POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est attentats du 13 novembre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est attentats du 13 novembre. Afficher tous les articles

lundi 11 avril 2016

"Nuit Debout", malgré l'état d'urgence, expulsés mais non interdits

"Nuit debout" pourra reprendre lundi soir à Paris 

Les noctambules qui depuis onze jours squattaient la Place de la République pour des "nuits debout" de  "débats participatifs", sur le modèle 2007 de la candidate battue de la gauche, Ségolène Royal, seize ans plus tard, afin de contester le projet de loi travail au départ, mais rêver à l'arrivée de Commune, voire de Constitution du 24 juin 1793, ont été évacués et leurs cabanes démontées, lundi 11 avril, à 5h30 du matin, a-t-on appris de sources policières. Le maire du IIIe arrondissement -qui souhaite l'interdiction de cette occupation- a obtenu l'évacuation des lieux, pour des raisons d'hygiène, comme Notre-Dame-des-Landes et ses 'zadistes' ou la 'jungle de Calais' et ses migrants illégaux. Au petit matin, ils étaient encore quelques dizaines sur place et l'évacuation s’est déroulée sans incident, avec la promesse d'un retour pour une douzième nuit de palabres.

L’évacuation "visait prioritairement à enlever les structures fixes, conformément aux
déclarations de manifestation déposées qui prévoyaient un démontage dimanche en fin de soirée", a expliqué la préfecture de police de Paris. Mais une nouvelle demande de manifestation ayant été déposée, le mouvement reprendra lundi soir, apprenait-on de source policière. 
Vers 7 h 30, il n’y avait plus de manifestants et les services de propreté de la ville de Paris, en présence de CRS, continuaient de nettoyer et démonter les structures de stands et autres installations qui avaient été mises en place au fur et à mesure.

Chaque nuit depuis la journée de mobilisation du 31 mars contre le projet Valls de réforme du droit du travail, des manifestants, souvent par milliers, se retrouvent à République dans le cadre de ce mouvement d'extrême gauche qui dépasse largement l’opposition à la loi El Khomri.
La vaste esplanade draine une foule hétéroclite, dont de nombreux jeunes, dans une ambiance de Z et de forum altermondialiste, entre stands, réunions de commissions et "assemblées générales" qualifiées de "populaires". Le mouvement s’est depuis étendu à plusieurs dizaines de villes de province, avec plus ou moins d’affluence.

Des incidents ont toutefois émaillé la 'Nuit debout' de Paris dans la nuit de samedi à dimanche, lorsque quelques centaines d'activistes ont voulu aller prendre l' "apéro" dans l'appartement du premier ministre, Manuel Valls, dans le XIe arrondissement, déjà profondément marqué par les attentats de Charlie Hebdo et du 13 novembre 2015, au Bataclan où 90 personnes sont mortes dans les assassinats de masse par trois kamikazes djihadistes de l'Etat islamique (IE ou Daesh), un défi à Manuel Valls domicilié à deux pas. Lien PaSiDupes

De l'évacuation vers une interdiction ?

Huit personnes ont été interpellées et des dégradations ont été déplorées par les autorités."Tant que c’était bon enfant, on pouvait tolérer, même si l’occupation ou la privatisation d’une place [publique] n’est pas totalement possible. Et puis, nous sommes quand même dans une période pour le moins troublée du point de vue des risques de terrorisme. 
Mais là, depuis quelques jours, la violence s’est invitée (…) donc la difficulté est là. C’est-à-dire que l’on peut discuter, dialoguer (…), mais si ça tourne à la violence, on ne peut pas tolérer", a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste, l'ancien trotskiste Jean-Christophe Cambadélis sur France Info lundi.

Premier pas vers une interdiction totale ?
Les manifestants se demandent si cette évacuation signifie le début d'interdiction de ces rassemblements place de la République.
Plusieurs personnalités politiques, dont François Fillon (LR) dimanche, se sont demandées ces derniers jours pourquoi ce type de manifestation est autorisé en plein état d'urgence.Nouvelle demande de manifestation déposée
Les militants #NuitDebout ont immédiatement déposé une nouvelle demande de manifestation, juste après l'évacuation. Ils reviendront donc réclamer le retrait de la loi travail dès lundi soir.

dimanche 10 avril 2016

Nuit debout : des manifestants tentent de s'inviter au domicile de Manuel Valls

Huit interpellations pour avoir voulu prendre un "apéro chez Valls"

Le XIe arrondissement 
reste au coeur des nuits chaudes parisiennes


Les noctambules de 'Nuit Debout' voulaient aller "prendre un apéro chez Valls". Huit d'entre eux ont été interpellés et placés en garde à vue dimanche 10 avril au petit matin, après des incidents à Paris, lors du rassemblement des "Indignés" à la française, pour des "jets de projectiles, port d'arme prohibé, vol par effraction, dégradations et dégradations par incendie", a précisé la préfecture dans un communiqué de presse.

