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mardi 26 mars 2019

Yassine Belattar ne fait plus rire: il a été placé en garde à vue, poursuivi pour menaces de mort

Il a le bagout de Schiappa : espérons qu'elle est moins menaçante

Le comique est accusé de menaces de mort et de harcèlement

Bassine Belattar, ami personnel de Macron.
En mars 2018, Belattar est nommé membre du
Conseil présidentiel des villes créé par Emmanuel Macron
 
Franco-marocain comme Alexandre Benalla, le garde du corps de Macron, Yassine Belattar était entendu par les enquêteurs du commissariat du Ve arrondissement de la capitale, ce mardi dans la matinée.
L'animateur radio, comédien et actionnaire du Théâtre des Dix-Heures (boulevard de Clichy dans le 18ᵉ arrondissement et propriété de la société 'Juste pour rire', créée en 1983 par Gilbert Rozon, accusé de plusieurs agressions sexuelles) fait lui-même l'objet de plusieurs plaintes, dont une déposée par l'ex-auteur des "Guignols de l'info", Bruno Gaccio, pour menaces de mort
Résultat de recherche d'images pour "islamiste Belattar"
En décembre 2017, l'hebdomadaire Marianne  avait mis en garde contre l'humoriste engagé, 
l'accusant à mots couverts d'attenter au modèle républicain et laïc,
mais Belattar avait reçu le soutien d''Arrêt sur images'.

L'ex-compagnon de l'humoriste Michèle Bernier (fille du fondateur de 'Hara Kiri 'et 'Charlie Hebdo', l'anarchiste 'Professeur Choron') a également porté plainte pour diffamation, car Yassine Belattar l'aurait qualifié de "pointeur" (violeur) sur les réseaux sociaux, indique Le Parisien. Les deux hommes se connaissent puisqu'ils ont travaillé ensemble, en 2015, lors de la relance de "La Grosse émission" sur l'antenne de Canal +. 
Le co-fondeur de Canal+ (avec le socialiste et proche de Mitterrand, André Rousselet, à qui il succédera) Pierre Lescure considère Belattar comme un ami... Il a d'ailleurs été chroniqueur dans l'émission de Pascale Clark ("Elle est sèche, frustrée, très donneuse de leçons à la terre entière," estime Stéphane Bern... ) sur Canal+, En aparté (2006-2007).
Cette Pascale Clark, promotrice de Belattar, avait donné en 2010 une chronique radio à Mehdi Meklat, dans son émission Comme on nous parle sur France Inter. Alors que la presse révèle les tweets racistes, antisémites, homophobes et misogynes, faisant l'apologie d'Hitler et de Ben Laden, menaçant de mort Marine Le Pen ou les journalistes de Charlie Hebdo, Pascale Clark prend la défense du blogueur du Bondy Blog, jugeant qu'il ne s'agissait que de "blagues nazes" et que Mehdi Meklat "ne fut que poésie, intelligence et humanité" entre 2011 et 2015 sous le pseudonyme de "Marcelin Deschamps", par exemple : "Qu'ils crèvent" à propos des journalistes de Charlie Hebdo (18 novembre 2014) et "Faites entrer Hitler pour tuer les juifs" (24 février 2010). Elle s'étend à des tweets de Badroudine Saïd Abdallah : "Sans les arabes nous n'aurions pas eu Mohammed Merah et Smaïn. RIP à eux", "Aïd Mabrouk à tous les moutons qui voteront Sarko l'année prochaine. Dommage, nous ne vous égorgerons pas".

D'autres personnes du monde du spectacle poursuivent le comique pour "comportements humiliants ou menaçants"

Résultat de recherche d'images pour "Gilbert Rozon Belattar"
Selfie de Bellatar avec
 le président Hollande
"Quatre personnes ont décrit sur procès-verbal des menaces directes, une demi-douzaine de personnes au bas mot ont évoqué des relations professionnelles difficiles et deux jeunes femmes ont raconté des conversations dérivant vers des sous-entendus ou des allusions sexuelles, alors qu'elles étaient à la recherche de travail", révèle Mediapart, le site trotskiste d'information.

