POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Mimi Marchand. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mimi Marchand. Afficher tous les articles

lundi 29 juillet 2019

Le téléphone perdu de Benalla est retrouvé et il met en cause l'Elysée...

Des messages précédemment supprimés plongent l'Elysée dans l'embarras

Des échanges entre l'ex-chargé de mission et l'Elysée portent sur l'épisode de violences à la Contrescarpe, le 1er Mai à Paris. 


Image associée

Image associée
Un téléphone "perdu" toujours actif.
Le 21 juillet 2018, Benalla affirmait en garde à vue qu'il avait "perdu" son téléphone et qu'il ne souhaitait "pas donner d'éléments sur ce téléphone". Les données de ce portable personnel auraient été conservées "sur une clé USB", avait-il précisé le 5 octobre 2018, mais il lui fallait encore remettre la main  sur elle dans ses affaires. 
Le 19 février 2019, il avait finalement raconté que la clé USB "s'était perdue dans des déménagements successifs". Les enquêteurs sont parvenus à mettre la main sur le téléphone et on découvert qu'il était toujours actif alors qu'il était censé être "perdu". 
En effet, le 22 juillet 2018 à 22h01, près de trois mois après les violences, Benalla est entré en correspondance, via ce même appareil, avec le chef de cabinet de Brigitte Macron, Pierre-Olivier Costa. 
Ainsi, en mettant la main sur le téléphone déclaré perdu de Benalla, les enquêteurs ont mis au jour d'anciens messages supprimés d'Alexandre Benalla.
"Monsieur le Président, hier après-midi j’ai été invité par la Préfecture de Police à observer de l’intérieur la manifestation du 1er Mai; j’ai donc été équipé d’un casque et intégré à une équipe de policiers en civil et accompagné par un major de police. En fin d’après-midi, nous nous sommes retrouvés place de la Contrescarpe, où la situation a plus que dégénéré. Je ne me suis alors pas cantonné à mon rôle d’observateur (…) La scène assez violente a été filmée et même si on ne m’identifie pas très nettement je suis reconnaissable. Cette vidéo tourne actuellement sur les réseaux sociaux. Alexandre."

Ce message, révélé par Le Monde, Alexandre Benalla l'aurait envoyé directement à Emmanuel Macron quelques heures après l'incident, dans la nuit du 1er au 2 mai 2018. Le lendemain matin, il l'a transféré à Alexis Kohler, secrétaire général de l'Elysée.

Benalla a reçu des messages de soutien.
D'autres messages récupérés après effacement en disent long sur le climat délétère à l'Elysée. des mots de soutien à Alexandre Benalla. "Tous des cons Alexandre sois zen et fort c’est le patron qui décide et à 30 000 kilomètres (Emmanuel Macron se trouvait alors en voyage officiel en Australie) il ne décide rien te concernant", écrivait Jean-Luc Minet, le commandant militaire en second de la présidence de la République, un chef d'escadron, le 1er mai. "Merci pour ton soutien", avait répondu le chargé de mission, avant d’effacer soigneusement cet échange.


Alexandre Benalla, mandaté par l'Elysée, malgré son contrôle judiciaire

Rappelons une information d'août dernier révélant que l'homme de confiance de Macron s'est rendu à la PJ à bord d'un véhicule de l'Elysée. Huit jours plus tard, le jeune garde du corps de 26 ans a tenté de le récupérer à la fourrière, mandaté par... l'Elysée.

Le 20 juillet, deux jours après les révélations du Monde sur l'affaire Benalla, le jour même de sa mise à pied par l'Elysée,
l'ex-chargé de mission était encore au volant d'un véhicule de la flotte présidentielle. La Renault Talisman, immatriculée EY-196-VZ, gérée par le commandement militaire du palais de l'Elysée, dirigé par le général Eric Bio-Farina, était garée sur le trottoir d'une rue adjacente au Tribunal de Grande instance, où l'ex-chargé de la sécurité présidentielle devait répondre à une convocation de la PJ dans ses nouveaux locaux du 17e arrondissement de Paris dans le quartier des Batignolles. 

C'est donc à bord de ce véhicule de l'Elysée que le chargé de mission auprès du sous-préfet François-Xavier Lauch, chef de cabinet de la présidence, a déféré à sa convocation. Mais le jeune homme qui se croit tout permis n'a décidément pas de chance :
après 36 heures de garde à vue suivie de sa mise en examen, il ne retrouve pas la voiture garée en stationnement gênant : malgré son gyrophare deux tons et son pare-soleil estampillé 'police', le véhicule a été embarqué à la fourrière Chevaleret, dans le sud de la capitale.

Une procuration du commandement militaire de l'Elysée.
Huit jours et près de 500 euros de frais d'amende et de garde plus tard, c'est Alexandre Benalla en personne qui s'est présenté pour retirer la Renault présidentielle. 
Contrairement aux dénégations très vigoureuses alors émises par les cow-boys de l'Elysée, il était bien mandaté par le commandement militaire du palais présidentiel, qui n'a rien à refuser au protégé du patron. Sur ordre du général Bio-Farina, c'est le commandant militaire en second de la présidence de la République, Jean-Luc Minet, qui a fait parvenir une procuration avec sa pièce d'identité pour que Benalla, pourtant mis à pied depuis huit jours, remplisse cette mission.
Alerté de la présence de Benalla à la fourrière, le magistrat instructeur avait aussitôt saisi la police judiciaire. Ce qui a permis aux enquêteurs du Quai des Orfèvres de perquisitionner la voiture officielle.

L'Elysée et Alexandre Benalla ont violé les règles du contrôle judiciaire 
En dépit de la réglementation qui interdit au bodyguard du président d'exercer une mission de service public, le juge de la liberté et de la détention n'a pas été saisi. Interrogé, le Parquet de Paris ne voit aucun problème dans le fait que le commandement militaire chargé de la sécurité du Palais de l'Elysée passe par Benalla pour récupérer un véhicule officiel. Le ministère ne croit pas davantage que les gendarmes de l'Elysée aient voulu soustraire le véhicule à la curiosité de la police judiciaire.

