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dimanche 14 octobre 2018

Hidalgo va héberger des SDF, mais seulement des femmes

Politique démagogique, sexiste et islamique : Hidalgo discrimine les hommes


Anne Hidalgo en a fait personnellement l'annonce au Journal du dimanche, le 14 octobre 2018, un coup politique aux confins du sensationnalisme.

Plusieurs locaux municipaux de la capitale accueilleront des sans-abris, à partir de la mi-novembre, notamment dans des mairies de la capitale, dont l'Hôtel de Ville, spécialement réservé aux femmes sans-abri.

"Il manque près de 3.000 places d'hébergement d'urgence dans la capitale. Je me suis engagée à ce que la Ville fasse la moitié du chemin. Plus de 800 ont déjà été créées dans nos bâtiments depuis février, 700 seront ouvertes d'ici à début 2019. L'Etat est chargé de créer les 1.500 autres", a expliqué Anne Hidalgo, mettant ainsi Macron au pied du mur, après sa promesse de campagne non tenue qu'il n'y aurait plus un seul sans-abri à Paris avant Noël ...2017.

Or, en février 2018, près de 3.000 sans-abri avaient été dénombrés dans les rues de Paris lors d'un recensement inédit organisé par la mairie socialiste, sur fond d'une querelle de chiffres entre le gouvernement et les associations sur le nombre de sans-abri dans la capitale.

Plusieurs mairies ont donné leur accord

Pour héberger les sans-abris, la maire de Paris compte utiliser des bâtiments vacants et des lieux municipaux en fonctionnement.

"Plusieurs mairies d'arrondissement - de gauche comme de droite - ont accepté d'ouvrir des places d'hébergement dans leurs locaux (...) Dans le même élan, j'ai tenu à créer une halte de nuit dédiée aux femmes dans l'Hôtel de Ville de Paris" qui ouvrira fin novembre,  a t-elle affirmé.

A l'Hôtel de Ville, qui héberge les institutions municipales de Paris depuis le XIVème siècle, le salon des Prévôts et celui des Tapisseries "seront transformés en accueil de jour, des repas seront servis et des soins prodigués - ainsi qu'en halte de nuit, avec des lits, des dortoirs, des blocs sanitaires", développe la maire.

Une cinquantaine de femmes SDF - avec leurs chiennes - jusqu'à une centaine en situation de grand froid - pourront être accueillies dans cette halte qui sera "pérenne".

dimanche 25 février 2018

Nombre de SDF : près de 3.000 sans-abri recensés à Paris

Incompétent et aveugle à la misère, Julien Denormandie n'en dénombre qu'une  ...cinquantaine !

Polémique sur le nombre de SDF : le secrétaire d'Etat Julien Denormandie en voit 60 fois moins. Déconnecté des réalités ?

Une personne sans-abri. (Illustration)
Pour le gouvernement, ils seraient une cinquantaine de sans-abri, mais la Ville de Paris en recense près de 3.000... 
Bruno Juliard, premier adjoint socialiste à la mairie de Paris a déclaré ce mercredi qu’une opération de recensement a permis d'établir ce nombre de sans-abri la semaine dernièreDans la nuit du jeudi 15 au vendredi 16 février, ce sont ainsi 2.000 personnes, dont 1.700 bénévoles qui ont essayé de recenser le nombre de sans-abri. 

Or, sur France Inter le 30 janvier, Julien Denormandie, 37 ans, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires (et du Logement),  Jacques Mézard, avait créé la polémique en racontant que le nombre de personnes isolées dormant à la rue - et en Ile-de-France - correspond à une cinquantaine d’hommes isolés. 
Manière sotte de défendre l'objectif - trop irréaliste - qu'avait fixé Emmanuel Macron de ne plus avoir de personnes à la rue fin 2017.

