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mardi 22 janvier 2019

Le Gilet jaune Eric Drouet interpelle le président Macron dans une "lettre ouverte"

"Nous ne craignons rien! Certains ne resteront pas calmes indéfiniment"

Le mépris du président a assez duré


Cette nuit, Eric Drouet a publié une lettre ouverte à Emmanuel Macron, signée du nom de son groupe Facebook "La France en colère !". Le Gilet jaune demande au chef de l'Etat de le recevoir lui et d'autres Gilets jaunes. "Vous persistez à ne pas entendre la gronde", peut-on lire, "Monsieur le président, écoutez-nous !".

Selon les résultats d'un sondage interne au groupe Facebook "La France en colère" (300.000 membres), les internautes privilégient la mise en place de manifestations de 48 heures (7.624 votes). Le deuxième proposition la plus plébiscitée s'intitule: "On ne s'arrête pas tant que l'on n'obtient rien: les forces de l'ordre sont à bout" (5.292 votes).
Ensuite, la proposition d'une "nocturne" semble convaincre (2357 votes).
L'idée d'une grève générale est classée 6e (924 votes).
D'autres actions plus radicales mais moins soutenues sont aussi envisagées. Pêle-mêle, on trouve l'idée "d'hacker les merdias en faisant défiler les vraies images de violences policières et les mensonges de l'Etat" (388 votes)..

mardi 15 janvier 2019

Lettre aux Français d'un Macron en panne sèche

'Que proposez-vous ?' interroge Macron sur ses cinq pages

Réponse imposée par le mouvement de protestation sociale des "Gilets jaunes"


Mais procédure encadrée, plusieurs media français ont diffusé dimanche soir la lettre d'Emmanuel Macron aux Français, rédigée par le président de la République pour encadrer le coup d'envoi du "grand débat national". 
Dans cette lettre à diffusion large, Emmanuel Macron fixe, d'une part, les conditions dans lesquelles se tiendra le débat et esquisse, d'autre part, les limites des sujets qui seront abordés.

Bavard et obsédé par l'idée qu'il a raison sur tout, le président livre aussi en préambule son analyse du mouvement des "Gilets jaunes", qui a marqué samedi 12 janvier sa neuvième semaine de mobilisation : "Le sens des injustices [en France] est plus vif qu'ailleurs. L'exigence d'entraide et de solidarité plus forte" et cela malgré un système de protection sociale que nous envie le monde, nous répète-t-on sans cesse.

Un débat national si grand que personne ne sait comment ça marche

La lettre d'Emmanuel Macron donne des détails sur les dates du grand débat national : prévu pour débuter mardi 15 janvier, il se déroulera jusqu'au 15 mars 2019. Il est ouvert aux Français de métropole, de l'outremer et résidant à l'étranger.

La consultation passera par "des débats près de chez vous", "à l'initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens" mis à contribution - après 18 mois de mépris total (et d'insultes) - et "internet pour faire valoir vos propositions et vos idées". "Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l'intermédiaire légitime de l'expression des citoyens."

Enfin, côté résultat du grand débat national, Emmanuel Macron dit qu'il en "rendra compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat".

A quoi sert le grand débat national ?
Emmanuel Macron insiste sur le fait qu'il a été "élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles [il] demeure fidèle" et explique donc la finalité du débat : "de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d'envisager l'avenir, de nouvelles idées."

Il en souligne aussi les limites : "ce n'est ni une élection, ni un référendum".
"Vos propositions permettront de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l'action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international." 

4 thématiques abordées.
Le gouvernement a limite le débat à quatre thèmes : 
la fiscalité et les dépenses publiques — c'est-à-dire : "nos impôts, nos dépenses et l'action publique" ;
l'organisation de l'Etat et des services publics ;
la transition écologique 
et la démocratie et la citoyenneté.

Ce qu'Emmanuel Macron attend des Français.
Dans son courrier, l'élu choisi par moins de 2 français sur 5 demande à trois reprises aux Français, "que proposez-vous ?" et leur pose de nombreuses autres questions, que voici, inventaire à la Prévert: 

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ?

Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? 

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ?

Voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité?

Y a-t-il trop d'échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ?

Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d'action au plus près des citoyens ?

A quels niveaux et pour quels services ?

Comment voudriez-vous que l'Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ?

Faut-il revoir le fonctionnement de l'administration et comment ?

Comment l'Etat et les collectivités locales peuvent-ils s'améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

Comment finance-t-on la transition écologique : par l'impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?

Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ?

Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ?

Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?

Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ?

Comment faire partager ces choix à l'échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?

Faut-il reconnaître le vote blanc ?

Faut-il rendre le vote obligatoire ?

Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?

Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d'élus ?

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?

Faut-il les transformer et comment ?

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?

Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l'initiative ?

Que proposez-vous pour améliorer l'intégration dans notre Nation ?

En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?

Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ?

Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Elu sur un mal-entendu et entouré de "bleus-bites"prétentieux et arrogants comme lui, ils se sont cassé les dents sur les réalités de la vie.

vendredi 4 janvier 2019

"Acte 8" des 'Gilets jaunes', samedi 5 janvier : sous quelle forme ?

Le mouvement va-t-il reprendre de plus belle ?
 
De nombreux "gilets jaunes" souhaitent maintenir la pression sur le gouvernement et le chef de l'Etat
 
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Alors qu'un "grand" débat national s'amorce, mais que Macron parle de "casseurs" et Griveaux d'"agitateurs", plusieurs rassemblements sont prévus en France, samedi 5 janvier. 

L'Elysée et ses media émettent des doutes a priori sur cette reprise.
Les Français en colère préparent un "acte 8", tandis que la presse, à l'instar du pouvoir, souligne sans nuances un fléchissement de la mobilisation durant les fêtes de fin d'année. Ils pourraient en outre saluer la volonté des Gilets jaunes d'épargner les commerçants, mais ils s'en gardent bien et s'interrogent en revanche sur la capacité du mouvement à rebondir après la trêve des confiseurs : ils s'accordent à y voir un "grand test" pour les "gilets jaunes"

Ils ne cachent pas leur doute sur l'ampleur des manifestations du premier weekend de l'année, alors qu'une majorité de Français interrogés (55%) souhaite pourtant que le mouvement se poursuive, selon un sondage Odoxa Dentsu Consulting pour franceinfo. 

Une lettre ouverte au président confirme la combativité intacte des Gilets jaunes

Plusieurs participants ont d'ores et déjà explique les raisons de leur défiance à l'égard de la future consultation nationale décidée par Emmanuel Macron.

"Nous irons plus loin" : les "gilets jaunes" écrivent à Emmanuel Macron et annoncent un "acte 8"
L’image contient peut-être : texte

Des rassemblements à Paris

Le groupe de "gilets jaunes" dénommé "La France en colère", qui refuse de participer au débat national encadré pat le pouvoir, demande notamment la nomination d'une "personnalité respectable" pour "commencer les discussions (...) autour de la reprise de souveraineté du peuple". 
Une marche est prévue à Paris à 14 heures, au départ de l'Hôtel de ville, où une allocution est prévue "en réponse aux vœux du président". Le cortège doit ensuite rejoindre l'Assemblée nationale en passant par l'île de la Cité et le musée d'Orsay, à l'appel de ce groupe mené notamment par Priscillia Ludosky et Maxime Nicolle.

Un autre groupe, les "gilets jaunes citoyens", appelle à un rassemblement au Trocadéro et place de la République, tout en annonçant que d'autres points de rendez-vous seront dévoilés au dernier moment. 

Une manifestation de femmes "gilets jaunes" est également annoncée dimanche dans la matinée, à 11 heures.

Des "places symboliques" en région

De nouveaux appels à manifester sur "les places symboliques" à Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Besançon, Clermont-Ferrand ou Nice ont été lancés ces derniers jours sur les réseaux sociaux. 
A Toulouse, des mesures préventives ont été prises, dont le report à dimanche du match de Coupe de France entre Toulouse et Nice, initialement prévu samedi en fin d'après-midi. Le maire, Jean-Luc Moudenc, a regretté sur BFMTV l'organisation d'une "énième manifestation" susceptible "d'ouvrir des portes d'entrée pour la violence".

Certains "gilets jaunes" veulent organiser des marches en mémoire des onze personnes mortes en marge du mouvement, comme à Firminy (Loire), signale Le Progrès.

Reprise de filtrages bienveillants
Dans un courrier adressé aux préfets fin décembre, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, avait pourtant demandé la "libération complète et définitive" de la centaine de ronds-points encore occupés.
 
Malgré le froid, certains "gilets jaunes" ont tout de même choisi de célébrer la nouvelle année sur des campements conviviaux, et des barrages filtrants pacifiques se forment à nouveau ici et là, bien qu'il soit difficile d'évaluer leur nombre. 

La colère ne semble pas en effet être totalement retombée sur les péages autoroutiers et les déclarations de Macron, Castaner et Griveaux jettent de l'huile sur les braseros, d'autant que l'interpellation de manifestants au péage des Lèches (Dordogne), jeudi soir, interpelle sur la volonté d'apaisement de l'Etat macronien, puisqu'ils démontaient les barrières.

Un "acte 9" déjà en préparation
Le groupe "La France en colère" a lancé un événement sur Facebook pour organiser un rassemblement dans la ville de Bourges, qualifiée de "centre de la France". La presse, là encore, s'autorise à émettre des doutes destinés à dissuader de répondre à cet appel

La page Facebook "La France énervée" propose quant à elle un rassemblement sur le parvis de la Défense, près de Paris.


vendredi 5 octobre 2018

Michel Onfray à 'Manu' Macron : une lettre ouverte chargée d'insinuations sexuelles

C'est cru et sans concessions

France Culture a mis à l'index (si on ose dire) Michel Onfray et s'est exposée à une riposte cinglante

A-t-on jamais vu une étreinte aussi chaude entre Manu et Brigitte ?
Le philosophe s'est fait plaisir dans une lettre ouverte au président de la République, publiée le 4 octobre sur son site personnel. Des démocrates aussi vigilants qu'exemplaires se refusent à y voir une détermination du pouvoir à faire taire les voix fortes d'opposition, tant Onfray se lâche et fait fi des règles de l'"ancien monde" en matière de moeurs privées. Onfray n'hésite pas en effet à souligner que c'est Macron, par son comportement 'no limit', qui autorise, voire appelle cette promiscuité gravement irrévérencieuse.