Le comédien a rejeté les accusations de harcèlement professionnel, mais a admis avoir tenu certains propos qui lui sont reprochés. "Que je menace des gens, c'est un fait", a-t-il déclaré à Mediapart. "Il y a plein de gens qui en menacent d'autres. Mais moi, je ne suis jamais passé à l'acte."

Une enquête préliminaire a été ouverte par la justice au mois de janvier. Aujourd'hui animateur sur la radio Nova (groupe Nova Press, libertaire) après avoir été sur l'antenne du Mouv',
Yassine Belattar était également chroniqueur télé sur LCI (groupe Bouygues) jusqu'au mois de février 2019. Il a démissionné à la suite d'un débat avec l'historien Eric Zemmour.

L'an dernier, le président Emmanuel Macron a nommé l'individu au conseil présidentiel des villes, destiné à alimenter la réflexion de l'exécutif sur les quartiers prioritaires.

jeudi 16 juin 2016

Loi Travail: Philippe Martinez réclame la "suspension du débat parlementaire"

La CGT met en cause le gouvernement dans les débordements intervenus au cours de la manifestation du 14 juin

Martinez (CGT) appelle à "suspendre le débat parlementaire de manière à ce que la situation se calme".


















Le secrétaire général de la CGT a une fois encore taclé le gouvernement. Il l'accuse "d'essayer de noyer le poisson" en "culpabilisant la CGT" après les débordements dans le cadre des manifestations contre la loi Travail. Invité de RTL ce jeudi, Philippe Martinez a estimé que la solution pour "que la situation se calme" serait que "le gouvernement suspende le débat parlementaire".

Le secrétaire général du syndicat est revenu sur les violences au cours de la manifestation de mardi dernier.
Il accuse "la préfecture" d'avoir donné l'ordre "de foncer sur les manifestants, alors que nos services d'ordre essayaient de dégager les casseurs". "Un syndicat loin d'être proche de la CGT avait expliqué que les CRS ont des ordres de ne pas intervenir sur les casseurs", a expliqué Philippe Martinez.

"Nous irons voir la ministre du Travail"
En mai dernier, sur France Info, Jean-Claude Delage, le secrétaire général du syndicat Alliance Police Nationale, avait mis en cause les consignes de l'Etat. "On ne peut pas nous laisser attendre une heure, face à des casseurs qui détruisent des vitrines", avait-il dénoncé. Ce jeudi, Philippe Martinez a rebondi sur cette observation, affirmant, au risque de simplification, que "dans la manifestation, c'est la CGT; dehors, ce sont les casseurs" et dénonce un "nouveau procès d'intention contre la CGT".



Proche du PCF, le secrétaire général de la CGT a d'ailleurs confirmé au micro de RTL que les manifestations du 23 et 28 juin seront bien maintenues. 
Mercredi, Manuel Valls, puis François Hollande ont fait savoir qu'il pourrait y avoir des interdictions si les violences se poursuivaient pendant les défilés contre le projet de réforme du code du travail. 
"Malgré ces attaques violentes du gouvernement, nous irons voir demain la ministre du Travail" Myriam El-Khomri, a par ailleurs indiqué Philippe Martinez, afin de "trouver des solutions". 

"Le gouvernement peut suspendre le débat parlementaire de manière à ce que la situation se calme", a estimé la CGT. 

La CFDT, proche du PS, prend le parti du pouvoir

"Il faut arrêter ce bras-de-fer," martèle la CFDT.
Sans surprise, son secrétaire général est intervenu dans l'affrontement pour appeler à l'apaisement, sur France Info ce jeudi. Mais il a taclé le gouvernement et la CGT. "Je pense qu'il faut arrêter ce bras-de-fer, qui consiste à montrer les muscles de chaque côté", a dénoncé Laurent Berger, qui estime que le pays est "totalement hystérisé". "Je tiens à la liberté de manifester, mais il faut que ça se fasse dans des conditions correctes", a-t-il tenté de se justifier.

