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lundi 27 avril 2020

Déconfinement : Macron tronque le débat à l'Assemblée et passe en force

Le débat mercredi était un petit pas pour Macron; son refus, un grand recul pour la démocratie

Macron  passe en force,
 sans vote, par peur du débat

Après avoir agrégé le sujet du projet du déconfinement à celui de l'application StopCovid et concédé - sous la pression - un temps réduit d'étude de ses propositions, l'imprévisible Macron  change de braquet, accélérant l'examen des grands axes de son déconfinement et en refusant le temps du débat. 
Une tactique du coup fourré dénoncée à gauche, comme dans la majorité, où les réticences contre cette application sont fortes.

Plus que jamais considérés comme des pions, les députés et sénateurs n'auront ni débats et ni votes spécifiques sur les mesures de déconfinement, incluant le recours à l'application StopCovid, laquelle pose à elle seule la question des libertés individuelles. 

Macron s'assoit sur le Parlement.
Il lui laisse un seul os à ronger, celui du projet d'application StopCovid. La volonté du gouvernement de présenter dès mardi le plan global de déconfinement lui permet de passer à la trappe ces étapes parlementaires chères aux démocrates: si le "conseil scientifique" est accroché aux procédures, au mépris des vies mises en danger, Macron, quant à lui, se comporte en autocrate, menaçant le régime parlementaire défini par la Constitution. 

Museler les représentants du peuple est une atteinte à la démocratie.  
Alors qu'il appelle à l'"union nationale", l'incohérent Macron tente un coup de force qui ne peut réussir qu'avec le soutien des élus LREM dans la crainte de débats s'annonçant houleux jusque dans la majorité, assure-t-on encore, bien que le scénario de la contestation dans le parti du président soit maintenant éculé depuis plusieurs réformes. Sans oublier que la gauche est vent debout contre ce projet et que la droite est elle aussi très partagée sur la question.

Anticipant une très forte abstention du côté des députés LREM, l'exécutif veut dissimuler la contestation interne. Sur le sujet de l'application de traçage porté par le secrétaire d'Etat au Numérique, Cédric O, Macron et Philippe prévoyaient une courte majorité de soutien au final, mais ils ne pouvaient pas non plus le mettre de côté dans le cadre du déconfinement, sous peine de se voir accusés de refus des moyens du combat. 

Le Sénat a refusé de traiter séparément deux sujets liés. 
Compte tenu des réserves de sa propre majorité sur ce projet StopCovid, l'application de traçage des porteurs du virus, Gérard Larcher, le président de la chambre haute, à majorité de droite, était très réticent à l'idée d'organiser un débat et un vote spécifiques sur des sujets complémentaires. Il a donc souhaité que le débat soit global et cohérent. "Je suis un pragmatique ; le traçage, pourquoi pas ? Mais si nous n'avons ni masques ni tests, il [le traçage] ne nous protégera pas du Covid. C'est pourquoi j'ai demandé au président de la République qu'il y ait un débat global sur le déconfinement", a-t-il confirmé dans le JDD. L'exécutif a donc bondi sur l'occasion de piéger les défenseurs des libertés individuelles, ainsi contraint au tout ou rien.


Un passage en force de plus risque-t-il de laisser plus de traces sur ce quinquennat ? 

La confiscation du débat sur le StopCovid est dénoncée à gauche et passe mal au sein de la majorité. "Un vote unique sur le plan déconfinement - sans possibilité de se prononcer sur le traçage numérique en tant que tel - et avec un nombre aussi réduit de députés déconfinés autorisés dans l'hémicycle ne correspond pas, au regard des enjeux, à un niveau de démocratie parlementaire suffisant", a dénoncé sur Twitter Aurélien Taché, un député LREM et ex-socialiste qui a assuré ses arrières dans le parti du président, mais qui est très opposé à cette application, quel que soit la durée de l'autorisation de son fonctionnement. 

Comme les autres aspects du déconfinement, Philippe a prévu d'évoquer cette application lors de son discours, mardi prochain, d'autant plus superficiellement que l'exécutif n'est pas encore sûr d'être prêt pour le 11 mai. Le Parlement pouvait-il donc se prononcer sur un sujet aussi virtuel? Seuls les idéologues sont capables de fermeté sur les théories...  

Les députés de tout bord entendent rester vigilants, malgré l'absence de débat et de vote. 
"L'utilité du traçage ne peut s'apprécier qu'à l'aune de la stratégie globale de déconfinement, a déclaré aux Echos Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des Lois à l'Assemblée nationale, rejoignant la majorité Les Républicains au Sénat. Il est donc important que nous puissions avoir mardi cette vision d'ensemble", a-t-elle insisté. 
Et cette rebelle (qu'on avait pas vu venir) de conclure: "Pour autant, beaucoup de questions restent ouvertes sur l'application et il n'est donc pas question de s'épargner ce débat au Parlement. La commission des Lois va poursuivre son contrôle et ses échanges avec le ministre et la CNIL sur le développement de l'application et son utilisation". 

