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jeudi 17 décembre 2015

A Bercy, Sapin jette des milliards d'euros de TVA par les fenêtres

Dette publique non maîtrisée et gaspillage du fruit de l'impôt... 

Cohérence: S. Royal met la pression sur 
la grande distribution pour qu'elle lutte contre le gaspillage alimentaire, mais Bercy gaspille la TVA...
B.Obama et F.Hollande ont dîné en grand équipage, lors de la COP21,
lundi 30 novembre, à L'Ambroisie, un grand restaurant parisien de la place des Vosges
Tandis que, le 27 août dernier, la ministre de l’Ecologie stigmatisait la filière, Michel Sapin laissait filer l'argent public.  La Cour des comptes a présenté ce mercredi ses conclusions sur l'efficacité de la taxe sur la valeur ajoutée. Si elle reste l'impôt le plus rentable de France, la TVA pourrait rapporter bien davantage à l'Etat. 
Un festin dans les poubelles
de L'Ambroisie
Or, Valls et Sapin cherchent pourtant désespérément à financer les dépenses publiques en nous faisant les poches. La dernière ? Une campagne menée par sa presse, à l'instigation du gouvernement, pour supprimer le taux réduit de TVA, qui coûte plus qu'il ne rapporte, mais supprimer le taux particulier à 2,1 % (médicaments remboursables par la sécurité sociale ou certains spectacles) et celui à 5,5 % (produits alimentaires, équipements et services pour handicapés, abonnements gaz et électricité, fourniture de repas dans les cantines scolaires, etc... ) - loi de finances pour 2014 (art. 6), votée par les margoulins de la majorité présidentielle, c'est les faire passer à 7, voire 10%... 

Dans un récent rapport, la Cour des comptes critique l'inefficacité de la baisse de la TVA dans la restauration. 
Tous les Français, peu ou prou, connaissent la TVA: c'est en effet l'impôt qui grève lourdement leur budget au quotidien, mais qu'ils sentent le moins passer et qui rapporte le plus aux caisses de l'Etat. 156 milliards d'euros en sont attendus en 2016.
Claude Bartolone en a eu un pic de tension (lien PaSiDupes)...  Il a pris 10 jours d'arrêt maladie, à compter du lendemain des Régionales qu'il a perdues  pour la gauche en Ile-de-France... 

Une incohérence de plus des bras cassés au pouvoir

La Maison de l'Amérique latine, 
la cantine des socialistes
Cet impôt qui frappe tous les consommateurs également, riches ou pauvres, n'était déjà pas populaire. Or, ce rapport de la Cour des Comptes ajoute encore une couche au débat parlementaire sur la taxe tampon controversée (et les couches pour enfants ou vieillards et malades hospitalisés) ou encore le scandale du site révolutionnaire Mediapart qui réclamait, en vain, des contribuables un surcroît de charge fiscale par alignement sur celui des media traditionnels, imprimés et donc de bénéficier d'un taux réduit. 

Les recettes de l'Etat pourraient pourtant être encore bien plus élevées. 
Ce mercredi, la Cour des comptes a publié un rapport sur l'efficacité du dispositif, lequel est assimilable à la gabegie des républiques bananières. Ses conclusions sont particulièrement critiques. Au moment de sa création, la TVA avait l'avantage de sa simplicité, synonyme d'efficacité. 
Mais elle a été peu à peu détournée de sa finalité. A la différence de la presse qui ne manque jamais une occasion de salir le quinquennat précédent, la Cour ne prend par les cinq dernières années en référence, mais les media devraient rapidement corriger cette lacune... Depuis le 1er janvier 2014, le taux intermédiaire a en effet déjà été élevé à 10% dans la restauration, contre 7% auparavant. 
Alors qu'elle devait initialement se contenter d'alimenter le budget de l'Etat, la TVA a subi de profonds changements, des retouches à portée politique, à des fins de redistribution ou de compétitivité. Autant de réformes qui ont fini par ébrécher son assiette et entailler ses recettes.
Au final, les pertes se chiffrent, selon le rapport, à plusieurs milliards d'euros. 
Pour aider le ministère des Finances à lutter contre son propre gaspillage, la Cour des comptes souligne trois écueils majeurs. 
1. Des choix inefficaces 
Difficile d'y voir clair, il est vrai, dans le fonctionnement de la TVA. Il existe aujourd'hui tout un éventail de taux qui alourdissent son recouvrement et sa compréhension. Au total, la Cour des comptes recense quelque 150 mesures dérogatoires qui représentent un manque à gagner global de 48 milliards d'euros. Le rapport ne préconise pas l'unification des taux, qui ne serait pas forcément légitime. Des taux réduits peuvent tout à fait être justifiés par des considérations sociales. 
Mais la Cour recense certaines incohérences, et surtout des choix inefficaces. Le taux réduit pour la restauration par exemple maintenu sous la présidence de François Hollande. Outre son coût élevé (2,6 milliards d'euros par an), il n'aurait permis de créer que 6.000 à 9.000 emplois entre 2009 et 2012, pour un coût par emploi compris entre 175.000 et 262.000 euros. Mais surtout, les entreprises n'en n'ont pas du tout profité pour diminuer les prix à la consommation. Le rattrapage des salaires de la restauration n'a permis de répercuter la baisse des taux (fixé à 10%) qu'à hauteur de 20% sur la note des clients, selon le rapport. 20% qui n'ont toutefois pas seulement profité aux ménages les plus aisés, puisque la restauration rapide attire les familles à revenus modestes proportionnellement davantage que les nantis. 


