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mardi 21 janvier 2020

L'enquête sur le financement de la campagne de Macron à Lyon, classée sans suite

"Aucun détournement de fonds publics n'a été caractérisé" : pas de preuves, donc pas de faute ! 
Pas vu, pas pris...

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"Les infractions évoquées dans la plainte initiale ne sont pas constituées",
"selon une source", écrit benoîtement L'Express.

L'enquête ouverte en juin 2018 sur le possible financement par la ville et la métropole de Lyon de la campagne présidentielle de Macron a été classée sans suite, a-t-on appris lundi de source proche du dossier (sic), en confirmant une information du quotidien régional Le Progrès

Autre chose ?
Résultat de recherche d'images pour "Macron Penicaud CES La Vegas"Et l'opération levée de fonds en faveur du candidat Macron à Las Vegas, par l'entremise de Muriel Pénicaud au Salon du numérique (Consumer electronics show, CES) de 2016 ?



Malgré 381 000 € d’argent public ?

vendredi 5 octobre 2018

Michel Onfray à 'Manu' Macron : une lettre ouverte chargée d'insinuations sexuelles

C'est cru et sans concessions

France Culture a mis à l'index (si on ose dire) Michel Onfray et s'est exposée à une riposte cinglante

A-t-on jamais vu une étreinte aussi chaude entre Manu et Brigitte ?
Le philosophe s'est fait plaisir dans une lettre ouverte au président de la République, publiée le 4 octobre sur son site personnel. Des démocrates aussi vigilants qu'exemplaires se refusent à y voir une détermination du pouvoir à faire taire les voix fortes d'opposition, tant Onfray se lâche et fait fi des règles de l'"ancien monde" en matière de moeurs privées. Onfray n'hésite pas en effet à souligner que c'est Macron, par son comportement 'no limit', qui autorise, voire appelle cette promiscuité gravement irrévérencieuse.

Fin septembre, dépité par la décision de France Culture de ne plus diffuser ses conférences l'été prochain, Michel Onfray annonçait qu'il renonçait à sa participation à l'Université populaire de Caen. "Je n'ai même pas été prévenu directement. C'est mon éditeur, Patrick Frémeaux, qui m'a transféré un mail qu'il avait reçu de la directrice de France Culture", explique-t-il au Figaro. "Sandrine Treiner met fin unilatéralement à [cette] collaboration sur la chaîne qu'elle dirige - avec pour tutelle un ministre nommé par Emmanuel Macron", écrit-il dans son communiqué, dénonçant l'inélégance de la méthode et laissant entendre que la décision est de nature politique.

France Culture a réagi sèchement à sa mise en cause par le philosophe
"Il n'y a aucune pression politique; c'est ridicule. Nous l'avons énormément soutenu, mais il n'y a pas de passe-droit à France Culture et, en termes de pluralisme, la question se posait de diffuser chaque été un seul et même essayiste. Notre antenne est libre de tout pouvoir, du pouvoir politique, mais aussi du pouvoir de Michel Onfray," affirme la directrice, contactée par Le Figaro.
 

"Evidemment, personne n'admettra de pression politique", gronde Onfray.
Il estime que la liberté d'expression est en péril dans notre pays. "Certains en ont marre de Zemmour ou de Finkielkraut. Quand il y a une pensée critique, on préfère déconsidérer le penseur plutôt que d'affronter sa pensée. Il faut qu'Eric Zemmour soit raciste. Je ne sais pas ce qu'on va me trouver", lâche-t-il, indigné.

Ce 4 octobre, le philosophe publie un écrit accablant

Certains refuseront de noter une volonté politique manifeste de mise à mort médiatique, au prétexte du populisme d'Onfray, tant ses allusions aux préférences homophiles de sa cible sont limpides. D'autres se réjouiront de le voir larguer les amarres, rompant définitivement avec le politiquement correct. Tout est possible dans le "monde nouveau"...


Message de Michel Onfray à @EmmanuelMacron : "Comme je dispose de plus de temps pour moi depuis que mes cours à l’@UPCaen sont passés dans la moulinette de ton rectum citoyen, je t'annonce que je t’écrirai plus souvent..."
La lettre entière à lire ici : https://t.co/folH4BrtUs
— Michel Onfray TV (@MichelOnfrayTv) 4 octobre 2018