"Environ 300 personnes" ont quitté la place de la République pour se rendre au domicile du Premier ministre Manuel Valls dans le 11e arrondissementsamedi vers 23h15, selon la version de la préfecture de police de Paris, alors que le premier ministre est en visite officielle en Algérie, ce que semblaient ignorer ces opposants éclairés à sa loi de réforme du droit du travail.

"Des projectiles et des pierres ont été jetés sur la façade du commissariat du 11e arrondissement et deux véhicules de police en stationnement ont été fortement endommagés", explique la préfecture, ajoutant que les manifestants avaient tenté en vain d'entrer dans le commissariat. Vers 00h30, les forces de l'ordre ont procédé à la dispersion des manifestants.
Des dégradations - vitrines brisées, distributeurs de billets endommagés, tags - ont été aussi commises boulevard Voltaire dans "six agences bancaires" dont trois ont été victimes d'intrusion. "Une agence d'intérim et une agence de mutuelle" ont également été dégradées par ces anti-libéraux.
Attentats de Paris: Valls se trouvait à seulement 300 mètres des tueurs islamistes


De même que le président Hollande
- présent en tribune officielle - était vraisemblablement visé par les islamistes
, le 13 novembre 2015, quand les abords du Stade de France à Saint-Denis ont été soufflés par l'explosion d'un kamikaze, le XIe arrondissement avait été préféré à plusieurs autres plus prestigieux. Les victimes étaient visées du fait de la proximité du domicile du premier ministre.
Le chef de l'Etat s'est d'abord rendu au PC sécurité du stade, bientôt rejoint sur place par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve pour de premières constatations. "Ils ont décidé de quitter le Stade de France lorsqu'ils ont appris qu'un autre événement s'était déroulé à proximité du Bataclan." "Ils ont été rejoints très rapidement par le premier ministre (Manuel Valls)."

Manuel Valls se trouvait bien chez lui, cette fois-là, lorsque des terroristes ont fusillé un bar situé tout proche de la fusillade de la rue de Charonne et de son domicile du XIème arrondissement de Paris, selon plusieurs témoignages, dont celui d'un patron de café situé aux abords du domicile du "P'tit Zizi". 
Avril 2016
Il a fallu que son service de sécurité exfiltre le premier ministre, trouillomètre à zéro. Le Journal du Dimanche (JDD) avait occulté l'information en indiquant que Valls s'était rendu en trombe place Beauvau, au ministère de l'Intérieur, à 21h40, soit précisément quatre minutes après l'attentat islamiste contre La Belle Equipe, bar-restaurant situé à l'angle de la rue de Charonne et de la rue Faidherbe dans l'arrondissement bobo, à deux pas de l'appartement de Manuel Valls et de son épouse. Une version des faits confirmée par un autre gérant de bar du quartier: "On a entendu les coups de feu d'ici. On a vu un convoi qui emmenait Manuel Valls : il y avait cinq ou six voitures noires".

En revanche, et comme le stipule leur règlement,
les policiers n'ont pas tenté d'intervenir dans la fusillade, pas plus qu'ils n'ont prêté assistance aux victimes. Aucun des cinq ou six véhicules n'a transporté de blessé(e)s.

vendredi 8 avril 2016

Belgique: interpellation de Mohamed Abrini, islamiste recherché depuis les attentats du 13 novembre à Paris

Sans "état d'urgence", la police belge arrête Salah Abdeslam, puis son complice

Mohamed Abrini, 
le terroriste assassin le plus recherché depuis les attentats islamistes du 13 novembre à Paris, 
a été interpellé


La révélation est venue, ce vendredi, de la VRT, radio-télévision belge de langue néerlandaise à destination la communauté flamande. Ce binational belgo-Marocain avait été aperçu avec Salah Abdeslam peu avant les attaques du 13 novembre, mais avait échappé à toutes les polices d'Europe depuis l'arrestation de Salah Abdeslam.  



Selon les media belges, Abrini aurait été arrêté à Anderlecht avec un deuxième suspect impliqué dans la série des trois attentats-suicide de Bruxelles à la bombe, deux à l'aéroport de Zaventem et le troisième dans une rame du métro, en mars dernier. Le parquet fédéral belge a confirmé plusieurs autre arrestations parmi les assassins de Bruxelles, mais sans préciser  les identités et le les conditions de ces interpellations. 

