POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est loi antiterroriste. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est loi antiterroriste. Afficher tous les articles

lundi 25 septembre 2017

Collomb accueille un ancien "fiché S" dans la police nationale

Quand la police se laisse infiltrer... 

Autrefois dans le viseur du Renseignement pour sa pratique de l'islam

Il est devenu gardien de la paix, vendredi 22 septembre, en France.
Résultat de recherche d'images pour "police nationale"Une nouvelle promotion de gardiens de la paix a vu le jour, la semaine dernière. Or, parmi ces nouvelles forces de l'ordre, un homme sort du lot par son parcours, révèle RTL. 

Cette recrue a fait l'objet d'une fiche S (sûreté de l'État). Les faits remontent à l'année 2012, date à laquelle les services de la DGSI avaient commencé à s'intéresser à cet adepte de l'islam radical.  
 
Déjà à cette époque, l'homme tenta pourtant d'entrer dans la police, après avoir été chassé de l'Armée. Les services du Renseignement reçurent alors un signalement concernant cet individu. Dans la foulée, le ministère de l'Intérieur le classa parmi les fichés S, soupçonnés de vouloir s'attaquer à la France. 

Les failles béantes des services

Résultat de recherche d'images pour "police nationale"
Le port du hijab bientôt autorisé
dans la police nationale
Malgré cette mesure individuelle, le suspect passa inaperçu et parvint à se faire embaucher comme adjoint de sécurité. Il resta sous surveillance pendant trois ans, et sembla avoir un comportement tout à fait normal.

Cellule dormante ?
Malgré l'"état d'urgence" instauré le 14 novembre 2015 sur tout le territoire national en raison des attentats islamistes du 13 novembre 2015, la DGSI décida donc de lever la fiche S dont il faisait l'objet. Plus rien ne l'empêchait de devenir policier et c'est que qu'il fit le 22 septembre 2017, lorsqu'il devint officiellement gardien de la paix après une formation à l'Ecole nationale de police (ENP), selon RTL.

Cet individu a pu être recruté et formé en école nationale de police, alors qu'il a fait l'objet d'une fiche S et ça ne fait pas problème ? 
A l'heure actuelle, il n'existe pas de contrôle administratif systématique lors des recrutements dans la police ou la gendarmerie pour connaître le parcours précis des candidats.
Cette disposition est prévue dans la nouvelle loi antiterroriste... 
Le suspect sera peut-être passé brigadier...

jeudi 10 août 2017

Autain (LFI) dénigre l'opération Sentinelle

Sentinelle n'est "pas l’opération la plus opportune", selon la députée novice d'extrême gauche

La néo députée 2017 de "La France insoumise" Clémentine Autain n'a pas tardé à polémiquer, dès jeudi.

Au lendemain de l’attaque terroriste qui a blessé six militaires devant une HLM de casernement à Levallois-Perret, la députée de Seine-Saint-Denis, née à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), a estimé sur franceinfo que "ce n’est pas l’opération la plus opportune, car la plupart des interventions vise à se protéger soi-même". 
"Le moment est venu de faire un bilan, affirme-t-elle (…). Tout ça n’a pas trop cohérent; il faut répondre plus profondément", a insisté C. Autain, en compétence, puisqu'elle a d'abord été conseillère de Paris (apparentée PCF) chargée de ...la jeunesse. 

Une nouvelle attaque a visé les forces de l’ordre mercredi lorsqu’une voiture-bélier a blessé six militaires à Levallois-Perret (Hauts-de Seine). Son conducteur, un Algérien, a été arrêté sur l’autoroute A16 dans le Pas-de-Calais.    

Interrogée sur le projet de loi antiterroriste, destiné à inscrire dans le droit commun certaines mesures du régime de l’état d’urgence, l'ex-collaboratrice de Cécile Silhouette, conseillère de Paris, élue d'Ensemble pour une gauche alternative et écologiste, Clémentine Autain a annoncé sans surprise que son groupe y "sera fortement opposé". 

"L’efficacité [de l’état d’urgence] n’est pas de mise et, dans le même temps, on veut laminer le fondement de la démocratie"


Conservatrice d'e
xtrême gauche, elle considère que l'état d'urgence bouscule "les normes juridiques".

Selon elle et son groupe, il ne va pas "permettre de lutter contre Daech (le groupe Etat islamique)". 

Cette sixième attaque contre des soldats de Sentinelle a ainsi relancé le débat sur le dispositif qui mobilise 7.000 militaires en permanence en France depuis les attentats djihadistes de 2015.

Savoir si, toutefois, la voix de la députée porte au-delà de la Seine-Saint-Denis. 
PoliceA la suite des attentats de Nice et Saint-Etienne du Rouvray, les Français ne croyaient plus à l'état d'urgence, selon une enquête IFOP. En un mois, la part des Français qui faisaient de l'insécurité leur première préoccupation avait été multipliée par trois. Selon la vague d'août du baromètre YouGov pour Le HuffPost et iTélé, ils étaient alors 29% (contre 10% en juillet) à le mettre tout en haut de leur liste. ils semblaient en attente d'une réponse sécuritaire forte bien que dubitatifs sur l'efficacité des dispositifs.