"Ces propos sont insupportables", avait répondu, dans un entretien avec le JDD, Louis Gallois, président de la Fédération des acteurs de la solidarité.
Paris Match rapporte d'ailleurs le 5 janvier que "le secrétaire d'Etat Julien Denormandie l'assure : l'action du gouvernement pour les sans-abris porte ses fruits.
Invité sur Europe 1 jeudi, il a martelé : "
Il y a beaucoup moins de sans-abris dans les rues et nous on le voit au quotidien notamment avec ce qu'on appelle les maraudes."
Et il n'était pas sobre sur la sujet, affirmant : "Je travaille main dans la main avec les associations, je participe moi-même à des maraudes et je peux vous dire qu'il y a moins de sans-abris dans les rues qu'il n'y en avait il y a quelques mois." Sans doute Juju dispose-t-il de nombreux points de comparaison antérieurs à l'arrivée de Macron à l'Elysée...
Ces propos du jeune freluquet, plus habitué des cabinets ministériels (Nicole Bricq et Pierre Moscovici) que de la vraie vie, 
gendre du président de l’Autorité des marchés financiers (depuis le 1er août 2017, par la grâce de Macron), n'avaient d'ailleurs pas manqué de donner lieu à une réaction sarcastique de la Fondation Abbé-Pierre, sur Twitter : "Le père Nöel existe; j'ai vu des cadeaux au pied du sapin." 
Le gouvernement "fait un effort sans précédent pour ouvrir des places d'hébergement d'urgence," selon Julien Denormandie. "Cette, année, c'est plus 13.000 places (...) C'est 13.000 hommes et femmes qui aujourd'hui dorment au chaud, alors que, l'année dernière, ils n'en avaient pas la possibilité." Pour 500 sans-abri... 

Un chiffre "probablement en dessous de la réalité" 

Si Bruno Juliard a reconnu que ce nombre de 3.000 était "beaucoup trop important", il a estimé qu’il "est probablement en dessous de la réalité". "Tous les parkings n'ont pas été pris en compte, l'ensemble des cages d'escalier d'immeuble, notamment des bailleurs sociaux, n'ont pas été pris en compte; nous n'avons pas réveillé les sans domicile fixe; nous n'avons pas ouvert les tentes dans lesquelles il pouvait y avoir plusieurs personnes", a-t-il expliqué. 

L’adjointe en charge des solidarités et de la lutte contre l’exclusion, Dominique Versini a aussi souligné que les 672 personnes hébergées dans le cadre du plan grand froid, viendraient grossir les rangs des sans-abris, une fois celui-ci levé. 

Selon le Samu social, qui a pris part à l’opération, le chiffre réel serait plutôt de "5.000".

Un décompte au plus juste doit permettre de "mieux adapter ensuite le dispositif" d'accueil et de lutte contre l'exclusion

Actuellement, selon la mairie et Dominique Versini, 16.000 places d'hébergement d'urgence sont ouvertes toute l'année à Paris, auxquelles s'ajoutent 1.500 dans le cadre du plan hivernal. Le défi est possible à condition que tout le monde se mette autour de la table. 

Dans son interview au JDD, l'ancien président de la SNCF, Louis Gallois, avait "déploré une volonté politique de minorer le nombre de SDF". 
"Aucun Parisien ne peut donner foi à de telles déclarations", réplique dans le Louis Gallois, actuel président de la Fédération des acteurs de la solidarité, qui regroupe 870 associations et organismes de lutte contre la pauvreté. "Je pense que les préfets se sentent liés par l'engagement pris par le président" et minorent les chiffres dans leurs régions, explique-t-il, avant d'affirmer: "Je ne crois pas qu'on traitera le problème des SDF par un traitement comptable".
"2.000 à 3.000 personnes" sont "durablement à la rue à Paris". En réponse, Julien Denormandie met l'accent sur l'action du gouvernement pour prendre en charge les 143.000 SDF dénombrés ...en France. Surenchère ou volonté de brouiller les chiffres ?

Une accusation dont s’était défendu Julien Denormandie.
Après coup, le secrétaire d'Etat affirme se référer au nombre de personnes appelant le Samu social en fin de journée et à qui aucune solution d'hébergement ne peut être proposée. 

Lundi 5 février, l'entrepreneur en composants électroniques et député LREM (La République en marche) de 44 ans Sylvain Maillard avait cru malin de déclarer par solidarité que "l’immense majorité" des sans-abri dort dans la rue "par choix". Un choix de mort ?

La question du nombre de sans-abri est en effet un sujet politiquement sensible depuis la promesse 'forte" d’Emmanuel Macron formulée pendant l’été, puis renouvelée lors de ses vœux aux Français, d' "apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd’hui sans-abri. C’est une question de dignité, c’est une question d’humanité et d’efficacité là aussi." Et c'est bien parlé ! 

