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mardi 17 avril 2018

Une djihadiste binationale condamnée à la perpétuité en Irak

Des combattantes françaises de l'EI se font passer pour femme de rappeur

La djihadiste française Djamila Boutoutaou, 29 ans, a été condamnée mardi à la prison à perpétuité
En 2016, Daech comptait jusqu’à 220 femmes françaises dans ses rangs. / Archives.
En 2016, Daech compta près de 220 femmes françaises dans ses rangs.

Elle est reconnue coupable d'appartenance au groupe Etat islamique (EI)
par la Cour pénale centrale de Bagdad. 
Djamila Boutoutaou, qui a comparu  vêtue d'une tunique rose et d'un foulard marron, a expliqué qu'elle est d'origine algérienne et qu'elle se serait "convertie à l'islam, alors qu'elle était chrétienne".

Elle a affirmé être partie de France avec son mari "qui était chanteur de rap".
"Nous sommes venus à Istanbul en vacances, et c'est en arrivant en Turquie que j'ai découvert que mon mari était djihadiste. Il a été contacté par un homme nommé al-Qourtoubi qui nous a emmené mes enfants et moi vers un endroit où nous nous sommes cachés dans une cave", a-t-elle encore fabulé.
La famille a ensuite vécu dans le "califat" auto-proclamé de l'EI qui s'étendait depuis 2014 sur de larges pans de Syrie et d'Irak. Or, en 2017, au terme d'une longue contre-offensive, les forces irakiennes ont repris l'ensemble des zones peuplées tenues par l'EI.
Au cours de ces combats, "mon fils Abdallah a été tué dans un bombardement", a déclaré à la cour Mme Boutoutaou.

Au cours des derniers mois, plusieurs dizaines de ressortissantes turques ont été condamnées à la peine de mort en vertu de la loi antiterroriste irakienne. Une Allemande a également été condamnée à la peine capitale.
La loi antiterroriste irakienne permet d'inculper des suspects qui ne sont pas impliqués dans des actions violentes mais soupçonnés d'avoir aidé l'EI. Elle prévoit la peine capitale pour complicité avec des groupes djihadistes.
Environ 20.000 personnes ont été arrêtées au cours de la contre-offensive irakienne.

Une autre Française, Melina Boughedir, 27 ans, avait été condamnée en février à sept mois de prison, non pas au titre de la loi sur le terrorisme, mais sur l'accusation de séjour illégal en Irak.

vendredi 9 mars 2018

De retour de Syrie, un djihadiste français, arrêté à Roissy

Cet islamiste compte sur la mansuétude française...

Les enquêteurs de la DGSI le soupçonnent "d'avoir joué un rôle actif au sein d'une mouvance d'Al-Qaïda" : d'être un tueur ?

Un fanatique français, soupçonné d'avoir rejoint la zone de combats djihadistes en Syrie en lien avec "une mouvance d'Al-Qaïda", a été arrêté jeudi à l'aéroport de Roissy.
"Cet homme, né en 1988, prétend s'être rendu en Syrie avec sa femme de nationalité japonaise et radicalisée, pour faire de l'humanitaire", a raconté une "source proche du dossier".

Début 2018, "le couple a réussi à quitter avec leur fille la zone des combats en traversant la frontière turco-syrienne et a obtenu d'être expulsé récemment vers le Japon".

Le Japon nous retourne l'islamiste 

Malgré l'absence de mandat d'arrêt international français contre lui, les autorités japonaises ont décidé de l'expulser vers son pays d'origine. Sa femme et sa fille sont restées au Japon.

L'homme a été placé en garde à vue jeudi après-midi par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a précisé une source judiciaire.

Les enquêteurs de la DGSI le soupçonnent "d'avoir joué un rôle actif au sein d'une mouvance d'Al-Qaïda", a précisé une autre source proche du dossier. Il faisait l'objet d'un mandat de recherches émis par le parquet de Paris dans le cadre d'une enquête préliminaire.

Cette semaine, deux femmes djihadistes et cinq enfants ont été placés en garde à vue à leur retour en France, après avoir été expulsées par les autorités turques.

1.700 Français partis faire le djihad sont susceptibles de rentrer en France

Au total, en date du 8 mars, 258 adultes et 77 mineurs sont revenus en France, après avoir rejoint la zone de combats djihadistes en Syrie et en Irak, a affirmé le ministère de l'Intérieur. 

