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lundi 28 mars 2016

Pakistan: les talibans revendiquent un sanglant attentat-suicide visant les chrétiens

Peut-on encore mentionner des massacres de Chrétiens sans agacer la gauche ?

Les talibans pakistanais 
affirment avoir délibérément visé les Chrétiens
Depuis qu'ils ont revendiqué haut et fort l'attentat-suicide sanglant dans un parc très fréquenté de Lahore en plein dimanche de Pâques, le bilan s'est alourdi pour atteindre 72 morts, dont 29 enfants et six femmes, a indiqué  lundi un responsable administratif de la ville, Muhammad Usman. Des centaines de personnes ont été blessées.

Selon un porte-parole de la ville, seulement "10 à 15 chrétiens" ont été dénombrés parmi les morts, mais les autorités s'efforcent toujours de les identifier.

Le kamikaze s'est fait exploser près d'une aire de jeux, a indiqué la police.L'explosion s'est produite dans le parc Gulshan-e-Iqbal, proche du centre de Lahore, particulièrement bondé en ce dimanche ensoleillé de Pâques où la minorité chrétienne célébrait la fête religieuse de la résurrection du Christ. "Nous étions allés au parc pour profiter de ce jour de Pâques. Tout d'un coup, il y a eu une énorme explosion, j'ai vu une énorme boule de feu, et quatre à six personnes de ma famille ont été blessées, dont deux grièvement", a témoigné Arif Gill, un homme de 53 ans.


La police a bouclé le site où, dans la matinée, 
s'étalaient toujours des lambeaux de chair sur les balançoires. Morceaux de vêtements et tourniquets tachés de sang témoignaient de l'interruption violente d'un après-midi festif. 
L'armée a rapidement réagi en annonçant une série d'"opérations" dans différentes localités, l'arrestation de plusieurs "terroristes et intermédiaires présumés" et la découverte d'"une énorme cache d'armes et de munitions".

"Notre résolution à combattre le terrorisme (...) devient plus forte à mesure que le lâche ennemi s'en prend à des cibles vulnérables", a tonné de son côté le premier ministre Nawaz Sharif.

Cet attentat, qui porte un coup sérieux aux nombreuses promesses d'embellie sécuritaire des autorités, est le plus meurtrier cette année au Pakistan. Les attentats visant les enfants ont une résonance toute particulière au Pakistan, toujours traumatisé par l'attaque perpétrée par un commando taliban dans une école de Peshawar, qui avait fait au moins 154 morts en décembre 2014.


Les premières funérailles de victimes se sont déroulées dès lundi
et une veillée d'hommage était prévue en début de soirée sur les lieux du drame.
Au domicile lahorite de Salamat Masih, un jeune homme d'une vingtaine d'années tué dans l'attentat islamiste, la foule de ses proches et de voisins s'est écriée: "Oh Salamat, pour quel monde es-tu parti ? Ne sais-tu pas combien sont tristes ceux que tu laisses derrière toi ?", s'étreignant pour se donner du courage.
La famille a aussi perdu un adolescent de 16 ans. "Leurs amis étaient là-bas (dans le parc) et ils sont partis contents en disant qu'ils allaient faire un match de cricket, mais lorsqu'ils sont arrivés (l'explosion) s'est produite", soupire Yousaf Massih, un chrétien de 55 ans, père et grand-père des deux disparus.

La communauté chrétienne représente un peu moins de 2% de la population de ce pays de 200 millions d'habitants
, majoritairement des musulmans sunnites, comme le prince héritier d'Arabie saoudite décoré par Hollande.


Les Chrétiens se savent visés de longue date par les islamistes. Un double attentat suicide perpétré par les talibans contre des églises à Lahore avait fait 17 morts en mars 2015. Mais ses craintes se sont accrues avec l'exécution il y a un mois d'une figure islamiste radicale, Mumtaz Qadri, érigé au rang de martyr par ses partisans.

Une faction du mouvement taliban pakistanais "Jamaat-ul-Ahrar" a revendiqué l'attentat-suicide. 

