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jeudi 23 janvier 2020

La CGT-Energie vote l’arrêt des trois incinérateurs d’Ile-de-France

La CGT est-elle propriétaire de son outil de travail ?

L’action de la fédération CGT, en pointe dans le mouvement contre la réforme Macron des retraites, pourrait "saturer" la chaîne de traitement des déchets de 6 millions de Franciliens.



La CGT-Energie a voté en assemblées générales lundi et mardi la mise à l’arrêt à compter de jeudi soir 23 janvier des trois usines d’incinération d’Ile-de-France. "Nous entamons les manœuvres de mise à l’arrêt de six fours sur sept des trois centres, le septième étant en maintenance, à partir de jeudi 22 heures et jusqu’à lundi 22 heures" a déclaré Julien Lambert, membre du bureau de la Fédération nationale des mines et de l’énergie CGT.

Les trois centres d’Ivry-sur-Seine, Issy-les-Moulineaux et Saint-Ouen traitent 6 000 tonnes de déchets par jour venant des poubelles vertes (non recyclables) des Parisiens et des Franciliens. "Nous avons mené de nombreuses actions, comme la réduction du traitement ou de la vapeur destinée au chauffage urbain depuis le 5 décembre [début du mouvement de grève contre le projet de réforme des retraites] mais on parle très peu de nous, constate le syndicaliste. Là, on va plus loin avec un mouvement innovant, l’arrêt coordonné des trois usines selon les mêmes modalités."

L’arrêt prend de six à douze heures, et le redémarrage une à deux journées, soit "six jours d’arrêt de traitement des ordures "explique l’organisme gestionnaire, le Syctom. Dans un premier temps, le syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de l’agglomération parisienne prévoit de stocker les déchets dans les fosses des trois usines et d’évacuer une partie vers d’autres centres. A défaut de valoriser les déchets en énergie (la vapeur permet de chauffer 300.000 logements), ceux-ci seront enfouis, "la pire solution en termes d’environnement", précise le Syctom.

samedi 14 décembre 2019

La ministre des Sports de Macron, exfiltrée sous les huées d'opposants à la réforme des retraites

Maracineanu s'est fait chahuter par des supporteurs de foot

"Ici, il n'y a personne pour Macron; alors tu prends la voiture et tu t'en vas", lui signifie un mécontent

Vendredi soir, à Saint-Ouen - ville de Seine-Saint-Denis prise par l'UDI au PCF (depuis 1945) -, elle était venue assister à la rencontre entre le Red Star et Quevilly. Mais Roxana Maracineanu a été contrainte de quitter le stade Bauer, sous les cris hostiles des supporteurs. 

Ex-candidate sur la liste du Parti socialiste conduite par Jean-Paul Huchon (élue des Hauts-de-Seine, au 15e rang), l'ex-championne est élue au Conseil régional d'Ile-de-France le 21 mars 2010. Mais elle s'est ralliée à Macron et a découvert que les électeurs n'ont pas la mémoire courte. La ministre des Sports a dû quitter le stade sous la pression de locaux, après avoir "bu un coup avec des amis". 

VOIR et ENTENDRE la scène, dont Le Point - propriété de la famille Pinault - censure le son:
A l'information pleine et entière, Le Point substitue son propre commentaire...

"Tout le monde déteste la ministre"

Une vidéo
- non expurgée - circulant sur les réseaux sociaux donne à voir des supporteurs prenant à partie l'ancienne nageuse la ministre de Macron. 

BFMTV produit le document sans en dissimuler les invectives lancées à la ministre du gouvernement...


Maracineanu avait déjà été interpellée par un supporteur dans les travées du stade à la mi-temps de la rencontre, avant qu'un attroupement ne se forme. 

En dépit des cris de haine essuyés, la ministre a malgré tout montré son intention de revenir à Bauer dans le futur. 
"J'étais venue pour une prise de contact avec un club qui défend des valeurs dans lesquelles je me reconnais. [sic] Il est situé à quelques pas du cœur des prochains JO de Paris 2024 et j'ai envie de le soutenir. Je reviendrai...", a défié la ministre.

vendredi 9 août 2019

Expulsion d'un squat latino : il migre devant une mairie aux portes de Paris

Sur le parvis de la mairie de Saint-Ouen, parce qu'ils aiment la France et l'opposition communiste  (1945-2014) au maire centriste?

Colombiens, Péruviens, Boliviens, Vénézuéliens, Cubains, ont-ils des liens avec la France ?

Résultat de recherche d'images pour "squat Bauer"
Les associations et collectifs d'aide aux clandestins sont entrés en campagne des municipales
Expulsée fin juillet d'un campement clandestin, une centaine de Latino-Américains campe depuis plus d'une semaine devant la mairie de Saint-Ouen, au Nord de Paris, avec le soutien d'associations qui dénoncent l'inaction des autorités. 

