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mercredi 4 mars 2020

Purification ethnique : "faut-il purifier la culture ? "

La militante féministe 'décoloniale" Françoise Vergès veut "décoloniser les arts"

Cette communiste nostalgique est une fille du député PCF Paul Vergès et se nourrit toujours de la vieille idéologie anti-coloniale de la gauche
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"Faut-il purifier la culture ?" : question dont la réponse ne fait pas de doute en Une du journal 'Le 1', mais un relent du passé resurgi, comme un marronnier à l'automne, pour la cérémonie des César dont la sélection partisane, comme à Cannes, garantit le succès médiatique à défaut de lui assurer l'estime perdue.

La feuille en question pose le sujet en un paragraphe d'introduction:
"Le déroulement de la dernière cérémonie des Césars l’a bien montré :
la création et le patrimoine artistiques sont aujourd’hui traversés par d’immenses tensions [thèse]. Ils focalisent une large part des malaises qui touchent notre civilisation, en particulier les violences sexistes et les discriminations en tout genre. Certains redoutent que ces pressions ne contraignent les créateurs à une autocensure permanente. [antithèse] Ils craignent aussi qu’en occultant les œuvres du passé qui heurtent nos valeurs, nous nous interdisions de comprendre notre histoire et notre humanité. D’autres estiment, au contraire [synthèse progressiste], qu’il s’agit d’un assainissement nécessaire à l’avènement d’une société plus juste et équilibrée.
'Le 1' est un hebdomadaire français lancé en avril 2014 par Eric Fottorino qui supporta l'offre de rachat du groupe Le Monde par la triade Bergé-Niel-Pigasse, avant d'être limogé par Pigasse et remplacé à la présidence du directoire par un affidé, Louis Dreyfus, ce qui lui permet d'affirmer qu'il n'exerce aucune pression sur la rédaction, directement.
Ce journal, dont le conseiller éditorial est Laurent Greilsamer, 67 ans, un ancien directeur adjoint du Monde, traite chaque semaine une grande question d'actualité à travers les regards d'écrivains et autres chercheurs ou artistes et poètes.
Françoise Vergès veut "décoloniser les arts"

L'actrice Aïssa Maïga a plaidé pour une plus grande représentation des minorités dans le cinéma français. 
Lors de la cérémonie des César, vendredi, la sotte sûre de son bon droit à revendiquer dans un pays qui s'auto-flagelle avec volupté s'offusqua à Paris que la cérémonie des Cesar comporte trop de Blancs... Malaise dans l’assistance : la caméra qui parcourait le public de la salle Pleyel balaya des visages gênés, décontenancés ou, au mieux, impassibles. Malgré les vannes qui parsemaient le discours, rares étaient les rires, et inexistants, les applaudissements. La diatribe de la colonialiste franco-sénégalaise souleva une vague d’indignation sourde.

La prestation de la protégée de Cédric Klapisch était pourtant balisée.
Ce réalisateur fut membre du comité de soutien à la candidature d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris en 2014, bien qu'il ait fait scandale en 2013 après la révélation de sa détention d'un compte en Suisse d'un montant de 247 000 euros, non déclaré en France, pendant le quinquennat du socialiste François Hollande. Mais si la gauche a confisqué la vertu et le civisme, ce n'est pas pour en abuser: seulement pour les brandir à la face de ses adversaires.

L'Académie des César avait accordé les pleins pouvoirs à Mlle Maïga...
Les organisateurs ne pouvaient pas avoir oublié la manifestation à Paris le 23 mai 2016, à l’occasion de la cérémonie des Molières, récompenses du monde français du théâtre. Deux ouvrages étaient parus en France à quelques jours d’intervalle, huit mois plus tôt et cop sur coup, les 19 et 23 septembre, qui interpellaient déjà les milieux culturels occidentaux, notamment français, et africains sur les sujets de la décolonisation des savoirs, des mentalités, et aussi des... arts. Dans Décolonisons les arts !, recueil de témoignages, une quinzaine d’artistes travaillant en France et prenant le travail des Blancs dénonçaient le racisme auquel ils sont, selon eux, sans cesse confrontés dans leur profession, sans que pour autant être privés de notoriété. Théorique et analytique, Les Miroirs vagabonds ou la décolonisation des savoirs (arts, littérature, philosophie), de la philosophe franco-algérienne Seloua Luste Boulbina, dont le père est à Alger l'avocat du FLN et qui , à Paris, dans la période, est directrice du programme "La décolonisation des savoirs" au Collège international de philosophie (2010- 2016) à l'Université rouge Diderot. Ces deux livres rejoignent en librairie le récent En quête d’Afrique(s). Universalisme et pensée décoloniale, de Souleymane Bachir Diagne, professeur sénégalais de français à l'université Columbia et spécialiste de l'histoire des sciences et de la philosophie islamique, et Jean-Loup Amselle, directeur d'études émérite à... l'EHESS, un chercheur sur des thèmes comme l'ethnicité, l'identité, le métissage. 
On l'a compris, la polémique des César 2020 n'est pas, plus que les autres avant elle, un phénomène de génération spontanée.

