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mardi 27 décembre 2011

Mise en cause des chirurgiens qui ont placé les prothèses PIP

La Sécurité sociale ne va peut-être pas quand même payer pour les médecins !
10 avril 2010: des salariés en colère de la société PIP jettent des prothèses mammaires devant l’usine de la Seyne-sur-Mer


Un avocat va assigner les chirurgiens et la société qui certifiait leur qualité


Quatre porteuses d'implants mammaires de la société française PIP portent plainte au civil. Elles estiment que les chirurgiens et la société allemande Tüv, qui certifiait leur qualité, auraient manqué à leur devoir d'information. Le but est d'obtenir l'indemnisation que les victimes de prothèses défectueuses risquent de ne pas obtenir dans le volet pénal, Poly Implants Prothèses (PIP) ayant été déclaré en faillite en 2010, a dit Laurent Gaudon.

L'avocat se fonde sur un arrêt de la Cour d'Appel d'Aix de 2008 qui a déjà ciblé la responsabilité d'un chirurgien pour "manquement au devoir d'information" dans des faits qui remontent à 1996 mais concernaient déjà des prothèses PIP.
Outre les sociétés PIP et Tüv, Me Gaudon veut cibler les chirurgiens qui auraient continué à opérer des patientes avec des implants PIP malgré des ruptures en saisissant le tribunal de grande instance de Toulon dès la semaine prochaine.
Dans l'arrêt de la cour d'Aix, la patiente a subi quatre déchirures d'implants PIP et se serait vu réinsérer à chaque fois cette marque sans en avoir été informée, a-t-il dit.
"Le chirurgien est débiteur d'une obligation d'information, comme tous les médecins", a souligné Me Gaudon. "Il ne doit pas seulement vous informer sur l'opération elle-même - les risques de cicatrisation, les risques liés à l'anesthésie - mais sur les avantages, les inconvénients des prothèses qu'il va vous insérer et le choix qu'il y a entre les différents types de prothèses", a-t-il ajouté.
D'après l'arrêt, le chirurgien doit apporter la preuve écrite qu'il a bien informé sa patiente des risques de rupture ou de dégonflement des prothèses qu'il envisageait d'implanter.

Achat du silence des victimes ?

L'avocat de PIP, Me Yves Haddad, qui reconnaît que la majorité des implants de la société étaient fabriqués avec du gel non conforme depuis sa création en 1991, a lui aussi pointé du doigt la responsabilité des chirurgiens.
"Ce sont quand même les chirurgiens qui ont implanté ces prothèses mammaires dans le corps des femmes, ils devraient intervenir un peu plus pour dire quel est leur sentiment et quelle est leur position", a-t-il déclaré.

De son côté, Me Philippe Courtois, l'avocat de 1.300 autres plaignantes, demande que Jean-Claude Mas, le président fondateur de PIP, soit mis sous contrôle judiciaire pour éviter toute fuite avant son procès.

Les protagonistes de l'affaire devraient se retrouver avant fin 2012 au centre d'un procès pour "tromperie aggravée", mais aussi d'une instruction judiciaire ouverte pour "blessures et homicide involontaire".

Pour Philippe Courtois, PIP a tenté d'acheter le silence des femmes mécontentes, bien avant que le scandale n'éclate en 2010. "PIP a traité directement avec les femmes porteuses de ses prothèses en 2007-2008 et cela aussi bien en France qu'en Grande-Bretagne", affirme-t-il.
L'avocat de PIP a reconnu cette pratique, mais a expliqué qu'il s'agissait d'une décision contractuelle.

Les choses sont claires, selon Yves Haddad, puisque Jean-Claude Mas reconnaît avoir violé la législation. "Il y a un produit fabriqué par la société PIP qui n'a pas reçu formellement l'agrément et à ce titre il y a une infraction à la réglementation", a-t-il déclaré, expliquant que PIP avait un produit d'appel bon marché et un autre, de luxe.


Charge contre l'AFSSAPS

Me Haddad a amorcé une contre-attaque en s'interrogeant sur l'intervention, tardive selon lui, des autorités de contrôle.
Il souligne ainsi que l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) n'est intervenue qu'à la suite d'une dénonciation anonyme.
Pour Yves Haddad, la question que l'on pourrait poser à l'Afssaps, c'est de savoir si des contrôles avaient été réalisés avant cette dénonciation anonyme .
Si des produits étaient fabriqués avec du gel non conforme, l'Afssaps "n'avait pas le droit de l'ignorer. Si elle l'ignorait, c'est qu'elle est négligente", estime l'avocat.

