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dimanche 11 février 2018

Deux hommes accusent une parlementaire américaine de ...harcèlement sexuel

La députée accusée de harcèlement sexuel est une figure du mouvement ...#MeToo !

Poursuivie pour avoir mis la main aux fesses d'un assistant...

États-Unis : une députée, figure du mouvement #MeToo,  accusée de harcèlement sexuelFéministe reconnue et militante de #MeToo accusée d'avoir attrapé les fesses d'un assistant parlementaire contre son gré, elle se retrouve ainsi l'une des rares femmes à être montrée du doigt pour comportement sexuel abusif à l'heure de l'affaire Weinstein et du mouvement #MeToo: elle est au nombre des dizaines de femmes qui ont dénoncé un vécu personnel de harcèlement sexuel. 
Le magazine Politico a révélé le 2 février dernier qu'une enquête interne au parlement de Sacramento avait été ouverte pour "mauvaise conduite sexuelle".
En décembre dernier, le magazine américain 'Time' dédia sa Une aux femmes, qui, depuis le début de l'affaire Weinstein dénoncent le harcèlement sexuel aux Etats-Unis. Des témoignages qui ont déclenché une vague mondiale d'accusations contre des hommes de pouvoir accusés d'abus sur de nombreuses femmes.
Les "briseuses de silence" sont cinq à la Une du magazine qui leur décerne le titre de "personnalités de l'année". Avec elles, le tabou du harcèlement sexuel exercé par des hommes de pouvoir est tombé.
Mais aucun homme n'est honoré : une discrimination qui en dit long sur le
préjugé féministe qui discrimine les hommes victimes du harcèlement sexuel des femmes...
"Je suis certaine de ne pas avoir fait ce dont je suis accusée", mais "toute accusation de harcèlement sexuel doit être considérée sérieusement et je pense que les élus doivent particulièrement être tenus à des normes de comportement" strictes, a écrit vendredi Cristina Garcia dans un communiqué. 

Deux hommes se sont signalés, contre une quarantaine de femmes

De quoi donner à Hulot matière à réflexion
"Je me mets donc immédiatement en congé sans solde de ma fonction à l'assemblée de Californie", dans l'ouest des Etats-Unis, et "implore la commission des règlements de l'assemblée de mener une enquête rapide", a-t-elle ajouté, espérant revenir au plus vite au travail pour ses administrés.
Deux témoignages mettent en cause la parlementaire 


Daniel Fierro a déclaré au site internet Politico qu'en 2014, âgé de 25 ans lorsqu'il travaillait pour le député californien Ian Calderon, Cristina Garcia - qui semblait ivre - a commencé à lui caresser le dos après une petite fête entre parlementaires à Sacramento, puis lui a attrapé les fesses et a tenté de toucher son entrejambe avant qu'il ne se dégage d'elle et parte. 

Un lobbyiste qui préfère garder l'anonymat a rapporté à Politico que lors d'une soirée de levée de fonds en mai 2017, la parlementaire démocrate lui avait fait des avances avec des mots crus, avait tenté de lui mettre la main à la braguette, semblant également en état d'ébriété. 

dimanche 6 août 2017

"Avec Emmanuel Macron, c'est Mardi gras tous les jours"

Eric Woerth soumet le président Macron à l'analyse

Éric Woerth révèle un Emmanuel Macron "autocentré" et une majorité "caporalisée"
Woerth dénonce
En harmonie avec deux chutes successives dans les sondages de la confiance de la population dans le nouveau président, le Président LR de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale "dresse un bilan pour le moins mitigé" de cette première session parlementaire, à la veille de sa clôture estivale, mercredi. 
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Un protège-dents devient indispensable
Dans les colonnes du JDD dimanche 6 août, Éric Woerth dénonce un discours "néopoujadisme" qui dresse les nouveaux élus contre les anciens. "On jette à la vindicte populaire des gens qui, en réalité, ont sacrifié une bonne partie de leur vie professionnelle et familiale à leurs électeurs avec beaucoup de sincérité", gronde le député de l'Oise. 
Porter aux nues "l'inexpérience" cache en réalité "la volonté assez claire du président de la République d'affaiblir le Parlement", explique l'ancien maire de Chantilly (1995-2017). 

L'ancien ministre du Budget, puis du Travail de Nicolas Sarkozy met en évidence la superficialité de la politique d'Emmanuel Macron

Woerth pointe les contradictions dans la politique d'Emmanuel Macron.
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"Quand on dépense 350.000 pour une soirée d'autopromotion à Las Vegas, on est loin des discours sur la moralisation publique", fustige l'ancien ministre. C'était l'époque où le ministre de l'Economie arborait une barbe de trois jours dans un rôle épisodique de jeune cadre dynamique et que ses communicants l'avaient fait interpeller par une journaliste complice qui lui demanda s’il arborait "un nouveau look pour une nouvelle année." Il a réussi son coup de com', c’est parfait", l'avait raillé Marylise Lebranchu. 

Et de dénoncer les mises en scène sans fond du chef de l'Etat.
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"Avec Emmanuel Macron, c'est Mardi gras tous les jours : il s'habille en aviateur, mais il demande aux militaires de prendre en charge le surcoût des opérations extérieures". Le grotesque du président en costume de Tom Cruise n'échappe qu'au président d'opérette.  

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Aux limites de l'indécence
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"On nous a explique que les coups de rabot, c'était la vieille politique. En réalité, on constate que le gouvernement rabote les dépenses publiques", tance Éric Woerth qui regrette l'absence, pour l'heure, du "début d'un processus de réforme en profondeur".

