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mardi 4 février 2020

Attaque de la gendarmerie de Dieuze : attaque islamiste probable

Un islamiste présumé s'est infiltré dans la gendarmerie pour arraquer les militaires

Le procureur de la République de Metz n'exclut pas un attaque terroriste.

Résultat de recherche d'images pour "Tir à vue""Lundi, un gendarme a dû ouvrir le feu sur un militaire armé d'une arme blanche. 
Le militaire de 19 ans, un couteau à la main, a attaqué la gendarmerie de Dieuze (Moselle), faisant deux blessés légers: un gendarme, toujours hospitalisé mardi, mais dont les jours ne sont pas en danger, et la victime. 
Quelques minutes avant, un individu avait appelé la gendarmerie et avait menacé d’y commettre un "carnage" au nom du groupe Etat islamique.

Un assaillant en "période probatoire" et bien sous tous rapports...
Sur place, Christian Mercuri, le procureur de la République de Metz, Christian n’exclut pas la piste terroriste : il a "bien évidemment pris attache avec le Parquet national antiterroriste de Paris" (Pnat), qui dira s’il "se saisit ou pas" de l’enquête. 
Les officiels sélectionnent les indices pour distiller le doute sur les motivations islamiste du terroriste infiltré dans la gendarmerie: aucun lien n’aurait été établi entre le coup de fil et l’attaque. 

Une enquête pour "tentative d’homicide sur agent de la force publique" a été ouverte dans la foulée. Contacté par Libération, le procureur n’a pas donné suite à nos sollicitations pour le moment. 

Les informations sur l'agresseur infiltré, Mathias R., ne filtrent pas. 

L'assaillant a rejoint l’armée début décembre, confirme la ministre des Armées, Françoise Parly, sur Twitter, et il était "en période probatoire" et "pas en service" au moment de l’attaque, précise-t-elle. Originaire du Puy-de-Dôme, il réside au Centre de formation initiale des militaires du rang (CFIM) de Dieuze, dans le département de la Moselle.
Le procureur ne précise pas si l'individu est un converti . 
Sa chambre et le domicile de ses parents auraient été perquisitionnés ce mardi, mais les enquêteurs n’auraient rien trouvé permettant de soutenir la piste terroriste. Les investigations sur la personnalité du terroriste et sur son entourage sont en cours. Oseront-ils étiqueter Mathias R. "déséquilibré"?

Des menaces "prises au sérieux" !

Ignace - Toujours plus de kamikazes islamistes



Tout a commencé à 15 heures lundi
: le centre opérationnel de la gendarmerie reçoit un appel et des menaces 
"prises au sérieux", rapporte le colonel Nicolas Philippotin, commandant de la section de recherches de la gendarmerie de Metz, y sont proférées. "L’individu a déclaré qu’il était militaire, qu’il allait y avoir un carnage à Dieuze et qu’il se revendiquait de l’Etat islamique", a expliqué le procureur, sans que son allégeance ne suffise à orienter les investigation sur la piste du terrorisme islamiste.

A l’arrivée de l’assaillant, une fonctionnaire à l’accueil a alerté ses collègues. L’un d’entre eux s’est interposé. Le gendarme aurait d’abord riposté avec sa bombe lacrymogène, affirme France 3 Grand Est, avant de faire usage de son arme de service à deux reprises, blessant l’assaillant infiltré à l’abdomen. Le gendarme, auteur des coups de feu, a "été légèrement blessé au bras par l’arme blanche et hospitalisé", rapporte le procureur. Blessé par des tirs de riposte, il a été opéré avec succès. Puis placé en garde à vue à l'hôpital.
Les deux hommes ont été transportés à l’hôpital de Metz. Le jeune militaire a subi une opération dans la nuit, son pronostic vital n’est plus engagé.

Aux dernières nouvelles, si l'assaillant n'est pas déséquilibré, il est suicidaire...
Ce qui est assez commun parmi les kamikazes...

Il aurait déclaré qu'il a cherché à commettre un "suicide by cops", suicide par policier interposé. En clair, il aurait délibérément provoqué les forces de l'ordre afin d'être abattu sous leurs balles. C'est ce que popularise les films comme Chute libre (1993, avec Michael Douglas), Duos d'un jour (2000, Duets), Tir à vue (1984, avec Sandrine Bonnaire) et certains épisodes de séries américaines (FBI : Portés disparus sur CBS, New York, section criminelle sur NBC). Le roman The Outsiders en fait également état. Enfin, le film Seven en montre une variante particulièrement complexe.
Selon le jeune homme, son acte ne revêtait aucune dimension religieuse ou politique.

lundi 28 mars 2016

Pakistan: les talibans revendiquent un sanglant attentat-suicide visant les chrétiens

Peut-on encore mentionner des massacres de Chrétiens sans agacer la gauche ?

Les talibans pakistanais 
affirment avoir délibérément visé les Chrétiens
Depuis qu'ils ont revendiqué haut et fort l'attentat-suicide sanglant dans un parc très fréquenté de Lahore en plein dimanche de Pâques, le bilan s'est alourdi pour atteindre 72 morts, dont 29 enfants et six femmes, a indiqué  lundi un responsable administratif de la ville, Muhammad Usman. Des centaines de personnes ont été blessées.

Selon un porte-parole de la ville, seulement "10 à 15 chrétiens" ont été dénombrés parmi les morts, mais les autorités s'efforcent toujours de les identifier.

Le kamikaze s'est fait exploser près d'une aire de jeux, a indiqué la police.L'explosion s'est produite dans le parc Gulshan-e-Iqbal, proche du centre de Lahore, particulièrement bondé en ce dimanche ensoleillé de Pâques où la minorité chrétienne célébrait la fête religieuse de la résurrection du Christ. "Nous étions allés au parc pour profiter de ce jour de Pâques. Tout d'un coup, il y a eu une énorme explosion, j'ai vu une énorme boule de feu, et quatre à six personnes de ma famille ont été blessées, dont deux grièvement", a témoigné Arif Gill, un homme de 53 ans.