Ce n'est pas l'avis des protagonistes de ce dossier d'instruction : "Etre missionné par le commandement militaire de l'Elysée peut s'apparenter à une mission de service public, argumente le procureur. Le juge de la liberté et de la détention aurait dû être saisi. Pas pour qu'Alexandre Benalla aille en prison [ce qui est prévu en cas de non-respect du contrôle judiciaire], mais pour démontrer que la justice traite tous les mis en cause à égalité."

Ce n'est pas la première fois que l'Elysée reste à la manœuvre pour assister son ex-chargé de mission
, pourtant mis à pied depuis le 20 juillet.
De même,
l'organisation de son entretien avec Le Monde pouvait laisser songeur. C'est Michèle Marchand, chargée de l'image du couple présidentiel, qui a présenté Marc Francelet au chargé de mission du chef de cabinet du président de la République. 
Papesse des paparazzis depuis qu'elle a fréquenté la pègre et fait de la prison, Mimi de Bestimage connaît l'ex-barbouze Francelet de longue date. Tous deux ont eu pour clients communs, entre autres, Johnny Hallyday ou bien, plus récemment, Zahia, le "cadeau d'anniversaire" que les féministes ne chipotent pas à Franck Ribéry alors qu'elle était mineure. Leur mission : valoriser et défendre leur image dans les media.

jeudi 20 juin 2019

Une proche du couple Macron a hébergé Alexandre Benalla

"Mimi" Marchand a-t-elle entravé la bonne marche de la justice, de son propre chef ?

L’ancien collaborateur de Macron affirme avoir été aidé par la patronne d’agence photographique en 2018

Résultat de recherche d'images pour "mimi marchand Macron"

'Mimi' va-t-elle à son tour mettre en péril le couple Macron dans l’affaire Benalla? Selon une enquête du magazine "Envoyé spécial" de France 2, qui devait être diffusée jeudi 20 juin, Michèle Marchand, patronne de l’agence photographique 'Bestimage', a hébergé Alexandre Benalla en juillet 2018, au plus fort du scandale, dans un appartement de l’Ouest parisien. 

Anciennement mariée à un gangster surnommé Hafed et à un braqueur, Maurice Demagny, qu'elle a rencontré pendant sa détention dans la prison de Fleury-Mérogis, Mimi Marchand est désormais la redoutable gardienne de l’image du couple Macron depuis l’été 2017.

Résultat de recherche d'images pour "Macron Mimi Marchand"
Mimi a-t-elle élu domicile à l'Elysée
et, avec elle, Alexandre ?
Chokri Wakrim, un militaire impliqué dans le contrat négocié par Benalla avec un oligarque russe, a dénoncé cet hébergement aux journalistes d’"Envoyé spécial". Selon lui, M. Marchand aurait même mis à la disposition de l’ex-adjoint au chef de cabinet d’Emmanuel Macron un des "sous-marins" de Bestimage – une camionnette à vitres teintées permettant de "planquer" ou de se déplacer sans être repéré, dans le jargon de paparazzi comme de policier. "On utilisait une camionnette de la société Bestimage (…) qui sert d’habitude à spoter [photographier] les gens", explique cette balance à la presse dite d'investigation.
Résultat de recherche d'images pour "Benalla Mimi Marchand"
Après la démission de Marie-Elodie Poitout, la chef du Groupe de sécurité du Premier ministre (GSPM), son compagnon, militaire, Wakrim, a été suspendu, a-t-on appris en février dernier du ministère des Armées.
Le militaire Chokri Wakrim, impliqué selon la presse dans un "contrat russe" négocié par Alexandre Benalla, a été suspendu par le ministère des Armées "en attendant que la lumière soit faite sur ces allégations" parues dans Libération.
En décembre dernier, Mediapart a révélé qu'un contrat de sécurité avait été conclu entre l'homme d'affaires russe Iskander Makhmoudov et le groupe de Vincent Crase, Mars. A l'époque, V. Crase
- ci-dessus assis au côté de Mimi - était encore chargé de la sécurité du parti LREM et Alexandre Benalla faisait sa vie à l'Elysée. Le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête pour "corruption" sur ce contrat de sécurité.
Interrogée à deux reprises par l’équipe de France 2, solidaire de ses confrères grévistes de Radio France, Michèle Marchand a seulement reconnu avoir "peut-être prêté [sa] voiture deux ou trois fois fin juillet", mais jamais accueilli Alexandre Benalla, "même pas pour prendre l’apéritif", nargue-t-elle...
 
Benalla vient pourtant de confirmer, le 15 juin, le témoignage de Chokri Wakrim: "Chez “Mimi”, je suis resté une semaine facile. Elle m’a aussi proposé de l’argent mais j’ai refusé." 

Et Benalla d’ajouter : "Franchement, je vois pas pourquoi elle assume pas. C’est elle qui m’a proposé de m’aider; moi je ne lui ai rien demandé !"

Jawad Bendaoud, qui avait logé deux terroristes des attaques du 13 novembre 2015, a été jugé en appel en mars 2019 et a finalement écopé de quatre ans de prison...

Et attention, les "pièces jaunes" sont-elles passées dans de bonnes mains ?

lundi 3 décembre 2018

La presse étrangère épingle Brigitte Macron que la presse française encense

"Cagole péroxydée", "A la limite la limite de l'indécence" : la presse  étrangère ne lit pas Gala et Voici...  

Il fallait mettre les choses au point...
Tous les goûts sont dans la nature, mais là,
il faut vraiment aimer les femmes... Ou les détester !