La diversité utilise sa binationalité en France pour faire la leçon aux Français:
"Les Blancs doivent apprendre à renoncer à leurs privilèges," nous balancent-ils.
Avant que l'actrice nous fasse son numéro, deux ouvrages invitaient à déconstruire le mythe d’une culture et d’une société françaises que "des siècles d’esclavage et de colonisation n’auraient pas contaminées". Que les Français échappent au coronavirus aurait aussi été sujet de polémique à Alger ou Dakar et  Bagdad en passant par Bamako où des soldats français continuent de faire don de leurs vies.

On lira Le 1 pour comprendre la nature de la censure qui a saisi les arts et notamment le texte de l’historien d’art Thomas Schlesser "Jadis c’était plutôt l’Etat et l’Eglise qui exerçaient une censure. Depuis le début des années 70, elle vient de fractions de la société civile qui se sentent offensées par les œuvres d’art". 
Et Laurent Greisalmmer relance ce débat dans les colonnes de Le 1. "Jadis les choses était simples, les rois, les princes, l’Eglise passaient commande aux artistes. Et quand une œuvre dérangeante surgissait de nulle part, eh bien on l’interdisait. Mais aujourd’hui tout a changé, explique-t-il en substance. Pas de quoi jusque là fouetter un chat. 


En quelques années, la critique qui faisait le tri s'est laissé envahir par le doute et, sous le pilonnage des idéologies anti-colonialistes et altermondialistes, voire internationalistes,  a perdu ses repères, renonçant à sa fonction régulatrice de la société sous la pression de groupes et d’associations qui la harcèlent et lui demandent des comptes, en la culpabilisant dans un climat de repentance. D'un côté des féministes exigent la parité devant et derrière la caméra, protestent contre la domination masculine et veulent accessoirement interdire le J’accuse de Polanski. De l'autre, des noirs contestent à juste titre les stéréotypes véhiculés sur eux - au même titre que les a priori anti-Blancs -,  et avancent - à la faveur de la non-publication des statistiques ethniques -  qu’ils sont sous-représentés en France. Ces minorités revendiquent l'équité avec la majorité blanche, laquelle n'a pas la faculté d'être noire au Sénégal ou au Mali, mais blanche à parité en France...

Et si vous tenez à essayer de comprendre pourquoi la politiste Françoise Vergès parle de décoloniser les arts, de féminisme décolonial et de l’appropriation culturelle en France, on vous renvoie à le Hun Le 1 où la présidente-idéologue de l’association "décoloniser les arts" assure que l’idéologie racialiste s’est insinuée dans les représentations des non Blancs, donc des Noirs par des artistes blancs, et dans une histoire de l’art profondément euro-centrée. Parce que l'art africain, c'est bien connu, fait une large part à l'homme blanc... 

La cérémonie des César a rebondi sur les propos de Macron

Dès 2017, le cynique a flatté les Algériens. 
En visite à Alger, le 15 février, le candidat à la présidentielle a déclenché une vive polémique en qualifiant la colonisation de "crime contre l’humanité"
Des propos qui ont immédiatement déclenché les applaudissements de la gauche et de l'extrême gauche, mais une volée de réactions à droite. François Fillon, en meeting à Compiègne (Oise), s’est élevé contre "cette détestation de notre histoire", la jugeant "indigne d’un candidat à la présidence de la République".

Le 21 décembre 2019 à Abidjan, Macron récidivait au côté du président ivoirien Alassane Ouattara.
"Trop souvent aujourd'hui la France est perçue" comme ayant "un regard d'hégémonie et des oripeaux d'un colonialisme qui a été une erreur profonde, une faute de la République", a-t-il déclaré, appelant à "bâtir une nouvelle page".
Le président donnait ainsi du grain à moudre aux racistes anti-Blancs qui culpabilisent les maillons faibles des anciennes puissances civilisatrices européennes.  