Le restaurant L'Ambroisie possède 3 étoiles Michelin.

2.
Un système trop facile à contourner 
De nombreuses entreprises parviennent d'ailleurs, sans difficulté, à échapper au reversement de la TVA. Il existe tout un arsenal de logiciels capables de refacturer a posteriori une transaction pour éviter de payer à l'Etat ce qu'il réclame. Une technique qui favorise également le travail au noir. Au total, bien que très difficile à chiffrer, la fraude diminuerait les recettes de TVA d'au moins 10 milliards d'euros. Le gouvernement a promis de s'attaquer à ce problème. Le 1er octobre, le ministre des Finances Michel Sapin a annoncé l'obligation pour les professionnels de s'équiper d'un logiciel d'encaissement agréé, censé rendre impossible la manipulation. Et puis, nombre de sites de e-commerce, de petite taille, ne s'inscrivent pas auprès de l'administration française. Un rapport sénatorial publié en septembre dernier révélait que sur 715.000 sites de commerce en ligne au sein de l'Union européenne, seuls 979 étaient correctement enregistrés en France.  Il n'empêche que Sapin ne peut lancer la chasse aux fraudeurs avant d'avoir assaini la gestion de la TVA depuis Bercy.

3. L'inconstance des politiques menées
Le gouvernement Valls est visiblement tenté d'actionner le levier de la TVA pour financer une ou plusieurs mesures économiques. Le prélèvement a l'avantage d'être particulièrement indolore pour les consommateurs, les premiers payeurs. Pour se justifier, l'exécutif socialiste évoque incidemment le 1er mars 2012, quand Nicolas Sarkozy fit voter sa TVA sociale. Son principe était simple: il s'agissait de porter le taux normal de TVA de 19,6% à 21,2% pour financer des baisses de charges accordées aux entreprises et à la relance de l'économie et ainsi lutter contre le chômage. Autrement dit, il s'agissait de redonner des marges d'investissement aux entreprises pour maintenir l'emploi et le pouvoir d'achat des ménages. 
Mais, la différence réside dans les engagements mensongers du candidat de la gauche en campagne présidentielle, le candidat Hollande avait promis de supprimer le dispositif. En septembre dernier, il concédait avoir fait une erreur à ce sujet...

L'excuse classique : la France n'est pas la seule à avoir mis en oeuvre ce mécanisme de dévaluation fiscale

Et excuse juste pourrie, puisqu'elle est le seul pays à ne pas en faire le meilleur usage possible...

La gauche caviar s'empiffre Chez Laurent,

autour de François Hollande

De nombreux pays européens, dont l'Allemagne, ont déjà franchi le pas. Le rapport reconnaît des effets bénéfiques de court terme. Les exportations étant exonérées de TVA, la hausse du taux, couplée à une baisse des charges productives, permettent de conférer aux entreprises françaises un avantage comparatif vis-à-vis des partenaires commerciaux. Néanmoins, cet effet a tendance à s'estomper sur le long terme. Parce que les pays voisins finissent toujours, eux aussi, à adapter leur fiscalité. Pour la Cour des comptes, la France aurait tout-à-fait pu miser sur ce levier. Ses taux restent aujourd'hui inférieurs à la moyenne européenne. Mais l'urgence serait moins présente désormais, depuis que la mise en place du CICE et du Pacte de responsabilité "ont réduit l'acuité du débat sur la dévaluation fiscale en France".
On ne sait pas chiffrer la perte pour la France
Mais le manque à gagner total est évalué à 168 milliards d'euros dans l'ensemble de l'Union européenne. Certains avancent toutefois que les plus importants manques à gagner sont réalisés, "sans surprise" selon Le Point, par les plus grandes économies européennes, l'Italie (47,5 milliards d'euros), l'Allemagne (24,8 milliards d'euros) et la France (14 milliards d'euros); soit déjà la moitié à quatre. De la Grèce ne parlons pas... Retenons seulement que si la France est la bonne élève de la classe européenne, la suppression des taux réduits ne presse pas... 
D'autant qu'en matière de gaspillage alimentaire, entre 90 et 140 kg de nourriture par habitant sont perdus chaque année sur l’ensemble de la chaîne (de la production à la consommation).

dimanche 19 avril 2015

#JeNeSuisPasCharlie: quand Hollande veut censurer la Une de Charlie hebdo

L'incohérent président "normal" rigole sur Canal+, mais ne défilera plus pour Charlie...

Hollande juge 
"indécent et déplacé" ce dessin en Une de Charlie ! 

Il s'était affiché  en grandes pompes dans les rues de Paris pour la défense de la liberté d'expression, mais Hollande s’est aussi  illustré dans une déclaration que les media serviles tentent d'occulter.
Guignol de l'info aujourd'hui sur Canal+, l'hypocrite a déclaré aux micros de Russia Today jeudi 19 mars 2015 qu’il trouve intolérable le dénigrement de son action kamikaze aux commandes de l'Etat: craindrait-il d'être interné? La nouvelle couverture de Charlie Hebdo serait "indécente et déplacée" à son goût. Celle-ci faisait référence à la catastrophe en Argentine et à celle qui attendait le PS lors des prochaines élections départementales. Un mois plus tard, jour pour jour, son show politique du 19 avril sur Canal+ apparaît donc particulièrement "indécent et déplacée." 

