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mercredi 15 janvier 2020

Festival de Cannes 2020: le choix partisan de Spike Lee à la présidence du jury

Le "cinéaste de la cause noire" désigné président du premier concours français est un activiste identitaire comme les aime la gauche 

Une razzia de Palmes attendue des gens de couleur au Festival de Cannes 2020

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Spike Lee, 1,68 m de haine raciste
Pierre Lescure et Thierry Frémaux dotent le festival 73e Festival international d'un identitaire noir revendiqué, militant d'une discrimination positive élargie en faveur des Noirs. Il demande notamment la mise en place de quotas, y compris dans le domaine culturel, par exemple pour les Oscars.
Le président 2020 en profitera pour faire la promotion de son dernier long métrage, BlacKkKlansman, qui sera présenté en compétition au prochain Festival de Cannes (1,3 milliards de dollars de recettes depuis 2018, pour un budget de 200 millions de dollars.
Le cinéma est un businessla notion de conflit d'intérêts n'a pas cours...

Un choix politique de multiculturalistes, 
Résultat de recherche d'images pour "spike lee obama"vingt-quatre heures après des nominations aux Oscars critiquées pour leur manque de diversité, le Festival de Cannes frappe fort en désignant le réalisateur américain Spike Lee comme prochain président du jury et premier Noir à occuper cette fonction. Est-ce le talent ou l'activisme de cet extrémiste qui s'est vu décerner un Oscar d'honneur en 2015, alors que le métis démocrate Barack Obama est président des Etats-Unis (janvier 2009-janvier 2017) ?

Pour ceux qui savent de quoi ils parlent, Sidney Poitier est le premier acteur noir à recevoir l'Oscar du meilleur acteur, en... 1964
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Sidney Poitier, acteur noir "classe"
pour Le Lys des champs, mais inoubliable dans 'Pleure, ô pays bien-aimé' (Cry, the Beloved Country d'Alan Paton) de Zoltan Korda, frère d'Alexandre Korda (Le Troisième Homme (The Third Man, film britannique réalisé par Carol Reed sur un scénario de Graham Greene, tourné en 1948).
On continue néanmoins de lire sous la plume des "sachants" incultes et amateurs de buzzes qui font vendre, que tout commence en 2020. "Si 'le plus grand festival de cinéma au monde' a déjà accueilli, au sein de son jury, des artistes noirs américains comme la (célèbre !) cinéaste Ava DuVernay en 2018 et l’acteur Will Smith en 2017, c’est une première concernant son président. "Le regard de Spike Lee est plus que jamais précieux", se justifient en chœur Pierre Lescure co-fondateur de Canal+ avec André Rousselet (un proche de François Mitterrand) et président du Festival de Cannes depuis janvier 2014, et Thierry Frémaux délégué général et proche de Bertrand Tavernier, dans un communiqué.

Elitisme racialiste et discriminant des bien-pensants gauchistes.

"Cannes est une terre d’accueil naturelle et une caisse de résonance mondiale pour ceux qui (r) éveillent les esprits et questionnent chacun dans ses postures et ses convictions.  La personnalité flamboyante de Spike Lee promet beaucoup", poursuivent-ils, à propos du réalisateur militant, qui a ouvert la voie à de nombreux cinéastes afro-américains. "Quand on m’a appelé pour devenir président du jury (…), je n’en suis pas revenu, j’étais à la fois heureux, surpris et fier », a réagi Spike Lee, 62 ans, se disant « honoré d’être la première personne de la diaspora africaine" aux Etats-Unis à cette fonction.

Ce que les Français sont en droit de savoir de Spike Lee.
Ce sexagénaire a 23 films à son actif (son passif, selon certains), comme... 'Malcom X', prêcheur musulman afro-américain, orateur et militant des droits de l'homme, accusé d'avoir alimenté le racisme, le suprémacisme noir et la violence, bien que la socité blanche l'ait bien intégré, avant qu'il ne bascule dans la radicalité de la 'Nation of Islam' (organisation politico-musulmane américaine présidée par Louis Farrakhan, surnommé le 'Hitler noir' et accusé de sexisme, d'homophobie, de racisme et d'antisémitisme, comme les islamistes actuels et pourtant admiré de nombreux artistes comme Jeezy, Ice Cube, Mary J. Blige, Killer Mike, The Game, Chainz, Cee Lo Green, Rick Ross, Young Thug ou Kanye West et Kim Kardashian.), 'Do the Right Thing', 'La 25ème Heure' ou encore 'Inside Man'. Ce sont aussi des documentaires et des courts métrages, des téléfilms et séries et des clips. Monomanique, il ne s'intéresse qu'aux Noirs, de Prince à Michaël Jackson en passant par Public Enemy, en tant que storyteller d'une seule communauté, noire américaine. C'est ainsi que ses films ont révélé Denzel Washington, Samuel L. Jackson ou Halle Berry (bien que métis).