Le  monde des arts est partagé

Lambert Wilson compare le politiquement correct au terrorisme.
Un des rares comédiens à sortir de sa zone de confort et à témoigner de sa nausée lors de cette cérémonie des César, Lambert Wilson a dit sa façon de penser aux petites têtes enflées du spectacle, sans les nommer, sur France Info, et et les traits sales d’humour de Florence Foresti ou le départ théâtral d’Adèle Haenel, dans l'indifférence générale des professionnels du spectacle privés de leur fête de "fin d'année" entre amis : "Cette espèce de politiquement correct, je trouve que c’est du terrorisme. En plus, c’est bête ! On se dit ‘mais où sommes–nous ? Qui sont ces gens ?’ Ça m’a choqué, j’ai trouvé qu’on était minables. Il y a cette espèce de tribunal, de lynchage public que je trouve absolument abominable." Un artiste inspiré, c’est toujours mieux qu’un artiste engagé, estime David Abiker.

Ce qui nous amène à la tribune de Finkielkraut dans le Figaro. 
L’académicien dénonce "l’effroyable soirée des César qui a battu tous les records de férocité et de laideur. Le rire barbare y a définitivement pris le pas sur l’humour devant une assistance pomponnée qui gloussait et le ministre de la culture devenu le ministre de la bien-pensance et du lynchage compassionnel". Et Finkielkraut ne perd pas le fil de la gauche et du communisme qu'il connaît bien, citant Philip Roth : "quand vous généralisez la souffrance, vous avez le communisme; quand vous particularisez la souffrance vous avez la littérature".

Le communisme a fait la preuve de son artificialité meurtrière, mais c’est, dit Finkielkraut, le féminisme qui a pris la relève. Et les "folles hystériques" (Emmanuelle Seignier) accusent la vertu dominatrice du mâle conquérant et protecteur des nations attaquées qui serait aujourd'hui incarné par le mâle blanc et occidental caricaturé par des femmes blanches sous influence de communautés qui les phagocytent comme en témoignent les idées discutées dans l’hebdo le 1 et développées à la Cérémonie des César. 

vendredi 27 décembre 2019

Quatorze militaires tués au Niger après le passage de Macron

Les terroristes islamistes marquent dans l’ouest du Niger la visite du président français

L'embuscade date du mercredi 25 décembre



L’opération Barkhane est "à un tournant," venait de déclarer 
Macron en visite au Niger. 
Durant sa visite-éclair, après deux jours de visite en Côte d'Ivoire, samedi et dimanche, le chef de l’Etat a appelé à s’opposer au sentiment anti-français qui monte dans la région et à clarifier les objectifs des Africains dans la guerre contre les djihadistes. Avant de rentrer en France pour les fêtes de Noël et travailler au Fort de Brégançon où Marianne lui offre des vacances avec la famille de sa femme, Macron a fait halte lundi au Niger, à .000 km de là, dans le Sahel. Un passage express résolument militaire dans ce pays situé au cœur de la zone d'intervention de l'opération Barkhane, où se trouve une base aérienne française dotée depuis peu de plusieurs drones de combat. 

Il a participé à une cérémonie d'hommage aux 71 soldats nigériens morts dans l'attaque de leur camp d'Inatès, le 10 décembre, soit deux semaines après le crash de deux hélicoptères français, au Mali, où treize militaires ont été tués. Il s’agit de la pire attaque depuis le regain des offensives djihadistes en 2015 dans ce pays sahélien pauvre, revendiquée par les islamistes de Daesh.

Le président s'est aussi longuement entretenu avec son homologue, le Nigérien Mahamadou Issoufou pour préparer le sommet qui se tiendra à Pau (Pyrénées-Atlantiques) le 13 janvier. 
Le Français a exhorté les dirigeants des cinq pays du Sahel où opère la force Barkhane (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso) à exprimer plus fermement leur soutien à cette opération qui mobilise 4.500 soldats.
"Je vois des mouvements d'opposition, des groupes qui dénoncent la présence française comme une présence impérialiste néocoloniale, a admis Macron à Niamey. Et de déplorer : Je vois dans trop de pays prospérer sans condamnation politique claire des sentiments anti-français. 
Avant de menacer : Je ne peux pas accepter d'envoyer nos soldats sur le terrain dans les pays où cette demande (de présence française) n'est pas clairement assumée".

Hors caméras et sans confirmation par aucun témoin, Macron aurait renié ses propos de la veille

Désireux d'apaiser l'indignation provoquée en France par sa sortie en Côte d'Ivoire, estimant que la colonisation serait "une faute de la République", il.se serait agacé "en même temps" des critiques africaines : "C'est tellement facile de dire que l'armée française est une armée coloniale. Je ne veux pas ça pour nos soldats dans les pays où on est. Je ne peux pas les envoyer au charbon dans ces conditions. Je veux des engagements." 
De son côté, le président nigérien a annoncé que les pays du Sahel et la France lanceront lors du sommet de Pau "un appel à la solidarité internationale pour que le Sahel et la France ne soient pas seuls dans ce combat, afin qu'on puisse mettre en place la coalition internationale la plus large possible".

