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lundi 6 juin 2016

Rafle de migrants au nord de Paris

La préfecture a fait évacuer un camp de migrants au nord de Paris

Les  migrants faisaient tache à l'approche de l'Euro de foot
   
L'évacuation des migrants du campement du jardin d\\\'Eole dans le XVIIIe arrondissement de Paris s\\\'est déroulée lundi matin.
Les abris de fortune, vides, en fin d'évacuation des migrants 
 du jardin d'Eole dans le XVIIIe arrondissement de Paris

Environ 2.000 migrants originaires de Syrie et d'Irak, mais aussi des pays de la corne de l'Afrique et d'Afghanistan ont donc été chassés lundi matin de Paris.
Peu après 11h lundi matin, l'expulsion des 2.000 migrants installés dans les Jardins d'Eole situés dans les 18e et 19e arrondissement de Paris était en cours d'exécution, non loin du Stade de France.  

La préfecture de police de Paris, la préfecture d'Ile-de-France et la mairie de Paris chargent les clandestins qui le souhaitent dans une quarantaine de cars. Ils sont transférés dans une soixantaine de centres d'accueil d'Ile-de-France pour être mis à l’abri. Il s'agit en majorité d'hommes, semble-t-il, originaires de la corne de l'Afrique (Érythrée et Soudan) et d'Afghanistan. Les bénévoles des associations d'aide aux migrants se chargent du démontage du camp de fortune qui occupe ces jardins depuis plusieurs semaines. Ils s'inquiètent d'ailleurs de la suite car ils souhaitaient des solutions d'hébergement pérennes, mais s'exécutent, sans ameuter la presse, ni hurler à la discrimination.


Évacuation terminée au jardin d'Eole
1850 migrants st montés ds ls cars selon la préf, le camp tjs là@franceinfo



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L'évacuation se poursuit ds le calme dvt les jardins d'Eole. Le camp très insalubre comptait 2000 pers @franceinfo

Le maire du 18e réclame la création rapide de centres de "transition"


C'et maintenant que le maire socialiste du 18e  demande la création rapide "d'un lieu de transition

L'accès de cet espèce public était soustrait
aux enfants et aux retraités
où les personnes puissent venir pour obtenir une solution de droit commun," afin d'éviter ces campements illégaux. 

Eric Lejoindre soutient en même temps l'idée de la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a annoncé mardi dernier la construction prochaine d'un camp humanitaire pour réfugiés dans la capitale. "Il faut que ce soit suffisamment dimensionné pour permettre l'accueil des personnes et pas trop important pour permettre l'insertion de ce lieu dans l'espace urbain," a-t-il conseillé.

Le maire du 18e, qui découvre les servitudes d'un afflux de migrants dans les Jardins d'Eole depuis plusieurs semaines, a des exigences, estimant que ce camp humanitaire doit être fait à la fois "le plus rapidement possible tout en prenant le temps pour trouver les lieux et les modes d'accueil". Le XVIe arrondissement paraît tout indiqué...

A noter que la mairie est dans le collimateur de la Justice

L'ancien maire d'arrondissement
et ex-ministre PS Daniel Vaillant,
Hidalgo et Lejoindre
A la demande du groupe UMP de la mairie de Paris, Hidalgo a saisi l'inspection générale afin de mener une enquête sur les relations troubles entre une agence de communication et la mairie socialiste du 18e arrondissement de la capitale.

Le copinage est-il la règle sur les hauteurs de la capitale ? La mairie du 18e arrondissement et une agence de communication, Jokko Conseil, créée en mai 2008 par Aline Weber, l'actuelle... directrice de la communication de l'édile socialiste, Eric Lejoindre.

Le magazine Le Point a révélé qu'Aline Weber, attachée de presse de l'ancien maire PS du 18e arrondissement Daniel Vaillant, entre 2003 et 2008, a bénéficié de plusieurs contrats pour son entreprise.

"C'est la société Jokko qui a été choisie, présentant l'offre la mieux disante et la plus basse", assure le cabinet du maire dans un droit de réponse. "Ce marché a pris fin en 2010 et ce sont 1751 euros hors taxes de commandes qui ont été réglées à Jokko".
Le second, entre 2009 et 2013, afin de mettre à jour le site internet relatif à la célèbre fête des vendanges de Montmartre. Un contrat annuel à 3.880 euros TTC.
Là encore "conformément au code des marchés publics", jure la mairie. 
Dans le même temps, Aline Weber était aussi recrutée à temps partiel chaque année entre 2010 et 2013 par... l'association organisatrice de l'événement pour 1.400 euros mensuels, et ce pendant six mois par an.

mercredi 17 juin 2015

Des immigrés défilent en soutien aux clandestins africains de l'Est

Quelque 1.800 militants mobilisés par les partis de gauche radicale à Paris 

Ils ont défilé à l'appel de syndicats, de partis, d'associations, de collectifs et réseaux 
internationalistes 
divers.
On reconnaît, masqués de blanc,
les Anonymous
Mardi soir, en tête du cortège dans le nord de Paris,dans le nord de Paris,  une banderole en anglais proclamait "refugees need help and love" (les réfugiés ont besoin d'aide et d'amour) et des dizaines d'illégaux  brandissaient des pancartes paradoxalement en français et en arabe, sur lesquelles ont pouvait lire: "nous demandons l'asile", "nous voulons des logements", au son de tambours et au cri de "freedom" (liberté).

