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vendredi 2 novembre 2018

Le président Macron doit-il publier son bilan santé ?

"Je n’ai pas perdu de forces," assure-t-il : alors pourquoi ce congé surprise pour "convenances personnelles" à Honfleur ?

Le peuple a le droit de savoir pourquoi l'exécutif est absent, si tout va bien Mme la Marquise

Qui gouverne en l'absence de Macron et Philippe ?
Le Premier ministre Edouard Philippe entame ce vendredi 2 novembre un déplacement de trois jours au Vietnam, pour un voyage mémoriel sur le thème de la guerre d’Indochine avec un passage à Diên Biên Phu, lieu de bataille et défaite, alors que le président Macron resserre ses liens familiaux au bord de la Baie des Fleurs.  Après le temps perdu au remaniement-bidon du gouvernement, qui fait tourner l'exécutif ? Ce benêt prétentieux de Griveaux ?...

Dans le même temps, le président de la République passe la Toussaint en Normandie, un séjour "à titre privé" et aux frais du couple Macron, précise l’Elysée, sur la défensive, face aux faiblesses de son locataire. La fragilité du chef de l’Etat a tellement stupéfait que le convalescent s’est offert un petit bain de foule après avoir déjeuné au Bistro des Artistes dans la vieille ville, tout un symbole s'agissant de celui qui prétend créer un "nouveau monde".

Le couple à Honfleur, visages fermés
Interrogé par les journalistes de savoir s’il était surmené, comme l’ont sous-entendu plusieurs de ses proches, voire malade, Emmanuel Macron a balayé tout coup de pompe, en dépit de photos alarmantes. 
"Je ne lâche rien; je suis simplement, comme tous nos concitoyens, ,attaché à l’équilibre de ma famille et aux habitudes que nous avons", a-t-il expliqué laborieusement au micro de BFMTV, récitant une phrase visiblement préparée. 

"Cela fait plus de 20 ans que je viens dans ce même café et je continuerai à le faire," a-t-il lancé, défiant. J’étais là quand je faisais campagne, j’étais là l’année dernière, je continuerai à l’être," a-t-il martelé. 

A-t-il besoin de reprendre des forces ? "Je n’en ai pas perdu, rassurez-vous. Je suis toujours au même rythme, mais comme je vous le dis, j’ai mes habitudes avec ma famille et j’y tiens", a-t-il répété, ressassant les mêmes arguments.

Une courte apparition pour faire taire les rumeurs alarmistes

C'est ici que Macron est en "arrêt maladie",
sans aucun jour de carence
Un peu plus tôt, l’Elysée avait lâché le morceau : le président "réside à Honfleur dans un hôtel où il se rend depuis de nombreuses années"
D’après le quotidien Ouest-France, Brigitte et Emmanuel Macron résident à la Ferme Saint-Siméon, un hôtel cinq étoiles dans une auberge normande du XVIIè siècle, qui propose des chambres de 360 à 1 205 euros la nuit (pour la suite avec vue sur mer). L'ensemble de l'hôtel a-t-il était privatisé ? 

Emmanuel Macron venait d'accorder un entretien qui interloque les spécialistes.
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Endormi ou prostré ?
Par le biais de Ouest-France, il alerte en effet sur le fait que l’Europe vivrait une situation comparable à celles des années 1930. Des propos qui sacrifient à la formule éculée évoquant les "heures sombres de notre histoire" et destinée à susciter des peurs anciennes et entretenues par la gauche manipulatrice.
A quelques mois des élections européennes, le chef de l’Etat appelle ainsi les citoyens à "être lucides" et à "résister" à ce retour en arrière. Une pression anti-démocratique du pouvoir sur le débat de la campagne rappelant précisément des "procédés de l'ancien monde"...


Mais le "maître des horloges" a perdu la notion du temps

Le surmenage et l'épuisement l'ont amené à un lapsus qui confirme un état de santé délabré.
Seule la presse satirique a relévé cet égarement:

Peut-être est-ce un montage, selon les fact-checkers de l'info...

Macron doit-il publier son bulletin de santé ?
Résultat de recherche d'images pour "bilan de santé"
Brigitte a-t-elle failli à son devoir
de contrôle du petit par un pédiatre ?
Seuls les candidats François Fillon, François Asselineau et Benoît Hamon s'engagèrent à publier des bulletins de santé réguliers. 

