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samedi 16 mai 2020

Loi contre la haine en ligne, c'est du niveau des sex-tapes de Griveaux

LREM se saborde: gardez-moi de mes amis, quant à mes ennemis, je m'en charge !

La loi Avia contre la haine en ligne, "c'est comme si Benjamin Griveaux faisait passer une loi contre la pornographie en ligne" (Canteloup)



On notera que
Véran O. tombe sous le coup du harcèlement lié à l'apparence physique

S'adressant à Eric Ciotti au parlement, le carabin - qui sert à Edouard Philippe de ministre de la Santé - répond avec cynisme aux critiques de la destruction de masques chirurgicaux, dont les Français manquent cruellement, que l'ancien ministre de l'Intérieur ne proposerait pas lui-même les masques des stocks moisis du gouvernement à son "lapin nain":  ce choix de Macron laisse ainsi loin derrière la cyber-violence des réseaux sociaux.

Au bestiaire de la majorité présidentielle,
Véran au profil de tortue exigerait-il des photo-journalistes qu'ils ne diffusent que des gros plans ou des plans américains de sa personne. Motif: il a les pieds plats ! Et en marche, ça saute aux yeux rouges ou non...

mercredi 13 mai 2020

Une députée LREM accusée d’humiliations, de racisme et de sexisme

Nouveau cas de haineux pris en flagrant délit de haine 

Accusée d’humiliations, de racisme et de sexisme, la députée LREM Laetitia Avia veut judiciariser certains sentiments


D'anciens ex-collaborateurs annoncent qu'ils vont "déposer plainte" contre l' homophobie et les entorses au droit du travail de cette élue de la majorité.
Au moment où la députée LREM Laetitia Avia doit présenter mercredi son projet de loi de lutte contre la haine sur Internet, une enquête de Mediapart dévoile une face cachée de la députée LREM de Paris qui dénonce "un tableau mensonger" et annonce qu’elle va "déposer plainte pour diffamation".

La présentation de sa proposition de loi contre la haine sur Internet devait la mettre en lumière mercredi à l'Assemblée, mais la députée franco-togolaise, Laetitia Avia se trouve soudain piégée sous les projecteurs d'une affaire qui la montre sous son vrai jour. L'élue voit en effet son image sérieusement flétrie après la publication, mardi soir, d'une enquête de Mediapart, dénonçant des pratiques managériales illégales et un harcèlement moral qui viserait plusieurs ex-membres de son équipe.

Seulement cinq anciens collaborateurs ont accepté de témoigner, décrivant des "humiliations à répétition" au travail et des propos à caractère sexiste, raciste et homophobe tenus par l'élue. Un ancien salarié d'origine asiatique serait ainsi devenu le "bouc émissaire" de la députée xénophobe. L'enquête, étayée par de multiples captures d'écran de conversations privées, révèle des remarques faisant référence aux origines de son assistant : "ça sent le chinois" ou encore "Tu es un faux Chinois, tu ne maîtrises pas Mac".

Elue LREM sexiste et homophobe

 La députée LREM Laetitia Avia doit présenter mercredi son projet de loi de lutte contre la haine sur Internet.

Née à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), mais députée de la 8e circonscription de Paris (une partie du 12e arrondissement, comprenant les quartiers de Picpus et Bercy, ainsi qu'une partie du 20e arrondissement, la jeune avocate d’affaires (d'abord au cabinet Darrois Villey Maillot Brochier à Paris XVIe) bénéficiaire des conventions ZEP de Sciences-Po, est une "macronista" supposée mener de front un combat en faveur des droits des personnes LGBT, mais qui verserait en privé dans le sexisme et l'homophobie, toujours selon Mediapart. 

"On a voté l'amendement des PD", aurait-elle souligné dans une conversation écrite avec son équipe. Une homophobie qu'elle détourne sur Twitter, expliquant qu'elle reprenait ainsi les mots de son ex-collaborateur.
"L’amendement des pd" ? C’est l'expression qu'utilisait mon ex-collab, lui-même homosexuel, pour désigner cet amendement que j'ai soutenu. J’ai repris ses mots dans un message sans imaginer qu’il puisse être détourné. Ce détournement heurte, j'en suis conscience et désolée." 