D'après la RTBF, le deuxième homme, Oussama K. (Krayem ou Kraiem), alias Naïm Al-Hamed, a également été interpellé à Bruxelles vendredi matin, "de même que Hervé B. M.", a dit le porte-parole du parquet belge, Thierry Wert. "L’enquête se poursuit activement afin de vérifier si Oussama K. est, ou non, la seconde personne qui était présente lors de l’attentat de la station de métro Maelbeek" le 22 mars, a-t-il ajouté. Il serait la première personne aperçue "en compagnie de Khalid El Bakraoui à la station de métro Pétillon".
Ce "Marocain" du Rif, âgé de 30 ans, désormais aux mains de la police, a fait de la propagande pour les djihadistes du groupe Etat islamique, a été expulsé d'Italie et s'est fait retirer son autorisation de séjour suisse par les autorités helvétiques. Mieux, il a fait le djihad en Syrie, s'est mêlé aux migrants pour traverser la Grèce en direction de la Belgique.
Les enquêteurs cherchent également à savoir si Osama K. est le même individu filmé dans un centre commercial en train d'acheter les sacs qui ont servi à transporter les bombes pour le double attentat-suicide à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. Selon des média, il s'agirait d'Osama Krayem qui serait en fait... Suédois, né en 1992 et habitant Malmö (Sud).

Mohamed Abrini, un Belgo-Marocain de 31 ans originaire de Molenbeek, avait été aperçu à deux reprises en compagnie de Salah Abdeslam
, dont il est proche.
Une première fois le 11 novembre, soit deux jours avant les tueries, en France. Il est filmé une première fois par une caméra de vidéosurveillance dans l'Oise, photo1, à une station essence de Ressons-sur-Matz, située sur une autoroute qui mène vers Paris. Il conduit la Clio qui a été retrouvée plus tard dans le 18e arrondissement de la capitale et qui a été utilisée par les kamikazes du Stade de France. 
Une seconde fois le 12 novembre, en Belgique. Là encore, il est vu en compagnie de Salah, "à 3 heures du matin à Bruxelles". Il s'agit vraisemblablement du moment où la cellule terroriste se dirige vers Paris, en convoi, à bord de trois véhicules, dont la Clio. C'est à ce moment-là qu'il disparaît des écrans radar. 
"Corpulence athlétique, 1,80 mètre, cheveux foncés, yeux bruns, visage fin, dangereux et probablement armé". C'est ainsi qu'il était décrit dans le mandat d'arrêt émis par le juge français, le 24 novembre. Bien connu des services de police pour de multiples vols ou détentions de drogue, il est suspecté de complicité dans la préparation des attentats. Mais son rôle exact reste flou. Sa famille assure qu'il était à Bruxelles le soir du 13 novembre...


La Belgique résiste pourtant à l'état d'urgence

Au soir des attentats terroristes les plus meurtriers qu’ait connu la Belgique, le 22 mars 2016, 
le pouvoir belge s'était refusé d'instrumentaliser la terreur par des déclarations martiales et des défis à Daesh, la proclamation de l’état d’urgence était apparue vaine et la "fermeture des frontières" illusoire, contrairement à François Hollande le 13 novembre dernier, par calcul politicien, avec le secret espoir de remonter dans les sondages, comme ce fut le cas en janvier 2016 alors que Paris était meurtrie par les tirs des djihadistes. 
Le petit Royaume de 11 millions d’habitants a choisi la retenue, le refus de la psychose. Et, à peine sorti de la stigmatisation - le ministre de la Ville Patrick Kanner a estimé qu'"une centaine de quartiers en France" présentent "des similitudes potentielles avec Molenbeek" -, le gouvernement belge marque des points et dame le pion de Hollande, conseillé par le petit Cazeneuve de Beauvau et le "P'tit Zizi" de Matignon.

mercredi 6 avril 2016

Action directe: des victimes portent plainte contre Jean-Marc Rouillan, assassin anarcho-communiste

Rouillan, terroriste proche de 'Fraction armée rouge', en Allemagne ou des 'Brigades rouges', en Italie

Ses propos sur le "courage" des auteurs des attentats djihadistes de novembre à Paris montrent qu'il n'a pas changé

Des victimes portent plainte contre le cofondateur d'Action directe, Jean-Marc Rouillan, pour apologie du terrorisme.
Jean-Marc Rouillan ne s'est pas amendé et mardi l'Association française des victimes du terrorisme (AFVT) n'a pas loupé le terroriste qui fait l'objet d'une enquête ouverte lundi par le parquet de Paris à la suite de ses propos sur le prétendu courage des auteurs des attentats djihadistes de novembre 2015. L'AFVT a annoncé le dépôt d'une plainte contre le cofondateur d'Action directe, Jean-Marc Rouillan, pour "apologie du terrorisme", a-t-elle indiqué dans un communiqué. 

Rouillan, terroriste révolutionnaire, se croit-il lui-même courageux ?
"Moi, je les ai trouvés très courageux, en fait. Ils se sont battus courageusement: ils se battent dans les rues de Paris (alors qu'ils) savent qu'il y a 2.000 ou 3.000 flics autour d'eux", avait déclaré Jean-Marc Rouillan en férvier à l'antenne de la radio marseillaise Radio Grenouille.
Des déclarations qualifiées de "bouillie intellectuelle" par l'AFVT, et de "sinistre imbécilité" par le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll. 

