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samedi 12 septembre 2015

L'accueil des migrants gonfle la dette publique

Bénévoles ou non, les Français mis à contribution pour l'accueil des migrants

Le gouvernement raconte aux élus que l'Etat assumera seul l'impact financier de la campagne d'accueil des réfugiés




Rassurer était l'un des objectifs de la réunion des maires de France, organisée ce samedi à la Maison de la Chimie à Paris par... Bernard Cazeneuve. Dès le début de cette journée de travail, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a donc donné des assurances aux 600 élus présents qui se sont portés volontaires pour se répartir les 30.000 migrants syrien, irakiens ou érythréens d'ici 2017, selon Fabius. 
Les communes mettant en place des dispositifs d'hébergement pour les réfugiés se sont vu promettre de recevoir "1.000€ par place" supplémentaire créée dans les deux ans, a ainsi assuré le ministre de l'Intérieur.
En vérité, ces dispositifs sont mis en place par des associations, au premier rang desquelles Médecins de France que France Télévisions ne manque jamais une occasion de promouvoir par des cadrages de complaisance, en contrepartie de son rôle d'entraînement des frileux.   

Les moins méfiants ont réalisé l'entourloupette 

Cazeneuve a en outre glissé qu'un "fonds de soutien au financement de l'investissement" pourrait être mobilisé pour les opérations lourdes de création de locaux d'hébergement ou de logements. 

Manuel Valls a également mis son poids dans la balance, promettant la création de nouvelles places d'hébergement pour les réfugiés. DAL les attendait pour ses sans-abri et mal-logés, mais ils iront aux migrants. Le réfugié catalan a commencé par faire l'annonce, mais il en précisera le chiffre mercredi à l'Assemblée nationale lors du débat consacré aux migrants. "Mais je peux d'ores et déjà vous dire que, trois mois après les décisions de juin, de nouvelles places d'hébergement seront financées. Nous serons au rendez-vous", a fanfaronné le premier ministre. 

Selon Bernard Cazeneuve, maintenant, cela devrait notamment concerner, l'hébergement en centre d'accueil des demandeurs d'asile (Cada), dont le dispositif de 25.000 places environ ne suffit déjà pas à loger l'ensemble des demandeurs en temps "normal". Ils leur offrent un lieu d’accueil pour toute la durée de l’étude de leur dossier de demande de statut de réfugié. Cet accueil prévoit leur hébergement, ainsi qu’un suivi administratif (accompagnement de la procédure de demande d’asile), un suivi social (accès aux soins, dont la CMU, scolarisation des enfants, etc.) et une aide financière alimentaire. Et, il va sans dire, les CADA sont en général gérés par des associations ou des entreprises.

L'intervention de Bernard Cazeneuve  

Alors que les maires se retrouvent en première ligne, Bernard Cazeneuve s'est appliqué à assurer les maires téméraires de la "grande gratitude" du ministère de l'Intérieur. 
Petit problème, il se met déjà en retrait. Tout en leur promettant...sa "disponibilité", il n'offre plus que de les "accompagner dans les efforts" qu'ils ont consentis. Il leur a ainsi rappelé qu'ils doivent assumer leur volontariat. 
A défaut de soutien financier à la hauteur de l'engagement des communes, il leur propose royalement... un petit livret didactique,déjà à disposition des élus depuis des années d'ailleurs.

Accueil de harkis: campement
Leurs inquiétudes ont notamment été relayées par le président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin, qui s'est rendu place Beauvau mardi. 
Manuel Valls a confirmé que les demandeurs d'asile déboutés seront reconduits à la frontière. "Il nous revient d'apporter des réponses concrètes aux inquiétudes de nos concitoyens. En organisant l'arrivée des réfugiés de manière sérieuse, pragmatique, intelligente. Sans céder à la panique, et sans la provoquer", a toutefois polémiqué le Premier ministre. 

Enfin, il s'est engagé à ce que les nouvelles aides aux réfugiés annoncées par le gouvernement ne se fassent pas au détriment des sans-abri, promettant de débloquer les crédits nécessaires pour les sans domicile fixe notamment pour l'hiver. La magie noire vallsienne va opérer ! L'incontrôlable démon des dépenses publiques a pris possession du corps convulsif du Catalan.  