Ministre de la Justice il y a encore deux mois, député PS défait par une candidate de La République en marche lors des législatives, Jean-Jacques Urvoas pense le plus grand mal de l’état d’urgence et a voulu le faire savoir, tandis que son successeur, Gérard Collomb, affirmait devant le Sénat que l’état d’urgence est d’une "grande et profonde utilité".
  
Pour LR, "autant l’état d’urgence correspond à une nécessité dans les temps voisins d’attentats de grande ampleur, autant il faut savoir sortir de ce régime d’exception dont l’intérêt s’amenuise au bout de quelques semaines et qui de surcroît est contraire à l’état de droit qui fonde une démocratie," a déclaré Georges Fenech.

Des associations, des juristes, des autorités indépendantes et l’Eglise catholique s’inquiètent vivement du projet de loi antiterroriste du gouvernement. Quelques jours avant le discours que le président de la République doit prononcer devant le Congrès, lundi 3 juillet à Versailles, une délégation d’associations et de personnalités du réseau "Etat d’urgence/antiterrorisme" a été reçue, vendredi 30 juin, par Emmanuel Macron. Amnesty international, Human Rights Watch ou l’avocat William Bourdon l’ont alerté sur les risques qu’ils voient dans une sixième prorogation de l’état d’urgence – jusqu’au 1er novembre – et surtout dans l’intégration de certaines de ses dispositions dans le droit commun, prévue dans le projet de loi " renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ".
Contrairement aux mesures sur la moralisation de la vie publique ou aux ordonnances sur le droit du travail, cette nouvelle loi antiterroriste ne figurait pas dans le programme électoral d'E. Macron.

Le président Jupiter a choisi entre la sécurité et les libertés.

Des centaines de manifestants à Paris contre l'instauration d'un «état d'urgence permanent» (IMAGES)Le président Macron a annoncé en mai 2017 son intention de prolonger l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre.
Le 6 juillet, la nouvelle majorité à l'Assemblée nationale a adopté la sixième prolongation de cet état d'exception, comme un seul homme et cette majorité est supposée représenter l'ensemble de la population...
View image on Twitter
"Quatre mois de plus à une large majorité", ose écrire Libération,
mais noter toutefois les fortes abstentions de groupes
Dès l’adoption du projet de loi par le Conseil des ministres, le 22 juin, le Défenseur des droits des citoyens (on en est à défendre leurs droits...), Jacques Toubon, a dénoncé dans Le Monde la "pilule empoisonnée" qu’il instille dans la cohésion nationale, d'autant que le texte crée "des zones de flou", sans "offrir plus de garanties en termes de respect des droits et des libertés que l’état d’urgence"...

vendredi 4 mars 2016

Le député Pouria Amirshahi: "je quitte le PS"

Le député franco-iranien des Français de l'étranger  abandonne "le monde des partis"

L'élu socialiste Pouria Amirshahi  quittera le navire socialiste,
ainsi que son mandat de député, l'année prochaine.

Pouria Amirshahi a déclaré sa volonté de "retourner à la vie professionnelle" en 2017: de cadre de la Fédération des mutuelles de France (FMF), il est en effet devenu directeur de trois centres médico-sociaux (Chasseneuil, Confolens et Chabanais) en Charente limousine. 
"Je quitte le PS et le monde des partis en général, rhizomes d'un système institutionnel à bout de souffle. Ils sont devenus des machines électorales sans grande conviction, sans promesse d'avenir heureux pour le pays", déclare l'élu des Français de l'étranger, dans un entretien au Monde daté de samedi. Membre du PS depuis près de 30 ans, il remettra donc son mandat de député de Français de l'étranger.

Le PS est "sans ressorts, sans idées," déplore-t-il.

Les partis "semblent ne pas pouvoir faire grand-chose quand ils ne sont pas carrément dans le renoncement ou la complicité", dénonce-t-il.

"La France n'est pas gouvernée par l'aile droite du PS, mais par des néoconservateurs, dans tous les domaines, à quelques exceptions près... D'ailleurs, leurs alliés sont désormais issus du bloc réactionnaire: déchéance de nationalité, état d'urgence, surenchère pénale, droit du travail", ajoute-t-il en dénonçant une "succession de renoncements" depuis 2012.