Contrairement à ce que nous raconte la presse caniveau française, ni dans l’hexagone, ni ailleurs, Brigitte Macron ne séduit les foules
La plupart des media la juge pour ce qu'elle est; Ils disent même leur honte. Elle n’est absolument pas à hauteur du job, pour jargonner comme dans la start-up Macron. Or, dès qu’en France, on ose dire tout haut ce que l’on pense de son apparence, on se fait taxer de racisme anti-âge, de sexisme macho ou jaloux et on se fait accabler d'insultes. Il devient même insupportable de devoir  subir les injonctions de la macronie "cheap" à admirer ce couple physiquement plus qu'ordinaire, si on veut bien taire la différence d'âge et la suspicion qu'elle suscite. C'est tous les jours la Foire du Trône à la Une, avec son train fantôme et sa maison hantée, ses monstres et sa femme-tronc et ses nains : l'art forain du début du 20e siècle.

La consternation est-il interdite aux sympathisants de LREM ? Faut-il être opposants pour avoir conservé un peu de jugement ?

Le ridicule du couple Macron nous fait honte, indépendamment de la colère que la politique présidentielle fait monter en nous. C'est à peine si nous osons aborder ce sujet à l'étranger.




Ca commence avec le récit de leur rencontre, avec force détails embarrassants, quand il avait quatorze ans et elle quarante… Ca ne nous regarderait guère, si le 'story telling' ne nous était pas resservi sans cesse et s'il n'était présenté comme un fait d’armes que d’aucuns a le droit de ne pas trouver très sain, mais plutôt suspect.

Unknown-2
L’un des arguments de vente du produit Macron était sa beauté supposée… Désolé, mais le Macronix Imperator, il est tout sauf beau. 

La presse de buffet de gare est dithyrambique et les articles hagiographiques tutoient la satire : avec Macronella, adolescente attardée de 64 balais de sorcière décharnée, on se croirait chez les Ceausescu ! 
Le mot d'ordre était d'aimer Brigitte Macron, sa frêle jeunesse éternelle, ses longues jambes et ses grandes enjambées, son bronzage permanent, son sourire figé sur des dents à jaquettes, un esprit brillant qu'il fallait deviner et de brillantes saillies empruntées qui auraient compensé les vilaines fringues griffées Vuitton, tellement tendance (ou 'fashion', comme on voudra, au point où on en est). 
La maison de luxe lui aurait conseillé de rallonger ses robes et cacher ses genoux noueux.
Les 16% d'électeurs de Macron - compte tenu de l'abstention - n’ont pas élu son épouse. 

Quant à lui, il ne fut certes pas "élu" sur des compétences supposées, ni sur un physique de rêve, son corps affûté d'athlète. 
Est-il l'idole des casernes ? Des arrières-salles de cinémas glauques et de Tom Cruise jeune ? 


On relèvera une constante, à propos de la séquence à Saint-Martin :

Doigt d'honneur et pantalon baissé
En voulant la survendre, même photoshoppée à mort, Grazia n’a pas loupé Brigitte non plus !




Elle se rêve en grande dame, mais on ne se refait pas : la classe et l'élégance, c'est pour les autres. Le bleu ne va pas à tout le monde...


La professeure n'apprend pas au contact de ses homologues : 
la pédagogie n'imprègne pas les vaniteuses.

Selon le Financial Times, "elle défie les conventions avec son bronzage permanent, ses cheveux blonds peroxydés et ses sacs à main design. "Son look peut être qualifié de bobo chic et elle a osé des tenues dénudées qui ont fasciné la presse française", poursuit le journaliste, en comparant le style de Brigitte à celui d’une "cagole" (en français dans le texte : en provençal marseillais, c'est un style de jeune femme vulgaire dont le comportement est associé à celui d'une bimbo).



Brigitte Macron a été aussi qualifié d’ "Essex girl", terme faisant référence au comté d’Essex au nord-est de Londres et utilisé de manière péjorative pour désigner une fille vulgaire, un peu stupide et aux mœurs légères.

Plus récemment, Brigitte s'est faite démolir par le Corrière della sera pour sa tenue "à la limite de l’indécence" lors de l’hommage rendu à Simone Veil… Au début, quand ces photos, reprises de sites de potins italiens, ont commencé à circuler, on pouvait penser à des montages ahurissants de malveillance, mais il fallu se rendre à l'évidence du sérieux du Corrière della sera pour se laisser convaincre de la lamentable authenticité de ces clichés.
Mini-jupe de deuil
Brigitte Macron fait-elle du tort à l'industrie du luxe et à l'image de la femme française

Elle a choisi de se faire conseiller par Mimi Marchand, alliant l'erreur de jugement aux fautes de goût. 
On ne lui reproche pas d'être moche et de porter des vêtements moches, mais de ne pas savoir mieux s'entourer que son mari.
Cette Mimi Marchand, 71 ans, a travaillé pour de nombreux titres de la presse people, dont Gala, Paris Match, Public, Closer ou Voici, depuis le début des années 1990 : étonnez-vous que cette presse-là trouve donc  le sujet vendeur. 
Résultat de recherche d'images pour "MIMI MARCHAND Brigitte Macron"
Et Michèle Marchand a beaucoup roulé sa bosse: d'abord commerçante en voitures à la casse, puis taulard pour falsification de chèques et émission de chèques sans provisions, avant d'écoper de trois ans de prison avec sursis pour avoir transporté 500 kg de cannabis en compagnie de son mari, un braqueur. Elle sera également responsable d'établissements de nuit à Paris dans les années Mitterrand. Elle est soupçonnée d'être à l'origine des révélations de Closer en janvier 2014 concernant la liaison supposée de François Hollande avec Julie Gayet. Cette conseillère de haut vol a une réputation sulfureuse qui aurait pu alerter l'épouse.
Image associée

Elle a la tête dans les épaules, des attitudes avachies, quand elle n'est pas juchée sur ses hauts talons, les jambes en pince à sucre.


