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vendredi 2 novembre 2018

Le président Macron doit-il publier son bilan santé ?

"Je n’ai pas perdu de forces," assure-t-il : alors pourquoi ce congé surprise pour "convenances personnelles" à Honfleur ?

Le peuple a le droit de savoir pourquoi l'exécutif est absent, si tout va bien Mme la Marquise

Qui gouverne en l'absence de Macron et Philippe ?
Le Premier ministre Edouard Philippe entame ce vendredi 2 novembre un déplacement de trois jours au Vietnam, pour un voyage mémoriel sur le thème de la guerre d’Indochine avec un passage à Diên Biên Phu, lieu de bataille et défaite, alors que le président Macron resserre ses liens familiaux au bord de la Baie des Fleurs.  Après le temps perdu au remaniement-bidon du gouvernement, qui fait tourner l'exécutif ? Ce benêt prétentieux de Griveaux ?...

Dans le même temps, le président de la République passe la Toussaint en Normandie, un séjour "à titre privé" et aux frais du couple Macron, précise l’Elysée, sur la défensive, face aux faiblesses de son locataire. La fragilité du chef de l’Etat a tellement stupéfait que le convalescent s’est offert un petit bain de foule après avoir déjeuné au Bistro des Artistes dans la vieille ville, tout un symbole s'agissant de celui qui prétend créer un "nouveau monde".

Le couple à Honfleur, visages fermés
Interrogé par les journalistes de savoir s’il était surmené, comme l’ont sous-entendu plusieurs de ses proches, voire malade, Emmanuel Macron a balayé tout coup de pompe, en dépit de photos alarmantes. 
"Je ne lâche rien; je suis simplement, comme tous nos concitoyens, ,attaché à l’équilibre de ma famille et aux habitudes que nous avons", a-t-il expliqué laborieusement au micro de BFMTV, récitant une phrase visiblement préparée. 

"Cela fait plus de 20 ans que je viens dans ce même café et je continuerai à le faire," a-t-il lancé, défiant. J’étais là quand je faisais campagne, j’étais là l’année dernière, je continuerai à l’être," a-t-il martelé. 

A-t-il besoin de reprendre des forces ? "Je n’en ai pas perdu, rassurez-vous. Je suis toujours au même rythme, mais comme je vous le dis, j’ai mes habitudes avec ma famille et j’y tiens", a-t-il répété, ressassant les mêmes arguments.

Une courte apparition pour faire taire les rumeurs alarmistes

C'est ici que Macron est en "arrêt maladie",
sans aucun jour de carence
Un peu plus tôt, l’Elysée avait lâché le morceau : le président "réside à Honfleur dans un hôtel où il se rend depuis de nombreuses années"
D’après le quotidien Ouest-France, Brigitte et Emmanuel Macron résident à la Ferme Saint-Siméon, un hôtel cinq étoiles dans une auberge normande du XVIIè siècle, qui propose des chambres de 360 à 1 205 euros la nuit (pour la suite avec vue sur mer). L'ensemble de l'hôtel a-t-il était privatisé ? 

Emmanuel Macron venait d'accorder un entretien qui interloque les spécialistes.
Résultat de recherche d'images pour "bulletin de santé de Macron"
Endormi ou prostré ?
Par le biais de Ouest-France, il alerte en effet sur le fait que l’Europe vivrait une situation comparable à celles des années 1930. Des propos qui sacrifient à la formule éculée évoquant les "heures sombres de notre histoire" et destinée à susciter des peurs anciennes et entretenues par la gauche manipulatrice.
A quelques mois des élections européennes, le chef de l’Etat appelle ainsi les citoyens à "être lucides" et à "résister" à ce retour en arrière. Une pression anti-démocratique du pouvoir sur le débat de la campagne rappelant précisément des "procédés de l'ancien monde"...


Mais le "maître des horloges" a perdu la notion du temps

Le surmenage et l'épuisement l'ont amené à un lapsus qui confirme un état de santé délabré.
Seule la presse satirique a relévé cet égarement:

Peut-être est-ce un montage, selon les fact-checkers de l'info...