Les "images à l'hôpital Necker" sont "totalement inacceptables", a expliqué le secrétaire général de la CFDT. Laurent Berger a ainsi appelé à la responsabilité des services d'ordre, qui "doivent s'assurer que les casseurs soient en dehors du cortège".
Les media ont retenu de la 9e journée de manifestation nationale contre la loi Travail que, dans le 15e arrondissement de Paris, l'hôpital Necker, spécialisé dans les soins pour enfants malades, a été dégradé", à la marge" (sic) du cortège. "Quinze baies vitrées ont été fracturées", confirme l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (APHP) à France TV Info, et une plainte va être déposée. Les dégâts infligés à l'hôpital Necker sont attribués à une "horde" de "casseurs", pour ne pas dire des activistes anarcho-révolutionnaires, proches du NPA du trotskiste Olivier Besancenot et motivés par la subversion et le chaos.


Vers 15h30, des tirs de projectiles se sont mêlés aux gaz lacrymogènes. De la casse, des blessés et, plus rare, des canons à eau.
Le bilan des affrontements entre extrême gauche et forces de l'ordre s'élève à au moins 26 blessés et 21 interpellations.

Bernard Cazeneuve n'a pas hésité à exploiter une coïncidence.

C'est dans ce centre hospitalier qu'a été hospitalisé le jeune fils du couple de fonctionnaires de police assassiné lundi soir par un djihadiste à Magnanville. 
A l'antenne de France 2, Bernard Cazeneuve l'a ostensiblement souligné, appelant la "horde de manifestants violents" et "les sauvageons" à "retrouver un peu d'humanité, de tolérance, en respect de ce petit enfant". Certains, Arrêt sur images en tête, suspecte une récupération politique, voyant dans cet orphelin un "prétexte providentiel" pour la communication gouvernementale.
Et Laurent Berger s'est montré pessimiste sur la rencontre de vendredi entre Philippe Martinez et Myriam El-Khomri. 
"On est tous passés voir Myriam El-Khomri", a-t-il affirmé. "Il faut arrêter de réclamer les discussions quand on n'était pas là quand elles ont eu lieu", lui a répliqué le représentant de la CFDT. 

mercredi 19 mars 2014

La majorité parlementaire a demandé d'effacer le redressement fiscal de Mediapart


Faveur des députés de la majorité au site d'information Mediapart. 

Ils ont demandé au gouvernement d'
effacer le redressement fiscal du site d'extrême gauche.

Cette demande du mercredi 29 janvier, formulée à l'occasion de l'examen en commission, s'ajoute à une proposition de loi baissant à 2,1 % le taux de TVA sur la presse en ligneElle fait en effet suite à la proposition du gouvernement, le 17 janvier, d'aligner le taux de TVA classique des media en ligne (de 19,6 % jusqu'au 1er janvier et de 20 % maintenant) sur celui, réduit, des media imprimés. 
Pour protester contre cette différence, plusieurs media en ligne comme Mediapart, Indigo (éditeur de La Lettre A et de Presse News) et Terra Eco, en infraction avec la législation, s'appliquent actuellement d'autorité la TVA à 2,1 % de la presse écrite. Outre Mediapart, c'est surtout à l'avantage de Rue89 (Libération), Arrêt sur images, Slate.fr (issu du journal Le Monde) ou encore le Huffington Post dirigé par Anne Sinclair (PS), tous étant désormais redevables, non pas aux contribuables, mais à la majorité présidentielle. Ce qui autorise à jurer de son indépendance...