Mais
l'application StopCovid ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt des forfaitures anti-démocratiques de Macron.
Affaire à suivre dès mardi soir avec les annonces de l'Edouard. 
Encore qu'il ne faille s'attendre qu'à de grands axes en pointillés qui ne permettent pas d'avancer ou laissent toutes les mises en oeuvre - et leur financement - sur les bras des collectivités territoriales.

mercredi 20 juillet 2016

Etat d'urgence: Valls tente de terroriser Wauquiez à l'Assemblée

Haineux, le premier ministre s'en prend au député et ancien ministre 

Valls a encore disjoncté en plein hémicycle

Narines retroussées, Valls plein de haine
Enervé, le premier ministre contesté pour sa violence verbale et l'inefficacité de son action a répondu de manière abrupte au député LR qui lui reproche de laisser trop de libertés aux terroristes.

Le psycho-rigide locataire de Matignon était sous tension dans la nuit de mardi à mercredi à l’Assemblée nationale. Les débats ont été houleux, mais finalement les députés se sont ralliés à la proposition de la droite de prolonger non pas de trois, mais de six mois, l’état d’urgence post-attentats et la majorité présidentielle a massivement adopté le projet de loi, après un débat marathon d’environ sept heures et demie.

VOIR et ENTENDRE l'agression verbale de Valls sur Wauquiez, le
 19 juillet 2016 :

L’échange entre Manuel Valls et Laurent Wauquiez a été l’exemple de la difficulté de débattre avec le premier ministre. 

Le président (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, a déploré que le premier ministre laisse trop de libertés aux terroristes. 
Défendant un amendement permettant de neutraliser les individus suspectés de radicalisation, l'ancien ministre des Affaires européennes, puis de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a posé le problème: "La question qui nous est posée à travers cet amendement, c'est de savoir si nous attendons le passage à l'acte ou est-ce que nous nous dotons d'outils juridiques qui permettent de mettre hors d'état de nuire des individus suspects avant qu'ils ne passent à l'acte". Et l'élu les Républicains de souligner qu'on se moque du droit constant face au terrorisme.
Laurent Wauquiez lance notamment : "La vraie différence entre vous et nous, c'est que vous, vous invoquez les libertés personnelles des terroristes, nous, nous disons qu'il n'y a pas de liberté pour les ennemis de la République".

Ce qui a suffi à déclencher un Valls remonté comme un ressort.
Exemple de haine au sommet de l'Etat, Manuel Valls a agressé le député de Haute-Loire stupéfait: "S’il y a, Monsieur Wauquiez, quelque chose qui nous sépare, c’est cette différence fondamentale de la démocratie et de la République. Et je ne me laisserai jamais entraîner, par un opportuniste, dans cette voie-là ". 

Les députés ont donc fini par voter le texte par 489 voix contre 26, et 4 abstentions, après quelques retouches malgré une centaine d’amendements examinée en séance à l’Assemblée. 
Le projet de loi va passer dès ce mercredi en commission, puis en séance au Sénat, où la majorité de droite entend le renforcer.

jeudi 16 juin 2016

Loi Travail: Philippe Martinez réclame la "suspension du débat parlementaire"

La CGT met en cause le gouvernement dans les débordements intervenus au cours de la manifestation du 14 juin

Martinez (CGT) appelle à "suspendre le débat parlementaire de manière à ce que la situation se calme".


















Le secrétaire général de la CGT a une fois encore taclé le gouvernement. Il l'accuse "d'essayer de noyer le poisson" en "culpabilisant la CGT" après les débordements dans le cadre des manifestations contre la loi Travail. Invité de RTL ce jeudi, Philippe Martinez a estimé que la solution pour "que la situation se calme" serait que "le gouvernement suspende le débat parlementaire".

Le secrétaire général du syndicat est revenu sur les violences au cours de la manifestation de mardi dernier.
Il accuse "la préfecture" d'avoir donné l'ordre "de foncer sur les manifestants, alors que nos services d'ordre essayaient de dégager les casseurs". "Un syndicat loin d'être proche de la CGT avait expliqué que les CRS ont des ordres de ne pas intervenir sur les casseurs", a expliqué Philippe Martinez.

"Nous irons voir la ministre du Travail"
En mai dernier, sur France Info, Jean-Claude Delage, le secrétaire général du syndicat Alliance Police Nationale, avait mis en cause les consignes de l'Etat. "On ne peut pas nous laisser attendre une heure, face à des casseurs qui détruisent des vitrines", avait-il dénoncé. Ce jeudi, Philippe Martinez a rebondi sur cette observation, affirmant, au risque de simplification, que "dans la manifestation, c'est la CGT; dehors, ce sont les casseurs" et dénonce un "nouveau procès d'intention contre la CGT".



