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jeudi 5 janvier 2017

Législatives 2017: la direction du PS distribue les passe-droits à ses proches

Fin de règne et distribution de cadeaux aux courtisans bien en cour  

Les godillots socialistes de base n'ont plus voie au chapitre

Didier Le Bret. Un mélange des genres qui embarrasse la Rue de Solférino. Photo © SIPAAinsi l'investiture de Didier Le Bret dans la 9e circonscription des Français de l'étranger passe-t-elle mal au Parti socialiste. Ex-coordinateur du Renseignement, le compagnon de Mazarine Pingeot, fille morganatique de feu le prince François Mitterrand a en effet bénéficié d'un passe-droit.

Monsieur Pingeot-Mitterrand n'est membre du PS que depuis quelques mois 
Alors que trois ans sont nécessaires, le jeune homme a obtenu la préférence sur un militant connaisseur du terrain formé lors des émeutes urbaines de 2007 à Villiers-le-Bel. 
En revanche, l'homme de l'Elysée était précédemment directeur du Centre de crise et de soutien du ministère des Affaires étrangères de Laurent Fabius et ambassadeur de France en république d’Haïti. Pas exactement la porte à côté.
Puis, en avril 2015, il est nommé ambassadeur à la gestion des crises à l'étranger. Que n'y est-il resté ?

Le 24 juillet 2016, L'Opinion révèle son lancement en politique. Didier le Bret doit quitter l'Élysée en novembre 2016 pour se présenter aux législatives dans la 9e circonscription des Français de l’étranger sous l'étiquette du PS

Un mélange des genres qui embarrasse la Rue de Solférino
Il s'est d'abord fait bombarder ministre plénipotentiaire au mois de février 2015, alors que l'officialisation de sa relation avec Mazarine Pingeot ne datait que de six mois, le 31 août 2014.

Chargé de la coordination des six services de renseignements français (CNR) depuis juin 2015, directement rattaché à l’Élysée, Didier Le Bret faisait depuis plusieurs semaines l’objet de critiques au sein de la communauté du renseignement. Il fallait bien trouver une sortie honorable à ce quinqua instable.

Il aura contre lui Erwan Davoux, responsable LR des Français établis hors de France dans l'équipe d'Alain Juppé.

D'où l'émergence de soupçons de tripatouillage

Le vote, curieusement, a eu lieu par voie électronique.
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Le Bret (et non Soumaré)
C'est suite à un tour de magie numérique qu'Ali Soumaré, l'un des candidats évincés, à déposé une plainte devant la justice.

Bon, c'est vrai, Ali Soumaré, dans le 9e de Paris, ça prêtait à sourire. Il est en effet secrétaire de la section du Parti socialiste de Villiers-le-Belde 2004 à 2015, secrétaire fédéral du... Val-d'Oise. Ce crash du parachuté s'explique un peu du fait qu'il a été le porte-parole des familles et des quartiers lors des émeutes de 2007 à Villiers-le-Bel. Dans le IXe arrondissement de Paris, du quartier des grands magasins de la Chaussée-d'Antin à la butte Montmartre en passant par le Faubourg-Montmartre, le Malien d'origine n'aurait pas fait le poids face au diplomate blanc. Mais dans la 9e circonscriptions des Français de l'étranger, le natif du Val d'Oise aurait-t-il été davantage à son affaire en Afrique de l'Ouest, à la place du député frondeur socialiste Pouria Amirshahi élu juin 2012, mais qui abandonne la politique ?

Affaire de faciès et de racisme?
 

Soumaré sent peut-être un peu le soufre dans les bureaux de Solférino
Candidat aux élections régionales de 2010, il se retrouve courant mars 2010 au centre d'une vive polémique après avoir été qualifié par ses adversaires de l'UMP de "délinquant multirécidiviste", allusion à cinq accusations de Ali Soumaré pour vol aggravé (d'un baladeur, en 1999), :"rébellion à agent de la force publique" à Villiers-le-Bel, en octobre 2009, infraction pour conduite sans permis ou "violences ayant entraîné une ITT de moins de huit jours" commises contre deux femmes. Maître Mignard évoqua une erreur d'homonymie ou négocia des compromis. Mais l'une des l'une d'entre elles avait été commise et définitivement jugée.

A la primaire de désignation pour les élections législatives de 2017, Soumaré est très sèchement battu, ne réalisant que 0,62 % des suffrages 
On dit que le CRAN pourrait s'emparer de cette nouvelle affaire, mais qui croit à son courage ? Sa tentative médiatique contre 'Tintin au Congo' lui a servi de leçon...

 

vendredi 4 mars 2016

Le député Pouria Amirshahi: "je quitte le PS"

Le député franco-iranien des Français de l'étranger  abandonne "le monde des partis"

L'élu socialiste Pouria Amirshahi  quittera le navire socialiste,
ainsi que son mandat de député, l'année prochaine.

Pouria Amirshahi a déclaré sa volonté de "retourner à la vie professionnelle" en 2017: de cadre de la Fédération des mutuelles de France (FMF), il est en effet devenu directeur de trois centres médico-sociaux (Chasseneuil, Confolens et Chabanais) en Charente limousine. 
"Je quitte le PS et le monde des partis en général, rhizomes d'un système institutionnel à bout de souffle. Ils sont devenus des machines électorales sans grande conviction, sans promesse d'avenir heureux pour le pays", déclare l'élu des Français de l'étranger, dans un entretien au Monde daté de samedi. Membre du PS depuis près de 30 ans, il remettra donc son mandat de député de Français de l'étranger.