Les "revenants" du djihad sont la hantise des autorités françaises depuis les attentats meurtriers de 2015, en partie perpétrés par des djihadistes français de retour de Syrie. Selon le gouvernement français, environ 1.700 Français sont partis rejoindre les zones djihadistes irako-syriennes à partir de 2014. 

Quelque 300 djihadistes français, dont 12 femmes, ont été tués sur le théâtre irako-syrien depuis 2014, selon un bilan du ministère de l'Intérieur jeudi soir. 

731 adultes (421 hommes et 310 femmes) et 538 enfants sont encore en zone irako-syrienne. Parmi les 538 mineurs, 52 sont âgés de plus de 13 ans.

L'AFP n'a pas pour mission de défendre la langue française.
L'agence de presse dite française nous impose l'orthographe arabe de , soit 'jihad', alors que le mot français est 'djihad', donc 


jeudi 18 août 2016

Voilà que Hollande indemnise un islamiste

Ca va pas mieux: Taubira a indemnisé par erreur un islamiste radical assigné à résidence

Comme moi, vous avez peut-être manqué l'information dans Libération et Le Monde...
 

Aussi bien ont-ils fait l'impasse sur la révélation du journal Le Parisien que le ministère de la Justice a versé à tort plus de 18.000 euros à un terroriste pourtant soupçonné d'appartenir à la mouvance islamiste radicale. Le ministère de la Justice a aussi avoué jeudi que, fin juillet, ce proche de Fabien Clain, vétéran du djihadisme français,  a profité d'une bavure judiciaire.

Le binational belgo-tunisien Farouk Ben Abbes, 30 ans, a reçu 18.960 euros de la Chancellerie, plus des intérêts, en réparation d'une période de détention, alors qu'il n'avait droit qu'à une somme d'environ 7.000 euros, de l'aveu du communiqué gouvernemental, confirmant les faits. 

En mars 2014, alors que Christiane Taubira était encore garde des Sceaux, ministre de la Justice (jusque fin janvier 2016), la Cour d'Appel de Paris avait octroyé une somme de 6.000 euros au titre du "préjudice moral", de 11.960 euros au titre du "préjudice matériel", et de 1.000 euros au titre des frais de procédure

En France, même en "état d'urgence", la loi prévoit  des réparations pour les personnes qui ont fait de la prison avant de bénéficier d'un non-lieu, d'être relaxées ou acquittées. En l'occurrence, Farouk Ben Abbes avait été placé en détention provisoire du 20 juillet 2010 au 9 décembre 2011 dans le cadre d'une enquête  pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, conclue par un non-lieu faute de charges suffisantes. Il s'agissait d'une enquête notamment sur un projet d'attentat visant la salle de spectacles... du Bataclan. 

Une deuxième juridiction, la Commission nationale de réparation des détentions,  rattachée à la Cour de cassation et présidée par délégation par le juge Yves Breillat (connu pour avoir interdit à Virgin Stores d'ouvrir le dimanche sous astreinte de 250.000 francs par infraction), avait nettement diminué en janvier 2015 le montant de l'indemnisation, en infirmant la notion de "préjudice matériel" et en ramenant la somme à quelque 7.000 euros. Mais cette décision échappa à la vigilance de la ministre Christiane Taubira, qui en resta à la première juridiction et versa donc à Farouk Ben Abbes, en plus de la somme due, 11.960 euros augmentés des intérêts.

Expulsion empêchée de dernière minute 

"Naturellement, les causes de cette erreur seront identifiées mais, sans attendre,
tous les moyens seront utilisés (...) pour récupérer le trop-perçu", promet le communiqué de la Chancellerie soucieuse, mais un peu tard, du bon usage des crédits budgétaires. 

Le 22 juillet, l'expulsion de Farouk Ben Abbes vers la Tunisie avait été empêchée à la dernière minute, les autorités réalisant que l'homme était soumis à un contrôle judiciaire lui interdisant de quitter le territoire français, dans le cadre d'une autre enquête.