La police a bouclé le site où, dans la matinée, 
s'étalaient toujours des lambeaux de chair sur les balançoires. Morceaux de vêtements et tourniquets tachés de sang témoignaient de l'interruption violente d'un après-midi festif. 
L'armée a rapidement réagi en annonçant une série d'"opérations" dans différentes localités, l'arrestation de plusieurs "terroristes et intermédiaires présumés" et la découverte d'"une énorme cache d'armes et de munitions".

"Notre résolution à combattre le terrorisme (...) devient plus forte à mesure que le lâche ennemi s'en prend à des cibles vulnérables", a tonné de son côté le premier ministre Nawaz Sharif.

Cet attentat, qui porte un coup sérieux aux nombreuses promesses d'embellie sécuritaire des autorités, est le plus meurtrier cette année au Pakistan. Les attentats visant les enfants ont une résonance toute particulière au Pakistan, toujours traumatisé par l'attaque perpétrée par un commando taliban dans une école de Peshawar, qui avait fait au moins 154 morts en décembre 2014.


Les premières funérailles de victimes se sont déroulées dès lundi
et une veillée d'hommage était prévue en début de soirée sur les lieux du drame.
Au domicile lahorite de Salamat Masih, un jeune homme d'une vingtaine d'années tué dans l'attentat islamiste, la foule de ses proches et de voisins s'est écriée: "Oh Salamat, pour quel monde es-tu parti ? Ne sais-tu pas combien sont tristes ceux que tu laisses derrière toi ?", s'étreignant pour se donner du courage.
La famille a aussi perdu un adolescent de 16 ans. "Leurs amis étaient là-bas (dans le parc) et ils sont partis contents en disant qu'ils allaient faire un match de cricket, mais lorsqu'ils sont arrivés (l'explosion) s'est produite", soupire Yousaf Massih, un chrétien de 55 ans, père et grand-père des deux disparus.

La communauté chrétienne représente un peu moins de 2% de la population de ce pays de 200 millions d'habitants
, majoritairement des musulmans sunnites, comme le prince héritier d'Arabie saoudite décoré par Hollande.


Les Chrétiens se savent visés de longue date par les islamistes. Un double attentat suicide perpétré par les talibans contre des églises à Lahore avait fait 17 morts en mars 2015. Mais ses craintes se sont accrues avec l'exécution il y a un mois d'une figure islamiste radicale, Mumtaz Qadri, érigé au rang de martyr par ses partisans.

Une faction du mouvement taliban pakistanais "Jamaat-ul-Ahrar" a revendiqué l'attentat-suicide. 

"Nous avons perpétré l'attentat de Lahore car les chrétiens sont notre cible,"
a déclaré son porte-parole, Ehsanullah Ehsan.
Le Jamaat-ul-Ahrar ("Parti des défenseurs") est un groupe djihadiste pakistanais considéré comme le plus violent des groupes dissidents de l'ex-Tehrik-e-Taliban Pakistan. Le Jamaat-ul-Ahrar a annoncé le 4 octobre 2014 qu'il apporte son soutien à l'État islamique et a alors appelé à sa réconciliation avec al-Qaïda.
Il a déjà revendiqué le massacre de l'école militaire de Peshawar, commis le 16 décembre 2014 et qui a fait 141 personnes tuées, dont 132 enfants, bilan qui en fait l'attaque terroriste la plus meurtrière de l'histoire du Pakistan, surpassant dans l'horreur l'attentat du 18 octobre 2007 à Karachi.

Hollande avait eu plein de mots pour condamner la tuerie de 2014 dénonçant "l’ignoble attaque". "Il n'y a pas de mots pour qualifier ce qui vient de se produire au Pakistan. Un acte terroriste qui touche une école, des enfants morts, avec cette volonté de détruire le savoir et la jeunesse. " Et il avait disserté devant le monde sur ce qu'il convient de faire. "Face au terrorisme, nous devons nous mobiliser chaque jour. Le terrorisme, c'est cette infamie qui s'en prend à tout ce qui vit, tout ce qui peut être source d'espoir", selon le chef de l’État en déplacement à Boulogne-sur-Mer. 
Moins d'un an plus tard, c'étaient les attentats des 7 au 9 janvier 2015 par des djihadistes français contre le journal anarchiste Charlie-hebdo et les innocents d'un Super-Kasher sur le territoire de leur propre pays. Ces fusillades sanglants, revendiquées par l'organisation terroriste État islamique (dite 'Daesh'), ont tué dix-sept personnes et leurs trois assassins abattus par les forces de l'ordre.
Puis ce furent les massacres de masse du 13 novembre 2015 en plein Paris. Ils ont fait 130 personnes et en ont blessé près de 400.

"Pendre Asia Bibi" et venger Mumtaz Qadri

Coïncidence ou non, le jour même de l'attentat, une grande
manifestation se déroulait dans la capitale Islamabad et sa ville jumelle Rawalpindi, en hommage au dénommé Mumtaz Qadri
, ce policier qui avait assassiné le gouverneur du Pendjab, Salman Taseer, lequel avait pris le parti d'Asia Bibi, mère de famille accusée de blasphème. La manifestation avait dégénéré lundi 28 mars en un face-à-face tendu entre ses 3.000 partisans et les forces de l'ordre au coeur de la capitale.

En effet, l'exécution de Qadri, un mois plus tôt, le 29 février, a mis en rage de nombreuses factions islamistes qui avaient érigé au rang de héros l'assassin de Salman Taseer, abattu de 28 balles en 2011, et partisan déclaré d'une révision de la loi sur le blasphème.