Avia adresserait aussi des remarques et insultes sexistes à ses collègues députées de peau blanche

Plusieurs ex-assistants parlementaires témoignent :  "Elle insulte souvent les députées qu'elle n'aime pas de 'pute'", révèle à Mediapart, Nicolas, l'un de ses anciens collaborateurs. 
http://www.letribunaldunet.fr/wp-content/uploads/2020/01/batman_and_the_penguin_supanova_2014.jpgAinsi compara-t-elle un jour Aurore Bergé au personnage du Pingouin dans Batman, le défi, ou commentant, un autre jour, la longueur de sa robe sur le plateau de Thierry Ardisson.

"Parfois, elle se moque du physique de certaines militantes de sa circonscription, mais aussi de membres de l'équipe quand ils ne sont pas là. L'un est trop gros, l'autre s'habille mal", souligne Benoît, un de ses ex-assistants.

Un comportement de colon esclavagiste

Les cinq anciens assistants parlementaires dénoncent des pratiques managériales harassantes. 
"Avia, c'est un système qui vous broie", assure William qui a travaillé pour l'élue pendant plus d'un an. "Travailler pour elle, c'était être sollicitée de 7 heures à 1 heure du matin. Même le week-end.", abonde une autre ancienne assistante, suggérant que lorsqu'un député de la majorité martèle qu'il est "au travail", c'est de ses équipe dont il parle.

Libération révèle d'ailleurs que, parallèlement, Laetitia Avia a exigé de son attachée parlementaire de rentrer à Paris de son confinement dans le Gard durant l'épidémie de coronavirus en 2020  pour... du télétravail. La députée LREM nie l'avoir "forcée " mais, le mercredi 1er avril 2020, sa collaboratrice dénonce une situation "injuste et irrationnelle".

Laetitia Avia a condamné sur Twitter des "accusations mensongères et incohérentes"

Quelques heures seulement après la publication de l'enquête, elle menace de "déposer plainte pour diffamation".



"Avia, c'est une gamine de 4e B (34 ans et immature, comme d'autres seraient des "déséquilibrés] au collège qui n'a pas grandi et pour qui la vie est une cour de récré [en Seine-Saint-Denis]. Mais ça peut faire très mal quand c'est vous qui êtes ciblé", témoigne un de ses anciens collaborateurs. 

Cette élue  nie  les accusations, déclarant notamment qu'elle "ne tolère pas" le racisme, l'homophobie et le sexisme. "Je ne les tolère nulle part, y compris dans les cadres privés, y compris pour ce qui est considéré comme étant des blagues, qui ne participent en réalité qu'au racisme ordinaire", se défend cette avocate immature (cofondatrice de son propre cabinet baptisé A.P.E, spécialisé dans le contentieux des affaires et les fusions-acquisitions boursières), une de ces menteuses assumées quand il faut défendre Macron?.

L'élue Laetitia Avia a mordu un chauffeur de taxiEst-on autorisé à parler de cannibalisme la concernant ?

Laetitia Avia a eu une altercation avec un chauffeur de taxi, le 23 juin 2017, à Saint-Mandé, révèle le Canard enchaîné du 5 juillet 2017
Le chauffeur accuse la députée de l'avoir mordu à l'épaule à la suite d'un différend lié au paiement de la course
La mauvaise payeuse de la République en marche (LREM) voulait régler par carte bancaire, mais, évoquant un terminal hors service, le chauffeur souhaitait la conduire à un distributeur de billets.

Maî Laetitia Avia a avoué aux policiers avoir bien mordu le chauffeur, rapporte Le Canard enchaîné.


Des honneurs qui font gonfler les chevilles.

Après avoir rendu hommage à Simone Veil en préambule de son discours de politique générale, mardi 4 juillet, le premier ministre a longuement salué le parcours de Laetitia Avia, sans jamais citer son nom. En commençant son éloge, Edouard Philippe a évoqué "une femme qui, à la fin de l'été 2003, poussait les lourdes portes d'une grande école parisienne. Une jeune femme que rien ne prédestinait à entrer dans ce lieu." Le chef du gouvernement fait référence à Sciences Po Paris, que Laetitia Avia a intégré en passant par les célèbres conventions ZEP créées en 2001.
Ces accords permettent aux meilleurs élèves de lycées classés en Réseau d'éducation prioritaire ou en zone sensible d'intégrer la prestigieuse école via un concours spécifique. Ce qui était le cas des établissements fréquentés par la future députée lors de sa scolarité en Seine-Saint-Denis.