"Indécence absolue à l'égard des victimes"

Ces propos sont "dans une indécence absolue à l'égard des victimes de ce massacre", estime l'AFVT. Lundi, Jean-Marc Rouillan (ci-contre) a dit assumer ces propos, tout en prétendant qu'il ne s'agit "pas d'une valorisation du tout" des djihadistes, dont il dit ne pas partager l'idéologie. 

"Ce qui s'est passé, c'est que des jeunes sont venus en France pour tuer gratuitement (...) Et quelqu'un qui, après l'histoire qui a été la sienne, continue à penser que ce serait courageux de faire ça ? (...) C'est courageux de faire quoi? D'arriver [masqués] avec une kalachnikov au Bataclan et de tirer sur des gens [anonymes] qui n'ont pas d'armes? C'est ça le courage? Mais c'est la négation du courage. C'est pourquoi je dis 'sinistre imbécile' de dire des choses pareilles", a expliqué Stéphane Le Foll. 

Déjà un aller-retour en prison à cause d'un entretien

Jean-Marc Rouillan a été condamné en 1987 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 18 ans, notamment pour les assassinats de Georges Besse, patron de Renault, et de l'ingénieur général René Audran,  haut fonctionnaire du ministère de la Défense, en 1985, pendant les "années de plomb" qui ont marqué le premier quinquennat de François Mitterrand. 

Ce terroriste d'extrême gauche révolutionnaire a bénéficié d'un régime de semi-liberté en 2007, révoqué fin 2008, parce qu'il s'était exprimé sur les infractions qui l'ont conduit en prison dans un entretien avec L'Express. Il a été remis en semi-liberté en 2011, mais reste interdit de séjour dans... 38 départements.

Sorti de prison, l’ex d’Action directe profite de la vie, tourne dans un road-movie "burlesque et subversif" et n’abjure rien de ses convictions. A 63 ans et en période d'état d'urgence, il est régulièrement accueilli dans des centres sociaux sympathisants ou des MJC, dont celle de Martigues, ville communiste des Bouches-du-Rhône, pour raconter ses "courageux" exploits et ses vingt-cinq ans passés en zonzon, dont sept à l’isolement.

Alors, prosélytisme révolutionnaire ? 
"J’ai eu la chance d’avoir cette corde à mon arc, de pouvoir lier la poésie et la littérature au témoignage de ce que j’ai vécu. Je ne crois pas que j’ai perdu de temps en prison," confirme cet auteur de plusieurs livres publiés.

Rappelons enfin, au moment où Hollande fait les yeux doux aux ayatollahs d'Iran, que Pierre Péan a écrit que pour "la communauté du renseignement, il ne fait aucun doute que l'assassinat de René-Pierre Audran […] a été planifié à Téhéran par les Gardiens de la Révolution" iraniens.

vendredi 25 mars 2016

Perquisition d'Argenteuil et projet d'attentat déjoué, objets de communication disproportionnée

Un homme arrêté pour un projet "avancé" d'attentat en France

La preuve devait-elle être apportée que les services de renseignement sont au travail ?

Reda Kriket, terroriste islamiste
et français
Le pouvoir manie l'hyperbole avec ostentation.  Un Français impliqué à "haut niveau" dans le "projet avancé" d'un réseau terroriste a été démantelé jeudi matin, à Boulogne-Billancourt. Cet homme jugé "extrêmement dangereux", faisait l'objet d'une fiche de recherche diffusée à tous les services de police. Mais une seule interpellation sur l'ensemble d'un réseau inquiété...

La presse aux ordres sort aussi les violons. La France, "encore endeuillée" par les attaques kamikazes - islamistes, pour tout dire - du 13 novembre qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, vient, semble-t-il, doute Le Figaro, d'échapper à un nouveau projet d'attentat sur son sol. Cette fois, alors qu'elle est déjà mobilisée pour retrouver les derniers membres de la cellule qui a frappé la capitale puis Bruxelles, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a neutralisé une nouvelle équipée terroriste basée à Argenteuil, commune communiste, puis socialiste depuis mars 2015, dans le Val-d'Oise.

Le ministre de l'Intérieur communique abondamment

L'opération antiterroriste à Argenteuil, jeudi.
Dans la soirée, Bernard Cazeneuve a révélé que les policiers ont effectué, le matin même, une "interpellation importante", à Boulogne-Billancourt, qui a permis de "mettre en échec un projet d'attentat en France conduit à un stade avancé". "Aucun élément tangible ne lie ce projet aux attentats de Paris et de Bruxelles", a admis le ministre de l'Intérieur. Selon la chaîne i-télé, le suspect, a déclaré avoir en sa possession "des armes et des explosifs".