Quatre candidats émettaient quelques réticences: Marine Le Pen (FN) s'engagea à la transparence sur sa santé si elle accédait à l'Elysée, mais seulement en cas de "maladie grave" qui pourrait "l'empêcher d'exercer son rôle". 
Sur la même ligne, Nicolas Dupont-Aignan promettait "un examen médical complet" qui vérifie sa "capacité d'exercer (ses) fonctions", mais jugea que la santé du président doit rester une affaire privée "tant qu'elle ne pose pas de problème majeur".
Le candidat d'extrême gaucheJean-Luc Mélenchon ('La France insoumise') ne diverge pas de ses rivaux qu'il classe à l'extrême droite : "la transparence ne doit porter que sur les informations ayant un impact sur l'exercice de la fonction présidentielle".
Jacques Cheminade, 76 ans, alors, promettait de donner "l'information nécessaire", jugeant que la santé d'un président de la République "appartient à la Nation".
Emmanuel Macron, 40 ans et dans la force de l'âge, revendiquait déjà le droit au "secret médical", mais promettait de rendre publique "toute information susceptible d'avoir des conséquences quant à (sa) capacité à diriger le pays". L'heure est venue, s'il déraille sur quelques mots appris par coeur.
Le plus jeune avait-il déjà quelque chose à cacher ?

jeudi 31 décembre 2015

Le vent de la révolte souffle sur l'Etat-PS: la cacophonie est à son comble et le PS au bord de l'implosion

Hollande envoie le poseur de bombes Valls en opération déminage  
Les bras cassés de l'exécutif mettent le chaos dans les rangs de la majorité
Valls, l'oeil droit
 morne, voire mort
Les contradictions et les règlements de comptes ont déjà volé en escadrille pendant les deux ans de Jean-Marc Ayrault à Matignon. L'une des missions de Manuel Valls était de remettre de l'ordre dans le gouvernement. La méthode pour imposer la nouvelle ligne et s'y tenir consiste depuis à mettre tout le monde au pas, du sol au plafond, du gouvernement aux parlementaires de la majorité. Des coups de balais ont chassé les autonomistes Arnaud Montebourg, Delphine Batho, Aurélie Filippetti et Benoît Hamon et donné le ton d'un serrage de boulons qui épargna Christiane Taubira. Cette bande des quatre n'était que les premiers sacrifiés, visibles et spectaculaires, à l'autoritarisme en marche du pouvoir...
Sans doute sa couleur de peau aurait-elle été un mauvais signal dans une majorité, qui stigmatise la "race blanche" dans la bouche du président de l'Assemblée nationale, et aussi dans un pays totalement orienté vers la diversité, les migrants ou la menace du terrorisme islamiste, mais ce travail mal fait ancra définitivement l'image forte de faiblesse originelle d'un pouvoir qui se donne par le seul verbe l'illusion de gérer, mais ne trompe personne, pas même les hommes du rang, comme le révèle maintenant la bronca des élus et militants suscitée par un pouvoir socialiste porteur d'un projet de droite sur la réforme constitutionnelle introduisant la déchéance de nationalité...  

Le courroux Royal

Pas de trêve des confiseurs: la cacophonie gouvernementale bat son plein. Le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a signé mardi le renouvellement pendant six ans de l'autorisation, donnée à la société Alteo, de rejeter des boues rouges au cœur du Parc national des Calanques, dans les Bouches-du-Rhône.

Quinze jours après la tenue de la COP21 à Paris, dont on n'a cessé de nous dire qu'elle a été un succès -moins pour les décisions prises et applicables que pour une prise de conscience mondiale-,  les dangers du réchauffement climatique et de la pollution généralisée restent entiers, mais les hypocrites au pouvoir n'ont pas tardé à balayer les urgences du début du mois.

Ségolène Royal a eu un coup de sang. "L'ordre est venu du Premier ministre au préfet, direct," a-t-elle accusé. Et s'est désolidarisée: "Je désapprouve cette décision, je n'ai pas du tout changé d'avis : je pense que c'est une mauvaise décision qui est essentiellement suscitée par le chantage à l'emploi." Royal n'a que faire des demandeurs d'emploi et pilonne donc le Premier ministre. Il ne lui arrivera rien: la numéro trois du gouvernement est la mère des enfants de François Hollande et ne saurait subir le même courroux que celui qui s'est abattu sur Delphine Batho, alors ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie qui critiquait en juillet 2013 le budget dévolu à son ministère, ou sur le gracieux ministre de l'Industrie (Redressement productif), Arnaud Montebourg, boutte-feu du précédent gouvernement, impuissant à redresser la courbe de l'emploi et répudié. On avait alors pris une tapette pour écraser un éléphant...