Lettre à Manu sur le doigté et son fondement
Votre Altesse,
Votre Excellence,
Votre Sérénité,
Mon cher Manu,
Mon Roy,
Mais aussi :
Mon Chéri,
  Je me permets en effet cette familiarité, mon cher Manu, car des photos t’ont récemment montré partout sur la toile aux Antilles enlaçant un beau black, bodybuildé en prison, luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu'au plus profond – si tu me permets l’expression… Ton sourire béat montre en effet que ta dilection va plus facilement à qui accompagne son selfie avec toi d’un doigt d’honneur qu’aux intellectuels qui n’ont pas l’heur de te plaire parce qu’ils ne te font pas la cour. Décidément, tu sembles n’aimer que ceux qui te font savoir leur amour d’une façon qui ne prête pas à confusion : il faut t’enlacer torse nu pour te plaire, essuyer sa transpiration sur ta chemise blanche, et passer plus de temps en salle de sport qu’en bibliothèque. Je comprends dès lors que le philosophe Etienne Balibar, avec lequel tu dis avoir rédigé un mémoire universitaire sur Machiavel, n’ait plus le souvenir de toi. Il n’est probablement pas assez couvert de sueur, trop âgé et trop intellectuel à ton goût.
  A ceux qui voudraient augmenter un peu leur culture, ce qui n’est pas de trop ces temps-ci, consultons l’encyclopédie en ligne Wikipédia, soyons fous ! Elle nous donne cette signification du doigt d’honneur : "Le majeur dressé autour des autres doigts baissés évoque un phallus et le reste de la main, un scrotum". Traduction pour qui ne maîtriserait pas toutes ces subtilités lexicales, il s’agit tout bonnement d’un "doigt dans le cul". Le doigt, on voit bien à qui il appartient, le cul, on se tâte – si je puis dire ! Est-ce le tien personnellement ? Auquel cas c’est ton affaire, mais n’en fais pas un étalage public : un président, ça ne devrait pas faire ça comme dirait l’autre… Ce cul, est-ce le nôtre en tant que tu incarnes la souveraineté populaire ? Est-ce celui de la France dont tu es le corps mystique ? On ne sait. Mais cette fois-ci, ça nous concerne. Et permets qu’on puisse ne pas jouir d’une pareille intromission dans notre intimité sans notre consentement. Demande à madame Schiappa : c’est la définition légale du viol.
  Quoi qu’il en soit de ce fondement et de son propriétaire, c’est proprement manquer de doigté envers la République que de se laisser mettre de la sorte en arborant ce sourire radieux qui témoigne de ton contentement. Pareil goût relève de ta vie privée qui est celle du second corps du roi, elle ne devrait pas affecter ton premier corps qui est politique et républicain. Ce sourire, c’est le même que tu arborais sur les marches de l’Elysée le jour de la fête de la musique en compagnie d’une brochette d’individus, eux-aussi férus de ce très subtil langage des signes. On ne dira pas que tu caches ton jeu. Il n’y a que les crétins pour feindre que tu dissimules. Tu es du genre à nous le mettre bien profond, pour dire clairement ce qui ne devrait pas te choquer sous forme de mots, puisque la chose te ravit quand elle se trouve exprimée sous forme de geste. Mais mettre ou ne pas mettre, là est la question…
  Or, cette question, tu l’as franchement résolue. Car, depuis quelque temps, tu montres en effet que, toi ou tes services, vous n’avez pas grand souci de la légalité (je ne parle plus de moralité, on sait désormais dans quelle estime tu tiens toute morale…), je parle de légalité. En adoptant cet angle de vue, on voit bien comment tu nous la mets, tu nous le mets, tu nous les mets… 
  D’abord, premier doigt, il y eut cette étonnante évaporation de tes bénéfices en tant que banquier chez Rothschild : tu sembles en effet avoir habilement fait disparaître cette somme considérable de ta déclaration de patrimoine avant les présidentielles. Quid en effet des cinq millions d’euros que tu as engrangés comme banquier pendant huit ans et dont personne ne retrouve la trace ? (source : "Cinq millions d’euros en huit ans, où est l’argent, Emmanuel Macron ?" dans Economie Matin du 16 février 2017). Cinq millions, ça en fait des billets de cinq euros que tu voles dans la poche des étudiants qui reçoivent l’APL !
  Ensuite, deuxième doigt, il y eut cette soirée de levée de fonds à Las Vegas qui a permis, via des facturations de Havas-Business, le prestataire de service de cette soirée apparemment effectuée sans appel d’offre, donc illégalement, de dégager de considérables marges, en dizaines de milliers d’euros, pour le candidat que tu étais alors. Qui organisait ce genre de soirée fort peu légale ? Muriel Pénicaud, ton actuelle ministre du travail (source : "Déplacement de Macron à Las Vegas : la très chère soirée organisée par Havas" dans Le Parisien du 8 juillet 2017). Fillon est tombé pour trois costumes : cette seule soirée t’aurait permis d’acheter des pardessus et des pantalons pour tout ton gouvernement et leurs cabinets pendant de longues années. Or, ce ne fut pas la seule soirée ayant permis des largesses à ton endroit.
  Troisième doigt, devenu président, il y eut l’affaire Benalla. Chacun a eu le loisir, durant ce feuilleton de l’été débordant sur la rentrée, de voir combien et comment tu couvrais qui te couvre. Entre mensonges, stratégies de communication, enfumage, intoxication, désinformation, instrumentalisation, bien malin qui peut désormais savoir où se trouve la vérité. Dans cette affaire, je veux n’en retenir qu’une. C’est une affaire dans l’affaire. Quand ton petit protégé s’est retrouvé en garde à vue, la police n’a pu effectuer une perquisition à son domicile pour cause de légalité : elle n’intervient pas la nuit. Comment se fait-il qu’une équipe ait pu être diligentée pendant ce temps-là au domicile de Benalla pour ouvrir son coffre et faire disparaître son contenu, dont des armes à feu ? Qui a dit quoi, et à qui, pour que ce forfait qui entrave la bonne marche de la justice ait été commis ? Et par qui ? Il faudrait demander à feu Gérard Collomb et lui demander si ça n’a pas un peu à voir avec sa récente démission… On ne fera croire à personne que ce faux cambriolage ait pu avoir lieu à cette heure, dans ce lieu, dans cet endroit de l’appartement d’un homme que tu protèges contre vents et marées, sans que tu sois un peu au courant ! Qu’y-a-t-il entre lui et toi pour que se trouvent détruites les preuves des coups tordus de cette affaire ? De quels doigts et de quels fondements symboliques, ou non, est-il ici question ? (source : "Affaire Benalla. Compagne introuvable, coffre-fort disparu… les zones d’ombre subsistent" dans Ouest-France du 23 août 2018)