En sélectionnant  sept de ses films sur la Croisette, tous dédiés à la cause noire, Cannes n'a jamais fait preuve de racisme, n'en déplaise notamment au CRAN ou aux Indigènes de la République. Spike Lee a même été récompensé du Grand prix en 2018 pour BlackkKlansman, racontant l’histoire vraie d’un Noir infiltré au Ku Klux Klan. Ce qui lui fait dire que "Cannes a façonné ma trajectoire dans le cinéma mondial". Combien d'oeuvres et d'auteurs ou acteurs français ont ainsi été lésés pour des raisons d'idéologie ?
A propos du blockbuster de Ryan Coogler un Noir, chez Marvel, 'Black Panther', que Spike Lee déclare avoir vu quatre fois, le choix de Lescure et Frémaux dit : "Je tiens à dire que je vois le monde différemment, avant Black Panther et après Black Panther. Ce truc a vraiment tout changé, particulièrement pour les gens de couleur." Le film se situe dans une nation africaine reculée mais technologiquement avancée du Wakanda. Black in beautiful...
BlackkKlansman, pamphlet raciste, violemment anti-Trump et contre l'Amérique blanche
  
Casquette et baskets de rigueur, le gnome sexagénaire déguisé en éternel adolescent avait fait son entrée dans le palais des Festivals en montrant ses tatouages "amour" et "haine" gravés sur les mains, comme Robert Mitchum dans La nuit du chasseur (1955) ou un taulard. Parce que anti-Trump, BlackkKlansman lui vaudra ensuite le premier Oscar en compétition de sa carrière, après un Oscar d’honneur en 2016. Fou de joie, Spike Lee avait alors sauté dans les bras de l’acteur Samuel L. Jackson, un Noir, qui remettait la récompense et a joué dans plusieurs de ses films. Le prix du meilleur second rôle remporté à Cannes pour Jungle Fever, de... Spike Lee, a été créé spécialement pour récompenser la performance de S. L. Jackson... Bon courage aux acteurs et actrices blancs à Cannes...

"Quel Président de Jury sera-t-il ? Rendez-vous à Cannes !"
Résultat de recherche d'images pour "malcolmX beret"Sujet d'amusement pour les organisateurs et sélectionneurs du sélectionneur pour la Palme d'Or, un président politique ("il est celui qui lève le poing"), doté d’une forte personnalité. 

Tout a commencé en 1986 quand il est venu présenter à la Quinzaine des Réalisateurs son premier long-métrage 'Nola Darling n’en fait qu’à sa tête', un petit film tourné en deux semaines, en noir et blanc, avant d’être décliné en série pour Netflix trente ans plus tard, face au succès. Une jeune femme noire, hésitant entre trois amants, y parle librement de ses relations. Le film repartira avec le prix de la jeunesse.

Trois ans plus tard, Spike Lee est en compétition pour la première fois avec Do The Right Thing, évoquant les tensions raciales à Brooklyn, un jour de forte chaleur. Il n’obtiendra pas la Palme d’or du jury présidé par Wim Wenders... Suivront dans diverses sections cannoises, Jungle Fever en 1991 en compétition, Girl 6 en 1996 hors compétition, Summer of Sam en 1999 à la Quinzaine des Réalisateurs, Ten Minutes Older en 2002 à Un Certain Regard, puis BlackkKlansman.

Entouré de son jury qui ne sera dévoilé qu'à la mi-avril, Spike Lee aura la lourde tâche de désigner le successeur de 'Parasite' du Sud-Coréen Bong Joon-ho, Palme d’or 2019 attribuée par le jury présidé par le réalisateur mexicain Alejandro Iñarritu (The Revenant). Fait rare, cette comédie noire, au succès critique comme public, est actuellement en lice pour l’Oscar du meilleur film et celui du meilleur film étranger. 
L’annonce des nominations pour les Oscars, avec le Joker en tête (11 nominations), a été immédiatement critiquée pour son manque de diversité, avec une sélection jugée très blanche et très masculine. Deux tares majeures ?

Le futur président termine sa lettre de remerciement à sa désignation par : "Je suis honoré d’être la première personne de la diaspora africaine (Etats-Unis) à être nommé président du jury de Cannes, et d’un grand festival de cinéma en général." Un juge impartial, sans a priori...

mercredi 21 mai 2014

Affaire Léonarda: le retour prochain en France

Léonarda maquille son identité et son retour 

La famille de Léonarda a entamé des procédures pour changer de nom


 Le pied de nez de Leonarda à Valls 
Une révélation que Mediapart et Le Canard enchaîné ont tue
C'est Valeurs Actuelles qui informe d'une note confidentielle datée du 12 février, adressée par le service de sécurité intérieure (SSI) de l’ambassade de France à Pristina (Kosovo) à Manuel Valls.




La révélation qui embarrasse Hollande


Rien n'est moins vrai !
"M. Reshat Dibrani (…) père de la jeune Léonarda Dibrani, [a changé] de patronyme pour celui de Reshat TAHIRI"indique ce rapport des policiers et des gendarmes en poste. Pour une embrouille plus profonde, le nouveau patronyme "correspond à celui d’un autre membre de la fratrie (…) installé en Croatie". Au cours de leur enquête, ils se sont aperçus "que M. DIBRANI/TAHIRI […] ne se trouvait plus avec sa famille au Kosovo, à majorité albanaise et musulmane sunnite, que la Serbie ne reconnaît pas, qu’il était parti, depuis le 10 février 2014, rendre visite à son frère, installé en Serbie". Les services Français ont demandé à leurs homologues kosovars les raisons de ce changement de nom, sans obtenir de réponse.