Proche du PCF, le secrétaire général de la CGT a d'ailleurs confirmé au micro de RTL que les manifestations du 23 et 28 juin seront bien maintenues. 
Mercredi, Manuel Valls, puis François Hollande ont fait savoir qu'il pourrait y avoir des interdictions si les violences se poursuivaient pendant les défilés contre le projet de réforme du code du travail. 
"Malgré ces attaques violentes du gouvernement, nous irons voir demain la ministre du Travail" Myriam El-Khomri, a par ailleurs indiqué Philippe Martinez, afin de "trouver des solutions". 

"Le gouvernement peut suspendre le débat parlementaire de manière à ce que la situation se calme", a estimé la CGT. 

La CFDT, proche du PS, prend le parti du pouvoir

"Il faut arrêter ce bras-de-fer," martèle la CFDT.
Sans surprise, son secrétaire général est intervenu dans l'affrontement pour appeler à l'apaisement, sur France Info ce jeudi. Mais il a taclé le gouvernement et la CGT. "Je pense qu'il faut arrêter ce bras-de-fer, qui consiste à montrer les muscles de chaque côté", a dénoncé Laurent Berger, qui estime que le pays est "totalement hystérisé". "Je tiens à la liberté de manifester, mais il faut que ça se fasse dans des conditions correctes", a-t-il tenté de se justifier.

Les "images à l'hôpital Necker" sont "totalement inacceptables", a expliqué le secrétaire général de la CFDT. Laurent Berger a ainsi appelé à la responsabilité des services d'ordre, qui "doivent s'assurer que les casseurs soient en dehors du cortège".
Les media ont retenu de la 9e journée de manifestation nationale contre la loi Travail que, dans le 15e arrondissement de Paris, l'hôpital Necker, spécialisé dans les soins pour enfants malades, a été dégradé", à la marge" (sic) du cortège. "Quinze baies vitrées ont été fracturées", confirme l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (APHP) à France TV Info, et une plainte va être déposée. Les dégâts infligés à l'hôpital Necker sont attribués à une "horde" de "casseurs", pour ne pas dire des activistes anarcho-révolutionnaires, proches du NPA du trotskiste Olivier Besancenot et motivés par la subversion et le chaos.


Vers 15h30, des tirs de projectiles se sont mêlés aux gaz lacrymogènes. De la casse, des blessés et, plus rare, des canons à eau.
Le bilan des affrontements entre extrême gauche et forces de l'ordre s'élève à au moins 26 blessés et 21 interpellations.

Bernard Cazeneuve n'a pas hésité à exploiter une coïncidence.

C'est dans ce centre hospitalier qu'a été hospitalisé le jeune fils du couple de fonctionnaires de police assassiné lundi soir par un djihadiste à Magnanville. 
A l'antenne de France 2, Bernard Cazeneuve l'a ostensiblement souligné, appelant la "horde de manifestants violents" et "les sauvageons" à "retrouver un peu d'humanité, de tolérance, en respect de ce petit enfant". Certains, Arrêt sur images en tête, suspecte une récupération politique, voyant dans cet orphelin un "prétexte providentiel" pour la communication gouvernementale.
Et Laurent Berger s'est montré pessimiste sur la rencontre de vendredi entre Philippe Martinez et Myriam El-Khomri. 
"On est tous passés voir Myriam El-Khomri", a-t-il affirmé. "Il faut arrêter de réclamer les discussions quand on n'était pas là quand elles ont eu lieu", lui a répliqué le représentant de la CFDT. 

jeudi 4 septembre 2014

Majorité et opposition sous la menace de recours aux ordonnances du gouvernement Valls

Valls passera en force contre sa majorité frondeuse et l'opposition méprisée 

Des élus de gauche critiquent cette procédure évacuant le débat parlementaire...
Vitupérations de Hollande   
à l'Assemblée nationale, le 30 novembre 2005
Légiférer "à la hussarde" est légal, mais est-ce juste et respectueux? Le gouvernement a indiqué vendredi qu’il va recourir à des ordonnances pour certains aspects du projet de loi sur la croissance. Un texte qui prévoit la déréglementation de certaines professions réglementées (notaires, huissiers, officines de pharmaciens…), et un assouplissement des conditions de travail le dimanche. L’objectif: restituer six milliards d’euros aux Français. 

Le fuitage en juillet de la détermination de l'exécutif d’un recours aux ordonnances a réveillé la fronde des parlementaires socialistes  et provoqué la colère des syndicats qui voient là un "déni de démocratie".

Qu’est ce qu’une ordonnance?