Cette réunion a attiré des maires de toute la France, nous assure-t-on. 
Tous les partis politiques étaient représentés. Y compris le Front national, par le maire de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez, qui avait fait le déplacement pour... dénoncer "l'invasion migratoire".
Chaque département avait envoyé un émissaire, à l'exception de la Lozère et la Haute-Saône. Ces maires sur la réserve, hésitent ou posent leurs conditions, notamment d'appartenance religieuse. Et parmi ces émissaires, combien d'observateurs?

Cliquez sur les pastilles pour connaître les raisons invoquées par les élus.



Une carte à volonté manifestement délatrice

Les chômeurs et les sans-abri seraient, en revanche, intéressés de savoir
quelles sont les raisons invoquées par les maires bénévoles pour détourner l'argent public au profit de demandeurs non choisis et au détriment des défavorisés et des petits contribuables?

mercredi 17 juin 2015

Des immigrés défilent en soutien aux clandestins africains de l'Est

Quelque 1.800 militants mobilisés par les partis de gauche radicale à Paris 

Ils ont défilé à l'appel de syndicats, de partis, d'associations, de collectifs et réseaux 
internationalistes 
divers.
On reconnaît, masqués de blanc,
les Anonymous
Mardi soir, en tête du cortège dans le nord de Paris,dans le nord de Paris,  une banderole en anglais proclamait "refugees need help and love" (les réfugiés ont besoin d'aide et d'amour) et des dizaines d'illégaux  brandissaient des pancartes paradoxalement en français et en arabe, sur lesquelles ont pouvait lire: "nous demandons l'asile", "nous voulons des logements", au son de tambours et au cri de "freedom" (liberté).

Encadrés par un cordon de gendarmes mobiles en tenue anti-émeute, les manifestants réunis à l'appel de mouvements politiques (Parti communiste, Parti de Gauche, NPA, EELV), de syndicats (CGT, FSU, Solidaires) et d'associations (LDH, Mrap), sont partis - à l'heure de pointe, pour plus de lisibilité et d'embarras - à 18h30 de la place de la Chapelle (nord de Paris) en direction de la place de la République, qu'ils ont atteint vers 20h00, dans le calme.
Ils dénonçaient la précarité dans laquelle se trouvent les clandestins, qualifiés du terme fou et anodin de "migrants", depuis l'évacuation par la police, le 2 juin, du campement sous le métro aérien de la Chapelle.
Plus de 350 Africains, principalement des Soudanais et des Érythréens -sans qualification particulière au droit d'asile- liée à une Histoire commune, s'y regroupaient depuis des mois dans des conditions difficiles. Certains ont été pris en charge par la mairie de Paris, mais d'autres ont continué de jouer au chat et à la souris avec la police.

Briefés par les immigrés installés et les militants politiques, les manifestants demandaient notamment l'ouverture d'espaces d'accueil et d'hébergements collectifs pour les migrants.
Contrairement aux certitudes exprimées par Pierre Henry (France Terre d'asile), l'accueil des clandestins par le pouvoir n'est pas organisé (cf. libellés PaSiDupes). Un plan visant à améliorer leur prise en charge sera présenté mercredi en conseil des ministres. Il doit en fait permettre "d'éviter que ne se forment des campements précaires qui sont indignes de notre pays et qui posent des problèmes sanitaires et de sécurité", a avoué mardi le Premier ministre, Manuel Valls, lors des questions au gouvernement.

Le sujet suscite des réactions fortes

A Paris, l'extrême gauche (communistes, NPA, Verts d'EELV,...) s'est engagée aux côtés des illégaux, multipliant les actions politiques de solidarité et dénonçant leur traitement par le pouvoir socialiste.
Une centaine d'associations et d'ONG, dont Médecins du monde et la Ligue des droits de l'Homme, réunies dans le collectif "Des ponts pas des murs", ont appelé à manifester samedi à Paris "en solidarité avec les migrants", avec notamment Réseau Education Sans Frontières.

Outre les immigrés illégalement installés sur plusieurs campements à Paris, le gouvernement découvre la gestion des flux incontrôlés d'arrivants via Vintimille en Italie, où plusieurs dizaines de personnes espèrent passer la frontière, ce dont elles ont été empêchées depuis jeudi par les autorités françaises.
Plus de 100.000 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe depuis le début de l'année, via la Méditerranée, selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés.
Originaires essentiellement d'Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, ils s'efforcent de se répandre partout en Europe, à la suite du chaos provoqué  en Libye par le "printemps arabe".

mercredi 21 mai 2014

Affaire Léonarda: le retour prochain en France

Léonarda maquille son identité et son retour 

La famille de Léonarda a entamé des procédures pour changer de nom


 Le pied de nez de Leonarda à Valls 
Une révélation que Mediapart et Le Canard enchaîné ont tue
C'est Valeurs Actuelles qui informe d'une note confidentielle datée du 12 février, adressée par le service de sécurité intérieure (SSI) de l’ambassade de France à Pristina (Kosovo) à Manuel Valls.