Deux hypothèses sont envisageables. 
La famille de Leonarda cherche à obtenir la nationalité croate pour bénéficier d’une disposition du 1er juillet 2013 permettant aux citoyens croates d’entrer librement dans tous les états de l’Union européenne avec une simple carte d’identité
Les Dibrani méditent peut-être aussi d'obtenir la nationalité serbe. En effet, depuis le 30 novembre 2009, les citoyens serbes peuvent entrer dans l’espace Schengen sans visa. Dans les deux situations, en vertu d’accords européens, la famille de Léonarda peut revenir en toute légalité en France.

Les politiques embarrassés face à la révélation du rapport

Ces révélations de Valeurs actuelles plongent le pouvoir dans l’embarras. 
Avec une parfaite mauvaise foi et à quelques jours des élections européennesla presse au service de la majorité présidentielle essaie d'impliquer l’UMP. 



Cette gauche exemplaire estime en effet que l'actuelle opposition alors aux responsabilités en novembre 2009 aurait pu s'opposer à la convention permettant aux ressortissants serbes de circuler librement dans l’espace Schengen pour une durée de 90 jours quand elle a été adoptée. Libération a payé Leonarda pour recueillir ses impressions 


Réunis à l'appel notamment du syndicat lycéen FIDL
du Réseau éducation sans frontières (RESFet de la CGT Educ'action, 
des lycéens se sont rassemblés devant le rectorat de Paris, 
le jeudi 17 octobre 2013, rejoints par des enseignants.

Or, d'une part le GISTI (Groupe d'information et de soutien des immigrés), très marqué à gauche, a milité pour que l’UE et la Serbie ne puissent pas restreindre la liberté d’aller et venir des citoyens serbes dans l’espace Schengen et, pour mémoire, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné à plusieurs reprises des États qui ont retiré ou refusé de délivrer un passeport à leurs citoyens pour les empêcher de quitter leur pays.

L'adolescente rom expulsée avec sa famille, a accueilli en pleurs l'offre "humanitaire inhumaine" faite par François Hollande de la faire revenir "seule" en France pour poursuivre sa scolarité : "Je n'irai pas seule en France, je n'abandonnerai pas ma famille", avait-elle affirmé. Son père s'était emporté : si le retour "n'est pas possible gentiment, alors il se fera de force", a-t-il affirmé.

Les socialistes disent pourtant qu'ils ne sont pas responsables 


des possibilités qui sont aujourd’hui offertes à la famille Dibrani  (alias Tahiri, leur nouvelle identité) de revenir en France, une fois adoptée la nationalité serbe. 

Malgré la malveillance de certains media militants, au parti socialiste, on hésite encore sur la ligne à adopter. D’autant plus que c’est Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, qui a ratifié la disposition du 1er juillet 2013 permettant aux ressortissants croates d’entrer librement dans l’espace Schengen munis d’une simple carte d’identité.

"Affaire réglée", avait classé François Hollande il y a quelques mois.  
Rien n’est moins sûr.
"Aucune forme de discrimination, de stigmatisation, ne sera tolérée", clama le Président Hollande. Avant de nommer Valls à Matignon, alors qu'il a été cité à comparaître pour incitation à la haine raciale...


jeudi 6 février 2014

Patrick Cohen accuse Schneidermann à propos de Dieudonné et Frédéric Taddeï

Cohen accuse Schneidermann d'avoir "nourri la haine antisémite" à son égard

La presse de gauche s'entre-déchire

Le journaliste de France Inter Patrick Cohen a accusé 

mercredi le patron du site Arrêt sur Images, Daniel Schneidermann, d'avoir "nourri la haine antisémite" à son endroit, en publiant en mars 2013 une chronique intitulée "la liste de Patrick Cohen". 

Loin de soutenir Daniel Schneidermann lors de la suppression de son émission, l'intersyndicale de France 5, 
CGT-CFDT-CGC-FO, s'était indignée de la partialité du critique des media
 et notamment de la "campagne de dénigrement orchestrée par Daniel Schneidermann qui porte gravement préjudice à la chaîne du savoir et de la connaissance ainsi qu’à l’intégrité professionnelle de ses salariés."

En mars 2013, éclata en effet une polémique, à la suite d'un débat avec Frédéric Taddeï au cours de l'émission C à vous sur France 5.  Bien que s'agissant de Tariq Ramadan, Dieudonné, Alain Soral et Marc-Edouard Nabe, Taddéï estima que "se priver d’invités intéressants parce qu’on n’est pas d’accord avec eux est, pour un journaliste payé par le contribuable, une faute professionnelle. Et non seulement c’est indéfendable, mais c’est contre-productif." Or, Taddeï, un ancien collaborateur  du magazine gauchiste Actuel, a eu un fils dont le parrain est ...Marc-Édouard Nabe, pamphlétaire poursuivi en justice par la LICRA pour "provocation à la haine raciale" en 1985.