Fin septembre, dépité par la décision de France Culture de ne plus diffuser ses conférences l'été prochain, Michel Onfray annonçait qu'il renonçait à sa participation à l'Université populaire de Caen. "Je n'ai même pas été prévenu directement. C'est mon éditeur, Patrick Frémeaux, qui m'a transféré un mail qu'il avait reçu de la directrice de France Culture", explique-t-il au Figaro. "Sandrine Treiner met fin unilatéralement à [cette] collaboration sur la chaîne qu'elle dirige - avec pour tutelle un ministre nommé par Emmanuel Macron", écrit-il dans son communiqué, dénonçant l'inélégance de la méthode et laissant entendre que la décision est de nature politique.

France Culture a réagi sèchement à sa mise en cause par le philosophe
"Il n'y a aucune pression politique; c'est ridicule. Nous l'avons énormément soutenu, mais il n'y a pas de passe-droit à France Culture et, en termes de pluralisme, la question se posait de diffuser chaque été un seul et même essayiste. Notre antenne est libre de tout pouvoir, du pouvoir politique, mais aussi du pouvoir de Michel Onfray," affirme la directrice, contactée par Le Figaro.
 

"Evidemment, personne n'admettra de pression politique", gronde Onfray.
Il estime que la liberté d'expression est en péril dans notre pays. "Certains en ont marre de Zemmour ou de Finkielkraut. Quand il y a une pensée critique, on préfère déconsidérer le penseur plutôt que d'affronter sa pensée. Il faut qu'Eric Zemmour soit raciste. Je ne sais pas ce qu'on va me trouver", lâche-t-il, indigné.

Ce 4 octobre, le philosophe publie un écrit accablant

Certains refuseront de noter une volonté politique manifeste de mise à mort médiatique, au prétexte du populisme d'Onfray, tant ses allusions aux préférences homophiles de sa cible sont limpides. D'autres se réjouiront de le voir larguer les amarres, rompant définitivement avec le politiquement correct. Tout est possible dans le "monde nouveau"...


Message de Michel Onfray à @EmmanuelMacron : "Comme je dispose de plus de temps pour moi depuis que mes cours à l’@UPCaen sont passés dans la moulinette de ton rectum citoyen, je t'annonce que je t’écrirai plus souvent..."
La lettre entière à lire ici : https://t.co/folH4BrtUs
— Michel Onfray TV (@MichelOnfrayTv) 4 octobre 2018