La révélation qui embarrasse Hollande


Rien n'est moins vrai !
"M. Reshat Dibrani (…) père de la jeune Léonarda Dibrani, [a changé] de patronyme pour celui de Reshat TAHIRI"indique ce rapport des policiers et des gendarmes en poste. Pour une embrouille plus profonde, le nouveau patronyme "correspond à celui d’un autre membre de la fratrie (…) installé en Croatie". Au cours de leur enquête, ils se sont aperçus "que M. DIBRANI/TAHIRI […] ne se trouvait plus avec sa famille au Kosovo, à majorité albanaise et musulmane sunnite, que la Serbie ne reconnaît pas, qu’il était parti, depuis le 10 février 2014, rendre visite à son frère, installé en Serbie". Les services Français ont demandé à leurs homologues kosovars les raisons de ce changement de nom, sans obtenir de réponse.

Deux hypothèses sont envisageables. 
La famille de Leonarda cherche à obtenir la nationalité croate pour bénéficier d’une disposition du 1er juillet 2013 permettant aux citoyens croates d’entrer librement dans tous les états de l’Union européenne avec une simple carte d’identité
Les Dibrani méditent peut-être aussi d'obtenir la nationalité serbe. En effet, depuis le 30 novembre 2009, les citoyens serbes peuvent entrer dans l’espace Schengen sans visa. Dans les deux situations, en vertu d’accords européens, la famille de Léonarda peut revenir en toute légalité en France.

Les politiques embarrassés face à la révélation du rapport

Ces révélations de Valeurs actuelles plongent le pouvoir dans l’embarras. 
Avec une parfaite mauvaise foi et à quelques jours des élections européennesla presse au service de la majorité présidentielle essaie d'impliquer l’UMP. 



Cette gauche exemplaire estime en effet que l'actuelle opposition alors aux responsabilités en novembre 2009 aurait pu s'opposer à la convention permettant aux ressortissants serbes de circuler librement dans l’espace Schengen pour une durée de 90 jours quand elle a été adoptée. Libération a payé Leonarda pour recueillir ses impressions 


Réunis à l'appel notamment du syndicat lycéen FIDL
du Réseau éducation sans frontières (RESFet de la CGT Educ'action, 
des lycéens se sont rassemblés devant le rectorat de Paris, 
le jeudi 17 octobre 2013, rejoints par des enseignants.

Or, d'une part le GISTI (Groupe d'information et de soutien des immigrés), très marqué à gauche, a milité pour que l’UE et la Serbie ne puissent pas restreindre la liberté d’aller et venir des citoyens serbes dans l’espace Schengen et, pour mémoire, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné à plusieurs reprises des États qui ont retiré ou refusé de délivrer un passeport à leurs citoyens pour les empêcher de quitter leur pays.

L'adolescente rom expulsée avec sa famille, a accueilli en pleurs l'offre "humanitaire inhumaine" faite par François Hollande de la faire revenir "seule" en France pour poursuivre sa scolarité : "Je n'irai pas seule en France, je n'abandonnerai pas ma famille", avait-elle affirmé. Son père s'était emporté : si le retour "n'est pas possible gentiment, alors il se fera de force", a-t-il affirmé.

Les socialistes disent pourtant qu'ils ne sont pas responsables 


des possibilités qui sont aujourd’hui offertes à la famille Dibrani  (alias Tahiri, leur nouvelle identité) de revenir en France, une fois adoptée la nationalité serbe. 

Malgré la malveillance de certains media militants, au parti socialiste, on hésite encore sur la ligne à adopter. D’autant plus que c’est Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, qui a ratifié la disposition du 1er juillet 2013 permettant aux ressortissants croates d’entrer librement dans l’espace Schengen munis d’une simple carte d’identité.