En revanche, 
Patrick Cohen reprocha à l'animateur de Ce soir (ou jamais !) de donner la parole à ceux qu'il considère comme des "cerveaux malades." Mais le mois suivant, Acrimed, site web de l'association de critique des media, publia un article soulignant les contradictions et la "mauvaise foi" de Patrick Cohen.

Dans la foulée, Acrimed publia un article 
Le site critiquait un entretien  de mars 2013 sur France Inter dans lequel Patrick Cohen demandait des comptes à Jean-Luc Mélenchon sur sa violence verbale à l'égard du gouvernement. Le site web y reproche notamment l'insistance de Patrick Cohen à fustiger le "style" Mélenchon (6'35 minutes sur un total de 9'58) et son droit de réponse supplémentaire le jour même sur le plateau de La Nouvelle Édition sur Canal+.
De son entretien sur France Inter avec Mélenchon, il explique que "c'est du cirque, c'est du théâtre". Et pour lui, les questions  posées ce matin-là sur le style Mélenchon étaient donc légitimes. 
"A quoi ça sert les invectives en politique ?", lui demanda Cohen. A quoi le "mis en examen" répondit: "Vous avez quelque chose à me reprocher ? C'est à la Une de Libé. Ah les pauvres petits biquets, Libé qui tous les jours sort des vannes à deux balles sur tous les sujets, qui a fait un titre contre Sarkozy spécialement injurieux, maintenant Libé a le cuir sensible de la société convenue...". "Même au sein de son propre parti, sa violence verbale et sa rhétorique posent question", a expliqué le journaliste "indépendant" du PS pour justifier son acharnement  sur la méthode Mélenchon. 

Dans Libération, Daniel Schneidermann critiqua alors Patrick Cohen qui reprocheé à Frédéric Taddeï d'inviter des "cerveaux malades". 
Il faut dire que quand il parle de cerveau malade, Patrick Cohen connaît son sujet. Pour échapper au service militaire, il s’était, dit-on, fait passer pour fou, en restant emmitouflé dans une parka par 30 degrés pendant deux semaines… Et il est néanmoins arrivé au 7/9 de France Inter, tranche stratégique de l’antenne, dans les valises de Philippe Val en septembre 2010.

Toujours est-il que dans son spectacle des mois suivants, le polémiste Dieudonné avait repris l'idée que Patrick Cohen a une liste noire d'indésirables, mais disant de surcroît regretter la disparition des chambres à gaz. Or, cette phrase déclencha fin décembre l'ouverture d'une enquête du Parquet pour incitation à la haine raciale. Le spectacle a alors été interdit dans plusieurs villes.
Patrick Mandon
(causeur.fr), commentant la polémique, avance "le second métier de M. Cohen serait plutôt censeur des ondes officielles d’État."Au censeur des media, Taddéï avait objecté : "Toutes les opinions autorisées par la loi sont défendues par la constitution. Tout ce qui n’est pas interdit est autorisé et ce n’est pasmoi, animateur de télévision, qui vais décider de ce qu’on a le droit de dire (…) Vous avez le droit de faire le tri, c’est votre responsabilité (…) Je m’interdis d’être le procureur ou le défenseur des uns et des autres (…)".

Patrick Cohen accuse maintenant Daniel Schneidermann d'être devenu un "héros des dieudonnistes"  

"C'est bien
votre chronique de Libération qui met le feu à la 'fachosphère', ce sont vos phrases que Soral et Dieudonné répètent mot pour mot dans leurs premières vidéos du printemps 2013 appelant à des représailles contre moi", accuse P. Cohen, ancien militant UNEF, dans une tribune du site Nouvel Observateur en date du mercredi 5

L'animateur de la tranche matinale de France Inter se dit en outre "effaré et meurtri" par un récent sketch de l'humoriste Didier Porte, sur le site d'Arrêt sur Images, dans lequel il ironisait sur une critique de Patrick Cohen contre un sketch diffusé chez Laurent Ruquier évoquant Mohamed Merah: "Si Cohen est indigné, c'est parce que Merah a tué des enfants juifs. Mais Cohen ne le dit pas, il dit des enfants".
Patrick Cohen s’en prit aussitôt, non pas à l’humoriste, mais à son patron, Laurent Ruquier : "Place au professionnel de la poilade, Ruquier donc. Et c’est vrai qu’on rit beaucoup chez Ruquier. On rit grassement, mais on y rigole très fort, ce qui fait que le gras se voit un peu moins. Et on y rit de tout, c’est ça qui est bien et qui fait vendre. Le nec plus ultra pour un comique, c’est de mélanger dans un même sketch plusieurs sujets d’actualité, comme Julie Gayet, François Hollande, l’avortement, Dieudonné, François Hollande, Julie Gayet, Mohamed Merah. Non, ils ont fait une blague sur un tueur d’enfant ? Oui, ils l’ont fait." Cohen s'en prend-il pareillement à Nicolas Bedos qui n'a rien inventé et pratique la même technique du bric-à-brac inextricable et incohérent où tout le monde en prend et dont personne ne réchappe ?
"C'est bien connu, le juif est fourbe, ses indignations sont sélectives, et ses compassions purement communautaires", feint de ruminer Patrick Cohen, ancien polémiste de l'émission de télévision "Un café, l'addition" de l'ancienne collaboratrice d'Arrêt sur images, Pascale Clark (Canal+). Pascale Clark est souvent accusée de manquer au respect de la déontologie, affichant ses opinions de gauche lors de ses entretiens politiques : "en particulier, je ne supporte pas Pascale Clark dont le ton et la posture de questionnement me hérissent", déclare Philippe Bilger sur le site du Huffington Post.