Macron doit-il publier son bulletin de santé ?
Résultat de recherche d'images pour "bilan de santé"
Brigitte a-t-elle failli à son devoir
de contrôle du petit par un pédiatre ?
Seuls les candidats François Fillon, François Asselineau et Benoît Hamon s'engagèrent à publier des bulletins de santé réguliers. 

Quatre candidats émettaient quelques réticences: Marine Le Pen (FN) s'engagea à la transparence sur sa santé si elle accédait à l'Elysée, mais seulement en cas de "maladie grave" qui pourrait "l'empêcher d'exercer son rôle". 
Sur la même ligne, Nicolas Dupont-Aignan promettait "un examen médical complet" qui vérifie sa "capacité d'exercer (ses) fonctions", mais jugea que la santé du président doit rester une affaire privée "tant qu'elle ne pose pas de problème majeur".
Le candidat d'extrême gaucheJean-Luc Mélenchon ('La France insoumise') ne diverge pas de ses rivaux qu'il classe à l'extrême droite : "la transparence ne doit porter que sur les informations ayant un impact sur l'exercice de la fonction présidentielle".
Jacques Cheminade, 76 ans, alors, promettait de donner "l'information nécessaire", jugeant que la santé d'un président de la République "appartient à la Nation".
Emmanuel Macron, 40 ans et dans la force de l'âge, revendiquait déjà le droit au "secret médical", mais promettait de rendre publique "toute information susceptible d'avoir des conséquences quant à (sa) capacité à diriger le pays". L'heure est venue, s'il déraille sur quelques mots appris par coeur.
Le plus jeune avait-il déjà quelque chose à cacher ?

vendredi 22 mai 2009

Violence scolaire : Darcos lance l’idée de la fouille des cartables

Pas assez de blessés dans les collèges et les lycées

Assez n’est pas assez pour les syndicats d’enseignants

Des postes, encore des postes !

Seules les incivilités en augmentation seraient dignes d’intérêt, selon les syndicats dominants de l’Education Nationale et leurs réseaux. Ils redoutent davantage les insultes et les crachats que les coups de couteaux, mais dans aucun des cas ils n’ont les solutions. Ils préconisent bien des effectifs renforcés, mais les personnels qu’ils réclament ne seraient pas formés et les CPE donnent dans la psychologie de salon depuis leurs bureaux. Les surveillants à l’ancienne ne sont pas formés et souvent employés à des tâches administratives, tandis que les CPE ne jugent pas compatible avec la dignité de leur fonction d’arpenter les couloirs et de faire l’entrée et la sortie des établissements.

Un nouveau drame laisse la communauté de marbre

Le vendredi 15 mai dernier, une nouvelle enseignante était encore poignardée en plein cours et devant les élèves du collège François Mitterrand de Fenouillet (Haute-Garonne). Un drame d’une autre ampleur que l’interpellation de deux petits voleurs précoces à la sortie de l’école.

Le premier coup de poignard aurait dû suffire.

Mais
pour la gauche des intellos rêveurs, des idéologues idéalistes et des libertaires destructeurs, le compte n’y est pas. (lien 20minutes)

Or, depuis le début de l’année, les cas se multiplient :


  • Dans la banlieue de Toulouse, "l’enseignante ayant refusé de retirer la punition, l’élève a sorti de son sac un couteau et lui a dit « Bien. Je vais te tuer ! » avant de la frapper au thorax.
    Atteinte d’une hémorragie interne frappant une artère au thorax, l’enseignante a été opérée en «extrême urgence». L’hôpital évoque des «suites opératoires sévères» mais ses jours ne sont pas en danger. L’adolescent auteur du coup de couteau prémédité a été interpellé. Une “cellule de soutien psychologique” a pris en charge les 610 élèves et le personnel enseignant."
    Le choc des cultures’, ironise F. Desouche
  • Le 2 mars 2009, un professeur de 59 ans à la Cité scolaire internationale (1300 élèves du secondaire, collège et lycée) du VIIe arrondissement de Lyon a été poignardé à plusieurs reprises par un élève de seconde, en plein cours. (lien TF1-LCI)
  • Lundi 12 janvier 2009 au lycée Pierre et Marie Curie de Château-Gontier, en Mayenne, un lycéen de 18 ans a porté à trois reprises des coups de poignard dans l’abdomen de son professeur d'électrotechnique (lien LeParisien et lien Ouest France) .

