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dimanche 3 février 2019

Sécurité publique : Wauquiez porte le refus des Français du retour des djihadistes

Ces binationaux ont abandonné la France pour le djihad: pourquoi ne choisissent-ils pas leur pays de coeur pour rentrer

"La priorité, c'est la sécurité des Français", a expliqué dimanche le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez

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Alors que la France, opposée jusqu'ici au retour des djihadistes français détenus par les Kurdes en Syrie, n'exclut plus leur rapatriement pour éviter qu'ils ne s'évanouissent dans la nature à la faveur du retrait américain, Laurent Wauquiez réitère son opposition ferme au retour des djihadistes français détenus en Syrie comme en Irak. "Je considère, je l'ai toujours dit, que les djihadistes ne doivent pas revenir en France", a réitéré M. Wauquiez.


"On sait que, même s'ils passent devant la justice, on n'a aucune garantie qu'ils iront en prison. Que, même s'ils vont en prison, on sait très bien qu'avec le système de remise de peine, on peut aboutir ensuite à relâcher dans la nature des barbares, et prendre la responsabilité immense que ces gens contribuent ensuite à organiser des attentats sur le sol français", a argumenté L. Wauquiez.
"Là encore, il faut savoir choisir ses priorités. Ma priorité, c'est la sécurité des Français; ma priorité, c'est qu'ils ne reviennent pas en France, c'est pas leur sort là-bas", a-t-il répondu.


Des cas d'extermination et des intentions ciblent les traîtres islamistes 
Fournie cette semaine par le député LR Pierre-Henri Dumont, la suggestion d'assassinats ciblés, comme il en existe dans les services secrets, a pu choquer ceux qui réagissent en fonction de l'étiquette politique du contributeur au débat. "Ne soyons pas hypocrites. 

La ministre de la Défense [Florence Parly] elle-même a dit que si les djihadistes mourraient en Syrie, c'était une bonne chose et elle a raison," déclare Wauquiez, évoquant octobre 2017 la ministre Florence Parly, quelques heures avant la chute de Raqa, "capitale" autoproclamée de l'EI en Syrie
"Si des djihadistes périssent dans ces combats, je dirais que c'est tant mieux", .

La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo est sur la même ligne:
Sur le plateau de "Le grand rendez-vous", elle avait soutenu les frappes aériennes françaises en Syrie, ""Français ou pas, peu importe".


Les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme révèlent que le président Hollande leur a confié qu'il a organisé des opérations pour que la France tue des djihadistes en Syrie: "au moins" quatre assassinats ciblés en octobre 2015, soit avant les attentats de Paris de novembre 2015.


Pourquoi ne sont-ils pas déchus de la nationalité française ?


"Pourquoi ne pas les confier à la justice en Irak ? Pourquoi ne pas les confier à la justice en Syrie ?, interroge Laurent Wauquiez.

"Pourquoi ne pas faire des déchéances de nationalité ? Il y a des solutions qui existent, ce sont ces solutions que je demande au gouvernement de prendre", a-t-il insisté.

Volte face du pouvoir
En 2016, alors député PS des Alpes-de-Haute-Provence, Castaner plaidait en faveur de la déchéance de nationalité pour toutes les personnes condamnées pour terrorisme. En 2019, désormais ministre français de l'Intérieur, le même Castaner justifie le rapatriement des djihadistes français...

"Dans l'absolu, il faudrait pouvoir déchoir tout auteur d'un crime terroriste de la nationalité française", avait déclaré le socialiste début 2016 sur Europe 1.
En 2019, aussi flexible avec le terrorisme islamiste qu'il est dur avec les Gilets jaunes, ce ministre agile justifie le retour de 130 djihadistes en France, en justifiant que "[ce sont] des Français avant d'être des djihadistes", de même qu'il est macronien avant d'être Français.

