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samedi 30 mai 2015

Liberté d'expression: le dossier de Marianne qui dérange les islamistes

"Cachez ce djihadisme qu'ils ne sauraient voir..."

Le dossier sur "les complices de l’islamisme" qui fait la une de "Marianne" cette semaine a provoqué de vives réactions. 

Beaucoup ont critiqué la forme. Pour mieux ignorer le fond ? La preuve par l'enquête que nous avons consacrée à Mamadou Daffé, imam à la mosquée du Mirail à Toulouse. Mohammed Merah et Kévin Chassin, qui s'est récemment fait exploser en Irak, ont fréquenté cette mosquée.

La paille plutôt que la poutre. Le doigt plutôt que la lune. La forme plutôt que le fond. On ne sait quelle expression retenir pour résumer une partie des réactions suscitées par notre dossier sur 'Les complices de l'islamisme'. Il en va ainsi de notre enquête 'Que faire avec un imam qui prêche l'apartheid ?' qui évoque 'l'œuvre' pour le moins troublante de Mamadou Daffé, l'imam de la mosquée du Mirail, à Toulouse, aussi appelée mosquée de Basso Cambo [terminus ouest de la ligne A du métro de Toulouse et zone d'aménagement concerté, d'une superficie de 57,3 ha, créée le 15 décembre 1986]

Ainsi, Julien Salingue, invité régulier de l'émission 'Les Zinformés' sur Beur FM, pourfendeur peu objectif de notre dossier sur le site Acrimed, nous a-t-il aussi gratifié d'un texte sur le blog 'Résiter à l'air du temps' pour nous adresser ses ironiques félicitations : "Toutes mes félicitations, encore, pour les moments de bravoure littéraire qui égayent la lecture de ce pesant dossier, avec entre autres les 'portraits' que tu nous proposes, riches en informations essentielles et exempts de tout cliché. Ainsi, de Mamadou Daffé, imam à Toulouse : 'Il est si franc de poignée de main et si bel homme, son large sourire d’ivoire surtout, tranchant sa peau d’ébène, son large sourire (sic), est si conforme aux canons de la beauté ethnique prisée par Vogue et GQ, que Mamadou Daffé, scientifique de profession, précisément chercheur à l’Institut de pharmacologie et de biologie structurelle du CNRS, passe pour l’imam idéal.' " [Qui peu 'objectivement' nier que ce portrait est chargé en poncifs xénophobes, interdits à la droite, mais acceptés du centre ?]
[D’origine malienne, français par naturalisation, jugé "trop musulman pour être français" en 1997 et qualifié d’"islamiste" en 2002, adoubé par l’université islamique d’Al Azhar cette même année. C’est en 2004 un inconditionnel du voile  prônant ouvertement la ghettoïsation.]

Une critique sur la forme qui sera reprise sur les réseaux sociaux, sans que jamais ne soit abordé le fond du problème : le fait que cet homme prêche le pire, sans être inquiété le moins du monde par les autorités françaises... Peut-être le nom de Kévin Chassin dit-il quelque chose à nos contempteurs ? Ou alors son nom d'emprunt, Abou Maryam, leur parle-t-il plus ? Ce Toulousain de 25 ans s’est fait exploser dans une opération kamikaze menée vendredi dernier en Irak. Plusieurs articles ont relaté le parcours de ce jeune français qui a rejoint l’Etat islamique en 2013. Dans un article du Parisien, on peut lire que le garçon est un « fidèle de la mosquée Basso Cambo, au Mirail, où il prie en 2010 au côté d’un certain Mohammed Merah". Dans les colonnes de La Dépêche du midi, le propre demi-frère de Kévin Chassin, pointe du doigt la responsabilité de la mosquée de Basso Cambo. Deux sources locales nous confirment, par ailleurs, que le djihadiste français fréquentait bien les lieux.
Le père de Merah de retour à Toulouse :
"Il ravive le souvenir du drame", 
selon les familles de victimes
Mais non, nous aurions eu tort d'évoquer le "guide d'une communauté de 2.000 à 3.000 membres" capable de "faire la promotion de la 'main coupée' pour châtier 'une femme mecquoise qui a volé sur le marché' ". Car des citoyens lanceurs d’alerte ont en effet compilé sur un CD-Rom les prêches de Mamadou Daffé que Marianne a retranscrit dans ces six pages qui posent tant de problèmes. Mais non, il faut en rester à l'écume médiatique, à 'ces descriptions que l’on pourrait considérer comme élogieuses', mais qui "ne servent, écrit Salingue (encore lui), qu’à accentuer, par contraste, la dangerosité politique de ces individus : sous un visage d’ange, une âme de démon." Que dire alors de la présentation qu’en a fait Le Monde au lendemain de l’affaire Merah ? Est-elle moins sujette à polémique ? "Mamadou Daffé a la cinquantaine élégante, la carrure large, les tempes à peine grisonnantes. Un physique de footballeur qu'on devine aller de pair, en temps normal, avec le calme naturel d'un leader charismatique."