    Les syndicats sont content d'eux et polémiquent

  • La justice est-elle clémente ou angélique ?

    Le 23 janvier 2009, Kévani Wansale, un lycéen qui avait poignardé en plein cours son enseignante à Etampes dans l’Essonne a été reconnu coupable d'avoir frappé de plusieurs coups de couteau le 16 décembre 2005 sa professeure d'arts plastiques au lycée professionnel Louis-Blériot. L'enseignante, Karen Montet-Toutain, avait été grièvement blessée à l'abdomen et au bras. Les jurés de la cour d'assises d'Evry avaient jugé que Kévani Wansale avait prémédité son geste. Condamné à 13 ans de réclusion criminelle en première instance, la Cour d'Assises d'appel de Paris a réduit sa peine à 10 ans.
    C’était dix jours après l’agression à l’arme blanche du 12 janvier à Château-Gontier…

    La gauche enseignante accepte et instrumentalise

    Elle mène non pas une réflexion sur la prévention de la violence scolaire, mais un procès politique contre le gouvernement.
    Lien
    AgoraVox

    La famille accable l’hôpital

    A Château Gontier, pour le père de l’élève majeur qui poignarda son professeur « l'hôpital psychiatrique dans lequel son fils a séjourné en novembre 2008 porte la responsabilité de cet acte. "Je reproche à l'hôpital [le Centre hospitalier du Haut-Anjou à Château-Gontier, NDLR] de ne pas m'avoir écouté : mon fils n'était pas prêt à sortir. De toute façon, on ne nous a jamais écoutés, sa mère et moi. Tout ce qu'on pouvait dire, c'était du vent", s'est insurgé mardi Thierry Desmots. Et d'ajouter que le médecin qui suivait son fils lui avait dit : "De toute façon, qu'il fasse une connerie dans deux jours ou trois mois, il la fera." (Lien Le Point)
    L’Education Nationale a donc été bien avisée de réinsérer ce malade dangereux.

    La solution n’est pas syndicale

    Les professeurs refusent de voir leurs vies exposées, mais les syndicats n’écoutent pas leur souffrance. L’idéologie dominante est sourde aux petits tracas quotidiens des petits profs. Créer des postes règlerait les problèmes, car une maladie psychiatrique ne serait pas innée et la violence serait acquise: c’est simple ; tout, en un mot, est social !

    Extrait du communiqué du SNES (FSU) du Lot

    « Selon nos premières informations, l’établissement scolaire serait un collège « sans histoires » de la banlieue de Toulouse où les incivilités sont toutefois nombreuses, comme dans la plupart des collèges, et l’élève ne serait pas spécialement connu pour des problèmes de comportement. Cette agression montre donc une fois de plus que l’école n’échappe pas aux tensions souvent violentes qui marquent la société actuelle, et qu’aucun établissement n’est à l’abri d’un acte de violence. […]

    Loin de se satisfaire de quelques effets d’annonces interministérielles en matière de sanctuarisation des établissements scolaires, le SNES demande avec insistance au ministre de l’éducation nationale de privilégier l’éducatif sur le « tout sécuritaire », de privilégier les moyens humains permettant le dialogue et l’accompagnement plutôt que de développer les « portiques » et dispositifs de vidéo-surveillance. Cela nécessite de revenir sur les suppressions massives de postes dans le second degré qui dégradent les conditions d’enseignement et dégarnissent les vies scolaires. Le SNES exige le recrutement, en nombre suffisant, de personnels statutaires et formés pour apporter, dans le cadre d’équipes pluri-professionnelles complètes, des réponses éducatives sérieuses qui prennent en compte tous les facteurs qui engendrent ou aggravent les phénomènes de violence dans l’école. »