Macron ne fait pas confiance à l'Irak et à la Syrie
Les quelque 130 djihadistes français détenus dans des camps en Syrie, seront retirés à la surveillance kurde et ils retrouveront prochainement le sol du pays qu'ils ont choisi de combattre avec l'ennemi Etat islamique, a annoncé BFM TV, le 29 janvier. Les rapatriements se feront par avion, pour plus de confort. Et de rapidité !
Ils seront tous incarcérés et poursuivis en justice dès leur arrivée en France.
Les prisons françaises ont-elles les capacités d'accueil que l'Observatoire des prisons et Amnesty international puissent valider ? 
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Ou, en cadeau de bienvenue, Nicole Belloubet offrira-t-elle à nos djihadistes un pack avec téléphone portable (avec carte pré-payée) et bracelet électronique Swarovski leur permettant de manipuler à loisir leurs couteaux de boucher, de vaquer à leurs occupations de fauchage de piétons ou de jouer avec du TATP, explosif préféré du petit islamiste  amoureux de la France et des Français ?

mercredi 11 juillet 2018

Terrorisme : le Sénat préconise la déchéance de nationalité "plus régulièrement"

Un rapport du Sénat recommande le recours à la déchéance de nationalité


Le code civil autorise à déchoir de leur nationalité les binationaux condamnés pour actes de terrorisme.

C'est l'une des 63 propositions d'un rapport sénatorial de la commission d'enquête sur l'organisation et les moyens des services de l'Etat  rendu public mardi 10 juillet pour faire face à l'évolution de la menace terroriste.

La volonté d'inscrire la déchéance de nationalité dans la Constitution pour les personnes condamnées pour terrorisme avait été abandonnée par François Hollande, en 2016, après un débat qui avait profondément divisé sa majorité. Emmanuel Macron avait exprimé son opposition à cette mesure contestée par des juristes.

Le code civil autorise à déchoir de leur nationalité les binationaux condamnés pour actes de terrorisme, rappelle la commission. Or, 17% des détenus aujourd'hui incarcérés en France pour faits de terrorisme islamiste sont de nationalité étrangère, soit 90 personnes, note la commission. 
44 détenus potentiellement concernés à ce jour

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Dès lors, "l'éloignement des djihadistes étrangers en situation irrégulière ou non doit être une priorité pour le ministère de l'Intérieur".


Pourtant, seulement six personnes ont fait l'objet d'une déchéance de nationalité en 2014-2015 et plus aucune depuis lors, ajoute-t-elle. 
La Commission incite donc le gouvernement "à faire usage plus régulièrement de cette disposition, au regard de la gravité des profils des détenus incarcérés".

A noter en outre qu'en décembre 2017 le Mali a refusé 2 migrants renvoyés par la France, ce qui révèle les failles des accords sur l'immigration avec les pays de départ.
Le Mali que les troupes françaises protègent des terroristes n'ont pas respecté un accord du1 1 décembre 2017 entre le Mali et l'Union européenne. En multipliant les accords de rapatriement de réfugiés, les pays de l'Union européenne se mettent à la merci de la mauvaise volonté et de la duplicité des autorités des pays d'émigration.


lundi 18 avril 2016

Conseil constitutionnel: Fabius veut expulser les ex-présidents de la République

Le président du Conseil constitutionnel aimerait supprimer le droit à vie des anciens présidents, de siéger

Le nouveau président du Conseil constitutionnel  souhaite modifier
l'alinéa 2 de l'article 56 de la loi fondamentale

  pour supprimer le droit à vie des anciens président de la République à siéger parmi les Sages.

Le successeur de Jean-Louis Debré estime "qu'il serait logique, compte tenu notamment de l'accentuation du caractère juridictionnel du Conseil", que cet alinéa soit supprimé, restreignant ainsi le Conseil constitutionnel aux neuf membres nommés par le président de la République, l'Assemblée nationale et le Sénat. "Un de mes professeurs de droit aimait répéter que, à la différence des satellites, les institutions demeurent rarement sur l'orbite où leur créateur a voulu les placer, raconte l'ancien patron du Quai d'Orsay.  

A l'origine, le Conseil avait été conçu pour contrer les éventuels empiétements du législatif sur l'exécutif. Depuis, il a changé d'orbite par étapes pour devenir une véritable Cour constitutionnelle", explique Fabius, dans un entretien journal Le Monde, .

Seul Valéry Giscard d'Estaing occupe aujourd'hui son siège au rue de Montpensier.