Les associations ont constaté l'échec de cet engagement. 
Le 30 décembre, le porte-parole de Droit au logement, Jean-Baptiste Eyraud avait affirmé que cet hiver comme les précédents, "le problème est le même". "Il n'y a pas suffisamment de place dans les structures d'hébergement d'urgence", avait-il indiqué. "On risque de se retrouver encore avec des sans-abri qui décèdent dans la rue alors qu'on est un pays riche", avait-il déploré démagogiquement, animé par son idéologie radicale.

"Le défi est possible à condition que tout le monde se mette autour de la table : l'Etat, la ville, les associations et les citoyens. C'était extrêmement important de donner un peu d'objectivité", a en revanche positivé Eric Pliez, président du Samu social. 

Le plan 'grand froid" a été déclenché dans 37 départements, ce dimanche.
Le froid doit encore s’accentuer avec l’arrivée par l’Est dans l’après-midi de masses d’air froid intenses venues de Sibérie. Ce phénomène connu sous le nom de « Moscou Paris » va ensuite se propager au reste du pays qui devrait vivre entre lundi et mercredi les journées les plus froides de l’hiver.

Cet épisode a poussé les autorités à déclencher dans 37 départements le plan "grand froid', avec plus de 3.100 places temporaires d’hébergement supplémentaires pour les sans-abri.
"Des consignes très fermes ont été données à l’ensemble des préfets pour qu’ils mettent tout le monde à l’abri, c’est-à-dire qu’on va demander aux maires de pouvoir ouvrir des gymnases, des équipements publics pour que personne ne soit ce soir dehors", a assuré Gérard Collomb dimanche sur Europe 1.
Trois SDF de 40, 50 et 55 ans ont été retrouvés morts, cette semaine, en moins de dix jours, dans trois communes des Pyrénées-Atlantiquesà Biarritz, Bayonne et Boucau.Un homme de 62 ans qui vivait dans une cabane dans les bois dans les Yvelines a ainsi été retrouvé mort vendredi, un décès dû en partie au froid, selon la gendarmerie.
En charge de l'égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa va probablement réagir au constat que les hommes sont plus souvent à la rue que les femmes.  Puisse-t-elle laisser son féminisme se faire prendre par les glaces à venir...

samedi 16 décembre 2017

France : de vieux camions frigorifiques pour reloger des SDF

Mais des hôtels Formule 1 pour les migrants clandestins

De vieux camions frigorifiques pour reloger des SDF
L'association Home311 a eu la belle idée de transformer de vieux camions frigorifiques en logements pour des sans domicile fixe. Quand ils n'ont plus le droit de rouler en France, les camions frigorifiques peuvent servir de logement à des SDF, a décidé l'association Home311. Après 12 ans de service, les camions frigorifiques ne sont plus aux normes et n'ont plus l'autorisation de rouler en France. "Ces camions sont faits de telle façon qu'ils sont parfaitement isolés."

Plutôt que de voir les transporteurs vendre leurs remorques à des associations étrangères, "on a pensé que c'était dommage de ne pas utiliser une ressource qui est incroyable", a expliqué Frédéric Tabary, président de l'association dans l'émission Circuits Courts sur Europe 1. 
Image associée"Ces camions sont faits de telle façon qu'ils sont parfaitement isolés et résistent à des températures de -40 degrés", ajoute-t-il. Une fois récupéré, le camion est adapté après une vérification complète de la remorque : "On ouvre des fenêtres dans le flanc du camion (...) et on va venir insérer dedans un WC, une douche, un lavabo, tout ce qui est nécessaire pour y vivre ou au moins dormir dedans." 
Home 311 propose donc des solutions d'habitat raisonnées, rapides et efficaces pour les réfugiés climatiques et les sans-abris, grâce à deux projets : Une Villa En Urgence et Un Camion En Urgence.
Un projet en pleine expansion

Résultat de recherche d'images pour "migrants Formule 1"Et le projet grandit à vue d’œil : 
"On a rendez-vous demain (jeudi) avec la mairie de Paris, la semaine prochaine avec la mairie de Nantes et les communes commencent à appeler." Seulement 20.000 euros sont nécessaires pour chaque camion. 