Dans ce contexte d'incompréhensions, quatorze militaires nigériens ont été tués le jour de Noël au cours d’une attaque dans la région de Tillabéri, dans l’ouest du Niger, a fait savoir, jeudi 26 décembre, le ministère de l’intérieur nigérien. "Un convoi composé d’éléments de la gendarmerie et de la garde nationale escortant des équipes chargées de l’enrôlement électoral dans la commune de Sanam a été victime d’une embuscade tendue par des terroristes lourdement armés", selon le communiqué des autorités.
"A l’issue d’une bataille acharnée, plusieurs morts et blessés ont été enregistrés. Côté ami : sept gendarmes et sept gardes sont décédés. Un garde est porté disparu". "L’ennemi, quant à lui, a subi de nombreuses pertes", assure le ministère, sans préciser leur ampleur. 

Selon le ministère de l’Intérieur nigérien, l’équipe des agents d’enrôlement "a été sécurisée et a regagné Sanam en bonne santé". Cette équipe opérait pour le compte de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui doit organiser des élections générales – présidentielle et législatives – à la fin de 2020.

Macron a déjà passé un Noël au Niger, son premier comme président, en 2017:
L'enfant gâté a-t-il su
partager le gâteau équitablement ?
Après s'être régalés d'un "pâté en croûte Elysée veau-foie gras" et d'une "volaille des Hautes-Pyrénées rôtie aux morilles" accompagnée de gratin dauphinois, les soldats et le chef de l'Etat ont partagé un énorme gâteau d'anniversaire bleu-blanc-rouge pour fêter, avec un peu de retard, les 40 ans d'Emmanuel Macron.

Le président du "monde nouveau" est casanier

"En venant cette année à Abidjan, j’ai souhaité mettre à l’honneur les forces prépositionnées et marquer l’importance de la contribution des Forces françaises en Côte d’Ivoire au succès de la coopération et des opérations dans la région" a déclaré le président sur sa page Facebook. Mais que serait Noël sans un dîner de fête aux armées. 
Las! Qu'avait-il au menu? Le même qu'il y a deux an... Cette année, Macron a offert aux soldats un dîner de gala sans homard mais sans surprise non plus: pâté en croûte au foie gras, volaille des landes aux morilles et d'un gratin dauphinois, puis plateau de fromages des régions de France et gâteau au chocolat et clémentine de Corse.



Tout le Sahel – en particulier le Mali, le Niger et le Burkina –, est désormais visé par les assauts de plus en plus audacieux de groupes islamistes, en dépit du renforcement des armées locales et de la présence de 4.500 militaires français de la force antiterroriste Barkhane et ses drones américains de combat.

Le Burkina Faso observait jeudi son deuxième jour de deuil national après une attaque djihadiste qui a fait 42 morts dans le nord du pays, la plus meurtrière depuis cinq ans.

mercredi 25 décembre 2019

Macron condamne le colonialisme de son propre pays

Ce grand Européen français condamne du même coup les Britanniques, les Hollandais, les Italiens ou les Espagnols...  

"Le colonialisme a été une erreur profonde, une faute de la République," selon Macron, Tartufe de la repentance, après 80 ans
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Macron est-il partisan d'un métissage éthnique ?
Ces mots irresponsables de circonstance ont été prononcés à l'occasion d'une visite en Côte d’Ivoire, où le président démagogue a aussi appelé à "bâtir [ouvrir ou tourner ?] une nouvelle page", bien qu'il peine, en France, à bâtir le "monde nouveau" que promettait le candidat.

La sortie du président français a jailli lors d’une conférence de presse à Abidjan en compagnie du président ivoirien Alassane Ouattara. "Trop souvent aujourd’hui la France est perçue" comme ayant "un regard d’hégémonie et des oripeaux d’un colonialisme qui a été une erreur profonde, une faute de la République", a-t-il déclaré en des termes alambiqués ("regard d'hégémonie" ou plus simplement "hégémonique" et les "oripeaux" étant des vêtements voyants mais usagés et ridicules est péjoratif, voire méprisant). On notera à cette occasion que le regard que porte Macron sur l'Histoire de son pays est exclusivement dépréciatif. Il ne la convoque que pour l'instrumentaliser, semblant la réduire au colonialisme et, avant lui, à ses "heures les plus sombres", la "peste brune" qualifiant, pour lui, la "lèpre populiste" qui atteindrait les Gilets Jaunes et tous ceux et celles qui lui résistent.