La majorité présidentielle désavoue Bercy
Les votes des députés et sénateurs contribuent-ils au redressement des finances publiques ?  Le ministère des Finances s'est fait envoyer dans les cordes et a regagné son coin: les travailleurs français panseront ses plaies par l'impôt...
Placés devant le fait accompli, comme les députés en janvier, les sénateurs ont en effet voté le texte à l'unanimité, se défendant de se vote partisan par la nécessité, selon eux,  de mettre fin à "une inégalité de traitement" entre les supports de presse et d'accompagner une "révolution" médiatique!
 
A la mi-décembre, Mediapart avait reçu du ministère des Finances un avis de contrôle fiscal "portant explicitement sur la TVA", selon Edwy Plenel, fondateur du site. Terra Eco et Indigo avaient reçu un avis similaire. Le site Arrêt sur images était déjà en contentieux avec Bercy, et Dijonscope avait dû fermer. A noter qu'Indigo, ce sont 5 sites web, mais aussi 15 lettres d'information à destination de l'Afrique et du Maghreb. 

Le gouvernement a été expéditif

Le pouvoir a déclaré l'urgence -une seule lecture par chambre- sur ce texte d'assistance aux camarades, qui passé en séance le 4 février. Il a été déposé par le groupe socialiste et adopté à l'unanimité en commission

Cette proposition de loi risque pourtant d'être en infraction avec les règles européennes.

Elle prévoit une entrée en vigueur rétroactive au 1er février...  

La majorité présidentielle s'est ralliée une presse inquisitrice

VOIR et ENTENDRE Hollande quémander le soutien de Mediapart

Aujourd'hui,
en toute impunité, Mediapart sort des extraits des écoutes illégales de Taubira sur Nicolas Sarkozy, l'homme à abattre.
La presse "républicaine" se déchaîne à quatre jours du 1er tour des municipale...  sans qu'aucune institution ne s'élève contre cette méthode de "batards".

jeudi 6 février 2014

Patrick Cohen accuse Schneidermann à propos de Dieudonné et Frédéric Taddeï

Cohen accuse Schneidermann d'avoir "nourri la haine antisémite" à son égard

La presse de gauche s'entre-déchire

Le journaliste de France Inter Patrick Cohen a accusé 

mercredi le patron du site Arrêt sur Images, Daniel Schneidermann, d'avoir "nourri la haine antisémite" à son endroit, en publiant en mars 2013 une chronique intitulée "la liste de Patrick Cohen". 

Loin de soutenir Daniel Schneidermann lors de la suppression de son émission, l'intersyndicale de France 5, 
CGT-CFDT-CGC-FO, s'était indignée de la partialité du critique des media
 et notamment de la "campagne de dénigrement orchestrée par Daniel Schneidermann qui porte gravement préjudice à la chaîne du savoir et de la connaissance ainsi qu’à l’intégrité professionnelle de ses salariés."

En mars 2013, éclata en effet une polémique, à la suite d'un débat avec Frédéric Taddeï au cours de l'émission C à vous sur France 5.  Bien que s'agissant de Tariq Ramadan, Dieudonné, Alain Soral et Marc-Edouard Nabe, Taddéï estima que "se priver d’invités intéressants parce qu’on n’est pas d’accord avec eux est, pour un journaliste payé par le contribuable, une faute professionnelle. Et non seulement c’est indéfendable, mais c’est contre-productif." Or, Taddeï, un ancien collaborateur  du magazine gauchiste Actuel, a eu un fils dont le parrain est ...Marc-Édouard Nabe, pamphlétaire poursuivi en justice par la LICRA pour "provocation à la haine raciale" en 1985.

En revanche, 
Patrick Cohen reprocha à l'animateur de Ce soir (ou jamais !) de donner la parole à ceux qu'il considère comme des "cerveaux malades." Mais le mois suivant, Acrimed, site web de l'association de critique des media, publia un article soulignant les contradictions et la "mauvaise foi" de Patrick Cohen.