Valls, le terroriste de l'Etat-PS

Hollande a fait se lever un vent de révolte à gauche avec son projet de révision constitutionnelle nécessaire à l'introduction d'une loi autorisant la déchéance de nationalité. Plastronnant sur une radio publique algérienne, Christiane Taubira avait jeté un sort au projet depuis l'étranger, assurant que le projet était enterré.  Moins de 24 heures plus tard, bien que la promesse soit tenue par la droite, notamment le FN, Hollande faisait confirmer exactement le contraire et Le Point lui faisait écho,  écrivant, bien informé, le 22:
"A l'issue d'une journée de débat, les conseillers d'État se sont prononcés par un vote positif aux deux tiers: la France peut déchoir de leur nationalité des binationaux, y compris ceux nés en France, à condition de réviser la Constitution. François Hollande, qui a subi depuis la pression des écologistes et de nombreux socialistes, préfère enterrer cette révision constitutionnelle." N.B. L'article était réservé aux abonnés, mais taxé pour les défavorisés...
Depuis, la gauche et large partie de la droite s'écharpe. Plusieurs ministres ne sont pas mécontents que les fêtes de Noël et du nouvel an leur permettent de sortir des radars et de ne pas prendre partie, en attendant que la tendance se précise. Hollande a disparu de la circulation depuis une semaine, Valls affiche un encéphalogramme plat, mais les Cazeneuve et Le Drian ont refait surface: le premier, pour se rendre en Corse, six jours après l'agression raciste et xénophobe de pompiers et les représailles des îliens sur un lieu de culte musulman clandestin, et le second, en marge d'une visite aux soldats de l'opération Sentinelle à Paris. L’Armée française est "déployée" depuis les attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 pour faire face à la menace terroriste et protéger les points sensibles du territoire. Elle est renforcée lors des assassinats islamistes de masse du 13 novembre 2015 en Ile-de-France: 11.000 forces de l'ordre (policiers, gendarmes et pompiers) sont sur le pied de guerre à la veille du Réveillon, soit 2.000 de plus que l'année dernière, dont 6.500 militaires.
Soumis au Parlement dans cinq ou six semainesle texte a provoqué la bunkerisation du gouvernement et la balkanisation de la majorité présidentielle. 

Manuel Valls hier espoir de la gauche est aujourd'hui l'homme à abattre

Le premier ministre est aux abonnés absents 
Premier ministre sous la menace 
de l'état d'urgence et 
du délit de sale gueule
L'illusion de sa présence n'est entretenue que par des tweets et des entretiens avec la presse écrite, mais comme Kim Jong-un, le président  du Comité de défense de Corée du Nord, Valls est introuvable. Il était apparu amaigri et taciturne, si bien que le bruit court que, malgré le climat de fronde généralisée, il serait en soins. Arc-bouté sur ses positions intransigeantes, mais détesté et solitaire, Valls concentre toutes les critiques des membres du gouvernement et des élus hier sous sa férule, le Premier ministre - chancelant et désemparé-  ne peut même pas compter sur le soutien du président.

Le déchaînement de camarades socialistes contraste avec l'indifférence de l'occupant de l'Elysée et le silence du locataire (en fin de bail)
de Matignon. 
Que reste-t-il de l'hyperactivité de Valls au lendemain des attentats du 13 novembre et de la posture de François Hollande en sauveur de la planète un mois plus tard à la COP21 ? C'est ainsi au quotidien La Parisien que Manuel Valls, ou un conseiller, a juré: "L'Etat n'abandonnera jamais la Corse". 
Quel était son agenda officiel, ces derniers jours: 
Lundi 21 décembre 2015
09h30 : Entretien avec Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur
Hôtel de Matignon
13h00 : Déjeuner avec le président de la République
Palais de l’Elysée
17h00 : Entretien avec Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, et Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget
Hôtel de Matignon

Mardi 22 décembre 2015
17h00 : Entretien avec Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie
Hôtel de Matignon
18h00 : Entretien avec Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Hôtel de Matignon
Mercredi 23 décembre 2015
09h00 : Entretien avec le président de la République
Palais de l’Elysée10h00 : Conseil des ministres 
Palais de l’Elysée
Aucune apparition publique du 20 décembre au 4 janvier: de soudains huis clos qui interpellent.

Le pr
ésident, quant à lui, ne s'est plus exprimé sur les affaires de l'Etat depuis les élections régionales, en novembre, et a mis un coup d'arrêt à la frénésie de ses déplacements bi ou tri-hebdomadaires dans les régions, confirmant ainsi son ingérence dans les élections (si inutile qu'elle ait pu se révéler). Gagné par la morosité dans laquelle il a plongé le pays, Hollande ne lâche donc plus de petites phrases, stupides ou méchantes, sur les "sans-dents" ou les rivaux qu'on ne reverra plus ... Et Valls, quand le reverrons-nous ? 