  Puisque nous sommes dans la cambriole, ajoutons un autre forfait, ce sera le quatrième doigt, nous ne sommes pas bien loin de toute la main. Chacun sait désormais que la communication de monsieur Benalla, qui mettait tant dans l’embarras monsieur Collomb (un nom qui, je le jure sur ta tête, n’entre en rien dans ma métaphore filée du doigt et du fondement…), est pilotée par la Reine Mimi.
  Qui est Mimi ? Laissons parler les éditions Grasset qui publient bientôt une biographie non autorisée du personnage. Voici la quatrième de couverture du livre en question : "On l’appelle 'Mimi'. Michèle Marchand, la papesse des paparazzis, la gardienne des rumeurs, des secrets de la politique et des affaires. Elle collectionne les scoops sur les puissants mais elle a compris que le plus utile n’était pas de les vendre. Les posséder suffit. Et en parler, ici ou là. Elle ne dispose d’aucun titre officiel mais 'Mimi' se rend tous les jeudis à l’Elysée. Son agence de presse, Bestimage, a l’exclusivité de l’image de la Première Dame et de celles, privées, du couple Macron. (sic !) Une manne. Et une première. Jamais un couple présidentiel n’avait concédé un tel passe-droit à une 'petite marchande de photos'. Comment 'Mimi' a-t-elle pris le contrôle des secrets de Paris ? Pourquoi lui est-il accordé tant de privilèges ? Que sait-elle ? Que tait-elle ? Difficile d’enquêter sur cette femme, puissante et redoutée. Ses amis se taisent et ses obligés ont peur." Et puis ceci, qui ne manque pas de piment : "Garagiste, tenancière de boîte de nuit, mariée à des braqueurs puis à un policier, championne de ski, reine de la presse people… avant d’arriver au cœur du pouvoir. La vie de 'Mimi' est une énigme et un vertige."
  On comprend que ce vertige en donne à d’autres. Voilà pourquoi, fort étrangement, l’appartement de l’un des journalistes a été cambriolé. Par qui ? Toi seul le sait me semble-t-il. Ou Monsieur Collomb, qui a récemment fait ses valises… comme un voleur ! Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que l’équipe de monte-en-l’air qui a œuvré sur le coffre fort de Benalla était aussi de service chez l’un des biographes de la désormais fameuse Mimi. (source : "Un des biographes de 'Mimi' Marchand mystérieusement cambriolé" dans L’Obs du 26 septembre 2018).
  Pour les besoins de ma démonstration, je sais que tu me comprendras, j’ai besoin d’un cinquième doigt. De sorte qu’ainsi, nous pourrons franchement parler d’un "Fist Fucking" – autrement dit, pour ceux qui se trouveraient autant déroutés par cette expression formulée dans la langue de Shakespeare que par les subtilités lexicales du corps humain, voici une libre traduction de mon cru : "La main, puis tout le bras dans le cul". Tu m’excuseras toutes ces variations proctologiques, mais c’est toi qui m’y contrains, après avoir commencé aux Antilles…
  A plusieurs reprises, celui qui te sert de Benalla pour tes discours, Sylvain Faure, a fait savoir que tu n’appréciais pas un certain nombre d’intellectuels - dont ma pomme ! Il fut dit un temps qu’un genre de "cellule riposte" allait être mise en place pour répondre aux idées "nauséabondes", bien sûr, de ces personnes dont j’étais et dont je suis. Notre Sylvain avait alors sorti du chapeau les noms de Michel Serres et de Pierre Nora : tu voulais du sang neuf et rajeunir la société française, ces académiciens totalisent 174 ans à eux deux, c’est réussi. (source : "Le devoir de mémoire de Macron" dans Le Parisien du 11 juin 2017).
  Tout le monde a pu voir que tu étais capable de changer la loi pour récompenser Philippe Besson qui est à ta personne ce que Heidegger fut à Hitler, Sartre à Staline, Sollers à Mao puis à Balladur… Tu as en effet décidé de faire voter un texte permettant d’ouvrir une vingtaine de postes de consuls généraux supplémentaires à des fonctionnaires comme à des non-fonctionnaires afin de rendre possible ce hochet à offrir à ton ami avec l’argent de la République. (source : "Ce décret qui permet de nommer Philippe Besson consul à Los Angeles" dans Le Parisien du 30 août 2018).
  Un homme qui est capable de passer par-dessus la loi pour récompenser un intellectuel qui le…, qui le…, disons, qui chante ses mérites, n’aurait pas à se forcer beaucoup pour faire savoir combien il lui plairait que ce philosophe, qui lui déplaît, cesse de voir ses cours diffusés sur le service public ! Je dis ça comme ça ! Après la fraude fiscale, trois doigts, les cambriolages, deux doigts, la promotion d’un ami comme avers d’une médaille dont le revers est l’éviction d’un ennemi, cinq doigt, voilà, le compte est bon : la main est passée tout entier, le bras peut suivre…
  Voilà un an que Votre Altesse, Votre Excellence, Votre Sérénité, Mon cher Manu, Mon Roy, mais aussi : Mon Chéri, tu es au pouvoir. Et tu nous régales chaque semaine avec de nouvelles aventures. Il te reste quatre ans de règne.
  Je t’annonce une bonne nouvelle : comme je dispose de plus de temps pour moi depuis que mes cours à l’Université populaire sont passés dans la moulinette de ton rectum citoyen, je me réjouis de pouvoir t’annoncer que je t’écrirai plus souvent que je ne l’avais prévu lors de ma première lettre. Cette perspective nouvelle me donne le même sourire que toi, mais pour d’autres raisons : je suis ravi !
  On sait que le sage montre la lune et que l’imbécile regarde le doigt : pour ma part, j’en prends le ferme engagement, je ferai part égale entre la lune et le doigt…
  Salut Manu
Michel Onfray
***

