas des fins de mois difficiles, mais fut nommé préfet hors-cadre en 1983. Depuis le 25 septembre 2011, sénateur du Nord. Préfet en retraite depuis le 28 avril 2011. En 2005, il a été condamné dans le cadre de l'affaire des écoutes de l'Elysée et a été notamment reconnu coupable du placement sur écoutes de Jean-Edern Hallier.
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Sylvie Andrieux, ( fille de baron PS des BdR )
et Michel Vauzelle (Président PS de PACA) |
Le 8 septembre 2010, il est entendu comme témoin assisté dans l'enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur entre 2005 et 2007. Il est pourtant président de la Région PACA depuis 1998 et, à 70 ans, ne compte pas, dit-il, se présenter pour un quatrième mandat...
La mise en examen de Sylvie Andrieux, le 8 septembre 2010, n'y est peut-être pas étrangère, car Vauzelle est entendu comme témoin assisté dans l'enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par son Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur entre 2005 et 2007, dans le but d'acheter les services de responsables associatifs dans des quartiers populaires de Marseille où sa vice-présidente, S. Andrieux était candidate.
Ces faux préfets sont un scandale français qui bénéficie d'un habillage légal, un scandale qui serait inadmissible chez nos voisins comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne et auquel François Hollande pouvait -comme promis- mettre un terme pour réaliser des économies substantielles et d'un simple coup de trait.
Au son des trompettes médiatiques, le président Hollande avait baissé de 30% les rémunérations du Président et des ministres. En fanfare, mais une esbroufe, au vu du nombre de ministres resté élevé et malgré le coût de chacun d'entre eux, évalué par René Dosière, député apparenté PS, à 17 millions d’euros en moyenne, tout compris avec son personnel et ses locaux. Mais la moralisation de la vie politique promise par Hollande attend donc toujours, notamment l’arrêt des nominations de faux préfets...Un ou plusieurs faux préfets, chargés d'une soi-disant mission de service public relevant du gouvernement, peuvent en effet être nommés, de manière totalement discrétionnaire, chaque mercredi en conseil des ministres. Des hauts fonctionnaires qui reçoivent le titre de préfet sans avoir jamais exercé la fonction et sans avoir le moindre titre ou diplôme approprié au poste. Il suffit d'avoir rendu certains services ou d'un potentiel reconnu, un certain savoir-faire non reconnu par l'Université mais apprécié des politiciens, les rend aptes à rendre sur le terrain des services non officiels, voire sous-terrains...
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RépondreSupprimerbonjour
RépondreSupprimertrès heureux de retrouver pasidupes sur "ce" lien
guy muller
PaSiDupes est également heureux de ne pas vous avoir perdu dans ses allers et retours...
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