Le PS est "sans ressorts, sans idées," déplore-t-il.

Les partis "semblent ne pas pouvoir faire grand-chose quand ils ne sont pas carrément dans le renoncement ou la complicité", dénonce-t-il.

"La France n'est pas gouvernée par l'aile droite du PS, mais par des néoconservateurs, dans tous les domaines, à quelques exceptions près... D'ailleurs, leurs alliés sont désormais issus du bloc réactionnaire: déchéance de nationalité, état d'urgence, surenchère pénale, droit du travail", ajoute-t-il en dénonçant une "succession de renoncements" depuis 2012.

Pour autant, P. Amirshahi n'abandonne pas tout engagement. 
"Il faut poser aujourd'hui les fondements d'un modèle viable et doux. Défendre des causes communes entre citoyens, défendre les biens communs tant négligés, stopper la destruction des espèces vivantes, encourager de nouvelles formes de propriété sociale d'entreprise", déclare cet ancien président du syndicat étudiant UNEF et dont la famille a rejoint en 1976 sa grand-mère maternelle membre du Parti communiste iranien, établie en France. Il obtiendra la nationalité française en 1996.
Au Congrès de Reims du PS de 2008, Pouria Amirshahi est membre fondateur du courant Un Monde d'Avance avec Henri Emmanuelli et son disciple  Benoît Hamon,  etc. Elu premier secrétaire de la fédération PS de la Charente, il intègre la nouvelle équipe dirigeante autour de Martine Aubry en tant que secrétaire national aux droits de l'homme, à la drancophonie et au développement. Il est également signataire de l''Appel des appels'  qui milite pour une "insurrection des consciences". Enfin, cet activiste participe activement aux mobilisations liées à l’immigration, concernant les Rom et les étrangers en situation irrégulière tout particulièrement.
"Cela se traduit notamment par la mise en valeur de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui luttent ou mènent des expériences qui fonctionnent: c'est la raison d'être du Mouvement commun que j'ai fondé avec d'autres", qui ne présentera pas de candidats "aux élections", ajoute le député.
Fondé en 2014, le 'Mouvement commun' rassemble hors du PS des personnes désireuses de changement social. "Je demande à toute personne de se sentir libre d’être écologiste, communiste, d’être au Front de gauche, ailleurs ou même nulle part. Je vois des intelligences partout. (...) A chaque fois, je demande, comme nous le faisons, de n’exiger de personne de se renier. Si on me parle d’un nouveau parti, d’une nouvelle étiquette, d’une nouvelle scission, ma démarche n’aura pas été comprise."
Les décisions de l'exécutif le révulsent

Le député a manifesté son opposition à la politique de la majorité à plusieurs reprises. 
Il a notamment voté contre le projet de révision constitutionnelle dans ses deux aspects, l'inscription de l'état d'urgence dans la Constitution et la déchéance de nationalité.
Il a également critiqué le projet de loi antiterroriste défendu par le gouvernement devant l'Assemblée nationale, déclarant dans les colonnes du Figaro : "Le pouvoir est en train de céder aux revendications des policiers (...) Manuel Valls n'est plus Premier ministre, il est le porte-parole des policiers".

Il s'est également manifesté contre le projet de réforme du Code du Travail que Valls préfère associer au nom de Myriam El Khomri, "une honte" et "une grande régression," selon ses termes.



samedi 17 octobre 2015

Collectivités: la baisse des dotations met le feu au débat à l'Assemblée

Le gouvernement doit en rabattre pour ne pas risquer d'être mis en minorité

La baisse des dotations aux collectivités a suscité de vifs débats vendredi à l'Assemblée nationale  

Le projet de budget prévoit une baisse de 3,5 milliards par rapport à 2015 pour la dotation globale de fonctionnement (DGF) des collectivités pour une enveloppe de 33,1 milliards d'euros. Cette diminution s'inscrit dans le plan de réduction de 11 milliards en trois ans (2015-2017) annoncé par le gouvernement.

Hollande et Valls continuent par ailleurs de distribuer des millions en veux-tu en voilà.
Le président socialiste a ainsi annoncé le déblocage de "100 millions d'euros sur deux ans" pour les réfugiés, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, à l'issue du sommet européen consacré aux réfugiés, dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 septembre, à Bruxelles. Il s'est d'ailleurs livré alors à l'un de ses raisonnements spécieux dont il a le secret. "De l'argent que la France "n'aura pas à dépenser autrement, parce que si ces réfugiés venaient dans notre pays, au regard du droit d'asile, nous les accueillerions et nous savons que ça aurait des conséquences financières", a-t-il expliqué.
En campagne dans l'Hérault cette fois, François Hollande a aussi déclaré au 76e congrès de l’USH (Union sociale de l’habitat) de Montpellier le 24 septembre que l’Etat doit "rester et restera un financier direct du logement social" et qu’il contribuera à hauteur de 250 millions d’euros au nouveau Fonds national d’aides à la pierre (Fnap) dont la création avait été annoncée cet été par les ministres du Logement et du Budget.
Monsieur 100 millions a aussi débloqué... 500 millions d'euros pour revitaliser les zones rurales, la couverture numérique, ainsi que la réintroduction de médecins dans les zones où ils manquent le plus. C'était quinze jours plus tôt, à l'issue d'un comité interministériel délocalisé à Vesoul, où le président était en campagne des régionales.
Dans le même temps, Monsieur 100 millions annonce une baisse d'impôts pour huit millions de foyers en 2016. Elle sera d'environ 250 euros en moyenne pour chaque foyer concerné. C'est évidemment l'Etat qui paie mais, si jamais l'Etat c'était nous, la facture s'élève à 2 milliards...
Les communes pauvres parviendront-elles à assurer
les activités périscolaires que leur impose la réforme des rythmes scolaires
ou les menus de substitution de leurs cantine ? 