Les partisans du héros local de l'islam réclament notamment la pendaison de la femme, Asia Bibi, chrétienne accusée de blasphème contre l'islam et condamnée en 2010 (confirmée en 2014) par la justice pakistanaise.


Le pape François a fait son Hollande en demandant lundi aux autorités du Pakistan de tout faire pour assurer la sécurité de la population et en particulier celle de la minorité chrétienne, après l'attentat "exécrable" de dimanche.


mardi 29 décembre 2015

Accablantes révélations de l'enquête sur les assassinats islamistes de Paris

L'enquête sur les tueries de Paris révèle des faits stupéfiants 

Le sang de 130 personnes a été versé par des fanatiques d'Allah
,
Les tueurs, certes radicalisés, 
voire drogués, mais de bons musulmans
des centaines d'autres innocentes victimes ont été marquées dans leur chair et leurs esprits dans les carnages visant la culture française réduite à son art de vivre par les éléments de langage propagés par l'exécutif socialiste. Et dans ces massacres, l'odieux côtoie l'abracadabrantesque de certains éléments livrés par l'enquête sur les sanguinaires branquignols.

L'enquête démontre que le modèle français n'enseigne pas que l'humanisme dans les écoles
Outre le principal suspect en fuite, Salah Abdeslam, toujours recherché mais resté introuvable comme plusieurs de ses complices, quelques notes de xylophone résonnent chacune comme une terrible provocation, plus d'un mois après les attentats de Paris. Au Bataclan, selon les derniers éléments révélés par le Figaro, lundi 28 décembre, l'un des terroristes se serait mis à jouer de la musique, au milieu des cadavres et des tirs en rafales. "Comme dans un scénario d'épouvante, lit-on. En effet, l'un des terroristes va même au xylophone pour jouer, selon (une) rescapée, "avec un rire sadique". Les juges qui les auront en face d'eux un jour leur accorderont les circonstances atténuantes, pou "désordres mentaux"... "Il est où le chanteur ? Ils sont où les Ricains ? C'est un groupe américain [Eagles of Death Metal]. Avec les Américains, vous bombardez, donc on s'en prend aux Américains et à vous...," se justifiait cet aigle de la mort islamiste.

Abaaoud, le buisson et les baskets oranges 

Toujours selon le Figaro, un élément important a permis de confondre Abdelhamid Abaaoud, ses baskets oranges. On se souvient que le coordinateur présumé des attentats de Paris était rentré tranquillement en métro après les tueries. On avait ensuite appris qu'il avait passé "quatre jours et trois nuits" caché dans un buisson", en contrebas de l'A86, à Aubervilliers" en Seine-Saint-Denis. 
D'après le Parisien, cette fois,  cette cache était pourtant "une planque végétale" que connaissaient les enquêteurs de police, lesquels auraient donc laissé le djihadiste filer avec sa cousine en taxi jusqu'à l'assaut final. 
On sait désormais, écrit le Figaro, qu'Abaaoud a été reconnu grâce à "la paire de baskets orange qu'il portait pendant les fusillades, sur les bandes de vidéosurveillance qui le montrent fraudant à la station Croix-de-Chavaux à 22h14 avec un inconnu, (...) ainsi que sur son cadavre après le siège de sa planque de Saint-Denis par le Raid."

L'aplomb que Jawad a forgé en zone de non-droit

La petite frappe endimanchée est rapidement devenu la risée d'internet pour avoir, avait-il expliqué, voulu "rendre service." 
Un type d'explications qui a dû marcher cent fois auprès des forces de police. Autrement dit, sans se poser de questions, il a logé trois inconnus, Abdelhamid Abaaoud, sa cousine et un complice, après qu'ils aient fait les morts en pleine nature,  dans un logement insalubre de Saint Denis, "sans eau courante," mais néanmoins équipé d'une porte blindée, non loin du stade de France où le président de la République se trouvait en tribune officielle. L'air parfaitement innocent, il avait affirmé qu'il "ne savait pas" que c'étaient des terroristes. "Si je savais, vous croyez que je les aurais hébergés ?" interrogea même l'intéressé devant les caméras de BFMTV lors de l'assaut. 
Or, selon les éléments publiés la semaine dernière par Le Monde, il s'avère que Jawad Bendaoud n'a pas tout à fait dit la vérité. "J’ai douté, il y avait un truc pas clair, mais je ne vais pas prendre vingt ans pour ça. (…) Je m’en doutais, mais je voulais l’argent", aurait-il en effet reconnu en audition devant les enquêteurs. "Mélange de bêtise, d’appât du gain et d’idéologie", conclut le Monde. Les assassins du Bataclan étaient, nous suggère-t-on, des malades mentaux et Le Monde tente de nous faire comprendre que Jawad, un repris de justice, serait un oublié de l'ascenseur social qui n'aurait d'autre issue que d'exploiter la détresse de ses frères en faisant le marchand de sommeil. 

A y bien regarder toutefois, ce rigolo  a pourtant de drôles de contacts, comme en témoignent les "recoupements" des enquêteurs, notamment intrigués par le fait qu'il est entré en contact le 3 novembre avec un numéro belge, lui-même en contact avec un individu dont le téléphone a été localisé la veille des attentats dans "le 11e arrondissement de Paris et dans le 18e arrondissement, à des heures correspondant au parcours funeste des terroristes".

Abdeslam, exfiltré de Bruxelles dissimulé dans un meuble

C'est la télévision publique belge, la RTBF, qui a révélé l'information, mi décembre. Profitant d'un déménagement, Salah Abdeslam, recherché par tous les polices du monde, DGSI, CIA, NSA, FBI, MI6, le Mossad, etc... des complices l'auraient caché dans un... meuble, comme du shit dans un paquet de clopes. Une cachette qui lui aurait permis de quitter Bruxelles et d'échapper aux contrôles.