Instrumentalisée depuis le lycée pour défendre l'idée de diversité "chance pour la France", elle est choisie au début des années 2000 pour intégrer Science Po par le biais d'une convention éducation prioritaire, programme ZEP dont elle devient ambassadrice. 
En 2008, elle se voit attribuer un master en droit économique avec une spécialité en droit et régulation des marchés. Comme avocate, le cabinet Darrois la propulse secrétaire générale de la commission... Darrois sur les professions du droit et rencontre Macron. Bombardée parmi les "30 glorieux" par Europe 1 (groupe Lagardère: Paris Match, et Bruno Jeudy, et Le JDD et Hervé Gattegno), dans la foulée, elle peut ainsi cofonder co-fonde APE Avocats en 2016. Les Echos (groupe Les Echos-Le Parisien détenu par LVMH) la fait participer à La Relève...
En 2017, elle est l'invitée d'honneur de la remise des diplômes de Sciences Po...

jeudi 13 février 2020

Benalla, victime de discrimination à l'embauche à l'Assemblée

Richard Ferrand pratique-t-il le "contrôle au faciès" à l'entrée du Palais Bourbon ?

Le président de l'Assemblée a refusé l'accès de l'Assemblée au Franco-marocain Alexandre Benalla

Richard Ferrand a rejeté la demande de badge d'accès du député Joachim Son-Forget pour Alexandre Benalla (au service de Martine Aubry, ci-contre), dont il voulait faire l'un de ses collaborateurs. L'ancien conseiller du président de la République, et chaperon de l'épouse Macron, a réagi sur RTL.

"On est en train d'inventer un 'règlement Benalla'". Sur RTL, Alexandre Benalla crie au scandale depuis qu'il a pris connaissance du refus d'un badge par le président Ferrand qui lui aurait ainsi autorisé l'accès à la maison du peuple. 

Dans une note interne, le Palais Bourbon confirme en effet son "refus de délivrer un badge à Alexandre Benalla". Cette décision s'appuie "sur un point de réglement, à savoir qu'Alexandre Benalla a créé une entreprise oeuvrant dans le lobbying et l'influence, ce qui en interdit la fonction de collaborateur occasionnel permettant l'accès au site".

L'ancien conseiller du Président Macron conteste ce refus au faciès

"Les seules restrictions qui sont mentionnées dans le règlement intérieur de l'Assemblée nationale sont celles qui concernent les collaborateurs salariés. Moi la demande qui a été faite, c'est un badge d'accès. On appelle ça collaborateur bénévole, dans le cadre de mes fonctions au comité exécutif de 'Valeur Absolue' (le mouvement de Joachim Son-Forget, un ex-UDI-Agir qui a pris bouche avec Marion Maréchal-Le Pen)."

Alexandre Benalla "traité comme un coupable." Un arabe coupable ?


Or, depuis 2018, les contrôles au faciès contrôles discriminatoires de police ou de vigile - sont jugés comme du "racisme conscient ou inconscient"... Noirs et arabes seraient vingt fois plus contrôlés que les autres et Benalla, qui a modifié son prénom de naissance 'Maroine' en 'Alexandre', est né de parents marocains séparés, comme on dit en France quand le père est polygame.


Et il se trouve - coïncidence malencontreuse - qu'une enquête du ministère du Travail, confiée à des "chercheurs du CNRS", selon les uns, mais campagne de 'testing' menée par des "chercheurs de l’université Paris-Est-Créteil", selon les autres : tous choisissent quoi qu'il en soit une hypothèse de recherche), et basée sur 5.000 tests réalisés auprès de 40 sociétés, assure que les discriminations à l’embauche sont encore une réalité. Et de citer sept grandes entreprises épinglées, livrées à l'opprobre public (Air France, Accor, Renault, ou encore Altran, Rexel, Arkema et Sopra Steria… soupçonnées par le gouvernement français de "présomption de discrimination à l’embauche", elles ont fait part de leur "indignation" et mettent en cause la "méthodologie" utilisée.) L'Assemblée nationale ne doit-elle qu'à son statut d'institution républicaine d'échapper à la honte publique ?
Député des Français de l'étranger (représentant des Français de Suisse et du Liechtenstein), Joachim Son-Forget avait fait la demande pour un badge d'accès au palais Bourbon au nom de l'ancien garde du corps de Macron, car il veut en faire son assistant parlementaire. "J'ai déposé une demande pour l'avoir comme collaborateur bénévole, car il est impliqué dans mon parti", a justifié Joachim Son-Forget. Ancien de la macronie, en 2019, l'élu a créé son parti baptisé 'Valeur absolue'  après avoir quitté La République en Marche fin 2018 à la suite d'une polémique née de tweets jugés sexistes envers Esther Benbassa, sénatrice EELV.