Lettre à Manu sur le doigté et son fondement
Votre Altesse,
Votre Excellence,
Votre Sérénité,
Mon cher Manu,
Mon Roy,
Mais aussi :
Mon Chéri,
  Je me permets en effet cette familiarité, mon cher Manu, car des photos t’ont récemment montré partout sur la toile aux Antilles enlaçant un beau black, bodybuildé en prison, luisant de sueur tropicale, ce qui semblait te ravir jusqu'au plus profond – si tu me permets l’expression… Ton sourire béat montre en effet que ta dilection va plus facilement à qui accompagne son selfie avec toi d’un doigt d’honneur qu’aux intellectuels qui n’ont pas l’heur de te plaire parce qu’ils ne te font pas la cour. Décidément, tu sembles n’aimer que ceux qui te font savoir leur amour d’une façon qui ne prête pas à confusion : il faut t’enlacer torse nu pour te plaire, essuyer sa transpiration sur ta chemise blanche, et passer plus de temps en salle de sport qu’en bibliothèque. Je comprends dès lors que le philosophe Etienne Balibar, avec lequel tu dis avoir rédigé un mémoire universitaire sur Machiavel, n’ait plus le souvenir de toi. Il n’est probablement pas assez couvert de sueur, trop âgé et trop intellectuel à ton goût.
  A ceux qui voudraient augmenter un peu leur culture, ce qui n’est pas de trop ces temps-ci, consultons l’encyclopédie en ligne Wikipédia, soyons fous ! Elle nous donne cette signification du doigt d’honneur : "Le majeur dressé autour des autres doigts baissés évoque un phallus et le reste de la main, un scrotum". Traduction pour qui ne maîtriserait pas toutes ces subtilités lexicales, il s’agit tout bonnement d’un "doigt dans le cul". Le doigt, on voit bien à qui il appartient, le cul, on se tâte – si je puis dire ! Est-ce le tien personnellement ? Auquel cas c’est ton affaire, mais n’en fais pas un étalage public : un président, ça ne devrait pas faire ça comme dirait l’autre… Ce cul, est-ce le nôtre en tant que tu incarnes la souveraineté populaire ? Est-ce celui de la France dont tu es le corps mystique ? On ne sait. Mais cette fois-ci, ça nous concerne. Et permets qu’on puisse ne pas jouir d’une pareille intromission dans notre intimité sans notre consentement. Demande à madame Schiappa : c’est la définition légale du viol.
  Quoi qu’il en soit de ce fondement et de son propriétaire, c’est proprement manquer de doigté envers la République que de se laisser mettre de la sorte en arborant ce sourire radieux qui témoigne de ton contentement. Pareil goût relève de ta vie privée qui est celle du second corps du roi, elle ne devrait pas affecter ton premier corps qui est politique et républicain. Ce sourire, c’est le même que tu arborais sur les marches de l’Elysée le jour de la fête de la musique en compagnie d’une brochette d’individus, eux-aussi férus de ce très subtil langage des signes. On ne dira pas que tu caches ton jeu. Il n’y a que les crétins pour feindre que tu dissimules. Tu es du genre à nous le mettre bien profond, pour dire clairement ce qui ne devrait pas te choquer sous forme de mots, puisque la chose te ravit quand elle se trouve exprimée sous forme de geste. Mais mettre ou ne pas mettre, là est la question…
  Or, cette question, tu l’as franchement résolue. Car, depuis quelque temps, tu montres en effet que, toi ou tes services, vous n’avez pas grand souci de la légalité (je ne parle plus de moralité, on sait désormais dans quelle estime tu tiens toute morale…), je parle de légalité. En adoptant cet angle de vue, on voit bien comment tu nous la mets, tu nous le mets, tu nous les mets… 
  D’abord, premier doigt, il y eut cette étonnante évaporation de tes bénéfices en tant que banquier chez Rothschild : tu sembles en effet avoir habilement fait disparaître cette somme considérable de ta déclaration de patrimoine avant les présidentielles. Quid en effet des cinq millions d’euros que tu as engrangés comme banquier pendant huit ans et dont personne ne retrouve la trace ? (source : "Cinq millions d’euros en huit ans, où est l’argent, Emmanuel Macron ?" dans Economie Matin du 16 février 2017). Cinq millions, ça en fait des billets de cinq euros que tu voles dans la poche des étudiants qui reçoivent l’APL !
  Ensuite, deuxième doigt, il y eut cette soirée de levée de fonds à Las Vegas qui a permis, via des facturations de Havas-Business, le prestataire de service de cette soirée apparemment effectuée sans appel d’offre, donc illégalement, de dégager de considérables marges, en dizaines de milliers d’euros, pour le candidat que tu étais alors. Qui organisait ce genre de soirée fort peu légale ? Muriel Pénicaud, ton actuelle ministre du travail (source : "Déplacement de Macron à Las Vegas : la très chère soirée organisée par Havas" dans Le Parisien du 8 juillet 2017). Fillon est tombé pour trois costumes : cette seule soirée t’aurait permis d’acheter des pardessus et des pantalons pour tout ton gouvernement et leurs cabinets pendant de longues années. Or, ce ne fut pas la seule soirée ayant permis des largesses à ton endroit.
  Troisième doigt, devenu président, il y eut l’affaire Benalla. Chacun a eu le loisir, durant ce feuilleton de l’été débordant sur la rentrée, de voir combien et comment tu couvrais qui te couvre. Entre mensonges, stratégies de communication, enfumage, intoxication, désinformation, instrumentalisation, bien malin qui peut désormais savoir où se trouve la vérité. Dans cette affaire, je veux n’en retenir qu’une. C’est une affaire dans l’affaire. Quand ton petit protégé s’est retrouvé en garde à vue, la police n’a pu effectuer une perquisition à son domicile pour cause de légalité : elle n’intervient pas la nuit. Comment se fait-il qu’une équipe ait pu être diligentée pendant ce temps-là au domicile de Benalla pour ouvrir son coffre et faire disparaître son contenu, dont des armes à feu ? Qui a dit quoi, et à qui, pour que ce forfait qui entrave la bonne marche de la justice ait été commis ? Et par qui ? Il faudrait demander à feu Gérard Collomb et lui demander si ça n’a pas un peu à voir avec sa récente démission… On ne fera croire à personne que ce faux cambriolage ait pu avoir lieu à cette heure, dans ce lieu, dans cet endroit de l’appartement d’un homme que tu protèges contre vents et marées, sans que tu sois un peu au courant ! Qu’y-a-t-il entre lui et toi pour que se trouvent détruites les preuves des coups tordus de cette affaire ? De quels doigts et de quels fondements symboliques, ou non, est-il ici question ? (source : "Affaire Benalla. Compagne introuvable, coffre-fort disparu… les zones d’ombre subsistent" dans Ouest-France du 23 août 2018)
