POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Ce blog est actuellement soumis à des difficultés "techniques" inédites en dix ans:
elles laissent augurer sa disparition prochaine,
"à l'insu de son plein gré"...

Accessoirement, grâce à la complicité active de quelques fidèles, je constate que
tous les articles comportant le mot 'Macron' en titre sont bloqués au compteur !

mardi 17 février 2015

Roland Dumas dérape à propos de l'épouse de juive de Valls

Et c'est Bourdin qui se ramasse !

Bourdin a-t-il poussé l'ancien diplomate à la faute?

Interrogé sur France 24, l'ancien ministre assume ce qu'il a dit sur RMC, sans le redire. Et emporté par la dérive générale des chaînes en concurrence pour l'audience par le buzz, symbolisée par l'accusateur public du tribunal révolutionnaire de France 2 (encore elle), Aymeric Caron, qui agresse les invités par ses questions en forme de sentenceJean-Jacques Bourdin, assure qu'il n'a fait que son "métier"...

Les incendiaires du PAF
Ce lundi après-midi sur France 24Roland Dumas cachait mal la satisfaction de celui qui n'est pas mécontent d'avoir réussi son coup en mettant le feu au lac, comme disent les Suisses. Aussi laconique que fut le "probablement" de ce proche de François Mitterrand, en réponse le matin même à Jean-Jacques Bourdin qui lui demandait sur BFM TV si Manuel Valls est "sous influence juive", a créé un scandale. Le journaliste a ainsi incité l'ancien président du Conseil constitutionnel à estimer que la femme de Manuel Valls explique son engagement supposé en faveur d'Israël. 
Le Premier ministre "a des alliances personnelles. Chacun sait qu’il est marié avec quelqu'un.... quelqu'un de très bien, je dirais, qui a de l’influence sur lui", a estimé l'ancien président du Conseil constitutionnel, avant d'être invité à préciser sa pensée.
Un dialogue étrange, pour ne pas dire indigne.
"Manuel Valls est-il sous influence juive ?" demanda Bourdin. "Probablement. Je peux le penser," confirma Dumas, avant d'ajouter, sentencieusement: "Tout le monde est sous influence."
Est-il "sous l’influence de sa femme", insiste celui qui, en ne faisant "que son métier" fait un drôle de métier, insinuant qu'Anne Gravoin est juive. "Pourquoi ne pas le dire ? C’est la réalité", rétorque le socialiste Roland Dumas.

R. Dumas a par ailleurs rejeté l'expression "islamo-fascisme" employée lundi matin par Manuel Valls.

A 92 ans, l'ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand ne regrette rien, et surtout pas ce qui s’est produit quelques heures plus tôt. D’abord, rappelle-t-il, "l’expression était dans la question" de Bourdin; il n’a fait que répondre par l’affirmative. 
Dans sa tête, la question se serait au passage transformée en "est-ce que Manuel Valls subit l’influence du gouvernement israélien ?', ce qui n'arrange pas le cas du socialiste et aggrave la responsabilité de l'hypocrite journaliste dont on n'imagine pas qu'il n'a pas prémédité les deux hypothèses. 

Le présentateur de France 24, Sylvain Attal, enfonce le clou, rappelant que la question suggérant la réponse incriminée était: "Manuel Valls est-il sous influence juive ?" Oui, enfin, "je pense que nous sommes dans un régime de libertés", enchaîne Dumas, lui-même sous influence, mais de l' "esprit Charlie"... Et de rappeler que "beaucoup de gens se sont mobilisés pour dire qu’on a le droit de dire ceci, on a le droit de dire cela. Eh bien moi, je le dis." Quoi ? Cette fois, pas de réponse: on ne l'y prend pas deux fois.

"Vous voyez de l’antisémitisme partout," accuse Dumas

A ceux qui l’accusent d’antisémitisme, il rétorque aussi :  
"Vous croyez que je suis le seul à penser et dire ce que je dis ? On me pose une question, si je réponds "bien sûr que non", personne ne me croira, et moi-même je ne me croirai pas."
Mais au présentateur de France 24 qui lui demande si, tout de même, on peut être juif sans être inféodé à Israël, il répond : "Bien sûr !" 
B. Gollnisch, JM. Dubois, R. Dumas, A. Soral, Dieudonné et Jany Le Pen

Quant à ses liens avec l’extrême droite, attestés par des photos de lui en compagnie de Dieudonné, Alain Soral et Bruno Gollnisch : "Gollnisch, je ne le connais pas." Et puis, sur ces photos : «Pourquoi vous remarquez toutes ces choses et pas d’autres ?"

Bourdin se donne le rôle du sondeur des reins et des coeurs

Quant à l’instigateur de l’affaire, Jean-Jacques Bourdin, critiqué pour avoir lui-même mis dans la bouche de Roland Dumas l’expression "influence juive", il a réagi auprès du site Puremedias.com en se retranchant derrière la conception nouvelle du "métier" : inviter pour piéger et buzzer... "Je l’ai poussé, je l’ai senti, je l’ai conduit. Je savais ses positions antérieures, mais je voulais qu’il le dise, qu’il se dévoile. Il n’est pas le seul à penser ça, d’autres le pensent aussi. Poser la question, ça ne veut pas dire que je le pense ! Mon rôle est de faire dire à celui qui est en face de moi ce qu’il pense.
Journalisme de confesseurs ou d'inquisiteurs ? 
Et le journaliste qui se flatte de sonder les puissants, comme Elise Lucet qui se décrit en femme "la plus redoutée", se dit serein vis-à-vis du CSA. 
Le régulateur de l'audiovisuel a en effet indiqué (sur Twitter !) qu'il "instruit un dossier" sur la question et devra trancher: au-delà du cas Bourdin, sur les nouvelles moeurs du journalisme des coupe-gorges. 

Dumas et Bourdin, "responsables, mais pas coupables"


"La question de Bourdin est inacceptable"
Sur LCI lundi matin, les deux invités de l'émission "Choisissez votre camp" s'en sont beaucoup davantage pris à Jean-Jacques Bourdin qu'à Roland Dumas lui même. "C'est un raccourci médiatique absolument honteux de la part d'un animateur", estime Sophie de Menthon, présidente de l'association Ethic et Chef d'entreprise. "C'est lamentable. C'est de la part de Bourdin que c'est scandaleux".

"Déontologiquement, la question de Bourdin est inacceptable", renchérit Maurice Ulrich, éditorialiste à L'Humanité. "C'est une question de pousse-au-crime. C'est Bourdin qui met le feu. On est dans une situation où les mots ont tout leur poids. On ne joue pas aussi facilement avec une phrase comme celle-là. Dire cela, ça renvoie exactement au climat des années 40."

Bourdin a également réagi sur les réseaux sociaux se flattant de sa vision du son métier. 
Une "recherche de la vérité contre toutes les langues de bois".


Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):