POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Bercy. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bercy. Afficher tous les articles

mardi 4 septembre 2018

Prélèvement de l'impôt à la source: "Si personne n'est prêt à Bercy, il faut virer tout le monde !"

Le coup de "Kärcher" de Christophe Barbier 

L'ex-directeur de rédaction de l'hebdomadaire L'Express se radicalise !

Il estime qu'un abandon du prélèvement de l'impôt à la source "relèverait de l'incompétence totale"Selon ce coupeur de têtes, il impliquerait même "la démission immédiate" du ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

Alors que la réforme annoncée depuis Hollande sur le prélèvement de l'impôt à la source était en marche sur des oeufs, Christophe Barbier, éditorialiste, rappelle que cette réforme "a été lancée par Laurent Fabius en 2000, et elle a été reprise sous le quinquennat précédent".

"Si personne n'est prêt, il faut faire un massacre à Bercy"


Et Barbier d'ajouter, dans cette hypothèse : "Cela relèverait de l'incompétence totale - on passe des spots de pub à la télévision, et les courriers arrivent dans les foyers. Ils nous disent qu'ils sont prêts, alors il faut y aller. Il faut virer tout le monde !".

"J'espère que [la grande prudence d'Emmanuel Macron] est un grand bluff du président pour détourner l'attention et dire aux Français 'je vous protège, je demande des réunions supplémentaires pour être sûr que vous n'aurez pas de mauvaise surprise au mois de janvier', commente encore ce quinqua qui, après avoir épousé une mère de deux enfants issue du métissage (une mère française et un père marchand indien), avança en 2012, que "l'immigration est une bonne chose pour la France, une très bonne chose pour la vitalité française".

Si c'est par crainte que les Français, en voyant leur fiche de paie, aient peur et que la consommation s'effondre, que le gouvernement commence à communiquer sur l'idée que l'argent que d'habitude les salariés mettent de côté pour payer leur tiers prévisionnel de 2018, ils n'en auront pas besoin en 2019, puisqu'ils ne seront pas imposés [un an après] sur leur revenu.

Si la réforme ne se fait pas, Gérald Darmanin devra démissionner immédiatement s'il a le sens de l'honneur, et pourra retourner à Tourcoing - une très belle ville dont il s'occupera très bien ! Il faudra même aller encore plus loin: si ça ne se fait pas, il faudra exiger une commission d'enquête parlementaire - il y en a bien eu deux sur l'affaire Benalla. 

Là, ça a coûté 200 millions d'euros [on dit même 250...], sans compter les entreprises privées qui ont mis au point des logiciels pour les vendre, et à qui on a dit qu'elles pouvaient désormais les jeter à la poubelle. Il y a aussi celles qui ont déjà acheté ce logiciel et ne s'en serviront pas. Bref, ce serait un scandale d'Etat bien supérieur à l'affaire Benalla."

VOIR et ENTENDRE l'ayatollah Barbier sur BFMTV :


lundi 9 juillet 2018

Bercy met au chômage des milliers d'employés du fisc et des douanes

Le plan d’économies de Darmanin menace à Bercy d'abord

Ils coûtent un "pognon de dingue" : le ministère de l’Economie et des Finances va faire des coupes sombres dans ses effectifs.

Politique de la terre brûlée
Le ministre de l’Action et des Comptes publics devrait annoncer un plan d’économies mercredi. Dans l'administration centrale du fisc et des douanes, des milliers de postes de fonctionnaires sont ainsi menacés, révèlent les syndicats.

Tout est pour le mieux : Macron l’avait promis durant sa campagne ! 
Réduire la dépense publique et supprimer au bas mot 50.000 postes dans la fonction publique d’Etat, c'était promis et les électeurs de Macron savaient qu'ils couraient au suicide. Selon le quotidien Les Echos, les ministères vont être mis à la diète et Bercy donne l’exemple.

Plan de restructuration annoncé mercredi 11 juillet
Le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin devrait réunir les directeurs de son administration pour leur dévoiler son plan de réorganisation et il sera d'une ampleur sans précédent : des milliers d’emplois seront sabrés. 