Il a sommé Riss, dessinateur de la Une et rédacteur-en-chef de Charlie Hebdo, de supprimer cette Une 
Le Dr Pelloux dans l'affliction essuie, 
sur l'épaule présidentielle, la crotte 
larguée par un pigeon d'opposition 
et de la remplacer par un dessin plus politiquement correct. Consacré à Nicolas Sarkozy ? Une exigence incohérente avec sa proclamation #JeSuisCharlie. D'autant qu'il n'était plus matériellement possible à Charlie Hebdo de modifier sa Une. Il aurait fallu une réimpression, mais l'hebdomadaire ne se vend plus guère à nouveau, et les manipulés qui, sous le coup de l'émotion, s'étaient abonnés à l'aveugle, ne s'en servent plus qu'à emballer le saucisson pur porc. Ne restait plus à cet "exécutif fort" qu'à faire ordonner la saisie du journal satirique, au risque d'ébruiter l'affaire.

La presse française solidaire s'est bien gardée d'informer la population

La déontologie professionnelle ne l'a pas gênée aux entournures.  Les a priori inspirés par Laurent Fabius à l'égard de Poutine suscitent souvent la méfiance des quotidiens français à l'égard du journal Russia Today pour sa proximité avec le Kremlin et, dans le cas improbable de sursaut éthique de la profession,  il faut donc s'attendre à une accusation de propagande contre l’Europe.

#JesuisCharlie  bouge-t-il encore ?

L'opération médiatique de trop: l'insouciance de Hollande risque d'irriter une majorité de Français

François Hollande chez les bobos: une stratégie de débunkerisation... en studio 

"Les bobos plutôt que les prolos"

Le chef de l'Etat se réfugiera chez ses amis de Canal+ pour donner un long entretien en direct dans l'émission "Le Supplément" ce dimanche  19 avril à midi, une initiative qui ne trompe déjà personne pour tenter de retisser des liens, non pas avec la jeunesse en déshérence, mais avec les jeunes branchés, alors que les travailleurs, militants communistes et de la CGT, passent de l'extrême gauche au Front national et que les fonctionnaires se mettent en grève, tels les enseignants, le 19 mai prochain.

Le médiatique, le sociétal et la rhétorique au secours de l'économie socialiste
Pour ses trois ans à l'Elysée, François Hollande s'est cherché dans le 11e arrondissement de Paris un carré de résistants à l'austérité et tente donc de se faire entendre des jeunes socialo-bobos. Une posture aussi inattendue que forcée d'un président socialiste pour dissimuler l'absence de résultats et de grands projets. 

A partir de 12h30, le chef de l'Etat "se soumettra à la règle du jeu de cette émission dominicale d'"infotainment" ou de  "politique spectacle", en français, qui mêle information et divertissement, dans la droite ligne de l'"esprit Canal" incarné par son animatrice Maïtena Biraben. C'est donc avec une désinvolture certaine, qu'il choisit donc un segment privilégié de la population jugé a priori plus réceptif à son périlleux exercice de valorisation des retombées en France des redressements à l'étranger et de maquillage des échecs de sa politique personnelle.

Deux semaines avant la date anniversaire du 6 mai 2012, l'entourage du chef de l'Etat a visiblement ressenti l'urgence à "prendre la main" et imprimer "le ton et l'esprit" d'un "bilan (sic) et d'une perspective"de ce quinquennat (aucun espoir à avoir, donc) avant que d'autres ne s'en chargent à sa place. Ce qu'il résume d'une formule :Agir pour ne pas subir."

L'Elysée croit innover
B. Clinton en Blues Brother


Mais, avant Flanby, les présidents américains Bill Clinton et Barack Obama s'étaient prêtés à ce type de show politique à la télévision: le premier en jouant au "sexophone" et le deuxième en se faisant des grimaces dans un miroir.
 
C'est donc ainsi qu'à son tour et avec ses petits moyens, Hollande tentera de terroriser les terroristes islamistes... 

"C'est un pari" de Gaspard Gantzer, le mauvais petit génie de Hollande

Gaspard Gantzer, un conseiller branché,
voire très cool et même shooté
Chaîne militante, Canal+ s'y est collée, au vu de l'état de délabrement de l'exécutif. C'est en effet la première fois qu'un "président en exercice" (c'est une formule consacrée !) se fait inviter sur le plateau de la chaîne à péage. Monsieur Petite Blague compte faire bonne figure parmi les "Guignols de l'Info".

Sur le fond, il ne faut évidemment pas attendre de grandes annonces. L'entourage du président évoque tout juste de possibles précisions concernant la loi sur le dialogue social qui doit être présentée mercredi prochain en Conseil des ministres, du compte personnel d'activité, du numérique ou de la simplification administrative. Il repousse d'éventuelles grandes annonces aux 20 Heures ou aux grands rendez-vous politiques de première partie de soirée, explique l'Elysée via Canal+.