Daniel Schneidermann a jugé ces attaques "infâmes"
Interrogé mercredi par l'AFP,  cet "idiot utile"  souligne que sa critique de mars 2013 est "strictement professionnelle, en promettant d'y répondre plus longuement sur son site jeudi. 

L'humour autorise-t-il tout? 

Schneidermann a en outre soutenu que, Didier Porte étant un humoriste, il n'a pas de commentaires à faire sur son billet. L'humoriste politique peut donc tout se permettre, sous couvert de liberté d'expression. C'est la tendance actuelle de se retrancher bravement derrière le premier ou le second degré pour se vider de ses ressentiments et insultes.
La haine est devenue conviviale: si elle fait le buzz, c'est qu'elle est consensuelle. Et respectable ?

mardi 24 décembre 2013

Un cas de chikungunya confirmé chez Taubira en Guyane

Taubira, aussi facteur de poussées de fièvres sociétales en métropole 

La ministre de la justice a provoqué de fortes montées de température en France
Portrait robot: 
ailes franchement noires (sans tâches),
allure pataude, facile à écraser en vol:
mesure moins d’1 cm. 
Christiane Taubira a déjà importé le désordre en France hexagonale avec le mariage homosexuel et une psychose de haine raciale à son endroit. Va-t-elle maintenant provoquer un désordre sanitaire en France? 
Le chikungunya, virus transmis par un moustique qui provoque forte fièvre, douleurs articulaires et musculaires, a en effet été confirmé en Guyane, son lieu de naissance, a-t-on appris lundi auprès de l'Agence régionale de santé (ARS). Et ce moustique, le moustique tigre, est le vecteur de transmission de deux maladies : le chikungunya et la dengue.

Marisol Touraine ne bronche pas

Un cas confirmé a pourtant été "importé" en Guyane alors que "l'épidémie de chikungunya poursuit sa progression sur l'île de Saint Martin", dans les Caraïbes, précise un communiqué de l'ARS. "En Martinique, la confirmation biologique de deux cas de chikungunya révèle l'introduction du virus sur l'île", ajoute l'ARS.
Le guadeloupéen Victorin Lurel est donc également exposé.

La presse occulte le risque épidémique
"Les mesures de surveillance renforcée et de lutte anti-vectorielle" vont pourtant "s'intensifier" pour "éviter la diffusion du virus", selon la même source, tandis que l'information des populations et bloquée.

Taubira va-t-elle nous contaminer ?

La Guyane est en effet actuellement en proie à "une période pluvieuse" et à une "intensification des déplacements de personnes" notamment entre les Antilles et la Guyane "à l'occasion des fêtes de fin d"année", note encore le communiqué.
"Ces deux facteurs sont favorables à l'extension de la circulation du virus", souligne l'ARS.

En mars 2006, le chikungunya avait fait son apparition en Guyane, importée par une personne ayant séjourné sur l'île de Madagascar.
A l'époque, le virus ne s'était pas répandu, mais les conditions climatiques étaient différentes.

Hollande a autorisé Taubira à retourner au pays pour Noël
Alors que l'AFP fournit aux organe de presse l'élément de langage prêt à diffuser selon lequel les ministres prendraient des vacances studieuses et que le président dilettante resterait "au travail", Christiane Taubira avait la banane. Elle a eu droit à un traitement de faveur en attendant un traitement hospitalier en Guyane: "J'ai le droit. C'est quatre fois et demi deux heures. Oui, j'ai une dérogation du président !", a-t-elle assuré, la règle "tacite" (!) fixée par le comique de l'Elysée étant de ne pas partir à plus de six heures de Paris.