Rechute au yoyo des sondages

Valls a perdu six ou seize kilos
Le traditionnel pensum des voeux du 31 décembre le contraindra à reprendre le chemin des caméras. On imagine déjà son discours/ il parlera de 2015 comme d'une "annus horribilis" , exhortera les Français à ne pas se laisser diviser et à se rallier à son panache rose, déclarera la guerre aux intégrismes religieux, répétera que la menace terroriste est partout mais que les forces de sécurité veillent sur les braves gens.

Peut-être osera-t-il une fois encore affirmer que la croissance est là, que l'activité économique repart, que les six millions de chômeurs (toutes catégories confondues) doivent patienter encore un peu... et que les "sans dents" s'offrent -s'il en ont les moyens- un joyeux Noël ! 

Aucune activité -même factice-
depuis le 23 décembre:
faut-il s'en inquiéter?
Un langage qui fait gronder la colère. Un sondage Harris Interactive note une perte de quatre points de confiance en François Hollande et de six à Manuel Valls. En un an, le Premier ministre chute lourdement tandis que, sur la même période, le chef de l'État fait le yoyo... 

Et l'état d'urgence" autorise-t-il que nous ayons un bulletin de santé
(même officiel) de Manuel Valls ?

vendredi 3 juillet 2009

Sarkozy est en bonne santé : il est à jour de ses vaccinations

Sarkozy, à livret médical ouvert: l’opposition en est fort marrie

L'Elysée a publié ce vendredi un bulletin de santé de Nicolas Sarkozy, indiquant qu'il avait subi des examens cardio-vasculaires et sanguins qui "se sont révélés normaux".

Sur le site internet de l'Elysée, on pouvait lire: "comme il s'y était engagé, le président de la République diffuse le compte-rendu de ses derniers examens médicaux disponibles".
Suit un bref communiqué de trois lignes: "A la demande de monsieur le président de la République, plusieurs examens médicaux (cardio-vasculaires et sanguins) lui ont été prescrits. Les résultats de ces différents examens se sont révélés normaux". Aucune précision n'est apportée sur les examens. Le spermogramme s’impose-t-il pour gérer un pays ?


C’est le deuxième bulletin de santé du président publié par l’Elysée

Le premier était daté de mai 2007
, alors que Nicolas Sarkozy avait fait de la transparence de son dossier médical, une promesse de campagne.
Lors de la campagne présidentielle en 2007, Nicolas Sarkozy avait en effet promis de publier régulièrement des bulletins de santé s'il était élu.

-> Dans un article de L'Express daté du mois de mars 2009, intitulé
"Santé et pouvoir : le culte du secret" Eric Mandonnet rappelle que : "Le 2 mars 2007, invité de Canal +, Nicolas Sarkozy assure que, "bien sûr", il diffusera des communiqués.
Le 5 mai, dans Le Monde, le président se montre plus précis. S'il indique que les Français "n'ont pas besoin d'avoir accès à l'ensemble [du] dossier médical dans les moindres détails", il s'engage à "publier un bulletin de santé dès [son] entrée en fonction, au moins deux fois par an, et plus si l'évolution de [son] état de santé devait le justifier"".

Intervention médicale en 2008

Cinq jours après son entrée en fonction le 16 mai 2007, l'Elysée a publié un bref bulletin de santé, assurant qu'il était "apte" à exercer les fonctions de président de la République.

Il n'y avait pas eu de bulletin en 2008.
En janvier 2008, la révélation dans un livre qu'il avait subi deux mois et demi plus tôt une "petite intervention" à la gorge, tenue secrète, avait conduit l'Elysée à assurer que la publication des bulletins de santé se ferait à un "rythme annuel", suivant les anniversaires de son élection.
Le conseiller spécial du président, Henri Guaino, avait expliqué que Nicolas Sarkozy n'avait pas rendu cette hospitalisation publique "parce que c'était son choix". "Ca a sans doute évité que, là encore, on ait de fausses informations, de fausses rumeurs. Je ne crois pas que la transparence ait souffert de quoi que ce soit sur cette affaire parfaitement anecdotique", avait-il dit.

La santé des présidents de la République est un sujet sensible, notamment depuis que le cancer de François Mitterrand a été caché durant des années et que la maladie du Président Pompidou n'avait pas été précisée.


Quelque chose me dit que le PS va réclamer une contre-visite…