"Le Supplément" proposera quatre reportages: 
un suivi pas à pas du chef de l'Etat pendant une semaine, la lutte contre le terrorisme, la montée du Front national et l'éducation. Les chroniqueurs de l'émission ne manqueront pas de moquer le président "normal".
L'Elysée a aussi validé que "l'inspecteur Beaugé" puisse amuser la galerie sur le négligé vestimentaire du président, que Cyrille Eldin puisse ensuite diffuser une sélection de réactions d'acteurs politiques sur l'image et l'action de François Hollande, et que Vincent Dedienne puisse enfin délirer sur une biographie "interdite" du chef de l'Etat. Du futile, pour un direct en somme très encadré. 
"Ca risque de mettre en avant un président dédramatisant la situation du pays, un président qui, plutôt que de parler de son absence de résultats, va être en complicité avec les journalistes, faire des bons mots, plaisanter avec son sens réputé de la répartie", justifie le politologue Frédéric Dabi (Ifop) dans Le Monde, le journal des trois multimillionnaires socialistes Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Xavier Niel.
Une prestation qui ne fera pas avancer le schmilblick
"C'est un pari. A bien des aspects, il y a un côté Mitterrand-Mourousi, une émission qui casse les codes", ajoute-t-il en désespoir de cause, en référence à l'ex-président socialiste qui s'était prêté en 1985 à un entretien au style décalé du journaliste Yves Mourousi.

Pour le couple qui rentre du marché bio"

Cette mise en danger de l'image présidentielle est assumée par l'Elysée, d'autant que François Hollande lui-même résiste rarement à un bon mot. Un exemple : pour la promotion de ce coup médiatique dans une séquence diffusée vendredi par Canal+, on le voit attablé dans les jardins de l'Elysée avec des patrons américains qui lui demandent des nouvelles de Philae, sa turbulente et affectueuse femelle labrador qu'il envoie chercher avec ce commentaire amusé : "si ça peut créer des emplois..."

Le choix de l'émission de Canal+ s'impose comme une nouvelle pierre d'angle de la stratégie "bobo" du palais présidentielle. Si l'audience du "Supplément" s'avère modeste (autour du million de téléspectateurs), elle est particulièrement ciblée sur les 25-40 ans.
"C'est une émission qui lui permet de toucher la gauche Canal+ : les bobos et cette élite de gauche des villes qui constitue son socle électoral", assure Philippe Moreau Chevrolet, expert en communication du cabinet de conseil MCBG qui porte son nom.
En clair, "c'est pour le jeune couple qui vient de rentrer du marché bio", s'amuse un proche du chef de l'Etat. La France profonde vue du Marais ou du 11e arrondissement de Paris, comme on voudra, n'en déplaise aux quartiers: c'est aux porte-feuilles garnis des homosexuels et aux livrets d'épargne menacés des classes moyennes que s'adresse le président socialiste.

Pour Jean-Daniel Lévy, de l'institut de sondages Harris Interactive, le président aurait tout à gagner à se montrer sincère, y compris lors des séquences humoristiques :
"Ce qu'on demande aux politiques en France, c'est d'avoir une forme de cohérence, d'être soi-même. S'il donne l'impression de faire de la com', ce ne sera pas bon. En revanche, s'il y a une forme de sincérité, il peut en tirer bénéfice, même si une seule émission ne change pas tout."
Un temps de propagande exceptionnel et abusif privilégiant le secteur privé
Alors que le service public de Radio France sort blessée  et frustré de 28 jours d'une grève dure, ces 2 longues heures de direct sur Canal+ sont une provocation. Elles font suite à un passage du Premier ministre, Manuel Valls, dans "Conversation secrète" de Michel Denisot, où il s'adressait déjà à un public "bobo". Plus tôt encore, le chef de l'Etat avait accordé un entretien à "Society", le nouveau magazine branché des jeunes urbains.

Le sombre bilan de Hollande, le socialo-bobo

Si l'exercice du Bébête Show revisité par Gaspard s'avère risqué, il est devenu moins compliqué pour François Hollande que d'aller sur le plateau d'un JT et moins périlleux que de laisser les Français en colère l'approcher dans ses déplacements: les foules sont en effet tenues à distance. Il n'est d'ailleurs pas mieux respecté à l'étranger, comme l'atteste le doigt d'honneur (ci-dessus) dont l'a gratifié à Berne un jeune de la diversité hélvète lors d'un "ego-portrait" insultant.

L'émission de Canal+ servira à contre-balancer l'image  de terroriste que son premier ministre donne de l'exécutif à l'Assemblée nationale. Ironie de la situation que ses conseillers n'ont pas entrevue, outre que Hollande n'a encore aucune nouvelle mesure dans sa besace, il apparaîtra, bon enfant, au moment où se débat au Parlement son projet liberticide de loi renseignement. Dans cette opération, il n'aura d'autre aspiration que de paraître sympathique et de répéter encore et encore que "les résultats vont venir". En effet, en attendant les hypothétiques effets de sa politique ou, moins problématique d'une reprise économique venue de l'extérieur -qu'il qualifie d'ailleurs lui-même de "fragile"-, le chef de l'Etat doit affronter un bilan plutôt sombre avec, en premier lieu, un chômage record et un pouvoir d'achat en berne, sanctionnés par une série de défaites électorales et une impopularité abyssale. Sans parler des abcès de fixation sur les politiques et personnalités des ministres Taubira pour son laxisme,  et Vallaud-Belkacem pour ses réformes mal vécues des rythmes et du calendrier scolaires, ainsi que sur l'accompagnement des sorties scolaires par des mères voilées lequel l'oppose à Vincent Peillon, comme -semble-t-il- à François Hollande. C'est ainsi que, comme il se doit, le joli mois de mai sera ponctué de grèves déjà annoncées.