Cette baisse de la DGF, première dotation de fonctionnement de l'État aux collectivités territoriales du fait du transfert de compétences de l'Etat, doit être en partie compensée par la création d'un fonds d'aide à l'investissement local doté d'une capacité d'engagement de 1 milliard d'euros, un point qui sera abordé lors de l'examen de la seconde partie du budget, tout comme un projet de réforme de la DGF.


Le gouvernement a dû temporiser pour obtenir finalement un vote favorable.

Dans l'hémicycle, cette coupe sèche, qui avait poussé les maires de l'Hexagone à se mobiliser mi-septembre, a soulevé de vives critiques à droite, mais aussi à gauche.

La droite a fait part de sa franche hostilité à la baisse des dotations, à l'instar de Damien Abad (député Les Républicains, LR, de l'Ain) pour qui "il n'y a jamais eu un effort aussi dur, aussi brutal et aussi mal préparé" alors que les collectivités "sont aujourd'hui quasi exsangues".

Du côté gauche de l'hémicycle, Nicolas Sansu (Front de gauche) a aussi pointé avec vigueur les risques que cette baisse de dotation "fait peser sur notre croissance", jugeant que l'argument de la justice invoqué par le gouvernement "ne tient pas" au regard des avantages accordés aux entreprises.

Et l'opposition est aussi venue des rangs socialistes où plusieurs députés "frondeurs" sont montés au créneau pour dénoncer la mesure. Pascal Cherki y a notamment vu "une erreur", estimant que le gouvernement propose ces mesures "simplement parce qu'il faut financer le pacte de responsabilité", tandis que Laurent Baumel a mis "en garde collectivement contre le ressentiment qui monte dans les territoires".

Le secrétaire d'État au Budget Christian Eckert (ci-dessous à la droite d'un Valls content de son coup) a répondu à cette hostilité généralisée en indiquant que 
le gouvernement demande "la réserve des votes (...) jusqu'à nouvel ordre", repoussant ainsi la délibération.
Le député communiste du Cher Nicolas Sansu  a dénoncé un procédé "scandaleux", tandis que Pouria Amirshahi (PS) a jugé "assez grave cette forme de mascarade, de déguisement démocratique qui consiste à s'arranger d'un vote que lorsqu'on est sûr de sa majorité".
"C'est quand même très inquiétant que, dès le premier débat en première lecture, on en soit à utiliser ce genre de procédure (...) Si déjà à l'Assemblée nationale, ça coince autant, vous imaginez ce qui va se passer au Sénat", a lancé de son côté Damien Abad (LR).
  • LA RÉSERVE DE VOTES
    Pour contrer les oppositions qui menacent de mener une bataille et affirment leur intention de ne pas voter un projet "en l'état", le a décidé, lundi soir, le gouvernement peut "demander la réserve des votes pour la suite de la discussion".
    Bien que jugée "inacceptable" par le député Pouria Amirshahi, cette procédure lancée cette fois par le 
    secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, est tout à fait réglementaire. Elle permet au gouvernement de suspendre une séance qui lui est défavorable.
  • Le gouvernement peut ensuite décider de reprendre plus tard le vote des amendements. S'il estime que la situation pourrait lui être plus favorable un autre jour, après avoir incité davantage de députés à venir en séance par exemple, mais aussi en modifiant son texte), le gouvernement a la possibilité de finalement mettre aux voix les amendements qu'il craint.
    Ch. Eckert a envisagé cette possibilité, demandant "la réserve des votes" jusqu' "au moment où [le gouvernement] estimera utile et nécessaire de reprendre les votes". Mais il n'a pas écarté une autre possibilité : le recours à l'article 44-3 de la Constitution sur le vote bloqué. "Le gouvernement fera savoir 
    - après avoir mis au pas les députés godillots - s'il fera reprendre le vote des amendements ou s'il aura recours à d'autres procédures prévues par la Constitution", a-t-il expliqué.
Environ deux heures plus tard, le vote a finalement eu lieu dans un hémicycle moins défavorable. "Je vois que maintenant, l'hémicycle est plus en harmonie avec les desiderata du gouvernement, donc on passe au vote", a lancé ironiquement M. Sansu.

mercredi 23 juillet 2014

Rachida Dati refuse la manifestation pro-palestinienne dans son arrondissement

La maire du VIIe arrondissement de Paris a été informée via la presse 

Un nouveau raté de la 
concertation par la préfecture de police
L'extrême gauche pro-palestinienne appelle à manifester à travers Paris
La première magistrate de l'arrondissement traversé mercredi par les manifestants pro-pro-palestiniens n'a pas été consultée sur l'itinéraire et l'autorisation accordée sous la pression de l'extrême gauche. Le cortège doit de surcroît rejoindre la très touristique esplanade des Invalides et le site de la Tour Eiffel.