Faut-il mettre Christiane Taubira en quarantaine?
Selon les experts, en Guyane, le moustique aedes aegypti peut véhiculer le chikungunya durant environ 3 semaines après avoir piqué une personne qui a le virus.
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La presse ne sort pas grandie
de cette photo ridicule de sa sujétion au pouvoir 
L'auteure de la photo, Cécile Duflot, d'humeur badine, a pris la meute des photographes de presse en photo pour le départ en vacances des ministres.
La ministre du Logement est déjà visiblement porteuse du virus de la dengue.

vendredi 20 décembre 2013

Plainte du MRAP classée: Manuel Valls n'est pas un "factieux"

Valls n'a pas pu se rendre coupable de provocation à la haine raciale et à la discrimination

La plainte déposée par le MRAP 
a été classée sans suite

Sainte-nitouche 
"Il faut dire la vérité aux Français." 
Seule une minorité de Rom veut s'intégrer en France, avait considéré Manuel Valls, qui ajouta que les autres ont "vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie". Le ministre de l'Intérieur a fait cette déclaration le mardi 24 septembre sur France Inter. 
Selon le ministre, il n'y a "pas d'autre solution que de démanteler ces campements progressivement et de reconduire [ces populations] à la frontière".
"Pour cela, poursuit Manuel Valls, il faut que l'Union européenne, avec les autorités bulgares et roumaines, puisse faire en sorte que ces populations soient d'abord insérées dans leur pays." 

D'après le locataire de la place Beauvau, "cela passe aussi par la fin de cette aide au retour qui a créé un véritable appel d'air. Nous y avons mis fin, et je constate aujourd'hui que les populations d'origine rom ne viennent plus en France, parce qu'elles savent parfaitement aujourd'hui qu'il y a une politique particulièrement ferme, républicaine, respectueuse des personnes, mais particulièrement ferme".

Ni intégration, ni insertion
"C'est illusoire de penser qu'on règlera le problème des populations Roms à travers uniquement l'insertion", a-t-il encore insisté. "Il y a évidemment des solutions d'intégration (...) avec des villages d'intégration, (...) mais il faut trouver des communes qui peuvent accueillir ces villages d'insertion et de toute façon, ils ne concernent que quelques familles."

Cette plainte du MRAP est une première à l'encontre d'un ministre de gauche.


Le Mouvement contre la racisme et pour l'amitié entre les peuples l'a 
déposée le 12 novembre devant la Cour de justice de la République, seule instance habilitée à juger un ministre pour son action dans le cadre de ses fonctions.


Selon le MRAP, Manuel Valls avait nié le droit à la liberté de circulation  aux membres de ce groupe ethnique particulier parmi les ressortissants roumains et bulgares, bien qu'ils en disposent en tant que ressortissants de l'Union européenne.

"Ce faisant, Manuel Valls crée un sentiment de rejet à l'encontre des Rom. Il exhorte à la violence, à la haine et à la discrimination raciste", écrivait l'association dans sa plainte.


Pour Valls, une majorité de Roms n'a pas "vocation" à rester en France

Les Roms sont des "populations qui ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation"
, avait expliqué le ministre sur France Inter le 24 septembre.



"J'aide les Français contre ces populations, ces populations contre les Français", avait-il ajouté, jugeant que les Roms ont vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie.


Les propos du ministre socialiste sur les Rom auraient été condamnés  pour quiconque sauf pour lui. D'autres associations antiracistes avaient mis en évidence leur proximité avec le  Parti socialiste, refusant de s'associer aux poursuites judiciaires du Mrap. 
Côté PS, SOS Racisme avait déploré que le ministre de son gouvernement ait "franchi la ligne rouge de l'acceptable", tandis que EGAM, mouvement anti-raciste européen lancé en 2010 à l'initiative de SOS Racisme, lui reprochait simplement de participer à "une exclusion des Rom de la sphère républicaine".
Le ministre socialiste du Redressement productif, Arnaud Montebourgavait quant à lui condamné les propos "excessifs" de son homologue de l'Intérieur Manuel Valls sur le manque de volonté d'intégration des Roms méritaient d'être "corrigés".
Mais l'association d'extrême gauche, proche du PCFavait appelé la gauche - à la différence de la la CJR - à "cesser de se placer sur le terrain de la droite où la bêtise le dispute souvent à l'ignorance".
La ministre EELV qui squatte le ministère du Logement, Cécile Duflot, avait accusé son homologue de l'Intérieur d'être allé "au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain"Aux journées parlementaires de son parti, Europe Ecologie-Les Verts (EELV), la ministre du Logement était même allée jusqu'à mettre en cause "la responsabilité du président de la République". 



VOIR et ENTENDRE les ambiguïtés de Manuel Valls sur les Rom (2010-2013)
  
Le jugement de la Cour de justice de la République doit maintenant faire jurisprudence

Selon les magistrats de la commission des requêtes,
"il n'apparaît pas (que ces propos) excèdent les limites admissibles de la liberté d'expression". En conséquence, "en l'absence d'éléments de nature à caractériser le délit dénoncé, la plainte doit être classée".

Nathalie Kosciusko-Morizet est ainsi justifiée dans sa dénonciation de "tous ces cris d’orfraie d’une certaine gauche, depuis le début de la semaine, ont quelque chose d’assez absurde, parce qu’au mois de mars dernier, j’ai entendu Manuel Valls, ministre de l’Intérieur qu’on dit de gauche, nous dire : les Rom dans les camps autour de Paris ne veulent pas s’intégrer". Et d'en déduire que "les Parisiens auront le choix l’an prochain entre une ligne NKM, à laquelle manifestement Manuel Valls adhère et la ligne Hidalgo-Taubira, qui est celle d’un certain laxisme". L'ancienne ministre et députée UMP de l'Essonne propose de rétablir les arrêtés anti-mendicité agressive, de "doubler" au moins le nombre de caméras de vidéo-surveillance et de remettre "sur le terrain" des personnels "autour d'une forme de police de quartier".