Le branquignol aurait de l'expérience !
Même si les forces de police ont géré au mieux les attentats de janvier à Paris, les sondages montrent que le président Hollande n'est pas  parvenu à capitaliser dessus et à présidentialiser son image de chef d'Etat. Deux heures pour trois ans de saccage peuvent-elles réussir là où des événements aussi tragiques et leur instrumentalisation par l'internationale socialiste en représentation dans les rues de Paris ont échoué à restaurer le plâtre de la statue présidentielle endommagée par trois années de mesures économiques contradictoires et démotivantes ? L'embellie dans les sondages n'aura d'ailleurs duré que le temps du slogan contesté de #JeSuisCharlie. Seuls 21% des Français se disent encore satisfaits de son action, selon le "Journal du Dimanche". Il fallait donc agir.
 
Mais se montrer sous son meilleur angle d'humoriste ne démontre pas que le président a pris véritablement conscience de la situation du pays et du profond malaise que les socialistes entretiennent. Dans cette posture choisie et assumée du "Tout va très bien, Madame la marquise", Pépère - qui n'est pas dans l'état d'esprit  approprié à la situation - ne peut qu'irriter les Français plongés dans les difficultés.   

Au moment même où François Hollande s'exprimera, les militants de l'UMP seront sur les marchés pour une distribution de tracts intitulés :
"Un supplément de Hollande ? Non merci."
Ils entendent dénoncer les "103 impôts créés ou augmentés" au cours de son mandat ou "la politique laxiste de Christiane Taubira". Pas de quoi rigoler.

vendredi 3 mai 2013

Hollande laisse Montebourg et Moscovici tirer l'économie à hue et à dia

Hollande tire des bords quand l'économie chavire

Hollande, capitaine fantôme d'un bateau ivre 
Ils disent qu'ils savent où ils vont  !

Hollande, c'est le sectarisme au pouvoir

La gauche stigmatise les Français qui refusent le vote arraché en faveur du mariage homosexuel, mais les analystes, experts et autres décrypteurs ne jugent plus anti-républicain l'appel  des très républicains communistes à manifester avec Mélenchon contre le texte voté de l'amnistie sociale.

L'incohérence idéologique au poste de pilotage 

Parallèlement, le sectaire Montebourg, celui qui soutenait les candidatures du Panaméen NetOil, depuis juillet 2012 et celle du libyen Murzuq Oil, repreneurs potentiels de Petroplus, s'oppose aujourd'hui à la reprise de Dailymotion par Yahoo !

Mélenchon: "Si Montebourg est viré du gouvernement, il est le bienvenu au Front de Gauche" 

Invité vendredi matin sur BFMTV,
Jean-Luc Mélenchon a soutenu la démarche protectionniste d'Arnaud Montebourg, qui a bloqué jeudi la vente de Dailymotion à Yahoo!. 
Retour du patriotisme économique: "Il s'agit de notre indépendance, de notre capacité à être souverain. Brader Dailymotion à Yahoo! c'est le fruit d'un esprit qui ne sait plus très bien où sont ses responsabilités", a affirmé Jean-Luc Mélenchon en allusion, d'une part  à Pierre Moscovici et  Fleur Pellerin, au gouvenement et, d'autre part à Stéphane Richard, patron d'Orange, propriétaire de Dailymotion, et aux patrons qui, selon lui, n'"ont à l'esprit que des tiroirs-caisse". "La loi du fric l'emporte sur les circonstances", a-t-il lancé. 

Hollande est l'otage de Montebourg
Il a fait le choix de le nommer ministre pour le réduire au silence:  l'électron libre du PS est en effet arrivé 3e aux primaires socialistes et pouvait lui mener la vie dure à l'extérieur du gouvernement, mais une fois dans la place, il y met  Sur l'affrontement Montebourg-Moscovici, Hollande reste coi:

Puis,
interrogé sur sa manifestation "coup de balai" de dimanche, Jean-Luc Mélenchon a racolé la gauche du gouvernement, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, qu'il souhaiterait voir grossir les rangs des manifestants. "Arnaud Montebourg aurait sa place naturelle avec nous à la Bastille dimanche. Comme nous, il [Montebourg] est contre l'austérité et la finance. Mais il a fait un autre choix tactique en entrant au gouvernement", a souligné Jean-Luc Mélenchon.

En 2002, Montebourg considérait déjà que "le programme de Lionel Jospin, c’est celui de François Bayrou, le candidat du centre-droit, mais en moins bon".
VOIR et ENTENDRE
Montebourg tacler Jospin:
Et de tendre directement la main au ministre du Redressement productif,  en délicatesse avec le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. "Je veux lui dire que nous serons toujours avec lui tant qu'il défendra l'emploi. Et si jamais François Hollande ne le garde pas dans son gouvernement, il sera le bienvenu chez nous". 