"Affaire réglée", avait classé François Hollande il y a quelques mois.  
Rien n’est moins sûr.
"Aucune forme de discrimination, de stigmatisation, ne sera tolérée", clama le Président Hollande. Avant de nommer Valls à Matignon, alors qu'il a été cité à comparaître pour incitation à la haine raciale...


samedi 12 avril 2014

Paris: marche rouge de l'extrême gauche contre l'austérité

L'extrême gauche refuse de faire des efforts pour la France

Pour 
réclamer une inflexion de la politique de François Hollande,
Photo militante en contre-plongée:
qu'ont-ils à cacher?
des milliers de personnes -probablement un million, voire plus !- ont manifesté samedi à 14h00 à Paris, à l'appel notamment des partis partenaires du Front de gauche (PCF, PG), mais aussi de sa nébuleuse d'associations parasites, réseaux militants, collectifs radicaux (18e et 20e arrondissements de Paris) et groupuscules anti-républicains, tels le Front syndical de classe, les Indignés (de la République), RESF (Réseau école sans frontières), l'UNSP (Union Nationale des Sans Papiers) ou le Front Populaire Tunisie.
A leurs yeux, plus rien ne va plus: Hollande a viré à la social-démocratie , si ce n'est au social-libéralisme avant les municipales et, la déculottée venue, a placé à Matignon un  premier ministre-épouvantail qu'ils situent à l'extrême gauche du PS, Valls, cible de  toutes les soupçons de trahison.

"Hollande ça suffit", proclamait une banderole recouvrant la statue de la place de la République, point de départ de cette nouvelle marche "contre l'austérité, pour l'égalité et le partage des richesses" qui devait rallier la place de la Nation, à deux pas.

En tête de cortège, les leaders du Front de gauche, Pierre Laurent (PCF) et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), entouraient leur invité d'honneur, le Grec Alexis Tsipras, candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne !

L'extrême gauche n'assume pas son extrêmisme

Elle qui était révolutionnaire, ne l'est plus officiellement. Elle était devenue "gauche radicale" pour la présidentielle de 2012; elle est désormais qualifiée de "gauche de la gauche." Affadie, déconsidérée et complexée, l'extrême gauche ne connaît plus d'extrémistes que de droite, dont le premier: Valls ! 

Outre le FG, les révolutionnaires intellos du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), ainsi qu'un collectif d'associations et plusieurs fédérations syndicales ont appelé à cette manifestation, la première démonstration de force de la gauche de la gauche depuis la débâcle du PS aux municipales et la nomination de Manuel Valls à Matignon. Une défaite électorale imputée pour beaucoup au tournant social-démocrate du chef de l'Etat symbolisé par son Pacte de responsabilité.
Au milieu de la foule, sous le ciel bleu, un manifestant masqué brandissait une pancarte "Envoyons Vallser l'austérité" (cf. photo ci-dessus).

Officiellement, il est convenu d'affirmer que ni EELV, ni l'aile gauche du Parti socialiste ne sont associés à cette marche, mais un membre du Bureau national du PS, l'économiste Liêm Hoang Ngoc, co-fondateur d'ATTAC, proche de Montebourg, d'Henri Emmanuelli et de Benoît Hamon, était pourtant visible et identifiable au tout premier rang (cf. photo ci-dessus).
"Hollande s'est trompé de Premier ministre et nous impose un virage qui n'a pas été discuté; il y a un grand trouble dans l'aile gauche du PS, il nous faut un congrès extraordinaire pour clarifier la ligne politique", a assuré devant les journalistes cet eurodéputé sortant socialiste qui prône d'une part la fusion de la cotisation sociale et de l’impôt sur le revenu en une contribution sociale généralisée (CSG), d’autre part la création d’une CSG entreprise, assise sur l’ensemble de la valeur ajoutée (salaires + profits), en remplacement de la cotisation patronale.

Une marée de drapeaux rouges du PCF recouvrait la place de la République et des banderoles déclinant 
"quand on est de gauche, on taxe la finance"
"quand on est de gauche, on est du côté des salariés"
ou encore "quand on est de gauche, en Europe c'est l'humain d'abord".

Cette marche rouge internationale intervient alors que le Front de gauche lance tout juste sa campagne pour les élections européennes du 25 mai.

vendredi 22 novembre 2013

Une sexagénaire jetée à la Garonne pour une cigarette

La victime ne s'appelle pas Brahim... 

Deux hommes soupçonnés d'avoir précipité une femme de 67 ans dans la Garonne  

La dame, qui leur avait refusé une cigarette, a été sauvée par un pompier qui a plongé dans les eaux glacées du fleuve.
La scène qui s'est déroulée mercredi soir n'a pas eu de témoin direct. 