Pour le moment, aucune certitude sur l’ampleur des coupes. Les Echos avancent un chiffre : 20.000 emplois supprimés d’ici cinq ans environ. Mais, dimanche, le ministère "ne confirmait pas les informations des Echos", même si une source anonyme proche du dossier évoque bien des "économies" au fisc et aux douanes.

20.000 postes ciblés. Ces dernières années déjà, environ 60% des départs à la retraite n’ont pas été compensés, soit 2.000 emplois supprimés par an. Le rythme pourrait s’accélérer, selon la CFDT finances. Dans un communiqué, le syndicat s’attend à des réductions d’effectifs de 4.000 fonctionnaires par an à partir de 2019. C’est plus que les seuls non-remplacements de départs à la retraite (près de 3.500 par an).

Mais, toujours selon Les Echos, le gouvernement devrait attendre au moins un an avant d’atteindre ce rythme. Il veut, auparavant, négocier avec les syndicats pour engager des "plans de départs volontaires", annoncés au printemps par Gérald Darmanin-le nain Hun (ci-contre)

"L’an dernier, nous avions estimé que la Direction générale des finances publiques (DGFiP) risquait de subir 18.000 à 20.000 suppressions d’emplois. La direction ne nous a jamais démentis", s’inquiète Anne Guyot-Welke, porte-parole du syndicat trotskiste Solidaires finances publiques.

La numérisation, agent d'extermination de fonctionnaires

Le gouvernement parie sur la numérisation de l’administration fiscale, sur la disparition de la taxe d’habitation et la mise en place du prélèvement à la source pour tailler dans les effectifs.

Ce plan d’économies a été alimenté par le rapport Action publique 2022, qui n’a pas été dévoilé. Dans un autre rapport, la Cour des comptes avait, elle, plaidé pour 30.000 postes en moins (30% des effectifs). Pour les magistrats de la rue Cambon, afin d’atteindre les 50.000 suppressions d’emplois promises par Macron, il faudrait en réalité en supprimer 70.000 au total. Car le président avait aussi promis d’augmenter les effectifs de la Défense ou de l’Education nationale. 

Un redéploiement  que Sarkozy envisageait avant Macron qui le fera avec la complicité de ses "godillots" de l'Assemblée. Quand vont-ils penser à leur réélection ? Pas de danger : ils retourneront au privé d'où ils viennent...

vendredi 17 mars 2017

Présidentielle : l'argent de Bercy aurait financé la campagne du candidat Macron, alors ministre

Macron a-t-il détourné de l'argent public pour financer son mouvement "En marche !" ?

Emmanuel Macron aurait pioché dans les coffres de Bercy pour se lancer dans la course à la présidentielle. 

Ces révélations sont contenues dans un livre-enquête consacré aux coulisses du ministère de l'Economie et des Finances dont le passage d'Emmanuel Macron à Bercy. Le député LR Christian Jacob et le député UDI Philippe Vigier ne les laissent pas tomber dans l'oubli. "Il y a des choses importantes qu'on a apprises, notamment au niveau des frais de bouche, puisque 120.000 euros des crédits du ministre à Bercy (ont été utilisés) pour des agapes En marche!, pour réunir tel ou tel, pour préparer sa campagne présidentielle", a lancé Philippe Vigier mardi 25 janvier lors d'une conférence de presse, qui demande des "clarifications" sur l'utilisation par le candidat à la présidentielle des frais de représentation lorsqu'il était ministre de l'Economie. 

Des interrogations sur les frais de représentation 

La grogne est née d'un article du Figaro qui a publié vendredi 20 janvier un extrait du livre des journalistes Marion L'hour et Frédéric Says, Dans l'enfer de Bercy. Selon cette enquête, "Emmanuel Macron a utilisé à lui seul 80% de l'enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère par le Budget"
Or, "l'enveloppe annuelle des frais de représentation du ministère de l'Economie dépasse cent cinquante mille euros, soit au moins cent vingt mille euros utilisés en huit mois par le jeune ministre pour ses seuls déjeuners et dîners en bonne compagnie", détaillent les journalistes.  