C’est une procédure qui permet au gouvernement de légiférer sans passer par les représentants du peuple, donc sans débattre du détail du texte, sans risques d'amendements et la pression d'un vote bloqué. "L’article 38 de la Constitution permet au gouvernement de légiférer par ordonnance, après l’accord du Parlement. Le Premier ministre doit préciser le domaine dans lequel il compte prendre des ordonnances, par exemple ici le droit du travail, et la durée de l’habilitation", précise le professeur en droit constitutionnel à l’université Paris I Sorbonne, Dominique Rousseau. "A l’issue d’un vote dans les deux chambres, la loi d’habilitation entrera ou non en vigueur".

Une procédure souvent utilisée?
"Le gouvernement demande souvent à légiférer par ordonnance pour simplifier des textes. Lorsqu’il s’agit de réformer un régime juridique, c’est plus rare. 

Dernier exemple en date en 2005. Dominique de Villepin utilise la méthode pour son Contrat nouvelle embauche (CNE). A la tribune de l’Assemblée nationale, le député de Corrèze de l’époque, François Hollande, fustigea cette "méthode détestable", ce renoncement "à la confrontation démocratique et au débat serein"...

En 1967, Georges Pompidou
ne disposait que d’une majorité d’une ou deux voix. Le Premier ministre avait eu recours aux ordonnances pour modifier le régime de sécurité sociale. Quelques mois plus tard, il démissionnait après la crise de mai 1968", prévient Dominique Rousseau.
Pourquoi le gouvernement veut-il pourtant passer par cette méthode controversée?

Pourquoi le gouvernement veut-il avoir recours aux ordonnances?
Première raison invoquée par le Premier ministre, "aller plus vite". "Une fois habilité, le gouvernement peut prendre les ordonnances. Celles-ci sont arrêtées en conseil des ministres après avis du Conseil d’Etat, et entrent en application immédiatement après leur publication." Un moyen d’éviter les va-et-vient d’un texte entre l’Assemblée et le Sénat, et de supprimer la phase de délibérations et d’amendements. "Une réforme peut alors être adoptée en un ou deux mois contre une bonne année par la voie traditionnelle", assure Dominique Rousseau. 
L'exécutif décide alors de réduire les pouvoirs du législatif.
Seule nécessité pour le gouvernement: déposer le projet de ratification dans le délai imparti par la loi d’habilitation. "Il n’a pas nécessité à être ensuite voté. Cela montre que l’ordonnance est un instrument dirigé contre le Parlement", ajoute-t-il.

La méthode permet également au gouvernement d’éviter une discussion difficile avec sa majorité. "Manuel Valls préfère visiblement avoir une discussion difficile un bon coup lors de la demande d’habilitation. Il s’évitera ainsi de devoir gérer la colère des frondeurs pendant un an", estime le professeur.

Quel risque pour le gouvernement?

Même s’il dispose d’une majorité dans les deux chambres, le gouvernement prend le risque de ne pas obtenir l’habilitation. "Auquel cas, le gouvernement pourra engager sa responsabilité sur ce texte de loi, c’est-à-dire poser la question de confiance de l’article 49.3. Le débat n’aurait plus pour objet le recours aux ordonnances mais la confiance au gouvernement. Valls forcerait les députés à faire un choix terrible. Cela reviendrait à dire: "Renversez-moi". Ce serait le signe que le gouvernement a perdu sa majorité parlementaire.

Travail dominical

Mardi, le ministre du Travail François
Rebsamen s'est déclaré favorable à des "exceptions, des dérogations à ce principe du repos dominical", tout en avouant qu'on ne connaissait pas "très bien le solde" des emplois créés et détruits par le travail dominical, assurant en outre que le débat aurait lieu et que le "véhicule législatif" n'avait pas été "arrêté". Invité à clarifier la position du gouvernement sur cette épineuse question du travail du dimanche, François Rebsamen a répondu : "dans ses grands axes, c'est le rapport Bailly".
Commandé par l'ancien Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le rapport remis par l'ex-patron de La Poste, Jean-Claude Bailly, en décembre 2013 préconise plus de souplesse concernant l'ouverture des commerces le dimanche, avec notamment la hausse du nombre de dimanches autorisés, qui passerait ainsi de cinq à douze. "On va pas refaire un rapport" qui a été "approuvé dans sa très large majorité, par l'ensemble des partenaires sociaux qui ont eu l'occasion de s'exprimer", a décidé Rebsamen. 

Vendredi, le gouvernement a précisé qu'il a choisi de recourir à des ordonnances pour le projet de loi sur la croissance, notamment sur le repos dominical. 

