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mercredi 29 mai 2013

Arrestation du terroriste musulman de La Défense

Un homme converti à l'islam aurait reconnu la tentative d'assassinat d'un militaire en mission 

Alexandre D., 22 ans, suspect de la tentative d’assassinat du militaire samedi à La Défense, a été arrêté 
ce mercredi à 6h10 devant le domicile de l’une de ses amies à La Verrière (Yvelines). Ce Français originaire de Trappes et converti à l’islam en 2009 "à la fin de sa minorité", a "agi au nom de son idéologie religieuse contre un représentant de l’Etat", ce qui relève de l’incrimination terroriste, selon le procureur de la République de Paris, François Molins.


L’exploitation des films de vidéo surveillance du centre commercial des Quatre Temps et de la RATP à la Défense ont permis de voir "ce garçon" (Libération) faire
"une prière musulmane" dans un espace commercial, soit huit minutes avant l’attaque. Il se jette à 17h54 sur un soldat en patrouille Vigipirate et l’agresse par derrière, "en lui plantant dans le cou un couteau de type Laguiole", "ne sectionnant pas d’élément vital". Par chance, la blessure a valu " dix jours d’ITT" seulement à ce jeune militaire, Cédric Cordiez, 23 ans.

Les images montrent "une volonté évidente de tuer ce soldat", précise le procureur  : "Il n’hésite pas à porter plusieurs coups avec une détermination impressionnante", puis se perd dans la foule et la confusion. Il abandonne sur place "le pull qu’il portait noué autour de la taille" et que certains avaient pris pour une djellabah. Dans un sac également retrouvé sur place on a trouvé "une bouteille de jus d’orange, un couteau et un étui de couteau vide", l’étui de "l’arme blanche" qu’il a utilisée contre sa victime.



 "Prière musulmane huit minutes avant l'agression"...

Bonnet blanc de salafiste
La videosurveillance que le PS a combattue a joué son rôle

Les enquêteurs de la brigade criminelle de la PJ de Paris remontent alors la piste de la canette de jus de fruit "achetée à 16h44 dans un magasin du centre commercial, en même temps que deux couteaux Laguiole". La conserve a révélé l’ADN d’Alexandre D. enregistré au fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) pour des petits délits commis lorsqu’il était mineur. 
Identifié dès dimanche soir, le marginal qui n’a "pas de domicile régulier" ne se trouvait ni chez ses parents à Trappe, ni chez l’amie qui l’héberge parfois à Verrières, ni chez d’autres connaissances. La police judiciaire de Paris, notamment l’antigang, en planque sur tous ses points de chute possibles, l’a interpellé ce matin devant chez l’amie qui n’a "a priori aucune implication dans les faits" et "ne savait pas qu’il était recherché". 
"Si l’on en croit le procureur", écrit Libération qui a plutôt tendance à croire les délinquants, Alexandre D. "a reconnu les faits". Lorsque les policiers l’ont interpellé dans la rue, il leur a lancé : "Je sais pourquoi vous êtes là."

Libération retient qu’il s’agit "d’un jeune homme à la dérive" 
Le quotidien socialiste cite ainsi Christian Flaesch, directeur de la PJ de Paris, qui a pourtant expliqué que s'il estsans emploi, il est néanmoins issu "d’une famille qui paraît tout à fait honorable", laquelle a été auditionnée ce matin au 36, Quai des Orfèvres. 

Né le 30 mai 1991 et connu de la police,
il n’avait pas de condamnation à son casier judiciaire mais plusieurs rappels à la loi: un vol avec violence, un port d’arme prohibée et une violation de domicile... Il a fait l’objet d’un suivi éducatif par un juge des enfants notamment "pour refus de l’autorité parentale", a précisé le procureur. 
Il a été contrôlé en 2009 comme militant lors d’une prière de rue, et a été signalé à la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). La fiche d’Alexandre D. ne mentionnait que "ce point",  a souligné de son côté le patron de la PJ : "A part cette prière de rue (en fait, plusieurs), il n’y a pas d’autre élément pouvant laisser croire à sa dangerosité, mais il pratiquait un islam "rigoriste"  (fondamentaliste, ce que Libération ne répugne pas à identifier s'agissant de catholiques) et appliquait les préceptes." En clair, un musulman fanatique qui refusait de cotoyer les femmes. 

Polémique sur la tentative de minoration
 du fanatisme du terroriste
Salafiste affiché

Pacifique au point de porter le jihad tout seul, prémédité, un samedi après-midi à la Défense contre un soldat français ?
Pourtant, d'après Le Monde, la Sous-direction de l'information générale (SDIG, les ex-RG) des Yvelines a dressé, le 20 février, une note détaillée sur la dérive du jeune homme
Des voyages à l'étranger, comportement étrange, rupture familiale... sont notamment évoqués. Mais le bureau de liaison avec la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, chargée des radicaux), n'ont pas donné suite, selon le quotidien du soir.
L'imam de Trappes n'a-t-il rien remarqué ?
L'islamiste avait communiqué sa volonté de rejoindre ses frères en Palestine. Etait-il politisé?


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