Traiter de la forme pour ne surtout pas voir le fond. Comme ces propos glaçants tenus par l'imam et retranscrits dans notre numéro de cette semaine : " Lorsque vous tuez, tuez de la meilleure façon, lorsque vous égorgez, égorgez de la meilleure façon." Kévin Chassin n’a pas eu le temps de suivre ce dernier conseil et d’égorger qui que ce soit avant de se faire sauter. "Je n'ai jamais eu la chance d'égorger quelqu'un", a-t-il confié à son demi-frère, avant d’accomplir sa sinistre besogne. Il avait tout de même trouvé le temps d'écrire, selon l'AFP, " 'les têtes vont tomber' " sur son profil Facebook, une tête tranchée à la main". "Il était allé au marché, en Syrie, et avait vu deux corps décapités par terre. Il voulait faire un foot avec une tête. A la place, il avait fait une photo...", a expliqué son cadet à l'agence de presse. [L'école de France a-t-elle failli à sa tâche ou la propagande de la FSU a-t-elle oblitéré cette tête folle ?]

Nos 'amis' de l'émission 'Les Zinformés' de Beur FM feront-ils du LOL avec ces informations, se lanceront-ils dans un nouveau pastiche du style "Djihad FM" ?

[Créée par Nacer Kettane en 1992, après la radio libre associative Radio Beur en 1981, Beur FM qui dispose de 18 fréquences FM en France, n'a jamais plus connu le succès depuis la Marche des Beurs en 1983, et la radio connaissant des problèmes financiers, en février 2014, le CSA adressa une mise en demeure suite aux constats de non-diffusion sur plusieurs sites d'émissions (Aix-en- Provence, Alès, Carcassonne, Creil, Grenoble, Le Mans, Mantes la jolie, Saint Etienne et Troyes). En juillet 2014, tout en restant actionnaire minoritaire, Nacer Kettane céda la majorité du capital de Beur FM à... Serge Dassault.]



jeudi 25 septembre 2014

Les islamistes ont égorgé Hervé Gourdel, parce que Français

Des barbares ont exécuté un homme normal 

Des djihadistes algériens assassinent un Français ami de l'Algérie


Le groupe algérien  "Jund al-Khilafa" ("Armée du Califat", comme le groupe qui avait revendiqué les assassinats commis en France par Mohamed Merah, en 2012), affilié à l'Etat islamique, a mis sa menace à exécution, probablement dès dimanche, a-t-on appris par une vidéo diffusée le mercredi 24. L'égorgement d'Hervé Gourdel, le guide de haute montagne niçois âgé de 55 ans, avait été enlevé dimanche dernier au cœur du parc national du Djurdjura, en Algérie.
La centaine de 'Soldats du Califat', sous l'autorité d'un illettré, Abdelmalek Gouri, est l'auteur de nombreux attentats perpétrés en Kabylie depuis une dizaine d'années. Parmi eux, l'attaque d'une caserne (18 morts), d'une école de gendarmerie (60 morts) et une dernière, en avril dernier, qui a conduit à la mort de 14 militaires.

Leur vidéo, intitulée "Message de sang pour le gouvernement français", a été diffusée une quarantaine d'heures après l'ultimatum des terroristes exigeant la fin des frappes françaises en Irak contre l'EI. La vidéo débute par des images de François Hollande prises au cours de la conférence de presse durant laquelle il a annoncé la participation de la France à l'intervention en Irak, ainsi que des images d'avions de bombardement. Elle montre ensuite Hervé Gourdel, agenouillé et les mains derrière le dos, entouré de quatre hommes armés aux visages dissimulés.