La revendication des épouses 
Aussi radicalisées que leurs maris, mais présentées comme soumises, les épouses souvent décrites comme soumises deviennent des messagers de la mort et de la guerre. C'est d'abord un simple texto laconique - "Ton fils est mort en martyr avec ses frères le 13 novembre" - qui a permis d'identifier le dernier des trois kamikazes du Bataclan, Foued Mohamed-Aggad, un Alsacien de 23 ans rentré du djihad en Syrie, le troisième homme qui s'est fait exploser le 13 novembre 2015 dans la salle de spectacle du Bataclan à Paris.
Rendu public le 10 décembre dernier, ce SMS d'une soixantaine de signes à peine, a été envoyé depuis la Syrie par l'épouse du terroriste à la mère de ce "gamin influençable", mais fils "aimant"... Le Monde pourrait nous le vendre comme une victime du quartier de la Meinau à Strasbourg. On connaît d'ailleurs les responsables: né en France d'un père algérien divorcé de sa mère marocaine, il aurait été refusé au concours d'entrée dans la police et aussi par l'armée, mais c'est peut-être aussi qu'il était colérique et fracassait tout ce qu'il trouvait à portée.
C'est également grâce aux courriels de l'épouse de Samy Amimour, un autre terroriste du commando du Bataclan, que les enquêteurs ont pu en apprendre un peu plus sur le degré d'embrigadement du couple. Ainsi, aux dires de cette adulte de 18 ans, est-il aussi important de "tuer" tous ceux qui "offensent l'islam et les musulmans" comme de préciser pour les éventuels candidats au djhad combien la vie est "belle" sous le califat. Belle ? C'est bien simple, l'appartement qu'elle occupe à Mossoul, en Irak, explique-t-elle a une "cuisine équipée, deux salles de bains toilettes" et même "trois chambres !"
Le jeu de dominos des "printemps arabes" n'était-il pas une succession de soulèvements sociaux, sans lien religieux, selon les experts et autres décrypteurs, avec la guerre d'influence entre Sunnites et Chiites ?

mercredi 9 décembre 2015

Bataclan: troisième assassin islamiste identifié

Le gendre idéal ?

Plus de trois semaines après les attentats, on connaît enfin l'identité du troisième assassin islamiste 

des attentats les plus meurtriers de l'histoire de France, faisant 130 morts et 350 blessés.Français âgé de 23 ans  originaire de Strasbourg, Foued Mohamed-Aggad a été identifié comme le troisième kamikaze islamiste du Bataclan, où 90 personnes ont été exécutées lors des assassinats de masse du 13 novembre.L'homme s'appelle Foued Mohamed-Aggad. 

"Son identité a été établie, en fin de semaine dernière, après un long et minutieux travail de la police technique", assure Le Parisien, qui a révélé l'information. Or, à la vérité, l'AFP précise que cette identification a été facilitée par la collaboration de la famille qui  grâce à la comparaison de l'ADN du kamikaze avec ceux de membres de sa famille.

D'après les informations de France Info et BFM TV, le troisième kamikaze se serait laissé  endoctriner par le franco-marocain Mourad Farès, ci-contre, connu comme l'un des principaux recruteurs de jeunes djihadistes en France.

Avec son frère aîné Karim, 25 ans, Foued Mohamed-Aggad faisait partie d'un groupe de quatorze "jeunes gens radicalisés" ayant quitté le quartier de la Meinau à Strasbourg (Bas-Rhin) en décembre 2013 pour la Syrie. 
Les jeunes hommes font alors croire à leurs parents qu'ils se rendent à Francfort, en Allemagne, pour partir ensuite à Dubaï en vacances. En réalité, ils se rendent à Antalya, au sud de la Turquie, où ils rejoignent d'autres djihadistes, avec pour destination finale la Syrie. Deux jeunes hommes sont alors tués seulement deux jours après leur arrivée.

Sept de ces jeunes, âgés de 23 à 25 ans, reviennent en France en avril 2014, et sont interpellés, puis incarcérés, en mai de la même année, dans le cadre du plan de lutte contre les filières djihadistes. Le frère du troisième kamikaze est alors placé en détention.
Foued Mohamed-Aggad était resté en Syrie et donnait "régulièrement" de ses nouvelles à sa famille, selon les déclarations de sa mère, rapporte le quotidien. "J'ai des nouvelles tous les jours de lui", confiait-t-elle à Karim, son fils aîné incarcéré.
Mohamed-Aggad est finalement rentré en France pour perpétrer, avec ses complices, les tueries 

Qui était Foued Mohamed-Aggad, le troisième kamikaze du Bataclan ? 

Le terroriste qui a participé au massacre de 90 personnes dans la salle de concert est un djihadiste originaire de Strasbourg, selon Le Parisien qui affirme qu'il était membre d'un "groupe d'une dizaine de jeunes gens radicalisés ayant pour la plupart quitté le quartier de la Meinau, à Strasbourg, en décembre 2013." Comme plusieurs des terroristes de Paris, il était passé par la Syrie, avec des amis et son frère aîné, Karim, qui est quant à lui actuellement emprisonné"Aux dernières nouvelles il combattait en Irak." 

Deux frères, Mourad et Yassine Boudjellal, ont été tués sur place. Sept autres Strasbourgeois, âgés de 23 à 26 ans, ont eux été arrêtés en mai 2014 à la Meinau à Strasbourg et le parquet a demandé en octobre leur renvoi en correctionnelle pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. 
Parti le 17 décembre 2013 depuis Francfort par avion jusqu'à Antalya, en Turquie, le groupe d'individus s'était ensuite rendu en Syrie. Eux ont fini par rentrer en France, alors que Foued Mohamed-Aggad était resté sur place. 