Mère isolée de tout juste 40 ans, en charge de cinq enfants et de deux petits-enfants, Chanel se rappelle comment la communauté s'est constituée au fil des neuf derniers mois dans cet entrepôt désaffecté, propriété de la ville désormais UDI de 50.000 habitants en Seine-Saint-Denis.

Résultat de recherche d'images pour "squat Bauer"
"Le squat Bauer... C'était 'chez nous' ", estime Chanel Marté Castillo, une Dominicaine de 40 ans. "Quand on est arrivés, on a commencé à nettoyer, à construire. Petit à petit, d'autres familles arrivaient, on cherchait une place. On a fini à 150 personnes (...) On peut pas laisser les gens dehors, même si nous on est dehors aussi". 
Le 30 juillet, en application d'une décision de justice début mai dernier, à la requête de la mairie de centre droit, les locaux et ses occupants ont été évacués, pour des raisons sanitaires.

Depuis, 130 personnes, dont 40 enfants et plusieurs femmes enceintes, déploient chaque soir des dizaines de tentes qu'ils devront replier à 6h00 avant l'arrivée de la police, mais avec l'aide des militants associatifs, notamment DAL (Droit au Logement) qui refait parler d'elle à chaque approche d'élections depuis 1986, sous la direction de 'Babar' (Jean-Baptiste Eyraud), fils du comédien Marc Eyraud et de Marianne Astruc, sœur du cinéaste Alexandre, et ancien militant maoïste, ayant fait partie de la Gauche prolétarienne (des partisans antifascistes "trahis" en 1944 par Maurice Thorez, secrétaire général de PCF de 1930 à 1964.)... En novembre 2015, il était aux côtés de Noël Mamère et du révolutionnaire trotskiste Olivier Besancenot (NPA) à l'initiative de l'Appel des 58 : "Nous manifesterons pendant l'état d'urgence".

Sous un barnum, la cantine ravitaillée quotidiennement par les "riverains", des militants de la gauche radicale : des cartons de nourriture, un réchaud sur lequel deux femmes font griller des saucisses. Plus loin, des sacs de vêtements, des canapés, des matelas sur lesquels plusieurs hommes font la sieste et des jouets d'enfants, une valeur sûre en termes de compassion médiatique.

Une action politique de l'extrême gauche lancée à la reconquête de la mairie

"La CGT nous a proposé d'accéder à leurs toilettes; il y a Emmaüs pour la douche", commente Chanel. 

"Il y a des Péruviens, des Boliviens, des Dominicains, des Cubains,
des gens qui ont l'asile politique, d'autres sans papiers", admet sans difficulté Yamile Millan. Arrivée en France il y a un an et demi, sans papiers, elle fait "des ménages" au noir, comme beaucoup d'autres, singulièrement dans le bâtiment.
"Je n'avais jamais vécu dans la rue", confie encore Chanel qui, décidément, est une meneuse. "Nous réclamons le droit à un logement digne" : une revendication clairement soufflée par une asso ou une autre.

"Dans nos pays, ça n'aurait aucun résultat de lutter de cette façon, mais ici, si", affirme Mauricio Gomez, le "pasteur" de la communauté. "On sait bien que nous sommes des immigrés (...) Le maire ne nous connaît peut-être pas, il ne sait pas qui nous sommes, mais on aimerait qu'il nous rencontre", dit-il. Ainsi la cible politique est-elle clairement désignée...

La municipalité estime qu'il ne lui appartient pas de prendre en charge ces "squatteurs". 
"En aucun cas, le maire et sa majorité municipale ne peuvent être tenus pour responsables de la situation", souligne la ville dans un communiqué.

L'association DAL a "installé illégalement des personnes dans ce bâtiment municipal dont tout le monde connaissait la destinée". Une école doit y voir le jour en 2022. "Si des solutions doivent être trouvées pour ces personnes, il appartient exclusivement à l'Etat d'y pourvoir", précise la ville. 

Resté neutre lors de l'élection présidentielle de 2017, à la différence de Stéphane Gatignon, passé du rouge au vert et maire  UDEalliée à LREM en 2020) de Sevran, tandis que Marie-George Buffet (PCF) votait Mélenchon (LFI), quand le député-maire UDI de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, votait Fillon, William Delannoy,  54 ans, le maire UDI de Saint-Ouen, juge qu'il doit "apporter des solutions de relogement prioritairement aux Audoniens qui ne comprendraient pas, après des années d'attente, de voir le maire attribuer des logements à des Colombiens".

"En quoi ces 'Colombiens' ne sont-ils pas des habitants de la ville ?" s'indigne La France Insoumise dans un communiqué. "Le maire va-t-il désormais trier ses concitoyens par origine ?", polémique l'extrême gauche populiste.
Pas question de retourner là-bas, lui fait écho Chanel : "Le squat est surveillé; il y a les flics. On nous a dit qu'on n'allait jamais le récupérer".