Bâtir "un partenariat d’amitié"

Macron croit-il pour autant gagner les coeurs des Corses, des Antillais ou des Réunionnais ? 
"Moi, je...," dit le prétentieux. "Moi, j’appartiens à une génération qui n’est pas celle de la colonisation. Le continent africain est un continent jeune. Les 3/4 de votre pays n’ont jamais connu la colonisation", a rappelé le président Macron, faisant preuve d'incohérence ou d'une volonté de salir tout ce qui l'a précédé, mais l'a fait. Ce qui donne à craindre que son arrogance dissimule en fait un mal être profond en lien avec son enfance : n'est-il pas en rupture aussi avec sa propre famille ? "Parfois les jeunes reprochent à la France des troubles, des difficultés qu’ils ont pu vivre auxquelles la France ne peut rien. Alors, je sais, on (la France) est parfois la cible toute désignée, c’est plus simple (…) Quand c’est difficile, on dit "c’est la France" ", s'est-il embourbé. Macron déraille en effet puisque, comme il vient tout juste de le dire, les jeunes n'ont pas vécu la colonisation. Ce qu'ils en connaissent est le résultat d'un enseignement partisan et d'une idéologie.

La "France nouvelle" de Macron, un affront au passé de la France

La visite du président français a pourtant été l’occasion d’une rupture.
"En même temps" qu'il rêve de liens renforcés d'amitié avec la Côte d'Ivoire, Macron annonce la fin du franc CFA.

Le président a conclu en quémandant. 
Il espère en effet que "cette Afrique jeune accepte de bâtir avec une France nouvelle un partenariat d’amitié (…) beaucoup plus fécond"

Ces propos rappellent ceux qu'il a déjà tenus en février 2017. 
Macron récidive. Alors candidat à la présidentielle, Il avait déclaré - sur une chaîne étrangère (algérienne) -  que "la colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime contre l’humanité". "Il est inadmissible de faire la glorification de la colonisation", avait-il sermonné, précisant qu’il "l’a toujours condamné".

lundi 23 décembre 2019

Macron aurait-t-il une "tête d'homosexuel," de celles que Bolsonaro détecte ?

Macron paie le prix de ses attaques contre le président brésilien

"La première attaque est venue de l'Elysée qui a dit que Bolsonaro est un menteur" (ambassadeur du Brésil en France)

Macron a décidément du mal à se contrôler.
Les yeux de Chimène...




Macron met le feu entre la France et le Brésil, accusant Bolsonaro de mensonge. 
A la veille de l’ouverture officielle du G7 à Biarritz, Emmanuel Macron a déclenché une crise diplomatique avec le Brésil, sur fond d’incendies spectaculaires dans la forêt amazonienne. "Notre maison brûle. Littéralement", avait tweeté Macron en août dernier, reprenant les mots de Jacques Chirac lors d’un discours sur le climat prononcé en 2002 à Johannesburg. "L’Amazonie, le poumon de notre pla­nète, qui produit 20 % de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour en parler," écrivit le ligueur français.
Voir l'image sur TwitterIndignation instantanée du président brésilien, qui a accusé Macron d’"instrumentaliser une question intérieure au Brésil et aux autres pays amazoniens pour des gains politiques personnels". Au passage, Jair Bolsonaro a dénoncé l’attitude française qui évoque pour lui "une mentalité colonialiste dépassée au XXIe siècle".

Macron est monté dans les tours, accusant Jair Bolsonaro d’avoir "menti" sur ses engagements en faveur du climat. Le président français annonça que la France s’opposerait à la signature de l’accord avec le Mercosur, un traité de libre-échange entre l’Europe et plusieurs pays d’Amérique du Sud, dont le Brésil. " L’Amazonie est en feu et Jair Bolsonaro reste inactif sur le climat alors qu’il s’y était engagé, déplore un proche (masqué) de Macron. Il est dans le déni sur le sujet du réchauffement climatique. Les décisions et propos du Brésil ces dernières semaines montrent bien que le président Bolsonaro a décidé de ne pas respecter ses engagements climatiques ni de s’engager en matière de biodiversité," raconte cet inconnu bavard.




S'en suivent des observations, tues en France, mais très répandues à l'étranger sur l'âge de la capitaine. 
Le président brésilien a plaisanté sur le physique de l'épouse sexagénaire du quadra français dans un commentaire Facebook, informant de l'envoi de forces militaires pour renforcer les équipes qui tentent d'éteindre les incendies en Amazonie. Mais l'un de ses commentaires visant la retraitée a pu choquer….
La presse brésilienne fait campagne, comme son homologue française:
Michelle Bolsonaro en 2019.la première moque le quadra français qui vit avec une femme de 64 ans qui pourrait être sa mère et qui a 37 ans d'écart avec la femme de 37 ans, ci-contre, de Bolsonaro (64 ans, l'âge de Brigitte), plus jeune que son mari de 27 ans, tandis que la seconde accable le président sud-américain, tel Le Parisien ou BFMTV, cette dernière chaîne "libre et indépendante" faisant disparaître la video qui accable Macron.