Entre factieux de droite et de gauche, la justice socialiste ne balance pas, elle tangue

5.000 euros d'amende pour une image de réthorique

Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, a été condamné jeudi à plusieurs milliers d'euros d'amende pour une image sur les Rom. A la manière pourtant de François Hollande dans l'affaire du "sale mec" Sarkozy, Valls leur avait attribué cette phrase: "Nous, nous sommes comme les oiseaux, nous volons naturellement".

Cette décision "met fin à une polémique stérile et à des accusations insupportables à l'encontre de Manuel Valls"
, a-t-on estimé au ministère de l'Intérieur. "Cette affaire est judiciairement terminée", a-t-on insisté au ministère, soulignant qu'une décision de classement par la commission des requêtes de la CJR n'est pas susceptible d'appel.  
Mais les censeurs du MRAP et ses semblables ne peuvent plus désormais faire obstacle à la censure de la libre expression des citoyens.



jeudi 28 novembre 2013

Pétition "Nique la France" : 2009 - 2013

Quand des élus de la République cautionnent la haine de la République

"Nique la France", c'est d'abord un livre de haine

"Les Blancs sont des
sous-chiens"
(Houria Bouteldja)
Les provocations visant à salir et dégrader les symboles de la France et de la République semblent se multiplier sur la toile depuis que la gauche les justifie et que les juges les banalisent. On se souvient de la photo primée par la FNAC de l’individu aux fesses sales qui s'essuie à l’aide du drapeau tricolore, ou encore de la Marseillaise sifflée en toute impunité dans les stades. Récemment, un pas de plus vient d’être franchi sur le chemin de la haine anti-française.

"Nique la France - devoir s’insolence", tel est le titre d’un livre de Saïd Bouamama, l’un des fondateurs du mouvement "les Indigènes de la République"L'individu est un sociologue français d'origine algérienne, militant associatif et politique, et membre de l'IFAR, une association loi 1901 où il est chargé de recherche et (dé)formateur de travailleurs sociaux. C'est ainsi qu'il a oeuvré aux côtés de nombreuses organisations antiracistes, dont le MRAP, le CSP (Comité des sans papiers), la LDH, etc. Militant politique clairement de gauche, il est qualifié de "sociologue d'extrême-gauche antinationaliste et militant d'un nouveau rapport aux "différences" par Philippe Bernard, journaliste au Monde. En 2005, il est présenté par le journal Libération comme un soutien de l'humoriste Dieudonné controversé pour des propos anti-israéliens

Son livre présente des photographies de personnes issues de l’immigration, dont la plus emblématique, celle qui orne la couverture, est celle d’une femme aux cheveux dissimulés sous un imposant foulard qu’arborent les femmes des pays d’Afrique noire. Cette femme émancipée est en fait Houria Bouteldja, porte-parole du parti des Indigènes de la République (PIR). Elle fixe le photographe d’un air satisfait en lui adressant un "doigt d’honneur" en parfait accord avec le titre de l’ouvrage. D’après le texte du quatrième de couverture, ce livre au titre si élégant et respectueux illustre de façon pénétrante le "devoir d’insolence" correspondant pour l'éditeur à "l’expression d'une nécessité, celle de refuser l'invisibilisation et de dénoncer l'injonction à la politesse et toute autre forme de chantage à l'intégration".

Outre ces fadaises soixante-huitardes sur le
drame intérieur des citoyens français issus de l’immigration convaincus de maltraitance, ce livre créé un précédent d’une grande dangerosité.

L’auteur est convaincu que la vulgarité peut faire glisser le message. Mais cette provocation intrusive dépasse les limite du tolérable, puisqu'il constitue une violation des consciences et un appel à la haine raciale, en l’occurrence ici, la haine des français non issus de l’immigration, les français dits "de souche", les indigènes au sens premier du mot. Ce livre s’inscrit dans une véritable logique de haine et de rejet du français de "type européen" qui est diabolisé, plus déshumanisé qu'un singe de laboratoire et dont l’image est privée de toute dignité afin de mieux pouvoir le rejeter et le haïr.
Quand François Mitterrand collaborait
au régime pétainiste de Vichy

Elle n'épargne d'ailleurs personne puisqu'en 2006, dans un pamphlet intitulé "Les habits neufs du Doriotisme", elle dénonce aussi bien ce qu'elle considère comme les "inclinaisons nationales-populistes d'un certain nombre d'acteurs de la gauche française" [probablement des "inclinations", en français sous-chien...), notamment au sein de la rédaction de Charlie Hebdo. Comme les autres à gauche,Libération peine à garder le cap, lui qui a hébergé l'équipe de "Charlie Hebdo" après l'incendie volontaire qui a détruit ses locaux, dans le XXe arrondissement de Paris.