Michel Onfray fait allusion à une autre lettre ouverte
adressée à "Manu" Macron; en date de début septembre, on peut la lire ici, ou l'écouter, lue par son auteur : "On dirait du Dieudonné"...


Ses "métaphores scatologiques", ses "blagues homophobes" et son "humour sur le viol" 
n'ont pas pas manqué d'être dénoncées
, notamment par Marilyn Maeso, enseignante en philosophie et "autrice" (!) du livre 'Conspirateurs du silence' (notamment sur la piètre qualité du débat), doctorante et monitrice en philosophie à l'Université Paris IV (Paris-Sorbonne):
Entre les clichés homophobes, l'overdose de ressentiment et la boutade lourdingue sur le viol, on réalise en effet, à lire cette lettre, le degré d'élévation intellectuelle dont l'absence de Michel Onfray sur France Culture nous prive.

Tristesse.https://t.co/hESbzS1n6d
— Marylin Maeso🕯 (@MarylinMaeso) 4 octobre 2018

Florilège de quelques autres réactions de même teneur :
"Onfray, toujours plus bas dans l'immonde (et je n'ai lu qu'une qz de lignes). 

Dommage que le délit d'offense au chef de l'Etat n'existe plus

Il y a ici matière à condamnations pénales nombreuses.
Cet homme m’inspire un profond dégoût. Sa lettre est à son image, immonde.
On dirait du Dieudonné.
Je suis d'accord avec toi Marylin. Je suis triste que Michel Onfray use de telles méthodes pour sa démonstration. Ça ne lui ressemble pas. La lecture de cette lettre m'a fait penser à un intellectuel à bout de souffle. Juste aigri.
Comment en est il arrivé là ? les suites de l'AVC ? c'est possible ? en tout cas c'est très loin des conférences qu'il a pu donner il y a quelques années...
Pauvre Michel Onfray qui se noie de plus en plus dans sa haine putride. J'ai pas continué la lecture plus loin que la 1ère allusion grassement homophobe ("jusqu'au plus profond") digne des pires fachos de Twitter. Sidérant. On est bien loin du Onfray du début allant chez Pivot. »

A l'inverse, la lettre d'Onfray a ravi (mais aussi inquiété quelque peu) le journaliste Clément Weill-Raynal (candidat n avril 2018, sur la liste Force ouvrière pour la commission de première instance de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels, CCIJP):
Michel Onfray se lâche et cogne très, très fort sur Macron. Il y a un peu du Jean-Edern Hallier dans le fond et la forme. Le philosophe finira-t-il enlevé - lui aussi - à la "Closerie des Lilas" par les barbouzes de l'Elysée ? 