Assez petite, elle doit penser qu’il lui faut toujours se percher sur des talons de dix à douze centimètres pour mieux exister et, sur des pavés, la dégaine est totalement invraisemblable… Ainsi était-elle pathétique, ci-dessus, troussée comme une collégienne, lors de son départ des Invalides. 
Elle ne vieillit pas et reste très gamine
Bientôt le string en Une de Closer ?

De près ou en gros plan, le tableau est complet



Elle a des cheveux magiques : ils peuvent pousser de cinq centimètres en une semaine. Son secret : les extensions. Malgré le Botox et les infiltrations, les soins aux AHA et à l'acide hyaluronique, on laisse à Manu le plaisir de la découvrir au réveil...

vendredi 5 octobre 2018

Michel Onfray à 'Manu' Macron : une lettre ouverte chargée d'insinuations sexuelles

C'est cru et sans concessions

France Culture a mis à l'index (si on ose dire) Michel Onfray et s'est exposée à une riposte cinglante

A-t-on jamais vu une étreinte aussi chaude entre Manu et Brigitte ?
Le philosophe s'est fait plaisir dans une lettre ouverte au président de la République, publiée le 4 octobre sur son site personnel. Des démocrates aussi vigilants qu'exemplaires se refusent à y voir une détermination du pouvoir à faire taire les voix fortes d'opposition, tant Onfray se lâche et fait fi des règles de l'"ancien monde" en matière de moeurs privées. Onfray n'hésite pas en effet à souligner que c'est Macron, par son comportement 'no limit', qui autorise, voire appelle cette promiscuité gravement irrévérencieuse.

Fin septembre, dépité par la décision de France Culture de ne plus diffuser ses conférences l'été prochain, Michel Onfray annonçait qu'il renonçait à sa participation à l'Université populaire de Caen. "Je n'ai même pas été prévenu directement. C'est mon éditeur, Patrick Frémeaux, qui m'a transféré un mail qu'il avait reçu de la directrice de France Culture", explique-t-il au Figaro. "Sandrine Treiner met fin unilatéralement à [cette] collaboration sur la chaîne qu'elle dirige - avec pour tutelle un ministre nommé par Emmanuel Macron", écrit-il dans son communiqué, dénonçant l'inélégance de la méthode et laissant entendre que la décision est de nature politique.

France Culture a réagi sèchement à sa mise en cause par le philosophe
"Il n'y a aucune pression politique; c'est ridicule. Nous l'avons énormément soutenu, mais il n'y a pas de passe-droit à France Culture et, en termes de pluralisme, la question se posait de diffuser chaque été un seul et même essayiste. Notre antenne est libre de tout pouvoir, du pouvoir politique, mais aussi du pouvoir de Michel Onfray," affirme la directrice, contactée par Le Figaro.
 

"Evidemment, personne n'admettra de pression politique", gronde Onfray.
Il estime que la liberté d'expression est en péril dans notre pays. "Certains en ont marre de Zemmour ou de Finkielkraut. Quand il y a une pensée critique, on préfère déconsidérer le penseur plutôt que d'affronter sa pensée. Il faut qu'Eric Zemmour soit raciste. Je ne sais pas ce qu'on va me trouver", lâche-t-il, indigné.

Ce 4 octobre, le philosophe publie un écrit accablant

Certains refuseront de noter une volonté politique manifeste de mise à mort médiatique, au prétexte du populisme d'Onfray, tant ses allusions aux préférences homophiles de sa cible sont limpides. D'autres se réjouiront de le voir larguer les amarres, rompant définitivement avec le politiquement correct. Tout est possible dans le "monde nouveau"...


Message de Michel Onfray à @EmmanuelMacron : "Comme je dispose de plus de temps pour moi depuis que mes cours à l’@UPCaen sont passés dans la moulinette de ton rectum citoyen, je t'annonce que je t’écrirai plus souvent..."
La lettre entière à lire ici : https://t.co/folH4BrtUs
— Michel Onfray TV (@MichelOnfrayTv) 4 octobre 2018