Volonté du président de la République d'affaiblissement du Parlement, dénoncé par Eric Woerth

Une majorité présidentielle de guignols interpelle l'opposition républicaine 

Éric Woerth, dénonce "une volonté assez claire du président de la République d'affaiblissement du Parlement"

"Il n'y a pas de honte à avoir sollicité plusieurs fois la confiance de ses électeurs. Ce discours, c'est du néo-poujadisme", affirme-t-il, y voyant derrière "une volonté assez claire du président de la République d'affaiblissement du Parlement".
 
"C'est vrai qu'il y a un renouvellement incontestable de l'Assemblée, y compris au sein du groupe des Républicains, et c'est une bonne chose si on réussit à marier expérience et jeunesse", estime Eric Woerth dans un entretien accordé au Journal du Dimanche. 
Mais le député de l'Oise s'agace des attaques contre "la vieille politique", y voyant "une vision mensongère ou candide des choses". "Nous n'appartenons pas à deux catégories : la vieille politique ou la nouvelle politique. D'ailleurs, quand je regarde la majorité, j'ai parfois l'impression qu'ils font de la politique comme on en faisait sous l'Empire romain...", lance-t-il.

L'ancien ministre dresse "un bilan pour le moins mitigé" de la session du Parlement qui s'achève mercredi.


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Invité à tirer un bilan des trois premiers mois de mandat d'Emmanuel Macron, le président (LR) de la commission des Finances de l'Assemblée nationale (ci-contre) déclare ne pas voir "le début d'un processus de réforme en profondeur".
"Je constate que, pour l'heure, il n'y a rien dans les tuyaux sur des réformes de structure", déplore E. Woerth. "Il n'y a pas de cadrage de l'action. J'en suis surpris pour un président qui paraissait organisé et qui a une vision extrêmement hiérarchique et autocentrée de la République". 

Le député juge d'ailleurs le poids du Premier ministre juppéiste Edouard Philippe (LR), "assez faible"
. "Ce n'est même pas un metteur en scène de l'action gouvernementale. C'est un metteur en forme des décisions du président, de son cabinet et de la technostructure qui entoure Emmanuel Macron".

"La vérité, c'est que l'exécutif n'est pas encore entré dans le dur. Rien de difficile n'a encore été fait", observe-t-il. 
Selon lui, "la priorité" du président en le nommant à Matignon, "c'était de casser la droite".

jeudi 14 mars 2013

Hollande recourt aux ordonnances, bien qu'il ait tous les pouvoirs

Défiant, Hollande dessaisit le Parlement où il a la majorité dans les deux Chambres




"Moi président de la République, 
j'engagerai de grands débats"
(F. Hollande, 2 mai 2012)
 


Ayrault: "Le recours aux ordonnances ne peut être qu'exceptionnel"

Mercredi, François Hollande a fait savoir, par les voix de la porte-parole du gouvernement, 
Najat Vallaud-Belkacem, et du président du groupe socialiste au Sénat, François Rebsamen, qu’il envisage de légiférer "par ordonnances" afin d’accélérer le rythme des réformes.

Il serait "effectivement détestable" que ce soit "une manière quotidienne de légiférer", a admis Jean-Marc Ayrault jeudi à ...Ottawa,  au cours d'une conférence de presse avec son homologue canadien Stephen Harper.

Et d'assurer contre l''évidence: "Je ne renie pas les critiques que j'ai pu faire à une certaine époque" contre le recours à cette procédure qui autorise le gouvernement à légiférer par ordonnances, sur autorisation du Parlement qui doit, après coup, ratifier les mesures décidées.


Alors que l'hypothèse d'un recours aux ordonnances a été évoquée mercredi par le gouvernement et la majorité PS, Jean-Marc Ayrault a précisé qu'il s'agit "uniquement de traiter un problème" de "complexité des normes", notamment en matière de "construction de logements".


Plusieurs élus de l'opposition se sont insurgés contre cette méthode pour "court-circuiter le débat parlementaire"


Des députés UMP ont jugé "saugrenu et grotesque" que le gouvernement légifère par ordonnances.

Il n'y avait pas le feu au lac jusqu'ici, mais voilà que la maison Hollande est, semble-t-elle, en flammes, selon la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem et le président des sénateurs PS, François Rebsamen, interrogés mercredi : il faut tout à coup " réformer plus vite".
Quant au petit Cazeneuve, le ministre des relations avec le Parlement, il a  ensuite avoué que cette procédure "exceptionnelle pourrait concerner non pas seulement le logement, mais aussi l’urbanisme...



L’ex-président de l’Assemblée nationale, l'UMP Bernard Accoyer, a dénoncé cette procédure de court-circuitage du débat parlementaire": "le recours aux ordonnances empêche le Parlement de débattre au fond car il prive les parlementaires de la possibilité d’amender les projets de loi gouvernementaux".
"En vérité, a ajouté Bernard. Accoyer, il s’agit pour le gouvernement de mettre au pas, à l’Assemblée nationale, une majorité de plus en plus tiraillée, d’empêcher l’opposition de défendre des propositions alternatives" et "d’escamoter le débat au Sénat où le rejet répété des projets gouvernementaux démontre qu’il n’y existe pas de majorité pour soutenir le gouvernement".

Prendre des ordonnances "peut faciliter effectivement la prise de décision dans des cas très précis mais je ne pense pas qu’aujourd’hui la manière dont le gouvernement veut utiliser les ordonnances soit la bonne", a dit le député UMP, et ex-ministre des relations avec le Parlement, Patrick Ollier, dans les couloirs de l’Assemblée.
Sur le cas particulier de l’urbanisme, "pourquoi le gouvernement veut-il utiliser les ordonnances sur un sujet qui ne le mérite pas ?", s’est-il en effet interrogé. 
Selon lui, "des décrets permettent d’aller très vite, et le vote d’une loi simple permet d’aller aussi vite que des ordonnances", a-t-il expliqué, inquiet des arrières-pensées de l'exécutif, car avant celles-ci, "il faut voter une loi d’habilitation et après il faut les ratifier".
"Le gouvernement a des difficultés avec sa propre majorité à l’Assemblée nationale, quand on voit les tensions qu’il y a entre écologistes, socialistes, gauche de la gauche, et je comprends que le gouvernement souhaite utiliser ce genre de moyens qui évite ce genre de difficultés. Mais nous serons là pour le dénoncer", a-t-il ajouté.