Rachida Dati ne veut pas voir de manifestants pro-palestiniens dans son arrondissement. Dans un communiqué, la maire UMP du VIIe arrondissement de Paris a dénoncé l'autorisation et l'itinéraire, sans concertation. Le cortège, qui comptera plusieurs députés PS dans ses rangs, partira de la place Denfert-Rochereau (XIVe arrondissement) et doit rejoindre l'esplanade des Invalides, à proximité de la tour Eiffel.

Lors de la conférence de presse de présentation, Alexis Bachelay et Pascal Cherki étaient présents pour soutenir le mouvement et lancer un appel. lls battront le pavé parisien demain mercredi, en compagnie de "plusieurs dizaines" de camarades socialistes, se félicitait ce mardi matin Alexis Bachelay.
Les députés Pouria Amirshahi, Karine Berger, Fanélie Carrey-Conte, Kheira Bouziane, Barbara Romagnan, Patrick Vignal, Mathieu Hanotin ou encore Razzye Hammadi et Yann Galut appellent à descendre dans la rue ce mercredi. Ils sont aussi accompagnés d'eurodéputés comme Edouard Martin ou Guillaume Balas. Tous nient le danger d'importation du conflit israëlo-palestinien en France.

"Je tiens à rappeler au gouvernement les émeutes inouïes, les dégradations, les pillages sans précédent survenus lors d'une manifestation en 2006 sur l'esplanade des Invalides", écrit Rachida Dati mardi dans un communiqué. "Ces émeutes avaient traumatisé l'ensemble de nos compatriotes, mais aussi au-delà de nos frontières", poursuit l'eurodéputée.
"Compte tenu du climat actuel de violence et des émeutes qui choquent l'ensemble des Français, je considère qu'il est irresponsable d'autoriser cette manifestation dans un délai aussi court, sans aucune concertation ni même consultation", s'indigne l'édile. Selon son entourage, Rachida Dati a été informée par la presse de l'autorisation et du trajet de la manifestation. "Les habitants et les commerçants de l'arrondissement n'ont pas plus été informés", indique un collaborateur de l'élue.

Lundi, au lendemain d'un week-end marqué par la guerilla urbaine au cours de deux manifestations pro-palestiniennes, l'ex-garde des Sceaux regrettait sur Twitter que "la France apaisée voulue par François Hollande est aujourd'hui fracturée par Manuel Valls".

Liste complète des députés co-signataires de l'appel:

Pouria AMIRSHAHI, Député des Français établis hors de France ; Guillaume BALAS, Député européen d'Île-de-France ; Alexis BACHELAY, Député des Hauts-de-Seine, Karine BERGER, Député des Hautes-Alpes ; Yves BLEIN, Député du Rhône ; Kheira BOUZIANE, Députée de la Côte-d'Or ; Fanélie CARREY-CONTE, Député de Paris ; Nathalie CHABANNE, Député des Pyrénées-Atlantiques ; Marie-Anne CHAPDELAINE, Députée de L'Ille-et-Vilaine ; Dominique CHAUVEL, Députée de Seine-Maritime ; Pascal CHERKI, Député de Paris ; Guy DELCOURT, Député du Pas-de-Calais ; Françoise DESCAMPS-CROSNIER, Députée des Yvelines ; Razzye HAMMADI, Député de Seine-Saint-Denis ; Mathieu HANOTIN, Député de Seine-Saint-Denis ; Régis JUANICO, Député de la Loire ; Chaynesse KHIROUNI, Députée de Meurthe-et-Moselle ; Arnaud LEROY, Député des Français établis hors de France ; Lucette LOUSTEAU, Députée de Lot-et-Garonne ; Edouard MARTIN, Député européen du Grand Est ; Martine MARTINEL, Députée de Haute-Garonne ; Kleber MESQUIDA, Député de l'Hérault ; Monique ORPHE, Députée de la Réunion ; Hervé PELLOIS, Député du Morbihan ; Michel POUZOL, Député de l'Essonne ; Valérie RABAULT, Députée de Tarn-et-Garonne ; Denys ROBILIARD, Député de Loir-et-Cher ; Barbara ROMAGNAN, Députée du Doubs ; Suzanne TALLARD, Députée de Charente-Maritime ; Isabelle THOMAS, Députée européenne ; Patrick VIGNAL, Député de l'Hérault ; Jean-Michel VILLAUME, Député de Haute-Saône.
Il faut s'attendre aussi à la présence de l'eurodéputé P. Le Hyaric ou du maire EELV d'arrondissement J. Boutault.

 

lundi 16 juin 2014

Intermittents: l'aile gauche du PS manifeste contre le pouvoir socialiste


Des députés socialistes se désolidarisent de l'exécutif pour soutenir les grévistes 

Ils sont allés avec des intermittents défier la ministre devant  le ministère de la Culture 

Trois députés socialistes rebelles participeront à la manifestation des intermittents du spectacle organisée ce lundi 16 juin devant le ministère de la Culture. La manifestation organisée par désespoir à la tournure  des discussions rassemblaient plusieurs syndicats non-signataires (CGT et CFE-CGC) et avait pour but de fédérer l'opposition avant la réunion du Conseil national de l'emploi qui doit examiner une dernière fois la convention mercredi.

