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jeudi 28 avril 2016

L'assurance chômage des intermittents motive en régions

Les incivilités "citoyennes" se multiplient

Le mouvement des intermittents commence à s'étendre en province

Odéon, théâtre public et... subventionné,
dirigé par Stéphane Braunschweig,
nommé par Fleur Pellerin 
Alors que les négociations sur le régime d'assurance chômage du spectacle doivent se poursuivre ce mercredi après-midi, après le théâtre de l'Odéon depuis dimanche soir et la Comédie Française mardi à Paris avec respectivement l'annulation des représentations de "Phèdre" avec Isabelle Huppert et de "Lucrèce Borgia", selon le compte Intermittents 2.0 sur Twitter,  cinq salles subventionnées sont aussi occupées désormais en province.

A Strasbourg (Bas-Rhin), les intermittents ont décidé d'occuper le Théâtre national (TNS). La décision a été prise mardi en début de soirée lors d'une assemblée générale (!) organisée dans les locaux du théâtre, et qui réunissait des intermittents, mais aussi des lycéens, étudiants, et des représentants du mouvement "Nuit Debout". "C'est une occupation, pas un blocage", a nuancé une comédienne présente sur place, précisant que les manifestants n'avaient en rien perturbé les deux pièces qui étaient jouées mardi au TNS.

Même chose à Montpellier (Hérault) au Centre Dramatique National. Les intermittents se sont réunis en assemblée générale pour décider une occupation jusqu'à jeudi avant d'assister à la projection du film "Merci patron".
Les théâtres de Caen (Calvados), le théâtre du Nord à Lille (Nord) et le théâtre du Port de la Lune à Bordeaux (Gironde) ont aussi décidé de rejoindre ce mouvement.

Après l'échec des négociations lundi soir, faisant suite aux précédentes depuis plusieurs années, mardi après-midi la Coordination des intermittents et précaires (CIP) a fait part de sa détermination avant la reprise des négociations. "Nous avons rendez-vous demain mercredi à 16 heures au ministère du Travail", a expliqué Denis Gravouil, secrétaire général de la Fédération CGT-Spectacle. "On veut arriver à un accord équilibré. Il faut que les employeurs prennent leur part de responsabilité." Mais, selon les intermittents de la CGT Spectacle, le compte n'y est pas.

Les artistes et techniciens du spectacle bénéficient déjà de règles spécifiques d'indemnisation du chômage.

Ce régime verse près d'un milliard d'euros chaque année, soit environ un quart du déficit général. Un cadrage financier, proposé le 24 mars par la partie patronale et signé par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC (syndicats minoritaires dans le spectacle) impose un effort global de 185 millions d'euros d'économies en année pleine d'ici à 2018 aux intermittents, mais suggère que l'État en compense une partie, de l'ordre de 80 millions. Mais l'Etat, c'est moins de 50% des Français, les contribuables.

Des conditions jugées "inacceptables" par la CGT et la Coordination des Intermittents et précaires (CIP) qui font planer la menace de perturber les prochains festivals. "Il nous manque encore deux choses pour parvenir à un accord. D'abord des éléments chiffrés qui nous permettront de savoir qui est touché par telle ou telle mesure, positivement ou négativement", a ajouté Denis Gravouil.
En cas de nouvel échec de la négociation, la CGT a déposé un préavis de grève reconductible à compter de jeudi.

VOIR et ENTENDRE les intermittents envahisseurs de l'Odéon dimanche:

Les intermittents envahissent le théâtre de l... par leparisien


La crise économique internationale qui perdure depuis 2008 et les déficits publics accumulés par Hollande depuis 2012 ne semblent pas "toucher" les mentalités particulières des travailleurs occasionnels du spectacle.

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