Pour financer la dépense, l'association en appelle aux dons des grands patrons français. "Xavier Marie, l'ancien PDG du groupe Maisons du monde (...) a financé le premier camion. En tout début d'année, il va faire un appel aux 1.000 plus gros patrons français" pour qu'ils en fassent de même.

dimanche 21 février 2016

Tahiti: Hollande fait virer les "sans dents" sur son passage

Les SDF Thaïtiens, sommés de quitter les lieux, le temps de la visite du socialiste

La mairie de Papeete a dû demander à ses sans-abri de quitter les lieux, e
n prévision de la visite de François Hollande, lundi à Tahiti

En Polynésie française, 25 % de la population vit
au-dessous du seuil de pauvreté
(à 50.000 Fcfp, soit 400 euros, 2014)
François Hollande avait la volonté de visiter le monde avant de quitter le pouvoir. Il s'est offert une virée de quelque 46.000 km commencée par Wallis et Futuma, dimanche 21 février.
Mais à Tahiti  lundi,  Papeete, ce n'est seulement son port aux eaux claires, ses bougainvilliers en fleurs, son marché aux étals colorés, car cette île de la Polynésie française en Outre-mer, a aussi ses SDF. Pour donner au président François Hollande une image idyllique de carte postale, la capitale de la Polynésie a demandé aux 'sans-dents' d e Hollande au centre-ville de laisser la place au président Blanc et à toute sa suite: pas question d'offenser sa vue et de le rappeler à ses engagements de candidat à l'Elysée. 

Le chef de l'Etat doit déambuler dans le marché Mapuru a Paraita, explique la chaîne Polynésie 1ère, mais des baraquements précaires sont situés autour et c'est l'enfer au paradis. Ce bidon-ville de 150 à 200 sans-abris devait donc être évacué.
Aucune caisse de chômage, de faibles allocations familiales, des aides alimentaires très limitées... Quand on n'a pas de travail, on est dans la dèche totale, car la vie coûte environ 50 % plus chère qu'en métropole.
"Pour le président, il faut qu'on dégage de là!" 

"Je vis sur ce terrain vague depuis trois ans. Les responsables du marché et de la mairie viennent nous dire que c'est pour la sécurité du président. Où allons nous ? Nous ne sommes pas méchants!", s'indigne au micro de Polynésie 1ère Tehihira Tuihaa, l'un des SDF sommés de partir, qui s'inquiète pour ses affaires, qu'il ne peut laisser sur place. Il précise d'ailleurs qu'aucune solution de relogement ne lui a été proposée. 
Coco, un autre sans-abri, vit dans un abri de fortune, près du marché de Papeete et ne comprend pas non plus la démarche de la mairie de Papeete, à l'instigation de la préfecture de Tahiti: "Ils ne se sont jamais inquiétés avant. Et voilà, pour le président, il faut qu'on dégage de là. Ils ne sont même pas venus me voir." 
L'homme indique que tous les baraquements seront détruits pour la visite présidentielle. "On pourra revenir trois jours après son départ", indique-t-il. Mais il leur faudra alors reconstruire leurs abris de fortune. Lundi, la mairie fera également fermer sept écoles et cinq lycées et interdira tout stationnement aux alentours du marché.

Le président Hollande est attendu dimanche à Wallis-et-Futuna, première étape d'un périple de plus de 45.000 kilomètres.

Sans rechigner, Hollande a adopté cet 
Airbus A330, surnommé Air Sarko One
En juillet 2010, Ségolène Royal demanda au président de "sacrifier son avion de luxe" en raison de la crise. Qu'a-t-elle à ajouter en 2016, en tant que ministre de l'Environnement et de présidente de la COP 21?

Le président de la République s’est envolé samedi pour la Polynésie avant d’enchaîner par une tournée en Amérique latine.
Un périple de sept jours durant lequel il va parcourir près de 46.000 kilomètres, a révélé Le Parisien vendredi, soit largement plus qu’un tour du globe.

46.000 kilomètres pour 7 jours de voyage. 