    Extrait du communiqué de FO du Lot

    Le SNFOLC, syndicat Force Ouvrière (FO) regroupe des enseignants, des
    Conseillers principaux d'éducation et des éducateurs des lycées et collèges.
    « Le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures contre la violence à la suite des déclarations du président de la république du 19 mars. S’agit-il de prendre les mesures de sauvegarde indispensables à la sérénité des établissements scolaires ou de poudre aux yeux sécuritaire ? Une circulaire a été adressée aux recteurs et préfets de police le 24 mars par les ministres de l’intérieur et de l’éducation. Il s’agit « de procéder à la systématisation du dispositif de policiers référents dans les établissements sur la base de ce qui a été mis en place en 2006 dans les collèges des Hauts-de-Seine ». Qui peut croire que la présence des forces de l’ordre dans les établissements scolaires rétablira le calme ? 50 000 postes de surveillants ont disparu des établissements depuis septembre 2003 : cela n’aurait aucun lien avec la dégradation du climat ? […]
    Le SNFOLC propose aux personnels de se réunir dans les établissements, avec les organisations syndicales afin d’établir les revendications pour pouvoir enseigner normalement, notamment les postes statutaires nécessaires à rétablir ou créer et à prendre les initiatives nécessaires pour les faire aboutir."

    Blocage syndical et les poignards continuent de frapper professeurs et élèves...

    A propos des effectifs et des suppressions de postes

    "L'agression s'est produite alors que le professeur d'électrotechnique, âgé de 30 ans, travaillait avec un petit groupe de soutien de quatre élèves qui faisaient du câblage. Il s'est alors levé pour se diriger vers son ordinateur dans une pièce attenante. Il y a été rejoint par son agresseur qui l'a frappé de trois coups de couteau à l'épaule, au thorax et au flanc, avant de prendre la fuite."

    Le Point a rencontré des professeurs "choqués" et "en colère"

    Qui dira que la vie enseignants est souvent mise en danger ?
    « Le proviseur de l'établissement d'Antoine, Michel Péneau, a d'ailleurs déclaré mardi que plusieurs enseignants étaient "choqués" ou "en colère" en découvrant qu'Antoine, qui faisait simplement l'objet d'un "suivi personnalisé" pour ses difficultés scolaires, avait séjourné en hôpital psychiatrique. "Ils se plaignent de ne pas avoir été mis au courant de l'état de l'élève dont ils avaient la charge", a-t-il indiqué en affirmant "comprendre leur colère". Mais il a souligné n'avoir été lui-même informé que d'une "tentative de suicide" par la famille d'Antoine. "Nous n'avions pas tous les éléments, et en plus, certains relevaient du secret médical."

    La création de tous les postes de CPE, d’assistantes sociales, de psychologues scolaires » et d’infirmières scolaires réclamés et présentés comme la panacée ferait-elle avancer le schmilblick, si les équipes pédagogiques ( ?) se voient opposer le secret médical et la loi du silence?

    A la négligence des uns s’opposent les propositions des autres
  • Certains cherchent à dédramatiser ?
    le collège option opinel (Bakchich)

    L'humour noir est bien adapté à la source, mais est-il de bon aloi?<
    br>C'est du second degré? A très bien !
  • D’autres réitèrent leurs propositions rejetées par les syndicats de gauche.
    Le syndicat FO rappelle opportunément que « Le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures contre la violence à la suite des déclarations du président de la république du 19 mars. S’agit-il de prendre les mesures de sauvegarde indispensables à la sérénité des établissements scolaires ou de poudre aux yeux sécuritaire ? Une circulaire a été adressée aux recteurs et préfets de police le 24 mars par les ministres de l’intérieur et de l’éducation. Il s’agit « de procéder à la systématisation du dispositif de policiers référents dans les établissements sur la base de ce qui a été mis en place en 2006 dans les collèges des Hauts-de-Seine ». Qui peut croire que la présence des forces de l’ordre dans les établissements scolaires rétablira le calme ? » Pas les mécréants de FO...