Pour autant, P. Amirshahi n'abandonne pas tout engagement. 
"Il faut poser aujourd'hui les fondements d'un modèle viable et doux. Défendre des causes communes entre citoyens, défendre les biens communs tant négligés, stopper la destruction des espèces vivantes, encourager de nouvelles formes de propriété sociale d'entreprise", déclare cet ancien président du syndicat étudiant UNEF et dont la famille a rejoint en 1976 sa grand-mère maternelle membre du Parti communiste iranien, établie en France. Il obtiendra la nationalité française en 1996.
Au Congrès de Reims du PS de 2008, Pouria Amirshahi est membre fondateur du courant Un Monde d'Avance avec Henri Emmanuelli et son disciple  Benoît Hamon,  etc. Elu premier secrétaire de la fédération PS de la Charente, il intègre la nouvelle équipe dirigeante autour de Martine Aubry en tant que secrétaire national aux droits de l'homme, à la drancophonie et au développement. Il est également signataire de l''Appel des appels'  qui milite pour une "insurrection des consciences". Enfin, cet activiste participe activement aux mobilisations liées à l’immigration, concernant les Rom et les étrangers en situation irrégulière tout particulièrement.
"Cela se traduit notamment par la mise en valeur de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui luttent ou mènent des expériences qui fonctionnent: c'est la raison d'être du Mouvement commun que j'ai fondé avec d'autres", qui ne présentera pas de candidats "aux élections", ajoute le député.
Fondé en 2014, le 'Mouvement commun' rassemble hors du PS des personnes désireuses de changement social. "Je demande à toute personne de se sentir libre d’être écologiste, communiste, d’être au Front de gauche, ailleurs ou même nulle part. Je vois des intelligences partout. (...) A chaque fois, je demande, comme nous le faisons, de n’exiger de personne de se renier. Si on me parle d’un nouveau parti, d’une nouvelle étiquette, d’une nouvelle scission, ma démarche n’aura pas été comprise."
Les décisions de l'exécutif le révulsent

Le député a manifesté son opposition à la politique de la majorité à plusieurs reprises. 
Il a notamment voté contre le projet de révision constitutionnelle dans ses deux aspects, l'inscription de l'état d'urgence dans la Constitution et la déchéance de nationalité.
Il a également critiqué le projet de loi antiterroriste défendu par le gouvernement devant l'Assemblée nationale, déclarant dans les colonnes du Figaro : "Le pouvoir est en train de céder aux revendications des policiers (...) Manuel Valls n'est plus Premier ministre, il est le porte-parole des policiers".

Il s'est également manifesté contre le projet de réforme du Code du Travail que Valls préfère associer au nom de Myriam El Khomri, "une honte" et "une grande régression," selon ses termes.



dimanche 22 mars 2015

Hollande, Valls et Touraine ont versé des prestations sociales à 290 djihadistes en 2014

Les contribuables français savent maintenant pour qui ils travaillent

"Impuissance à contrôler et à stopper le versement de ces prestations"

Lors de la séance questions d’actualité au Gouvernement, le député UMP Alain Marsaud a interpellé le ministre de l’Intérieur sur le versement des prestations sociales aux djihadistes partis combattre en Syrie ou en Irak.
Le Député a jeté un pavé dans la marre de Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur : "Comment expliquer que un ou deux milliers de Français (…) quittent la France pour aller combattre à l’étranger ou y vivre (…) A maintes reprises, j’ai eu l’occasion d’interpeller le ministre de l’Intérieur sur l’utilisation supposée des allocations familiales ou prestation de toute nature que continuent à percevoir lesdites familles dans ces zones". Le député poursuit en rapportant le désarroi de directeurs de caisses d’allocations familiales, "qui [lui] ont fait part de leur impuissance à contrôler et à stopper le versement de ces prestations au profit de ces personnes".
L’ancien magistrat antiterroriste a "constaté hélas que ces versements se poursuivent aujourd’hui et que certains Français font usage de leur carte de crédit (…) pour débiter leur compte crédité en France par nos organismes sociaux". Le député UMP a ajouté : "Il est temps que nos services de renseignement croisent leurs fichiers avec les caisses d’allocations familiales".

Bernard Cazeneuve reconnaît le signalement de 290 cas

Le ministricule de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, assure qu'il y remédie... 
Il a pourtant vivement réagi à la question du député des Français de l’étranger : "vous pointez des manquements qui n’existent pas en nombre mais qui peuvent exister (…). Lorsque les personnes sont à l’étranger (…), leur cas est immédiatement signalé aux autorités en charge du versement de ces prestations sociales. L’an dernier, 290 cas ont été signalés. Il a été mis fin au versement de ces allocations". L’Etat a donc continué de verser l’argent des cotisations de travailleurs à ces bénéficiaires d’allocations familiales, "même si désormais ils ne touchent plus de prestations sociales", selon ce qu'affirme Nanard Cazeneuve.

Le ministre de l’Intérieur n'a pas tardé à changer de sujet, ajoutant que 25 interdictions administratives de sortie du territoire et 19 interdictions du territoire national ont été décidées dans le cadre de l'application de la loi antiterroriste de novembre 2014.