Dans la foulée du Conseil européen consacré vendredi au Brexit et alors qu'une certaine presse lui trouvait "les traits tirés" (!), François Hollande s'est lancé  samedi dans un voyage de 60 heures pour la Polynésie et Wallis-et-Futuna dans cet avion présidentiel dont il critiquait l'usage par son prédécesseurIl vient honorer une promesse de campagne, se justifie-t-il: visiter tous les territoires d’outre-mer, sans aucune arrière-pensée de campagne présidentielle, à 16 mois de l'échéance. Comme le souligne le quotidien, le dernier président à avoir posé le pied à Wallis est Valérie Giscard d’Estaing, tandis que Futuna n’a tout simplement jamais reçu la visite d’un président de la République. 
Lundi soir (mais mardi en France), le chef de l’Etat partira ensuite pour l’Amérique latine au Pérou, en Argentine et en Uruguay. A l’origine, il devait se rendre en Argentine en novembre, mais les attentats du 13 novembre ont bouleversé son calendrier.

Un Conseil des ministres a été annulé, sans état d'âme, pour que le président François Hollande puisse vivre deux lundis en une seule fois... Il va franchir deux fois la ligne de partage des jours qui passe entre Tahiti et Wallis. Ce qui explique son agenda en double sur le site de l’Elysée. Ses dévots s'inquiètent des conséquences de son dévouement. Rendez-vous compte, le capitaine de pédalo va devoir supporter des décalages horaires variant de plus 13 heures à moins 11 heures.

Mais quel bilan carbone ? 
"C’est un voyage logistiquement très compliqué", raconte l’Elysée à Europe 1. François Hollande devra changer d’avion pour aller de Tahiti à Wallis, car la piste est trop courte pour l’A330. Il empruntera ensuite un avion militaire entre Wallis et Futuna. 

Europe 1 a demandé à un expert en bilan carbone de se pencher sur ce voyage présidentiel.
Trois ministres écologistes au gouvernement:
Cosse, Placé, Pompili
Selon Arnaud Dore de la société Ecoact, si l’on considère qu’
environ 150 personnes sont du voyage, un tel périple va émettre 1.400 tonnes d’équivalent (teq) par CO2, soit 138 tours de la Terre en voiture, 541 allers-retours Paris-New York ou les émissions de gaz à effet de serre annuelles de 115 Français. Mais attention, ces chiffres sont à prendre avec beaucoup de précaution.

Avec Air-Flanby-One, Hollande voyage à bas coût. 
Si, deux mois après la COP21, la planète n’est pas épargnée par un tel voyage, la tirelire de l’Elysée - c'est-à-dire le nôtre - serait peu entamée. En enchaînant plusieurs destinations, la présidence parvient à réduire les coûts, font valoir ses services. "On essaye systématiquement de grouper les voyages, comme on l’avait fait avec l’Australie et la Nouvelle-Calédonie", insiste-t-on au Château. 
Les comptables des deniers de l'Etat ne sont pourtant pas en mesure de communiquer sur le coût total du voyage. Ils déclarent aux uns: "on multiplie les devis", mais avouent aux autres qu'ils n'ont pas évalué l'addition totale des dépenses par anticipation, puisque ce n'est pas leur argent, leur budget et leurs fins de mois : "il y a le coût du transport, de l'hébergement, de la nourriture du personnel que l’on déplace mais il y a aussi les chefs d’entreprises, hors PME, et les journalistes qui eux payent leur voyage". "Tout est fait pour limiter les coûts", assure-t-on néanmoins. De quoi se plaint-on? 
Vous ne voudriez pas qu'il croise le Français "normal" sur les pistes enneigées ! D'autant que sa côté de "popularité" est tombée à 19 %... Ils auraient pourtant beaucoup à se dire.

samedi 23 janvier 2016

"Sans dents" à la rue pour héberger les militaires du plan anti-terroriste de Hollande et Le Drian

L'Etat-PS n'a pas jugé bon d'appliquer l'état d'urgence aux sans-abri

Un SDF meurt de froid à Paris: il y a une 
"défaillance" de l'Etat

Un sans-abri âgé de 66 ans a été retrouvé mort jeudi matin dans un parking de Paris, où les températures sont négatives depuis le début de la semaine, sans que Marisol Touraine ni le préfet de police de Paris, Michel Cadot, successeur de l'illustre Bernard Boucault, n'en aient personnellement souffert...