"Nous avons perpétré l'attentat de Lahore car les chrétiens sont notre cible,"
a déclaré son porte-parole, Ehsanullah Ehsan.
Le Jamaat-ul-Ahrar ("Parti des défenseurs") est un groupe djihadiste pakistanais considéré comme le plus violent des groupes dissidents de l'ex-Tehrik-e-Taliban Pakistan. Le Jamaat-ul-Ahrar a annoncé le 4 octobre 2014 qu'il apporte son soutien à l'État islamique et a alors appelé à sa réconciliation avec al-Qaïda.
Il a déjà revendiqué le massacre de l'école militaire de Peshawar, commis le 16 décembre 2014 et qui a fait 141 personnes tuées, dont 132 enfants, bilan qui en fait l'attaque terroriste la plus meurtrière de l'histoire du Pakistan, surpassant dans l'horreur l'attentat du 18 octobre 2007 à Karachi.

Hollande avait eu plein de mots pour condamner la tuerie de 2014 dénonçant "l’ignoble attaque". "Il n'y a pas de mots pour qualifier ce qui vient de se produire au Pakistan. Un acte terroriste qui touche une école, des enfants morts, avec cette volonté de détruire le savoir et la jeunesse. " Et il avait disserté devant le monde sur ce qu'il convient de faire. "Face au terrorisme, nous devons nous mobiliser chaque jour. Le terrorisme, c'est cette infamie qui s'en prend à tout ce qui vit, tout ce qui peut être source d'espoir", selon le chef de l’État en déplacement à Boulogne-sur-Mer. 
Moins d'un an plus tard, c'étaient les attentats des 7 au 9 janvier 2015 par des djihadistes français contre le journal anarchiste Charlie-hebdo et les innocents d'un Super-Kasher sur le territoire de leur propre pays. Ces fusillades sanglants, revendiquées par l'organisation terroriste État islamique (dite 'Daesh'), ont tué dix-sept personnes et leurs trois assassins abattus par les forces de l'ordre.
Puis ce furent les massacres de masse du 13 novembre 2015 en plein Paris. Ils ont fait 130 personnes et en ont blessé près de 400.

"Pendre Asia Bibi" et venger Mumtaz Qadri

Coïncidence ou non, le jour même de l'attentat, une grande
manifestation se déroulait dans la capitale Islamabad et sa ville jumelle Rawalpindi, en hommage au dénommé Mumtaz Qadri
, ce policier qui avait assassiné le gouverneur du Pendjab, Salman Taseer, lequel avait pris le parti d'Asia Bibi, mère de famille accusée de blasphème. La manifestation avait dégénéré lundi 28 mars en un face-à-face tendu entre ses 3.000 partisans et les forces de l'ordre au coeur de la capitale.

En effet, l'exécution de Qadri, un mois plus tôt, le 29 février, a mis en rage de nombreuses factions islamistes qui avaient érigé au rang de héros l'assassin de Salman Taseer, abattu de 28 balles en 2011, et partisan déclaré d'une révision de la loi sur le blasphème.

Les partisans du héros local de l'islam réclament notamment la pendaison de la femme, Asia Bibi, chrétienne accusée de blasphème contre l'islam et condamnée en 2010 (confirmée en 2014) par la justice pakistanaise.


Le pape François a fait son Hollande en demandant lundi aux autorités du Pakistan de tout faire pour assurer la sécurité de la population et en particulier celle de la minorité chrétienne, après l'attentat "exécrable" de dimanche.


vendredi 25 juillet 2014

Plaidoyer du sénateur B. Retailleau pour les chrétiens d’Irak persécutés

 Le cri des Chrétiens d'Irak déchire l'espace et le temps, mais s'arrête aux grilles de l'Elysée