La victime 
a passé la nuit à l'hôpital en état d'hypothermie
Mais la victime a pu être entendue jeudi à sa sortie. Cette femme a rapporté à la police que deux individus l'avaient abordée vers 21h mercredi soir alors qu'elle attendait un car pour Gaillac (Tarn) sur le quai de la Daurade, au centre de Toulouse.

Ils lui auraient demandé une cigarette et son refus les aurait énervés
La sexagénaire leur a en effet déclaré qu'elle ne fume pas. Les deux hommes l'auraient alors fait basculer par-dessus le parapet, la jetant de près de trois mètres de haut dans la Garonne en crue. 
Un passant a aperçu cette femme dans le fleuve et a donné l'alerte aux pompiers. Les secours l'ont récupérée plusieurs centaines de mètres en aval.

La victime a pu être sauvée par un pompier qui a plongé dans le fleuve. 
La police toulousaine recherche deux "hommes".

Un cortège parisien a rendu hommage à Brahim Bouarram, jeté dans la Seine, le 1er mai 1995

Le 1er mai 2013, près de 300 personnes ont rendu hommage à Brahim Bouarram, jeté dans la Seine le 1er mai 1995 par des manifestants. Regroupés derrière une banderole "Pour que la mémoire de Brahim Bouarram et de toutes les victimes des crimes racistes reste vivante", les participants ont jeté des bouquets de fleurs à l'endroit où le jeune Marocain a été précipité dans le fleuve, à proximité du pont du Carrousel.
Une minute de silence a été respectée avant que plusieurs responsables associatifs (de l'Association des travailleurs maghrébins de France, du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples et de la Ligue des droits de l'homme) prennent la parole. La mairie de Paris a aussi marqué cet anniversaire lors d'une cérémonie de dépôt de gerbe. Voici les images de la marche filmée mercredi matin par France 2.
Chaque année, la Ligue des droits de l'Homme, avec des associations (Mrap, Cran, RESF...) et des partis politiques (EELV, Parti de gauche, PCF...) réactivent le souvenir. 


En 2011, 
sur le pont du Carrousel à Paris (1er arrondissement) 
en présence de l'eurodéputée Eva Joly (EELV), Jean-Pierre Dubois, le président de la Ligue des droits de l'Homme avait déclaré: "Il faut barrer la route à l'extrême droite, barrer la route aux idées de haine qui ont tué Brahim Bouarram".
En 2012, le maire de Paris Bertrand Delanoë a réitéré l'engagement de sa ville à perpétuer la mémoire du Marocain Brahim Bouarram, "tué parce qu'il était arabe" et jeté dans la Seine par des skinheads.


En 1995, le président de la République François
Mitterrand était venu se recueillir sur les berges de la Seine.

1995, c'est
un an après la tuerie perpétrée par le couple Rey-Maupin, militants de l'ultra-gauche.


mardi 29 octobre 2013

Recours de la famille de Leonarda pour arracher à Hollande un titre de séjour

Ce sera toute la famille Dibrani ou rien, de gré ou de force pour Hollande 

La famille de Leonarda Dibrani a l'intention de demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) 
Même pas peur des graisses poly-insaturées
dont font l'objet les parents de la collégienne rom expulsée par Manuel Valls.  

Valls trahi par les siens;
la majorité de gauche sent l'huile usée

Le cheval de Troie des Rom en France
Lundi 28 octobre, son avocate a annoncé le dépôt d'un recours  avant minuit devant le tribunal administratif de Besançon.
"J'ai jusqu'à lundi minuit dernier délai", pour déposer le recours, a précisé à Besancon Me Brigitte Bertin, qui entend contester le refus de séjour avec obligation de quitter le territoire, prononcé par le préfet du Doubs le 19 juin 2013 à l'encontre de la famille Dibrani. A noter qu'en septembre 2006 RESF constitue une partie du fonds de commerce de Me B. Bertin qui avait déjà conseillé le réseau altermondialiste lors de l'expulsion de la famille Demirovski , dont Anita Ruyste Mouska, une autre Kosovar Rom d'alors 27 ans.
L'avocate bisontine s'est à nouveau illustrée en 2008 dans le conseil de RESF et de la famille Musanovic, des Bosniaques musulmans d'origine serbe.

La famille, qui avait fait une demande d'aide juridictionnelle pour engager ce recours, a été renvoyée début octobre au Kosovo, son pays d'origine, avant l'expiration du délai légal.