    En attendant que les syndicats dominants adaptent leur idéologie au monde tel qu’il est, lire le prochain article que PaSiDupes consacre à la proposition Darcos.
  • mardi 8 janvier 2008

    Projet de loi de rétention: victimes sous la menace d’avocats

    Entre rétention d’information et rétention de sécurité
    La corporation des avocats, comme celle des juges, nous fait froid dans le dos !

    En vérité, veulent-ils notre bien ?
    Que se passe-t-il, que, tout à coup, ils ne revendiquent plus la protection des femmes et des enfants, de tous les citoyens moyens ? Les précaires seraient-ils maintenant tous à l’abri, dans leurs maisons, sur le chemin de l’école et dans les parkings obscurs? Pouvons-nous tous sortir de chez nous sans crainte, y compris les plus faibles, à toute heure, personnes défavorisées ou bobos du Marais et immigrés légaux ou clandestins, ‘jeunes’ enfants, ‘jeunes’ femmes et ‘jeunes’ retraités? Les plus faibles d’entre nous peuvent-ils vivre normalement, sans escorte, sous la protection des autorités? Mais devrons-nous encore longtemps équiper nos enfants de portables et conserver l’illusion de leur sécurité? Faut-il tracer nos enfants mais condamner le bracelet électronique des délinquants? Des caméras de surveillance sont-elles un mal nécessaire garantissant notre tranquillité, pour permettre la liberté surveillée des délinquants et criminels? Cherche-t-on à nous inciter à l’autoprotection, à l’achat d’armes de défense : devrons-nous nous faire justice nous-mêmes? Faut-il absolument consentir aux plus dangereux d’entre nous l’expression libre de leurs turpitudes au risque de limiter notre propre liberté?
    Le respect de la liberté du plus grand nombre est-il conditionné par celle des condamnés dangereux? Avons-nous le droit de nous protéger des plus dangereux d’entre eux? Leur liberté est-elle tellement sacrée que la nôtre puisse être soumise à celle d’un petit nombre de pervers que l’on sait dangereux mais qu’il ne faudrait pas identifier clairement, pour des raisons de principe, pour respecter une idéologie fumeuse et sacrificielle de brebis innocentes? La population en a assez de la protection des bourreaux: la défiance citoyenne est dirigée contre les irresponsables. La majorité silencieuse n’est pas pour autant une bande de beaufs méprisables soumise au jugement globalement réprobateur d'une 'classe' de censeurs éduqués, idéalistes et hautains.
    Une agence de presse présente le projet de loi de façon restrictive et tendancieuse. Selon elle, et les journalistes qui reprendront les termes de la dépêche servilement et paresseusement, les députés entameraient ce mardi à l'Assemblée nationale l'examen d'un projet de loi sur la rétention visant les seuls pédophiles jugés toujours dangereux à la fin de leur peine. Qu’il soit pourtant clair que le projet (déjà pris globalement pour cible) s’attache à empêcher de nuire tout récidiviste sexuel, du type sexuellement dangereux, et non pas seulement le pédophile, bouc émissaire de la propagande de la gauche.
    Le projet de la garde des Sceaux, Rachida Dati, prévoit en effet que les détenus condamnés à au moins quinze ans de prison pour
    meurtre,
    assassinat,
    torture,
    acte de barbarie
    ou viol sur mineur
    ne seront plus automatiquement remis en liberté après avoir purgé leur peine. Ils pourraient être placés dans des centres fermés si une commission pluridisciplinaire les juge encore dangereux.
    Pourquoi donc cibler une catégorie de criminels sexuels plutôt qu’une autre? Les violeurs ne soulèveraient guère la compassion, mais des innocents ont fait l’objet d’accusations mensongères de pédophilie et le sujet soulèverait dans l’opinion un doute que le sort des autres criminels laisserait -pense-t-on- indifférente et rallierait au projet de loi. Celle-ci ne s’appliquerait pourtant pas seulement aux pédophiles, mais l’interprétation réductrice de la presse à cette population évoque Outreau et suggère que les accusations de pédophilie ne seraient pas fondées, ne constitueraient pas un risque réel et que la loi, par conséquent, serait inutile, voire attentatoire à la liberté des citoyens. Tous les criminels récidivistes gagneraient le statut de victimes… Et les victimes avérées ? Et les victimes potentielles ?