"Le 16 mai, il va en cuire au gouvernement" 
Le point de friction est le projet de la loi d'amnistie sociale publiquement désavoué par le gouvernement
Jean-Luc Mélenchon n'a toujours pas digéré le texte pourtant adopté au Sénat à l'initiative du Front de Gauche et des communistes. "François Hollande m'a trahi, il m'a menti", a-t-il accusé avant de lui lancer un avertissement: "le 16 mai, il va lui en cuire", en référence au jour où le texte sera présenté à l'Assemblée et pour lequel Jean-Luc Mélenchon a déjà appelé les parlementaires socialistes à aller contre le gouvernement pour voter le texte. 

Le remaniement selon Mélenchon 
Enfin, Jean-Luc Mélenchon a déjà son idée de ce à quoi pourrait un gouvernement de VIe République. "Je suis prêt à démarrer demain, il y a déjà les personnes qu'il faut", a-t-il affirmé.

Garder Arnaud Montebourg et "mettre Eva Joly à la Justice", voilà deux des pistes que pourraient proposer Jean-Luc Mélenchon s'il devenait Premier ministre, un poste pour lequel il affirme se tenir prêt. Si François Hollande "me le demande, bien sûr j'irai", a-t-il soutenu.
Le choix est entre la peste et le choléra !

vendredi 15 mars 2013

Hollande ne craint pas d'armer les rebelles syriens

L'opposition dénonce l'incohérence d'un soutien en Syrie et d'une intervention au Mali
Gribouille se jette dans le ruisseau
pour se protéger de la pluie...


Gribouille est-il lucide ? 
Ou d'une sottise affligeante qui conduit  à des situations dangereuses


L'opposition française a mis en garde contre les risques liés à la livraison d'armes aux rebelles syriens annoncée par Hollande et Cameron pour chasser Bachar al Assad du pouvoir après deux ans de guerre civile.
Au Conseil européen de Bruxelles où ils ont plaidé pour une levée de l'embargo de l'Europe au bénéfice des rebelles au pouvoir légitime.

François Hollande balaie les accusations contre sa politique "folle" d'"apprenti-sorcier", opposant sa ..."cohérence" et sa "responsabilité", tout en polémiquant sur es conseils que lui avaient prodigués sur ce sujet l'ancien président Nicolas Sarkozy et des ténors de l'UMP, dans une lettre l'été dernier.
"A peine étais-je élu qu'on me demandait de faire pour la Syrie une aide qui n'avait pas été prévue jusque là", a-t-il rappelé . 
Le détricoteur de l'Elysée se justifie en évoquant une nécessaire ..."continuité, au-delà des alternances" sur ce dossier. 
Le "sale mec" continue d'évoquer le pouvoir précédent sans le nommer. "Certains me demandaient même d'aller à Moscou cet été en toute hâte et de demander à Mme Merkel de m'accompagner pour convaincre M. Poutine". "Certains me demandaient de livrer des armes déjà à cette époque, les mêmes qui aujourd'hui s'interrogent ou s'alarment", a encore dénoncé le président de la gauche.

Hollande est-il  bien malin ? 

Le projet franco-britannique a suscité des inquiétudes dans l'opposition, qui a pointé le risque de voir les armes tomber entre les mains de groupes djihadistes armés opérant en Syrie et dans la région.
"A qui livre-t-on des armes ?", s'est ainsi interrogé François Bayrou sur Europe 1. "Il y a des gens très bien dans la résistance syrienne et puis il y a des fondamentalistes".
"On a vu en Libye ce que faisaient les livraisons d'armes et le fait que ça se répandait dans toute la région et que nous ayons ensuite à les affronter", a ajouté le leader centriste.

Une inquiétude partagée par l'ancien ministre de la Défense et président du Nouveau Centre Hervé Morin, qui a dénoncé un "jeu d'apprenti-sorcier".
"C'est très hasardeux de décider de livrer des armes dont on sait que dans quelques mois elles s'éparpilleront dans cette région du monde", s'est-il inquiété sur Radio Classique.

A l'UMP, le président du groupe à l'Assemblée nationale Christian Jacob a appelé à la prudence et a mis en garde contre tout isolement de la France.
"Je crois que ça ne peut se faire que dans un cadre de partage de décision avec l'Union européenne", a-t-il estimé. "On connaît tous les risques qu'il peut y avoir de savoir où finissent ces armes."

L'opposition est quasi générale

La livraison de missiles sol-air à des rebelles est "extrêmement dangereux", a fait valoir Claude Guéant qui a pointé le risque d'effet "tâche d'huile".
"Ces mouvements djihadistes sont complètement perméables, entretiennent entre eux des relations et je vois avec terreur la perspective d'un avion français ou d'un hélicoptère français au Mali abattu par une arme qu'on aurait livrée", a dit l'ancien ministre de l'Intérieur sur BFM TV-RMC.
La situation en Syrie "est une horreur totale mais si nous livrons des armes je crois que ce qui va se passer, c'est qu'il y aura encore plus de morts", a-t-il mis en garde.

Seul, l'ex-ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, continue en revanche de saluer la position des autorités franco-britanniques sur son blog.
"Je pense qu'elles ont raison et que nous nous déshonorerions en laissant les avions de Bachar al Assad poursuivre les bombardements contre une résistance [ou rebellion ?] qui n'a pas les moyens de se défendre", écrit le maire de Bordeaux. "Si nous n'arrivons pas à entraîner nos partenaires européens sur cette voie, il nous reviendra de prendre l'initiative."