Lettre ouverte du sénateur de Vendée au président de la République
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Par une lettre ouverte au président de la République, Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée, s’est ému du sort réservé à la minorité chrétienne d’Irak, condamnée à la conversion ou à l’exil, sous peine d’exécution par les djihadistes de l’État islamique.
L'élu réclame au président socialiste une initiative de la France au Conseil de sécurité de l’ONU. Rachida Dati, Laurent Wauquiez et Jean-Frédéric Poisson se sont aussi mobilisés pour cette cause.
La Roche sur Yon, le 21 juillet 2014
Monsieur le Président de la République,
Le 7 octobre dernier, vous exprimiez  votre «préoccupation concernant le sort des chrétiens d’Orient  et la volonté de la France de se tenir à leurs côtés». Depuis, les djihadistes de l’Etat Islamique (EI) ont pris le contrôle d’une partie du nord de l’Irak, multipliant les exactions contre la minorité chrétienne.
Vendredi dernier, les islamistes ont lancé un ultimatum aux chrétiens de Mossoul leur ordonnant soit de se convertir à l’islam soit de payer l’impôt spécial de la «djizya », sous peine d’être exécutés. Cette menace a jeté sur les routes de l’exil des milliers de familles paniquées. Et l’ampleur de ce désastre humain est telle que le Secrétaire Général de l’ONU vient de qualifier ces persécutions de « crime contre l’humanité».
Face à ce massacre programmé, les déclarations d’intention ne suffisent plus. La France doit agir sans attendre. Elle doit prendre, dans les heures qui viennent, une initiative au Conseil de Sécurité de l’ONU pour venir en aide à ces populations en danger et garantir leur sécurité.
Il en va de la vie de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, mais il en va aussi de l’honneur de la France.
Depuis toujours en effet, dans ces régions fracturées par les conflits interconfessionnels, les chrétiens ont dressé des ponts entre les communautés, permettant au Proche-Orient de ne pas se briser, de manière définitive, sous le choc des civilisations. Or cette vocation universelle des chrétiens d’Orient rejoint la vocation universelle de la France, patrie de la liberté offerte à tous les opprimés. C’est pourquoi notre pays a souvent été l’ultime recours de ces populations maintes fois persécutées. C’est le devoir de la France que de rester fidèle à cet engagement.
Monsieur le Président, le cri des Chrétiens d’Irak déchire à la fois l’espace et le temps. La France ne peut rester sourde à cet appel au secours, qui est aussi, en quelque sorte, l’appel de son destin.
Je vous prie d’accepter, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.
Bruno RETAILLEAU
Sénateur de la Vendée

vendredi 2 mai 2014

Le "printemps arabe" a plongé les chrétiens d'Egypte dans la terreur

La minorité copte d'Egypte est exposée aux kidnappings et à la violence

Le maréchal Sissi sera-t-il le 
futur président à 
 la fin du mois? 
Il aura pour défi principal de rétablir la sécurité dans le pays secoué par des violences à répétition. Notamment des agressions qui visent la minorité chrétienne.

Ville située en moyenne Egypte, à 300 km au sud du Caire, Minya est au coeur d'une région où le vide sécuritaire favorise l'enlèvement de chrétiens et les kidnappings sont de plus en plus fréquents. Les associations y font part d'une cinquantaine de cas ces six derniers mois. Ce qui veut dire qu'il y a en a beaucoup plus car une seule loi prévaut là bas, celle du silence.

Islamistes et Coptes cohabitent difficilement

La moyenne Egypte est une terre chargée d'histoire religieuse liée au culte du dieu Osiris. Islamistes et Coptes se disputent ce territoire où la cohabitation reste chaotique entre les musulmans intégristes et l'importante minorité chrétienne qui est régulièrement prise pour cible, depuis l'évacuation du sit-in des pro-Morsi. 

Là, le stéréotype du copte forcément fortuné a la peau très dure.
L'exemple de Hani Sidhom est symptomatique. Il est pharmacien, donc supposément à l'aise financièrement, et c'est pourquoi il est enlevé à la sortie de son travail, soumis à 48 heures de torture, les yeux bandés la plupart du temps. Ses geôliers n'ont consenti à lui donner que de l'urine pour se réhydrater. Ce père de famille raconte son cauchemar. Il a été menacé de mort par ses ravisseurs qui sont allés jusqu'à le mettre dans une tombe. Sous la pression de ce simulacre d'exécution, sa famille a payé 30.000 euros de rançon pour le revoir. Ces ravisseurs sont des bandits, avant tout motivés par l'argent. 