Public différent, réactions différentes... Petit aperçu :

"A lire absolument. C'est du très très lourd. Et c'est très drôle.
Merveilleux et drolissime ! Et remarquablement écrit ! J'ai peur pour lui... Effectivement !
Génial merci mr Onfray de nous offrir ce fist fuking du fondement présidentiel un grand moment orgasmique.
Magnifique lettre j'applaudis des 10 doigts... bravo Mr Onfray de lutter contre cette dictature digne de l'URSS.
Une Vérité crue. Des mots assassins et sans concession. Un président mis au pilori. L'histoire est en marche."

Laissant chacun libre de son jugement, je finirai sur un tweet qui renvoie les deux hommes dos à dos, à leur commun narcissisme :
Règlement de compte entre narcissiques ?🤨 Onfray critiquait déjà Macron sur le fait que cela faisait petit garçon de tenir la main de sa femme.🙄Lire cette lettre et se dire que Montaigne avait raison en disant que l'affirmation et l'opiniâtreté sont signes exprès de bêtises. https://t.co/VxIq3sxKkz
— Saguy (@SaguyMak) 4 octobre 2018


vendredi 23 février 2018

Politique migratoire - Macron accuse un journaliste : "Vous ne faites pas votre travail !"

Macron recadre le journaliste Martin Weill

Le journaliste de 'Quotidien' interrogeait le président de la République sur sa politique migratoire


Macron n'a pas accepté la critique, ni dissimulé non plus son agacement, à voir comment il mouline des bras, doigts écartés en 'Edouard aux mains d'argent'.
Les questions de Martin Weill n'ont visiblement pas eu l'heur de plaire à Jupiter, comme le révèle le gif ci-dessus datant de mercredi soir dans l’émission Quotidien (ex-Petit Journal de Canal+) sur TMC. Le journaliste trentenaire se trouvait à l’Elysée lors de la réception par le chef de l'Etat de son homologue du Liberia, l’ex-footballeur George Weah.

Les hostilités commencent le 13 janvier 2015
quand Le Petit Journal diffuse un reportage de leur petit reporter à Las Vegas où se tient le Consumer Electronics Show, "le plus important salon consacré à l'innovation technologique en électronique grand public", dixit Wikipedia. 
Macron s'y trouve pour défendre notre French Tech, mais surtout pour faire campagne et collecter des fonds. Un épisode qui implique Muriel Pénicaud lors d'une soirée qui a conduit à l'ouverture d'une information judiciaire dans une affaire de favoritisme, dont on attend toujours les développements judiciaires.

Weill a droit à un entretien  très intime au bord d'une fontaine, à la fin duquel le ministre donne une tape furtive sur la cuisse du jeune Martin. Assez pour lancer quelques esprits pervers sur le thème d'une liaison entre le ministre de l'Economie et Tintin, le jeune reporter protégé de Yann Barthès...

Or, les questions du journaliste sur la politique migratoire de Macron ont visiblement déplu au monarque-président.  "Certains disent que l’Afrique est une chance, d’autres estiment que c’est un danger. Vous, Monsieur Macron, on a parfois du mal à vous situer…," a lancé Martin Weill

Piqué au vif, Macron a répliqué sèchement: "Non, je suis très clair. Pour moi, on doit en faire une chance, mais aujourd’hui il y a une crise en Afrique [ça date d'aujourd'hui ?]. Une crise qu’on doit traiter à la racine et dans ses symptômes, entre guillemets. Donc, c’est l’action que je mène de manière très cohérente [Zorro est arrivé...] depuis le début dont parfois vous ne voyez ou vous ne voulez voir qu’un aspect", s'est énervé le président-soleil. 


Vient alors la référence au projet de loi relatif à l’immigration présenté cette semaine

Martin n'a qu'une chemise :
c'est celle réservée à Emmanuel ?
Martin Weill évoque une "politique migratoire jugée très dure", ce qui déclenche cette pique du président : "Mais parce que vous ne faites pas votre travail, pardonnez-moi de vous le dire. Et vous ne regardez pas quels sont les droits qu’il y a dans les autres pays. Nous avons un droit après cette loi qui sera le même qu’en Allemagne, qui n’est pas jugé comme un pays dur sur le plan migratoire". 