Emmanuel Macron aurait reçu "des personnalités influentes" dans son bureau de Bercy, "qui n'avaient pas grand-chose à voir avec les attributions officielles du ministre". Pour Philippe Vigier et Christian Jacob, ces réunions ont servi de rampe de lancement au candidat Macron et son parti "En marche !". 
"Emmanuel Macron est l'incarnation de l'imposture, l'imposture sur toute la ligne", accuse le patron du groupe LR à l'Assemblée nationale. 

Selon RTL, Emmanuel Macron a réagi en affirmant qu'il avait toujours respecté les règles de la RépubliqueIl estime que les accusations portées contre lui relèvent de la diffamation.
Ce que ni la Commission des Finances de l'Assemblée, ni le chef du gouvernement, Bernard Cazeneuve, ni le Parquet National Financier n'a cherché à vérifier.

mercredi 31 août 2016

Passation de pouvoirs: les vacheries de Sapin à Macron

Les piques à peine voilées de Sapin à Macron lors de la passation de pouvoirs 

Sapin n'a pas cessé de planter des banderillesau cours de la passation de pouvoirs, ce mercredi à Bercy. 

Le cuistre en chaussettes roses,
risée de l'Europe
Michel Sapin a lancé à Emmanuel Macron un appel à jouer "collectif" et à "gauche". Ce proche de Hollande passe pour porter la parole du président et c'est un message pauvrement codé que vient d'envoyer Michel Sapin à l'ex-ministre de l'Economie qui reprend sa liberté.
Faute d'amateurs et de personnalités compétentes, Sapin a accepté un ministère élargi de l'Économie et des Finances
alors qu'
à 64 ans il peine déjà à assumer une tâche déjà trop lourde aux seules Finances et comptes publics. Chacun garde en effet en mémoire que Sapin a été dépassé par la charge de ministre du Travail et de l'Emploi (mai 2012-mars 2014), échouant à concrétiser la promesse présidentielle de l'inversement de la courbe du chômage en 2013 et la reportant à 2014...

Sapin n'a pu dissimuler sa détestation de son brillant cadet
Après deux années de cohabitation tendue à Bercy, le discours prononcé par Michel Sapin était pour le moins aigrelet: le coup de pied de l'âne ! Après s'être félicité de la réunion de deux ministères, l'Économie et les Finances, entre ses mains, sans imaginer un instant le risque couru par Hollande, le bras cassé est entré dans le vif du sujet: 
"Je veux dire combien ton travail, au-delà de ta fougue à parler de tous les sujets, a été profondément utile", a-t-il amorcé. "Faire quelque chose, c'est forcément créer du débat", a ajouté le ministre, évoquant par la bande les remous engendrés par l'adoption de la loi Macron l'été 2015
"La France a besoin de talents, tu en fais partie, mais aussi de stabilité dans la gestion de son administration", a poursuivi l'ancien député bientôt de retour dans l'Indre, critiquant implicitement le choix d'Emmanuel Macron d'abandonner le navire gouvernemental. 

Michel Sapin a ensuite accordé peu de crédit aux ambitions présidentielles de son rival de Bercy : "Je suis persuadé qu'il y aura du Macron II ou du Macron III, mais il faudra attendre quelques années", a-t-il assuré, laissant penser qu'Emmanuel Macron pourrait revenir en politique sous l'étiquette de ministre, plutôt que celle de président, et dans quelques années seulement.
 
Juge de tout en Hollandie, Michel Sapin nie avoir fait claquer le string d'une journalistemais reconnaît un fondement à la révélation de sa grossièreté, admettant un "geste inapproprié." Le ministre menteur sur les chiffres du chômage a pourtant décidé que les faits n'ont pas "la gravité d'un harcèlement ou d'une agression sexuelle". 