Farouk Ben Abbes reste mis en examen dans une autre affaire d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Inexpulsable, il avait été assigné à résidence dans un hôtel de Brienne-le-Château (ville de l'Aube qui abrita une école militaire où Napoléon Bonaparte fut élève pendant cinq ans) après les attentats du 13 novembre par l'organisation Etat islamiqueIl avait alors été condamné à trois mois de prison ferme pour ne pas avoir respecté les conditions de cette assignation.


lundi 8 août 2016

Arrêté en Turquie, le beau-frère des frères terroristes Kouachi était "fiché S" depuis deux ans

Depuis les attentats de janvier 2015, l'islamiste semblait être totalement sorti des radars. 

Or, 
Mourad Hamyd a été interpellé à la frontière turque, le 22 juillet
"Injustement accusé d'être le troisième homme du commando des frères Kouachi" jusqu'en août 2014, ce membre de la famille des tueurs de "Charlie Hebdo" tentait de rejoindre l'EI
Son nom est apparu pour la première fois publiquement le 7 janvier 2015, quelques heures seulement après la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo.
Mourad Hamyd (ci-contre), né en 1996 à Reims, est alors soupçonné d’être le troisième homme du commando meurtrier aux côtés des deux frères Kouachi, Saïd et Chérif. Le soir même, les unités d’élite du GIPN de Lille et de la BRI de Strasbourg font irruption au domicile familial du jeune homme, dans le quartier sensible de la Ronde-Couture, à Charleville-Mézières (socialiste depuis 1925 et jusqu'en avril 2014 quand elle a été remportée par la droite, UMP), Ardennes.

Mourad Hamyd, dont la grande sœur est mariée à Chérif Kouachi, se rendra finalement spontanément au commissariat de la ville, avant d’être relâché au bout de 48 heures sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. 
La duplicité des djihadistes n'est pas un fantasme de réseau social. Mourad Hamyd, 20 ans, en est sans doute l'illustration la plus inquiétante. Interpellé au soir du 7 janvier 2015 pour sa possible participation à la tuerie de 'Charlie Hebdo', puis libéré - bien que "fiché S", sans aucune charge immédiatement, le beau-frère de Chérif Kouachi a été refoulé fin juillet par les autorités turques alors qu'il tentait probablement de gagner la Syrie en train, comme l'a révélé hier 'le Journal du dimanche'. Aujourd'hui retenu par les autorités bulgares et visé par un mandat d'arrêt européen émis par la France, celui qui s'indignait dans la presse réceptive d'avoir été "jeté en pâture" à sa sortie de garde à vue et se décrivait comme un "lycéen qui vit tranquillement avec ses parents" semble avoir réussi à duper les services du renseignement à la fois sur sa personnalité et ses activités.
Un "innocent" en lien avec la mouvance radicale locale 

En sortant de garde à vue, l’élève timide de Terminale S se dit "sidéré, complètement dépassé par les événements". Inconnu de la justice, il était en cours au moment de la tuerie parisienne et avait donc peu de chance d’être le suspect aperçu sur un scooter aux abords de Charlie. 

Il avait tenu un discours édifiant. 
"Cet attentat, c’est l’horreur; c’est un crime horrible et je pense aux victimes et à leurs familles", avait-il déclré à l’AFP, tout en assurant n’avoir que des rapports "assez lointains" avec son beau-frère Chérif Kouachi.
Le lycéen n’était pas pour autant un inconnu des services de renseignement. 
Il fait en effet l'objet d'une fiche S depuis août 2014, soit bien avant la tuerie de Charlie, pour ses liens avec la mouvance radicale locale.
Il semblait toutefois s'être totalement modéré, raconte-t-on, pour excuser la surprise des services du renseignement pourtant mobilisé par l'état d'urgence.
Vous avez dit "surprise" "radicalisation récente et soudaine"? 
La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) rédige même un rapport complet sur le lycéen de Charleville-Mézières, le 26 août 2014. Le projet de construction d'une nouvelle mosquée (900 m2 et 5 millions d'euros entièrement financés par des particuliers) et d’un centre culturel qui piétinait depuis plusieurs années est désormais achevé, mais des tags "islamophobes" sur les palissades du chantier, avaient mobilisé le collectif contre l’islamophobie en France CCIF), alerté par l’association de la mosquée et du centre culturel des Ardennes (AMCCA) .

Le constat est clair. 
"Mourad Hamyd est apparu au contact de djihadistes français présents en Syrie, laissant augurer un départ pour les rejoindre. Son environnement établit des liens très étroits avec la sphère salafiste djihadiste et son immersion complète dans ce milieu", écrivent alors les policiers spécialisés, qui notent au passage "qu'il fréquente régulièrement le domicile de Chérif Kouachi".