Illustration.
"Cette femme est vraiment moche", a observé à son tour le ministre brésilien de l'Economie, Paulo Guedes. LCI le décrit par son âge (70 ans et un "crâne dégarni" : jugez, ci-contre, par vous-même avec cette photo de 2019), et dénonce pourtant le sexisme et le machisme brésiliens.

Bolsonaro, qui fait une intense utilisation des réseaux sociaux,  aurait écrit : "Ne l'humilie pas, mec. Kkkkkkk ['lol' en brésilien]", moqueur.




La grand-mère de sept petits enfants
invités au Noël des orphelins de l'Elysée (lien PaSiDupes) n'est pas le coeur de cible des Brésiliens. Le ministre de l'Education a en effet traité de "crétin" le président français sur son compte Twitter.

Les internautes brésiliens ne subissent pas la censure sournoise que vivent actuellement les blogs et les réseaux hexagonaux. Le montage ci-contre est l'un de ceux qui circulent dans les pays où la liberté d'expression n'est pas un mot creux.


Outre qu'il a suscité une polémique en critiquant la cuisine japonaise fin octobre, et après des accusations de sexisme et de machisme, notamment lancées par les lobbies féministes et LGBT, Jair Bolsonaro a aussi été taxé d' homophobie.

Interrogé par un journaliste du quotidien O Globo, vendredi 20 décembre, au sujet des soupçons de corruption concernant son fils, Jair Bolsonaro a établi une analogie qui a été soit incomprise, soit détournée. "Toi, tu as une tête d'homosexuel, mais ce n'est pas pour ça qu'on t'accuse d'être homosexuel. Même si ce n'est pas un crime d'être homosexuel". Le lendemain, il a présenté ses excuses au journaliste déstabilisé par sa rhétorique.

Le raisonnement par analogie est un raisonnement par association d'idées. Et, selon certains, 
Macron n'est encore pas épargné par cette similitude.


Didier Drogba, star en son pays, accompagnait Macron 
en Côte d'Ivoire : faire-valoir ?
(ici, le franco-guinéen Paul Pogba)
Macron a été décoré de l'ordre national [ex-impérial] de la Croix du Sud, ordre honorifique brésilien. 
Il s’agit d'une des décorations honorifiques les plus prestigieuses du Brésil. Macron est Grand-Officier de l'ordre, en tant que secrétaire-général adjoint au cabinet du président de la République, en 2012. Dilma Rousseff était présidente et le Sénat ne l'avait pas encore destituée (2016) pour falsification des comptes publics.

samedi 21 décembre 2019

Sahel : Macron est allé chercher en Côte d'Ivoire comment se flatter un jour d'avoir exterminé les djihadistes

Le va-t-en guerre pusillanime veut pousser les Africains à chasser les terroristes islamistes

La présence de l’armée française au Mali de plus en plus contestée



De nombreuses critiques apparaissent, notamment du côté des populations africaines, singulièrement depuis la collision de deux hélicoptères au Mali, dans laquelle treize militaires ont été tués en novembre 2019, relançant la question du maintien des soldats de la force Barkhane au Sahel. 
Barkhane est synonyme d'épineuse opération militaire qui mobilise 4.500 soldats français depuis 2013, principaux remparts contre la propagation du terrorisme au Sahel. Mais la France paye un lourd tribut après la mort de treize militaires dans une collision entre deux hélicoptères au Mali. Ce drame fait resurgir une question récurrente: "Passé le moment des hommages et du deuil, on ne pourra pas échapper à une interrogation collective sur le devenir et les modalités de l'intervention française. Où va Barkhane?", souligna le journaliste Claude Weill dans Nice-Matin.
Depuis que les socialistes Hollande et Le Drian ont engagé nos troupes il y a six années au Sahel, cette intervention est en vérité "un échec pour la diplomatie et la coopération militaire [l'un et l'autre incarnées par le funeste Le Drian, d'abord comme ministre de la Délense de Hollande, puis comme ministre des Affaires étrangères de Macron]. Un fiasco pour l'Europe, incapable de se mobiliser pour protéger, ensemble, ses valeurs et son territoire", insiste le rédacteur en chef de Midi Libre, Jean-Michel Servant.
En effet,
sur le front, la France est seule, tançait sur BFMTV Frédéric Encel, géopolitologue, taclant les alliés européens (britanniques et estoniens) qui fuient le contact avec les islamistes et restent dans leurs casernes, refusant de s'exposer sur le terrain. "Cela pose la question de la solidarité européenne avec la France dans la région. L’Europe ne conçoit pas que la lutte contre l’islamisme radical est une lutte commune", regrette-t-il.