La crainte que Macron ne reste pas "à gauche" et rejoigne le centre 

Michou Sapin a surtout adressé à Emmanuel Macron un appel à jouer à gauche. "Tu inscrits ta démarche dans une vision collective", dit-il. "Je ne sais pas pourquoi, j'ai le sentiment qu'on continuera à entendre parler de toi, et c'est tant mieux. Dans l'intérêt du progrès, des progressistes, et de la gauche", a-t-il déclaré devant un Emmanuel Macron manifestement sidéré qui a toussoté et détourné le regard. 

Le ministre déserteur du gouvernement a en effet déclaré le 19 août "qu'il n'est pas socialiste". "Bonne chance Emmanuel, je souhaite que la bonne chance pour toi soit une bonne chance pour nous tous", a-t-il douté, invitant là encore l'ex-ministre à ne pas changer de trottoir et à rester loyal à François Hollande.

jeudi 17 décembre 2015

A Bercy, Sapin jette des milliards d'euros de TVA par les fenêtres

Dette publique non maîtrisée et gaspillage du fruit de l'impôt... 

Cohérence: S. Royal met la pression sur 
la grande distribution pour qu'elle lutte contre le gaspillage alimentaire, mais Bercy gaspille la TVA...
B.Obama et F.Hollande ont dîné en grand équipage, lors de la COP21,
lundi 30 novembre, à L'Ambroisie, un grand restaurant parisien de la place des Vosges
Tandis que, le 27 août dernier, la ministre de l’Ecologie stigmatisait la filière, Michel Sapin laissait filer l'argent public.  La Cour des comptes a présenté ce mercredi ses conclusions sur l'efficacité de la taxe sur la valeur ajoutée. Si elle reste l'impôt le plus rentable de France, la TVA pourrait rapporter bien davantage à l'Etat. 
Un festin dans les poubelles
de L'Ambroisie
Or, Valls et Sapin cherchent pourtant désespérément à financer les dépenses publiques en nous faisant les poches. La dernière ? Une campagne menée par sa presse, à l'instigation du gouvernement, pour supprimer le taux réduit de TVA, qui coûte plus qu'il ne rapporte, mais supprimer le taux particulier à 2,1 % (médicaments remboursables par la sécurité sociale ou certains spectacles) et celui à 5,5 % (produits alimentaires, équipements et services pour handicapés, abonnements gaz et électricité, fourniture de repas dans les cantines scolaires, etc... ) - loi de finances pour 2014 (art. 6), votée par les margoulins de la majorité présidentielle, c'est les faire passer à 7, voire 10%... 

Dans un récent rapport, la Cour des comptes critique l'inefficacité de la baisse de la TVA dans la restauration. 
Tous les Français, peu ou prou, connaissent la TVA: c'est en effet l'impôt qui grève lourdement leur budget au quotidien, mais qu'ils sentent le moins passer et qui rapporte le plus aux caisses de l'Etat. 156 milliards d'euros en sont attendus en 2016.
Claude Bartolone en a eu un pic de tension (lien PaSiDupes)...  Il a pris 10 jours d'arrêt maladie, à compter du lendemain des Régionales qu'il a perdues  pour la gauche en Ile-de-France... 

Une incohérence de plus des bras cassés au pouvoir

La Maison de l'Amérique latine, 
la cantine des socialistes
Cet impôt qui frappe tous les consommateurs également, riches ou pauvres, n'était déjà pas populaire. Or, ce rapport de la Cour des Comptes ajoute encore une couche au débat parlementaire sur la taxe tampon controversée (et les couches pour enfants ou vieillards et malades hospitalisés) ou encore le scandale du site révolutionnaire Mediapart qui réclamait, en vain, des contribuables un surcroît de charge fiscale par alignement sur celui des media traditionnels, imprimés et donc de bénéficier d'un taux réduit. 