En France, les réactions des proches et de la classe politique affluent. 


Le président Hollande a choisi de faire la sinistre publicité du groupe islamiste à la tribune des Nations-Unies. Après que son ministre Bernard Cazeneuve a clamé "la France n'a pas peur", message en fait reçu comme un signal de peur, François Hollande a fermement exclu de "céder aux terroristes" et annoncé un conseil de défense jeudi midi à l'Elysée. Il dénonce un "assassinat lâche et cruel". "Cette agression contribue à renforcer ma détermination", a défié le président français, avant de confirmer que les frappes françaises en Irak se poursuivront. La justice française a ouvert une enquête pour assassinat.
L'Union européenne et les Etats-Unis ont assuré vouloir faire bloc contre l'Etat islamique. "Le seul langage que des tueurs comme ceux-là comprennent est celui de la force", a tranché Barack Obama qui opte pour l'escalade de la violence recherchée par les égorgeurs. 

Les Occidentaux font le travail du monde arabe 



Lecteurs algériens de la presse locale
visiblement  peu animés par l'indignation
Le guide de haute montagne n'avait pas été empêché de se rendre dans cette région de Kabylie pourtant réputée hostile: zone montagneuse d'accès difficile, elle est en effet connue pour abriter des djihadistes liés à l'Etat islamique (EI).
 
Les recherches de l'armée algérienne se poursuivaient mercredi matin à l'est d'Alger pour tenter de localiser l'otage français détenu depuis dimanche et menacé d'exécution depuis l'expiration d'un ultimatum mardi soir.
Au sommet de l'Etat, le président de la République réunit ce jeudi un conseil de Défense. Cette réunion de crise du gouvernement doit se tenir à la mi-journée. Le chef de l'Etat compte "à la fois fixer les buts que nous avons assignés à nos opérations militaires et renforcer encore la protection de mes compatriotes".

A l'échelon international, l'ONU (Organisation des Nations Unies) a adopté mercredi, une résolution pour lutter contre le phénomène des combattants djihadistes étrangers se rendant en Syrie et en Irak.

L'horreur a durablement frappé la conscience collective de la France profonde.

jeudi 22 mai 2014

Toulouse: la soeur de Mohamed Merah suspectée de fuite en Syrie pour faire le djihad

Le ministère de l'Intérieur a perdu la trace de Souad Merah

La soeur du tueur aurait provoqué Valls 
Souad, la soeur de Mohamed Merah,
 le 19 décembre 2012 à Toulouse
lancé dans la  traque des jeunes djihadistes français

Souad Merah, la sœur de Mohamed Merah, serait elle aussi partie faire le djihad en Syrie.
Les services de la préfecture de Toulouse cherchent sa trace depuis plusieurs jours. 
L'islamiste voilée aurait rejoint son nouveau compagnon toulousain parti en Syrie avec épouse A et enfants.

La jeune femme avait été placée en garde à vue puis relâchée à la mi-avril, sans qu'aucune charge ne soit retenue contre elle, dans le cadre de l'enquête sur les complicités dont aurait pu bénéficier le "tueur au scooter". Ce n'était pas la première fois que la police échouait à trouver contre elle des éléments de preuve de son activisme.

Filmée à son insu par une chaîne de télévision, la jeune femme s'était dite "fière" de son frère Mohamed lors d'un entretien avec un de ses autres frères. Elle avait ensuite condamné les meurtres. L'affaire avait finalement été classée sans suite en janvier 2013, car ses propos ne pouvaient être considérés comme publics puisqu'elle ignorait être filmée ! A la différence de certaines écoutes de portables par la police. 