La procédure par ordonnances divise jusqu'à la gauche
Tandis que, sans surprise, le patron godillot des députés socialistes, Bruno Le Roux, accueille favorablement le muselage de ses camarades, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, s'est dit sceptique sur cette méthode, dimanche sur BFM. "Je n'y suis pas tellement favorable", a-t-il lâché. "Parce qu'on n'y gagne pas tant que ça, et il vaut mieux un débat au Parlement (...). De toute façon, même avec les ordonnances, le débat sera au Parlement", a poursuivi le patron de Solférino. 
"Je dis que je n'y suis pas favorable, mais on va voir ce que va faire le premier ministre".

Redoutant une généralisation sans concertation du travail dominical, les syndicats et des élus de gauche ont rappelé leur rejet de la procédure.

Les impuissants qui promettaient dialogue et concertation passent à l'épreuve de force.

lundi 2 septembre 2013

Syrie : Bayrou adresse une lettre -publique- à Hollande

Le président du MoDem juge "impensable" que le Parlement français ne soit pas consulté
"Monsieur le Président,

Votre décision d’engager la France en Syrie est prise et l’attaque est imminente.

Je veux cependant vous dire à quel point cette décision est périlleuse. Cette décision est prise sans consultation du Parlement, à la différence de Cameron qui a respecté le refus des députés britanniques et aussi d'Obama qui a annoncé qu'il consulterait le Congrès.

Un tel pouvoir de décision sans consultation se justifie quand il y a urgence. Il est impensable quand le Parlement ne soit pas consulté.

Il y avait urgence au Mali. Il fallait agir dans la minute : vous l’avez décidé, vous avez bien fait, et je vous ai soutenu publiquement sans hésitation ni réserve.

En Syrie, la situation n’est pas la même. S’il est peu de doute qu’il existe des armes chimiques (les mêmes ont été si largement utilisées pendant la guerre de 14), les preuves indiscutables de la responsabilité de leur utilisation n’ont pas été apportées, comme l’a reconnu M. Cameron. Le fer et le feu continuent à faire des deux côtés de nombreuses victimes.

Vous créez un précédent : vous allez intervenir sans mandat des Nations unies, sans nos alliés européens, sans l’Otan, dans une action bilatérale avec les États-Unis. Ce que la France reprochait en 2003 à Berlusconi, à Blair, à Aznar, elle va l’accomplir aujourd’hui. Comment interdire à d’autres demain des interventions unilatérales?

Vous allez intervenir avec des buts incertains. Vous annoncez que vous ne voulez pas renverser Assad et peser sur l’issue du conflit!… C’est une déclaration diplomatiquement hypocrite et qui n’a pas de crédibilité.

Il ne s’agit pas d’un "avertissement" : il s’agit d’une intervention faite pour mettre à genoux le régime actuel (à bien des égards détestable) et donner la victoire à ses adversaires.

Qui sont ces adversaires? À qui s’apprête-t-on à donner la Syrie et de larges pans de la région? À des forces fondamentalistes engagées dans une entreprise globale d’instauration de l’islamisme politique, au cœur de l’affrontement séculaire et désormais brûlant entre sunnites et chiites. [Une guerre de religions]

Qui seront les victimes? D’abord ceux que nous frapperons directement, militaires et parfois civils ; ensuite les communautés minoritaires en Syrie, les différentes communautés chiites, les communautés chrétiennes d’Orient (qui adressent une supplique unanime pour qu’on renonce à cette attaque) ; enfin le Liban, dans l’existence et l’équilibre duquel nous avons une responsabilité historique et où des forces françaises sont engagées - et exposées - dans le cadre de la Finul…

La frappe n’est pas non plus la seule solution.

Il est une gamme de rétorsions, de poursuites et de sanctions, conduisant les coupables jusqu’au Tribunal pénal international, qui auraient le même effet dissuasif sans exposer aux mêmes risques. Et qui pourraient, elles, conduire à la seule solution que l’on doive espérer, négociation et solution politique protégeant toutes les minorités. La France a, vis-à-vis de la Syrie, du Liban et des communautés minoritaires religieuses et ethniques de la région, une responsabilité historique et affective.

Et la France a un devoir vis-à-vis d’elle-même!

Nous avons construit une image de la France au travers des décennies : de de Gaulle à Jacques Chirac lors du drame irakien, nous étions le pays qui parlait avec tous, et protégeait l’essentiel. Et ce n’était pas seulement une image : c’était notre identité et notre réalité. C’était un patrimoine pour notre pays.

Monsieur le Président, nous étions nombreux à avoir mis de l’espoir en votre modération et votre équilibre. Vous engagez la France dans une voie périlleuse.

Je souhaite me tromper, mais je voulais vous dire que vous faites courir un grand risque à l’avenir de la Syrie, aux minorités, au Liban, et à une certaine idée de la France qui ne s’aligne pas.