"Seule au front", la France de Macron renâcle.


Le 14 juillet 2014, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a rappelé avec insistance que l'opération Barkhane "se fait en partenariat avec les cinq pays de la zone sahélo-saharienne" (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), membres du G5 du Sahel. Sans la Côte d'Ivoire, à laquelle Macron rend pourtant visite ce week-end. C'est à tout le monde, Européens et Africains, que s'en prend Macron:
"La France est en partie seule parce que les pays européens n’ont pas compris les enjeux et les risques. Quand on est intervenus en 2013, il fallait agir vite, on n’avait pas le temps de la concertation. Et on a réussi à empêcher le pire. Maintenant, il faut entraîner l’adhésion européenne. Notre sécurité commune se joue en Afrique", observe le général Jean-Paul Palomeros, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air.
Il concède toutefois que des Européens ont pris la mesure de cette nécessité: "La République Tchèque, la Belgique et l’Estonie sont prêts à rejoindre les opérations", selon le général Palomeros. 
"Nous sommes à un moment clé. Aujourd’hui, c’est l’heure de la confiance, il faut s’engager collectivement. Ces treize militaires morts doivent servir à stimuler ces communautés africaine et européenne pour venir en aide à l’Afrique qui mérite une chance pour l’avenir", assure Jean-Paul Palomeros qui précise que l’armée française a des victoires quotidiennes au Sahel. "C’est le cas quand on reprend des villages, qu’on apporte l’eau, des aides, de l’éducation. C’est ça qui redonnera sa prospérité à l’Afrique", fait-il valoir.

Aux accusations de "néocolonialisme", Macron répond défaillance collective

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Des améliorations peuvent être apportées à la gestion de cette région aux prises avec les islamistes, insiste Macron. "L’opération Barkhane doit mieux s’articuler avec les soldats de l’ONU et les armées africaines regroupées au sein du G5 Sahel. Il y a des leçons à tirer de ce drame qui a tué treize de nos soldats, mais on n’a pas le droit de refuser le combat quand on voit les conséquences du terrorisme", avance au micro de BFMTV Jean-Pierre Sueur, sénateur socialiste, vice-président de la Commission des lois et proche de Le Drian qui a embarqué la France dans cette galère, comme un autre socialiste, Guy Mollet, en Egypte, lors de la crise de Suez (octobre 1956). 

Après six années de guerre, la présence de l’armée française est de plus en plus critiquée par les populations locales
qui la comparent parfois à une forme de "néocolonialisme", rapporte Courrier international.
Las des affrontements, le quotidien malien L’Essor s’interroge: "Que font tous ces soldats étrangers chez nous, s’ils ne peuvent pas nous aider à lutter efficacement contre le terrorisme?"
Face à ces contestations, les députés LFI (La France Insoumise) ont réclamé mardi une "discussion sérieuse pour envisager les voies de sortie" de la "guerre" au Mali. 
Mais d'autres affirment que le maintien de nos troupes est plus que jamais nécessaire dans cet immense désert brûlant vaste comme l'Europe et qui borde une dizaine de pays d'Afrique. "Partir d’un coup serait pire que tout", commente Jean-Marie Bockel, sénateur du Haut-Rhin, ancien secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants (2008-2009) et père de Pierre-Emmanuel Bockel, l’un des treize soldats morts lundi soir. S’il reconnaît que ce débat est légitime, sa "conviction de citoyen et de père d’un militaire décédé est qu’on ne peut pas partir comme ça. En 2013, notre venue était utile, pour endiguer la montée du djihadisme".

Tout le monde doit s'y mettre...
D’autant qu’il n’existe pas "de maillage sécuritaire efficace sur le terrain pour prendre le relais de l’armée française si elle se retire", insinue Anthony Fouchard, ancien correspondant au Mali pour France 24.
"D’ailleurs après l’attaque d’Indelimane – qui a fait 49 morts au sein de l’armée malienne - les militaires africains ont dû quitter leurs postes avancés sur la frontière avec le Niger. Concrètement, ça veut dire que l’armée abandonne des camps car ils sont trop exposés".
Malgré la défiance, L’Essor (Mali) le concède lui-même: "Il serait bon que notre orgueil nous conduise à nous regarder dans le miroir et à nous interroger sur notre propre rôle dans le pourrissement de la situation dans notre pays." "Chasser les forces étrangères ne ferait qu’aggraver cette situation, car l’adversaire risque de réoccuper le territoire", reconnaît également le media Mali Web dans son article intitulé "Cabale contre les forces étrangères: et si les Maliens changeaient leur fusil d’épaule".