La Ville Rose n'a pas oublié 

En quelques heures il y a deux ans, Mohamed Merah a assassiné trois soldats à Toulouse et Montauban, puis trois enfants, Myriam Monsonego, 8 ans, Gabriel et Arieh Sandler, 4 et 5 ans, et un enseignant, leur père Jonathan, tous tués à l'école Ozar Hatorah -parce que juifs- par Merah, présenté comme un petit délinquant des quartiers devenu assassin au nom du djihad. entre le 11 et le 19 mars 2012.
Malgré l'horreur, Jean-Jacques Urvoas, député spécialiste des questions de sécurité, n'avait pas hésité à se livrer à une polémique malveillante : "Si je comprends bien le RAID n'est donc pas capable en 30 h d'aller chercher un individu seul dans un appartement ?" avait-il froidement ironisé.

jeudi 6 février 2014

Patrick Cohen accuse Schneidermann à propos de Dieudonné et Frédéric Taddeï

Cohen accuse Schneidermann d'avoir "nourri la haine antisémite" à son égard

La presse de gauche s'entre-déchire

Le journaliste de France Inter Patrick Cohen a accusé 

mercredi le patron du site Arrêt sur Images, Daniel Schneidermann, d'avoir "nourri la haine antisémite" à son endroit, en publiant en mars 2013 une chronique intitulée "la liste de Patrick Cohen". 

Loin de soutenir Daniel Schneidermann lors de la suppression de son émission, l'intersyndicale de France 5, 
CGT-CFDT-CGC-FO, s'était indignée de la partialité du critique des media
 et notamment de la "campagne de dénigrement orchestrée par Daniel Schneidermann qui porte gravement préjudice à la chaîne du savoir et de la connaissance ainsi qu’à l’intégrité professionnelle de ses salariés."

En mars 2013, éclata en effet une polémique, à la suite d'un débat avec Frédéric Taddeï au cours de l'émission C à vous sur France 5.  Bien que s'agissant de Tariq Ramadan, Dieudonné, Alain Soral et Marc-Edouard Nabe, Taddéï estima que "se priver d’invités intéressants parce qu’on n’est pas d’accord avec eux est, pour un journaliste payé par le contribuable, une faute professionnelle. Et non seulement c’est indéfendable, mais c’est contre-productif." Or, Taddeï, un ancien collaborateur  du magazine gauchiste Actuel, a eu un fils dont le parrain est ...Marc-Édouard Nabe, pamphlétaire poursuivi en justice par la LICRA pour "provocation à la haine raciale" en 1985.

En revanche, 
Patrick Cohen reprocha à l'animateur de Ce soir (ou jamais !) de donner la parole à ceux qu'il considère comme des "cerveaux malades." Mais le mois suivant, Acrimed, site web de l'association de critique des media, publia un article soulignant les contradictions et la "mauvaise foi" de Patrick Cohen.

Dans la foulée, Acrimed publia un article 
Le site critiquait un entretien  de mars 2013 sur France Inter dans lequel Patrick Cohen demandait des comptes à Jean-Luc Mélenchon sur sa violence verbale à l'égard du gouvernement. Le site web y reproche notamment l'insistance de Patrick Cohen à fustiger le "style" Mélenchon (6'35 minutes sur un total de 9'58) et son droit de réponse supplémentaire le jour même sur le plateau de La Nouvelle Édition sur Canal+.
De son entretien sur France Inter avec Mélenchon, il explique que "c'est du cirque, c'est du théâtre". Et pour lui, les questions  posées ce matin-là sur le style Mélenchon étaient donc légitimes. 
"A quoi ça sert les invectives en politique ?", lui demanda Cohen. A quoi le "mis en examen" répondit: "Vous avez quelque chose à me reprocher ? C'est à la Une de Libé. Ah les pauvres petits biquets, Libé qui tous les jours sort des vannes à deux balles sur tous les sujets, qui a fait un titre contre Sarkozy spécialement injurieux, maintenant Libé a le cuir sensible de la société convenue...". "Même au sein de son propre parti, sa violence verbale et sa rhétorique posent question", a expliqué le journaliste "indépendant" du PS pour justifier son acharnement  sur la méthode Mélenchon. 

Dans Libération, Daniel Schneidermann critiqua alors Patrick Cohen qui reprocheé à Frédéric Taddeï d'inviter des "cerveaux malades". 
Il faut dire que quand il parle de cerveau malade, Patrick Cohen connaît son sujet. Pour échapper au service militaire, il s’était, dit-on, fait passer pour fou, en restant emmitouflé dans une parka par 30 degrés pendant deux semaines… Et il est néanmoins arrivé au 7/9 de France Inter, tranche stratégique de l’antenne, dans les valises de Philippe Val en septembre 2010.