Mais c'est encore trop au goût de Fabius. Jacques Chirac, pour des raisons de santé, et Nicolas Sarkozy, qui préside le parti Les Républicains et pourrait se présenter à un second mandat présidentiel, ne viennent plus au Palais-Royal.

François Hollande Il l'a d'ores et déjà annoncé,
François Hollande n'est pas intéressé par un siège parmi les Sages, après avoir promis en 2012 la suppression de ce dispositif, qui nécessite une révision de la Constitution.

En 2013, l'exécutif avait envisagé de proposer cette réforme au Parlement, avant de reculer, craignant de ne pas réunir la majorité des 3/5 des parlementaires réunis en Congrès. Après l'échec de la réforme constitutionnelle sur la déchéance de nationalité, Laurent Fabius devra probablement attendre le prochain quinquennat avant de tripatouiller la Constitution.

vendredi 1 avril 2016

Valls, "un petit manoeuvrier sans envergure," souligne Fillon

L'ancien Premier ministre juge "indignes" les propos de Manuel Valls

"Les propos du Premier ministre sont indignes parce qu'ils sont faux", a riposté F. Fillon sur RTL

Depuis deux jours, l'abandon de la révision constitutionnelle annoncée par François Hollande mercredi attirent les sarcasmes de la droite sur le gouvernement et singulièrement son chef, Manuel Valls. Par téléphone au micro de RTL ce vendredi matin, François Fillon a même qualifié Manuel Valls de "petit manoeuvrier sans envergure"

La veille, Manuel Valls fustigeait la droite sénatoriale et l'accusait de l'échec du projet de réforme constitutionnelle. 
Interrogé sur le transfert de Salah Abdeslam en France, le locataire de Matignon a amèrement commenté l'exemple et fustigé l'opposition majoritaire: "On ne pourra pas déchoir de la nationalité, car la droite sénatoriale l'a décidé." 

Des propos dont François Fillon souligne l'indignité. 
"Ils sont indignes parce qu'ils sont faux. Le texte que le président de la République avait promis, celui qu'il avait annoncé à Versailles, et qui correspond d'ailleurs parfaitement au vote du Sénat, concernait les binationaux. Et donc c'est vrai qu'avec la proposition de François Hollande, Abdeslam n'aurait pas pu être déchu de sa nationalité", a ajouté le candidat à la primaire à droite pour la présidentielle de 2017.

"Je revendique de représenter une droite qui a refusé de voter ce texte à l'Assemblée", a assumé l'ancien François Fillon.
Avant le vote au Sénat, une partie des députés de droite  -dont François Fillon- n'a pas voté la révision constitutionnelle et, piqué au vif il ripostait donc à l'accusation de Valls, un premier ministre socialiste qui accuse en effet la droite sénatoriale d'avoir fait échouer le projet de loi constitutionnel, quand -sur d'autres sujets- il n'accuse pas alternativement l'Union européenne, les patrons et les syndicats.

"Je revendique de représenter une droite qui a refusé de voter ce texte à l'Assemblée", a rétorqué l'ancien Premier ministre. "Il y a eu un accord manifestement entre le président des Républicains et François Hollande pour voter cette révision constitutionnelle (à l'Assemblée nationale)", insinue au passage le candidat à la primaire à droite pour la présidentielle de 2017. "Je considère que c'est une erreur".
"Ceux qui ont voulu se lancer dans une aventure d'une révision constitutionnelle purement symbolique se sont fourvoyés. C'était un théâtre d'ombres; ça a abouti à ridiculiser le gouvernement, la majorité, le Parlement", a-t-il jugé.
 
Et de démonter la manoeuvre hypocrite de l'exécutif socialiste

"Le gouvernement faisait voter une révision constitutionnelle qui permet la déchéance de nationalité pour tous les Français mais immédiatement il faisait en sorte que les Français qui ne sont pas binationaux ne puissent pas être déchus de leur nationalité".
 
Citoyen français parce que né sur le sol de France, Salah Abdeslam sera livré à la France par la justice belge qui a approuvé jeudi l'intention du gouvernement. Ce terroriste islamiste est en effet soupçonné d'avoir tenu un rôle-clé de logisticien dans les attentats du 13 novembre à Paris.