Pascal Cherki, proche de l'extrême gauche depuis l'Unef-ID, Fanélie Carrey-Conte, suppléante de la ministre millionnaire George Pau Langevin au poste de ministre de la Réussite éducative, et Pouria Amirshahi, d'origine iranienne, ont défilé sous les fenêtres d'Aurélie Filippetti  aux côtés des intermittents qui réclament la non-validation de la convention chômage négociée par les partenaires sociaux. Tous font partie du groupe de onze députés (Jérôme Guedj, Henri Emmanuelli, mentor de Benoît Hamon, Nathalie Chabanne, Jean-Pierre Dufau, Philippe Noguès, Barbara Romagnan, Gérard Sebaoun, Suzanne Tallard) qui a refusé de voter la confiance à Manuel Valls, le 8 avril. Le député PS Razzye Hammadi, battu aux municipales pour la mairie de Montreuil, fait également figurer la participation à la manifestation dans son agenda de la semaine.
Ces trois parlementaires frondeurs répondent à une invitation de la CGT spectacle, fer de lance du combat des intermittents côté syndical. Les trois députés socialistes souscrivent aux violents slogans du jour:  "Trahis", "dupés par la gauche"... Les intermittents du spectacle n'avaient pas de mots assez durs pour qualifier leur déception face à la politique culturelle du gouvernement.

Le gouvernement s'est de nouveau engagé à valider la convention ce lundi. 
Le ministre de l'Emploi "envisage d'agréer la convention du 14 mai et les textes qui lui sont associés", écrit le gouvernement dans un rapport remis au conseil national de l'emploi. La convention "entrera en vigueur le 1er juillet pour une période de deux ans" et "préserve le caractère spécifique du régime des intermittents du spectacle".

Dans la matinée, tandis que la maire socialiste de Lille Martine Aubry a pris fait et cause pour les intermittents, plusieurs dizaines de personnes, dont l'ancien ministre de la Culture Jack Lang, le romancier Daniel Pennac et le metteur en scène Stanislas Nordey ont manifesté place de la Concorde, à l'appel du directeur du théâtre du Rond-Point, Jean-Michel Ribes, ici au côté de l'ex-deuxième concubine répudiée du président.
Le directeur du théâtre subventionné a estimé que l'on ne peut pas penser uniquement en termes comptables... "La Culture rapporte beaucoup d'argent en France, il y a plus de gens qui travaillent dans la Culture que dans le secteur automobile. Ce n'est pas quelque chose qui ne concerne que les intermittents mais tous les citoyens", a-t-il estimé sur i>Télé.

La CGT a appelé également à amplifier les arrêts de travail pour cette journée.
Pour appuyer cette journée d'action, la grève a été reconduite lundi au Printemps des Comédiens de Montpellier (photo ci-contre) et à Lyon, les Nuits de Fourvière, jusque-là épargnées, étaient en grève lundi.
A la Comédie-Française, la représentation de "Phèdre" a été annulée tandis qu'à Toulouse, où le festival Rio Loco a été fortement affecté, onze lieux de culture - théâtres, cinémas et salles de musique - étaient en grève. Une vingtaine d'autres lieux de spectacle ou de tournage participaient au mouvement, selon la CGT-Spectacles.
Les marionnettistes des Guignols de l'Info ne participeront pas à l'émission du soir sur Canal Plus. Dans le secteur de l'audiovisuel, une trentaine de studios d'animation et de post-production sont en grève.


Après les enseignants sur le sujet des rythmes scolaires, Hollande réussit à s'aliéner ses plus fidèles supporters.

mardi 25 mars 2014

Volée de bois vert aux municipales: l'aile gauche du PS voit rouge

Le PS se débande face à la fronde de ses extrémistes

La gauche du PS rend la politique de Hollande envers les entreprises responsable du rejet
Lienemann-Maurel-Guedj
Les marxisants peinent à se contenir.
Un seul représentant de l'aile gauche du PS a fait part de son indignation, dimanche soir après les résultats du premier tour des élections municipales, "Qui ose faire le naïf en se demandant 'pourquoi le FN est si haut?'. La raison est clairement établie et on avait eu l'annonce à Brignoles", a déploré le député socialiste d'origine iranienne, Pouria Amirshahi, sur son compte Twitter. Pour le reste, silence radio, du moins entre les deux tours et en public. "On s'autocensure beaucoup pour l'instant. J'ai choisi de ne faire aucun commentaire tellement j'étais énervé", confie un membre de l'aile gauche qui s'était toutefois promis de se faire entendre lundi soir dans le huis clos du bureau national du parti.

La polémique publique au PS éclatera  le 30 mars au soir

Sur le terrain, les candidats socialistes sont en pleines négociations pour rallier à leurs côtés les Verts, les communistes et même le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon. Mais passé le second tour…

L'inévitable explication de texte est déjà programmée  

"Ça va faire bientôt deux ans que l'on dit que la ligne n'est pas la bonne", déplorent nombre de socialistes qui gardent encore l'anonymat. La liste noire est déjà longue des griefs à l'encontre de François Hollande et de ses mesures: traité européen, crédit impôt compétitivité emploi (CICE), politique fiscale Et elle s'apprête à s'enrichir d'un nouveau contentieux sur le pacte de responsabilité qui s'enlise déjà. 
Pour l'aile gauche, c'est avant tout un rejet de la politique du chef de l'État à l'égard des entreprises qui s'est exprimé dans ce premier tour des municipales. Et cette analyse est partagée au-delà de la seule aile gauche.
Pour les Français qui rejettent la majorité présidentielle, ce sont les lois sociétales qui ont braqué les électeurs de tous bords. Le vote sanction du 23 mars dernier s'explique aussi par le saccage du code civil. Selon Sophie de Menthon, l'Etat n'a pas à légiférer dans la vie privée des individus et ne doit pas décider de la position de la femme au sein de la société, ni décréter l'indifférenciation des sexes.