Pour le député de l’Oise Eric Woerth, ex-ministre UMP, qui s’exprimait aussi dans les couloirs de l’Assemblée, "c’est une idée saugrenue et grotesque", ajoutant : "Je ne me souviens pas de textes importants sur lesquels nous ayons légiféré par ordonnance."
"Même pendant la crise, nous ne l’avons pas fait. On a toujours respecté les droits du Parlement. Et je ne vois pas ce que le Parlement retarde en terme de débat depuis dix mois : il n’y a pas eu de retards dus au Parlement, il y a eu une amélioration des textes et puis évidemment la libre expression de l’opposition", a-t-il dit.

Souvent le socialiste Hollande varie


En 2005, sur Europe 1, l'actuel président critiquait l’utilisation des ordonnances, quand ils étaient dans l’opposition. 

Devoir de mémoire
Alors Premier ministre, Dominique de Villepin adopte, par ordonnance, des mesures d’urgence pour l’emploi, à commencer par le Contrat nouvelle embauche. François Hollande, alors premier secrétaire du Parti socialiste, s’élève aussitôt au micro d’Europe 1 contre ce qu’il estime être non pas seulement une aggravation de la précarité pour les travailleurs, mais   une "méthode détestable pour le Parlement."  Le 8 juin 2005, à la tribune de l’Assemblée nationale, il prend parti contre, comme à l'habitude: "Sur les questions essentielles de l'emploi et de la lutte contre le chômage, vous annoncez que vous allez recourir à la procédure des ordonnances, c'est-à-dire au dessaisissement du Parlement. Mais votre propre majorité devrait s'insurger contre une telle façon de faire !", lance-t-il sous les acclamations des bancs de l’opposition. 
Et le député de Corrèze se montre mêmer menaçant : "si vous décidez de toucher par ordonnances au code du travail, vous prenez la responsabilité d'ouvrir à la rentrée un conflit avec le pays."

VOIR et ENTENDRE François Hollande sur Europe 1, le 3 août 2005 :


La privatisation des autoroutes, décidée par la majorité, est également un motif de colère pour le patron des socialistes de l’époque. "Le gouvernement avait prévu de le faire sans saisir le Parlement et en manquant à toutes les règles de transparence. C’est une mauvaise décision, et une mauvaise méthode car on prive le Parlement de toute information et de toute transparence", brocardait François Hollande sur Europe 1, marchant ici dans les pas de François Bayrou, meneur de la fronde.

Les futurs ministres PS ont la mémoire courteArnaud Montebourg s'était fait l'écho véhément de Hollande, y voyant lui aussi un choix "insultant pour les partenaires sociaux, pour la représentation nationale et pour les Français". Et que voit-il donc aujourd'hui, l'avaleur de couleuvres accroché à son maroquin ?

Mais le rebelle le plus grotesque était déjà sans conteste le patron du groupe socialiste d’alors.
S’adressant au Premier ministre Dominique de Villepin, Jean-Marc Ayrault se lança dans un argumentaire "croquignolesque", retrouvé dans les archives de l’Assemblée nationale, et dont Europe1.fr vous offre lecture :

Les ordonnances, Hollande détestait ça


Pas de changement donc, toujours pas de cohérence non plus

Hollande utilise à son tour la procédure qu'il dénonçait

Lorsqu'il était député, François Hollande poussait des cris d'orfraie contre le recours aux ordonnances. "C'est le mépris du Parlement", accusait-il en juin 2005. Le candidat  promettait concertation et débat, mais dix mois plus tard le président veut avoir les coudées franches pour simplifier de simples normes ! A moins qu'il ne prenne tout le monde par surprise à propos non plus "simplement" de logements, mais déjà aussi d'urbanisme: compte-t-il donc plutôt lancer un de ces vastes programmes de grands travaux dont la gauche raffole: une grande piscine Martine Aubry, un immeuble gigantesque pour la BPI, banque Royal, ou encore une méga maison des associations François Hollande ?…
Côté incohérence, Hollande n'a pas tout dit, mais il a commencé par consacrer du temps et de l'énergie au sociétal, telle la réforme du "mariage" pour tous dont l'urgence n'apparaît pourtant pas au prime abord. Et le voilà qui réclame maintenant de pouvoir légiférer par ordonnances pour aller vite... Sans mépris aucun pour le Parlement, bien sûr: "Loin de moi l'idée de mettre en accusation les élus. C'est trop commode", s'est-il néanmoins défendu mardi en Côte-d'Or... Le bonhomme veut sans doute les décharger !
Le Président du groupe UDI-UC au Sénat, François Zocchetto, se dit néanmoins "scandalisé". "Le recours aux ordonnances est le symbole même du dessaisissement du pouvoir du Parlement par l'exécutif", dénonce-t-il.

L'exécutif socialo-écolo apporte de l'eau au moulin de l'opposition disposée à déposer une motion de censure
L'Assemblée nationale débattra le mercredi 20 mars de la motion de censure que doit déposer en fin de semaine le groupe UMP contre la politique économique du gouvernement, a-t-on appris mardi de sources parlementaires. Jean-François Copé, président de l'UMP.