Le jour de l'expulsion, le 9 octobre, la police était allée chercher leur fille de 15 ans, Leonarda, au bus scolaire alors qu'elle participait à une sortie avec sa classe, créant une tempête politique.
VOIR et ENTENDRE Pujadas poser des questions qui suggèrent les réponses de Leonarda:

"Le recours met en avant que les enfants de la famille Dibrani ont fait des progrès importants depuis leur arrivée en France, il y a presque cinq ans. Ils sont bien plus scolarisés en France qu'ils ne l'étaient en Italie", a soutenu Me Bertin, avocate au barreau de Besançon.
"Le parcours de vie des enfants a été marqué par une grande instabilité, alors que leur séjour en France leur a apporté stabilité et scolarisation", juge Me Bertin, spécialiste du droit des étrangers.
En dépit des affirmations de la conseillère juridique, le rapport de l'Inspection générale de l'administration (IGA) sur les modalités d'éloignement de Leonarda Dibrani pointait toutefois "des absences répétées des enfants (de la famille Dibrani) au sein des écoles et collèges qu'ils fréquentent".

Les parents de la famille Dibrani et leurs sept enfants, dont quatre sont en âge d'être scolarisés, sont arrivés irrégulièrement en France le 26 janvier 2009, après avoir vécu plusieurs années en Italie.
Leurs demandes d'obtention du droit d'asile ou de régularisation au titre de la circulaire Valls du 28 novembre 2012 ont toutes été rejetées.
VOIR et ENTENDRE Vincent Peillon tacler Valls, puis se ranger et passer à son côté:

"Contrairement à ce que dit l'IGA, tous les recours n'ont pas été épuisés"
, souligne Fabrice Riceputi, membre de Réseau éducation sans frontières (RESF). "Malheureusement l'OQTF a été exécutée, donc il y a peu d'espoir de voir l'OQTF annulée par le tribunal administratif", a-t-il ajouté.

Selon M. Riceputi, le dépôt du recours est "symboliquement extrêmement important" et représenterait en cas de succès un "camouflet" pour le gouvernement.

Pour motiver son recours, Me Bertin entend notamment s'appuyer sur une décision de la cour administrative d'appel de Versailles du 20 mars 2009, qui a régularisé un homme originaire de Bosnie-Herzégovine car ses deux enfants étaient mieux en France par rapport à leur parcours de vie antérieur.

La Cour d'Appel avait alors estimé que ces enfants auraient été privés "de la stabilité nécessaire à leur épanouissement et à leur éducation", et que le refus de titre de séjour aurait"gravement" compromis "les efforts qu'ils ont fourni en vue de rattraper leur retard scolaire". Or, Leonarda est une abstentionniste scolaire d'envergure, rappelle le rapport d'enquête administrative.
VOIR et ENTENDRE Hollande contredire les faits énoncés par Leonarda, le président mettant en cause les services de police dans son allocution tortueuse du samedi, et tenir sous le coup de l'émotion des propos flous qualifiées d' "inhumains":

Le président a tiré trois conclusions du rapport d'enquête:  il a notamment estimé que Leonarda pourra revenir en France "si elle en fait la demande". Mais l'accueil lui sera réservé à elle "et à elle seule", a précisé François Hollande dans ses habits mal taillés de décideur. Une proposition qui a été directement refusée par 'adolescente de 15 ans.
Les juges répliqueront-ils par un "tout ou rien" au "Leonarda sans sa famille" de Hollande?

Leonarda a prévenu qu'elle reviendra en France pour "faire la loi"
" Un jour ou l’autre, je rentre en France; après c’est moi qui va faire la loi". Voilà, c'est dit... 
Et on va voir ce qu'on va voir...Le côté obscur du père de la famille Dibrani révélé le 17 octobre

Alors que les lycéens manifestent, on en apprend un peu plus sur le père de la famille Dibrani

Ils sont faits du même bois
Reshat Dibrani a avoué avoir menti aux autorités françaises sur les origines kosovares de sa famille, dans l'espoir d'augmenter ses chances d'obtenir l'asile en France. 
Lui-même Rom né au Kosovo, Reshat Dibrani, 47 ans, a expliqué qu'il est en fait le seul de sa famille né dans cette ancienne province serbe, qui a proclamé son indépendance de la Serbie en février 2008.
Selon son récit, à l'âge de neuf ans il quitte le Kosovo avec sa famille pour l'Italie puis la France courant 2008. Sa concubine, Xhemaili, 41 ans, est née en Italie, ainsi que cinq de leurs six enfants illégitimes, dont Leonarda, a-t-il assuré. La dernière, Medina, âgée de 17 mois, est le seul enfant né en France, a-t-il admis. Selon le droit actuel du sol, l'enfant permettrait aux huit autres membres de la famille de s'établir en France.