Un retour aux écoutes, mais un manque d'écoute 
"C'est toujours une erreur si l'on n'entend pas les électeurs", se désolidarise Claude Bartolone, qui plaide depuis longtemps pour un assouplissement des contraintes budgétaires. Selon le président de l'Assemblée nationale, "la seule politique qui est celle de dire qu'il faut lutter contre l'inflation aboutit au niveau européen à des malaises sociaux". D'où son appel à François Hollande pour qu'il tienne "compte des problèmes de pouvoir d'achat".

Incohérence politique de l'exécutif
Malgré son inexpérience, Hollande croyait pouvoir réaliser le tour de force de garder son aile gauche frondeuse dans le giron tout en passant à une phase de séduction du patronat avec des propos et dispositifs socio-libéraux, après avoir collé à la doxa socialiste pure et dure, les matraquant d'impôts et de contraintes. Aucune des parties ne parvient à suivre la ligne en zig-zags de Hollande et chacun appréhende le prochain retournement.

Les municipales pourraient-elles déboucher sur une inflexion de la politique du chef de l'État?
 

Le puceron est dans la rose
L'aile gauche l'espère sans trop y croire. 
"Il peut avoir la tentation de faire totalement l'inverse de ce que la logique lui commanderait et décider finalement d'aller plus vite, plus fort, plus loin", redoute-t-on, apparemment à raison: l'adhésion à une politique d'austérité n'est pas un chèque en blanc. "La réponse ne peut pas être dans un changement de cap sur les choix politiques et budgétaires, plaide un anonyme, proche du président de la République. Le pacte de responsabilité ne peut pas être mis en cause par des élections municipales." Fermez le ban.

On se méfie plutôt de l'aile gauche et de ses idées.
François Hollande s'apprête à se livrer encore à une amplification de sa politique de soutien aux entreprisesà l'inverse des espoirs de l'aile gauche du PS. "Même s'il peut y avoir des inflexions", concède-t-on, entre deux portes, dans son entourage en pensant surtout à des concessions sur le sociétal

Ce proche de Hollande fait mine de s'interroger.  "Est-ce que la politique qu'ils prônent est une politique qui fonctionnerait?" Depuis deux ans, la réponse de l'Élysée est non.

Jean-Luc Mélenchon travaille les socialistes radicaux au corps
Le candidat du Front de Gauche (allié des communistes) à l'élection présidentielle de 2012, a lancé en février un appel au rassemblement de "tous ceux qui se définissent comme l'opposition de gauche", y compris la gauche du Parti socialiste, en vue de listes communes aux élections européennes.
Et les européennes sont dans deux mois...

mercredi 22 janvier 2014

Avec le pacte de responsabilité, Hollande se met la gauche du PS à dos

Hollande fait aussi couiner sa gauche sur ce pacte

Des socialistes avouent ne pas avoir la liberté de leur vote de confiance au gouvernement

Le pacte de responsabilité a théoriquement tout pour faire bondirl’aile gauche du PS, mais on l'a connue plus virulente il y a deux ans... François Hollande, qui dit avoir précisé les contours de ce pacte controversé  avec le MEDEF lors de sa 3e conférence de presse mardi, prévoit en effet des milliards d’allègement de charges aux entreprises, des "cadeaux", selon certains, bien qu'assortis de contreparties, d'ailleurs encore floues. 
Voilà qui aurait dû déclencher la révolte de parlementaires qui, d’habitude, se montrent très critiques en paroles. Or, François Hollande a annoncé qu’il engagerait la confiance du gouvernement sur ce sujet et ça change tout ! 

Ckerki, le flingueur, va
devoir se flinguer...
L'aile gauche du PS met son idéologie dans sa poche et son mouchoir par-dessus. 
Les plus déterminés voteront la confiance. Mise au pied du mur, la gauche du PS se fait pieger sur le pacte de responsabilité. "Je le voterai, parce que le gouvernement engagera sa confiance. Donc, si je ne vote pas la confiance au gouvernement, je renverse le gouvernement", explique ainsi Pascal Cherki à Europe 1. "Non, je n’ai pas l’air d’avoir le bras tordu. Le rôle d’un député socialiste, c’est d’accompagner le gouvernement, même dans ses échecs. S’il y a beaucoup de ‘folle dinguerie’, là je réfléchirai. Mais pour l’instant, je voterai, même si ça ne me convainc pas", poursuit, dans les couloirs de l’Assemblée, ce membre d’ "Un monde d’avance" (sic), le courant bolchévique de Benoît Hamon, toujours en poste...
Baumel, aiguillon...

En régime totalitaire, le Premier ministre "aura une majorité, surtout s'il engage sa responsabilité" devant l'Assemblée nationale, mais "entre un vote acquis et une adhésion idéologique il y a une marge", prévient de son côté Laurent Baumel, député PS, un des animateurs du collectif de la "Gauche populaire" qui, le 17 encore, déclarait qu'il entendait "rester un aiguillon"...