Michal, le SDF, est mort de froid jeudi à Paris. Il a "perdu la vie", comme il est convenu de dire en langage "politiquement correct" et compassionnel, peu avant 7h00 du matin, des suites d'un arrêt cardiaque au premier sous-sol d'un parking public où il avait ses habitudes, avenue Matignon, dans le 8ème arrondissement de la capitale. Il faut dire que cette nuit-là, les températures sont descendues bien en dessous de zéro, comme annoncé, donc,  et sans surprise, sauf pour les services sociaux de la Ville de Paris. Dans le quartier, son décès a beaucoup ému, car le SDF était très connu: il avait été adopté par la population de ce quartier huppé, situé à deux pas de l'Elysée, depuis une quinzaine d'années.

Suffisamment de temps pour nouer des liens d'amitié avec les commerçants du coin. "Il était super. On discutait beaucoup. Il était ouvert, parlait avec beaucoup de passants et sur de nombreux sujets. Il ne se plaignait jamais", confirme cette habitante. "Tout le monde l'aidait, tout le monde lui parlait. Forcément, ça [sa mort] fait quelque chose. C'est triste", ajoute une autre jeune femme.

"On ne peut pas l'admettre"

Depuis quelques temps, ceux qui le côtoyait avait remarqué que sa santé se dégradait, commente Yvon, le pharmacien de l’avenue: "C'est quand même quelqu'un qu'on a vu trois fois par semaine. Il venait chercher des médicaments pour la douleur. Il vivait dans son parking, les gens l'acceptaient… C'est malheureux que quelqu'un meurt comme ça dans la rue. On ne peut pas l'admettre, surtout de nos jours".

Michal était suivi par l’association "Les enfants du canal" qui vient en aide au sans logis. Avec la Fondation de France, cette association avait jugé prioritaire de distribuer des transistors aux sans-abri de la capitale afin de rompre leur isolement et leur donner l'accès à l'information.

Le SDF avait  effectué cinq demandes d’hébergement d’urgence ces deux dernier mois, affirme Christophe Louis, le directeur de l’association. "On a signalé plusieurs fois sa situation dramatique, sa situation inquiétante. On a poussé pour pouvoir avoir des places. On n'en a pas eu", souligne-t-il avant d'indiquer que "le dernier appel qu'on a fait pour lui était le 19 janvier. Il y a encore eu un refus. C'est scandaleux ! C'est bien le manque d'hébergement qui a amené cette situation dramatique. Il y a une défaillance de l'Etat à ce niveau-là".
A noter qu'après l’annonce du décès, la préfecture d’Ile-de-France a renforcé ce jeudi son dispositif d'hébergement d'urgence, avec 85 places supplémentaires.
Difficile d'affirmer que Bernard Cazeneuve et Valls ont anticipé...

Les soldats de Vigipirate prennent la place des SDF au Fort de Nogent

Les SDF n’ont pas droit d’asile cet hiver au Fort de Nogent. Les dortoirs qui leur sont habituellement ouverts le 1er novembre depuis neuf ans continueront d’abriter les militaires mobilisés pour Vigipirate depuis le début de l’année.
Environ 160 places étaient dédiées aux 100 SDF adressés par le 115 de Paris et 20 places à ceux adressés par le 115 du Val-de-Marne, à Fontenay-sous-Bois, suivis par l’Armée du salut.

"Nous avons été avertis en mars dernier que le site ne sera pas disponible à minima jusqu’aux élections présidentielles de 2017, explique Olivier Marguery,
directeur des programmes Exclusion sociale à l’Armée du salut. A ce jour, nous n’avons pas de position de repli, car nous sommes au service de l’Etat qui nous ouvre, ou pas, des locaux". Mais l’Armée du salut ne baisse pas les bras : "Nous avons décidé de transformer 80 places sur 200 de notre hôtel social du XXe à Paris en accueil d’urgence", affirme Olivier Marguery.
A la Préfecture du Val-de-Marne, on annonce 101 places réparties dans différents centres d’hébergement d’urgence (CHU). Des places qui, pour la plupart, existaient déjà l’hiver dernier. "Dès le 1er novembre, explique-t-on à la Préfecture, 30 places sont nouvellement mises à disposition dans les CHU. Et dès la première quinzaine de décembre, l’association Aide d’urgence Val-de-Marne mettra à disposition 30 places dans des appartements répartis sur tout le département." La maraude Croix Rouge devait être renforcée pendant toute la période hivernale et trois travailleurs sociaux étaient annoncés au pôle hôtelier.