Le président socialiste a jeté le trouble jusque dans sa propre famille politique.
Président du groupe des écolos radicaux EELV (Europe Ecologie-les Verts) au Sénat, Jean-Vincent Placé a ainsi fait part de son étonnement. "À quand les pleins pouvoirs ?" a-t-il tweeté. Soupçonnerait-il Hollande de virer au chavisme?...
"Un recours aux ordonnances serait une étrange façon de revaloriser le rôle du Parlement", s'est pour sa part inquiété le député chevènementiste (MRC) Jean-Luc Laurent.

vendredi 22 avril 2011

Sarkozy: le bilan positif de quatre années à l'Élysée

Ce que la presse s'est occupée à dénigrer, minorer ou occulter


Ce que la gauche tente de "salir",
selon les termes de la Ch'tite Aubry
alignée sur le président danois du Parti socialiste européen



« La confiance revient », à un an de la présidentielle, malgré la crise et la désinformation partisane
.

Une diplomatie de crise

Le 17 mars dernier, à l'ONU, la France faisait voter la résolution 1973 du Conseil de sécurité ouvrant la voie à l'intervention en Libye. Paris a alors pris la tête du front anti-Kadhafi. La diplomatie française était de retour, renouant avec un activisme dont Nicolas Sarkozy a fait sa marque de fabrique. Dès son élection, le chef de l'État s'est déployé tous azimuts sur la scène internationale.
La méthode fait ses preuves pour secouer le cocotier européen lors de la présidence française de l'UE en 2008. Les Vingt-Sept se placent en pole position dans la lutte contre le réchauffement climatique. Cette ardeur diplomatique lui permet de désamorcer la guerre en Géorgie. Et lorsqu'éclate la crise financière, Nicolas Sarkozy est aux avant-postes. Il s'expose personnellement pour nouer des partenariats avec les grands pays émergents. Même volontarisme avec l'Afrique même si la page postcoloniale est plus difficile à tourner, comme en a témoigné le controversé discours de Dakar.

Faisant souvent cavalier seul, Nicolas Sarkozy prend le risque d'irriter ses partenaires. Avec Angela Merkel, les points de divergence sont effacés, mais le débat est âpre. Et parfois, la réactivité présidentielle ne prend pas les autres diplomaties de vitesse, comme en Tunisie et en Égypte. En conséquence du "printemps arabe", Sarkozy a dû constater l'affaiblissement du projet d'Union pour la Méditerranée.
Reste un acquis majeur: la réconciliation transatlantique et le retour de la France dans l'OTAN.

Juguler la hausse du chômage

En matière sociale, le chef de l'État a tout fait pour limiter l'impact de la crise qui s'est abattue sur la France à l'automne 2008.
Il a augmenté provisoirement les effectifs de Pôle emploi, dont il a maintenu la fusion malgré tout, pour accueillir l'afflux de chômeurs supplémentaires. Il a pris des «mesures de solidarité» pour soutenir le pouvoir d'achat de près de 10 millions de ménages modestes (suppression en 2009 de deux tiers provisionnels de l'impôt sur le revenu, prime exceptionnelle de 150 euros…).

Il a augmenté la participation de l'État au financement du chômage partiel pour éviter que les salariés victimes de la crise ne soient licenciés… Grâce à ces mesures, et à d'autres, le nombre de chômeurs a moins augmenté pendant la crise que dans la plupart des pays occidentaux (+33%, contre +50% au Royaume-Uni ou +121% aux États-Unis).
L'autre fait d'armes social du président de la République aura été la réforme globale des retraites qui a vu l'âge légal de départ repoussé de 60 à 62 ans et qui garantit la pérennité financière des régimes jusqu'en 2018.

Des universités autonomes

Dès juin 2007, Nicolas Sarkozy s'est attelé à cette promesse de campagne. Le président voulait moderniser des universités vieillissantes, concurrencées dans l'Hexagone par le système sélectif des grandes écoles et, à l'étranger, par des campus prestigieux en passe d'attirer un nombre croissant de nos meilleurs étudiants. Après quelques semaines de concertation, ponctuées de tensions syndicales, Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur, présente son projet devant le Parlement qui le valide dans la foulée.
Instaurée par la loi du 10 août 2007, l'autonomie des universités devient une réalité. Autrement dit, les présidents de fac apprennent à être de véritables managers. Ils peuvent recruter qui ils veulent, disposent d'une manne financière plus importante pour mener leur propre politique de formation et de recherche. En échange, ils sont responsables et rendent des comptes: chaque fac est évaluée sur la qualité de ses productions et sa capacité à insérer ses étudiants dans le monde du travail.
La ministre sera chahutée par deux mouvements sociaux assez violents. Peu importe aujourd'hui. « 90% de nos universités sont autonomes. Cette loi, c'est leur fierté retrouvée. Nos établissements sont désormais décomplexés à l'égard du monde économique et des grandes écoles », confie Valérie Pécresse, fière d'avoir affronté la grogne sans ciller. Elle recueille aujourd'hui les fruits de la réforme: des profs étrangers qui reviennent enseigner dans nos amphis, une image de marque qui s'améliore, des laboratoires d'excellence qui travaillent avec des entreprises… De quoi faire de cette réforme un acquis considérable du quinquennat.

Plus de sécurité et moins d'immigration

S'il est un dossier qui connaîtra un avant et un après Sarkozy, c'est bien celui de la sécurité. Le travail accompli est colossal. À effectif quasiment constant, de l'avis de nombreux chefs de police, l'efficacité des forces de l'ordre s'est accrue d'environ un quart.
Mais la justice n'a pas suivi au même rythme, d'où les tensions récurrentes entre les deux institutions. Les réformes engagées étaient jugées impossibles: fusion des RG et de la DST, redéploiement des commissariats et des brigades et puis surtout rapprochement historique entre la police et la gendarmerie. La logique de décloisonnement des services, avec la création des GIR, constituait en soi une petite révolution. Mais elle n'a pas suffisamment essaimé dans l'administration.