François Bayrou."

dimanche 21 avril 2013

Montée de l'extrême droite: Vidalies nie la responsabilité de Hollande et de son projet de mariage homo

Vidalies détourne l'attention de la politique d'austérité de Hollande

Sa priorité au sociétal ne règle pas les problèmes d'emploi et de pouvoir d'achat

Le ministre des Relations avec le Parlement explique les débordements autour du mariage gay par le contexte économique, notamment.


Ce déploiement disproportionné de forces de police n'est pas réservé aux syndicats mais aux femmes et aux jeunes ! 

Alain Vidalies peut donc en effet estimer qu'"aujourd'hui tous les éléments sont réunis pour la montée de l'extrême droite"... 


Cet ex-popereniste brandit d'ailleurs le risque du Front national au second tour de la présidentielle, dans un entretien avec Le Parisien Dimanche. Communiste à 18 ans, Jean Poperen fut lui-même ministre de François Mitterrand, chargé des Relations avec le Parlement, campa à la gauche du PS et servit  toute sa vie de passerelle socialiste avec le PCF.

"Qui ne voit pas aujourd'hui que tous les ingrédients sont réunis pour la montée de l'extrême droite", insiste ce ministre dont l'extrême droite est le fonds de commerce, à la différence de l'extrême gauche.
ECOUTER une dangereuse intégriste interpelée par Manuel Valls:
Les faits soulignent le caractère d'élucubration des propos de Vidalies. 
A propos de violences, c'est un militants connu de Camping pour tous qui a reçu des coups de poignards et s'est retrouvé à l'hôpital.
Lien PaSiDupes - "Harlem Désir dénonce-t-il les coups de poignards contre Samuel Lafont ?" : Samuel Lafont poignardé ce matin, dans l'indifférence de la presse
Quoi que puisse suggérer Vidalies, c'est pourtant une balllerine noire et plate qui deviendra, peut-être, l'objet totem des débats sur le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe. Brandi par l'UMP Philippe Meunier (UMP, Rhône) dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 avril comme le symbole innocent d'une "jeunesse qui chante" en manifestant son désaccord au texte face à des "CRS casqués et bottés", ce soulier de "jeune fille" souligne la dramatisation d'un membre radical du gouvernement, alors que sa complice, une ministre de tous les Français (?), Christiane Taubira, permet la caricature des opposants ridiculisés en serre-tête et jupe plissée bleu marine.


Alain Vidalies évacue la politique socialo-écolo de Hollande

"Ce phénomène est nourri par trois paramètres : la crise européenne, la suspicion vis-à-vis de la classe politique et la peur des immigrés".


Alain Vidalies évacue la crise morale symbolisée par la fraude fiscale du ministre du Budget, Jérôme Cahuzac.
Il explique que, "dans ces moments-là, si les gens n'ont pas confiance dans ceux qui les représentent, ils trouvent des boucs émissaires, institutionnels, comme l'Europe ou l'étranger". "Hier les juifs, aujourd'hui les musulmans," déraille le sexagénaire, sujet aux réflexes de l'après-guerre 


Hollande s'acharne sur les opposants à son projet, mais néglige l'emploi:



Questionné sur la montée des violences lors des manifestations anti-mariage homosexuel, Vidalies se dit "très inquiet". "C'est d'ailleurs parce qu'il y avait cette situation - des groupuscules d'extrême droite qui s'étaient mêlés aux manifestants-, et cela dès avant le vote au Sénat, qu'il fallait clore ce débat rapidement", se justifie-t-il
ECOUTER une manifestante manifestement  extrémiste: 



Alain Vidalies réfute la radicalisation du débat par le gouvernement et François Hollande.
"Le président n'est pas responsable de l'apparition de groupuscules identitaires et homophobes." 
Et on comprend ainsi quel est l'objet de cet entretien du 21 avril, jour de la manifestation régionale organisée dans l'urgence en conséquence du sprint final de la majorité et de son recours à la procédure dite du "temps programmé" qui accélère - et bâcle - le débat parlementaire. 

Notons que Vidalies a perdu l'un des trois paramètres en route..

A aucun moment le sous-ministre des Relations avec le Parlement n'a condamné l'insultante arrogance de la majorité
Pourtant, indignés, les députés UMP se sont vus qualifiés de "ringards", voire de "neuneu", du fond de l'hémicycle. "Entre ces hurlements de 'ringards' sur ce qui constitue la base de millions de couples français et une vision futuriste, nous nous demandons où nous sommes", a déploré le député-maire de Versailles, François de Mazières.