Les recettes de l'Etat pourraient pourtant être encore bien plus élevées. 
Ce mercredi, la Cour des comptes a publié un rapport sur l'efficacité du dispositif, lequel est assimilable à la gabegie des républiques bananières. Ses conclusions sont particulièrement critiques. Au moment de sa création, la TVA avait l'avantage de sa simplicité, synonyme d'efficacité. 
Mais elle a été peu à peu détournée de sa finalité. A la différence de la presse qui ne manque jamais une occasion de salir le quinquennat précédent, la Cour ne prend par les cinq dernières années en référence, mais les media devraient rapidement corriger cette lacune... Depuis le 1er janvier 2014, le taux intermédiaire a en effet déjà été élevé à 10% dans la restauration, contre 7% auparavant. 
Alors qu'elle devait initialement se contenter d'alimenter le budget de l'Etat, la TVA a subi de profonds changements, des retouches à portée politique, à des fins de redistribution ou de compétitivité. Autant de réformes qui ont fini par ébrécher son assiette et entailler ses recettes.
Au final, les pertes se chiffrent, selon le rapport, à plusieurs milliards d'euros. 
Pour aider le ministère des Finances à lutter contre son propre gaspillage, la Cour des comptes souligne trois écueils majeurs
1. Des choix inefficaces 
Difficile d'y voir clair, il est vrai, dans le fonctionnement de la TVA. Il existe aujourd'hui tout un éventail de taux qui alourdissent son recouvrement et sa compréhension. Au total, la Cour des comptes recense quelque 150 mesures dérogatoires qui représentent un manque à gagner global de 48 milliards d'euros. Le rapport ne préconise pas l'unification des taux, qui ne serait pas forcément légitime. Des taux réduits peuvent tout à fait être justifiés par des considérations sociales. 
Mais la Cour recense certaines incohérences, et surtout des choix inefficaces. Le taux réduit pour la restauration par exemple maintenu sous la présidence de François Hollande. Outre son coût élevé (2,6 milliards d'euros par an), il n'aurait permis de créer que 6.000 à 9.000 emplois entre 2009 et 2012, pour un coût par emploi compris entre 175.000 et 262.000 euros. Mais surtout, les entreprises n'en n'ont pas du tout profité pour diminuer les prix à la consommation. Le rattrapage des salaires de la restauration n'a permis de répercuter la baisse des taux (fixé à 10%) qu'à hauteur de 20% sur la note des clients, selon le rapport. 20% qui n'ont toutefois pas seulement profité aux ménages les plus aisés, puisque la restauration rapide attire les familles à revenus modestes proportionnellement davantage que les nantis. 


Le restaurant L'Ambroisie possède 3 étoiles Michelin.

2.
Un système trop facile à contourner 
De nombreuses entreprises parviennent d'ailleurs, sans difficulté, à échapper au reversement de la TVA. Il existe tout un arsenal de logiciels capables de refacturer a posteriori une transaction pour éviter de payer à l'Etat ce qu'il réclame. Une technique qui favorise également le travail au noir. Au total, bien que très difficile à chiffrer, la fraude diminuerait les recettes de TVA d'au moins 10 milliards d'euros. Le gouvernement a promis de s'attaquer à ce problème. Le 1er octobre, le ministre des Finances Michel Sapin a annoncé l'obligation pour les professionnels de s'équiper d'un logiciel d'encaissement agréé, censé rendre impossible la manipulation. Et puis, nombre de sites de e-commerce, de petite taille, ne s'inscrivent pas auprès de l'administration française. Un rapport sénatorial publié en septembre dernier révélait que sur 715.000 sites de commerce en ligne au sein de l'Union européenne, seuls 979 étaient correctement enregistrés en France.  Il n'empêche que Sapin ne peut lancer la chasse aux fraudeurs avant d'avoir assaini la gestion de la TVA depuis Bercy.