Le 22 juillet, ses proches étaient venus signaler sa disparition "soudaine" au commissariat de Charleville-Mézières

Une enquête est "aussitôt" (!) ouverte pour "disparition inquiétante" et confiée à la PJ de Reims. A peine une semaine plus tard, le 28 juillet, Mourad Hamyd est interpellé en Bulgarie - membre de l’Union européenne et de l'OTAN - à proximité de la frontière turque, comme l’a révélé le Journal du Dimanche. 
Les affaires retrouvées sur lui, notamment un uniforme et de grosses chaussures, laissent peu de doute sur les intentions du jeune dissimulateur formé à l'école de la FSU, soupçonné d’avoir voulu rejoindre la zone irako-syrienne pour combattre dans les rangs du groupe Etat islamique. 

Le JDD explique qu'il aurait voyagé seul en train, via la Hongrie, la Serbie et la Bulgarie, avant d’être refoulé par les autorités turques. "Dès" (!) le lendemain, la section antiterroriste du parquet de Paris ouvre une information judiciaire pour "association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes", pour que puisse être délivré un mandat d’arrêt européen à l’encontre de Mourad Hamyd, préalable obligatoire avant son probable rapatriement en France. 

Comment en est-il arrivé à vouloir rejoindre le califat ? 
Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre comment "ce jeune homme" (sic, l'AFP et les copieurs-colleurs professionnels et serviles de dépêches d'agences) fiché S, injustement accusé lors de l’attentat contre Charlie Hebdo, en est arrivé à vouloir rejoindre le califat.

A-t-il bénéficié de complicités ? Etait-il au contact de filières identifiées par les services de renseignement ? La Sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), co-saisis de l'enquête, se déclarent débordées par les innombrables informations judiciaires en cours: elles doivent faire face à une vague continue de candidats au djihad et la déclaration médiatique de l'état d'urgence permet au premier ministre de Hollande de lancer que "tout a déjà été fait ensemble", mais ne règle rien. 
Le 19 juillet, à l’Assemblée nationale, Manuel Valls a balancé des chiffres: 2.147 Français ou étrangers résidant en France "sont connus pour leur implication dans les filières syro-irakiennes". Parmi eux, 898 ont manifesté des velléités de départ et plus de 1.000 ont séjourné dans la zone. 
Alors, qu'est-ce qu'on fait ?On ménage la communauté musulmane en préparant un super ... "pacte" de "fraternité" ! Après le pacte de compétitivité annoncé fin 2012, devenu, pacte de responsabilité fin 2013, puis pacte de responsabilité et de solidarité début 2014, après la déroute du PS aux élections municipales, on a eu aussi le Programme de stabilité (2014-2017) et même le Projet de loi "égalité et citoyenneté" (PACTE) et le retrait du Pacte B, en juillet dernier, Valls a appelé à "bâtir un pacte avec l'islam de France": le changement consistera à faire du neuf avec de l'ancien en réactivation de la Fondation des œuvres de l'islam relancée après dix ans d'échecs.
Par la voix de l'illustre 
endormi Laurent Fabius (alors ministre des Affaires étrangères et du Développement international et aujourd'hui recasé à la tête du Conseil constitutionnel), la France a même proposé à l'ONU une Charte d’action pour les minorités au Moyen Orient. Et une charte du même, la fameuse Charte de déontologie engageant les ministres et visant à créer un lien de confiance entre les citoyens et ceux qui gouvernent, tels Jérôme Cazeneuve, ministre du Budget et fraudeur du fisc, ou Thomas Thévenoud, secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, autre fraudeur du fisc et contraint à démissionner 9 jours plus tard.
Aussi faut-il souhaiter un bel avenir au dernier machin communautariste brandi par Valls.

dimanche 20 mars 2016

L'avocat de Salah Abdeslam raconte qu'il pourrait porter plainte contre le procureur de Paris

Le cabinet d'avocats d'activistes a encore frappé

Salah Abdeslam 
a confirmé son intention de "se faire exploser au Stade de France"
Sven Mary n'est pas le terroriste
Le terroriste islamiste a déclaré aux enquêteurs qu'il avait bien l'intention de mourir en martyr d'Allah avant de choisir de vivre et de faire "machine arrière", révèle le procureur de Paris, François Molins. Des confidences publiques qu'exploite l'avocat du terroriste présumé incarcéré à la prison ultra-sécurisée de Bruges.