Le Front national a pour sa part qualifié l'initiative franco-britannique de "folie".
"En Syrie nous voulons soutenir qui ? Les islamistes, les djihadistes, c'est-à-dire ceux-là mêmes que nous combattons au Mali. C'est ce que j'appelle une diplomatie de Gribouille", a déclaré Florian Philippot, vice-président du FN sur France 2.
"Bachar al Assad n'est pas notre ami. Mais en même temps on ne va pas armer, financer, au moment où en plus on a des dettes et des déficits, des islamistes et des djihadistes qu'on voudrait soi-disant combattre au Mali. Je crois que ça n'a objectivement aucun sens", a-t-il ajouté.

jeudi 14 mars 2013

Hollande recourt aux ordonnances, bien qu'il ait tous les pouvoirs

Défiant, Hollande dessaisit le Parlement où il a la majorité dans les deux Chambres




"Moi président de la République, 
j'engagerai de grands débats"
(F. Hollande, 2 mai 2012)
 


Ayrault: "Le recours aux ordonnances ne peut être qu'exceptionnel"

Mercredi, François Hollande a fait savoir, par les voix de la porte-parole du gouvernement, 
Najat Vallaud-Belkacem, et du président du groupe socialiste au Sénat, François Rebsamen, qu’il envisage de légiférer "par ordonnances" afin d’accélérer le rythme des réformes.

Il serait "effectivement détestable" que ce soit "une manière quotidienne de légiférer", a admis Jean-Marc Ayrault jeudi à ...Ottawa,  au cours d'une conférence de presse avec son homologue canadien Stephen Harper.

Et d'assurer contre l''évidence: "Je ne renie pas les critiques que j'ai pu faire à une certaine époque" contre le recours à cette procédure qui autorise le gouvernement à légiférer par ordonnances, sur autorisation du Parlement qui doit, après coup, ratifier les mesures décidées.


Alors que l'hypothèse d'un recours aux ordonnances a été évoquée mercredi par le gouvernement et la majorité PS, Jean-Marc Ayrault a précisé qu'il s'agit "uniquement de traiter un problème" de "complexité des normes", notamment en matière de "construction de logements".


Plusieurs élus de l'opposition se sont insurgés contre cette méthode pour "court-circuiter le débat parlementaire"


Des députés UMP ont jugé "saugrenu et grotesque" que le gouvernement légifère par ordonnances.

Il n'y avait pas le feu au lac jusqu'ici, mais voilà que la maison Hollande est, semble-t-elle, en flammes, selon la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem et le président des sénateurs PS, François Rebsamen, interrogés mercredi : il faut tout à coup " réformer plus vite".
Quant au petit Cazeneuve, le ministre des relations avec le Parlement, il a  ensuite avoué que cette procédure "exceptionnelle pourrait concerner non pas seulement le logement, mais aussi l’urbanisme...



L’ex-président de l’Assemblée nationale, l'UMP Bernard Accoyer, a dénoncé cette procédure de court-circuitage du débat parlementaire": "le recours aux ordonnances empêche le Parlement de débattre au fond car il prive les parlementaires de la possibilité d’amender les projets de loi gouvernementaux".
"En vérité, a ajouté Bernard. Accoyer, il s’agit pour le gouvernement de mettre au pas, à l’Assemblée nationale, une majorité de plus en plus tiraillée, d’empêcher l’opposition de défendre des propositions alternatives" et "d’escamoter le débat au Sénat où le rejet répété des projets gouvernementaux démontre qu’il n’y existe pas de majorité pour soutenir le gouvernement".

Prendre des ordonnances "peut faciliter effectivement la prise de décision dans des cas très précis mais je ne pense pas qu’aujourd’hui la manière dont le gouvernement veut utiliser les ordonnances soit la bonne", a dit le député UMP, et ex-ministre des relations avec le Parlement, Patrick Ollier, dans les couloirs de l’Assemblée.
Sur le cas particulier de l’urbanisme, "pourquoi le gouvernement veut-il utiliser les ordonnances sur un sujet qui ne le mérite pas ?", s’est-il en effet interrogé. 
Selon lui, "des décrets permettent d’aller très vite, et le vote d’une loi simple permet d’aller aussi vite que des ordonnances", a-t-il expliqué, inquiet des arrières-pensées de l'exécutif, car avant celles-ci, "il faut voter une loi d’habilitation et après il faut les ratifier".
"Le gouvernement a des difficultés avec sa propre majorité à l’Assemblée nationale, quand on voit les tensions qu’il y a entre écologistes, socialistes, gauche de la gauche, et je comprends que le gouvernement souhaite utiliser ce genre de moyens qui évite ce genre de difficultés. Mais nous serons là pour le dénoncer", a-t-il ajouté.

Pour le député de l’Oise Eric Woerth, ex-ministre UMP, qui s’exprimait aussi dans les couloirs de l’Assemblée, "c’est une idée saugrenue et grotesque", ajoutant : "Je ne me souviens pas de textes importants sur lesquels nous ayons légiféré par ordonnance."
"Même pendant la crise, nous ne l’avons pas fait. On a toujours respecté les droits du Parlement. Et je ne vois pas ce que le Parlement retarde en terme de débat depuis dix mois : il n’y a pas eu de retards dus au Parlement, il y a eu une amélioration des textes et puis évidemment la libre expression de l’opposition", a-t-il dit.