    A la veille de sa discussion, ce projet de loi, créant -dans un premier temps- des centres fermés pour les pédophiles en fin de peine, a suscité lundi l'opposition d’avocats, de magistrats de gauche, de médecins engagés et de défenseurs des droits de l'homme ou ... des détenus. Ils ne sollicitent pas l'avis des défenseurs des victimes.
    En concertation et dans un communiqué commun, le Conseil national des barreaux, le Barreau de Paris et la Conférence des bâtonniers, représentant d’avocats, "s'inquiètent de voir apparaître, pour la première fois dans notre droit pénal, une peine seulement fondée sur la dangerosité supposée d'un citoyen, hors de tout contexte de récidive". Selon eux, "cette nouvelle peine qui ne connaît pas de limite dans le temps s'apparente à une véritable [?] lettre de cachet" qui permettait, durant la monarchie absolue, l'incarcération sans procès. Et la commission paritaire, c'est quoi?
    Que signifie ‘hors de tout contexte de récidive’ ? Cette affirmation est abusive et trompeuse. Tout condamné se trouve de facto ‘en contexte’ de récidive! Le contexte de récidive ne suppose certes pas que la récidive soit effective, mais lorsqu’elle l’est, le crime quant à lui est effectif... C’est ce que le projet de loi s’attache à empêcher et que ses détracteurs s’emploient à permettre.
    Certains avocats en bande organisée occultent donc deux garanties prévues par le projet. D’une part, seuls les crimes les plus lourds sont concernés qui ont justifié la condamnation de leurs auteurs à 15 ans de prison au moins. D’autre part, la décision de rétention de sécurité est prise par une commission et non par une seule personne: il faudra reconsidérer la réalité de ce qu'était la 'lettre de cachet'!
    Les mêmes militent depuis de longues années pour l’indulgence envers les criminels et considèrent que les victimes ne s’en porteront pas mieux de peines plus sévères à l’encontre de leurs bourreaux ou que les morts ne reviendront pas à la vie. Ce sont par exemple les militants et amis, tels J-P Deschamps, juge à Aix-en-Provence, et Alain Molla et Philippe Voulland, avocats de leurs jeunes protégés, des criminels barbares, dans le procès de la barbarie ordinaire dont Mama Galledou a été la victime innocente dans le bus incendié de Marseille. Qu’ont-ils à déclarer? "La profession d'avocat, qui a alerté les Commissions des lois de l'Assemblée nationale et du Sénat des dangers de cette innovation, estime inacceptable en l'état actuel de sa formulation, le projet de loi ainsi examiné", affirment-ils.
    Malgré l’avis de militants réprésentant la corporation, le travail parlementaire des représentants du peuple a produit ses effets et plusieurs amendements d’élus de terrain renforçant le texte ont été déposés lundi, dont un par le gouvernement visant à rendre le projet applicable dès sa promulgation dans le cas de condamnés déjà en prison pour plusieurs crimes, les récidivistes encore à disposition de la société.
    Dans un autre amendement du député Georges Fenech (UMP, Rhône), il est question d'étendre l'application de la loi aux auteurs des crimes les plus graves (assassinats, viols ou meurtres aggravés, actes de barbarie, tortures...), et pas seulement envers les mineurs.
    Sur RTL, l'ancien garde des Sceaux socialiste, Robert Badinter, a parlé de "dérive", tandis que le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) publiait la liste des organisations ayant signé un appel au retrait de ce texte "indigne". La dérive politique de professionnels de la justice est flagrante. Ils privilégient l’idéologie au détriment de la sécurité et de la dignité de la population sur laquelle ils sont supposés veiller.