Selon David Thomson, il combattait aux dernières nouvelles en Irak. Le journaliste de RFI et spécialiste du djihadisme précise que "Foued était apprécié de son quartier, de sa famille, et n'avait pas de passé judiciaire ou carcéral". Son père, Saïd Mohamed-Aggad confie: "Chaque fois, je m'attendais à ce que l'on m'annonce sa mort, dans un bombardement, ou pour une autre raison. J'aurais préféré qu'il meurt là-bas, plutôt qu'ici." Et d'ajouter, en sanglot, "si j'avais su qu'il commettrait un jour une chose comme ça, je l'aurais tué avant." Le père décrit un enfant né en France, scolarisé. Foued s'était laissé pousser la barbe et s'était mis à faire la prière en 2013, avant son départ en Syrie qu'il avait caché à ses parents, sous le choc. 

L'état de son corps, démembré, a compliqué le travail des enquêteurs. 
Foued Mohamed Aggad a finalement été identifié en fin de semaine dernière, grâce à la comparaison de son ADN avec ceux de certains membres de sa famille, a expliqué la source proche du dossier. Le nom des deux autres kamikazes (par ceinture d'explosifs) du Bataclan était lui déjà connu:


Ismaël Omar Mostefaï (ci-contre à gauche), 29 ans et père de deux enfants (pupilles de la nation) de mère marocaine, né à Courcouronnes, Essonne, dans l'arrondissement de la ville d'Evry administrée de 2001 à 2012 par l'actuel premier ministre, Manuel Valls, devenu ministre de l'Intérieur de Ayrault et Hollande, a été condamné à huit reprises entre 2004 et 2010, pour des délits commis principalement lorsqu'il était mineur : conduite sans permis, outrages et rébellion, détention de stupéfiants... sans toutefois être incarcéré. 
Depuis 2010, il faisait l'objet d'une fiche 'S' en raison de sa radicalisation survenue dans le cadre de la mosquée de Lucé en Eure-et-Loir et à Chartres.
Les gens qui l'ont fréquenté dans sa jeunesse parlent d'un élève "très difficile" au lycée. Selon Le journal du Centre, Mostefaï se serait radicalisé en suivant l'enseignement d'un marocain venu de Belgique pour faire du prosélytisme. Il s'est rendu en Turquie à l'automne 2013, puis vraisemblablement en Syrie, où il aurait séjourné plusieurs mois. Ismaël Omar Mostefaï avait 5 frères et soeurs, ainsi qu'une petite fille, mais avait coupé les ponts avec ses proches depuis longtemps. 
Son père et son frère sont mis en garde à vue le 14 novembre 2015 dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Selon un responsable gouvernemental turc, la Turquie a signalé Ismaël Omar Mostefaï à deux reprises, en décembre 2014 et juin 2015, aux autorités françaises sans recevoir aucune réponse en retour...

et Samy Amimour, 28 ans. Originaire de Drancy (UDI), en Seine-Saint-Denis (département longtemps présidé par Claude Bartolone, candidat PS à la présidence de la région Ile-de-France),  il est parti en Syrie il y a deux ans, le jeune homme originaire était connu des services de police depuis 2012.
Soupçonné de vouloir partir au Yémen avec deux copains, cet islamiste avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, selon le parquet de Paris. Deuxième d'une fratrie de trois, Samy a toujours vécu chez ses parents.
Un bac en poche, il avait postulé à un poste de surveillant de... cantine scolaire, mais décroche finalement un emploi de chauffeur de bus à la RATP, dont il démissionne au bout de 15 mois, en 2012. C'est à cette époque qu'il commence à se radicaliser. Le 11 septembre 2013, Samy Amimour part en Syrie, en violation de son contrôle judiciaire. Un mandat d'arrêt international est délivré contre lui. Samy est finalement rentré en France sans prévenir ses parents pour commettre, avec six autres kamikazes, les attentats de vendredi.

Ce qu'aucun organe de presse ne précise, c'est si les trois kamikazes sont rentrés en France par la Grèce, en se faisant passer pour des migrants...
Ahmad al Mohammad, probablement accompagné d'un complice, et le troisième kamikaze du Stade de France, Bilal Hadfi, un Français de 20 ans résidant en Belgique, les trois kamikazes du Stade de France ont quant à eux été contrôlés ensemble en Grèce le 3 octobre dernier, a annoncé le procureur de Paris.

mardi 1 décembre 2015

Où est Salah Abdeslam ? CNN en sait plus que François Hollande

CNN affirme que Salah Abdeslam est bien en Syrie

Le Drian ordonne des raids aériens sur la Syrie, mais Cazeneuve est toujours à la recherche du terroriste islamiste français...
 
Cet islamiste français a tranquillement fait ce qu'il avait à faire
entre Paris, Bruxelles, l'Italie, la Grèce et la Syrie...
Après deux nouvelles perquisitions de la police belge à Molenbeek qui n'ont pas permis de mettre la main sur l'un des suspects clés des assassinats de masse islamistes du vendredi 13 novembre à Paris, CNN affirme lundi que Salah Abdeslam se trouve désormais en Syrie. CNN souligne aussi que  l'hypothèse d'un départ définitif d'Abdeslam en Syrie avait déjà été plusieurs fois évoquée.

Occupée à divertir son opinion publique en multipliant de vaines opérations, comme dimanche encore, la police belge se fait également balader: les informations étaient "délibérément" fausses, a admis lundi la justice locale. 
La police fédérale était descendue dimanche soir à deux adresses de Molenbeek à la suite d'indications provenant d'un habitant de la commune selon lesquelles Salah Abdeslam se cachait dans une maison inoccupée. Ces perquisitions n'avaient donné aucun résultat, selon le Parquet fédéral, chargé des affaires de terrorisme en Belgique. "Selon toute probabilité, on a consciemment transmis de fausses informations aux services de police", a précisé lundi dans un communiqué le parquet de Bruxelles, qui traite, lui, des affaires de droit commun.