  Puisque nous sommes dans la cambriole, ajoutons un autre forfait, ce sera le quatrième doigt, nous ne sommes pas bien loin de toute la main. Chacun sait désormais que la communication de monsieur Benalla, qui mettait tant dans l’embarras monsieur Collomb (un nom qui, je le jure sur ta tête, n’entre en rien dans ma métaphore filée du doigt et du fondement…), est pilotée par la Reine Mimi.
  Qui est Mimi ? Laissons parler les éditions Grasset qui publient bientôt une biographie non autorisée du personnage. Voici la quatrième de couverture du livre en question : "On l’appelle 'Mimi'. Michèle Marchand, la papesse des paparazzis, la gardienne des rumeurs, des secrets de la politique et des affaires. Elle collectionne les scoops sur les puissants mais elle a compris que le plus utile n’était pas de les vendre. Les posséder suffit. Et en parler, ici ou là. Elle ne dispose d’aucun titre officiel mais 'Mimi' se rend tous les jeudis à l’Elysée. Son agence de presse, Bestimage, a l’exclusivité de l’image de la Première Dame et de celles, privées, du couple Macron. (sic !) Une manne. Et une première. Jamais un couple présidentiel n’avait concédé un tel passe-droit à une 'petite marchande de photos'. Comment 'Mimi' a-t-elle pris le contrôle des secrets de Paris ? Pourquoi lui est-il accordé tant de privilèges ? Que sait-elle ? Que tait-elle ? Difficile d’enquêter sur cette femme, puissante et redoutée. Ses amis se taisent et ses obligés ont peur." Et puis ceci, qui ne manque pas de piment : "Garagiste, tenancière de boîte de nuit, mariée à des braqueurs puis à un policier, championne de ski, reine de la presse people… avant d’arriver au cœur du pouvoir. La vie de 'Mimi' est une énigme et un vertige."
  On comprend que ce vertige en donne à d’autres. Voilà pourquoi, fort étrangement, l’appartement de l’un des journalistes a été cambriolé. Par qui ? Toi seul le sait me semble-t-il. Ou Monsieur Collomb, qui a récemment fait ses valises… comme un voleur ! Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que l’équipe de monte-en-l’air qui a œuvré sur le coffre fort de Benalla était aussi de service chez l’un des biographes de la désormais fameuse Mimi. (source : "Un des biographes de 'Mimi' Marchand mystérieusement cambriolé" dans L’Obs du 26 septembre 2018).
  Pour les besoins de ma démonstration, je sais que tu me comprendras, j’ai besoin d’un cinquième doigt. De sorte qu’ainsi, nous pourrons franchement parler d’un "Fist Fucking" – autrement dit, pour ceux qui se trouveraient autant déroutés par cette expression formulée dans la langue de Shakespeare que par les subtilités lexicales du corps humain, voici une libre traduction de mon cru : "La main, puis tout le bras dans le cul". Tu m’excuseras toutes ces variations proctologiques, mais c’est toi qui m’y contrains, après avoir commencé aux Antilles…
  A plusieurs reprises, celui qui te sert de Benalla pour tes discours, Sylvain Faure, a fait savoir que tu n’appréciais pas un certain nombre d’intellectuels - dont ma pomme ! Il fut dit un temps qu’un genre de "cellule riposte" allait être mise en place pour répondre aux idées "nauséabondes", bien sûr, de ces personnes dont j’étais et dont je suis. Notre Sylvain avait alors sorti du chapeau les noms de Michel Serres et de Pierre Nora : tu voulais du sang neuf et rajeunir la société française, ces académiciens totalisent 174 ans à eux deux, c’est réussi. (source : "Le devoir de mémoire de Macron" dans Le Parisien du 11 juin 2017).
  Tout le monde a pu voir que tu étais capable de changer la loi pour récompenser Philippe Besson qui est à ta personne ce que Heidegger fut à Hitler, Sartre à Staline, Sollers à Mao puis à Balladur… Tu as en effet décidé de faire voter un texte permettant d’ouvrir une vingtaine de postes de consuls généraux supplémentaires à des fonctionnaires comme à des non-fonctionnaires afin de rendre possible ce hochet à offrir à ton ami avec l’argent de la République. (source : "Ce décret qui permet de nommer Philippe Besson consul à Los Angeles" dans Le Parisien du 30 août 2018).
  Un homme qui est capable de passer par-dessus la loi pour récompenser un intellectuel qui le…, qui le…, disons, qui chante ses mérites, n’aurait pas à se forcer beaucoup pour faire savoir combien il lui plairait que ce philosophe, qui lui déplaît, cesse de voir ses cours diffusés sur le service public ! Je dis ça comme ça ! Après la fraude fiscale, trois doigts, les cambriolages, deux doigts, la promotion d’un ami comme avers d’une médaille dont le revers est l’éviction d’un ennemi, cinq doigt, voilà, le compte est bon : la main est passée tout entier, le bras peut suivre…
  Voilà un an que Votre Altesse, Votre Excellence, Votre Sérénité, Mon cher Manu, Mon Roy, mais aussi : Mon Chéri, tu es au pouvoir. Et tu nous régales chaque semaine avec de nouvelles aventures. Il te reste quatre ans de règne.
  Je t’annonce une bonne nouvelle : comme je dispose de plus de temps pour moi depuis que mes cours à l’Université populaire sont passés dans la moulinette de ton rectum citoyen, je me réjouis de pouvoir t’annoncer que je t’écrirai plus souvent que je ne l’avais prévu lors de ma première lettre. Cette perspective nouvelle me donne le même sourire que toi, mais pour d’autres raisons : je suis ravi !
  On sait que le sage montre la lune et que l’imbécile regarde le doigt : pour ma part, j’en prends le ferme engagement, je ferai part égale entre la lune et le doigt…
  Salut Manu
Michel Onfray
***