À propos de la procréation médicalement assistée (PMA), le ministre semble rétropédaler piteusement, renvoyant ce problème à plus tard, admettant enfin les procédés scélérats du pouvoir : "Aujourd'hui, on a besoin d'un peu d'apaisement dans la société sur ces questions."



jeudi 14 mars 2013

Hollande recourt aux ordonnances, bien qu'il ait tous les pouvoirs

Défiant, Hollande dessaisit le Parlement où il a la majorité dans les deux Chambres




"Moi président de la République, 
j'engagerai de grands débats"
(F. Hollande, 2 mai 2012)
 


Ayrault: "Le recours aux ordonnances ne peut être qu'exceptionnel"

Mercredi, François Hollande a fait savoir, par les voix de la porte-parole du gouvernement, 
Najat Vallaud-Belkacem, et du président du groupe socialiste au Sénat, François Rebsamen, qu’il envisage de légiférer "par ordonnances" afin d’accélérer le rythme des réformes.

Il serait "effectivement détestable" que ce soit "une manière quotidienne de légiférer", a admis Jean-Marc Ayrault jeudi à ...Ottawa,  au cours d'une conférence de presse avec son homologue canadien Stephen Harper.

Et d'assurer contre l''évidence: "Je ne renie pas les critiques que j'ai pu faire à une certaine époque" contre le recours à cette procédure qui autorise le gouvernement à légiférer par ordonnances, sur autorisation du Parlement qui doit, après coup, ratifier les mesures décidées.


Alors que l'hypothèse d'un recours aux ordonnances a été évoquée mercredi par le gouvernement et la majorité PS, Jean-Marc Ayrault a précisé qu'il s'agit "uniquement de traiter un problème" de "complexité des normes", notamment en matière de "construction de logements".


Plusieurs élus de l'opposition se sont insurgés contre cette méthode pour "court-circuiter le débat parlementaire"


Des députés UMP ont jugé "saugrenu et grotesque" que le gouvernement légifère par ordonnances.

Il n'y avait pas le feu au lac jusqu'ici, mais voilà que la maison Hollande est, semble-t-elle, en flammes, selon la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem et le président des sénateurs PS, François Rebsamen, interrogés mercredi : il faut tout à coup " réformer plus vite".
Quant au petit Cazeneuve, le ministre des relations avec le Parlement, il a  ensuite avoué que cette procédure "exceptionnelle pourrait concerner non pas seulement le logement, mais aussi l’urbanisme...



L’ex-président de l’Assemblée nationale, l'UMP Bernard Accoyer, a dénoncé cette procédure de court-circuitage du débat parlementaire": "le recours aux ordonnances empêche le Parlement de débattre au fond car il prive les parlementaires de la possibilité d’amender les projets de loi gouvernementaux".
"En vérité, a ajouté Bernard. Accoyer, il s’agit pour le gouvernement de mettre au pas, à l’Assemblée nationale, une majorité de plus en plus tiraillée, d’empêcher l’opposition de défendre des propositions alternatives" et "d’escamoter le débat au Sénat où le rejet répété des projets gouvernementaux démontre qu’il n’y existe pas de majorité pour soutenir le gouvernement".

Prendre des ordonnances "peut faciliter effectivement la prise de décision dans des cas très précis mais je ne pense pas qu’aujourd’hui la manière dont le gouvernement veut utiliser les ordonnances soit la bonne", a dit le député UMP, et ex-ministre des relations avec le Parlement, Patrick Ollier, dans les couloirs de l’Assemblée.
Sur le cas particulier de l’urbanisme, "pourquoi le gouvernement veut-il utiliser les ordonnances sur un sujet qui ne le mérite pas ?", s’est-il en effet interrogé. 
Selon lui, "des décrets permettent d’aller très vite, et le vote d’une loi simple permet d’aller aussi vite que des ordonnances", a-t-il expliqué, inquiet des arrières-pensées de l'exécutif, car avant celles-ci, "il faut voter une loi d’habilitation et après il faut les ratifier".
"Le gouvernement a des difficultés avec sa propre majorité à l’Assemblée nationale, quand on voit les tensions qu’il y a entre écologistes, socialistes, gauche de la gauche, et je comprends que le gouvernement souhaite utiliser ce genre de moyens qui évite ce genre de difficultés. Mais nous serons là pour le dénoncer", a-t-il ajouté.

Pour le député de l’Oise Eric Woerth, ex-ministre UMP, qui s’exprimait aussi dans les couloirs de l’Assemblée, "c’est une idée saugrenue et grotesque", ajoutant : "Je ne me souviens pas de textes importants sur lesquels nous ayons légiféré par ordonnance."
"Même pendant la crise, nous ne l’avons pas fait. On a toujours respecté les droits du Parlement. Et je ne vois pas ce que le Parlement retarde en terme de débat depuis dix mois : il n’y a pas eu de retards dus au Parlement, il y a eu une amélioration des textes et puis évidemment la libre expression de l’opposition", a-t-il dit.

Souvent le socialiste Hollande varie


En 2005, sur Europe 1, l'actuel président critiquait l’utilisation des ordonnances, quand ils étaient dans l’opposition. 