La presse avait fait craindre un accueil des réfugiés au détriment des sans-abri. Malgré son insigne perspicacité et sa longueur de vue, elle a zappé les plus défavorisés d'entre nous, ceux que le président socialiste traite de "sans dents". 

lundi 14 septembre 2015

Paris: une trentaine de sans-logis évacués d'un parc de Saint-Ouen

Ce ne sont pas des réfugiés syriens, précise la préfecture !

Ces expulsés sont encadrés par des associations accusées de chercher à surfer sur la vague syrienne…
Sans-papiers, sans-abri venus d'ailleurs mais récalcitrants,
évacués par les forces de l'ordre à Saint-Ouen
Une trentaine de sans-abri a été déplacée par les forces de l'ordre, dimanche soir. Jusqu'à hier soir ils s'étaient réfugiés dans un parc municipal de Saint-Ouen où ils venaient de s'installer, a-t-on appris auprès de la préfecture de la Seine-Saint-Denis. "Il leur a été demandé de ne pas s'installer là de façon durable", a indiqué un responsable de la préfecture.

Un coup monté politique de DAL
Ce groupe d'une trentaine de personnes, parmi lesquelles se trouvaient des familles, s'était installé dimanche "en fin de journée" aux abords du square Marmottan, à Saint-Ouen, en banlieue nord de Paris.

L'association Droit au logement (DAL) avait installé le groupe à Saint-Ouen
Pourquoi Saint-Ouen ? Les élections municipales ont retiré la mairie au PCF pour la confier à un UDI. 
Aujourd'hui, Eric Degremont, membre de DAL, clame que les policiers sont intervenus à la demande du maire UDI de Saint-Ouen William Delannoy qui refusait de laisser s'installer "des sans-abri, qui plus est réfugiés, (…) venus chercher ici un peu de répit", selon l'associatif au micro d'i-télé, exploitant la fibre émotionnelle.

La préfecture conteste la version de DAL: "Il ne s'agit pas de réfugiés syriens"...

"Ce n'est pas le même cas de figure. Là, il ne s'agit pas de réfugiés syriens, mais de personnes qui sont accompagnées par des associations qui cherchent à surfer sur la vague", a affirmé le porte-parole de la préfecture.

L'amalgame "citoyen" est-il républicain? 
Des centaines de réfugiés, principalement des Syriens en provenance d'Allemagne, ont en effet pénétré de l'Allemagne en France pour être accueillis la semaine dernière dans plusieurs communes d'Ile-de-France. 
L'exploitation par Laurent Joffrin dans le journal Libération de la photo du petit Aylan retrouvé noyé sur une plage de Turquie,  avait été instrumentalisée par le président François Hollande qui avait annoncé que la France était prête à accueillir 24.000 réfugiés supplémentaires sur deux ans, voire 30.000, de l'aveu de Laurent Fabius.
Aujourd'hui, débordée par le flux de migrants, l'Allemagne est contrainte d'interrompre l'organisation de transports par voie de chemins de fer et de rétablir les contrôles de clandestins à ses frontière.

samedi 12 septembre 2015

L'accueil des migrants gonfle la dette publique

Bénévoles ou non, les Français mis à contribution pour l'accueil des migrants

Le gouvernement raconte aux élus que l'Etat assumera seul l'impact financier de la campagne d'accueil des réfugiés




Rassurer était l'un des objectifs de la réunion des maires de France, organisée ce samedi à la Maison de la Chimie à Paris par... Bernard Cazeneuve. Dès le début de cette journée de travail, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a donc donné des assurances aux 600 élus présents qui se sont portés volontaires pour se répartir les 30.000 migrants syrien, irakiens ou érythréens d'ici 2017, selon Fabius. 
Les communes mettant en place des dispositifs d'hébergement pour les réfugiés se sont vu promettre de recevoir "1.000€ par place" supplémentaire créée dans les deux ans, a ainsi assuré le ministre de l'Intérieur.
En vérité, ces dispositifs sont mis en place par des associations, au premier rang desquelles Médecins de France que France Télévisions ne manque jamais une occasion de promouvoir par des cadrages de complaisance, en contrepartie de son rôle d'entraînement des frileux.   