Dans la foulée, Acrimed publia un article 
Le site critiquait un entretien  de mars 2013 sur France Inter dans lequel Patrick Cohen demandait des comptes à Jean-Luc Mélenchon sur sa violence verbale à l'égard du gouvernement. Le site web y reproche notamment l'insistance de Patrick Cohen à fustiger le "style" Mélenchon (6'35 minutes sur un total de 9'58) et son droit de réponse supplémentaire le jour même sur le plateau de La Nouvelle Édition sur Canal+.
De son entretien sur France Inter avec Mélenchon, il explique que "c'est du cirque, c'est du théâtre". Et pour lui, les questions  posées ce matin-là sur le style Mélenchon étaient donc légitimes. 
"A quoi ça sert les invectives en politique ?", lui demanda Cohen. A quoi le "mis en examen" répondit: "Vous avez quelque chose à me reprocher ? C'est à la Une de Libé. Ah les pauvres petits biquets, Libé qui tous les jours sort des vannes à deux balles sur tous les sujets, qui a fait un titre contre Sarkozy spécialement injurieux, maintenant Libé a le cuir sensible de la société convenue...". "Même au sein de son propre parti, sa violence verbale et sa rhétorique posent question", a expliqué le journaliste "indépendant" du PS pour justifier son acharnement  sur la méthode Mélenchon. 

Dans Libération, Daniel Schneidermann critiqua alors Patrick Cohen qui reprocheé à Frédéric Taddeï d'inviter des "cerveaux malades". 
Il faut dire que quand il parle de cerveau malade, Patrick Cohen connaît son sujet. Pour échapper au service militaire, il s’était, dit-on, fait passer pour fou, en restant emmitouflé dans une parka par 30 degrés pendant deux semaines… Et il est néanmoins arrivé au 7/9 de France Inter, tranche stratégique de l’antenne, dans les valises de Philippe Val en septembre 2010.

Toujours est-il que dans son spectacle des mois suivants, le polémiste Dieudonné avait repris l'idée que Patrick Cohen a une liste noire d'indésirables, mais disant de surcroît regretter la disparition des chambres à gaz. Or, cette phrase déclencha fin décembre l'ouverture d'une enquête du Parquet pour incitation à la haine raciale. Le spectacle a alors été interdit dans plusieurs villes.
Patrick Mandon
(causeur.fr), commentant la polémique, avance "le second métier de M. Cohen serait plutôt censeur des ondes officielles d’État."Au censeur des media, Taddéï avait objecté : "Toutes les opinions autorisées par la loi sont défendues par la constitution. Tout ce qui n’est pas interdit est autorisé et ce n’est pasmoi, animateur de télévision, qui vais décider de ce qu’on a le droit de dire (…) Vous avez le droit de faire le tri, c’est votre responsabilité (…) Je m’interdis d’être le procureur ou le défenseur des uns et des autres (…)".

Patrick Cohen accuse maintenant Daniel Schneidermann d'être devenu un "héros des dieudonnistes"  

"C'est bien
votre chronique de Libération qui met le feu à la 'fachosphère', ce sont vos phrases que Soral et Dieudonné répètent mot pour mot dans leurs premières vidéos du printemps 2013 appelant à des représailles contre moi", accuse P. Cohen, ancien militant UNEF, dans une tribune du site Nouvel Observateur en date du mercredi 5