Dès 2000, les autorités sanitaires américaines avaient adressé une mise en garde à PIP sur la qualité de ses implants fabriqués à l'aide de sérum physiologique.
L'Afssaps a déclaré mardi ne pas avoir trouvé trace d'un avertissement de son homologue américaine, ajoutant qu'elle n'avait pas à être obligatoirement mise au courant pour un problème qui n'était pas de type sanitaire à l'époque.

A terme, Me Gaudon espère la création par l'Etat d'un "fonds de garantie" qui prendrait en charge l'explantation et la réimplantation des prothèses PIP.
"On milite pour la création d'un fonds qui, sur le modèle de ce qui a été fait pour le Mediator, indemniserait les victimes et se substituerait à elles dans les poursuites contre PIP, les chirurgiens esthétiques", souligne-t-il.

Le gouvernement français a recommandé le retrait des implants à titre préventif, même si le lien entre les prothèses PIP et neuf cas de cancers suspects signalés sur son territoire, dont deux mortels, n'est pas démontré.
On estime à 60 millions d'euros le coût de l'opération d'explantation, qui sera prise en charge par la Sécurité sociale. La pose de nouveaux implants sera à la charge de la patiente, sauf pour les femmes ayant subi une chirurgie réparatrice après un cancer du sein.
Dans ce dernier cas, la Sécurité sociale devra faire face, et non pas les chirurgiens-plasticiens coupables présumés d'une faute professionnelle en ne conseillant pas efficacement leurs patientes.
Lien PaSiDupes: "Retrait des prothèses PIP: c'est aux médecins de payer "

vendredi 23 décembre 2011

Retrait des prothèses PIP: c'est aux médecins de payer

Le coût d'environ 60 millions pour la ...Sécu

Et la Sécu, c'est nous !

Les Français doivent-ils être solidaires des practiciens ?
Le coût maximal des opérations de retrait des prothèses mammaires PIP est estimé à une soixantaine de millions d'euros, a indiqué vendredi François Godineau, chef de service de la Direction de la Sécurité sociale.

Cette estimation inclut le coût des interventions d'explantation (retrait) pour les porteuses de ces prothèses, ainsi que celui du remplacement par des nouveaux implants, lorsqu'il s'agit de reconstruction mammaire après cancer, a précisé M. Godineau, depuis le ministère de la Santé.

Le ministère de la Santé a recommandé vendredi, "à titre préventif et sans caractère d'urgence", que le retrait des prothèses mammaires PIP soit proposé aux femmes qui les portent, même s'il n'a pas été démontré à ce jour un risque accru de cancer.
Un total de huit cas de cancers a été signalé chez des femmes ayant eu des prothèses PIP, sans précision de l'existence, ou non, d'un cancer primaire.


Le gouvernement ménage-t-il ses fidèles électeurs médecins ?


La question est grave, mais la situation n'est pas toujours sérieuse
La top-model en provenance du Brésil tentait d’entrer en Italie, mais elle était tellement sexy qu'elle attira l'attention sur ses formes généreuses. Oh, stupéfaction, elle portait des implants mammaires et fessiers bourrés de ...drogue !

Malgré la crise et sa politique de réduction de l'endettement public, il a prévu que la Sécurité sociale prenne en charge le coût du retrait de tous les implants PIP. En revanche, seules les patientes portant des implants en raison d'une chirurgie reconstructrice verront également prendre en charge le coût de la réimplantation de nouvelles prothèses.

Le coût moyen d'une opération d'explantation ou d'implantation est estimé à 2.000 euros, a encore indiqué M. Godineau. Lorsque la pose de nouvelles prothèses est réalisée en même temps que le retrait des anciennes, le coût est légèrement majoré, mais pas doublé.

Quant au coût moyen d'un implant (prothèse), il est de l'ordre de 330 euros, soit 660 euros pour les deux seins.


La responsabilité des prescripteurs et des chirurgiens est engagée

Le risque de cancer lié aux prothèses défectueuses n'est pas établi
Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a recommandé vendredi, "à titre préventif et sans caractère d’urgence", que le retrait des prothèses mammaires PIP soit proposé aux femmes qui les portent, même en l’absence de signes de détérioration de l’implant.