Michel Onfray fait allusion à une autre lettre ouverte
adressée à "Manu" Macron; en date de début septembre, on peut la lire ici, ou l'écouter, lue par son auteur : "On dirait du Dieudonné"...


Ses "métaphores scatologiques", ses "blagues homophobes" et son "humour sur le viol" 
n'ont pas pas manqué d'être dénoncées
, notamment par Marilyn Maeso, enseignante en philosophie et "autrice" (!) du livre 'Conspirateurs du silence' (notamment sur la piètre qualité du débat), doctorante et monitrice en philosophie à l'Université Paris IV (Paris-Sorbonne):
Entre les clichés homophobes, l'overdose de ressentiment et la boutade lourdingue sur le viol, on réalise en effet, à lire cette lettre, le degré d'élévation intellectuelle dont l'absence de Michel Onfray sur France Culture nous prive.

Tristesse.https://t.co/hESbzS1n6d
— Marylin Maeso🕯 (@MarylinMaeso) 4 octobre 2018

Florilège de quelques autres réactions de même teneur :
"Onfray, toujours plus bas dans l'immonde (et je n'ai lu qu'une qz de lignes). 

Dommage que le délit d'offense au chef de l'Etat n'existe plus

Il y a ici matière à condamnations pénales nombreuses.
Cet homme m’inspire un profond dégoût. Sa lettre est à son image, immonde.
On dirait du Dieudonné.
Je suis d'accord avec toi Marylin. Je suis triste que Michel Onfray use de telles méthodes pour sa démonstration. Ça ne lui ressemble pas. La lecture de cette lettre m'a fait penser à un intellectuel à bout de souffle. Juste aigri.
Comment en est il arrivé là ? les suites de l'AVC ? c'est possible ? en tout cas c'est très loin des conférences qu'il a pu donner il y a quelques années...
Pauvre Michel Onfray qui se noie de plus en plus dans sa haine putride. J'ai pas continué la lecture plus loin que la 1ère allusion grassement homophobe ("jusqu'au plus profond") digne des pires fachos de Twitter. Sidérant. On est bien loin du Onfray du début allant chez Pivot. »

A l'inverse, la lettre d'Onfray a ravi (mais aussi inquiété quelque peu) le journaliste Clément Weill-Raynal (candidat n avril 2018, sur la liste Force ouvrière pour la commission de première instance de la Commission de la carte d’identité des journalistes professionnels, CCIJP):
Michel Onfray se lâche et cogne très, très fort sur Macron. Il y a un peu du Jean-Edern Hallier dans le fond et la forme. Le philosophe finira-t-il enlevé - lui aussi - à la "Closerie des Lilas" par les barbouzes de l'Elysée ? 

Public différent, réactions différentes... Petit aperçu :

"A lire absolument. C'est du très très lourd. Et c'est très drôle.
Merveilleux et drolissime ! Et remarquablement écrit ! J'ai peur pour lui... Effectivement !
Génial merci mr Onfray de nous offrir ce fist fuking du fondement présidentiel un grand moment orgasmique.
Magnifique lettre j'applaudis des 10 doigts... bravo Mr Onfray de lutter contre cette dictature digne de l'URSS.
Une Vérité crue. Des mots assassins et sans concession. Un président mis au pilori. L'histoire est en marche."

Laissant chacun libre de son jugement, je finirai sur un tweet qui renvoie les deux hommes dos à dos, à leur commun narcissisme :
Règlement de compte entre narcissiques ?🤨 Onfray critiquait déjà Macron sur le fait que cela faisait petit garçon de tenir la main de sa femme.🙄Lire cette lettre et se dire que Montaigne avait raison en disant que l'affirmation et l'opiniâtreté sont signes exprès de bêtises. https://t.co/VxIq3sxKkz
— Saguy (@SaguyMak) 4 octobre 2018


vendredi 25 juillet 2014

Plaidoyer du sénateur B. Retailleau pour les chrétiens d’Irak persécutés

 Le cri des Chrétiens d'Irak déchire l'espace et le temps, mais s'arrête aux grilles de l'Elysée