Macron met son arrogance dans sa poche


Jupiter avoue ne rien pouvoir tout seul : une avancée psychologique ?
Après la crispation née début décembre de ses déclarations demandant aux chefs d'Etat de "clarifier" leur position sur la présence militaire française au Sahel, le président français a souligné vendredi lors d'un déplacement en Côte d'Ivoire que "sans leur engagement politique (des chefs d'Etat), nous ne pouvons lutter efficacement". Chacun a compris qu'il met en fait les chefs d'Etat africains en accusation : si le conflit s'éternise et si la valeureuse l'armée française s'enlise au Sahel, c'est que ses partenaires ne font pas ce qu'ils devraient... 

Le coût de l'opération Barkhane est de 600 millions d'euros par année : une somme dont Macron a besoin par ailleurs...
Vendredi 20 décembre en Côte d'Ivoire, où il est venu passer Noël avec les troupes françaises, le président français avait ces 600 millions en tête en racontant qu'il souhaite donner "une nouvelle force" à la lutte anti-djihadiste au Sahel à l'occasion du sommet prévu en janvier avec les dirigeants des pays de la région à Pau (sud-ouest de la France). "Je souhaite que nous puissions donner une nouvelle profondeur, de nouveaux engagements, une nouvelle force à cette opération pour gagner ce combat indispensable à la stabilité et à la sécurité du Sahel, plus largement de toute la région et aussi de l'Europe", a déclaré Macron, lors son discours aux soldats.

"Nous continuerons à lutter contre les terroristes djihadistes avec nos partenaires africains et avec nos partenaires européens et internationaux, a-t-il insisté.  "Nous continuerons à le faire [...] car si nous laissons prospérer la menace, elle nous touchera aussi", a-t-il prévenu.

950 soldats français de métier sont en Côte d'Ivoire.
Macron est arrivé vendredi en fin de journée en Côte d'Ivoire pour une visite de 48 heures au président ivoirien Alassane Ouattara. De l'aéroport, il s'est rendu directement à la base française pour partager avec les quelque 1.000 soldats français présents un dîner préparé par le chef de l'Elysée, Guillaume Gomez.
Le camp des Forces françaises en Côte d'Ivoire (FFCI), fortes de 950 hommes, dont 84% sont en mission de courte durée (quatre mois), est comme "un sous-marin" capable "de se déployer dans toute l'Afrique de l'Ouest en fonction des besoins", expliquait leur commandant, le colonel Frédéric Gauthier, avant l'arrivée de  Macron.Les FFCI sont aussi régulièrement mobilisées pour acheminer équipements et marchandises débarquées au port d'Abidjan jusqu'aux bases de l'opération Barkhane, au Niger ou au Mali. Un long trajet effectué par des convois d'une cinquantaine de véhicules placés sous haute sécurité.
Macron veut faire d'une pierre deux coups : amadouer les militaires et tenter de mobiliser la Côte d'Ivoire.
Le président français s'appliquera à renforcer les relations franco-ivoiriennes, en privilégiant la jeunesse et le sport. Il débute ainsi sa journée en inaugurant une "agora" sportive dans le quartier populaire de Koumassi, à Abidjan, en compagnie de l'ex-footballeur Didier Drogba et de la championne olympique de judo Priscilla Gneto, médaillée de bronze en 2012, née en Côte d'Ivoire et fille de deux sportifs ivoiriens.
Samedi, Macron et Ouattara doivent relancer le chantier de l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme, qui vise devenir le centre de formation des acteurs du secteur en Afrique de l'Ouest.
Annoncé fin 2017, le projet n'a jamais décollé depuis, faute de moyens.

Tout le Sahel - en particulier le Mali, le Niger et le Burkina - est désormais visé par les assauts de plus en plus audacieux de groupes islamistes, en dépit du renforcement des armées locales et de la présence de 4.500 militaires français de la force anti-djihadiste Barkhane. La Côte d'Ivoire a été frappée à son tour par le terrorisme islamiste, avec un attentat qui avait fait 19 morts dans la station balnéaire de Grand-Bassam en 2016.

Au terme de sa visite de mobilisation en Côte d'Ivoire, Macron fera dimanche une étape de trois heures au Niger, à Niamey, pour rendre hommage aux 71 soldats nigériens ayant récemment péri dans l'attaque d'un camp militaire, mais aussi pour préparer avec le président nigérien Mahamadou Issoufou le sommet sur le Sahel prévu le 13 janvier à Pau (sud-ouest de la France). Les présidents du G5 Sahel (Niger, Burkina Faso, Mali, Tchad et Mauritanie) y sont conviés, après la crispation qu'il a provoquée début décembre avec ses déclarations en forme d'ultimatum demandant aux chefs d'Etat de "clarifier" leur position sur la présence militaire française au Sahel