Or, la chaîne américaine CNN affirme que Salah Abdeslam a regagné la Syrie sans encombres


L'Obs, hebdomadaire français, se fait l'écho de la chaîne américaine CNN lundi. L'homme le plus recherché d'Europe se trouverait en Syrie. "Selon une source proche de l'enquête et une source au sein de l'antiterrorisme, les services de renseignement français pensent que le suspect des attaques de Paris a fui en Syrie". Autrement dit, après ses allers et venues entre la Belgique et la France, il a échappé aux contrôles policiers de Cazeneuve.

En octobre, Salah Abdeslam, né à Bruxelles et de nationalité française, 26 ans, aurait acheté à Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise) un dispositif d'allumage qui pourrait avoir servi à équiper les gilets explosifs des kamikazes. L'islamiste est notamment soupçonné d'avoir convoyé les kamikazes du Stade de France le 13 novembre, avant de revenir à Paris, puis d'avoir regagné la Belgique, ni vu ni connu, à trois dans la nuit, avec la complicité de deux comparses en direction de la Belgique où il a disparu.

Salah Abdeslam court toujours, plus de deux semaines après les attentats du 13 novembre à Paris, qui ont fait 130 morts et 352 blessés. Frère de Brahim, 31 ans, un kamikaze qui s'est fait exploser, il paraît avoir lui-même joué un rôle logistique dans les attentats. Sa trace s'est perdue quelques heures après les attaques dans la capitale belge, où plusieurs personnes sont inculpées pour l'avoir pris en charge à bord de leur véhicule.

L'individu à l'origine de ces fausses informations a été interpellé dimanche soir en Belgique

Il était auditionné lundi en tant que "suspect", selon le parquet. D'autres personnes étaient entendues comme témoins. "Il s'agit maintenant de savoir si la personne qui se fait auditionner est bien celle qui a délibérément mis la police sur le mauvais chemin", explique le parquet, qui doit déterminer s'il doit être entendu par un juge d'instruction pour une éventuelle inculpation ou s'il sera remis en liberté.

En droit belge, diffuser ce type de fausses informations est
passible d'une amende et d'une peine de 15 jours à deux ans de prison, précise le communiqué. 

Une conversation du Français avec Abaaoud ?

S. Abdeslam aurait convoyé les kamikazes du Stade de France
le soir des attentats, avant d'abandonner sa Clio
dans le 18e arrondissement de Paris et de prendre la fuite.
Le magazine Valeurs Actuelles a ainsi publié plusieurs extraits d'un procès-verbal rédigé dans le cadre de l'enquête, d'après lesquels Abdelhamid Abaaoud aurait eu une conversation téléphonique avec Salah Abdeslam. 48h après les attentats, ce dernier aurait déclaré au djihadiste tué peu après à Saint-Denis qu'il se trouvait en Syrie, en sécurité. L'information n'a pas été confirmée par les autorités.

Par ailleurs, la chaîne américaine ABC News a rapporté que Salah Abdeslam se serait caché à Schaerbeek dans les environs de Bruxelles après les attentats et avant de contacter des proches pour l'aider à rejoindre la Syrie. "Tu ne me reverras jamais", aurait-il aussi lancé avant de disparaître à un homme qui l'a conduit durant sa cavale. Enfin, selon 7sur7 et autres media belges il y a quelques jours, la baisse du niveau de la menace terroriste à Bruxelles pourrait être liée à des informations sur ce possible départ.

Autre raison de penser que Salah Abdeslam ait pu rejoindre la Syrie, le pays pourrait lui être familier. L'Express souligne qu'il "a été contrôlé plusieurs fois entre la Grèce et la ville italienne de Bari (jumelée avec Corfou et Patras, en Grèce), sur la côte adriatique, où, se faisant passer pour un réfugié, il aurait pris un ferry" en août, avec un homme récemment arrêté en Turquie pour soupçons de complicités dans les attentats. Selon une source ministérielle citée par l'hebdomadaire, il y a "de fortes raisons de penser que Salah Abdeslam revenait à ce moment-là de Syrie".

Mission suicide ratée ou mise en scène ?

"Même si Salah Abdeslam a raté, cela ne veut pas dire qu'il n'est pas le bienvenu à Raqqa, estime par ailleurs David Thomson, journaliste à RFI et spécialiste du djihadisme. Il ne serait pas considéré comme un déserteur vu qu'il a participé à l'opération", selon le journaliste.
David Thomson explique que l'EI "accepte le repentir des gens", mais l'organisation réprime sévèrement toute personne qui tente de quitter ses rangs.

D'après le spécialiste, un autre scénario est à envisager, celui d'une mise en scène savamment orchestrée. "Sa mission était peut-être de rentrer en Syrie comme Abdelhamid Abaaoud l'a fait [cerveau présumé des attentats] pour narguer les services de renseignements européens", avance David Thomson. Le djihadiste serait en effet parvenu à faire l'aller-retour entre la Syrie et la Belgique en janvier dernier pour organiser les attentats -ratés- de Verviers. Il s'était ensuite vanté auprès d'un magazine de propagande d'avoir échappé à la vigilance des autorités alors même qu'il était visé par un mandat d'arrêt international. 