Quelque 30.000 femmes en France se sont fait implanter des prothèses mammaires de marque PIP
, dont certaines sont remplies d’un gel de silicone non médical, qui entraîne des risques accrus de fuite et de rupture de l’enveloppe de la prothèse.
Jusqu’à présent, les autorités sanitaires recommandaient simplement aux femmes porteuses d’implants PIP de faire réaliser "des examens cliniques et radiologiques appropriés", afin de s’assurer de l’état de la prothèse.
Cette consultation de leur chirurgien ou médecin traitant devrait être l'occasion de leur présenter la facture.

Un contrôle des possibles surfacturations s'impose
Seules les porteuses de prothèses, pour cause de reconstitution mammaire consécutive à un cancer, doivent être prises en charge par la Sécurité Sociale, pour défaire, après avoir fait, comme pour refaire.

Les médecins traitants ont engagé leur responsabilité et les chirurgiens plasticiens ont conseillé le type de prothèse à implanter.
Selon les termes du serment de l'ordre français des médecins (1996): " J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. "

Il existe une présomption non négligeable que leur choix ait pu être influencé par le faible coût des produits de marque PIP et par le profit.
" Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain [...] "

Le scandale fuit à l’étranger
Plus de 250 Britanniques ont porté plainte contre six cliniques, après la rupture de leurs implants. Notre Sécu peut peut-être faire quelque chose aussi pour ces malheureuses...


vendredi 3 juillet 2009

Sarkozy est en bonne santé : il est à jour de ses vaccinations

Sarkozy, à livret médical ouvert: l’opposition en est fort marrie

L'Elysée a publié ce vendredi un bulletin de santé de Nicolas Sarkozy, indiquant qu'il avait subi des examens cardio-vasculaires et sanguins qui "se sont révélés normaux".

Sur le site internet de l'Elysée, on pouvait lire: "comme il s'y était engagé, le président de la République diffuse le compte-rendu de ses derniers examens médicaux disponibles".
Suit un bref communiqué de trois lignes: "A la demande de monsieur le président de la République, plusieurs examens médicaux (cardio-vasculaires et sanguins) lui ont été prescrits. Les résultats de ces différents examens se sont révélés normaux". Aucune précision n'est apportée sur les examens. Le spermogramme s’impose-t-il pour gérer un pays ?


C’est le deuxième bulletin de santé du président publié par l’Elysée

Le premier était daté de mai 2007
, alors que Nicolas Sarkozy avait fait de la transparence de son dossier médical, une promesse de campagne.
Lors de la campagne présidentielle en 2007, Nicolas Sarkozy avait en effet promis de publier régulièrement des bulletins de santé s'il était élu.

-> Dans un article de L'Express daté du mois de mars 2009, intitulé
"Santé et pouvoir : le culte du secret" Eric Mandonnet rappelle que : "Le 2 mars 2007, invité de Canal +, Nicolas Sarkozy assure que, "bien sûr", il diffusera des communiqués.
Le 5 mai, dans Le Monde, le président se montre plus précis. S'il indique que les Français "n'ont pas besoin d'avoir accès à l'ensemble [du] dossier médical dans les moindres détails", il s'engage à "publier un bulletin de santé dès [son] entrée en fonction, au moins deux fois par an, et plus si l'évolution de [son] état de santé devait le justifier"".

Intervention médicale en 2008

Cinq jours après son entrée en fonction le 16 mai 2007, l'Elysée a publié un bref bulletin de santé, assurant qu'il était "apte" à exercer les fonctions de président de la République.

Il n'y avait pas eu de bulletin en 2008.
En janvier 2008, la révélation dans un livre qu'il avait subi deux mois et demi plus tôt une "petite intervention" à la gorge, tenue secrète, avait conduit l'Elysée à assurer que la publication des bulletins de santé se ferait à un "rythme annuel", suivant les anniversaires de son élection.
Le conseiller spécial du président, Henri Guaino, avait expliqué que Nicolas Sarkozy n'avait pas rendu cette hospitalisation publique "parce que c'était son choix". "Ca a sans doute évité que, là encore, on ait de fausses informations, de fausses rumeurs. Je ne crois pas que la transparence ait souffert de quoi que ce soit sur cette affaire parfaitement anecdotique", avait-il dit.

La santé des présidents de la République est un sujet sensible, notamment depuis que le cancer de François Mitterrand a été caché durant des années et que la maladie du Président Pompidou n'avait pas été précisée.


Quelque chose me dit que le PS va réclamer une contre-visite…