Un grand nombre de députés PS a voté contre la déchéance 

Adopté de justesse -et uniquement par les godillots de l'Assemblée,
le projet a fracturé la majorité présidentielle. 92 députés PS ont voté contre la déchéance de nationalité, mardi 9 février au soi. 
La veille, l'article 1 --qui constitutionnalise l'état d'urgence-- avait été adopté dans un hémicycle plus que clairsemé. 
L'article 2, lui, a bien failli ne pas passer, puisque c'est par 14 voix d'écart --soit seulement six de plus que la majorité absolue, compte tenu du nombre de votants-- que les députés ont voté pour. Et ce, malgré les menaces de l'exécutif, quelques heures plus tôt.
Comme le glissait un conseiller de l'exécutif dans la soirée, le gouvernement a eu "vraiment très très chaud aux fesses". Et "ptit zizi" est tout ratatiné.

jeudi 31 mars 2016

Révision constitutionnelle: Hollande renonce; la presse l'étrille

"Gâchis", "fiasco", "déroute", "Waterloo", la presse étrille Hollande

La presse de jeudi étrille le zozo pour ce nouveau "fiasco" 

Le Figaro ménage tout le monde
Il voit dans ce renoncement une "déchéance d'autorité" et Paul-Henri du Limbert dénonce "le gâchis", estimant que "le premier - et principal - coupable est évidemment à chercher à l'Élysée". Mais il demande malgré tout aux Républicains de "s'abstenir de triompher trop bruyamment." L'éditorialiste, comme nombre de ses confrères, pense qu'il "est à craindre que l'opinion publique mette dans le même sac tous ceux qui ont applaudi [dans sa globalité,] le discours du 16 novembre à Versailles [sous le coup de l'émotion des attentats islamistes] - la gauche et la droite réunies - et [mais] qui ont mis quatre mois pour gâcher ce rare moment d'unité nationale". Quant au temps perdu par l'exécutif dans la lutte pour l'emploi,le pouvoir d'achat et les publiques, ce ne serait pas un immense gâchis ?

Libération regrette le "désastre" 
Grégoire Biseau a le sentiment qu'il y avait "dans ce pari trop d'arrières-pensées et de calculs". Pour autant, il se retourne contre le "jeu de la droite" qui aurait  a été "tout aussi désolant". Le secret espoir de faire chuter François Hollande l'a finalement emporté sur toute autre considération", polémique-t-il, dans un souci de partage des responsabilités.

L'Opinion moque l'anaphore 
-rétrospectivement grotesque- du candidat Hollande pendant la campagne présidentielle. 
"Moi président de la République, je réaliserai, en matière de réforme institutionnelle, un flop d'une intensité qu'aucun de mes prédécesseurs n'a jamais pu approcher" ironise cruellement Nicolas Beytout.

L'Humanité se dit soulagé
"François Hollande a sifflé hier la fin d'une sinistre comédie. Ouf ! Mais que de dégâts semés sur la route qui devait mener au Congrès de Versailles!", déclare également Patrick Apel-Muller, celui qui relança le journal communiste de bandes dessinées Pif Gadget.

La Croix  pointe des moyens disproportionnés au résultat
"On aura rarement vu cela, dans l'Histoire de la République. Une débauche de déclarations, de prises de position, de débats dans la presse, de joutes parlementaires, tout cela pour aboutir à rien", regrette Guillaume Goubert.

Les Echos pleure sur l'image écornée de Hollande
"François Hollande a bousculé [?] l'image Hollande", d'après une Cécile Cornudet, nostalgique de "l'homme de la synthèse". Une idée fausse ? "On savait où on était. Et puis, tout à coup, on n'a plus su. Le fleuve était sorti de son lit," raconte la désorientée.

La Voix du Nord rit jaune
"Quatre mois [ou quatre ans] et un enterrement," s'amuse Hervé Favre, évoquant les quatre mois de vifs débats qui ont déchiré la gauche. "Finalement, vouloir retourner à Versailles n'était pas une si bonne idée pour un monarque républicain surtout quand la révolution gronde dans ses rangs" et surtout en dehors, conclut-il.