Lettre ouverte du sénateur de Vendée au président de la République
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Par une lettre ouverte au président de la République, Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée, s’est ému du sort réservé à la minorité chrétienne d’Irak, condamnée à la conversion ou à l’exil, sous peine d’exécution par les djihadistes de l’État islamique.
L'élu réclame au président socialiste une initiative de la France au Conseil de sécurité de l’ONU. Rachida Dati, Laurent Wauquiez et Jean-Frédéric Poisson se sont aussi mobilisés pour cette cause.
La Roche sur Yon, le 21 juillet 2014
Monsieur le Président de la République,
Le 7 octobre dernier, vous exprimiez  votre «préoccupation concernant le sort des chrétiens d’Orient  et la volonté de la France de se tenir à leurs côtés». Depuis, les djihadistes de l’Etat Islamique (EI) ont pris le contrôle d’une partie du nord de l’Irak, multipliant les exactions contre la minorité chrétienne.
Vendredi dernier, les islamistes ont lancé un ultimatum aux chrétiens de Mossoul leur ordonnant soit de se convertir à l’islam soit de payer l’impôt spécial de la «djizya », sous peine d’être exécutés. Cette menace a jeté sur les routes de l’exil des milliers de familles paniquées. Et l’ampleur de ce désastre humain est telle que le Secrétaire Général de l’ONU vient de qualifier ces persécutions de « crime contre l’humanité».
Face à ce massacre programmé, les déclarations d’intention ne suffisent plus. La France doit agir sans attendre. Elle doit prendre, dans les heures qui viennent, une initiative au Conseil de Sécurité de l’ONU pour venir en aide à ces populations en danger et garantir leur sécurité.
Il en va de la vie de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, mais il en va aussi de l’honneur de la France.
Depuis toujours en effet, dans ces régions fracturées par les conflits interconfessionnels, les chrétiens ont dressé des ponts entre les communautés, permettant au Proche-Orient de ne pas se briser, de manière définitive, sous le choc des civilisations. Or cette vocation universelle des chrétiens d’Orient rejoint la vocation universelle de la France, patrie de la liberté offerte à tous les opprimés. C’est pourquoi notre pays a souvent été l’ultime recours de ces populations maintes fois persécutées. C’est le devoir de la France que de rester fidèle à cet engagement.
Monsieur le Président, le cri des Chrétiens d’Irak déchire à la fois l’espace et le temps. La France ne peut rester sourde à cet appel au secours, qui est aussi, en quelque sorte, l’appel de son destin.
Je vous prie d’accepter, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.
Bruno RETAILLEAU
Sénateur de la Vendée

vendredi 24 janvier 2014

Hollande au Vatican : une bombe explose près d'une église

Hollande s'est finalement décidé à rendre visite au pape François, avant les municipales 

Les municipales valent bien une messe 
Accueil ...réservé:
un bureau sépare symboliquement les hôtes 
Après 20 mois de présidence, Hollande a fait le déplacement au Saint Siège, ce vendredi. Le chef de l'état laïc, qui s'est déjà rendu à Rome à quatre reprises pour des entretiens avec les autorités de la péninsule depuis son arrivée au pouvoir en mai 2012, n'a rencontré ni le pape Benoît XVI, ni le pape François. 
Avant cette visite, dans la nuit de jeudi à ce vendredi, une bombe a explosé à proximité d'une église gérée par la France.

Le chemin de Canossa d'un Judas
Hollande rencontre le pape François à 10h30, au cours d'un déplacement de 4h30. Il est accompagné du ministre de l'Intérieur chargé des cultes, Manuel Valls, et devrait aborder un certain nombre de sujets internationaux, comme la Syrie, mais aussi des bouleversements sociétaux qu'il a imposés aux Français, heurtant une large partie de l'électorat catholique. La loi autorisant le mariage homosexuel, votée dans la précipitation et promulguée en mai 2013, avait poussé des centaines de milliers de manifestants dans la rue. Plus récemment, des dispositions élargissant les possibilités d'avortement ont provoqué des crispations. Les projets sur le suicide assisté pour les malades en fin de vie, des réformes envisagées sur la famille, les conceptions en faveur de la promotion du "genre", le sexe à la naissance ne suffisant plus à déterminer l'identité sexuelle, créent un malaise grandissant parmi les catholiques français. 

100.000 catholiques français ont adressé cette semaine une lettre ouverte au pape, le priant d'aborder ces questions avec François Hollande. 
"C’est avec confiance et espérance que nous nous tournons vers Votre Sainteté pour lui demander de bien vouloir se faire, auprès de M. François Hollande, l’interprète du profond malaise et de l’inquiétude grandissante de nombreux catholiques de France."
Mais, à la veille de deux scrutins, municipales en avril  et européennes en juin, le président de la République ne cherche qu'à adresser "un message fort de dialogue et d'attention" aux électeurs catholiques, alors qu'il est impopulaire auprès de la majorité des Français de toutes croyances. 

Cette visite intervient aussi alors que
sa liaison officielle avec Valérie Trierweiler est bouleversée par la révélation de son infidélité avec l'actrice Julie Gayet. 