Plusieurs sources ont par ailleurs fait état d'un comportement violent à l'égard de ses enfants.
Début 2013, une plainte pour violences a été déposée contre Resat Dibrani par leur mère. L'homme est soupçonné de battre ses filles Leonarda, 15 ans, et Maria, 17 ans. "Resat a eu des problèmes avec la justice car il avait tapé ses filles", confirme Gérard Guinot, porte-parole du comité de soutien aux sans-papiers du secteur de Pontarlier (Doubs), où était scolarisée l'adolescente.
Les aveux du père ont décontenancé les soutiens de la famille Dibrani en France et, surtout, exaspéré les militants roms. "Gare aux amalgames ! Ce n'est parce que Reshat Dibrani est un bonimenteur que tous les Roms sont des menteurs", s'insurge Deïan Kolev, à la tête de l'ONG Amalipé (amitié en romanès) qui travaille sur plusieurs projets d'intégration de Roms en Bulgarie et Roumanie. "En clair : Dibrani n'est pas un escroc parce qu'il est Rom ni l'inverse !", enchérit Orhan Tahir de l'association bulgare Société civile en action.

Mais les réseaux d'immigration ont repris le dessus

Des laïcs évoquent désormais la tolérance religieuse du mensonge !...
Cette attitude n'est pas propre aux Rom, posent-ils maintenant, parce que rien ne les arrête. D'autres communautés patriarcales, voire claniques, mettent une frontière plus ou moins étanche entre ce qui se passe à l'intérieur et le monde extérieur. Aussi, les grandes religions monothéistes ont toutes prévu quelques aménagements avec l'obligation de dire la vérité. Le "pieux mensonge" qui fait l'objet d'un âpre débat théologique est pourtant présenté comme chrétien à part entière, comme est musulman (surtout chiite) la "taqqyiah" où le mensonge laïc est licite dans le but de se protéger... 

Faudra-t-il que, dans un ricanement, Taubira fasse l'éloge du parjure 
et supprime aussi le témoignage sous serment ? 
Sous son talon, les derniers jours de l'article 434-13 du  Code pénal (France, 2009) seraient comptés.
 

vendredi 18 octobre 2013

Leonarda: mobilisation lycéenne sans attendre les résultats de l'enquête

L'Elysée entend mieux les clandestins que les citoyens 
Des milliers de lycéens ont manifesté jeudi pour réclamer le retour en France d'élèves étrangers expulsés
 
De jeunes clandestins s'opposent à la loi
Leonarda Dibrani, collégienne rom, et Khatchik Kachatryan, élève d'un lycée professionnel de Paris 18e, ont été renvoyés, le premier au Kosovo et le second en Arménie, tandis que l'Elysée évoque finalement une possible sanctuarisation, non seulement de l'école, mais aussi du "temps de vie scolaire". Il faut savoir en effet qu'en France,des clandestins ont droit et à une scolarité et à des soins gratuits,  malgré leur situation irrégulière. 
Anarcho-révolutionnaires
en soutien aux clandestins
De jeunes extrémistes soutiennent les réfractaires à la loi. 
Après avoir perturbé dans la matinée les accès à une vingtaine de lycées parisiens, des jeunes manifestants ont défilé dans la capitale aux cris de "Valls dehors", "Khatchik en France, Valls en Arménie!" pour exiger le retour de Leonarda Dibrani mais aussi de Khatchik Kachatryan. Ils étaient 2.500 selon la police, mais 7.000, selon leur organisation lycéenne, la FIDL, d'inspiration socialiste mais noyautée par le Front de gauche.

VOIR et ENTENDRE Jean-Luc Mélenchon lancer un "Valls, démission " :
 
D'autres manifestations ont eu lieu à Mende, Avignon ou La Rochelle.