Les Dernières Nouvelles d'Alsace fait les comptes
"Le coût politique de ce fiasco monumental n'est pas encore chiffrable, mais pour François Hollande, il sera à coup sûr extrêmement élevé", commente Pascal Coquis  qui qualifie "l'homme de la synthèse" de "Machiavel aux petits pieds".

Le Courrier picard tente un bilan
Bertrand Meinnel note que "de demi-victoires [exemple?] en défaites à chaque projet important, le chemin présidentiel tourne à la déroute".

Midi Libre n'y voit qu'un raté 
Pour Yann Marec, cet épisode "restera gravé comme un énorme raté".

L'Alsace évoque une bérézina
Raymond Couraud résume l'opinion générale: "tout ça, pour ça?!" et y voit un "Waterloo politique". Waterloo, en Belgique...

Et Sud-Ouest évoque le renoncement de... Taubira
Bruno Dive imagine en effet que l'on puisse "rembobiner le film en arrière [rembobiner en avant serait plus compliqué...], (et) réclamer le retour place Vendôme [les cent jours] de Christiane Taubira, dont il faut rappeler qu'elle a démissionné à grand fracas sur cette question." Hommes de peu de foi...

vendredi 18 mars 2016

Conflit algérien: Hollande commémore le cessez-le-feu du 19 mars 1962, outrageant les morts français

Hollande indigne les familles des soldats harkis et métropolitains avec l'opposition

Le 19 mars 1962, à midi, prenait officiellement effet un cessez-le-feu qui mettait fin à huit ans de guérilla armée en Algérie.

La veille du cessez-le-feu, le gouvernement français avait renoncé à ses pouvoirs sur l'Algérie et le Sahara au profit des insurgés et du gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA), bras politique du Front de libération nationale (FLN) durant la guerre d’indépendance de l’Algérie. Le GPRA a négocié les accords de paix (accords d'Évian) avec la France en 1962.

Un double référendum vint après coup conforter cette décision. Le 8 avril 1962, les Français de métropole approuvèrent à plus de 90% le revirement du général de Gaulle, parfois qualifiée de trahison de ses engagements d'une "Algérie française" et des Pieds Noirs. Le 1er juillet 1962, les Algériens se prononcèrent pour l'indépendance de leur pays qui devint effective le 3 juillet 1962. Le 4 juillet, Ahmed Ben Bella s'installa à Alger en qualité de président de la nouvelle république. Le 5 juillet, l'indépendance était officiellement proclamée.

L' "utopie juridique" (historien Guy Pervillé) des accords d'Evian n'apporta pas la paix promise, mais inaugura une période de violences redoublées et de massacres des harkis. La France dénombra 28.500 militaires morts, 30.000 à 90.000 harkis (selon que sont ou non décomptés les victimes des assassinats du FLN en représailles contre les soldats musulmans restés loyaux à la France), 4.000 à 6.000 chez les civils européens et environ 65.000 blessés.
Ces "réfugiés"-là ne sont ni des clandestins,
ni des victimes de Bachar al-Assad,
mais des Français d'Algérie, depuis 1830
Hollande commémore le cessez-le-feu pour la première fois, samedi  

Le "président de tous les Français" a choisi de mépriser la douleur des harkis et des Français d'Algérie, les "Pieds-noirs". L'initiative présidentielle est contestée par de nombreuses associations d'anciens combattants et de pieds-noirs qui demandent que le 19 mars marque  le début de l'exil et du massacre de civils et des harkis et que le président sado-masochiste cesse son auto-flagellation de la République à propos de la fin du conflit algérien.

Hollande s'applique à diviser
 également la classe politique

L'ex-président Nicolas Sarkozy tonne contre la décision de son successeur.
"Pour qu'une commémoration soit commune, il faut que la date célébrée soit acceptée par tous. Or, chacun sait qu'il n'en est rien, le 19 mars reste au cour d'un débat douloureux", fait-il valoir, dans une tribune publiée vendredi dans le Figaro,  contre cette première médiatisée.
N. Sarkozy note qu'en son temps l'ex-président socialiste François Mitterrand, acteur de ce conflit, "refusa catégoriquement de reconnaître cette date pour commémorer la fin de la guerre d'Algérie" sachant, quant à lui, qu'après les accords d'Evian, "la tragédie s'était poursuivie pendant des mois".