Me Sven Mary, 44 ans, déclare vouloir porte  plainte
"C'est une faute et je ne peux pas la laisser passer", a-t-il déclaré dimanche à la radio-télévision belge RTBF.  L'avocat de Salah Abdeslam accuse  le procureur de Paris, François Molins, d'avoir violé le secret de l'instruction en divulguant hier le projet de son client de se faire exploser au Stade de France, le 13 novembre dernier, alors que le président Hollande se trouvait dans la tribune officielle.
VOIR et ENTENDRE le journaliste belge pointer les "conditions drastiques" de détentions de l'islamiste: 
Pourvu que ce régime pénitentiaire ne le radicalise pas...

S'exprimant au surlendemain de la capture Salah Abdeslam, Sven Mary a déclaré: "la lecture d'une partie de sa conférence de presse est une violation. C'est une faute et je ne peux pas la laisser passer".

François Molins a lu samedi lors d'une conférence de presse une déclaration recueillie par les enquêteurs belges dans laquelle Salah Abdeslam déclarait qu'il avait initialement projeté de se faire exploser au Stade de France et qu'il avait fait "machine arrière".
"Ces premières déclarations qu'il faut prendre avec précaution laissent en suspens toute une série s'interrogations sur lesquelles Salah Abdeslam devra s'expliquer, en particulier quant à sa présence dans le 18e arrondissement le 13 novembre au soir dès 22h", a ajouté le procureur.

Quand Salah Abdeslam sera t-il extradé et remis à la justice française ?
Dans 3 mois maximum. Tous les 15 jours, une nouvelle étape : il y aura d'abord dans 2 semaines une première décision de la justice belge qui dira si oui ou non elle accepte la remise de Salah Abdeslam à la France et il y a tout à penser que ce pays européen ne pourra pas opposer une réponse négative.
Le terroriste présumé aura alors 24h pour faire appel de cette décision. S'il le fait, la justice belge aura de nouveau 15 jours pour rendre sa décision d'appel, puis encore 15 jours s'il se pourvoit en cassation.
Mais entre temps, Salah Abdeslam subira des interrogatoires de la justice belge sur le fond du dossier et il risque bien de parler.

Comment l'interrogatoire va-t-il se dérouler en France ?
Le terroriste présumé ne sera pas entendu sous le régime de la garde à vue: il sera interrogé par les juges du pole antiterroriste de Paris. La justice va vouloir savoir quel était le scénario précis de la soirée du 13 novembre et le rôle de Salah Abdeslam. Devait-il vraiment se faire exploser au stade de France comme il l'a indiqué hier, lors de sa premier audition en Belgique ?

Sven Mary, "l'avocat des crapules" ?

Présenté comme l'un des dix meilleurs avocats pénalistes de Bruxelles, depuis l’affaire Fortis ou encore le dossier Habran, Sven Mary est bien connu des activistes de tout poil. Ou presque. C'est lui qui a acquis la confiance de l'islamiste et il prend l'offensive: c'est le "dossier de sa vie", reconnaît-il et il n'entend pas la laisser lui échapper. Depuis l'arrestation de Salah Abdeslam, Maître Sven Mary prend la lumière alors que son client a passé sa première nuit à l'ombre.
Crâne rasé et barbe rare, il ne porte pas la robe traditionnelle de l'avocat, selon Le Point. Ce samedi, il était en anorak kaki de combat, sur tee-shirt noir (un indice !),  pour annoncer que Salah Abdeslam refuse son extradition vers la France. Premier coup d'éclat pour ce militant qui n'entend pas plier face à l'énorme pression de la justice française. Ce dimanche, en redoutable procédurier, il déclencha le tonnerrelançant qu'il va porter plainte pour violation du secret de l'instruction contre le procureur de Paris, François Molins. Un coup médiatique, puisque le droit français ne permet pas encore de poursuivre un procureur !

La robe ne fait pas la fillette 
Ce baroudeur du barreau, qui porte souvent le jean à défaut de 'battle dress', est pourtant décrit comme "l'un des dix meilleurs avocats pénalistes" de Bruxelles par le quotidien La Capitale, mais il reproche à François Molins d'avoir dévoilé samedi des éléments du premier interrogatoire de Salah Abdeslam après son arrestation. "La lecture d'une partie de l'audition de M. Abdeslam en conférence de presse constitue une violation" du secret de l'instruction, a estimé dimanche Me Sven Mary. François Molins avait précisé qu'Abdeslam avait affirmé aux enquêteurs belges qu' avant de faire "machine arrière", il "voulait se faire exploser au stade de France" le soir des attentats. 