Souvent le socialiste Hollande varie


En 2005, sur Europe 1, l'actuel président critiquait l’utilisation des ordonnances, quand ils étaient dans l’opposition. 

Devoir de mémoire
Alors Premier ministre, Dominique de Villepin adopte, par ordonnance, des mesures d’urgence pour l’emploi, à commencer par le Contrat nouvelle embauche. François Hollande, alors premier secrétaire du Parti socialiste, s’élève aussitôt au micro d’Europe 1 contre ce qu’il estime être non pas seulement une aggravation de la précarité pour les travailleurs, mais   une "méthode détestable pour le Parlement."  Le 8 juin 2005, à la tribune de l’Assemblée nationale, il prend parti contre, comme à l'habitude: "Sur les questions essentielles de l'emploi et de la lutte contre le chômage, vous annoncez que vous allez recourir à la procédure des ordonnances, c'est-à-dire au dessaisissement du Parlement. Mais votre propre majorité devrait s'insurger contre une telle façon de faire !", lance-t-il sous les acclamations des bancs de l’opposition. 
Et le député de Corrèze se montre mêmer menaçant : "si vous décidez de toucher par ordonnances au code du travail, vous prenez la responsabilité d'ouvrir à la rentrée un conflit avec le pays."

VOIR et ENTENDRE François Hollande sur Europe 1, le 3 août 2005 :


La privatisation des autoroutes, décidée par la majorité, est également un motif de colère pour le patron des socialistes de l’époque. "Le gouvernement avait prévu de le faire sans saisir le Parlement et en manquant à toutes les règles de transparence. C’est une mauvaise décision, et une mauvaise méthode car on prive le Parlement de toute information et de toute transparence", brocardait François Hollande sur Europe 1, marchant ici dans les pas de François Bayrou, meneur de la fronde.

Les futurs ministres PS ont la mémoire courteArnaud Montebourg s'était fait l'écho véhément de Hollande, y voyant lui aussi un choix "insultant pour les partenaires sociaux, pour la représentation nationale et pour les Français". Et que voit-il donc aujourd'hui, l'avaleur de couleuvres accroché à son maroquin ?

Mais le rebelle le plus grotesque était déjà sans conteste le patron du groupe socialiste d’alors.
S’adressant au Premier ministre Dominique de Villepin, Jean-Marc Ayrault se lança dans un argumentaire "croquignolesque", retrouvé dans les archives de l’Assemblée nationale, et dont Europe1.fr vous offre lecture :

Les ordonnances, Hollande détestait ça


Pas de changement donc, toujours pas de cohérence non plus

Hollande utilise à son tour la procédure qu'il dénonçait

Lorsqu'il était député, François Hollande poussait des cris d'orfraie contre le recours aux ordonnances. "C'est le mépris du Parlement", accusait-il en juin 2005. Le candidat  promettait concertation et débat, mais dix mois plus tard le président veut avoir les coudées franches pour simplifier de simples normes ! A moins qu'il ne prenne tout le monde par surprise à propos non plus "simplement" de logements, mais déjà aussi d'urbanisme: compte-t-il donc plutôt lancer un de ces vastes programmes de grands travaux dont la gauche raffole: une grande piscine Martine Aubry, un immeuble gigantesque pour la BPI, banque Royal, ou encore une méga maison des associations François Hollande ?…
Côté incohérence, Hollande n'a pas tout dit, mais il a commencé par consacrer du temps et de l'énergie au sociétal, telle la réforme du "mariage" pour tous dont l'urgence n'apparaît pourtant pas au prime abord. Et le voilà qui réclame maintenant de pouvoir légiférer par ordonnances pour aller vite... Sans mépris aucun pour le Parlement, bien sûr: "Loin de moi l'idée de mettre en accusation les élus. C'est trop commode", s'est-il néanmoins défendu mardi en Côte-d'Or... Le bonhomme veut sans doute les décharger !
Le Président du groupe UDI-UC au Sénat, François Zocchetto, se dit néanmoins "scandalisé". "Le recours aux ordonnances est le symbole même du dessaisissement du pouvoir du Parlement par l'exécutif", dénonce-t-il.

L'exécutif socialo-écolo apporte de l'eau au moulin de l'opposition disposée à déposer une motion de censure
L'Assemblée nationale débattra le mercredi 20 mars de la motion de censure que doit déposer en fin de semaine le groupe UMP contre la politique économique du gouvernement, a-t-on appris mardi de sources parlementaires. Jean-François Copé, président de l'UMP.

Le président socialiste a jeté le trouble jusque dans sa propre famille politique.
Président du groupe des écolos radicaux EELV (Europe Ecologie-les Verts) au Sénat, Jean-Vincent Placé a ainsi fait part de son étonnement. "À quand les pleins pouvoirs ?" a-t-il tweeté. Soupçonnerait-il Hollande de virer au chavisme?...
"Un recours aux ordonnances serait une étrange façon de revaloriser le rôle du Parlement", s'est pour sa part inquiété le député chevènementiste (MRC) Jean-Luc Laurent.