De même, malgré des résultats encourageants dans la lutte contre la délinquance (17% de baisse des crimes et délits depuis 2002), la persistance des violences, notamment dans les quartiers sensibles, implique de trouver de nouveaux modes d'organisation pour répondre aux besoins des populations les plus exposées. Mais les coupes claires dans les effectifs ne favorisent guère les redéploiements d'envergure.

Nicolas Sarkozy voulait également innover en promouvant une immigration «choisie» plutôt que «subie». La crise économique l'a finalement conduit à revoir ses plans en diminuant l'immigration légale. La France tente de résister depuis janvier à la forte pression migratoire née des révolutions arabes. Pour gérer ces contraintes, Claude Guéant est présenté à l'Élysée comme « l'homme de la situation ».

L'ambition de l'environnement

C'était le 25 octobre 2007. Dans la salle des fêtes de l'Élysée, Nicolas Sarkozy prenait des engagements sans précédents en matière d'environnement : « C'est bien un plan Marshall pour la France comme pour la planète qu'il faut engager.» Des conclusions tirées du Grenelle de l'environnement qui, dans les semaines précédentes sous la houlette de Jean-Louis Borloo, avaient réuni autour d'une même table des représentants des entreprises, des collectivités territoriales, de l'État, des ONG et des syndicats. Du jamais-vu. Deux lois ont été adoptées (Grenelle 1: août 2009, Grenelle 2: juillet 2010).

Depuis, les décrets se succèdent: nouvelle réglementation thermique pour les bâtiments, développement du transport durable, renforcement de la fiscalité écologique (bonus-malus, future taxe poids lourds)… Certaines promesses toutefois attendront des jours meilleurs. La taxe carbone est la plus emblématique. « Elle sera mise en œuvre dès lors qu'un engagement européen aura été obtenu sur l'instauration d'une taxe aux frontières permettant de taxer les produits importés des pays qui refusent de réduire leurs émissions de CO2 », promet vendredi l'Élysée. Les déclarations du président au Salon de l'agriculture il y a un an estimant que l'environnement « ça commence à bien faire » ou les ajustements récents en matière d'énergie renouvelables ont également brouillé l'image dans l'attente des résultats des études sur les énergies non conventionnelles.

Cela n'empêche pas la France d'être toujours au premier rang dans les négociations internationales pour tenter d'obtenir des résultats en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, la protection de la biodiversité ou l'émergence des énergies propres dans les pays en développement.

Un Parlement plus puissant

La révision constitutionnelle votée le 23 juillet 2008 a renforcé les pouvoirs du Parlement, qui dispose en théorie de la moitié de l'ordre du jour et d'un droit de veto sur les 52 nominations les plus importantes du chef de l'État.
Cette réforme consacre l'ouverture de la saisine du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) aux justiciables.
Ceux-ci peuvent aussi, depuis le 1er mars 2010, invoquer en justice la conformité des lois à la Constitution, grâce à la question prioritaire de constitutionnalité (QPC), et saisir le Défenseur des droits, inscrit dans la Constitution.

Depuis 2007, l'opposition préside la puissante Commission des finances de l'Assemblée.
La réforme des collectivités territoriales, votée le 17 novembre 2010, va mettre fin à l'enchevêtrement des compétences, avec la création des conseillers territoriaux qui remplaceront en 2014 les conseillers généraux et régionaux, engendrant des économies de gestion.
Sur tous les fronts pendant la crise

Nicolas Sarkozy venait à peine de fêter sa première année à l'Élysée que la faillite de la banque d'affaire Lehman Brothers, aux États-Unis, provoquait la plus importante crise économique et financière depuis la grande dépression des années 1930.
Organisation du G20, sauvetage des établissements bancaires puis mise en place du plan de relance de 28 milliards (prime à la casse, programme d'investissements, création du médiateur du crédit…), régulation des marchés (encadrement des bonus, lutte contre les paradis fiscaux…), naissance du Fonds stratégique d'investissement: depuis octobre 2008, l'Élysée est sur tous les fronts en matière économique. Résultat, alors que l'activité plonge aux quatre coins du monde, la récession française n'est « que» de 2,5% en 2009 (la moitié de l'Allemagne).

Depuis, la France a renoué avec la croissance.
Et le chef de l'État a supprimé la taxe professionnelle pour renforcer la compétitivité des entreprises, mis en place un vaste programme d'investissements d'avenir de 35 milliards d'euros et s'apprête à réformer la fiscalité du patrimoine.
Reste l'enjeu des finances publiques. L'effondrement des recettes de l'État pendant la crise a fait grimper le déficit de 2010 à 7,7% du PIB et la dette à 83% (contre environ 100% aux Etats-Unis). Le mot rigueur n'a jamais été employé mais le chef de l'État met désormais l'accent sur un comportement vertueux: Bercy prend les dispositions pour ramener le déficit à 5,7% en 2011, 4,6% en 2012 et 3% en 2013.

mercredi 4 août 2010

Les champions à l'Elysée: atmosphère détendue

La haine anti-républicaine est restée aux marches du Palais
Mardi 3 août: le gouvernement a droit à des vacances

A l’issue du dernier Conseil des ministres avant les vacances du gouvernement, Nicolas Sarkozy a accueilli à la mi-journée tous les médaillés de Barcelone.

Symbole fort

« Tous ensemble », un slogan qui reprend tout son sens
Leurs entraîneurs ont largement contribué au succès de ces Bleus-là.
Le président de la Fédération française d’athlétisme Bernard Amsalem et le DTN Ghani Yalouz étaient à l'honneur à l’Elysée.