Le député avait anticipé la décision. 
Alexandre Benalla est "traité comme un coupable", affirme l'élu d'origine sud-coréenne, 
Résultat de recherche d'images pour "Son-Forget marion marechal"comme Jean-Vincent Placé, arrêté en état d’ivresse une sombre nuit d'avril 2018 et démissionnaire de la présidence de l'UDE (Union des démocrates et des écologistes, soutien de Macron) ou Fleur Pellerin, ministre de la Culture de Hollande et écartée en 2016 sur des soupçons de prise illégale d’intérêts par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. 
"Moi, je suis un soutien du président et on me refuse le badge de mon collaborateur bénévole. Ça n'est pas normal". 

Joachim Son-Forget est d'autant plus irrité qu'il avait révélé avoir des "projets politiques" avec Alexandre Benalla : "On prévoit d'aller à la rencontre des gens dans les banlieues et les zones rurales. Oui, il est plus borderline que moi, mais on s'autogère".

mercredi 25 décembre 2019

Mais qu'à donc fait Sibeth Ndiaye pour détenir le record de menaces de mort au gouvernement

La police judiciaire saisie: par qui ? 

Des appels malveillants reçus par Sibeth Ndiaye ont motivé l'ouverture d'une enquête du Parquet

Pacifiques, mais pas trop...


"Depuis son entrée en fonction, les menaces de mort par courriers ou appels sont systématiquement signalés aux services de police", a mis en garde l'entourage de Sibeth Ndiaye, en retour.

Ndiaye, secrétaire d'Etat et porte-parole du gouvernement, exacerbe les mécontentements
Résultat de recherche d'images pour "Ndiaye et Schiappa"
Elle est ainsi devenue la cible préférée des opposants. Outre sa dégaine, ses tenues exotiques bigarrées et ses coupes de cheveux ethniques sont vécues comme autant de provocations pour les Français qui ne sont pas favorables au communautarisme agressif et au multiculturalisme arrogant qu'elle a décidé d'incarner, sans aucune considération des sensibilités du pays qu'elle n'a adopté qu'en 2016 (à 37 ans) - par opportunisme politique, le soutien au candidat Macron - , avec les restrictions blessantes de la bi-nationalité (sénégalo-française). 
A ces manières "rentre-dedans" et ces comportements de parvenue qui ne siéent guère au poste où elle est placée, Ndiaye ajoute une insolente propension à donner des leçons, à asséner des vérités qui n'ont d'autre fondement que la parole élyséenne, dont on sait qu'elle est tortueuse et ambiguë à souhait, offrant la possibilité au cynique de l'Elysée d'accuser ses contradicteurs d'incompréhension de sa "pensée complexe", absconse... 

Une jeune femme identifiée

Début décembre, plusieurs appels malveillants en provenance du sud de la France ont été recensés. Une habitante de l'Hérault, âgée de 30 ans, a été identifiée comme l'auteure d'au moins deux de ces appels adressés à la porte-parole du gouvernement. Dépendant de sa collègue Belloubet (qui semble absente depuis plusieurs jours et semaines au ministère de la Justice), le Parquet de Paris, qui avait initialement ouvert une enquête, s'est dessaisi au profit de Montpellier, d'où est originaire l'auteure présumée. Cette jeune femme connue des services de police a été convoquée. Son sort judiciaire n'est pas encore scellé. 

Dans la mesure où d'autres menaces ont été diffusées, l'enquête se poursuit. Elle aussi initialement confiée à la police judiciaire parisienne, elle a été reprise par le SRPJ de Montpellier.