Depuis les événements politiques de cet été, à la cupidité s'est ajoutée une motivation religieuse. C'est ce qu'explique Peter Hany, très investi dans la communauté copte, il répertorie les cas d'enlèvements dans la région :
" Les Frères musulmans n'ont plus d'argent. Les rançons leur servent pour organiser leurs manifestations ", explique Peter.
Cette menace permanente plane sur la communauté copte. 

Désormais, les ravisseurs ciblent aussi les familles pauvres et, comble de la terreur, les enfants. Dans le village de Towa, minuscule endroit en périphérie de Minya, cinq personnes ont été enlevées dont un petit d'un an et demi libéré contre une rançon de 500 euros, le maximum que ses parents pouvaient payer.

Les autorités peuvent endiguer cette terreur

Ce village de Towa offre toutefois un autre exemple. La famille de Kirolos, un jeune homme de 21 ans disparu depuis 52 jours alors que sa famille modeste s'est saignée pour rassembler les 12.000 euros réclamés par les ravisseurs. Adel, son père, raconte que l'argent a été versé mais que son fils reste introuvable :
" C'est un commerce très facile pour de l'argent n'importe quelle somme".
Les associations  réclament des procédures plus souples pour traquer ces preneurs d'otages. Pour géolocaliser les portables, il faut en effet deux ou trois jours en temps normal et c'est trop long dans ces cas là. Alors ces gangs continuent de sévir dans la région, explique Isaak Ibrahim. Chercheur pour une ONG spécialisée dans ces questions explique même que le nombre de rapts a augmenté ces derniers temps.

A Mynia, jusqu'à présent, il n'y a jamais eu de condamnations, ni même de procès dans ces affaires d'enlèvements...

Un militaire à la tête de l'Etat saura-t-il se rendre maître des islamistes et rétablir la sécurité ?


dimanche 20 mai 2012

Critiquer l’islam n’est pas raciste, ... en Suisse

Riposte laïque acquitté par le tribunal hélvète



Observatoire de l'Islamisation,
ne vois-tu rien venir ?





Victoire de la liberté sur la dhimmitude * !


Suite à des démêlés avec la police du commerce lausannoise désireuse de censurer le Mouvement suisse contre l’islamisation, association que je préside, cette dernière a crû bon de me dénoncer au Juge d’instruction cantonal pour discrimination raciale. Heureusement cette procédure s’est dernièrement achevée par un non-lieu. 

Des motifs peu sérieux

La faute qu’on voulait me reprocher : distribuer un dépliant au dos duquel nous dénoncions le fait que Mahomet est tout sauf un exemple du fait qu’il a marié Aïsha lorsqu’elle n’avait que six ans et eu ses premières relations sexuelles avec elle lorsqu’elle n’en avait que neuf et qu’il avait organisé le génocide de la tribu juive des Banu Quraiza en précisant que son existence même n’est aucunement prouvée. Il était aussi précisé que l’existence même de Mahomet n’était d’aucune manière avérée vu notamment l’époque et le contexte dans lequel sa biographie (contenue dans les hadiths) a été rédigée.

Autre reproche : l’ouvrage « Vérités sur l’islam » dont je suis l’auteur et que la police du commerce n’a manifestement jamais examiné.

Une volonté de censure

Très clairement, la police du commerce ne voulait qu’une seule chose : faire interdire lesdits documents tout comme cette même commune avait, dans la plus totale illégalité, censuré les affiches de la campagne anti-minarets.

C’était faire une totale abstraction d’un principe : celui de la légalité qui implique qu’il n’a d’infraction que si une norme pénale, ici il s’agissait de la norme antiracisme (article 261 bis du Code Pénal suisse), est violée.Or, critiquer l’islam, donc une idéologie servant à la fois de religion, n’est pas raciste, pas plus que frustrer certains musulmans ne peut être considéré en soi comme raciste.

Jurisprudence et argumentation

J’avais eu l’occasion de rappeler au Juge d’instruction cantonal le fait que la Cour européenne des droits de l’homme considère elle-même que la charia est « l’antithèse de la démocratie » (arrêt Refah Partisi c. Turquie du 31.07.2001) et que le Tribunal fédéral (la plus haute instance en Suisse) avait refusé de condamner l’UDC-Valais – aussi sur la base de la norme antiracisme – pour avoir publié une affiche montrant des musulmans en train de « prier » devant le Palais fédéral (lors d’une manifestation islamiste contre les caricatures danoises) avec le slogan « Réfléchissez avec vos têtes ! ».