Encadrés par un cordon de gendarmes mobiles en tenue anti-émeute, les manifestants réunis à l'appel de mouvements politiques (Parti communiste, Parti de Gauche, NPA, EELV), de syndicats (CGT, FSU, Solidaires) et d'associations (LDH, Mrap), sont partis - à l'heure de pointe, pour plus de lisibilité et d'embarras - à 18h30 de la place de la Chapelle (nord de Paris) en direction de la place de la République, qu'ils ont atteint vers 20h00, dans le calme.
Ils dénonçaient la précarité dans laquelle se trouvent les clandestins, qualifiés du terme fou et anodin de "migrants", depuis l'évacuation par la police, le 2 juin, du campement sous le métro aérien de la Chapelle.
Plus de 350 Africains, principalement des Soudanais et des Érythréens -sans qualification particulière au droit d'asile- liée à une Histoire commune, s'y regroupaient depuis des mois dans des conditions difficiles. Certains ont été pris en charge par la mairie de Paris, mais d'autres ont continué de jouer au chat et à la souris avec la police.

Briefés par les immigrés installés et les militants politiques, les manifestants demandaient notamment l'ouverture d'espaces d'accueil et d'hébergements collectifs pour les migrants.
Contrairement aux certitudes exprimées par Pierre Henry (France Terre d'asile), l'accueil des clandestins par le pouvoir n'est pas organisé (cf. libellés PaSiDupes). Un plan visant à améliorer leur prise en charge sera présenté mercredi en conseil des ministres. Il doit en fait permettre "d'éviter que ne se forment des campements précaires qui sont indignes de notre pays et qui posent des problèmes sanitaires et de sécurité", a avoué mardi le Premier ministre, Manuel Valls, lors des questions au gouvernement.

Le sujet suscite des réactions fortes

A Paris, l'extrême gauche (communistes, NPA, Verts d'EELV,...) s'est engagée aux côtés des illégaux, multipliant les actions politiques de solidarité et dénonçant leur traitement par le pouvoir socialiste.
Une centaine d'associations et d'ONG, dont Médecins du monde et la Ligue des droits de l'Homme, réunies dans le collectif "Des ponts pas des murs", ont appelé à manifester samedi à Paris "en solidarité avec les migrants", avec notamment Réseau Education Sans Frontières.

Outre les immigrés illégalement installés sur plusieurs campements à Paris, le gouvernement découvre la gestion des flux incontrôlés d'arrivants via Vintimille en Italie, où plusieurs dizaines de personnes espèrent passer la frontière, ce dont elles ont été empêchées depuis jeudi par les autorités françaises.
Plus de 100.000 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe depuis le début de l'année, via la Méditerranée, selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés.
Originaires essentiellement d'Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, ils s'efforcent de se répandre partout en Europe, à la suite du chaos provoqué  en Libye par le "printemps arabe".

samedi 13 juin 2015

La police de Hollande a fait disperser des clandestins bloqués à la frontière franco-italienne

Dur face-à-face entre gendarmes français et policiers italien 

200 migrants venus d'Afrique manifestent pacifiquement à la frontière italienne 
dans l'espoir de transiter par la France. 
Des gendarmes bloquent l'accès au poste-frontière entre Vintimille en Italie et Menton à des immigrants souhaitant passer en France, le 12 juin 2015
Jamais des clandestins n'avaient ainsi organisé une manifestation à Vintimille, à la frontière italienne. Certains ont entamé une grève de la faim. La police italienne est intervenue vendredi 12 en fin d'après-midi à Vintimille (Italie) pour disperser sans ménagements quelque 200 migrants rassemblés à 5km de la frontière avec la France, empêchés depuis deux jours d'entrer dans ce pays par des gendarmes françaisDepuis qu'ils ont échoué à passer en France jeudi soir, empêchés par les autorités françaises, entre 150 et 200 migrants demandent pacifiquement qu'on les "laisse passer", afin de gagner le pays européen de leurs rêves.
 