"Une provocation à l'encontre de l'ensemble de la communauté rapatriée et des harkis", d
énonce le maire de Nice et président de la région PACA, Christian Estrosi, qui a prévenu qu'"aucune cérémonie" ne viendra raviver cette verte plaie ouverte de l'Histoire dans sa ville, samedi.

Le chef de l'Etat a "violé la mémoire" des anciens combattants et harkis, a accusé Marine Le Pen, présidente du FN.

Afin de ne pas relancer les passions, Jacques Chirac avait choisi une date neutre, le 5 décembre 2002, pour inaugurer un monument célébrant la mémoire des victimes de la guerre d'Algérie, mais aussi celles des combats en Tunisie et au Maroc.

François Hollande prononcera 
une allocution, samedi à 16h30


C'est devant ce mémorial érigé quai Branly, au pied de la Tour Eiffel, que avec pour idée : tenter "le compromis" pour instaurer "la paix des mémoires" sur ce conflit algérien qui exacerbe toujours les passions.

C'est à son initiative, qu'une loi avait été votée au Parlement le 6 décembre 2012 faisant du 19 mars la "journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie" mais aussi "des combats en Tunisie et au Maroc".

Manifestation politicienne, sans repentance: une hypocrisie de plus ?


Mémorial de la guerre d'Algérie et de l'après 19 mars 1962
inauguré quai Branly, le 5 Décembre 2002 
par le Président de la République Jacques Chirac
Le 19 mars, "c'est une date qui renvoie à des mémoires qui ont été longtemps opposées dans la population française", reconnaît-on dans l'entourage du chef de l'Etat. Mais "l'ambition du président de la République, c'est d'embrasser toutes les mémoires et de les faire entrer dans le récit de l'Histoire de France (...)", racontent-ils pour s'accaparer l'initiative consensuelle du président Jacques Chirac.Et de tenter de se justifier: "Ca n'est pas de faire disparaître les douleurs; ça n'est pas de nier les morts et les drames; c'est de les rappeler et de leur rendre hommage". Ce qui méritait en effet d'être précisé !


Dans son discours, comme il l'avait fait devant le parlement algérien le 20 décembre 2012, le président français récidiviste devrait se valoriser sur le thème de "l'injustice du système colonial"quand son procès est facile, 55 ans après et que la cause est désormais entendue, mais sans verser dans "le registre de la repentance", précise un conseiller qui renonce à twitter, préférant ainsi garder l'anonymat.
 

L'historien Benjamin Stora, récemment convoqué à l'Elysée pour mettre en musique la démarche présidentielle devant la presse
Le chantre du socialisme hollandien voit "un certain courage" dans la volonté de François Hollande "d'essayer de trouver une sorte de compromis, de consensus par rapport à cette guerre d'Algérie qui a bien du mal encore à passer dans l'histoire française".


A l'inverse, un collectif d'historiens proteste contre le choix du 19 mars.


Dans un texte transmis par le Centre de documentation historique sur l'Algérie (CDHA),  ces spécialistes condamne ce choix de date qui "ne peut être considérée ni comme la date d'un cessez-le-feu, ni comme la fin de la guerre d'Algérie", puisqu'elle déclencha "une période de massacres et de violences sans précédent".

"Je trouve ça scandaleux", s'insurge le délégué régional PACA du comité de liaison national des harkis, Mohamed Otsmanie, qui pointe pour sa part les visées "électoralistes" du chef de l'Etat en direction notamment "des binationaux franco-algériens" dans la circonstance d'inquiétude suscitée par le débat sur sa réforme constitutionnelle portant sur la déchéance nationale.


jeudi 17 mars 2016

La déchéance de nationalité, selon Hollande ? Une "chose de droite" qui "n'apporte rien"...

Quatre mois avant de l'évoquer face au Congrès, le président condamnait cette mesure.

Homme de convictions, le président a encore changé d'avis !


La déchéance de la nationalité fait partie de ces "choses de droite qui sont de l'ordre du symbolique et qui n'apportent rien à la lutte contre le terrorisme", expliquait François Hollande, il y a quelques mois, affirment deux journalistes dans un livre, dont  Le Monde du mercredi 17 mars a livré les "bonnes pages".