Les godillots marchent au pas cadencé 

Ils se disent piégés, mais voteront. Cette procédure confiscatoire de liberté démontre que ce que propose François Hollande "ne va pas de soi. C'est une disposition dans la Constitution destinée essentiellement à cadenasser la majorité parlementaire", a pesté mercredi devant des journalistes le député PS, Jérôme Guedj, du courant "Maintenant la gauche", ou plus tard. Si le président, "l'annonce tout de suite, ajoute-t-il, c'est qu'il est parfaitement conscient que cela provoque le débat à l'intérieur de la majorité".

"Entre les convictions des uns et l'obligation de loyauté des autres, le président de la République a choisi l'injonction à la loyauté", abonde le député Pouria Amirshahi, membre d’"Un Monde d'avance" (ci-contre à gauche), comme Hamon. D'origine iranienne, l’élu des Français de l’étranger a déploré qu'en décidant l'engagement de responsabilité du gouvernement, François Hollande oblige d'une certaine façon "une partie de son camp à voter contre ses propres opinions".

Les contreparties, nouvel enjeu

Alors, pour ne pas totalement se marginaiser, les députés de l’aile gauche du PS insistent sur les contreparties qui seront demandées aux entreprises en échange des allègements de charges. 
Emmanuel Maurel, (ci-contre au centre et à la droite de MN. Lienemann), animateur de "Maintenant la gauche", comme Guedj (à gauche), entend ainsi proposer à la direction du Parti "une sorte de conférence nationale" du PS pour traiter "de la question spécifique des contreparties" en termes de rémunération et d'embauche, des contreparties qui soient "dignes des attentes de nos électeurs"

De l'aveu de la gauche, Hollande "a été très précis sur les avantages qui seraient donnés au patronat, mais très flou sur les contreparties.
A partir d'aujourd'hui s'engage une grande bataille sur les contreparties pour les salariés", a prévenu le conseiller régional d’Ile-de-France.


mercredi 16 octobre 2013

Valls expulse une collégienne kosovare

Valls se fait justifier par son porte-parole

L'affaire a été révélée le 15, mais remonte au 9 octobre


Une Rom kosovare de 15 ans a été expulsée vers le Kosovo. 
Leonarda, qui vivait à Levier (Doubs), faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire comme ses parents et ses cinq frères et soeurs, après que la famille nombreuse eût été déboutée de ses demandes d'asile. 
L'adolescente a été extraite du car alors qu'elle participait à une sortie scolaire et remise à la police. 

Valls ne se montre plus aux caméras

Une semaine plus tard, dans la soirée du 15, Manuel Valls a fait justifier les conditions de renvoi au Kosovo de cette adolescente scolarisée en France, le ministère assurant qu'il a veillé "au respect des droits des étrangers" et qu'il applique "avec fermeté les décisions d'éloignement tout en veillant scrupuleusement au respect des droits des étrangers".
Selon lui, le 9 octobre, lorsque la police aux frontières du Doubs et la gendarmerie "se sont rendues au domicile de la mère et des enfants pour assurer leur retour au Kosovo", où le père de famille avait été expulsé la veille, elles ont constaté que "l'une des enfants était absente".
"Un membre du comité de soutien de la famille a, en présence de la mère, appelé cette jeune fille sur son téléphone portable. Il a été convenu entre la famille, le représentant de son comité de soutien, l'enseignante en charge de la sortie scolaire et les forces de l'ordre de laisser la jeune fille sortir du bus afin de lui permettre de rejoindre sa famille dans le cadre de l'exécution de la mesure d'éloignement", a précisé le ministre dans un communiqué chargé en sémantique d'un goût douteuse.
Comme ces choses-là sont bien dites..."La jeune fille est descendue du bus pour attendre les fonctionnaires
(de police) qui sont venus la prendre en charge", raconte à sa façon le ministère, se bornant à affirmer qu'il s'agit d'une famille kosovare.

Les socialistes vertueux pris en flagrant délit


La crème du PS de Marseille:
Masse, Ghali, Mennucci, Guérini et Andrieux.
Il manque déjà MA Carlotti
Pour Samia Ghali, candidate des primaires PS pour la prise de Marseille à l'UMP, c'est le rôle de l'Etat que de trouver des solutions de relogement pour les Rom expulsés. L'Etat, incapable de protéger ces familles de rom face à la colère des marseillais n'a rien trouvé de mieux que d'expulser à nouveau mais cette fois "dans les règles" ces familles. 
Pour la maire socialiste des 15e et 16e arrondissements des quartiers nord de la cité phocéenne,  corrompus par la députée socialiste Sylvie Andrieux, l'expulsion des Rom par les habitants est compréhensible : "Je ne la condamne pas, je ne la cautionne pas mais je comprends quand les pouvoirs publics n'interviennent plus". 

En revanche, Assouline juge "choquantes" les conditions dans lesquelles cette élève de 3e de Pontarlier a été remise à la police. "Les circonstances et les responsabilités qui ont amené la préfecture à prendre une telle décision doivent être clairement établies", a déclaré le porte-parole du Parti socialiste, David Assouline, en l'absence de Harlem Désir, ancien de SOS Racisme qui est du voyage présidentiel en Afrique du Sud, pays de l'...apartheid.
"Faire descendre d'un bus par les forces de l'ordre une élève devant l'ensemble de ses camarades de classe est insupportable et inacceptable", a-t-il estimé.

