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jeudi 16 juin 2016

Loi Travail: Philippe Martinez réclame la "suspension du débat parlementaire"

La CGT met en cause le gouvernement dans les débordements intervenus au cours de la manifestation du 14 juin

Martinez (CGT) appelle à "suspendre le débat parlementaire de manière à ce que la situation se calme".


















Le secrétaire général de la CGT a une fois encore taclé le gouvernement. Il l'accuse "d'essayer de noyer le poisson" en "culpabilisant la CGT" après les débordements dans le cadre des manifestations contre la loi Travail. Invité de RTL ce jeudi, Philippe Martinez a estimé que la solution pour "que la situation se calme" serait que "le gouvernement suspende le débat parlementaire".

Le secrétaire général du syndicat est revenu sur les violences au cours de la manifestation de mardi dernier.
Il accuse "la préfecture" d'avoir donné l'ordre "de foncer sur les manifestants, alors que nos services d'ordre essayaient de dégager les casseurs". "Un syndicat loin d'être proche de la CGT avait expliqué que les CRS ont des ordres de ne pas intervenir sur les casseurs", a expliqué Philippe Martinez.

"Nous irons voir la ministre du Travail"
En mai dernier, sur France Info, Jean-Claude Delage, le secrétaire général du syndicat Alliance Police Nationale, avait mis en cause les consignes de l'Etat. "On ne peut pas nous laisser attendre une heure, face à des casseurs qui détruisent des vitrines", avait-il dénoncé. Ce jeudi, Philippe Martinez a rebondi sur cette observation, affirmant, au risque de simplification, que "dans la manifestation, c'est la CGT; dehors, ce sont les casseurs" et dénonce un "nouveau procès d'intention contre la CGT".



Proche du PCF, le secrétaire général de la CGT a d'ailleurs confirmé au micro de RTL que les manifestations du 23 et 28 juin seront bien maintenues. 
Mercredi, Manuel Valls, puis François Hollande ont fait savoir qu'il pourrait y avoir des interdictions si les violences se poursuivaient pendant les défilés contre le projet de réforme du code du travail. 
"Malgré ces attaques violentes du gouvernement, nous irons voir demain la ministre du Travail" Myriam El-Khomri, a par ailleurs indiqué Philippe Martinez, afin de "trouver des solutions". 

"Le gouvernement peut suspendre le débat parlementaire de manière à ce que la situation se calme", a estimé la CGT. 

La CFDT, proche du PS, prend le parti du pouvoir

"Il faut arrêter ce bras-de-fer," martèle la CFDT.
Sans surprise, son secrétaire général est intervenu dans l'affrontement pour appeler à l'apaisement, sur France Info ce jeudi. Mais il a taclé le gouvernement et la CGT. "Je pense qu'il faut arrêter ce bras-de-fer, qui consiste à montrer les muscles de chaque côté", a dénoncé Laurent Berger, qui estime que le pays est "totalement hystérisé". "Je tiens à la liberté de manifester, mais il faut que ça se fasse dans des conditions correctes", a-t-il tenté de se justifier.

Les "images à l'hôpital Necker" sont "totalement inacceptables", a expliqué le secrétaire général de la CFDT. Laurent Berger a ainsi appelé à la responsabilité des services d'ordre, qui "doivent s'assurer que les casseurs soient en dehors du cortège".
Les media ont retenu de la 9e journée de manifestation nationale contre la loi Travail que, dans le 15e arrondissement de Paris, l'hôpital Necker, spécialisé dans les soins pour enfants malades, a été dégradé", à la marge" (sic) du cortège. "Quinze baies vitrées ont été fracturées", confirme l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (APHP) à France TV Info, et une plainte va être déposée. Les dégâts infligés à l'hôpital Necker sont attribués à une "horde" de "casseurs", pour ne pas dire des activistes anarcho-révolutionnaires, proches du NPA du trotskiste Olivier Besancenot et motivés par la subversion et le chaos.


Vers 15h30, des tirs de projectiles se sont mêlés aux gaz lacrymogènes. De la casse, des blessés et, plus rare, des canons à eau.
Le bilan des affrontements entre extrême gauche et forces de l'ordre s'élève à au moins 26 blessés et 21 interpellations.

Bernard Cazeneuve n'a pas hésité à exploiter une coïncidence.

C'est dans ce centre hospitalier qu'a été hospitalisé le jeune fils du couple de fonctionnaires de police assassiné lundi soir par un djihadiste à Magnanville. 
A l'antenne de France 2, Bernard Cazeneuve l'a ostensiblement souligné, appelant la "horde de manifestants violents" et "les sauvageons" à "retrouver un peu d'humanité, de tolérance, en respect de ce petit enfant". Certains, Arrêt sur images en tête, suspecte une récupération politique, voyant dans cet orphelin un "prétexte providentiel" pour la communication gouvernementale.
Et Laurent Berger s'est montré pessimiste sur la rencontre de vendredi entre Philippe Martinez et Myriam El-Khomri. 
"On est tous passés voir Myriam El-Khomri", a-t-il affirmé. "Il faut arrêter de réclamer les discussions quand on n'était pas là quand elles ont eu lieu", lui a répliqué le représentant de la CFDT.