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vendredi 8 avril 2016

Belgique: interpellation de Mohamed Abrini, islamiste recherché depuis les attentats du 13 novembre à Paris

Sans "état d'urgence", la police belge arrête Salah Abdeslam, puis son complice

Mohamed Abrini, 
le terroriste assassin le plus recherché depuis les attentats islamistes du 13 novembre à Paris, 
a été interpellé


La révélation est venue, ce vendredi, de la VRT, radio-télévision belge de langue néerlandaise à destination la communauté flamande. Ce binational belgo-Marocain avait été aperçu avec Salah Abdeslam peu avant les attaques du 13 novembre, mais avait échappé à toutes les polices d'Europe depuis l'arrestation de Salah Abdeslam.  



Selon les media belges, Abrini aurait été arrêté à Anderlecht avec un deuxième suspect impliqué dans la série des trois attentats-suicide de Bruxelles à la bombe, deux à l'aéroport de Zaventem et le troisième dans une rame du métro, en mars dernier. Le parquet fédéral belge a confirmé plusieurs autre arrestations parmi les assassins de Bruxelles, mais sans préciser  les identités et le les conditions de ces interpellations. 

D'après la RTBF, le deuxième homme, Oussama K. (Krayem ou Kraiem), alias Naïm Al-Hamed, a également été interpellé à Bruxelles vendredi matin, "de même que Hervé B. M.", a dit le porte-parole du parquet belge, Thierry Wert. "L’enquête se poursuit activement afin de vérifier si Oussama K. est, ou non, la seconde personne qui était présente lors de l’attentat de la station de métro Maelbeek" le 22 mars, a-t-il ajouté. Il serait la première personne aperçue "en compagnie de Khalid El Bakraoui à la station de métro Pétillon".
Ce "Marocain" du Rif, âgé de 30 ans, désormais aux mains de la police, a fait de la propagande pour les djihadistes du groupe Etat islamique, a été expulsé d'Italie et s'est fait retirer son autorisation de séjour suisse par les autorités helvétiques. Mieux, il a fait le djihad en Syrie, s'est mêlé aux migrants pour traverser la Grèce en direction de la Belgique.
Les enquêteurs cherchent également à savoir si Osama K. est le même individu filmé dans un centre commercial en train d'acheter les sacs qui ont servi à transporter les bombes pour le double attentat-suicide à l'aéroport de Bruxelles-Zaventem. Selon des média, il s'agirait d'Osama Krayem qui serait en fait... Suédois, né en 1992 et habitant Malmö (Sud).

Mohamed Abrini, un Belgo-Marocain de 31 ans originaire de Molenbeek, avait été aperçu à deux reprises en compagnie de Salah Abdeslam
, dont il est proche.
Une première fois le 11 novembre, soit deux jours avant les tueries, en France. Il est filmé une première fois par une caméra de vidéosurveillance dans l'Oise, photo1, à une station essence de Ressons-sur-Matz, située sur une autoroute qui mène vers Paris. Il conduit la Clio qui a été retrouvée plus tard dans le 18e arrondissement de la capitale et qui a été utilisée par les kamikazes du Stade de France. 
Une seconde fois le 12 novembre, en Belgique. Là encore, il est vu en compagnie de Salah, "à 3 heures du matin à Bruxelles". Il s'agit vraisemblablement du moment où la cellule terroriste se dirige vers Paris, en convoi, à bord de trois véhicules, dont la Clio. C'est à ce moment-là qu'il disparaît des écrans radar. 
"Corpulence athlétique, 1,80 mètre, cheveux foncés, yeux bruns, visage fin, dangereux et probablement armé". C'est ainsi qu'il était décrit dans le mandat d'arrêt émis par le juge français, le 24 novembre. Bien connu des services de police pour de multiples vols ou détentions de drogue, il est suspecté de complicité dans la préparation des attentats. Mais son rôle exact reste flou. Sa famille assure qu'il était à Bruxelles le soir du 13 novembre...


La Belgique résiste pourtant à l'état d'urgence

Au soir des attentats terroristes les plus meurtriers qu’ait connu la Belgique, le 22 mars 2016, 
le pouvoir belge s'était refusé d'instrumentaliser la terreur par des déclarations martiales et des défis à Daesh, la proclamation de l’état d’urgence était apparue vaine et la "fermeture des frontières" illusoire, contrairement à François Hollande le 13 novembre dernier, par calcul politicien, avec le secret espoir de remonter dans les sondages, comme ce fut le cas en janvier 2016 alors que Paris était meurtrie par les tirs des djihadistes. 
Le petit Royaume de 11 millions d’habitants a choisi la retenue, le refus de la psychose. Et, à peine sorti de la stigmatisation - le ministre de la Ville Patrick Kanner a estimé qu'"une centaine de quartiers en France" présentent "des similitudes potentielles avec Molenbeek" -, le gouvernement belge marque des points et dame le pion de Hollande, conseillé par le petit Cazeneuve de Beauvau et le "P'tit Zizi" de Matignon.

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