Houria Bouteldja est bien intégrée nénanmoins car, bien que militante islamiste, elle est salariée de Jack Lang à l'Institut du Monde arabe. En mars-avril 2012, elle est aussi signataire d'une tribune dénonçant les références  racisme antiblanc du texte d'orientation adopté par le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples): elle y  minimise l'importance et la gravité du racisme antiblanc.

Un tel programme anti-blanc est profondément intolérable, car dangereux
Cette diabolisation du premier occupant est non seulement incohérente au regard des théories anti-racistes qui ont cours en milieu afro-américain et  que reprennent ses pâles imitations intello françaises, mais elle est profondément clivante et dans la droite ligne de la lutte des classes et des "races" qu'il est désormais convenu d'appeler "ethnies". Du racisme, il ne resterait que ce qui constitue une atteinte à la personne de couleur: le Blanc ne saurait se plaindre d'offense à sa non-négritude. La montée de ce sentiment -subjectif, donc- de rejet de l’autre, n'affecterait que les seuls descendants d'esclaves, épargnant les descendants de maîtres que sont tous ces européens, ces colons, ces exploiteurs. 
Ce fameux "devoir d’insolence" tient plutôt du "devoir de haine" que de l'idéologie victimaire. Pour toutes ces raisons le bouquin devrait être retiré des ventes, pour incitation à la haine raciale et perturbation de l'ordre public. Imaginons en effet un instant qu'un "factieux" de France se permette de murmurer, écrire ou publier un torchon titré "Nique l’Algérie" ou "Nique le Mali": Valls donnerait des coups de menton, BHL montrerait ses muscles et Harlem Désir éructerait des chapelets de menaces anti-racistes et ses références habituelles à la "période la plus sombre de notre histoire" (puisqu'il semble aimer les Juifs à la façon d'un Dieudonné!), tandis que Taubira lâcherait ses réseaux au nom de la "passion de la  fraternité" qu'elle incarne... 

C'est aussi une pétition d'indignation au scandale 

Plusieurs personnalités politiques aussi médiatisées que Noël Mamère, Eva Joly ou Olivier Besancenot
, parce que de gauche et tout juste sorties de l'opposition, ont apposé leur nom au bas d'une pétition défendant le rappeur Saïdou visé par une plainte pour "provocation à la discrimination" pour sa chanson "Nique la France". 

Cette pétition diffusée sur le site Internet de l’hebdomadaire socialiste Les Inrocks  vise à dénoncer la mise en examen, en octobre 2012, de deux personnes, outre le rappeur Saïdou du groupe Z.E.P (Zone d’expression populaire), l'universitaire Saïd Bouamama.

La plainte déposée par l’Agrif est à l’origine de cette mise en examen qui vise le livre et la chanson intitulés "Nique la France", qui  proclament, notamment: "Nique la France et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes / Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes."

De telles insultes n'interpellent pas tant sur les limites à la liberté d’expression ou  la subtilité poétique de certains textes de rap, que sur la présence de certaines signatures d’hommes et de femmes politiques de premier plan au bas d’une pétition soutenant des thèses véhiculées par des groupuscules factieux.
Parmi ces noms, on trouve des représentants d’associations d’extrême-gauche qui se disent "antiracistes", comme le Parti des Indigènes de la République, la Coordination nationale des sans-papiers, les Indivisibles, le MRAP, des intellectuels, des politiques, comme le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, la communiste apparentée Clémentine Autain, des élus trotskistes du NPA et des altermondialistes d’Europe Ecologie-les Verts, tous étant, ou ayant été, des élus de la République.
Ces acteurs politiques se disent républicains mais cautionnent l'idée que Saïdou "nique la France" sous l'alibi d'une "expression populaire du rejet des discriminations"... Ce sont les mêmes qui  s'en prennent aux skinheads de droite, mais soutiennent les skinheads de gauche. Cette indignation sélective se nourrit de la notion de repentance qui veut réduire l’Histoire de France -et de quelques autres vieilles puissances européennes- à la colonisation et à l’exploitation des richesses naturelles. Elle trahit une idéologie sectaire et violente qui a pour fondement la haine de la différence et entretient la détestation du dialogue et de la tolérance. 

Les thèses véhiculées par l'extrême gauche qui se prétend dépositaire et gardienne des valeurs républicaines surfent sur les émeutes de 2005 qui ont violemment secoué les banlieues et dans lesquelles certains militants associatifs ont voulu voir un nouvel élan de la lutte des "classes". Ainsi les deux mis en examen ont-ils affirmé dans une entretien de 2010 avec le site Internet du NPA que les valeurs républicaines, les droits des femmes (voilées?) et la laïcité (qui opprime les employées musulmanes jusque dans les crèches, telle Babyloup) constituent en l’état "une composante du discours colonial" visant à réprimer les banlieues.

Signer une telle pétition lorsqu’on est un élu de la République, c’est diviser les Français et créer une situation insurrectionnelle. Et cela, les républicains authentiques ne peuvent le tolérer.