Le journaliste relance le président qui accuse alors ses prédécesseurs : "Je pense qu’on n’avait pas de politique migratoire. On n’était pas sérieux sur les délais". Hollande, Valls et Cazeneuve en pensent quoi ?

vendredi 22 septembre 2017

Affaire Business France : l’ex-collaboratrice de Muriel Pénicaud va tout prendre

L’ex-collaboratrice de Muriel Pénicaud placée sous statut de témoin assisté 

Muriel Pénicaud avait connaissance du coût de l’événement à Las Vegas, selon Fabienne Bothy-Chesneau.
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Son ex-collaboratrice chez Business France, Fabienne Bothy-Chesneau (photo ci-dessous), a été placée jeudi 21 septembre sous le statut de témoin assisté par les juges d’instruction qui enquêtent sur le financement controversé du déplacement de campagne d’Emmanuel Macron à Las Vegas en 2016, selon une déclaration de son avocat à l’Agence France-Presse. 

Actuelle ministre du Travail de Macron, Pénicaud nie. 
Se sentant protégée en haut lieu, la ministre s’est même déclarée "très sereine" dans cette affaire, alors qu'une mise en examen aurait pu fragiliser Muriel Pénicaud en pleine réforme du code du travail. Elle a toutefois promis de démissionner en cas de mise en examen. 

Ce dossier, politique puisqu'il implique le candidat Macron, est lié à l’organisation, en janvier 2016, d’une soirée de promotion du candidat Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie de Valls et Hollandeauprès des startupers expatriés à Las Vegas. 

L’organisation de l’événement, qui avait coûté près de 290.000 euros, avait été confiée à l’agence de communication Havas, sans appel d’offres spécifique par Business France (BF), organisme public dépendant de Bercy et chargé de faire la promotion des entreprises françaises à l’étranger. Business France était dirigé, à l’époque, par Muriel Pénicaud. 

Suite à un rapport de l’Inspection générale des finances, le ministère de l’Economie avait fait un signalement au Parquet de Paris, qui avait ouvert l'enquête confiée en juillet à trois juges d’instruction. 

Une enquête pour "favoritisme et recel de favoritisme"

Dans cette affaire Business France, dans laquelle est citée la ministre du travail, Muriel Pénicaud, F. Bothy-Chesneau suggère l’implication directe de Pénicaud.
Depuis le début de l’affaire, Muriel Pénicaud ne reconnaît que d'avoir été au courant d’éventuels dysfonctionnements après l’organisation de l’événement et avoir immédiatement diligenté un audit externe indépendant auprès du cabinet E&Y.
Ernst & Young Global Limited est un réseau de cabinets d'audit dont les avocats sont spécialisés en fiscalité. Or, il s'en trouve un à Marseille où Macron passe ses vacances (lien PaSiDupes) et se rend ( Immeuble le Calypso, Quartier Euromed, 48 Quai du Lazaret, 13002 Marseille) sous tous les prétextes ... (lien PaSiDupes) 
Mais F. Bothy-Chesneau a livré une autre version aux enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), à la fin de juin. 
Elle a notamment expliqué que si elle avait été chargée de mettre en œuvre la soirée, elle se défend d'avoir eu tout pouvoir décisionnaire. 
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F. Bothy-Chesneau avait également assuré qu’à partir de la fin novembre 2015, soit plus d’un mois avant l’événement, le meeting de Las Vegas avait été évoqué de manière continue avec Muriel Pénicaud. Un courriel, révélé par Le Monde, suggère ainsi que l’actuelle ministre était au courant du coût prévisionnel de l’événement dès le 20 novembre 2015. Ce jour-là, la directrice adjointe de la promotion et de la communication de Business France (BF), Julie Cannesan, lui écrit : " 'Muriel, nous avons eu le cab [cabinet de] Macron en ligne (…) Parmi les ‘points à retenir’, celui-ci : ‘Budget : 300 KEUR [300.000 euros]' ".  
Emmanuel Macron a été ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique de août 2014 à août 2016.
La ministre est aussi soupçonnée de n’avoir informé le conseil d’administration de Business France de possibles dysfonctionnements qu’en décembre 2016, soit six mois après avoir pris connaissance de l’audit d’E&Y, et d’en avoir présenté " une synthèse biaisée", d’après Libération. 

Dans ce document, E&Y n’exclut pas que sa "responsabilité" pénale "soit envisagée", même si sa "participation personnelle dans le cadre du marché (…) n’a pas été identifiée". 