Devoir de mémoire
Alors Premier ministre, Dominique de Villepin adopte, par ordonnance, des mesures d’urgence pour l’emploi, à commencer par le Contrat nouvelle embauche. François Hollande, alors premier secrétaire du Parti socialiste, s’élève aussitôt au micro d’Europe 1 contre ce qu’il estime être non pas seulement une aggravation de la précarité pour les travailleurs, mais   une "méthode détestable pour le Parlement."  Le 8 juin 2005, à la tribune de l’Assemblée nationale, il prend parti contre, comme à l'habitude: "Sur les questions essentielles de l'emploi et de la lutte contre le chômage, vous annoncez que vous allez recourir à la procédure des ordonnances, c'est-à-dire au dessaisissement du Parlement. Mais votre propre majorité devrait s'insurger contre une telle façon de faire !", lance-t-il sous les acclamations des bancs de l’opposition. 
Et le député de Corrèze se montre mêmer menaçant : "si vous décidez de toucher par ordonnances au code du travail, vous prenez la responsabilité d'ouvrir à la rentrée un conflit avec le pays."

VOIR et ENTENDRE François Hollande sur Europe 1, le 3 août 2005 :


La privatisation des autoroutes, décidée par la majorité, est également un motif de colère pour le patron des socialistes de l’époque. "Le gouvernement avait prévu de le faire sans saisir le Parlement et en manquant à toutes les règles de transparence. C’est une mauvaise décision, et une mauvaise méthode car on prive le Parlement de toute information et de toute transparence", brocardait François Hollande sur Europe 1, marchant ici dans les pas de François Bayrou, meneur de la fronde.

Les futurs ministres PS ont la mémoire courteArnaud Montebourg s'était fait l'écho véhément de Hollande, y voyant lui aussi un choix "insultant pour les partenaires sociaux, pour la représentation nationale et pour les Français". Et que voit-il donc aujourd'hui, l'avaleur de couleuvres accroché à son maroquin ?

Mais le rebelle le plus grotesque était déjà sans conteste le patron du groupe socialiste d’alors.
S’adressant au Premier ministre Dominique de Villepin, Jean-Marc Ayrault se lança dans un argumentaire "croquignolesque", retrouvé dans les archives de l’Assemblée nationale, et dont Europe1.fr vous offre lecture :

Les ordonnances, Hollande détestait ça


Pas de changement donc, toujours pas de cohérence non plus

Hollande utilise à son tour la procédure qu'il dénonçait

Lorsqu'il était député, François Hollande poussait des cris d'orfraie contre le recours aux ordonnances. "C'est le mépris du Parlement", accusait-il en juin 2005. Le candidat  promettait concertation et débat, mais dix mois plus tard le président veut avoir les coudées franches pour simplifier de simples normes ! A moins qu'il ne prenne tout le monde par surprise à propos non plus "simplement" de logements, mais déjà aussi d'urbanisme: compte-t-il donc plutôt lancer un de ces vastes programmes de grands travaux dont la gauche raffole: une grande piscine Martine Aubry, un immeuble gigantesque pour la BPI, banque Royal, ou encore une méga maison des associations François Hollande ?…
Côté incohérence, Hollande n'a pas tout dit, mais il a commencé par consacrer du temps et de l'énergie au sociétal, telle la réforme du "mariage" pour tous dont l'urgence n'apparaît pourtant pas au prime abord. Et le voilà qui réclame maintenant de pouvoir légiférer par ordonnances pour aller vite... Sans mépris aucun pour le Parlement, bien sûr: "Loin de moi l'idée de mettre en accusation les élus. C'est trop commode", s'est-il néanmoins défendu mardi en Côte-d'Or... Le bonhomme veut sans doute les décharger !
Le Président du groupe UDI-UC au Sénat, François Zocchetto, se dit néanmoins "scandalisé". "Le recours aux ordonnances est le symbole même du dessaisissement du pouvoir du Parlement par l'exécutif", dénonce-t-il.

L'exécutif socialo-écolo apporte de l'eau au moulin de l'opposition disposée à déposer une motion de censure
L'Assemblée nationale débattra le mercredi 20 mars de la motion de censure que doit déposer en fin de semaine le groupe UMP contre la politique économique du gouvernement, a-t-on appris mardi de sources parlementaires. Jean-François Copé, président de l'UMP.

Le président socialiste a jeté le trouble jusque dans sa propre famille politique.
Président du groupe des écolos radicaux EELV (Europe Ecologie-les Verts) au Sénat, Jean-Vincent Placé a ainsi fait part de son étonnement. "À quand les pleins pouvoirs ?" a-t-il tweeté. Soupçonnerait-il Hollande de virer au chavisme?...
"Un recours aux ordonnances serait une étrange façon de revaloriser le rôle du Parlement", s'est pour sa part inquiété le député chevènementiste (MRC) Jean-Luc Laurent.