L'animateur de la tranche matinale de France Inter se dit en outre "effaré et meurtri" par un récent sketch de l'humoriste Didier Porte, sur le site d'Arrêt sur Images, dans lequel il ironisait sur une critique de Patrick Cohen contre un sketch diffusé chez Laurent Ruquier évoquant Mohamed Merah: "Si Cohen est indigné, c'est parce que Merah a tué des enfants juifs. Mais Cohen ne le dit pas, il dit des enfants".
Patrick Cohen s’en prit aussitôt, non pas à l’humoriste, mais à son patron, Laurent Ruquier : "Place au professionnel de la poilade, Ruquier donc. Et c’est vrai qu’on rit beaucoup chez Ruquier. On rit grassement, mais on y rigole très fort, ce qui fait que le gras se voit un peu moins. Et on y rit de tout, c’est ça qui est bien et qui fait vendre. Le nec plus ultra pour un comique, c’est de mélanger dans un même sketch plusieurs sujets d’actualité, comme Julie Gayet, François Hollande, l’avortement, Dieudonné, François Hollande, Julie Gayet, Mohamed Merah. Non, ils ont fait une blague sur un tueur d’enfant ? Oui, ils l’ont fait." Cohen s'en prend-il pareillement à Nicolas Bedos qui n'a rien inventé et pratique la même technique du bric-à-brac inextricable et incohérent où tout le monde en prend et dont personne ne réchappe ?
"C'est bien connu, le juif est fourbe, ses indignations sont sélectives, et ses compassions purement communautaires", feint de ruminer Patrick Cohen, ancien polémiste de l'émission de télévision "Un café, l'addition" de l'ancienne collaboratrice d'Arrêt sur images, Pascale Clark (Canal+). Pascale Clark est souvent accusée de manquer au respect de la déontologie, affichant ses opinions de gauche lors de ses entretiens politiques : "en particulier, je ne supporte pas Pascale Clark dont le ton et la posture de questionnement me hérissent", déclare Philippe Bilger sur le site du Huffington Post.

Daniel Schneidermann a jugé ces attaques "infâmes"
Interrogé mercredi par l'AFP,  cet "idiot utile"  souligne que sa critique de mars 2013 est "strictement professionnelle, en promettant d'y répondre plus longuement sur son site jeudi. 

L'humour autorise-t-il tout? 

Schneidermann a en outre soutenu que, Didier Porte étant un humoriste, il n'a pas de commentaires à faire sur son billet. L'humoriste politique peut donc tout se permettre, sous couvert de liberté d'expression. C'est la tendance actuelle de se retrancher bravement derrière le premier ou le second degré pour se vider de ses ressentiments et insultes.
La haine est devenue conviviale: si elle fait le buzz, c'est qu'elle est consensuelle. Et respectable ?

vendredi 5 juillet 2013

Affaire Bettencourt : Mediapart condamné à retirer ses enregistrements litigieux

La justice tente de canaliser les fuites de la presse dite d'investigation

Coup d'arrêt au site d'information en ligne spécialisé dans l'agit-prop, une fois le mal fait

En toute illégalité, il  avait provoqué un maelström politique le 16 juin avec la publication d'enregistrements pirates réalisés par le majordome de Liliane Bettencourt et bien mal protégés par le secret de l'instruction. L'interprétation de ces documents sonores fragilisaient l'héritière de L'Oréal, suggérant des relations étroites entre la milliardaire et des figures de l'UMP, dont Éric Woerth, ex-ministre UMP du Budget.
Saisie par le tuteur de Liliane Bettencourt, la cour d'Appel de Versailles a tranché ce jeudi 04 juillet, en condamnant Mediapart pour "atteinte à l'intimité de la vie privée". Conséquence de cette décision : le site d'information devra retirer tous les enregistrements de l'affaire, ainsi que toutes les citations qui en sont faites. Le tout sous huit jours, sous astreinte de 10.000 euros par jour de retard. Mediapart a d'ores et déjà annoncé son pourvoi en cassation, mais celui-ci n'est pas suspensif. 
En avril déjà, la cour d'appel de Bordeaux avait préconisé de protéger le respect de l'intimité de la milliardaire des fuites organisées. Edwy Plenel, le patron de Mediapart, avait prétendu "avoir mis scrupuleusement de côté dans ses révélations tout ce qui concernait la vie privée".

La presse va mal mais soutient 
financièrement les condamnés 

Politiques, journaux, sites et syndicats apportent leurs soutiens à "Mediapart" et "Le Point" condamnés
Le tribunal correctionnel de Paris a en outre donné raison à  Xavier Bertrand, ancien secrétaire général de l'UMP, en le relaxant. Mediapart qu'il avait accusé d'utiliser des "méthodes fascistes" dans ses révélations sur l'affaire Bettencourt en 2010 l'avait poursuivi pour diffamation.