Le Juge d’instruction, fort de ce constat, a donc décidé de rendre un non-lieu, considérant que l’infraction visée n’avait pas été commise, comme critiquer l’islam ne peut pas être considéré comme raciste, peu importe le fait que ces critiques puissent frustrer, voire blesser les musulmans.
Il est, par ailleurs intéressant de noter que c’est sur base d’arguments analogues que le Parquet néérlandais a renoncé à demander la condamnation de Geert Wilders.

Comment en est-on venu là ?

La police du commerce lausannoise, suite à une demande d’autorisation de tenir un stand sur la place publique, avait délivré une autorisation assortie de réserves des plus restrictives : ne pas distribuer son dépliant et ne pas tenir à disposition du public la brochure « Vérités sur l’islam ». Cette réserve relevant de la censure préalable et ne reposant sur aucune base légale applicable en l’espèce constituait une violation de notre liberté d’expression et devait de ce fait être considérée comme illégale et, par conséquent, pouvait être outrepassée.

Nous décidâmes donc d’outrepasser cette réserve. La police du commerce de son côté, préférant s’engager dans un bras de fer plutôt que de se conformer au droit, menaçait à ce moment le MOSCI de ne plus délivrer d’autorisation et, en parallèle, procédait à une dénonciation pénale à mon encontre.

Extraits de l’ordonnance de non-lieu
Suite à une longue instruction passant en examen principalement le dépliant du MOSCI ainsi que « Vérités sur l’islam », voici ce que dit le Juge d’instruction dans son ordonnance du 31.09.2010 :

- « […] qu’on entend par discrimination le fait de traiter injustement de façon moins favorable et par haine une aversion telle qu’elle pousse à vouloir le mal de quelqu’un ou à se réjouir du mal qui lui arrive […]

- que la critique doit également être discriminatoire pour être pénalement répréhensible, et faire ainsi apparaître les personnes qui appartiennent à une race, une ethnie, ou une religion comme étant de moindre valeur du point de vue de la dignité humaine, et ce en raison de leur race ou de leur religion, qu’à cet égard, le message qui se réfère à un comportement ou à certaines caractéristiques d’un groupe ou qui porte sur les règles et coutumes de celui-ci reste licite […],

- qu’en l’espèce, il convient tout d’abord de relever que ce ne sont pas les musulmans en tant que personnes qui sont visés par les écrits de David VAUCHER, mais l’Islam en tant que religion et système de société, que le prévenu a admis être l’auteur des textes incriminés, les avoir distribués dans la rue et mis en ligne sur le site Internet de l’association, qu’il a précisé que le MOSCI n’était pas un mouvement religieux ni anti-religieux, ni politique, et qu’il avait pour but de « lutter contre l’islamisation de la Suisse, en particulier l’application du droit islamique de manière subversive, en sauvegardant les valeurs fondamentales d’un Etat de droit »,

- qu’il ressort de l’examen des écrits du prévenu que celui-ci critique essentiellement l’Islam en tant que religion mêlant indissociablement le spirituel au temporel et l’oppose en cela à l’Etat de droit moderne, par essence laïc, que ses propos, pour maladroits et blessants qu’ils soient pour les adeptes de cette religion, portent sur les idées, les règles et coutumes de l’Islam, que le prévenu présente comme une menace pour la société moderne, que le message ne tend donc pas à discriminer, dénigrer ou rabaisser les musulmans eux-mêmes, mais à mettre en garde le lecteur contre les dangers qui découleraient d’une « islamisation » de la Suisse, que ces propos doivent en outre être replacés – à tout le moins partiellement – dans le contexte plus large de la campagne anti-minarets qui a été mené à la votation du 29 novembre 2009,