D'après France Info, il aurait été condamné par contumace à 10 ans de prison en Belgique pour appartenance à une filière d'acheminement de djihadistes en Syrie. Reda K. - l'homme interpellé - faisait l'objet, depuis janvier 2016, d'une fiche de recherche diffusée à tous les services de police. Dans celle-ci, le terroriste islamiste, Reda Kriket, âgé de 34 ans est décrit comme extrêmement dangereux et susceptible de se déplacer armé.
Kriket est né à Courbevoie en 1982, ce qui explique qu''il était surnommé "le Français" dans la filière Zerkani, du nom de celui que la justice belge considère comme le plus gros recruteur de combattants pour le djihad ayant opéré sur le sol belge. Le réseau dans lequel évoluaient également Abdehamid Abaaoud, Chakib Akrouh, tous deux morts à Saint-Denis, et Gelel Attar, arrêté au Maroc dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris, est démantelé depuis février 2014.
Résidant à Ixelles, une commune de Bruxelles avec, elle aussi, son quartier multiethnique (Marocains, Portugais, Français), Reda Kriket aurait participé à plusieurs réunions du groupe dans un appartement de Molenbeek. Son rôle au sein de cette filière semble avoir été celui de "financier".
Un financement pratiqué par le vol avec violence."C'est un braqueur qui pratique la Ghanima", razzia ou butin de guerre, dira de lui un des membres de la filière lors de son audition devant les policiers belges. Reda Kriket aurait ainsi versé 12.000 euros à un aspirant au départ en Syrie pour financer son voyage, ainsi que celui de sa femme. Des bijoux volés avaient également été retrouvés lors des perquisitions à son appartement.
Peu avant minuit, une perquisition était menée par la DGSI avec l'appui des policiers d'élite du RAID dans un immeuble d'habitation sur commission rogatoire d'un juge d'instruction du pôle antiterroriste de Paris. Le bâtiment a été évacué de ses occupants et des opérations de déminage ont été menées afin que, selon la place Beauvau, "les policiers puissent procéder à la perquisition de l'appartement, du parking et des parties communes dans des conditions optimales", ce qui va sans dire, mais que le ministère souligne. Un périmètre de sécurité a été déployé alors que les journalistes ont été invités à se tenir à distance. La presse était donc convoquée et avait ainsi répondu présente... 
"L'individu interpellé, de nationalité française -précise-t-on- est suspecté d'être impliqué à haut niveau [élément de langage] au sein d'un réseau terroriste qui projetait de frapper la France, a déclaré le ministre [sans qu'il sache donc qui ou quoi, ni où et quand].
L'opération de communication est confirmée par l'insistante application à féliciter les services qui font leur travail. "Cette arrestation est le fruit d'une enquête minutieuse conduite depuis plusieurs semaines, qui a mobilisé d'importants moyens de surveillance physique et technique, ainsi qu'une coopération étroite et constante entre services européens". Il s'agissait donc d'attraper à point nommé un individu gardé sous le coude à des fins de propagande. 

Le service de presse de Cazeneuve fait aussi les comptes
Si le projet se confirme, il s'agirait [conditionnel de prudence] de la douzième tentative déjouée en quinze mois puisque, comme l'avait révélé [sic] fin janvier Bernard Cazeneuve, les services ont déjà tué dans l'œuf pas moins de "onze attentats dans le courant de l'année 2015, dont six depuis le printemps". Onze attentats dont il n'est plus rendu compte: le Parquet poursuit-il les terroristes? Où en sont les enquêtes?

A la mi-décembre dernier, une équipée sanglante, visant le commissariat d'Orléans avait notamment été stoppée par la DGSI. Deux Français de 24 et 25 ans avaient été interpellés dans le Loiret. Ils avaient déjà récupéré près de 4.000 euros envoyés par mandat depuis la Syrie pour acheter des fusils d'assaut et passer à l'acte. Le principal instigateur faisait l'apologie de l'EI et s'était félicité des tueries de novembre. La Justice est-elle saisie?

Le 29 octobre, les hommes de la Sécurité intérieure basée à Levallois avaient déjà appréhendé Hakim, Français de 25 ans, alors que ce faible d'esprit venait lui aussi de tenter de se procurer des armes pour attaquer la base navale de la ville et assassiner des militaires de la marine nationale
A la veille du 14 juillet, la DGSI avait neutralisé un commando de trois hommes visant le Centre national d'entraînement du fort Béar, près de Collioure (Pyrénées-Orientales). Le groupe, dans lequel figurait un matelot révoqué, voulait décapiter un officier. Projet terroriste ou vengeance personnelle de voyou ? Et il était lui aussi relié avec un combattant de Daesh en Syrie, nous dit-on.