La condamnation de Mediapart dans le cadre de l’affaire Bettencourt suscite un certain nombre de soutiens. Celui des confrères et consoeurs, d’abord, qui comme Rue 89, Arrêt sur images ou Libération proposent d’héberger les traces des enregistrements que Mediapart comme Le Point ont l’obligation de faire disparaitre d’ici une semaine sous peine de de 10.000 euros d’amende par extrait.

Des élus Europe Ecologie prêts à la désobéissance civile

Mais aussi celui des écologistes. Jeudi, déjà, dès le jugement de la cour d’appel de Versailles Sergio Coronado, député EELV né chilien, se proposait lui-même de passer à la "désobéissance civile." Soutien de José Bové et directeur de la communication d'Eva Joly, candidate EELV à l'élection présidentielle de 2012, aurait-il une dette envers le site trotskiste qui fit ses choux gras des affaires fumeuses Clearstream, puis Bettencourt ?

Les Verts revendiquent des privilèges pour la presse numérique !
Ce vendredi, ce sont les sénateurs écologistes qui tout en précisant hypocritement ne pas avoir "à commenter sur le fond une décision de justice", font savoir dans un communiqué qu’ "à un moment où la presse, a fortiori d'investigation, connaît une situation économique précaire (?), le législateur doit produire un droit adapté à la presse numérique"...

De nombreux autres politiques ont manifesté le souhait de voir évoluer la légilsation. Mais, pour en connaître l'identité, il faut payer...
Le porte-parole du Parti socialiste, David Assouline, un (ex-)trotskiste, s'est dit vendredi favorable à une "législation plus adaptée" sur la "protection des sources des journalistes" et celle de "la vie privée."

Attac hurle à la censure. 
"Médiapart conclut que l’application de ce jugement signifierait une amende de 752 millions d’euros par mois, étant donné le nombre d’articles et de blogs d’abonnés reproduisant des extraits desdits enregistrements. Médiapart doit donc se taire ou disparaître." Ainsi, la gauche radicale apprend-elle à ses dépens ce qu'est le changement avec Hollande.

Le Syndicat des journalistes appelle toute la profession en renfort

Des journalistes qui villipendent La Manif pour Tous se dressent contre les juges. Très marqué à gauche, le Syndicat national des journalistes pointe un "jugement inique et gravement attentatoire à la liberté de l’information et au droit des citoyens d’être informés sur celles et ceux qui les gouvernent". Le SNJ y voit "la fin du journalisme d’investigation" , salue les démarches d’Arrêt sur Images et Rue 89 et " appelle tous les autres media à faire de même", incitant ainsi à bafouer la justice. 
Les CRS de Manuel Valls n'auront-ils donc aucun repos ?

jeudi 12 juillet 2012

Effectifs des ministères: Hollande "restructure" et élimine des fonctionnaires

Quatre faux-semblants de Hollande 



La vision d'avenir du président :
aussi claire que possible !


1) Hollande avait démenti la baisse d'effectifs. Elle est pourtant avérée
"Cela me paraît invraisemblable. Si cela était le cas, j'en aurais été informé, tout de même." Telle était la réponse de François Hollande, le 20 juin, aux affirmations du Figaro, qui expliquait que Matignon s'apprête à demander aux ministères une diminution de leurs effectifs de 2,5 % par an, à l'exception des trois missions prioritaires : éducation, justice, intérieur.
Neuf jours plus tard,
les ministères non prioritaires doivent bel et bien réduire de 2,5 % par an leurs effectifs. 

Le candidat Hollande avait stigmatisé le président sortant sur le sujet; aujourd'hui, il dément, puis confirme.