L'exécutif concentre un nombre de menaces inégalé depuis deux ans et demi

Comme le président de la République, les membres du gouvernement d'Edouard Philippe font l'objet de menaces en tous genres. Les femmes sont particulièrement visées, non pas du fait de leur genre, mais plutôt de leur absence de retenue: sans doute pensent-elles que les associations féministes et leurs campagnes accusant les hommes de harcèlement en tout genre leur autorisent tout. 

Résultat de recherche d'images pour "Ndiaye et Schiappa"
Ce n'est pas un hasard si la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes d'abord et les hommes a reçu des menaces d'un homme, cette fois, poursuivi et reconnu coupable de provocation au crime ou délit par voie électronique contre Marlène Schiappa, bien que non suivie d'effet, en septembre dernier.  Le tribunal correctionnel de Compiègne avait condamné cet habitant de l'Oise à 150 euros de dommages et intérêts et 600 euros pour les frais d'avocat, après des menaces de mort postées sur un compte Facebook dévolu aux Gilets jaunes.

Ces deux dames pratiquent le "womansplaining" dont elle condamnent l'équivalent masculin, le "mansplaining". 
Résultat de recherche d'images pour "le fight club feministe"
Il s'agit d'une notion folle - évidemment née dans le cerveau de bobo-intellos aigries, issues d'universités américaines -, et importée par leurs homologues européennes tout aussi perchées et en souffrance dans leur relation aux hommes. Paternalisme archaïque détourné contre l'époux machiste ou le collègue de travail sexiste, et tout inconnu du genre opposé qui leur déplaît par nature, le 'mansplaining' est une accusation de perversité faite aux hommes en tant qu'espèce pour leur tendance à expliquer aux femmes quelque chose qu'elles savent nécessairement déjà. 

Le temps est moins que jamais à l'égalité entre les genres. 
Et ces deux drôles de dames relancent la guerre des sexes qui s'était tue. Elles l'ont rallumée, pensant chacune dans son style participer à une sororité de combat, dans le sillage des Américaines et pour exister: il est inutile de dialoguer, messieurs : ces femmes "branchées" (sur les USA, en tout cas) savent tout et tenter de les sociabiliser ou de les rassurer sur leurs compétences et leur féminité est vécu comme une agression.  
Les coups partent et les cris d'orfraies retentissent de l'Oise à l'Hérault...

samedi 9 novembre 2019

"Contre-tribune" : 101 musulman(e)s clament leur opposition au port du voile

"Voiler les femmes, c'est stigmatiser leur présence dans l'espace public" 

101 musulman(e)s affirment que le voile n'est pas un pilier de l'islam

L'équipe d'Iran pose avec le voile avant de déclarer forfait lors de son match face à la Jordanie, le 3 juin 2011.
Equipe féminine d'Iran avant de déclarer forfait
pour son match face à la Jordanie, le 3 juin 2011



Pour affirmer leur respect du principe républicain de laïcité en France,ils ont signé une tribune dans le magazine Marianne, le 22/10/2019, en réponse à la lettre ouverte véhémente publiée dans Le Monde par 90 personnalités qui appelaient à stopper la haine [sic] contre les musulmans.
"Les auteurs de "la tribune des 90" parue dans Le Monde [parmi lesquelles le comédien Omar Sy, la réalisatrice et compagne d'Adèle Haenel Céline Sciamma, la sociologue marxiste et féministe Christine Delphy, la boxeuse franco-malienne Aya Cissoko, le sociologue militant d'extrême gauche et signataire d'une précédente tribune... "Contre la pénalisation du harcèlement de rue" Eric Fassin, la cofondatrice de l'association antiraciste et féministe Les Indivisibles (qui soutient l'"intégrisme religieux", selon Caroline Fourest), Rokhaya Diallo…] demandent à Emmanuel Macron de condamner l’"agression" (interpellation par un élu) d’une accompagnatrice scolaire arborant le voile islamiste et venue avec de jeunes enfants d'âge primaire -moins de 10 ans- de Belfort à Dijon au... Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté], ont été mus par la volonté de combattre la stigmatisation et l'amalgame. Démarche qui part d'un bon sentiment. Cependant, nous affirmons ici que c'est bien le voile qui stigmatise les femmes". "Nous nous désolons de voir ces 90 Français faire l'amalgame entre "des" musulmans orthodoxes obsédés par le corps des femmes, et "les" musulmans tout court." 
Voile islamiste: 101 musulmans de France dénoncent « Le voile est sexiste et obscurantiste »Dans le magazine, les signataires observent que "notre pays se déchire depuis trente ans au sujet du port du voile de certaines Françaises de confession musulmane", observant que "ces femmes sont de plus en plus nombreuses, tant l'influence des prédicateurs extrémistes est très forte". Ce que nient les 90 signataires (parmi lesquels, citons encore Marina Foïs, Mathieu Kassovitz et Géraldine Nakache, l’animatrice Alessandra Sublet, la réalisatrice Tonie Marshall, les artistes DJ Snake, Nekfeu, Hakim et Mustapha Amokrane (du groupe Zebda), l’ancien footballeur Vikash Dhorasoo, l’universitaire Pascal Boniface, les sociologues Zahra Ali et Sylvie Tissot, l’humoriste Guillaume Meurice, ou encore la députée La France insoumise Danièle Obono…)
En tant que "Français de culture ou de confession musulmane, humanistes, progressistes et féministes", ces 101 personnes ont décidé de  "prendre la parole publiquement". "Il est grand temps que nos compatriotes sachent que le port du voile ne fait pas l'unanimité, chez 'les' musulmans", affirment-ils, ajoutant qu'il "ne relève pas du culte, contrairement au jeûne du ramadan ou aux cinq prières quotidiennes".