- qu’en définitive, si l’on peut regretter que les critiques formulées par David VAUCHER à l’égard de l’Islam soient objectivement blessantes pour les musulmans, elles ne sont pas de nature à faire apparaître ces derniers comme des êtres méprisables ni à éveiller un sentiment de haine à leur encontre, que l’infraction réprimée par l’art.261 bis CP n’apparaît dès lors pas réalisée, qu’il convient par conséquent de prononcer un non-lieu en faveur de David VAUCHER, qu’au vu des circonstances, les frais d’enquête seront laissés à la charge de l’Etat […]»

Satisfaction

On ne saurait dire mieux. Cette décision confirme que la liberté d’expression existe encore face à l’obscurantisme et au totalitarisme chariatique et que la norme antiracisme n’accueille pas encore la « diffamation des religions » (concept visant à interdire la critique de l’islam) tel que le voudrait l’Organisation de la Conférence Islamique.Cependant, comme nous ne sommes pas à l’abri de dérives (illégales) du droit pénal.

Mais la lutte continue à Fribourg

Par ailleurs, cette interdiction de la « diffamation des religions » ne concerne pas que le droit pénal, mais aussi l’activité de l’Etat qui tend de plus en plus à s’inspirer de ce concept. Le MOSCI a pu l’expérimenter à ses dépends avec la ville de Fribourg qui lui a refusé l’autorisation de tenir un stand sur la place publique, invoquant textuellement le concept de « diffamation des religions », preuve que la tendance étatique à se plier devant les exigences islamiques n’est pas illusoire et nécessite un engagement constant.Le MOSCI est encore en procès contre la ville de Fribourg sur cet objet au sujet duquel il a décidé de recourir.

Pourquoi un tel acharnement ?

Pour en revenir au non-lieu qui nous intéresse, une question semble se poser : pourquoi, alors qu’il était clair qu’aucune infraction n’avait eu lieu, la police du commerce a-t-elle procédé à une telle dénonciation ?On peut se poser la même question concernant la verve avec laquelle le Ministère public valaisan avait fait monter l’affaire des affiches de l’UDC jusqu’au Tribunal fédéral ou celle avec laquelle Geert Wilders est poursuivi. Idem pour Elisabeth Sabaditsch-Wolff, cette politicienne autrichienne du FPÖ qui fait l’objet d’un procès pour incitation à la haine raciale alors qu’elle n’a fait que citer des versets du Coran pour démontrer la nature de l’islam lors d’une conférence tenue en 2009 au sein de son parti. Citons que sa collègue de parti, Suzanne Winter, avait été condamnée à 24’000 Euros d’amende et 3 mois de prison avec sursis en janvier 2009 pour incitation à la haine raciale pour avoir osé relever, en janvier 2008, l’attitude qu’on pourrait qualifier de pédophile de Mahomet.

Il est clair que la volonté de censure des autorités leur fait régulièrement se dérober, au nom de l’islam, au principe de l’Etat de droit. Préfèreraient-elles mettre la charia en dessus de la Constitution ? La question mérite d’être posée. En tout cas, certains sont prêts à tout pour éviter de froisser les susceptibilités musulmanes.

Pourtant, il est clair que tout juriste intellectuellement honnête reconnaîtra que la critique de l’islam, pas plus que celle de toute idéologie ou de toute religion n’est raciste. Au contraire : elle est un droit.Et toute personne connaissant la véritable nature de l’islam pensera que, plus qu’un droit, il s’agit même d’un devoir !
David Vaucher


* Un dhimmi est, selon le droit musulman, un non-musulman ayant conclu, avec les musulmans, un traité de reddition (dhimma) déterminant ses droits et devoirs.Contre un impôt individuel servant de caution, les sujets juifs, samaritains, chrétiens, mais aussi, en orient, zoroastriens et en Inde, les hindous d'un État musulman peuvent exercer leur religion moyennant les termes d'un "pacte" passé avec les autorités: du racket ?

Bachir Gemayel, en réponse à ce qu’il percevait comme une tentative des leaders musulmans de soumettre la minorité chrétienne à leurs vues, a déclaré dans un discours du 14 septembre 1982 : « Le Liban est notre patrie et restera la patrie des chrétiens… qui veulent continuer à célébrer leurs rites et traditions, leur foi et leur credo quand ils le désirent… par conséquent, nous refusons de vivre dans la dhimmitude »
Mais le président Hollande le refuse-t-il ?