"Pour mettre des chiens, payer des gens pour garder un local, y a de l'argent. Mais pour libérer un gymnase, non", s'énerve Aliénor Turpin, une "bénévole" audonienne, mais pas que. Elle est aussi représentante des parents d'élèves FCPE qui, en octobre 2018, soutint la grève des agents d'entretien et de restauration des écoles de la ville de Saint-Ouen contre la Mairie, dénonçant un projet d'externalisation partielle du ménage dans certaines écoles.  
"Il n'y a pas d'interlocuteur, pas de solution, la préfecture, la mairie, tout le monde se renvoie la balle," gronde-t-elle maintenant, avec le soutien du député LFI, Eric Coquerel, au collectif 'Saint-Ouen se rebiffe'. Elle était déjà dans les actions menées contre le maire lors de trois manifestations (école d'ingénieurs Supmeca coupée en deux - dommage collatéral de l'installation de bâtiments du campus des JO., sa résidence étudiante et son réfectoire seront détruits -, parents d’élèves contre la nouvelle sectorisation, défenseurs des jardins de Guinot)…"Pour mettre des chiens, payer des gens pour garder un local, y a de l'argent. Mais pour libérer un gymnase, non," gronde A. Turpin, selon Le Figaro dont les journalistes d'investigation nous disent pareillement, sans plus de recherches qu'elle est une simple "bénévole"... Selon ces professionnels à bac +5, "tous [sont d'ailleurs] originaires d’Amérique du Sud" :  sans doute les Dominicains ou les Cubains ?

La préfecture précise que "29 familles avec enfants se sont vu proposer des nuitées hôtelières, en attente d'une solution plus pérenne. Pour les autres, on rentre dans le cadre du 115 habituel", le numéro d'urgence sociale, saturé. 

Proche d'Ismaël Emelien, qui fut conseiller spécial de Macron à l'Elysée, mais démissionnaire après avoir été mis en cause dans l'affaire Benalla, et qui fit partie de l'équipe de Havas chargée de la communication de Nicolás Maduro, président du Venezuela (président à la suite de la mort de son mentor, Hugo Chávez en mars 2013), Julien Denormandie, 39 ans, un agronome ministre chargé de la Ville et du Logement depuis octobre 2018, n'a plus qu'à... C'est le 115 !

lundi 14 septembre 2015

Paris: une trentaine de sans-logis évacués d'un parc de Saint-Ouen

Ce ne sont pas des réfugiés syriens, précise la préfecture !

Ces expulsés sont encadrés par des associations accusées de chercher à surfer sur la vague syrienne…
Sans-papiers, sans-abri venus d'ailleurs mais récalcitrants,
évacués par les forces de l'ordre à Saint-Ouen
Une trentaine de sans-abri a été déplacée par les forces de l'ordre, dimanche soir. Jusqu'à hier soir ils s'étaient réfugiés dans un parc municipal de Saint-Ouen où ils venaient de s'installer, a-t-on appris auprès de la préfecture de la Seine-Saint-Denis. "Il leur a été demandé de ne pas s'installer là de façon durable", a indiqué un responsable de la préfecture.

Un coup monté politique de DAL
Ce groupe d'une trentaine de personnes, parmi lesquelles se trouvaient des familles, s'était installé dimanche "en fin de journée" aux abords du square Marmottan, à Saint-Ouen, en banlieue nord de Paris.

L'association Droit au logement (DAL) avait installé le groupe à Saint-Ouen
Pourquoi Saint-Ouen ? Les élections municipales ont retiré la mairie au PCF pour la confier à un UDI. 
Aujourd'hui, Eric Degremont, membre de DAL, clame que les policiers sont intervenus à la demande du maire UDI de Saint-Ouen William Delannoy qui refusait de laisser s'installer "des sans-abri, qui plus est réfugiés, (…) venus chercher ici un peu de répit", selon l'associatif au micro d'i-télé, exploitant la fibre émotionnelle.

La préfecture conteste la version de DAL: "Il ne s'agit pas de réfugiés syriens"...

"Ce n'est pas le même cas de figure. Là, il ne s'agit pas de réfugiés syriens, mais de personnes qui sont accompagnées par des associations qui cherchent à surfer sur la vague", a affirmé le porte-parole de la préfecture.

L'amalgame "citoyen" est-il républicain? 
Des centaines de réfugiés, principalement des Syriens en provenance d'Allemagne, ont en effet pénétré de l'Allemagne en France pour être accueillis la semaine dernière dans plusieurs communes d'Ile-de-France. 
L'exploitation par Laurent Joffrin dans le journal Libération de la photo du petit Aylan retrouvé noyé sur une plage de Turquie,  avait été instrumentalisée par le président François Hollande qui avait annoncé que la France était prête à accueillir 24.000 réfugiés supplémentaires sur deux ans, voire 30.000, de l'aveu de Laurent Fabius.
Aujourd'hui, débordée par le flux de migrants, l'Allemagne est contrainte d'interrompre l'organisation de transports par voie de chemins de fer et de rétablir les contrôles de clandestins à ses frontière.