Une communication de comptable. Depuis le début de l'année 2016, quelque [qui veut dire 'environ' et trahit une approximation] 75 individus, "en lien" [autre 'flou' qui cache un loup] avec des activités terroristes [dont des petites têtes et velléitaires] ont déjà été interpellés à travers le pays, écrit Christophe Cornevin pour Le Figaro et le ministère. Ces interpellations ont donné lieu à 37 mises en examen et 28 incarcérations. Jamais le spectre du terrorisme n'a été aussi menaçant, écrit ce journaliste, transmettant ainsi les données brutes du ministère, sans filtre ni regard critique, dans la foulée du point presse exceptionnel tenu jeudi soir par le ministre de l’Intérieur.
« Dieu sait que mon âme est exempte de férocité et je crois avoir au plus haut point conscience de devoir me justifier devant Dieu ; et pourtant, pourtant je serais prêt, au nom de Dieu, à prendre sur moi la responsabilité de crier ’’Feu’’ pour peu que je me sois assuré auparavant avec la rigueur la plus scrupuleuse, la plus minutieuse que les canons des fusils ne seraient braqués sur aucun autre être humain, sur aucune créature vivante autre que des journalistes. » (Søren Kierkegaard, 1843)


L'interpellé serait un 'proche' d'Abdelhamid Abaaoud 

Reda, le suspect, serait une super-prise, selon la chaîne itélé, car soupçonné d'être un proche d'Abdelhamid Abaaoud, l'un des responsables des attentats qui ont frappé Paris le 13 novembre. Cette prise qui fait l'objet d'une communication ministérielle bruyante doit beaucoup aux services belges, puisque, rappelons-le, il avait déjà été condamné en Belgique dans une affaire d'acheminement de djihadistes en Syrie, comme l'a révélé France Info.
Il doit être entendu dans les locaux de la DGSI. 

Sur les 75 interpellations de suspects "en lien avec des activités terroristes" depuis le début de l'année en France,  37 ont été mis en examen et 28 incarcérés, a précisé Bernard Cazeneuve. Le compte n'y est donc pas: qu'a fait le ministre des dix autres ?

jeudi 24 mars 2016

Sven Mary, l'avocat de Salah Abdeslam, affirme avoir été agressé

Sven Mary a-t-il vraiment été agressé et parce qu'avocat ou sur soupçons d'hostilité à notre démocratie ?

L'avocat de Salah Abdeslam assure avoir été victime d'une agression, mardi. 

C'est l'inconvénient d'être connu comme le loup blanc. L'avocat en qui le terroriste islamiste a placé sa confiance est reconnaissable à ses jeans sous la robe d'avocat, mais surtout à son tee-shirt noir sous la veste de treillis. Si défendre un terroriste, "présumé innocent" d'assassinats de masse, est une tâche difficile, c'est aussi une charge non seulement acceptée, mais aussi recherchée, voire arrachée, et vécue comme capable "de changer une vie", selon les termes de l'avocat. 
Dès janvier, l'avocat flamand, Me Sven Mary, et Salah Abdeslam avaient pris langue, rapporte l'agence Belga, et le conseil n'avait pas caché son intention de défendre le suspect toujours recherché des attentats de Paris. Que l'avocat savait-il des projets du djihadiste à Bruxelles, trois mois plus tard ?

Sven Mary, l'avocat de Salah Abdeslam, principal suspect des attentats du 13 novembre, arrêté il y a une semaine en Belgique, dit avoir été agressé mardi par un individu isolé qui n'appréciait manifestement pas qu'il se soit porté volontaire pour assurer la défense d'un tueur fanatique responsable de centaines de morts innocents, entre Paris, en novembre, et Bruxelles, en mars, et terroriste présumé arrêté vendredi à Forest.  

Me Mary, dont l'apparence confirme la réputation de baroudeur, dans les prétoires comme dans la rue, aurait pris le dessus sur son assaillant, avant de le mettre en fuite. L'un des deux est donc clairement aguerri au combat de rue. Et l'autre reste encore introuvable.