Le président Hollande attend que son humanisme soit sollicité
Leonarda, une collégienne en situation illégale, avait été sortie du car par la police lors d'une sortie scolaire et expulsée le 9 octobre vers le Kosovo. Alors, pour éviter le renouvellement d'interpellations en de telles circonstances, l'Elysée a évoqué jeudi soir une possible évolution des instructions ministérielles. Celles-ci pourraient être "précisées", mais l'humanité de Hollande est fonction des résultats d'un rapport d'enquête:  il faudrait qu'il en fasse la "recommandation", a indiqué la présidence qui ne prend jamais aucune décision personnelle mais implique d'autres.
Jean-Marc Ayrault a d'ailleurs confirmé jeudi que le gouvernement prendra ses "responsabilités" que SI cette enquête administrative l'y porte et il est attendu ce vendredi.
A l'Elysée, on juge en même temps "inacceptables certaines attaques" formulées contre le ministre de l'Intérieur Manuel Valls dans cette affaire et notamment les appels à sa démission. Le Parti de gauche, coprésidé par Jean-Luc Mélenchon, a en effet dénoncé  un "acte ignoble" du ministre de l'Intérieur.
Au cours des manifestations, un jeune militant a d'ailleurs été interpellé pour jets de projectiles et la police a dû faire usage de bombes lacrymogènes contre les jeunes les plus menaçants.
L'extrême gauche a prévu de se mobiliser à nouveau vendredi

Comme l'Elysée, le ministre de l'Education ménage les uns et les autres Vincent Peillon, dit "
comprendre que les jeunes se mobilisent pour
défendre des valeurs
". Dans un entretien paru ce jour dans Direct Matin, il leur demande toutefois "de trouver d'autres moyens pour s'exprimer" et les appelle "à retourner en cours".


Les militants ont pourtant décidé d'interdire l'accès des établissements - les leurs ou non - une nouvelle fois à partir de 08h00, à la veille des vacances de la Toussaint et avant de passer le relais aux étudiants qui n'en ont pas.

Plusieurs organisations syndicales (étudiants, lycéens et parents) ainsi que le Réseau éducation sans frontière RESF ont appelé à une nouvelle manifestation parisienne, qui doit partir vendredi à 13h00 de la place de la Bastille pour rejoindre la Nation. Jean-Luc Mélenchon a prévu d'y participer.
Manuel Valls , en déplacement aux Antilles, a réaffirmé sur Radio Caraïbes International que la politique migratoire "doit être à la fois ferme et respectueuse du droit et des personnes", a répété le ministre.
Des causes indéfendables agitées par la gauche de la gauche
Le père de Leonarda, Reshat Dibrani, a reconnu avoir menti aux autorités françaises
sur les origines kosovares de sa famille, dont la plupart des membres seraient nés en Italie, afin d'augmenter ses chances d'obtenir l'asile en France.
Ce Rom de 47 ans a eu des démêlés avec la justice pour des violences domestiques et de petits larcins, révèlent des sources proches du dossier.

Le jeune adulte arménien expulsé est également connu de la police pour des faits délictuels non précisés, rapporte une autre source anonyme.

La dictature de l'émotion

La polémique politicienne lancée la veille s'est envenimée.
"Il faut arrêter ces rafles", a osé lancer une ...sénatrice écologiste radicale (EELV), Esther Benbassa, une universitaire française d'origine turque qui agite habituellement les banlieues.

Tout en appelant à attendre les résultats de l'enquête administrative, la porte-parole franco-marocaine du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a estimé "éminemment choquantes" les circonstances de l'expulsion de la collégienne sans-papiers SI elles étaient avérées.
"Moi j'ai honte", a déclaré Josiane Balasko. "Je n'ai pas honte pour mon pays, parce que je suis sûre que mon pays, il vaut mieux que ça. J'ai honte pour le gouvernement", a ajouté sur RTL l'actrice très engagée auprès des sans-papiers.

La gauche politico-médiatique a changé de ton depuis mai 2012

VOIR et ENTENDRE un journaliste du Point et ancien du Monde, Hervé Gattegno,  proche d'Arnaud Montebourg, mettre en garde contre la dictature :
Refusant que leurs collègues ui ont interpellé l'adolescente servent "de boucs émissaires", des syndicats de police ont affirmé au contraire qu'ils avaient agi "avec beaucoup d'humanité" et n'ont "rien à se reprocher".
Le président PS du Conseil général du Doubs, Claude Jeannerot, a de son côté dénoncé les "anathèmes et condamnations prononcés" à l'encontre du préfet du département sous le feu des critiques.

Depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir, Khatchik Kachatryan est le cinquième jeune majeur scolarisé à être expulsé, selon RESF, qui a aussi comptabilisé l'expulsion de dix familles avec enfants scolarisés.

Un manifestant a été interpellé pour jets de projectiles. La police a fait usage de bombes lacrymogènes contre les jeunes les plus agités.