De son côté, Havas soutient que l’opération entrait dans le champ d’un contrat-cadre sur "la promotion de l’attractivité économique de la France", notamment aux Etats-Unis, que l’agence avait signé en 2015 avec Business France, à l’issue d’un appel d’offres. L’agence de communication juge que, à ce titre, la soirée à Las Vegas ne nécessitait pas de mise en concurrence.


dimanche 6 août 2017

"Avec Emmanuel Macron, c'est Mardi gras tous les jours"

Eric Woerth soumet le président Macron à l'analyse

Éric Woerth révèle un Emmanuel Macron "autocentré" et une majorité "caporalisée"
Woerth dénonce
En harmonie avec deux chutes successives dans les sondages de la confiance de la population dans le nouveau président, le Président LR de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale "dresse un bilan pour le moins mitigé" de cette première session parlementaire, à la veille de sa clôture estivale, mercredi. 
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Un protège-dents devient indispensable
Dans les colonnes du JDD dimanche 6 août, Éric Woerth dénonce un discours "néopoujadisme" qui dresse les nouveaux élus contre les anciens. "On jette à la vindicte populaire des gens qui, en réalité, ont sacrifié une bonne partie de leur vie professionnelle et familiale à leurs électeurs avec beaucoup de sincérité", gronde le député de l'Oise. 
Porter aux nues "l'inexpérience" cache en réalité "la volonté assez claire du président de la République d'affaiblir le Parlement", explique l'ancien maire de Chantilly (1995-2017). 

L'ancien ministre du Budget, puis du Travail de Nicolas Sarkozy met en évidence la superficialité de la politique d'Emmanuel Macron

Woerth pointe les contradictions dans la politique d'Emmanuel Macron.
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"Quand on dépense 350.000 pour une soirée d'autopromotion à Las Vegas, on est loin des discours sur la moralisation publique", fustige l'ancien ministre. C'était l'époque où le ministre de l'Economie arborait une barbe de trois jours dans un rôle épisodique de jeune cadre dynamique et que ses communicants l'avaient fait interpeller par une journaliste complice qui lui demanda s’il arborait "un nouveau look pour une nouvelle année." Il a réussi son coup de com', c’est parfait", l'avait raillé Marylise Lebranchu. 

Et de dénoncer les mises en scène sans fond du chef de l'Etat.
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"Avec Emmanuel Macron, c'est Mardi gras tous les jours : il s'habille en aviateur, mais il demande aux militaires de prendre en charge le surcoût des opérations extérieures". Le grotesque du président en costume de Tom Cruise n'échappe qu'au président d'opérette.  

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Aux limites de l'indécence
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"On nous a explique que les coups de rabot, c'était la vieille politique. En réalité, on constate que le gouvernement rabote les dépenses publiques", tance Éric Woerth qui regrette l'absence, pour l'heure, du "début d'un processus de réforme en profondeur".

mercredi 28 juin 2017

Dans l'affaire Pénicaud, Castaner fait pression sur la presse : liberté de l'information en péril

Castaner appelle la presse à "ne pas chercher à affaiblir" Pénicaud

Un porte-parole stalinien pour le président jupitérien

L'affaire Business France est susceptible d'affaiblir la ministre de Macron.
Le porte-parole du gouvernement a dû se faire l'avocat de Muriel Pénicaud en défendant la ministre sur le fond du dossier. Il a fait valoir que lorsqu'elle avait constaté des "irrégularités" sur des frais engagés par Business France, agence qu'elle dirigeait, pour une visite d'Emmanuel Macron à Las Vegas, elle aurait demandé d'abord un audit, puis saisi l'inspection générale.

Sous le coup d’une enquête préliminaire pour violation présumée des règles de mise en concurrence, la ministre est plongée dans l'embarras, confirme Castaner. 
Elle va en effet devoir défendre le projet de loi d'habilitation à réformer le droit du travail par ordonnances, principale réforme voulue par Emmanuel Macron.

Mais Libération maintient que la ministre a "validé" certaines dépenses relatives à l'organisation à Las Vegas d'un événement mettant en valeur Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie. Il en avait profité pour rencontrer des dirigeants de start-up françaises, de potentiels sponsors de sa campagne, un "contournement des règles" - pour le moins - de l'agence publique chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers. 

Le quotidien assure que Pénicaud aurait ensuite tenté d'étouffer l'affaire.

"Il y a eu une erreur de procédure", a reconnu Mme Pénicaud mercredi sur RTL, avant de prétendre qu'elle a "immédiatement déclenché un audit, interne et externe". Sauf qu'aucune preuve et pièce ne vient étayer son assertion.

"Il y a eu ensuite une inspection générale qui a confirmé qu'effectivement il y avait eu erreur et que d'autre part j'avais pris les bonnes mesures", a-t-elle conclu, réfutant tout tentative d'étouffer l'affaire, bien que cet avis de l'inspection générale n'ait pas transpiré...