"Le sexisme et la diabolisation du corps des femmes sont contraires à nos idéaux"

"Le port du voile est le signe ostentatoire d'une compréhension rétrograde, obscurantiste et sexiste du Coran," affirment-ils "haut et fort". 
"Voiler les femmes, c'est stigmatiser leur présence dans l'espace public. Faire d'elles des citoyennes assignées à la scandaleuse identité de "subordonnées au désir supposé des hommes", ajoutent les signataires. 
"Or, notre beau pays lutte pour aller vers toujours plus d'égalité entre les sexes. Le sexisme et la diabolisation du corps des femmes sont contraires à nos idéaux".
LIRE PaSiDupes - "L'humoriste Belattar menace le ministre de l'Education de Macron : Macron fait la sourde oreille : "Si j’étais lui, j’éviterais de mettre les pieds dans le 93", lance l'islamiste à son ministre, impunément "

Les signataires ajoutent avoir décidé de faire désormais entendre leur voix.
Résultat de recherche d'images pour "France musulmanes voilées"
Le voile est un pilier de l'islam politique
"Les événements [les] obligent à prendre [leurs] responsabilités". "Nous ne pouvons plus rester spectateurs lointains et désabusés d'un débat qui a tant d'importance", ajoutent-ils.

Ils demandent à leurs concitoyens de soutenir "les Françaises et les Français de confession ou de culture musulmane qui se battent contre cette terrible vague néoconservatrice, venue des pays du Golfe arabo-persique, il y a 30 ans". 

Ils souhaitent enfin que ne soit plus confondus "CES musulmans orthodoxes, qui prônent le sexisme par le port du voile, réflexe bien plus identitaire [et politique] que religieux, avec tous LES musulmans".

lundi 28 octobre 2019

Terrorisme islamo-politique: la philosophe Sylviane Agacinski, censurée à... l'université !

La macronie constate le nouveau visage du fascisme universitaire et reste les bras ballants

Le nouveau visage du stalinisme universitaire n'est pas que marxiste

Michel Eyquem de Montaigne fut sans doute le premier penseur à ébranler l’ethnocentrisme spontané des cultures humaines à travers la remise en cause du concept de barbarie. Raison pour laquelle il est plus que légitime de voir son nom accolé à celui d’une université. Mais sans doute l’homme des Essais, le sceptique horrifié par les guerres de religions, serait-il effaré de voir le spectacle qui s’est joué le jeudi 24 octobre à l’université Montaigne de Bordeaux. Ou plutôt qui ne s’est pas joué, puisque la conférence prévue autour de la « reproductibilité technique » de l’être humain a été annulée au motif que des groupuscules avaient promis d’empêcher sa tenue « par tous les moyens ». Le syndicat «Solidaires étudiant-e-s Bordeaux», les associations GRRR, Riposte trans, Mauvais Genre-s et WakeUp! sont, certes, des organisations croupion, mais il se trouve que leurs menaces [comme nombre de celles proférées par les minorités agissantes et talons d'Achille des démocraties] font peser un risque tel que la direction de l’Université ne s’est pas considérée en mesure « d’assurer pleinement la sécurité des biens et des personnes ». [Ma macronite est contagieuse : on est dans le fief de Juppé !]