La meilleure défense, c'est l'attaque
L'avocat bruxellois, qui en tant que jeune du quartier a joué à Anderlecht, le prestigieux club de la capitale belge,  considère que l'attaque reste la meilleure des défenses. "A un moment, il faut arrêter de s'agenouiller, de vivre sur ce sentiment de culpabilité qu'on semble avoir en Belgique, vis-à-vis de la France, depuis les attentats.
Dutroux, en avant, suivi de son avocat
On a l'impression qu'il suffit qu'elle claque des doigts... Il faut d'abord balayer sur son propre trottoir avant d'aller sur celui d'un autre", a-t-il lancé dans un entretien avec le quotidien La Dernière Heure. C'est
un spécialiste du grand banditisme, ce qui lui a valu le surnom d'"avocat des crapules". Il a notamment défendu Michel Lelièvre, l'homme à tout faire de Marc Dutroux, (ci-contre, à droite) auteur de meurtres et de viols sur des enfants et des jeunes adolescentes.

Sven Mary, qui a défendu le chef du groupuscule Sharia4Belgium, groupuscule aujourd'hui dissout,
Fouad Belkacem, ci-contre au centre, l'une des figures de proue du djihadisme en Belgique, avait été approché fin 2015 par l'entourage de Salah Abdeslam, à la recherche d'un éventuel avocat sur le fugitif le plus recherché d'Europe. Les avocats de Fouad Belkacem, leader de Sharia4Belgium, ont introduit une requête en récusation visant le président de la chambre du conseil d’Anvers. Celui-ci a donc décidé de laisser la place à un autre juge, qui être choisi et rendre sa décision aujourd’hui. Dans le cas contraire, Fouad Belgacem devra être libéré.
Leur maître à penser est Anjem Choudary, un théoricien de l’action subversive. Très actif, il a créé les branches indienne et indonésienne de la multinationale islamiste. Elles s’appellent respectivement Sharia4Ind et Sharia4Indonesia.
Et si la rigueur des lois de la "charia" peut être affaiblie dans certaines sociétés, ce n’est pas la conception d'Anjem Choudary, né au Royaume-Uni. Selon lui, par exemple, les homosexuels méritent la peine de mort, les femmes musulmanes ou non doivent porter la burqa, les ivrognes doivent être fouettés, une femme adultère doit être lapidée à mort. Et devant un tribunal, le témoignage d’un homme vaut celui de deux femmes.
L'avocat bruxellois avait expliqué au quotidien Le Soir : "Moi, ce qui me motive, c'est de lutter contre l'arbitraire et l'abus de pouvoir. Et là, on est en plein dedans", disait-il à propos du volet belge de l'enquête sur les assassinats de masse islamistes de Paris, en partie fomentées depuis la Belgique.

Une affaire comme cela, "ça change la vie"
Néerlandophile, Me Sven Mary dénonce la 
soumission de la Belgique 
qui collabore avec la France
dans la lutte contre le terrorisme islamiste 
"Vous vous souvenez de ces conférences de presse données, en direct, par le parquet fédéral dans les jours, et même les nuits, qui ont suivi les attentats de Paris ? Moi, elle m'a écoeuré cette façon de surfer sur la peur pour obtenir encore plus de pouvoir", arguait-il. 
A nouveau sollicité par un proche de Salah Abdeslam après son arrestation, à moins qu'il n'ait plutôt offert lui-même ses services, Me Mary n'a pas longtemps hésité, reconnaissant qu'un "dossier comme celui-là, ça change la vie", y compris "celle des proches".

Malgré la pression, cet avocat subversif marqué à l'extrême gauche a décidé d'aller de l'avant. "J'ai choisi mon métier et ma spécialité et j'assume. Les attentats parisiens m'ont révulsé et j'ai des idées personnelles au sujet du djihadisme qu'on ne m'enlèvera pas de la tête. Mais mon mandat est de défendre les personnes qui me demandent de le faire", a raconté Sven Mary dans la presse locale.