Les réactions diverses

Chrisine Boutin : les catholiques se sentent "ostracisés" 
Christine Boutin, présidente d'honneur du Parti Chrétien Démocrate, estime, sur LCI et Radio Classique, que François Hollande "n'a pas fait grand chose, sauf pour les sujets qui, pour nous sont fondamentaux : le mariage pour tous, l'euthanasie, l'avortement, l'éducation avec le gender, etc. Tout cela, c'est vraiment en dehors de ce que nous croyons profondément. Et, d'un autre côté, il y a des réactions très tardives de Manuel Valls à la profanation de Sainte-Odile, aux Femen à la Madeleine. Il n'y a pas de réaction politique pour dénoncer ces attitudes. Nous avons l'impression que parce que nous sommes catholiques, nous sommes ostracisés, montrés du doigt, alors que tous les autres seraient accueillis".

Explosion d'une bombe à Rome, à quelques heures de la visite de Hollande au Vatican
"Aucun acte de revendication n'a été pour l'instant retrouvé ni transmis aux autorités", selon l'ambassade de France au Vatican. 
Lieu de l'explosion d'une bombe,
à quelques heures de l'arrivée de Hollande
"L'une des hypothèses envisagées est celle d'un acte lié à la visite du président de la République", hasarde-t-on!
La bombe artisanale a explosé à deux pas du Saint-Siège dans la nuit de jeudi à vendredi à proximité d'une église gérée par la France. Dans la rue où a eu lieu l'explosion, se trouve "l'église Saint-Yves des Bretons, qui fait partie des pieux établissements de la France à Rome et Lorette", a souligné la secrétaire de l'ambassadeur de France près du Saint-Siège. L'explosion n'a fait que des dégâts matériels, une vitre et des voitures endommagées.
La visite officielle n'est pas une visite d'Etat 
Le président, arrivé par la solennelle Cour Saint-Damase, s'est rendu, escorté par les "gentilshommes de Sa Sainteté", dans la bibliothèque du pape, où il a eu un entretien d'environ une demi-heure avec le pape qui comprend le français mais le parle peu. Puis le président rencontrera le secrétaire d'Etat, Pietro Parolin, et le "ministre" des Affaires étrangères du Vatican, le Français Dominique Mamberti, avant de s'adresser à la mi-journée à la presse au Centre culturel Saint-Louis de France.

Membres du gouvernement
Selon la porte-parole du gouvernement Ayrault, Najat Vallaud-Belkacem, invitée de BFMTV, la visite de François Hollande au Vatican "a vocation à aborder des sujets comme la Syrie" ou "le changement climatique"... Deux sujets sur lesquels François Hollande souhaite, selon elle, "insister".

Dans un entretien au quotidien La Croix, Guillaume Garot, ministre de l'Agroalimentaire et ancien élu de Laval aux confins de la Bretagne, estime que François Hollande est "dans une démarche de dialogue, d’ouverture. C’est le sens de cette visite. Le Vatican est un état et il est logique, dans la tradition républicaine, d’entretenir un dialogue d’Etat à Etat. Il estime, en outre, que "le défi alimentaire sera l’un des grands enjeux du XXIe siècle, et il faudra, entres autres, pour le relever, donner à chaque pays les moyens de valoriser sa production. Le pape s’est saisi de ce sujet, comme de la question de l’environnement". 

Me Jean-Pierre Mignard, PS, parrain de deux de ses enfants et accompagnateur de François Hollande au Vatican, rappelle sur Europe 1, que Hollande "n'oublie pas ce qu'il doit à son éducation religieuse et combien de Français sont catholiques". Membre du conseil d'administration du journal "Témoignage chrétien" (groupe Le Monde), il estime aussi que "40% des catholiques français semblaient favorables" au mariage pour tous. Il voit enfin dans cette visite une "obligation vécue avec beaucoup de facilité", bien que tardive, notamment de la part de "la fille aînée de l'Eglise"...

Jérôme Chartier, député UMP du Val-d'Oise, met en exergue deux des sujets de crispations entre les catholiques et le président de la République, le mariage pour tous et "le sentiment des catholiques que François Hollande ne respecte pas les valeurs de la République". Questionné par i>télé, ce proche de François Fillon juge toutefois que le déplacement du chef de l'Etat au Vatican est "un voyage important" comme occasion d'évoquer la question "des Chrétiens d'Orient (...) et la lutte contre toute forme d'extrémisme religieux".

A la différence du président français, nombreux sont les chefs d'Etat et de gouvernement qui se sont pressés au Vatican pour rencontrer le pape François, désigné homme de l'année par le magazine "Time" et plusieurs autres media.La dernière visite au Vatican d'un chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, remonte au 8 octobre 2010. Il a été fait chanoine d'honneur de Saint-Jean-de-Latran en 2007, un titre dévolu aux présidents français que François Hollande a décliné.
Christine Boutin espère sur Twitter que François Hollande sera "touché par l'Esprit" Saint.