C'est seulement lundi soir après 21h00 que Mehdi Ouraoui, directeur de cabinet de Harlem Désir, qualifia -sur Twitter- cette arrestation "d'insupportable". 

D'origine iranienne, le député socialiste Pouria Amirshahi a exprimé son "effroi"
(sic) et demandé "le retour immédiat de Leonarda ainsi que sa famille en France".
Le communiqué des jeunes socialistes (capture)
Chasse aux sorcières de Sandrine Mazetier  
L'élue socialiste de Paris, vice-présidente de l’Assemblée nationale et en charge justement du dossier de l’immigration au PS, a réclamé des "sanctions" contre le Préfet du Doubs Stéphane Fratacci (dont on a appris dans la soirée qu’il avait été nommé à ce poste après avoir été un collaborateur de l’ancien socialiste Eric Besson au ministère de l’Immigration et de l’identité nationale).

A Libération, Laurence Rossignol, porte-parole du parti, déclare qu'au "bureau national, tout le monde était d’accord pour dire qu’il y a eu une bavure."

Le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon a également fustigé mardi la "politique inhumaine" du ministre de l'Intérieur. "Manuel Valls a beau jeu de décréter que les Rom ne veulent pas s'intégrer, alors même qu'il les pourchasse jusque dans les écoles", s'est insurgé le PG dans un communiqué. 
Et d'affirmer: "la lepénisation des esprits a décidément pris ses quartiers place Beauvau".

Les Verts de Cécile Duflot ne sont guère réactifs
Il a fallu jusqu'au soir, comme le raconte Rue 89, pour que plusieurs membres du bureau national du Parti Socialiste réagissent, estimant cette interpellation "choquante". Une appréciation partagée par des personnalités aussi diverses que Jean-Vincent Placé, sénateur d'Europe Ecologie les Verts :

Le sénateur demande des sanctions contre le préfet du Doubs © f3
Les altermondialistes ne sont pas plus vigilants que l'ancienne présidente du Medef, Laurence Parisot :center>

Il ne s'agit pas "de l'arrestation d'une jeune fille dans sa classe", a maintenu le secrétaire général de la préfecture du Doubs, Joël Mathurin. "Les choses se sont déroulées sans coercition et sans incident. C'est un éloignement triste, mais tous les recours légaux avaient été utilisés", a assuré Joël Mathurin.
Manuel Valls a été vivement critiqué à gauche, y compris par d'autres ministres, pour ses récents propos niant la volonté d'intégration d'une majorité de Rom. Son ministère a affirmé que la collégienne est "un cas d'immigration irrégulière qui n'a rien à voir avec les campements illicites de Rom".

Devant les réactions d'indignation à gauche, Manuel Valls a été contraint de s'expliquer sur l'expulsion de la collégienne.
Pour gagner du temps et clamer les esprits, le chouchou des sondages a décidé - mercredi matin - d'ouvrir une ...enquête administrative.

Manuel Valls fait-il mieux que Hortefeux?


Le MJS demande lui aussi des explications directement au ministère de l'Intérieur, qui  n'a pas encore répondu.
"Nous prions le ministre de l’Intérieur d’apporter des explications à cette affaire et de rassurer l’ensemble des humanistes en affirmant que des policiers ne peuvent pas arrêter des élèves dans le cadre scolaire. De tels actes seraient un révélateur du manque de changement en terme de politique migratoire depuis la triste période Hortefeux-Guéant-Besson-Sarkozy."

Dans la foulée, le président des MJS, Thierry Marchal-Beck, réclame sur Twitter à Manuel Valls la régularisation de toute la famille de Leonarda. 

C'est le maire de Levier qui a téléphoné à l'adolescente et demandé ensuite aux professeurs d'arrêter immédiatement le véhicule, rapporte  une enseignante présente dans le car, rendu public par le Réseau éducation sans frontières (RESF), "Je lui ai dit qu'il ne pouvait pas me demander une telle chose car je trouvais ça totalement inhumain", a raconté cette enseignante, Mme Giacoma.
Dans le récit de l'enseignante, l'autocar se serait finalement arrêté sur le parking d'un autre établissement scolaire, où des policiers seraient venus chercher la jeune fille, hors de vue de ses camarades. Où étaient donc passés les 52 autres élèves du car?
Via un article mis en ligne par RESF, les professeurs de Leonarda et d'une de ses soeurs à Pontarlier se sont déclarés "profondément choqués par les méthodes utilisées pour renvoyer des enfants issus de la minorité rom vers des pays qu'ils ne connaissent pas et dont ils ne parlent pas la langue".

Territoire aujourd'hui à majorité albanaise, un temps pro-chinoise, le Kosovo faisait partie de l'ex-Yougoslavie jusqu'en 2008 et environ 90 % de la population est musulmane.

Le taux de natalité y est élevé. Environ 65 % de la population a moins de 30 ans et affirme massivement sa volonté d'émigrer en Europe de l'Ouest, y compris illégalement.Lien JDD - "Mariages à la sauce kosovare" Payées à leurs familles 1.000 euros, cédées contre 10 fois plus, une trentaine de gamines auraient été "importées" en France pour être mariées à des jeunes gens issus de la même communauté rom, du Doubs, de l'Allier et de Belgique
Nous sommes confrontés à une nouvelle vague de demandeurs d’asile venus des Balkans avec de faux papiers, dans leur grande majorité des Rom qui sont déboutés et renvoyés chez eux: de vrais Rom, mais de faux Kosovars.