3. L'inconstance des politiques menées
Le gouvernement Valls est visiblement tenté d'actionner le levier de la TVA pour financer une ou plusieurs mesures économiques. Le prélèvement a l'avantage d'être particulièrement indolore pour les consommateurs, les premiers payeurs. Pour se justifier, l'exécutif socialiste évoque incidemment le 1er mars 2012, quand Nicolas Sarkozy fit voter sa TVA sociale. Son principe était simple: il s'agissait de porter le taux normal de TVA de 19,6% à 21,2% pour financer des baisses de charges accordées aux entreprises et à la relance de l'économie et ainsi lutter contre le chômage. Autrement dit, il s'agissait de redonner des marges d'investissement aux entreprises pour maintenir l'emploi et le pouvoir d'achat des ménages. 
Mais, la différence réside dans les engagements mensongers du candidat de la gauche en campagne présidentielle, le candidat Hollande avait promis de supprimer le dispositif. En septembre dernier, il concédait avoir fait une erreur à ce sujet...

L'excuse classique : la France n'est pas la seule à avoir mis en oeuvre ce mécanisme de dévaluation fiscale

Et excuse juste pourrie, puisqu'elle est le seul pays à ne pas en faire le meilleur usage possible...

La gauche caviar s'empiffre Chez Laurent,

autour de François Hollande

De nombreux pays européens, dont l'Allemagne, ont déjà franchi le pas. Le rapport reconnaît des effets bénéfiques de court terme. Les exportations étant exonérées de TVA, la hausse du taux, couplée à une baisse des charges productives, permettent de conférer aux entreprises françaises un avantage comparatif vis-à-vis des partenaires commerciaux. Néanmoins, cet effet a tendance à s'estomper sur le long terme. Parce que les pays voisins finissent toujours, eux aussi, à adapter leur fiscalité. Pour la Cour des comptes, la France aurait tout-à-fait pu miser sur ce levier. Ses taux restent aujourd'hui inférieurs à la moyenne européenne. Mais l'urgence serait moins présente désormais, depuis que la mise en place du CICE et du Pacte de responsabilité "ont réduit l'acuité du débat sur la dévaluation fiscale en France".
On ne sait pas chiffrer la perte pour la France
Mais le manque à gagner total est évalué à 168 milliards d'euros dans l'ensemble de l'Union européenne. Certains avancent toutefois que les plus importants manques à gagner sont réalisés, "sans surprise" selon Le Point, par les plus grandes économies européennes, l'Italie (47,5 milliards d'euros), l'Allemagne (24,8 milliards d'euros) et la France (14 milliards d'euros); soit déjà la moitié à quatre. De la Grèce ne parlons pas... Retenons seulement que si la France est la bonne élève de la classe européenne, la suppression des taux réduits ne presse pas... 
D'autant qu'en matière de gaspillage alimentaire, entre 90 et 140 kg de nourriture par habitant sont perdus chaque année sur l’ensemble de la chaîne (de la production à la consommation).

samedi 5 décembre 2015

Fraude fiscale: le vertueux Hollande veut payer les dénonciateurs

Retour à la "période la plus sombre de notre Histoire" ?

Corbeaux, balances ou héros modernes 
s'interroge toutefois la presse éthique !
"Les murs ont des oreilles," 
disait-on pendant l'occupation nazie

Les socialistes pousseraient les Français à dénoncer leurs concitoyens en appâtant les mouchards avec de l'argent. Pour susciter des vocations de délateurs, que Le Point appelle des "aviseurs" (car ils seraient mieux avisés que d'autres ?) Valls veut leur donner un peu pour prélever beaucoup. 
Le Monde ou Le Point désigne le tentateur sous le nom de "Bercy", monstre anonyme et froid. Le premier, peu porté sur la morale, note avec un superbe légèreté que "l’information risque de ne pas passer inaperçue chez les contribuables français" !...
"Le ministère des Finances envisage de rémunérer les personnes fournissant des informations sur les fraudeurs fiscaux", selon des informations parues samedi 5 décembre dans Le Parisien, écrit Le Monde, sans états d'âme. Ainsi, le journal officieux du PS n'en aurait rien su ou aurait retenu l'information aussi longtemps qu'elle n'aurait pas fuité. 
Et parce que le patron de Bercy tient ainsi à garder l'anonymat, la presse à genoux ne mentionne ni Michel Sapin, le ministre des Finances et des Comptes publics depuis le 2 avril 2014, ni le ministre délégué chargé du Budget, Christian Eckert. Pour ses bons et loyaux services militants, cette source secrète a-t-elle été rémunérée, au nom de la morale laïque ? 