Dans ce livre, Le pari (éd. Plon) à paraître le 24 mars, Charlotte Chaffanjon, journaliste au magazine Le Point, et Bastien Bonnefous, journaliste au Monde, révèlent un entretien du 16 juillet 2015 avec le président de la République, soit six mois après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher et quatre mois avant les assassinats de masse au Bataclan et aux abords du Stade de France, où il était une cible privilégiée en tribune officielle.

François Hollande refusait la "surenchère"

"On voit bien qu'il y a des sujets qui s'installent, comme le terrorisme, la question de l'immigration, le vivre-ensemble, la religion, l'islam..., analyse alors le président de la République. On voit bien comment la droite et l'extrême droite essaient d'utiliser les inquiétudes réelles des Français, pour en faire des sujets de la présidentielle," polémiquait-il.
"Si on est, sur ces sujets-là, dans une surenchère avec la droite, c'est comme dire : bon finalement, l'extrême droite et la droite ont raison." (François Hollande, cité dans le livre "Le pari")
"Il faut que l'on montre que la lutte contre le terrorisme n'est pas un sujet de division, argue le chef de l'Etat. Surtout lorsque la droite cherche à nous emmener sur un terrain qui n'est pas le nôtre." Selon les auteurs, François Hollande listait alors, avec "une pointe de mépris dans la voix", "les idées qu'il refuse de faire siennes", dont la déchéance de nationalité.

La déchéance au Congrès, un coup politique en vue de la présidentielle

Quatre mois plus tard, après les attentats du 13 novembre, le président de la République annonçait, devant le Parlement réuni en Congrès, sa volonté d'une réforme constitutionnelle comprenant l'élargissement de la possibilité de déchoir de la nationalité française aux binationaux, même nés français, et condamnés pour terrorisme
Après examen, le texte du projet, surtout critiqué à gauche, vient d'être repoussé par les sénateurs.

Charlotte Chaffanjon est également auteur de "Jérôme Cahuzac, les yeux dans les yeux"
...

vendredi 4 mars 2016

Valls et Hollande dévissent dans les sondages: sont-ils encore légitimes au pouvoir ?

Records d'impopularité battus 

Seuls 17% des Français font confiance à François Hollande
 

Avec un point de moins que son niveau le plus bas enregistréen octobre et novembre 2014, déjà un record absolu pour un président, Hollande a-t-il encore la légitimité pour gérer les problèmes du pays ? 
Le locataire de l'Elysée est en chute libre avec quatre points perdus en un mois et 16 depuis décembreselon un sondage Elabe publié ce jeudi par Les Echos. 

80% des personnes interrogées ne lui font plus confiance, soit une perte de cinq points supplémentaires par rapport au mois précédent. 
Si la cote de François Hollande est en hausse... chez les sympathisants socialistes (5 points), elle baisse en revanche dans tous les autres segments politiques. Notamment avec une chute de 14 points chez EELV

Manuel Valls s'est également déconsidéré dans l'opinion

Seuls 23% des sondés font encore confiance au Premier ministre: Valls bat ainsi son record d'impopularité vieux du mois précédent (27%). Pour le "petit zizi" de Matignon, c'est une perte de 4 points en un mois de 29 jours et 13 points depuis décembre. 

Et leurs taux de survie sont faibles. 
Si en ce début d'année ils l'ont bien cherché avec le débat sur la déchéance de nationalité et la prolongation de l'état d'urgence, les semaines à venir pourraient leur être fatales. En plus des conflits avec les agriculteurs ou les taxis, deux grèves sont annoncées - les 9 et 31 mars - contre le projet de réforme du code du travail... autant de dossiers mal préparés, sans concertation et que l'"audacieux" de l'Elysée et l'autocrate de Matignon voulaient faire passer en force, avec la complicité des 'cocus mais contents' de l'Assemblée . 

Les sondages révèlent des abus
politiques de confiance dont le Conseil Constitutionnel devra être saisi.

Sondage réalisé les 1er et 2 mars 2016 auprès d'un échantillon de 1.001 personnes, selon la méthode des quotas.