Capable de tout défendre, sauf l'extrême droite
Il a toutefois posé une condition : que Salah Abdelslam ne nie pas sa présence à Paris le 13 novembre. Car c'est le terrorisme islamiste que l'avocat entend justifier. Une ligne que le Français d'origine marocaine de 26 ans, qui a grandi à Molembeek, a d'ailleurs suivie lors de son premier interrogatoire, en confirmant qu'il n'a pas voulu y mourir. 
Pour le reste, Sven Mary, qui avait dû s'y prendre à trois reprises pour réussir sa première année de droit à l'université néerlandophone de Bruxelles (VUB), ne dément pas son goût pour les arcanes du Code pénal. "J'aime le droit. Les règles de procédures sont capitales. Tout avocat, s'il a un peu de fierté, est par définition procédurier", a-t-il assuré. 
Sur le site de son ancienne université, il se dit prêt à défendre tout le monde. A l'exception de l'extrême droite. Ce qui n'implique pas son rejet de tout extrémisme...

mardi 1 décembre 2015

Où est Salah Abdeslam ? CNN en sait plus que François Hollande

CNN affirme que Salah Abdeslam est bien en Syrie

Le Drian ordonne des raids aériens sur la Syrie, mais Cazeneuve est toujours à la recherche du terroriste islamiste français...
 
Cet islamiste français a tranquillement fait ce qu'il avait à faire
entre Paris, Bruxelles, l'Italie, la Grèce et la Syrie...
Après deux nouvelles perquisitions de la police belge à Molenbeek qui n'ont pas permis de mettre la main sur l'un des suspects clés des assassinats de masse islamistes du vendredi 13 novembre à Paris, CNN affirme lundi que Salah Abdeslam se trouve désormais en Syrie. CNN souligne aussi que  l'hypothèse d'un départ définitif d'Abdeslam en Syrie avait déjà été plusieurs fois évoquée.

Occupée à divertir son opinion publique en multipliant de vaines opérations, comme dimanche encore, la police belge se fait également balader: les informations étaient "délibérément" fausses, a admis lundi la justice locale. 
La police fédérale était descendue dimanche soir à deux adresses de Molenbeek à la suite d'indications provenant d'un habitant de la commune selon lesquelles Salah Abdeslam se cachait dans une maison inoccupée. Ces perquisitions n'avaient donné aucun résultat, selon le Parquet fédéral, chargé des affaires de terrorisme en Belgique. "Selon toute probabilité, on a consciemment transmis de fausses informations aux services de police", a précisé lundi dans un communiqué le parquet de Bruxelles, qui traite, lui, des affaires de droit commun.

Or, la chaîne américaine CNN affirme que Salah Abdeslam a regagné la Syrie sans encombres


L'Obs, hebdomadaire français, se fait l'écho de la chaîne américaine CNN lundi. L'homme le plus recherché d'Europe se trouverait en Syrie. "Selon une source proche de l'enquête et une source au sein de l'antiterrorisme, les services de renseignement français pensent que le suspect des attaques de Paris a fui en Syrie". Autrement dit, après ses allers et venues entre la Belgique et la France, il a échappé aux contrôles policiers de Cazeneuve.

En octobre, Salah Abdeslam, né à Bruxelles et de nationalité française, 26 ans, aurait acheté à Saint-Ouen-l'Aumône (Val-d'Oise) un dispositif d'allumage qui pourrait avoir servi à équiper les gilets explosifs des kamikazes. L'islamiste est notamment soupçonné d'avoir convoyé les kamikazes du Stade de France le 13 novembre, avant de revenir à Paris, puis d'avoir regagné la Belgique, ni vu ni connu, à trois dans la nuit, avec la complicité de deux comparses en direction de la Belgique où il a disparu.

Salah Abdeslam court toujours, plus de deux semaines après les attentats du 13 novembre à Paris, qui ont fait 130 morts et 352 blessés. Frère de Brahim, 31 ans, un kamikaze qui s'est fait exploser, il paraît avoir lui-même joué un rôle logistique dans les attentats. Sa trace s'est perdue quelques heures après les attaques dans la capitale belge, où plusieurs personnes sont inculpées pour l'avoir pris en charge à bord de leur véhicule.