CLIMAT DE TERREUR

Des petits groupes radicaux faisant peser un climat de terreur pour imposer leurs vues et faire taire les opposants, cela porte un nom : cela s’appelle des milices fascistes. [Et Darmanin qui ne se dresse même pas sur ses ergots pour annoncer l'arrivée de le "peste brune"?] A ceci près que celles-là jouissent d’une mansuétude infinie de la part de certains milieux politiques et médiatiques dans la mesure où elles prétendent incarner le Bien. Qui oserait le contester ? La lutte contre toute forme de discrimination, qu’elle soit sexiste, raciste ou homophobe, est l’horizon de ces démocraties contemporaines qui ont abandonné toute idée de progrès social et d’émancipation collective, et toute idée, même, de dépassement de soi par le savoir et la délibération intérieure, qui était le projet de cet humanisme dont Montaigne est l’incarnation [Plus sûrement que par les media, l'acculturation de la jeunesse est véhiculée par l'école et l'université, comme l'islamisme l'est moins par les prisons que par leurs imams incontrôlés ces mêmes media sous tutelle idéologique, clones des annonceurs, mais aussi des politiques tièdes et frileux que la vertu embaume avant l'heure].
LIRE AUSSI : Sylviane Agacinski sur la PMA : "La biomédecine est mise au service des marchés qu'elle génère"

En l’occurrence, les arguments de ces associations sont parfaitement assumés : Sylviane Agacinski serait une « homophobe notoire » à laquelle il serait « dangereux et inconscient » d’offrir une « tribune » dans un contexte « d’homophobie et de transphobie décomplexées (médias, manifestations anti-PMA, agressions, refus de la PMA aux personnes transgenres…). » Oui, le refus de la PMA aux personnes transgenres est, pour ces sympathiques étudiants, une preuve de l’homophobie généralisée qui gangrènerait la société française. Peu importe que tous les sondages d’opinion prouvent un progrès majeur des mentalités et que l’agression d’une transexuelle soulève des vagues d’indignation. Le réel n’a aucun importance, seules valent les pétitions de principes qui permettent de justifier la poursuite du combat contre la bête immonde. Et l’on peut traiter d’« homophobe notoire » (notoire pour qui ? selon quels critères ?) une philosophe qui a défendu le Pacs et le mariage pour tous… En résumé : le racisme, l’homophobie et le sexisme ne sont pas des opinions mais des délits. On ne doit pas les laisser se répandre. Il suffit donc d’accoler les adjectifs « raciste » ou « homophobe » à quelqu’un pour avoir légitimement le droit de le faire taire.

DÉFENDRE SON CAMP, FAIRE TAIRE L'AUTRE

Élément significatif de l’état du débat public en France : ceux qui se sont élevés contre la terreur intellectuelle imposée par les activistes de Bordeaux sont [seraient] avant tout des gens de droite, opposés à l’extension de la PMA aux couples homosexuels. François-Xavier Bellamy, Valérie Pécresse, le Figaro ou le site Atlantico… L’indignation vient-elle d’un refus du terrorisme intellectuel ou du fait que, ces derniers temps, il semble émaner toujours du même camp ? On aurait aimé entendre les défenseurs farouches de la PMA pour toutes s’insurger contre ces méthodes d’intimidation. Comme on aimerait être sûr que ceux qui dénoncent aujourd’hui ce terrorisme défendraient avec la même vigueur le droit d’un de leurs adversaires idéologiques à s’exprimer. Mais la radicalisation des opinions met en danger la capacité même des uns et des autres à entendre des discours contradictoires. On défend son camp. Et l’on fait taire l’autre. Au nom du Bien. Parce que l’autre incarne le mal [caricatures et amalgames manichéens, primaires mais efficaces]. Il se trouve qu’actuellement, ceux qui se croient le plus farouchement détenteur de ce Bien sont les tenants d’un progressisme dévoyé qui abîme les plus belles causes, le féminisme, l’anti-racisme et la défense des droits des homosexuels [c'est notre sujet, mais on peut toutefois imaginer de plus belles causes que celles-là !].