Lettre à Manu sur le doigté et son fondement
Votre Altesse,
Votre Excellence,
Votre Sérénité,
Mon cher Manu,
Mon Roy,
Mais aussi :
Mon Chéri,
  Je me permets en effet cette familiarité, mon cher Manu, car des photos t’ont récemment montré partout sur la toile aux Antilles enlaçant un beau black, bodybuildé en prison, luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu'au plus profond – si tu me permets l’expression… Ton sourire béat montre en effet que ta dilection va plus facilement à qui accompagne son selfie avec toi d’un doigt d’honneur qu’aux intellectuels qui n’ont pas l’heur de te plaire parce qu’ils ne te font pas la cour. Décidément, tu sembles n’aimer que ceux qui te font savoir leur amour d’une façon qui ne prête pas à confusion : il faut t’enlacer torse nu pour te plaire, essuyer sa transpiration sur ta chemise blanche, et passer plus de temps en salle de sport qu’en bibliothèque. Je comprends dès lors que le philosophe Etienne Balibar, avec lequel tu dis avoir rédigé un mémoire universitaire sur Machiavel, n’ait plus le souvenir de toi. Il n’est probablement pas assez couvert de sueur, trop âgé et trop intellectuel à ton goût.
  A ceux qui voudraient augmenter un peu leur culture, ce qui n’est pas de trop ces temps-ci, consultons l’encyclopédie en ligne Wikipédia, soyons fous ! Elle nous donne cette signification du doigt d’honneur : "Le majeur dressé autour des autres doigts baissés évoque un phallus et le reste de la main, un scrotum". Traduction pour qui ne maîtriserait pas toutes ces subtilités lexicales, il s’agit tout bonnement d’un "doigt dans le cul". Le doigt, on voit bien à qui il appartient, le cul, on se tâte – si je puis dire ! Est-ce le tien personnellement ? Auquel cas c’est ton affaire, mais n’en fais pas un étalage public : un président, ça ne devrait pas faire ça comme dirait l’autre… Ce cul, est-ce le nôtre en tant que tu incarnes la souveraineté populaire ? Est-ce celui de la France dont tu es le corps mystique ? On ne sait. Mais cette fois-ci, ça nous concerne. Et permets qu’on puisse ne pas jouir d’une pareille intromission dans notre intimité sans notre consentement. Demande à madame Schiappa : c’est la définition légale du viol.
  Quoi qu’il en soit de ce fondement et de son propriétaire, c’est proprement manquer de doigté envers la République que de se laisser mettre de la sorte en arborant ce sourire radieux qui témoigne de ton contentement. Pareil goût relève de ta vie privée qui est celle du second corps du roi, elle ne devrait pas affecter ton premier corps qui est politique et républicain. Ce sourire, c’est le même que tu arborais sur les marches de l’Elysée le jour de la fête de la musique en compagnie d’une brochette d’individus, eux-aussi férus de ce très subtil langage des signes. On ne dira pas que tu caches ton jeu. Il n’y a que les crétins pour feindre que tu dissimules. Tu es du genre à nous le mettre bien profond, pour dire clairement ce qui ne devrait pas te choquer sous forme de mots, puisque la chose te ravit quand elle se trouve exprimée sous forme de geste. Mais mettre ou ne pas mettre, là est la question…
  Or, cette question, tu l’as franchement résolue. Car, depuis quelque temps, tu montres en effet que, toi ou tes services, vous n’avez pas grand souci de la légalité (je ne parle plus de moralité, on sait désormais dans quelle estime tu tiens toute morale…), je parle de légalité. En adoptant cet angle de vue, on voit bien comment tu nous la mets, tu nous le mets, tu nous les mets… 
  D’abord, premier doigt, il y eut cette étonnante évaporation de tes bénéfices en tant que banquier chez Rothschild : tu sembles en effet avoir habilement fait disparaître cette somme considérable de ta déclaration de patrimoine avant les présidentielles. Quid en effet des cinq millions d’euros que tu as engrangés comme banquier pendant huit ans et dont personne ne retrouve la trace ? (source : "Cinq millions d’euros en huit ans, où est l’argent, Emmanuel Macron ?" dans Economie Matin du 16 février 2017). Cinq millions, ça en fait des billets de cinq euros que tu voles dans la poche des étudiants qui reçoivent l’APL !
  Ensuite, deuxième doigt, il y eut cette soirée de levée de fonds à Las Vegas qui a permis, via des facturations de Havas-Business, le prestataire de service de cette soirée apparemment effectuée sans appel d’offre, donc illégalement, de dégager de considérables marges, en dizaines de milliers d’euros, pour le candidat que tu étais alors. Qui organisait ce genre de soirée fort peu légale ? Muriel Pénicaud, ton actuelle ministre du travail (source : "Déplacement de Macron à Las Vegas : la très chère soirée organisée par Havas" dans Le Parisien du 8 juillet 2017). Fillon est tombé pour trois costumes : cette seule soirée t’aurait permis d’acheter des pardessus et des pantalons pour tout ton gouvernement et leurs cabinets pendant de longues années. Or, ce ne fut pas la seule soirée ayant permis des largesses à ton endroit.
  Troisième doigt, devenu président, il y eut l’affaire Benalla. Chacun a eu le loisir, durant ce feuilleton de l’été débordant sur la rentrée, de voir combien et comment tu couvrais qui te couvre. Entre mensonges, stratégies de communication, enfumage, intoxication, désinformation, instrumentalisation, bien malin qui peut désormais savoir où se trouve la vérité. Dans cette affaire, je veux n’en retenir qu’une. C’est une affaire dans l’affaire. Quand ton petit protégé s’est retrouvé en garde à vue, la police n’a pu effectuer une perquisition à son domicile pour cause de légalité : elle n’intervient pas la nuit. Comment se fait-il qu’une équipe ait pu être diligentée pendant ce temps-là au domicile de Benalla pour ouvrir son coffre et faire disparaître son contenu, dont des armes à feu ? Qui a dit quoi, et à qui, pour que ce forfait qui entrave la bonne marche de la justice ait été commis ? Et par qui ? Il faudrait demander à feu Gérard Collomb et lui demander si ça n’a pas un peu à voir avec sa récente démission… On ne fera croire à personne que ce faux cambriolage ait pu avoir lieu à cette heure, dans ce lieu, dans cet endroit de l’appartement d’un homme que tu protèges contre vents et marées, sans que tu sois un peu au courant ! Qu’y-a-t-il entre lui et toi pour que se trouvent détruites les preuves des coups tordus de cette affaire ? De quels doigts et de quels fondements symboliques, ou non, est-il ici question ? (source : "Affaire Benalla. Compagne introuvable, coffre-fort disparu… les zones d’ombre subsistent" dans Ouest-France du 23 août 2018)