L'individu à l'origine de ces fausses informations a été interpellé dimanche soir en Belgique

Il était auditionné lundi en tant que "suspect", selon le parquet. D'autres personnes étaient entendues comme témoins. "Il s'agit maintenant de savoir si la personne qui se fait auditionner est bien celle qui a délibérément mis la police sur le mauvais chemin", explique le parquet, qui doit déterminer s'il doit être entendu par un juge d'instruction pour une éventuelle inculpation ou s'il sera remis en liberté.

En droit belge, diffuser ce type de fausses informations est
passible d'une amende et d'une peine de 15 jours à deux ans de prison, précise le communiqué. 

Une conversation du Français avec Abaaoud ?

S. Abdeslam aurait convoyé les kamikazes du Stade de France
le soir des attentats, avant d'abandonner sa Clio
dans le 18e arrondissement de Paris et de prendre la fuite.
Le magazine Valeurs Actuelles a ainsi publié plusieurs extraits d'un procès-verbal rédigé dans le cadre de l'enquête, d'après lesquels Abdelhamid Abaaoud aurait eu une conversation téléphonique avec Salah Abdeslam. 48h après les attentats, ce dernier aurait déclaré au djihadiste tué peu après à Saint-Denis qu'il se trouvait en Syrie, en sécurité. L'information n'a pas été confirmée par les autorités.

Par ailleurs, la chaîne américaine ABC News a rapporté que Salah Abdeslam se serait caché à Schaerbeek dans les environs de Bruxelles après les attentats et avant de contacter des proches pour l'aider à rejoindre la Syrie. "Tu ne me reverras jamais", aurait-il aussi lancé avant de disparaître à un homme qui l'a conduit durant sa cavale. Enfin, selon 7sur7 et autres media belges il y a quelques jours, la baisse du niveau de la menace terroriste à Bruxelles pourrait être liée à des informations sur ce possible départ.

Autre raison de penser que Salah Abdeslam ait pu rejoindre la Syrie, le pays pourrait lui être familier. L'Express souligne qu'il "a été contrôlé plusieurs fois entre la Grèce et la ville italienne de Bari (jumelée avec Corfou et Patras, en Grèce), sur la côte adriatique, où, se faisant passer pour un réfugié, il aurait pris un ferry" en août, avec un homme récemment arrêté en Turquie pour soupçons de complicités dans les attentats. Selon une source ministérielle citée par l'hebdomadaire, il y a "de fortes raisons de penser que Salah Abdeslam revenait à ce moment-là de Syrie".

Mission suicide ratée ou mise en scène ?

"Même si Salah Abdeslam a raté, cela ne veut pas dire qu'il n'est pas le bienvenu à Raqqa, estime par ailleurs David Thomson, journaliste à RFI et spécialiste du djihadisme. Il ne serait pas considéré comme un déserteur vu qu'il a participé à l'opération", selon le journaliste.
David Thomson explique que l'EI "accepte le repentir des gens", mais l'organisation réprime sévèrement toute personne qui tente de quitter ses rangs.

D'après le spécialiste, un autre scénario est à envisager, celui d'une mise en scène savamment orchestrée. "Sa mission était peut-être de rentrer en Syrie comme Abdelhamid Abaaoud l'a fait [cerveau présumé des attentats] pour narguer les services de renseignements européens", avance David Thomson. Le djihadiste serait en effet parvenu à faire l'aller-retour entre la Syrie et la Belgique en janvier dernier pour organiser les attentats -ratés- de Verviers. Il s'était ensuite vanté auprès d'un magazine de propagande d'avoir échappé à la vigilance des autorités alors même qu'il était visé par un mandat d'arrêt international. 

Mais depuis les attentats ratés de Verviers, Salah Abdeslam ne semble pas avoir bénéficié d'un billet de retour. Une ceinture explosive supposée lui appartenir a d'ailleurs été retrouvée à Montrouge, abandonnée.  "Ce n'est pas parce qu'il en portait une qu'il devait se faire sauter", estime le spécialiste du djihad. "Tous les djihadistes en portent une en Syrie. Les ceintures servent avant tout à ne pas être pris par la police si cela dérape. Se faire arrêter est le pire des scénarios." Un mystère entoure encore ladite ceinture de l'énigmatique Salah Abdeslam, frère de Mohamed, détrousseur de cadavres (lien PaSiDupes). Selon Le Parisien, elle a été découverte dans un amas d'encombrants dix jours après les attentats, alors que la société chargée de faire la collecte assure être passée entre temps.