Les moins méfiants ont réalisé l'entourloupette 

Cazeneuve a en outre glissé qu'un "fonds de soutien au financement de l'investissement" pourrait être mobilisé pour les opérations lourdes de création de locaux d'hébergement ou de logements. 

Manuel Valls a également mis son poids dans la balance, promettant la création de nouvelles places d'hébergement pour les réfugiés. DAL les attendait pour ses sans-abri et mal-logés, mais ils iront aux migrants. Le réfugié catalan a commencé par faire l'annonce, mais il en précisera le chiffre mercredi à l'Assemblée nationale lors du débat consacré aux migrants. "Mais je peux d'ores et déjà vous dire que, trois mois après les décisions de juin, de nouvelles places d'hébergement seront financées. Nous serons au rendez-vous", a fanfaronné le premier ministre. 

Selon Bernard Cazeneuve, maintenant, cela devrait notamment concerner, l'hébergement en centre d'accueil des demandeurs d'asile (Cada), dont le dispositif de 25.000 places environ ne suffit déjà pas à loger l'ensemble des demandeurs en temps "normal". Ils leur offrent un lieu d’accueil pour toute la durée de l’étude de leur dossier de demande de statut de réfugié. Cet accueil prévoit leur hébergement, ainsi qu’un suivi administratif (accompagnement de la procédure de demande d’asile), un suivi social (accès aux soins, dont la CMU, scolarisation des enfants, etc.) et une aide financière alimentaire. Et, il va sans dire, les CADA sont en général gérés par des associations ou des entreprises.

L'intervention de Bernard Cazeneuve  

Alors que les maires se retrouvent en première ligne, Bernard Cazeneuve s'est appliqué à assurer les maires téméraires de la "grande gratitude" du ministère de l'Intérieur. 
Petit problème, il se met déjà en retrait. Tout en leur promettant...sa "disponibilité", il n'offre plus que de les "accompagner dans les efforts" qu'ils ont consentis. Il leur a ainsi rappelé qu'ils doivent assumer leur volontariat. 
A défaut de soutien financier à la hauteur de l'engagement des communes, il leur propose royalement... un petit livret didactique,déjà à disposition des élus depuis des années d'ailleurs.

Accueil de harkis: campement
Leurs inquiétudes ont notamment été relayées par le président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin, qui s'est rendu place Beauvau mardi. 
Manuel Valls a confirmé que les demandeurs d'asile déboutés seront reconduits à la frontière. "Il nous revient d'apporter des réponses concrètes aux inquiétudes de nos concitoyens. En organisant l'arrivée des réfugiés de manière sérieuse, pragmatique, intelligente. Sans céder à la panique, et sans la provoquer", a toutefois polémiqué le Premier ministre. 

Enfin, il s'est engagé à ce que les nouvelles aides aux réfugiés annoncées par le gouvernement ne se fassent pas au détriment des sans-abri, promettant de débloquer les crédits nécessaires pour les sans domicile fixe notamment pour l'hiver. La magie noire vallsienne va opérer ! L'incontrôlable démon des dépenses publiques a pris possession du corps convulsif du Catalan.  

Cette réunion a attiré des maires de toute la France, nous assure-t-on. 
Tous les partis politiques étaient représentés. Y compris le Front national, par le maire de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez, qui avait fait le déplacement pour... dénoncer "l'invasion migratoire".
Chaque département avait envoyé un émissaire, à l'exception de la Lozère et la Haute-Saône. Ces maires sur la réserve, hésitent ou posent leurs conditions, notamment d'appartenance religieuse. Et parmi ces émissaires, combien d'observateurs?

Cliquez sur les pastilles pour connaître les raisons invoquées par les élus.



Une carte à volonté manifestement délatrice

Les chômeurs et les sans-abri seraient, en revanche, intéressés de savoir
quelles sont les raisons invoquées par les maires bénévoles pour détourner l'argent public au profit de demandeurs non choisis et au détriment des défavorisés et des petits contribuables?