L'avocat sort le grand jeu, car si l'agression n'est toujours pas avérée et n'a de réalité que par la bouche du plaignant, le quadragénaire n'a toujours pas souhaité être placé sous protection, il a tout de même tenu à faire savoir qu'il a fermé son cabinet, "pour assurer la sécurité de mes collaborateurs", explique-t-il dans les colonnes du quotidien belge Le Soir. Depuis qu'il a accepté d'assurer la défense de Salah Abdeslam, l'avocat a en effet reçu des centaines de mails injurieux et de menaces.
Ses correspondants assimilent l’avocat aux faits reprochés à son client. Et comment ne pas les comprendre, puisque le doute plane sur la capacité du terroriste à faire face aux honoraires de cet avocat de renom, sauf à penser que celui-ci a choisi d'assurer sa défense pour la gloire, mais aussi par conviction militante. Lors de l’affaire Dutroux, les avocats successifs du ravisseur de Julie, Melissa, An, Eefje, Sabine et Laetitia avaient subi le même sort, subissant des crevaisons de pneus -mais les policiers ou les professeurs ne subissent-ils les mêmes risques du métier - l’agression de leurs enfants à l’école -au même titre que des gosses de journalistes ou de professeurs une fois encore - , des dégradations à leurs biens - comme tout citoyen qui a porté un regard appuyé sur l'autre - , des menaces - comme tout automobiliste sur un parking. L’un d’eux, Me Daniel Cohen s’était résolu à porter une arme dont le permis était limité "à la durée de l’affaire Dutroux". Me Magnée, victime de menaces de mort avant l’ouverture du procès Dutroux, avait assuré qu’il n’avait aucun égard envers ces imprécateurs et "qu’il fendrait la foule devant le palais de Justice, quitte à en mourir". Il la fendit, mais ne mourut pas. Ces agresseurs-là ne massacrent pas.
Sven Mary crée-t-il une psychose médiatique et professionnelle ?
A-t-il des traces d'agression? Est-il en RTT ? Le journal flamand Het Nieuwsblad raconte que l'avocat aurait envisagé de renoncer à défendre le terroriste islamiste. Des interrogations démenties depuis par Sven Mary, qui prétend toutefois qu'il "n'aurait peut-être jamais commencé" s'il avait su ce qui allait se produire. Alors, Sven Mary, un novice ?

Qui est Sven Mary, l'avocat qui parle à l'oreille de Salah Abdeslam?

Cet avocat pénaliste bruxellois avait déjà annoncé son désir de défendre Salah Abdeslam, arrêté vendredi soir après quatre mois de cavale. Le militant du barreau belge l’avait confié au Soir en décembre dernier: "Moi, ce qui me motive, c’est de lutter contre l’arbitraire et l’abus de pouvoir. Et là, on est en plein dedans. Vous vous souvenez de ces conférences de presse données, en direct, par le parquet fédéral dans les jours, et même les nuits, qui ont suivi les attentats de Paris ? Moi, elle m’a écœuré cette façon de surfer sur la peur pour obtenir encore plus de pouvoir. Si, demain, Salah Abdeslam me sollicitait, j’accepterais d’être son avocat." Appel d'offres inutile: Sven et Salah sont faits pour s'entendre.


Les proches du suspect numéro 1 des attaques du 13 novembre n'ont eu aucune peine à contacter l’avocat en janvier dernier, révèle l’agence Belga. Ce que Sven Mary a confirmé vendredi soir. "Un homme était venu me voir à mon cabinet, mais je ne peux pas vous dire qui c’était [!]. Je ne contrôle pas les identités. Mais il avait l’air sérieux. La disparition soudaine de ce contact m’a fait me poser des questions", a-t-il affirmé. "En revanche, ce que je peux vous dire, c’est que ce n’est pas la même personne qui m’a contacté aujourd’hui [vérification faite d'identité ?]. Ce sont des proches." Or, la famille Abdeslam a indiqué au Soir qu’elle n’a jamais contacté Sven Mary. On ignore pour le moment qui peuvent être ces "proches" du tueur fanatique. Des représentants de l'Etat islamique circulent-ils en Belgique avec de grosses mallettes?


La presse le surnommé "l’avocat des crapules"
A 43 ans, "l’avocat des crapules" n’en est plus à son coup d’essai, contrairement à ce que sa mise en scène de l'avocat agressé donne à penser. Les références de cet avocat engagé ne sont pas des "enfants de choeur": le prédicateur islamiste Fouad Belkacem, Michel Lelièvre - "l’homme à tout faire" de Marc Dutroux-, Murat Kaplan, dit "le roi de l’évasion" ou encore Bruce Sauw, condamné pour le viol et le meurtre d’une jeune femme… La liste est aussi longue qu'éloquente sur les états d'âme de l'avocat. En France, il est principalement connu comme l’avocat d’une icône national de films policiers et d'aventure: Jean-Paul Belmondo.

Grande gueule et quelque peu subversif, cet activiste s’oppose régulièrement au parquet fédéral qui ne semble pas le porter dans son coeur. Le ministère de la Justice l’accuse même d’entretenir "un climat de peur", selon Le Soir… 

A ceux qui demandaient vendredi à cet avocat atypique pourquoi il tient tant à défendre "un individu aussi terrifiant", Me Mary a répondu simplement: "J’ai choisi mon métier et ma discipline, le droit pénal, en toute connaissance de cause. J’assume mes choix. J’ai des idées personnelles qu’on ne m’enlèvera pas de la tête et les attentats de Paris m’ont révulsé mais mon travail consiste à défendre les personnes qui me demandent de l’aide", a expliqué ce Flamand à La Libre Belgique. En demandant toutefois aux gens "de faire la part des choses " et "de ne pas verser dans l’amalgame. Je ne le leur demande pas pour moi, mais pour mon entourage, ma femme et mes enfants, qui souffrent parfois de la situation". Il assume ses choix jusqu'à un certain point.
Sven Mary a tout de même posé une condition à la défense de Salah Abdeslam. "Si Salah nie sa présence sur les lieux des attentats de Paris, je ne le défendrai pas." L'avocat ne s'est encore pas désisté.