Selon Le Canard enchaîné, le coût de l'opération réalisée par Havas pour Business France aurait été de 381.759 euros, dont 100.000 euros pour frais d'hôtel, sans appel d'offres
Or, Business France a le statut d'établissement public qui gère une activité de service public. Il est placé sous la tutelle du ministère de l'Économie et des Finances, du ministère des Affaires étrangères et du Développement international et du ministère de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire et donc financé sur des fonds publics.
Dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte notamment pour favoritisme, les sièges de Business France et d'Havas ont été perquisitionnés le 20 juin.
Muriel Pénicaud, ambassadrice déléguée aux investissements internationaux, fut la première directrice générale de Business France, en janvier 2015Ex-secrétaire d'État chargée des Collectivités territoriales dans le gouvernement Valls II, puis confirmée dans le gouvernement Cazeneuve, Estelle Grelier, alors députée PS de Seine-Maritime, a été nommée le 17 août 2015 au poste de présidente du conseil d'administration de l'établissement laissé par Pénicaud. Le 12 mai 2016, la députée PS de Paris Seybah Dagoma l'a remplacée, mais elle a perdu  son siège élections législatives de 2017, au profit de Benjamin Griveaux, candidat de En Marche, lequel a été nommé 29e et dernier membre du gouvernement Philippe, au poste de secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, le juppéiste Bruno Le Maire ainsi placé sous surveillance.Trois nominations en 2 ans et six mois : un 'turn over' effarant, tous les dix mois, pour une plus grande efficacité... sur un poste réservé aux femmes.

Le cabinet d’Emmanuel Macron a été impliqué dans l’organisation de cette soirée litigieuse, affirme Libération dans un article publié ce mercredi 28 juin.
"Nous comprenons que la définition exacte des besoins a pu être en partie déterminée par des personnes extérieures à Business France, en particulier le cabinet du ministre de l’Économie", pointe notamment le rapport cité par Libération, un audit réalisé par le cabinet d’audit EY (ex-Ernst & Young).

Lorsque l’affaire avait éclaté, Macron avait écarté la responsabilité de son entourage, affirmant que son "ministère a toujours respecté les règles des appels d’offres et des marchés publics ". Circulez, il n'y a rien à voir...

Le successeur de Macron au ministère de l’Économie, Michel Sapin, avait lui-même dédouané son ancien collègue, affirmant que la saisine de l’Inspection générale des finances (IGF) dans cette affaire "ne concerne en aucun cas Emmanuel Macron".
La presse est donc missionner pour nous rebattre les oreilles avec un élément de langage qui ne passe déjà plus, à savoir un soi-disant "sans faute" jusqu'ici d'Emmanuel Macron.

mardi 20 juin 2017

Déplacement de Macron à Las Vegas : perquisitions chez Havas et Business France

Relance d'une enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme

Des perquisitions ont été menées au siège du groupe Havas et de l’agence nationale Business France 

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dans le cadre de l’enquête sur un déplacement du ministre de l’Economie de Hollande au salon CES en 2016 à Las Vegas, sans appel d’offres. 

Les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions (OCLCIFF) ont procédé à des perquisitions simultanées mardi 20 juin au siège du groupe publicitaire Havas et de l’agence nationale Business France. 

Une enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme avait été ouverte le 15 mars 2017 par le parquet de Paris.
 
Absence d’appel d’offres et méconnaissance des règles ?

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Organisme de promotion des entreprises françaises à l’étranger, Business France, est soupçonné d’avoir confié au géant Havas l’organisation d’une soirée au Salon CES (Consumer Electronics Show). Emmanuel Macron participait à cette soirée.  

L’ouverture de cette enquête fait suite à un rapport de l’inspection générale des finances (IGF), daté de février 2017, pointant l’absence d’appel d’offres sur ce contrat et la méconnaissance des règles par Business France, alors dirigé par l’actuelle ministre du travail Muriel Pénicaud
Ce rapport avait été commandé par l’ex-ministre de l’économie et des finances, Michel Sapin, en décembre 2016, après un audit interne à Business France, alarmiste sur le sujet.
 
L’événement a réuni "cinq cents personnalités" dans "un  hôtel très chic, réservé à prix d’or", selon Le Canard enchaîné, qui chiffre son coût total à 381.759 euros. Image associée

Finalement, la transaction négociée avec Havas réduit la facture publique de 90.000 euros. Comparer avec la procédure d'arbitrage Adidas-Crédit Lyonnais dans l'affaire Tapie, en 2008...
De son côté, l’enquête judiciaire ne fait pourtant que commencer. 

L’IGF continue quant à lui ses investigations. 
On reconnaît le ministre Macron avec Muriel Pénicaud à sa gauche
Emmanuel Macron, son cabinet et le ministère de l’Economie "sont totalement hors de cause", avait affirmé son successeur à Bercy, le très honnête Michel Sapin, le 8 mars, dénonçant dans cette affaire "un dysfonctionnement de Business France". Autant dire de sa directrice, l'actuelle ministre du Travail.
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Le tour n'était pas joué, Michel Sapin...