Vêtus de leurs survêtements et médailles autour du cou, les membres de l'équipe de France ont ensuite été conviés à un déjeuner-buffet avec le président.
En fin de journée, ils ont remonté les Champs Elysées à bord d’un bus à impériale.
VOIR et ENTENDRE


La France a battu son record historique de médailles à Barcelone la semaine dernière, en ramenant 18 médailles des championnats d’Europe, dont 8 en or.

Rentrée du gouvernement
Le 25 août
Les parlementaires ne reprendront pas le chemin du Parlement début octobre comme d’habitude, mais dès le 7 septembre, pour une session extraordinaire consacrée à la réforme des retraites.

samedi 5 juin 2010

Dosière (PS) voudrait instaurer une république en peau de lapin

Le PS menace des ministres de la suppression des logements de fonction

Le « société du care » socialiste exclut les ministres

Le PS dispose d'un promoteur de l'austérité
Le député apparenté socialiste René Dosière s'épanouit en effet dans l'affaiblissement des budgets de l'exécutif. Il met un zèle infini dans la suppression de tout ce qui pourrait faciliter leur tâche. Il s'est d'abord illustré dans le contrôle des dépenses de la présidence de la République.

René Dosière a déjà dénoncé l'opacité du budget de la présidence
, visant en particulier la dotation effective, et sa forte progression sous la présidence de Jacques Chirac. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le député a interpellé le gouvernement sur l'attribution d'une carte bancaire à Cécilia Sarkozy et, par extension, a demandé, à cette occasion, une clarification du statut du conjoint du chef de l'État.

Député depuis juin 1988, il s'est néanmoins gardé de consacrer sa compétence en finances publiques à l'épluchage des dépenses de François Mitterrand, président de la République jusqu'en 1995. L'alternance libère du temps et sa persévérance a pu trouver à s'employer.

Un sous-prolétariat ministériel

La suite logique de la proposition Dosière est donc maintenant de réduire les membres du gouvernement à la portion congrue. Il priverait volontiers certains d'entre eux, mais pas d'autres, de leurs logements de fonction,
au risque de renforcer la hiérarchie ministérielle actuelle et de créer aussi des « ministres défavorisés ».

=> En dehors de ministères « régaliens », point de salut

Selon le député de l'Aisne, seuls les ministres d'astreinte 24 heures sur 24, comme le Premier ministre (tout de même, mais pour combien de temps ?), ou les ministres de l'Intérieur, de la Défense, de la Justice, des Finances et des Affaires étrangères, auraient droit désormais à un logement de fonction. « Rien ne justifie un logement de fonction pour les autres", décréterait-il, s'il en avait le pouvoir .

=> La proposition du socialiste est royale
"Qu'ils aient un local de réception, oui. Pour le reste, « ils n'ont qu'à louer un appartement, même les ministres de province. » Ce monsieur parle en BRUT... « Ils ont des revenus --14.129 euros brut pour un ministre, 13.423 pour un secrétaire d'Etat-- qui leur permettent de louer. Il faut aller vers une séparation plus claire entre la personne publique, le ministre, et la personne privée qui vit chez elle, avec sa famille », argumente-t-il.
La hausse des loyers parisiens est « actée », affirmerait aussitôt la presse polémiste.

=> Voyons les revenus du député Rosière
Traitement/mois : 7 008,65 € brut par mois pour 2009, soit 5 219 € net, dont les indemnités suivantes (en 2009) :
Indemnité parlementaire de base : 5 443,61 € brut mensuel
Indemnité de résidence : 163,31 € brut mensuel
Indemnité de fonction : 1401,73 € brut mensuel
En cas de cumul avec un mandat local (maire, président de conseil général...), l'indemnité est écrêtée à 2722 € par mois pour 2009 ( maximum : 9 730 €)
A cela peut s'ajouter :
Frais de mandat (frais de représentation) : 5 837 €
Crédit mensuel pour la rémunération de 1 à 5 collaborateurs ou assistants : 9 021 € (si la somme n'est pas totalement utilisée - effectivement ou non - , la différence peut être versée au groupe politique du député, sinon, elle reste acquise au budget de l'Assemblée Nationale)
Supplément familial de traitement pour les députés chargés de famille

=> Or, qui peut croire qu'un 'escroc' de l'envergure de Noël Mamère, qui prétend circuler à vélo, (cf. PaSiDupes) n'empoche pas son indemnité transports (gratuité des taxis parisiens et la jouissance du parc automobile) ? Nous lui souhaitons d'ailleurs volontiers de profiter en outre des largesses de la « république bananière et de son allocation d'aide au retour à l'emploi pendant 6 mois (pour assurer un revenu brut mensuel égal à l'indemnité parlementaire de base).

=> Question parc automobile encore, les gaspillages de Sa Cynique Majesté
Royal, présidente de Poitou-Charentes, ne concernent évidemment pas Dosière
(cf. PaSiDupes et la VerSatis de la présidente de région), mais les lecteurs sont intéressés à savoir que la démagogie socialiste est particulièrement indigne, comme dirait Hamon, élevé avec bac +3 à la dignité de professeur d'Université, puisqu'il est plus délicat de se faire élire que coopter...

=> Et puis, le cumul des mandats auquel sont attachés les sénateurs
(comme les députés socialistes Collomb ou Rebsamen, par exemple - cf. PaSiDupes) ne devrait-il pas être accordé aux ministres de seconde catégorie ? Un secrétaire d'Etat reçoit un salaire de 12 795 € et les gains cumulés d'un Jean-Marc Ayrault sont officiellement limités à 8.100 €, mais le maire de Paris gagne 8.500 €. Quant à la mairie de Lyon, elle a quelque chose à cacher, sans que Dosière n'y voit d'opacité: les émoluments de Gérard Collomb sont 'secret défense', en tant que maire de Lyon, d'une part, et président de la CU (communauté urbaine), d'autre part...