Mais depuis les attentats ratés de Verviers, Salah Abdeslam ne semble pas avoir bénéficié d'un billet de retour. Une ceinture explosive supposée lui appartenir a d'ailleurs été retrouvée à Montrouge, abandonnée.  "Ce n'est pas parce qu'il en portait une qu'il devait se faire sauter", estime le spécialiste du djihad. "Tous les djihadistes en portent une en Syrie. Les ceintures servent avant tout à ne pas être pris par la police si cela dérape. Se faire arrêter est le pire des scénarios." Un mystère entoure encore ladite ceinture de l'énigmatique Salah Abdeslam, frère de Mohamed, détrousseur de cadavres (lien PaSiDupes). Selon Le Parisien, elle a été découverte dans un amas d'encombrants dix jours après les attentats, alors que la société chargée de faire la collecte assure être passée entre temps.

samedi 21 novembre 2015

Cameroun: quatre femmes kamikazes islamistes font cinq morts civils

Le Cameroun, en proie aux exactions de la secte islamiste nigériane de Boko Haram

Quatre femmes kamikazes se sont fait exploser samedi 21 novembre

Un première attentat suicide a été perpétré par une femme kamikaze qui a actionné sa charge explosive dans la maison d'un chef traditionnel de Leymarie, petit village camerounais situé en périphérie de Fotokol, dans l'Extrême-Nord du Cameroun, tout près de la frontière avec le Nigeria, tuant l'homme sur le coup avec quatre membres de sa famille.
La première explosion aurait par ailleurs fait au moins 10 blessés.
Dans les minutes qui ont suivi, trois autres femmes kamikazes ont déclenché leurs explosifs à proximité, sans toutefois faire de victimes.

"La première kamikaze s'est fait exploser chez le chef. Les trois autres progressaient vers l'intérieur de la ville de Fotokol lorsqu'elles ont été repérées par des membres du comité de vigilance", groupe d'autodéfense composé d'habitants de la ville, a expliqué cette source. Les trois jeunes femmes se sont alors "fait exploser à leur tour, mais aucun civil n'a été tué", a confirmé cette source, qui fait état de 10 blessés lors de la première explosion.

Les quatre kamikazes étaient "des jeunes filles âgées d'une quinzaine d'années," d'après les forces de sécurité camerounaises et l'AFP, tandis que Reuters rapporte la présence de seulement trois femmes kamikazes.

Boko Haram est "en train de changer de stratégie"

Le gouverneur local assure que "l'armée s'est déployée très vite dans la zone". "Dès la première explosion, nos militaires [stationnés à Fotokol] ont tiré en l'air.Cela a dû décourager les trois autres kamikazes", estime Midjiyawa Bakari. Selon lui,
"c'est la première fois qu'une kamikaze se fait exploser dans une chefferie".

Le dirigeant pense que Boko Haram est "en train de changer de stratégie" à causes des "mesures drastiques" prises pour sécuriser les lieux de forte affluence qui étaient ciblés par les kamikazes", à savoir les écoles, les marchés, les mosquées et les buvettes. "Nous allons devoir changer de stratégie face à cette nouvelle méthode," conclue-t-il.


jeudi 19 novembre 2015

Le donneur d'ordres présumé des attentats déclaré tué à Saint-Denis, mais comment ?

L’instigateur présumé des attentats, Abdelhamid Abaaoud, retrouvé mort à Saint-Denis

Les enquêteurs ont désormais une certitude
 
Abdelhamid Abaaoud, un djihadiste belge d'origine marocaine - établi à Paris - qui a rejoint les rangs de l’Etat islamique (EI) au début de 2013, est mort dans  l'opération d'assassinats de masse concertés et simultanés qui ont endeuillé la France. sa participation d’une façon ou d’une autre à l’élaborationIl est encore trop tôt pour établir son degré de responsabilité dans les carnages islamistes qui ont fait au moins 129 morts à Paris et Saint-Denis, vendredi 13 novembre.

Le cadavre a été "formellement identifié comme ayant été tué au cours de l’assaut", a annoncé le Parquet de Paris, jeudi 19 novembre,  six jours après l’assaut mené à Saint-Denis en Seine-Sait-Denis (93).

Cible potentielle des frappes aériennes françaises

Il est établi qu’Abdelhamid Abaaoud était un proche de l’un des auteurs présumés de l’attaque : Salah Abdeslam, actuellement en cavale et frère du kamikaze qui s’est fait exploser dans le bar Comptoir Voltaire (11e arrondissement) sans faire de mort. Les deux hommes ont été incarcérés ensemble en 2010 en Belgique pour des affaires de braquage. 

Or Abdelhamid Abaaoud, également connu sous ses noms de guerre Abou Omar Soussi, un Belgo-marocain de 28 ans originaire de Molenbeek-Saint-Jean, qurtier à forte concentration musulmane, était un des terroristes islamistes les plus actifs du djihadisme belge, en raison notamment de son activité sur les réseaux sociaux depuis 2013. Ses parents l'avaient pourtant inscrit en 1999 dans un établissement scolaire catholique réputé d'Uccle, avant qu'il commence à commettre des braquages. 

Abou Omar Soussi, en noir
Les services de renseignement français le considéraient depuis plusieurs mois comme l’un des principaux organisateurs des projets d’attaques visant le sol français. Il a d'ailleurs laissé la vie lors d'un assaut du RAID à Saint-Denis.
Les enquêteurs le soupçonnent fortement, sans que son degré d’implication puisse être établi avec certitude, d’avoir joué un rôle dans
l’attentat avorté de bras cassés contre une église de Villejuif, le 19 avril 2015, 
un projet déjoué d’attaque contre une salle de concert, dont l’auteur avait été interpellé le 11 août, 

Selon une source proche des services de renseignement, ce tueur était considéré comme suffisamment dangereux pour devenir à la fin de septembre l'une des cibles potentielles des frappes aériennes françaises sur la Syrie: soit le ministère de l'Intérieur se croyait bien renseigné, soit il cherchait à justifier ses cinq raids sur des "camps d'entraînement", assurait-il...