Toujours est-il que dans son spectacle des mois suivants, le polémiste Dieudonné avait repris l'idée que Patrick Cohen a une liste noire d'indésirables, mais disant de surcroît regretter la disparition des chambres à gaz. Or, cette phrase déclencha fin décembre l'ouverture d'une enquête du Parquet pour incitation à la haine raciale. Le spectacle a alors été interdit dans plusieurs villes.
Patrick Mandon
(causeur.fr), commentant la polémique, avance "le second métier de M. Cohen serait plutôt censeur des ondes officielles d’État."Au censeur des media, Taddéï avait objecté : "Toutes les opinions autorisées par la loi sont défendues par la constitution. Tout ce qui n’est pas interdit est autorisé et ce n’est pasmoi, animateur de télévision, qui vais décider de ce qu’on a le droit de dire (…) Vous avez le droit de faire le tri, c’est votre responsabilité (…) Je m’interdis d’être le procureur ou le défenseur des uns et des autres (…)".

Patrick Cohen accuse maintenant Daniel Schneidermann d'être devenu un "héros des dieudonnistes"  

"C'est bien
votre chronique de Libération qui met le feu à la 'fachosphère', ce sont vos phrases que Soral et Dieudonné répètent mot pour mot dans leurs premières vidéos du printemps 2013 appelant à des représailles contre moi", accuse P. Cohen, ancien militant UNEF, dans une tribune du site Nouvel Observateur en date du mercredi 5

L'animateur de la tranche matinale de France Inter se dit en outre "effaré et meurtri" par un récent sketch de l'humoriste Didier Porte, sur le site d'Arrêt sur Images, dans lequel il ironisait sur une critique de Patrick Cohen contre un sketch diffusé chez Laurent Ruquier évoquant Mohamed Merah: "Si Cohen est indigné, c'est parce que Merah a tué des enfants juifs. Mais Cohen ne le dit pas, il dit des enfants".
Patrick Cohen s’en prit aussitôt, non pas à l’humoriste, mais à son patron, Laurent Ruquier : "Place au professionnel de la poilade, Ruquier donc. Et c’est vrai qu’on rit beaucoup chez Ruquier. On rit grassement, mais on y rigole très fort, ce qui fait que le gras se voit un peu moins. Et on y rit de tout, c’est ça qui est bien et qui fait vendre. Le nec plus ultra pour un comique, c’est de mélanger dans un même sketch plusieurs sujets d’actualité, comme Julie Gayet, François Hollande, l’avortement, Dieudonné, François Hollande, Julie Gayet, Mohamed Merah. Non, ils ont fait une blague sur un tueur d’enfant ? Oui, ils l’ont fait." Cohen s'en prend-il pareillement à Nicolas Bedos qui n'a rien inventé et pratique la même technique du bric-à-brac inextricable et incohérent où tout le monde en prend et dont personne ne réchappe ?
"C'est bien connu, le juif est fourbe, ses indignations sont sélectives, et ses compassions purement communautaires", feint de ruminer Patrick Cohen, ancien polémiste de l'émission de télévision "Un café, l'addition" de l'ancienne collaboratrice d'Arrêt sur images, Pascale Clark (Canal+). Pascale Clark est souvent accusée de manquer au respect de la déontologie, affichant ses opinions de gauche lors de ses entretiens politiques : "en particulier, je ne supporte pas Pascale Clark dont le ton et la posture de questionnement me hérissent", déclare Philippe Bilger sur le site du Huffington Post.

Daniel Schneidermann a jugé ces attaques "infâmes"
Interrogé mercredi par l'AFP,  cet "idiot utile"  souligne que sa critique de mars 2013 est "strictement professionnelle, en promettant d'y répondre plus longuement sur son site jeudi. 

L'humour autorise-t-il tout? 

Schneidermann a en outre soutenu que, Didier Porte étant un humoriste, il n'a pas de commentaires à faire sur son billet. L'humoriste politique peut donc tout se permettre, sous couvert de liberté d'expression. C'est la tendance actuelle de se retrancher bravement derrière le premier ou le second degré pour se vider de ses ressentiments et insultes.
La haine est devenue conviviale: si elle fait le buzz, c'est qu'elle est consensuelle. Et respectable ?