Tous les moyens sont bons aux socialistes
Ces réformistes exemplaires présentent comme une avancée l'organisation de la délation entre Français: les enfants pourraient faire chanter ou dénoncer leurs parents et les époux, leur conjoint ! 
Le fisc français souhaite en effet être bientôt autorisé à rémunérer ses "indics" et le ministère des Finances planche sur un texte visant à introduire cette possibilité en les intéressant directement aux redressements fiscaux dont ils sont à l'origine. Ils perdraient donc leur âme en permettant à l'Etat de récupérer des milliards d'euros, mais ils recevraient l'estime de Hollande, Valls et Macron: ça n'a pas de prix ?"

"C’est à l’étude", a finalement avoué M. Sapin, le ministre des Finances


Révélant implicitement au passage que le projet est très avancé, Michel Sapin précise en outre comment devront être rétribuées les corbeaux fournissant des informations conduisant sur des redressements fiscaux :
"en pourcentage [du montant global récupéré par le fisc] non, mais une rémunération [forfaitaire] oui. Tout ça doit être calé en termes de procédures."

Le Parisien avance même une date de lancement de ce projet qui pourrait être présenté au parlement dès le "printemps prochain" dans le cadre de la loi Sapin 2.

Il indique aussi que si la pratique a pu exister en France dans le passé, elle avait été suspendue il y a dix ans. En 2005, le ministre qui avait mis un terme à cette pratique était Jean-François Copé. Christian Sautter (PS), qui était son prédécesseur, dans le gouvernement Jospin, approuve-t-il ?

Auteur d’une proposition de loi relative à la protection
des "lanceurs 
d’alerte", comme les baptise hypocritement Bercy dans un improbable amalgame, le député socialiste Yann Galut fait part au Parisien de son inquiétude :

"encourager les personnes à déclarer contre rémunération, c’est prendre le risque de créer de fausses alertes. Les indics ne doivent pas se transformer en chasseurs de primes."
Le danger grandit que la pratique soit étendue aux mal-pensants de tout poil: l'état d'urgence que Valls veut étendre de trois à six mois ne suffit-il donc pas à une prise de conscience citoyenne des menaces qui se multiplient contre la démocratie ? 

Les assassinats islamistes de masse n'auront pas suffi à mettre au point mort les projets scélérats de l'exécutif en matière fiscale. Que faut-il encore pour y mettre un point d'arrêt, si les authentiques lanceurs d'alerte sont si peu vigilants et réactifs ?
Reste aux électeurs à participer aux scrutins des régionales et à voter pour des listes républicaines.


mardi 7 juillet 2015

Le déficit commercial de la France se creuse à 4,02 milliards d'euros en mai

Matthias Fekl, 37 ans, fait-il le boulot ?

Le successeur de Thomas Thévenoud
a-t-il la phobie du Commerce ?
Comprend qui peut... 
Le déficit commercial de la France s'est creusé à 4,02 milliards d'euros en mai sous l'effet d'une légère remontée des importations et d'exportations qui ont marqué le pas après trois mois de hausse, selon les statistiques CVS/CJO publiées mardi par les Douanes, depuis Bercy, occupé par Emmanuel Macron, 37 ans. La jeunesse est-elle un plus ? 

Que reste-t-il du tapage sur les ventes du Rafale ?
Le gouvernement Valls le compare au précédent déficit d'avril, 3,306 milliards d'euros, en légère hausse par rapport à l'estimation précédente de 3,01 milliards d'euros.

Le déficit cumulé depuis le début de l'année s'élève à 19,17 milliards d'euros contre 23,82 milliards un an plus tôt, en données CVS/CJO.

Pour mai, Bercy pointe le secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger, auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement - Laurent Fabius- qui fait état d'un très léger recul des exportations à 37,9 milliards d'euros contre 38,1 milliards un mois plus tôt. Soit l'équivalent du montant minimaliste de la dette de la Grèce auprès des Français... 