Samedi matin, après une deuxième nuit passée sur place, ils ont repris vers 8 heures leur manifestation pacifique côté italien, sous la forme d'un sit-in, face à une dizaine de gendarmes français qui leur bloquent le passage vers la France, au niveau de Menton, sous les yeux des touristes en voiture qui, eux, continuent à traverser la frontière sans souci.

Les associations complices 

Installés sur une pelouse en bord de mer, les victimes de l'islamisation panafricaine se lavent dans la Méditerranée et font leurs besoins dans les rochers avoisinants. Parmi eux, une vingtaine de femmes et d'enfants, soulignent les associations. "La situation sanitaire n'est pas catastrophique. Mais politiquement, c'est honteux. Le silence de la classe politique locale et nationale est assourdissant", analyse le docteur Philippe de Botton, membre de Médecins du monde.
Beaucoup portent des pancartes "We need to pass" ("Nous avons besoin de passer"), "We need freedom" ("Nous avons besoin de liberté") ou encore "Political response from European Union" ("Une réponse politique de l'UE"). Un membre de la police locale avait affirmé samedi que ces illégaux allaient être conduits en car dans des centres d'accueil de la province d'Imperia. Mais "j'ignore pourquoi cela n'a pas été fait", a déclaré le responsable de la gendarmerie de Vintimille.
La Croix-Rouge italienneprésente "en assistance médicale avec un traducteur et une ambulance en cas d'urgence" selon un de ses membres Walter Muscatello, a fait avec son homologue française une distribution de nourriture samedi matin: sur une table, du café, des jus de fruit, des viennoiseries, dont seuls les femmes et les enfants ont profité. "Pour l'instant, la préfecture italienne n'a pas pris la décision d'ouvrir un camp d'accueil à Vintimille", a-t-il précisé. "Devant l'afflux de migrants, nous sommes en train avec les autorités locales de chercher un centre d'accueil provisoire dans les bâtiments de la gare", a cependant affirmé le président de la Croix-Rouge de la région d'Impéria, Vincenzo Palmero.

Grève de la faim des hommes
Les hommes, eux, même s'ils ont l'air fatigué, ont choisi de ne pas s'alimenter pour faire pression sur les autorités françaises et italiennes. Le slogan "We don't need food, thanks Italy" ("Nous n'avons pas besoin de nourriture, merci l'Italie") apparaît sur une pancarte.
"Nous refusons de manger", a confié Mustapha Ali, qui se présente comme un Soudanais de 20 ans. "Nous avons passé toute la journée ici hier en pleine chaleur, et la nuit sous la pluie et dans le froid", souligne-t-il. "Si nous devons mourir ici, pas besoin de manger..."

"Nous voulons la paix"
Les clandestins présents à la frontière viennent notamment de Somalie, d'Érythrée, de Côte d'Ivoire ou du Soudan, a indiqué à un jeune homme disant se prénommer Mohamed et être né au Darfour, au Soudan, en 1992. Lui-même explique être arrivé avec son frère à Catane, en Sicile, et être remonté vers le Nord de l'Italie en car et en train.
Arrivés vendredi à Vintimille, ils ont été arrêtés en France, à la gare de Menton puis reconduits en Italie à pied, a dit Mohamed. "Nous voulons la tolérance pour rester en France", a-t-il expliqué: "Au Darfour, il y a beaucoup de guerres et de violence; on massacre les gens, nous voulons la paix." Et de poursuivre: "Moi, je veux aller en France, mais d'autres veulent aller en Suisse, en Allemagne ou en Grande-Bretagne. (...) Je ferais n'importe quel travail tout de suite." Ce jeune soudanais n'a aucun lien historique avec la France, aucun lien colonial avant l'indépendance proclamée en 1956.

Pression migratoire record à Vintimille

Durant les sept derniers jours, un nombre record de 1.439 immigrants illégaux ont été interpellés par les forces de l'ordre françaises dans les Alpes-Maritimes, a précisé vendredi le préfet des Alpes-Maritimes, Adolphe Colrat. Parmi eux, 1.097 ont été réadmis en Italie.
Selon A. Colrat, la "pression migratoire" à la frontière franco-italienne connaît "depuis quelques jours" un pic supérieur aux semaines records de 2014. Les clandestins venus par le sud de l'Italie, en provenance de Libye, depuis le "printemps arabe"ne cachent pas leur présence dans les gares de Vintimille ou de Nice, ainsi que dans les trains locaux transfrontaliers. 

"Des contrôles ont été renforcés au fil des semaines à la frontière italienne. Ils ont deux objectifs:
permettre l'interpellation de passeurs et de trafiquants qui ont été nombreuses ces dernières semaines et éviter les troubles à l'ordre public que peut entraîner la constitution de camps en France", avait expliqué samedi l'entourage du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.