Or, ce chiffre représente, pour les ministères concernés, un objectif  probablement plus sévère encore que la révision générale des politiques publiques (RGPP) mise en place par Nicolas Sarkozy et François Fillon entre 2007 et 2012, même si, on va le voir, il est difficile d'établir un taux précis.

2) Le calcul de "deux fonctionnaires sur trois non remplacés" est approximatif
Le Figaro avait évoqué deux départs sur trois non remplacés. Un calcul que le site Arrêt sur images avait décortiqué : on estime que le nombre de départs en retraite dans la fonction publique d'Etat est d'environ 60 000 chaque année. Le gouvernement veut embaucher 12 000 personnels dans l'Education nationale et un millier de policiers, soit 13 000 personnes. Les effectifs des ministères de l'éducation et de l'intérieur doivent augmenter d'autant.  S'il veut conserver un effectif de fonctionnaires stable, le gouvernement doit donc concentrer les non-remplacements de postes dans les autres ministères.
Or, le ministère de l'Education est numériquement le plus important : 50,6 % des effectifs de la fonction public d'Etat à lui seul (en comptant l'enseignement supérieur et la recherche). L'Intérieur, lui, emploie 8,9 % des effectifs de fonctionnaires d'Etat, et la justice 3,6 %. Au total, ces trois ministères représentent 62,7 % des effectifs. La baisse doit donc se concentrer sur les 37,3 % restants.
En faisant une moyenne, ces ministères vont connaître 22 000 départs en retraite l'an prochain (37,2 % des 60 000 départs prévus). Puisqu'il faut compenser 13 000 créations de poste, on parvient à un taux de non-remplacement de 13 000/22 000, soit 58 %. Donc plus que un sur deux, et pas vraiment deux sur trois.
Mais le calcul est grossier, et ne prend pas en compte d'autres déclarations survenues par la suite. Ainsi, Michel Sapin a indiqué vendredi 29 juin que les 45 422 agents de Pôle emploi seraient "explicitement exclus de l'effort d'effectifs".

3) Il est difficile d'établir à l'avance un taux de non-remplacement
L'estimation est approximative. D'une part on ne connaît pas à l'avance le nombre de départs en retraite dans la fonction publique d'Etat, qui dépend en partie du choix individuel des fonctionnaires. Nombre de rapports parlementaires ont montré que les prévisions s'étaient souvent montrées peu fidèles à la réalité. Or, le calcul varierait grandement si on tablait sur 40 000 et non 60 000 départs en retraite annuel dans la fonction publique d'Etat, ce que certaines prévisions évoquent pour l'après-2014 (ici par exemple).
Ensuite, il est réducteur de dire que les ministères de l'Intérieur, de la Justice et de l'Education seront préservés à tout prix. Comme le notait Le Monde, Matignon a prévenu que les efforts seraient demandés "sur l'ensemble des ministères, y compris sur les ministères qui interviennent dans un domaine prioritaire pour leurs emplois situés en dehors de ce champ". En clair, pour le ministère de l'Intérieur, par exemple, si les recrutements prévus concerneront des agents sur le terrain, les préfectures pourront perdre des postes.

4) Il est faux de dire que le gouvernement Ayrault fait "pire" que les gouvernements Fillon
Quelles que soient les approximations évoquées, la gauche fait "pire" que la révision générale des politiques publiques mise en place entre 2007 et 2012 : l'idée centrale de la RGPP était le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Le résultat est là : entre 2007 et 2012, l'Etat a supprimé environ entre 20 000 et 30 000 postes de fonctionnaires chaque année, comme le montre ce graphique extrait du projet de loi de finances 2012.
Source: awesomescreenshot.com via Samuel on Pinterest


Le gouvernement Ayrault, lui, promet  - pour l'instant du moins - la stabilisation globale des effectifs de fonctionnaires ! Donc un maintien des effectifs à leur niveau de 2012, et non la suppression de "deux postes sur trois". Or, la Cour des Comptes le met en garde et conseille davantage de rigueur dans la réduction de la dette publique.