  Puisque nous sommes dans la cambriole, ajoutons un autre forfait, ce sera le quatrième doigt, nous ne sommes pas bien loin de toute la main. Chacun sait désormais que la communication de monsieur Benalla, qui mettait tant dans l’embarras monsieur Collomb (un nom qui, je le jure sur ta tête, n’entre en rien dans ma métaphore filée du doigt et du fondement…), est pilotée par la Reine Mimi.
  Qui est Mimi ? Laissons parler les éditions Grasset qui publient bientôt une biographie non autorisée du personnage. Voici la quatrième de couverture du livre en question : "On l’appelle 'Mimi'. Michèle Marchand, la papesse des paparazzis, la gardienne des rumeurs, des secrets de la politique et des affaires. Elle collectionne les scoops sur les puissants mais elle a compris que le plus utile n’était pas de les vendre. Les posséder suffit. Et en parler, ici ou là. Elle ne dispose d’aucun titre officiel mais 'Mimi' se rend tous les jeudis à l’Elysée. Son agence de presse, Bestimage, a l’exclusivité de l’image de la Première Dame et de celles, privées, du couple Macron. (sic !) Une manne. Et une première. Jamais un couple présidentiel n’avait concédé un tel passe-droit à une 'petite marchande de photos'. Comment 'Mimi' a-t-elle pris le contrôle des secrets de Paris ? Pourquoi lui est-il accordé tant de privilèges ? Que sait-elle ? Que tait-elle ? Difficile d’enquêter sur cette femme, puissante et redoutée. Ses amis se taisent et ses obligés ont peur." Et puis ceci, qui ne manque pas de piment : "Garagiste, tenancière de boîte de nuit, mariée à des braqueurs puis à un policier, championne de ski, reine de la presse people… avant d’arriver au cœur du pouvoir. La vie de 'Mimi' est une énigme et un vertige."
  On comprend que ce vertige en donne à d’autres. Voilà pourquoi, fort étrangement, l’appartement de l’un des journalistes a été cambriolé. Par qui ? Toi seul le sait me semble-t-il. Ou Monsieur Collomb, qui a récemment fait ses valises… comme un voleur ! Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que l’équipe de monte-en-l’air qui a œuvré sur le coffre fort de Benalla était aussi de service chez l’un des biographes de la désormais fameuse Mimi. (source : "Un des biographes de 'Mimi' Marchand mystérieusement cambriolé" dans L’Obs du 26 septembre 2018).
  Pour les besoins de ma démonstration, je sais que tu me comprendras, j’ai besoin d’un cinquième doigt. De sorte qu’ainsi, nous pourrons franchement parler d’un "Fist Fucking" – autrement dit, pour ceux qui se trouveraient autant déroutés par cette expression formulée dans la langue de Shakespeare que par les subtilités lexicales du corps humain, voici une libre traduction de mon cru : "La main, puis tout le bras dans le cul". Tu m’excuseras toutes ces variations proctologiques, mais c’est toi qui m’y contrains, après avoir commencé aux Antilles…
  A plusieurs reprises, celui qui te sert de Benalla pour tes discours, Sylvain Faure, a fait savoir que tu n’appréciais pas un certain nombre d’intellectuels - dont ma pomme ! Il fut dit un temps qu’un genre de "cellule riposte" allait être mise en place pour répondre aux idées "nauséabondes", bien sûr, de ces personnes dont j’étais et dont je suis. Notre Sylvain avait alors sorti du chapeau les noms de Michel Serres et de Pierre Nora : tu voulais du sang neuf et rajeunir la société française, ces académiciens totalisent 174 ans à eux deux, c’est réussi. (source : "Le devoir de mémoire de Macron" dans Le Parisien du 11 juin 2017).
  Tout le monde a pu voir que tu étais capable de changer la loi pour récompenser Philippe Besson qui est à ta personne ce que Heidegger fut à Hitler, Sartre à Staline, Sollers à Mao puis à Balladur… Tu as en effet décidé de faire voter un texte permettant d’ouvrir une vingtaine de postes de consuls généraux supplémentaires à des fonctionnaires comme à des non-fonctionnaires afin de rendre possible ce hochet à offrir à ton ami avec l’argent de la République. (source : "Ce décret qui permet de nommer Philippe Besson consul à Los Angeles" dans Le Parisien du 30 août 2018).
  Un homme qui est capable de passer par-dessus la loi pour récompenser un intellectuel qui le…, qui le…, disons, qui chante ses mérites, n’aurait pas à se forcer beaucoup pour faire savoir combien il lui plairait que ce philosophe, qui lui déplaît, cesse de voir ses cours diffusés sur le service public ! Je dis ça comme ça ! Après la fraude fiscale, trois doigts, les cambriolages, deux doigts, la promotion d’un ami comme avers d’une médaille dont le revers est l’éviction d’un ennemi, cinq doigt, voilà, le compte est bon : la main est passée tout entier, le bras peut suivre…
  Voilà un an que Votre Altesse, Votre Excellence, Votre Sérénité, Mon cher Manu, Mon Roy, mais aussi : Mon Chéri, tu es au pouvoir. Et tu nous régales chaque semaine avec de nouvelles aventures. Il te reste quatre ans de règne.
  Je t’annonce une bonne nouvelle : comme je dispose de plus de temps pour moi depuis que mes cours à l’Université populaire sont passés dans la moulinette de ton rectum citoyen, je me réjouis de pouvoir t’annoncer que je t’écrirai plus souvent que je ne l’avais prévu lors de ma première lettre. Cette perspective nouvelle me donne le même sourire que toi, mais pour d’autres raisons : je suis ravi !
  On sait que le sage montre la lune et que l’imbécile regarde le doigt : pour ma part, j’en prends le ferme engagement, je ferai part égale entre la lune et le doigt…
  Salut Manu
Michel Onfray
***