L'exemple François Hollande, député de Corrèze, maire de Tulle (16.000 hab.)
Estimation des montants d'indemnités de fonction (en 2007)
indemnité parlementaire :5.257,58 € mensuels
indemnité de résidence :157,73 € mensuels
indemnité de fonction défiscalisée :1.353,88 € mensuels
indemnité de frais de mandat :6.112 € mensuels
indemnité pour collaborateurs :8.553 € mensuels (restitués si non employés)
indemnité de téléphone et courrier :6.610 € mensuels
indemnité de maire de ville moyenne :2343,24 € mensuels
facilité SNCF :carte de circulation en 1ère classe (40 A-R Paris-circonscription)
NB : les deux indemnités de parlementaire et de président de conseil régional ou de maire se cumulent dans la limite de 1 fois et demi la plus élevée (celle du député), mais il faut bien sûr ajouter les autres indemnités de frais diverses ci-dessus, plus les avantages en nature liées aux fonctions de présidence ou de maire, frais de bouche, voitures avec chauffeurs, et prises en charge diverses, ...
En matière fiscale,
les élus ne paient pas d’impôt sur la totalité de leurs salaires, puisque 6000 € des frais ne sont pas imposables !

Dans certaines régions, les présidents de Conseil régional ont droit à un logement de fonction que Dosière veut retirer aux ministres non régaliens, c'est-à-dire la plupart.
Sa Cynique Majesté Royal n'a pas eu besoin de se présenter aux législatives, puisqu'elle profite à plein des frais de représentation offerts par la région. Et pourtant les revenus d'une petite présidente de région comme ceux de la reine de la démocratie participative sont estimés en 2007 à plus de 30.000 euros, soit 200 fois le salaire minimum, selon AgoraVox. Elle peut compter sur Paris Match, l'une de ses pompes à fric: lire PaSiDupes
Mais c'est néanmoins grâce à ses frais régionaux de représentation que Désirdavenir Royal multiplie les voyages: ils lui auraient permis par exemple de partir en Inde avec trois journalistes il y a quelques mois. "L'utilisation de ces fonds est si secrète qu'on en ignore nous-mêmes la destination", confie Jean-François Fountaine, son rival socialiste au Conseil régional (cf. PaSiDupes: comment Sa Cynique Majesté Royal refuse la parole à Fountaine,PS).
Les velléités de transparence et les critères d'estimation de Dosière laissent donc à désirer.

=> S'agissant du choix de prêts d'aide au logement, dont la proposition démagogique de Dosière ne souffle mot, les ministres auraient-ils accès aux mêmes facilités compensatoires que les parlementaires ? Le populisme qui anime ce socialiste vertueux l'incitera-t-il à supprimer aussi leur accès gratuit au réseau SNCF (1ère classe) ou les quotas de déplacements aériens que les parlementaires ont en commun avec les ministres ?

Le PS ne met aucune limite au populisme

Devra-t-on autoriser nos ministres défavorisés à installer leur tente Décathlon Quai Branly ?


Le PS ira-t-il jusqu'à suggérer la modification du statut du gouvernement ?

Il suffirait qu'il se constitue en association et que les laissés pour compte de la proposition Dosière se déclarent bénévoles... Mais attention: seraient-ils intermittents, comme le prétend certainement le Canard Enchaîné, que Libération devrait les soutenir !
Le souci égalitaire des socialistes est cyclique, voire aléatoire
Notre Dosière n'a rien trouvé de mieux que de maintenir aux uns leurs avantages acquis et de priver les autres des leurs. C'est l'extension au gouvernement de la vieille discrimination entre les régimes spéciaux. C'est en quelque sorte le renforcement de l'aristocratie républicaine sur le modèle de la distinction d'Ancien régime entre petite et grande aristocratie !

Le démocrate René Dosière débat directement avec la presse

=> Une méthode méprisante en 'république du respect'
Sur les 39 membres du gouvernement Fillon 2 de 2009, quelque 33 seraient dépouillés... Mais, malgré leur nombre, c'est par la presse que les prochains ministres défavorisés apprennent ce que pourrait être leur avenir financier et donc les retombées familiales de leur expulsion.

=> René Dosière distille les éléments de sa proposition
"La transparence existe" et "on sait aujourd'hui qui a un logement et qui n'en a pas", mais il peut encore y avoir "des arrangements", lance-t-il, convaincu de s détenteur d'un pouvoir certain démocratique. Mais, si plein soit-il de son importance, il n'est détenteur que d'une parcelle de pouvoir et il a donc adressé un courrier à François Fillon pour qu'il "clarifie les procédures d'attribution" des logements de fonction "et les contrôles prévus". Sans doute Hamon-le-benoît exigera-t-il aussi de François Fillon qu'il prouve qu'il est bien Premier Ministre.

L'élu républicain crée une « noblesse d'État »

De la république bananière à la république hexagonale en peau de lapin

Dans cet entretien au Journal du Dimanche, Dosière souhaite aligner la France sur les pays en voie de développement, quitte à la relever, lorsque le Mozambique et le Sri-Lanka auront fait accéder leurs serviteurs de haut rang à l'ancienne "exception française".