Le député Pouria Amirshahi: "je quitte le PS"

Le député franco-iranien des Français de l'étranger  abandonne "le monde des partis"

L'élu socialiste Pouria Amirshahi  quittera le navire socialiste,
ainsi que son mandat de député, l'année prochaine.

Pouria Amirshahi a déclaré sa volonté de "retourner à la vie professionnelle" en 2017: de cadre de la Fédération des mutuelles de France (FMF), il est en effet devenu directeur de trois centres médico-sociaux (Chasseneuil, Confolens et Chabanais) en Charente limousine. 
"Je quitte le PS et le monde des partis en général, rhizomes d'un système institutionnel à bout de souffle. Ils sont devenus des machines électorales sans grande conviction, sans promesse d'avenir heureux pour le pays", déclare l'élu des Français de l'étranger, dans un entretien au Monde daté de samedi. Membre du PS depuis près de 30 ans, il remettra donc son mandat de député de Français de l'étranger.

Le PS est "sans ressorts, sans idées," déplore-t-il.

Les partis "semblent ne pas pouvoir faire grand-chose quand ils ne sont pas carrément dans le renoncement ou la complicité", dénonce-t-il.

"La France n'est pas gouvernée par l'aile droite du PS, mais par des néoconservateurs, dans tous les domaines, à quelques exceptions près... D'ailleurs, leurs alliés sont désormais issus du bloc réactionnaire: déchéance de nationalité, état d'urgence, surenchère pénale, droit du travail", ajoute-t-il en dénonçant une "succession de renoncements" depuis 2012.

Pour autant, P. Amirshahi n'abandonne pas tout engagement. 
"Il faut poser aujourd'hui les fondements d'un modèle viable et doux. Défendre des causes communes entre citoyens, défendre les biens communs tant négligés, stopper la destruction des espèces vivantes, encourager de nouvelles formes de propriété sociale d'entreprise", déclare cet ancien président du syndicat étudiant UNEF et dont la famille a rejoint en 1976 sa grand-mère maternelle membre du Parti communiste iranien, établie en France. Il obtiendra la nationalité française en 1996.
Au Congrès de Reims du PS de 2008, Pouria Amirshahi est membre fondateur du courant Un Monde d'Avance avec Henri Emmanuelli et son disciple  Benoît Hamon,  etc. Elu premier secrétaire de la fédération PS de la Charente, il intègre la nouvelle équipe dirigeante autour de Martine Aubry en tant que secrétaire national aux droits de l'homme, à la drancophonie et au développement. Il est également signataire de l''Appel des appels'  qui milite pour une "insurrection des consciences". Enfin, cet activiste participe activement aux mobilisations liées à l’immigration, concernant les Rom et les étrangers en situation irrégulière tout particulièrement.
"Cela se traduit notamment par la mise en valeur de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui luttent ou mènent des expériences qui fonctionnent: c'est la raison d'être du Mouvement commun que j'ai fondé avec d'autres", qui ne présentera pas de candidats "aux élections", ajoute le député.
Fondé en 2014, le 'Mouvement commun' rassemble hors du PS des personnes désireuses de changement social. "Je demande à toute personne de se sentir libre d’être écologiste, communiste, d’être au Front de gauche, ailleurs ou même nulle part. Je vois des intelligences partout. (...) A chaque fois, je demande, comme nous le faisons, de n’exiger de personne de se renier. Si on me parle d’un nouveau parti, d’une nouvelle étiquette, d’une nouvelle scission, ma démarche n’aura pas été comprise."
Les décisions de l'exécutif le révulsent

Le député a manifesté son opposition à la politique de la majorité à plusieurs reprises. 
Il a notamment voté contre le projet de révision constitutionnelle dans ses deux aspects, l'inscription de l'état d'urgence dans la Constitution et la déchéance de nationalité.
Il a également critiqué le projet de loi antiterroriste défendu par le gouvernement devant l'Assemblée nationale, déclarant dans les colonnes du Figaro : "Le pouvoir est en train de céder aux revendications des policiers (...) Manuel Valls n'est plus Premier ministre, il est le porte-parole des policiers".

Il s'est également manifesté contre le projet de réforme du Code du Travail que Valls préfère associer au nom de Myriam El Khomri, "une honte" et "une grande régression," selon ses termes.