Michel Onfray fait allusion à une autre lettre ouverte
adressée à "Manu" Macron; en date de début septembre, on peut la lire ici, ou l'écouter, lue par son auteur : "On dirait du Dieudonné"...


Ses "métaphores scatologiques", ses "blagues homophobes" et son "humour sur le viol" 
n'ont pas pas manqué d'être dénoncées
, notamment par Marilyn Maeso, enseignante en philosophie et "autrice" (!) du livre 'Conspirateurs du silence' (notamment sur la piètre qualité du débat), doctorante et monitrice en philosophie à l'Université Paris IV (Paris-Sorbonne):
Entre les clichés homophobes, l'overdose de ressentiment et la boutade lourdingue sur le viol, on réalise en effet, à lire cette lettre, le degré d'élévation intellectuelle dont l'absence de Michel Onfray sur France Culture nous prive.

Tristesse.https://t.co/hESbzS1n6d
— Marylin Maeso🕯 (@MarylinMaeso) 4 octobre 2018

Florilège de quelques autres réactions de même teneur :
"Onfray, toujours plus bas dans l'immonde (et je n'ai lu qu'une qz de lignes). 

Dommage que le délit d'offense au chef de l'Etat n'existe plus

Il y a ici matière à condamnations pénales nombreuses.
Cet homme m’inspire un profond dégoût. Sa lettre est à son image, immonde.
On dirait du Dieudonné.
Je suis d'accord avec toi Marylin. Je suis triste que Michel Onfray use de telles méthodes pour sa démonstration. Ça ne lui ressemble pas. La lecture de cette lettre m'a fait penser à un intellectuel à bout de souffle. Juste aigri.
Comment en est il arrivé là ? les suites de l'AVC ? c'est possible ? en tout cas c'est très loin des conférences qu'il a pu donner il y a quelques années...
Pauvre Michel Onfray qui se noie de plus en plus dans sa haine putride. J'ai pas continué la lecture plus loin que la 1ère allusion grassement homophobe ("jusqu'au plus profond") digne des pires fachos de Twitter. Sidérant. On est bien loin du Onfray du début allant chez Pivot. »

A l'inverse, la lettre d'Onfray a ravi (mais aussi inquiété quelque peu) le journaliste Clément Weill-Raynal (candidat n avril 2018, sur la liste Force ouvrière pour la commission de première instance de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels, CCIJP):
Michel Onfray se lâche et cogne très, très fort sur Macron. Il y a un peu du Jean-Edern Hallier dans le fond et la forme. Le philosophe finira-t-il enlevé - lui aussi - à la "Closerie des Lilas" par les barbouzes de l'Elysée ? 

Public différent, réactions différentes... Petit aperçu :

"A lire absolument. C'est du très très lourd. Et c'est très drôle.
Merveilleux et drolissime ! Et remarquablement écrit ! J'ai peur pour lui... Effectivement !
Génial merci mr Onfray de nous offrir ce fist fuking du fondement présidentiel un grand moment orgasmique.
Magnifique lettre j'applaudis des 10 doigts... bravo Mr Onfray de lutter contre cette dictature digne de l'URSS.
Une Vérité crue. Des mots assassins et sans concession. Un président mis au pilori. L'histoire est en marche."

Laissant chacun libre de son jugement, je finirai sur un tweet qui renvoie les deux hommes dos à dos, à leur commun narcissisme :
Règlement de compte entre narcissiques ?🤨 Onfray critiquait déjà Macron sur le fait que cela faisait petit garçon de tenir la main de sa femme.🙄Lire cette lettre et se dire que Montaigne avait raison en disant que l'affirmation et l'opiniâtreté sont signes exprès de bêtises. https://t.co/VxIq3sxKkz
— Saguy (@SaguyMak) 4 octobre 2018


samedi 22 juillet 2017

Le pouvoir ne fera pas d'économies avec l'épouse Macron

Combien Brigitte Macron va-t-elle coûter aux Français ?

L'épouse du président a des exigences

Le statut de "première dame" n'existe pas. 
Brigitte Macron y aspire. Elle dispose pour le moment d’une équipe plus "resserrée" que celles qui l’ont précédée à l’Elysée. 
Aucune retraite ne s'impose aux épouses non élues de jeunes responsables politiques. Celle-ci a déjà commencé à coller son époux et entend bien, de surcroît, conduire ses propres bonnes oeuvres. 
Résultat de recherche d'images pour "Macron helitreuillé"La cougar n'a certes pas suivi son illustre trentenaire quand il s'est fait hélitreuiller à bord du sous-marin ...Le Terrible, le 4 juillet, ou lorsqu'il s'est déguisé en Tom Cruise sur la base aérienne 125 d'Istres, le 21. L'écart d'âges est une cruelle réalité. 
Le rôle d'un conjoint varie de l'absence de reconnaissance, auquel cas il n'existe pas de titre, comme en Allemagne pour le conjoint du chancelier à des dénominations telles que First Lady ou Première dame pour des épouses de président. Dans les monarchies, le titre de prince consort est donné à l'époux d'une souveraine. En Iran, l'épouse du Chah était appelée la Chahbanou. Dans les corps constitués français, on les appelle 'madame la colonelle' ou 'madame la préfète'. Logiquement, Brigitte pourrait se contenter d'être 'madame la présidente', mais les féministes ne supportent pas que le titre d'une femme soit attaché à la fonction de l'homme. La solution pourrait donc venir du Congo-Brazzaville où l'épouse du président de la République est appelée 'mama' en lingala, au sens de 'mère'.
La sexagénaire de 63 ans ne compte pas prendre sa retraite. Si elle n'est plus reconnue apte à l'enseignement, elle envisage pourtant de s’octroyer des missions sur lesquelles planent encore une chape de plomb comme sur le reste. 

A l’Elysée, on promet la transparence sur les moyens mis à la disposition de Brigitte Macron, l'Etat, donc le contribuable

Une affirmation facile, mais trompeuse: l’argent dépensé par l'épouse pour mener à bien des activités - sans obligation d'utilité publique avérée,  ni contrôle, au risque de soupçons d'emploi fictif -  est prélevé directement sur le budget de la présidence… Durant la campagne, Emmanuel Macron s’était prononcé pour l’élaboration d’un "statut de la Première dame ou du Premier homme", sans que ce personnage officieux de l’Etat ne soit rémunéré. "On est en train d’y réfléchir, on ne sait pas quelle forme ça va prendre", indique Pierre-Olivier Costa, directeur de cabinet de Brigitte Macron..
Pierre-Olivier Costa : le cultureux de la com (Libération)
C’est un peu l’homme mystère - on le voit peu et, jusqu’à présent, son parcours a été discret. Ce quadra juriste s’est forgé un profil de technocrate de la culture et des médias, passé par le centre Pompidou, le CNC (Centre National du Cinéma) et la direction de la communication de la mairie de Paris, auprès de l'ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë. Il devint chef de cabinet d’En marche en janvier.
Le coach physique de Brigitte sera-t-il pris en charge par l'Elysée ?