Vers la lutte des classes au sein du gouvernement
Dosière veut pour nous une noblesse gouvernementale titrée, celle de la haute fonction publique, avec un logement et des préséances protocolaires sur les autres nobles de la République. MAM aurait droit à un fauteuil, mais un secrétaire d’État comme Pierre Lellouche (UMP) devrait s'honorer d'un tabouret. Reste le cas épineux des princes de la République dits « étrangers ». Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Sports, née au Sénégal et « naturalisée », devrait-elle être bientôt reléguée sur un strapontin, si toutefois le MRAP n'y voyait pas une 'insulte raciale' ?

jeudi 12 novembre 2009

Vers une enquête parlementaire sur les sondages de l'Elysée

Le PS craint que d'autres commissions d'enquête voient le jour...
Le président de l'Assemblée Nationale, Bernard Accoyer (UMP), a accepté mardi que la commission des Lois ouvre une enquête parlementaire sur l'importance de la facture des sondages commandés par l'Elysée.

La majorité applique la réforme parlementaire

Bernard Accoyer a tranché mardi en faveur des socialistes.

Le PS a rebondi sur les «interrogations» formulées par la Cour des Comptes, dans son premier rapport annuel, sur l'important budget alloué par l'Elysée aux enquêtes d'opinion. En 2008, son montant s'est en effet élevé à 3,28 millions d'euros. Le directeur de cabinet du chef de l'Etat, Christian Frémont, a de son côté révélé mi-octobre, lors de son audition devant l'Assemblée, que le spécialiste des sondages, Pierre Giacometti, bénéficiait d'un contrat de 43 500 euros mensuels avec l'Elysée et le politologue, Patrick Buisson, d'un contrat de 10 000 euros par mois.

La Cour des Comptes s'était émue

  • Le président de l'Assemblée Nationale a commenté sa décision par l'absence de poursuite judiciaire en cours.
    "C'est maintenant à la commission des lois de l'Assemblée de «vérifier les conditions requises" pour la création d'une telle commission et de «se prononcer» sur son «opportunité», a-t-il expliqué.

  • Jean-François Copé, le patron des députés UMP, s'est opposé au principe de cette commission d'enquête.
  • Alors que Michèle Alliot-Marie était défavorable à la création d'une telle commission, le président du Palais Bourbon a jugé que l'objection de la ministre de la Justice n'était pas un motif d'irrecevabilité. Cette dernière avait en effet estimé que le pouvoir de contrôle du Parlement s'exerçait sur l'action du gouvernement, et non sur celle de la présidence de la République. Un tel contrôle, étant selon elle, inconstitutionnel.

    Les effets de la réforme des institutions

    Tandis que les députés peuvent désormais présenter la moitié des textes de loi, à égalité avec l'exécutif, tout en prétendant ne constater aucun changement, Bernard Accoyer a fait valoir mardi que «les nouvelles dispositions de la Constitution et du règlement de l'Assemblée Nationale rendent quasi automatique la constitution d'une commission d'enquête, sauf opposition d'une majorité des trois cinquièmes des membres de l'Assemblée».

    La suite des opérations

    Selon lui, la commission présidée par Jean-Luc Warsmann (UMP) pourrait statuer d'ici «deux semaines».
    Trois options sont envisagées :
    - une approbation de la demande socialiste,
    - un rejet
    - ou une modification de son «périmètre», .

    Cette dernière hypothèse reviendrait, de facto, à vider la commission d'enquête de sa substance et certains parlementaires la considèrent comme un scénario assez probable. «Il faut avoir une lecture suffisamment large pour ne pas circonscrire les droits du Parlement en matière d'investigation», a conclu Bernard Accoyer, qui n'a «pas le sentiment que l'exécutif soit embarrassé par ce problème».

  • Pourtant, la première secrétaire du parti socialiste, Martine Aubry, et le président du groupe PS à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault, un affidé de François Hollande, ont a priori affirmé mardi craindre que la majorité ne «triture» le texte PS sur la création d'une commission d'enquête parlementaire, dans l'objectif de la vider de toute efficacité. Ils ont en fait bien d'autres sujets de préoccupation...

    Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a, quant à lui, déploré «l'agitation politicienne» autour de cette affaire.
    «Certains socialistes ont un peu la mémoire courte», a-t-il affirmé. Et d'ajouter : « Je me souviens d'une époque où pour un sujet autrement plus grave, (l'affaire de l'attentat contre le Rainbow Warrior impliquant un frère de Sa Cynique Majesté Royal), où il y avait quand même mort d'homme, le président François Mitterrand, depuis l'Elysée, avait indiqué qu'il n'était pas question qu'une commission d'enquête parlementaire interfère sur la politique menée par l'Elysée»...
    -> Le 19 septembre 1985, François Mitterrand demande à son Premier Ministre, Laurent Fabius, de faire le ménage dans l'affaire du sabotage du Rainbow Warrior. "Cette situation ne peut plus durer. Le moment est venu de procéder sans délai aux changements de personnes et, le cas échéant, de structures qu'appellent ses carences".
    Des révélations publiées dans la presse française relancent toutefois le débat, entraînant la démission du ministre de la Défense, Charles Hernu, et le limogeage du numéro 1 de la DGSE, l'amiral Pierre Lacoste.

    Le Président socialiste fait également état d'un grave constat d'impuissance
    "Il nous faut constater que la presse fait état d'éléments nouveaux dont nous ne pouvons apprécier la réalité faute d'avoir obtenu des services compétents les informations nécessaires."
    Serge July (Libération 21/09/85) écrit : "Mieux vaut passer pour un incompétent qui ne maîtrise pas l'appareil de l'Etat que pour un dirigeant qui a sciemment décidé de commettre un attentat contre des pacifistes."

    20 ans après

    Les acteurs et les commentateurs continuent de diverger sur
    l'implication directe du Président Mitterrand dans l'ordre de couler le Rainbow Warrior.
    Il n'est jamais trop tard de demander la commission d'enquête parlementaire dont ne voulait pas le président Mitterrand.