    Les organisations qui se mobilisent sont toujours les mêmes ; leur prolifération obéit aux lois qui régissent la multiplication cellulaire de la paramécie… On peut citer la Ligue des Droits de l'homme (LDH), le Parti communiste (PCF),
    les Verts, le syndicat des personnels de l'administration pénitentiaire Snepap/FSU, le Genepi (Groupement étudiant national d'enseignement aux personnes incarcérées- et non la plante amère), l'Association nationale des visiteurs de prison, des antennes de la CGT, le Syndicat de la médecine générale... On en passe et des meilleures.
    De plus, l'Association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire (ASPMP), l'Association des professionnels de santé exerçant en prison (APSEP) et l'Observatoire international des prisons (OIP) ont annoncé avoir saisi le Comité consultatif national d'éthique (CCNE). Ils s'inquiètent essentiellement des atteintes au secret médical en prison commises, selon eux, par le texte, une entaille qui pourrait être agrandie par d'autres propositions sur lesquelles la Chancellerie, et le Parlement souverain, réfléchissent aujourd'hui. Les démocrates de la profession font de la rétention d’information, mettant dans la même camisole le citoyen moyen et le violeur déjà condamné.
    Les pétitionneurs professionnels ont encore d’autres dénonciations dans leur sac. Ainsi, une disposition du projet stipulant que les personnels ayant connaissance d'un risque lié à la situation médicale du détenu sont tenus de le signaler. Le personnel de l’Etat voudrait conserver le droit de décider librement entre les soins aux personnes dangereuses et l’exposition des victimes potentielles. L'un est exclusif de l’autre. "Une telle modification du Code de la santé publique conduirait inévitablement le personnel médical à donner à l'autorité pénitentiaire des indications sur la nature des pathologies ou troubles du patient, d'ordre psychiatrique en particulier", s'insurgent-ils. On relèvera les certitudes des militants dans le ‘inévitablement’ employé…
    C’est pourtant le minimum que des fonctionnaires médicaux du service public participent à la protection de la population qui les emploie et que la société mette en œuvre les moyens de protection de ses enfants, ses femmes et ses vieillards.
    De quelle façon les irresponsables politiques, les idéologues et la presse suiveuse aiment-ils nos jeunes, qu’elle fait fi du risque qu’ils courent en laissant des pédophiles récidivistes en circulation ? Ce qui n'est pas moins valable pour les autres criminels sexuels.
    Maintenir les pervers sexuels en détention, serait-ce donc priver le monde judiciaire d’une part significative de son activité? S’agit-il de sauver des emplois et de lutter contre le chômage ?...

    Pour la première fois, n’en déplaise au socialiste Badinter, ancien ministre fossilisé de la Justice, un Garde des Sceaux est ministre de tous les Français(es) et non pas des coupables contre contre les victimes: Mme Dati prendra enfin les victimes en compte. La différence de traitement, selon qu’on est coupable ou victime, serait gommée par le projet qu’elle soutient, à la demande du peuple qui a élu le président et contre l’avis de cénacles et mouvements de pensée qui ont fait la preuve de leur capacité de nuisance, par leurs blocages insurrectionnels.
    La demande de changement est générale et d’autant plus impérieuse qu’elle est impatiente. La critique est minoritaire, initiée par un petit nombre qui se flatte d’appartenir à l’intelligentsia de la rive gauche et se vante de perpétuer la pensée progressiste séculaire. La gauche s’affiche révolutionnaire, mais conserve, fige et refuse d’avancer. Les progressistes conservateurs sont nés !
    Sans jamais, depuis des siècles, se remettre en cause. Le monde qu'elle a pensé est-il meilleur ?
    Le projet de la droite réformiste marquerait en revanche une rupture avec la justice de classe ‘idéologique’.