Chef présumé d’un réseau démantelé en Belgique

D'origine familiale marocaine, Abdelhamid Abaaoud, alias Abou Omar Al-Soussi, fait pour la première fois parler de lui quelques jours seulement après les attentats du 7 janvier contre Charlie Hebdo. Il est en effet considéré comme le meneur d’un réseau démantelé le 15 janvier à Verviers, en Belgique, dont deux membres avaient été tués par les forces de police belges.

Cette cellule projetait de passer à l’acte le 16 janvier et pouvait, selon les écoutes effectuées, compter sur l’appui d’une dizaine d’ "étrangers". Déjà à l’époque, les enquêteurs belges collaboraient étroitement avec divers services européens pour tenter de savoir jusqu’où s’étendait ce réseau et creuser ses éventuelles ramifications avec la France. Le ministre de l'Intérieur français se flattait d'une étroite collaboration entre les services antiterroristes belges et français.

Le 19 avril 2015, Sid Ahmed Ghlam, un étudiant algérien, est interpellé après s’être tiré... une balle dans la jambe. Récemment arrivé en France (2001), il a été mis en examen dans le cadre du meurtre ou de l'assassinat à Villejuif d'une jeune femme, Aurélie Châtelain, à Villejuif, et d’avoir projeté de mitrailler le matin même la sortie de messe d’une église dans la ville au nom de l'islam.

En l’état actuel de l’enquête, l
es enquêteurs suspectent Abdelhamid Abaaoud d'avoir activement participé au  projet, confie au Monde une source policière. Ainsi va le journalisme dit d'investigation...

"Ils cherchent vraiment à frapper la France et l’Europe"
Le 11 août, un djihadiste français, Reda Hame, est interpellé à son retour de Syrie. Radicalisé depuis peu, ce Parisien n'était pas suivi par les services de renseignement. C'est grâce à un autre djihadiste espagnol, entendu par la justice antiterroriste de son pays, que le jeune homme apparaît sur les radars français et reconnaît en garde à vue s’être entraîné pendant six jours dans un camp de Rakka avant d’être missionné pour rentrer en Europe. Cette fois-ci, le nom d’Abdelhamid Abaaoud apparaît de façon explicite. Il est désigné comme le commanditaire qui aurait demandé à Reda Hame de passer par Prague, pour éviter d’être repéré, avant de frapper la France. Il aurait remis au jeune homme une clé USB contenant des logiciels de cryptage et 2.000 euros en lui demandant de viser une cible "facile", telle une "salle de concert", pour "faire un maximum de victimes"Les renseignements étaient donc avertis: restait à savoir qu'était visé le Bataclan, salle de spectacles rachetée par une filiale du groupe dirigé par Arnaud Lagardère.
Les jeunes gens pris en otages par les djihadistes lors de l'attaque de Bataclan rapportent que les tueurs ont précisé leur mobile: venger l'action militaire de la France en Irak et en Syrie menée par le président Hollande nommément désigné. Une jeune rescapée témoigne de leur mise en cause directe du président Hollande:

Interrogé durant sa garde à vue sur l’existence d’autres projets d’attaques, Reda Hame avait prévenu les enquêteurs : "Tout ce que je peux vous dire, c’est que cela va arriver très bientôt. Là-bas, c’était une vraie usine, et ils cherchent vraiment à frapper la France et l’Europe."

Dix jours plus tard, un homme est maîtrisé dans un train Thalys alors qu’il s’apprête à faire usage d’une kalachnikov et d’un pistolet automatique Luger. Né à Tétouan, dans le nord du Maroc, le suspect, Ayoub El-Khazzani, un 'SDF selon son avocate, avait séjourné quelque temps en Belgique avant de passer à l’acte. Comme dans le dossier de l’église de Villejuif, le nom d’Abdelhamid Abaaoud revient avec insistance sans que son degré d’implication puisse être établi avec certitude. L’assaillant du Thalys aurait été en lien avec une mouvance djihadiste belge proche d’Abdelhamid Abaaoud.

L’analyse téléphonique a par ailleurs permis d’établir qu’Abdelhamid Abaaoud avait été en contact avec Mehdi Nemmouche en janvier 2014, quatre mois avant le quadruple assassinat du Musée juif de Belgique, à Bruxelles. Selon le journaliste spécialisé dans les mouvements djihadistes David Thomson, Abdelhamid Abaaoud a d’ailleurs fait partie du groupe de combattants auquel appartenait Mehdi Nemmouche.

Des allers-retours entre la Syrie et la Belgique

Le parcours d’Abdelhamid Abaaoud est une preuve édifiante des ratés des services de renseignement belges. Une accusation qui exonère les services français.... Parti en Syrie au début de 2013, il serait rentré en Belgique à la fin de cette même année en passant par la Grèce pour repartir ensuite sans être inquiété par les autorités belges, explique une source proche du dossier. Il a pu aussi pénétrer sans encombre sur le sol français. En mars 2014, il apparaît dans une vidéo de terrorisation de l’Etat islamique à bord d’un véhicule traînant des cadavres au sol. 

Vidéo qui ne doit pas faire diversion: Bernard Cazeneuve, ministricule de l'Intérieur, le croyait en Syrie, alors qu'il était dans Paris...

En février 2015, Abdelhamid Abaaoud s’était vanté dans le magazine de l’Etat islamique Dabiq de ses multiples allers-retours entre la Syrie et la Belgique, mais aussi la France. Selon David Thomson, il affirme avoir séjourné en Belgique jusqu’à l’attentat déjoué de Verviers, en janvier 2015, qui l’aurait incité à regagner la Syrie… sans être intercepté.

L'exécutif semble ainsi charger Abdelhamid Abaaoud de toutes les monstruosités qui se sont déroulées sur le territoire français. C'est facile, mais est-ce responsable ?