Il est particulièrement inquiétant de constater que les universités sont les lieux privilégiés de ce terrorisme intellectuel. Sylviane Agacinski, pour les positions qui sont les siennes, ne pourrait plus enseigner à l’EHESS [pourtant un repaire de gauchistes]. Et nombreux sont les professeurs obligés de mesurer chaque mot pour éviter d’avoir à affronter une cabale [et un procès!]. Les universités, temples dédiés aux savoirs, à leur élaboration et leur conservation, lieux de la disputatio médiévale, c’est-à-dire de la controverse argumentée, ont semble-t-il abandonné, au tournant du XXIème siècle, ce qui faisait leur vocation. Comment expliquer ce naufrage ?

L’état d’esprit qui règne dans les universités françaises n’est que le résultat de l’importation de ce qu’on pourrait appeler le « minoritarisme » américain [on lui doit notamment le féminisme]. L’organisation de la société en communautés appelées à faire valoir leurs « droits » contre un état considéré comme l’émanation d’une majorité forcément oppressive [résurgence du marxisme et du totalitarisme dont André Breton est un modèle dans la littérature et les arts], conjuguée à un individualisme faisant de la subjectivité de chacun la mesure absolue de toute chose aboutit à la destruction de tout espace social. Les savoirs universitaires ne sont plus considérés que comme une opinion imposée par cette majorité, à laquelle on peut opposer toute autre opinion [rien de nouveau sous le soleil : au totalitarisme marxiste succèdent à l'Université les dictatures de l'écologie et des genres]. Jusqu’à ce que, ultime étape, toute expression attribuée à la supposée majorité, toute manifestation, même, de l’idée qu’il pourrait exister une majorité, devienne inacceptable. L’extension des droits individuels ne souffre aucune contestation puisqu’elle est en fait une juste réparation de l’oppression séculaire [parallèle évident avec l'anti-colonialisme révolutionnaire des quartiers agités par des imams, mais aussi des "personnalités" du monde du spectacle (Omar Sy émerge parmi eux) qu'on voit davantage sur les écrans ou à Los Angeles - où Sy possède une luxueuse propriété, d'une valeur de 3,1 millions d'euros - qu'à Trappes]. De sorte qu’il ne peut exister de juste mesure. Cette extension ne peut être qu’infinie, et quiconque émet des doutes sur un point ou un autre est un ennemi du Bien.
Sylviane Agacinski, philosophe et ancien professeur à l’EHESS, proche de Jacques Derrida, qui fuit les polémiques de plateaux télé et préfère le temps long de la réflexion, devient [est présentée comme] l’équivalent d’un Zemmour. Il n’y a pas à argumenter face à elle mais à la faire taire. A caricaturer sa pensée comme le fait de façon effarante le communiqué de presse des associations de l’université de Bordeaux [intellectuels ou bien usurpateurs cooptés ?], qui transforme une analogie en comparaison et affiche une incapacité à intégré toute forme de nuance.

Le mouvement qui s’est enclenché sous l’effet de la globalisation culturelle gagne l’ensemble des sociétés occidentales. Cette conception minoritariste (que nous avions analysée avec le journaliste Jean-Michel Quatrepoint dans un ouvrage intitulé 'Délivrez-nous du Bien'), par son refus de l’universalisme et son obsession identitaire, est une remise en cause absolue de l’humanisme et des Lumières.

Elle [globalisation culturelle] gagne dans l’indifférence générale toutes les facultés de sciences sociales, endoctrinant à coup de concepts vides les étudiants qui sortent du lycée vierges de toute structure intellectuelle. Jusqu’au moment où l’idée même de débat contradictoire fondé sur des arguments rationnels aura sombré, effaçant plusieurs siècles d’histoire de la pensée. Tout cela horrifie les citoyens lambda. Mais les décideurs, ceux qui, dans les milieux politiques et médiatiques, ont la parole, se gardent bien de prendre leurs responsabilités [c'est ce qui caractérise la macronie]. Trop peur d’être la cible de la prochaine cabale, d’être classé dans le camp des réactionnaires, d’être accusé d’avoir basculé à l’extrême droite. Il serait plus que temps de refuser à ces inquisiteurs et à leur affidés le droit de définir au nom des citoyens le progrès et le bien commun.

Cet article de Marianne publié le 27/10/2019 est dû à Natacha Polony
(les commentaires personnels sont entre crochets et seuls les titres ont été modifiés)