Dans le même temps, les importations ont légèrement augmenté à 41,9 milliards, contre 41,4 milliards le mois précédent.

Le déficit des seuls produits manufacturés s'est élevé à 3,4 milliards en mai contre 2,4 milliards en avril.

Les ventes d'Airbus (27 appareils) ont représenté 2,26 milliards d'euros sur le mois contre 2,53 milliards en avril (29 appareils).

Quel est l'impacte de la signature d'un contrat pour la livraison de 24 Rafale au Qatar, après 24 avions à l’Egypte et 36 exemplaires à l’Inde ? Si le commerce extérieur ne s'en porte pas mieux, attendons que Dassault Aviation augmente ses cadences de production et que Rebsamen et Sapin nous annoncent un "léger" mieux à l'embauche en renfort des 7.000 personnes qui travaillent déjà sur l’avion français, en Bretagne, dans la Meuse, en Midi-Pyrénées ou encore en banlieue parisienne.

Par zones géographiques, le déficit avec les pays hors Europe est "très léger", même qualifié de "quasi-stable" (-2,64 milliards contre -2,74 milliards) et le déficit avec le reste de la zone euro a augmenté à 3,52 milliards contre 2,66 milliards, le mois précédent.

Beaucoup de légèreté finit par peser...

mercredi 3 juin 2015

Paris: Pierre Moscovici se fait marier par Anne Hidalgo, le 13 juin

Depuis sa notoriété, les femmes découvrent du charme à Moscovici...

L'amour est dans... Bercy
Le 13 juin prochain, à 11 heures, le commissaire européen à l'Economie et ancien ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, 57 ans, va se marier à Paris, sous les ors de la mairie du 6e arrondissement resté à l'UMP depuis 1994, rapporte Le Parisien ce mercredi. La maire de Paris, Anne Hidalgo va célébrer le mariage.

L'amour au travail

La future mariée, Anne-Michelle Bastéri, ci-contre, est âgée de 35 ans et inspectrice des Finances en disponibilité. La rencontre de l'énarque -de 22 ans sa cadette- avait eu lieu à Bercy, où celle qui pourrait être sa fille était employée comme 'conseillère chargée des Participations de l’État'.

Pierre Moscovici a donc bien mis un terme à sa relation avec Marie-Charline Pacquot (ci-contre) en septembre dernier. Elle n’avait que 20 ans lorsqu’elle a rencontré l’ex ministre en 2008.  Le 10 septembre, le jour de la nomination de Pierre Moscovici a la Commission Européenne, elle a tweeté : "La compétence, l’expérience, le sérieux, et le talent reconnus ! Au service de la croissance et de l’emploi. C’est parti. Fière et émue".

En terrasse, au Café de Flore à Paris
La dernière en date a quelques 6 années de plus que celle qui l’a précédée dont les charmes sautaient davantage aux yeux au premier regard.

Le couple s'est rencontré à Bercy, lorsque la jeune femme était membre du cabinet du ministre de l'Economie. Voilà comment l'économie s'est dégradée pendant deux ans.

Pour passer devant Anne Hidalgo, le futur marié a choisi deux témoins parmi ses amis, Laurent Max- Starkman, ci-contre, propriétaire d'immeubles et dirigeant de 3 entreprises (3 mandats: Eraskoa et Louis Père et Fils à Beaune), ainsi que nouveau président du conseil d'administration de l'École nationale supérieure des Beaux-arts de Paris. et Safia Otokoré, originaire de Somalie et ex-femme du footballeur Didier Otokoré. Elle était professeur d'Education physique; elle est maintenant chargée de mission à l'Agence française de développement (AFD), placée sous la tutelle du ministère de l'Économie.
Anne-Michelle Bastéri a pour sa part choisi Corinne Kraus, administratrice civile, et Aurélie-Claude André, inspectrice des Impôts.
Les enfants seront-ils conçus à Bercy, après le travail ?
En attendant, nous souhaitons une longue et belle carrière aux protégées de Moscovici.