Sven Mary, pénaliste et procédurier rusé, est précédé d'une réputation sulfureuse 

Cet ancien espoir du Sporting d'Anderlecht -autre commune bruxelloise, avec Molenbeek, à forte concentration musulmane-, est devenu le conseil du terroriste islamiste le plus agressif d'Europe.

Ce petit avocat est plus rusé que brillant
Sven Mary a commencé par rater -à deux reprises- sa première année de droit à l'université néerlandophone de Bruxelles, mais ses convictions politiques sont devenues le moteur de son investissement jusqu'à ce que la rage en fasse  un expert des arcanes et passerelles du droit belge. Juriste malin, il est souvent cité aux côtés d'autres ténors tels Hans Rieder et Walter Van Steenbrugge, pour sa capacité à faire durer les procès, note "7sur7". "J'aime le droit. Les règles de procédures sont capitales. Tout avocat, s'il a un peu de fierté, est par définition procédurier", expliquait à De Standaard.

Une image dpénaliste hostile à l'institution

Me Mary n'a pas fait mentir sa réputation, contestant le transfèrement de Salah Abdeslam aux autorités françaises, puis annonçant dès lundi son intention de porter plainte contre le procureur de Paris François Molins pour violation du secret de l'instruction, après la conférence de presse qu'il a donnée samedi, sans autre souci que de prouver que le pouvoir mène rondement l'affaire.
"Il a violé le secret de l'enquête. Jusqu'à présent, personne n'avait donné de détails sur l'enquête, seulement sur l'état médical de mon client et sur le déroulement de la procédure à venir", a-t-il argué auprès du quotidien néerlandophone De Standaard, appartenant au même groupe que le Het Nieuwsblad. 
Le pénaliste de 43 ans a depuis longtemps déclaré la guerre à la justice. "Si quelqu'un est décrit comme l'ennemi public numéro un, je veux combattre cet abus d'autorité. Je trouve cela juste", explique l'"avocat des crapules" motivé par toute cause susceptible de déstabiliser les institutions. Habitué des dossiers médiatiques, Sven Mary n'a jamais caché son agacement depuis les attentats de Paris et Saint-Denis. 

L'avocat et le Parquet s'opposent sur l'offre de services de l'avocat au terroriste. 
Nous l'avons vu, le nom de Sven Mary avait commencé à circuler dès le mois de janvier, bien avant l'interpellation de Salah Abdeslam, vendredi 18 mars. L'agence de presse Belga avait révélé des contacts entre le pénaliste et un proche du fugitif, annonce balayée à l'époque par le parquet fédéral belge, qui avait évoqué une simple "rumeur", mais que Me Mary avait confirmée, tout en taisant les identités des intervenants.

Sven Mary avait aussi dénoncé la posture de culpabilité adoptée par la Belgique face aux autorités françaises depuis le 13 novembre. 
Un positionnement bien peu consensuel qui fait du Flamand rouge un des avocats les plus redoutés du parquet fédéral. "A un moment, il faut arrêter de s'agenouiller, de vivre sur ce sentiment de culpabilité qu'on semble avoir en Belgique, vis-à-vis de la France, depuis les attentats. On a l'impression qu'il suffit qu'elle claque des doigts... Il faut d'abord balayer sur son propre trottoir avant d'aller sur celui d'un autre", avait-il lancé dans un entretien au quotidien belge "La Dernière Heure".
Michel Sapin, ministre des Finances de Hollande, n'a-t-il pas fait la leçon à la Belgique en effet, en dénonçant la "naïveté" belge en matière d'anti-terrorisme? Lien PaSiDupes  

L'avocat s'en prend aussi au style de communication "écoeurant" adopté par le parquet belge.
"Vous vous souvenez de ces conférences de presse données, en direct, par le parquet fédéral dans les jours, et même les nuits, qui ont suivi les attentats de Paris ? Moi, elle m'a écoeuré, cette façon de surfer sur la peur pour obtenir encore plus de pouvoir."
Sur le site de son ancienne université, Sven Mary se marque politiquement, se déclarant prêt à défendre tout le monde, "à l'exception de l'extrême droite". D'où ce message de Robert Ménard, maire de Beziers, sur Twitter:
Tous unis contre la haine, en faisant le choix de la 'haine vertueuse'...
Ou le choix du consensus mou ?