Taille 36 pour 1,64 m, la prétendante au titre de première dame fait du sport tous les jours. 
Elle commence chacune de ses jour­nées sur un vélo d’ap­partement qu'elle chevaucherait, nous assure-t-on, pendant une heure : un tour de force pour quelqu'un qui se nourrit de salades et de gaufrettes. C’est une active, à la poursuite de sa jeunesse perdue, au point que EM! (En marche ! initiales d'Emmanuelle Macron) aurait donc pu être BT !. La vérité est plus terre-à-terre: 
sa produc­tion de corti­sol, hormone forte­ment cata­bo­lique (cf. ostéoporose), stimule la dégradation protéique et graisseuse dans la plupart des tissus muscu­laires qui conduit à une perte de poids.  La consommation excessive de viande rouge est accusée d’accélérer le vieillissement, son obsession.
Elle serait par ailleurs portée sur le vin blanc qu’elle prend en apéritif, ce qu’on croit aisément quand on sait que le vin blanc est l’un des vins les plus caloriques avec 77,3 calories pour un verre (10 cl). D’où la nécessité de pratiquer un sport de gré ou de force. 

C'est la spécialiste de la presse people, Mimi Marchand, qui a façonné l’image glamour du couple et notamment de Brigitte Macron qu’elle encourage pourtant à poser en maillot. C'est elle qui est à l’origine notamment du scoop sur la relation entre François Hollande et Julie Gayet...


Un agenda propre à la Première dame devrait au moins être mis en ligne.   
Actuellement, une équipe de trois collaborateurs est affectée à la femme du président pour l’aider à gérer ses dossiers et de deux personnes pour assurer sa sécurité dès sa sortie de l’Elysée.

Quelle est l’enveloppe allouée à la rémunération de ces cinq premiers serviteurs? 
Secret défense... A titre de comparaison, Valérie Trierweiler s’était entourée de cinq collaborateurs qui avaient coûté 396.900 euros brut sur l’année 2013 aux contribuables, selon un rapport de la Cour des comptes. De plus, quatre officiers assuraient sa sécurité. Des chiffres légèrement au-dessus de ceux avancés par le député UMP Guillaume Larrivé dans une question écrite au gouvernement en avril 2013. Il estimait le salaire du cabinet de Valérie Trierweiler à 19.742 euros net par mois. 
Le député comparait alors ces moyens avec ceux alloués à Carla Bruni-Sarkozy : huit collaborateurs en janvier 2012, rémunérés 36.448 euros net par mois. Ce à quoi il fallait alors ajouter une somme de 25.714 euros affectés à la gestion de son site internet personnel par deux prestataires externes. Cette page web avait d’ailleurs fait l’objet d’une polémique suite à un rapport de la Cour des comptes qui estimait son coût à 330.000 euros en 2011 et 80.000 euros en 2012. Après le quinquennat, ce site a uniquement été consacré à sa Fondation. "Tous les contenus visibles sur ce site ont été intégralement financés par la Fondation", avait fait savoir l’organisation. "Ils n’ont été en aucune façon financés par l’Etat". 

Pour les invitations à déjeuner, c’est l’Elysée qui paye
Pour les dépenses liées à son rôle, Brigitte Macron pourra faire appel à "un service rattaché au cabinet du président", rappelle Pierre-Olivier Costa. Déplacements, cadeaux, réceptions… Toutes ces dépenses seront prélevées sur le budget de l’Elysée. 
Et c’est là où son directeur de cabinet promet de la transparence - à laquelle il s'est jusqu'ici refusé - et d' "expliquer le plus clairement possible aux Français ce qu’elle fait, comment et pourquoi". 
A l’époque de Cécilia Sarkozy, le Canard Enchaîné avait révélé qu’elle possédait une carte de crédit auprès du Trésor public. Le journal anarchiste ne s'attardait pas sur les dépenses qui y étaient affectées, laissant penser qu'elle y débitait ses frais de cordes de guitare.  "J’estimais que c’était un moyen plus simple, plus rapide, plus moderne de répondre à ses frais professionnels classiques, tels que les cadeaux protocolaires aux épouses des chefs d’Etat étrangers, les gerbes de fleurs ou les frais de représentation", dut alors préciser Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy. La Première dame avait coupé court à la polémique en rendant sa carte quelques jours plus tard après l’avoir utilisée "deux fois pour des invitations à déjeuner", ajouta Laurent Wauquiez, alors porte-parole du gouvernement.

Concernant les bureaux,  l’aile Madame de l’Elysée est traditionnellement réservée à la Première dame. 
Image associéeBrigitte bénéficiera d’un cadre privilégié pour se livrer à ses missions en faveur des jeunes et de l’éducation, cheval de bataille qu’elle aurait choisi d’enfourcher, sans réelle surprise.

Mais, pour les jeunes, l'ancienne professeure de lettres et de théâtre dispose de mètres carrés en trop. "On ne la remplit pas entièrement", avoue Pierre-Olivier Costa. Brigitte Macron s’est installée dans la salle des Fougères.

C’est dans cette espace qu'est dépouillé  son courrier. "En ce moment, elle reçoit 140 lettres par jour”, indique son directeur de cabinet. "Au départ, on est monté beaucoup plus haut. C’est sans commune mesure avec ce que recevait les précédentes Premières dames"…
Cinq personnes s’occupent (à plein temps ?) du courrier de Brigitte Macron, au service de la correspondance : autant dire qu'elle n'y répond pas personnellement. 
Le Salon des Fougères ( septembre 2012, images personnelles).
Partie du bureau de Madame la Présidente, salon des Fougères

Mais, au final, quel sera son rôle ? 
Le flou plane encore, d'autant que, si Brigitte est en marche, elle ne sait pas où elle va et cherche toujours sa voie : l’Elysée dément qu’elle travaille à la création d’une Fondation, comme l’avait prématurément affirmé la présidente de SOS Autisme, la journaliste Olivia Cattan, également présidente de l'association Paroles de femmes. "Brigitte Macron s’intéresse aux sujets sur lesquels elle est sollicitée par les Français", affirme Pierre-Olivier Costa. Exemple de transparence...